. Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis, est-il issu d’une famille noble soninké de marchands d’esclaves ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : L’esclavage, dans les sociétés soninké comme dans de nombreuses sociétés ouest-africaines précoloniales, faisait partie intégrante du système social. Il ne correspondait pas exactement aux formes d’esclavage de plantation développées plus tard dans les Amériques, mais reposait sur une logique de dépendance durable. Remarque : à force de chercher sans cesse la petit « bête » dans les parties de droite, il fallait bien s’attendre à ce que les parties de gauche se retrouvent eux-aussi au centre de différentes polémiques. Il ne reste plus qu’à ce monsieur Bagayoko se défende…

Le rôle de la noblesse soninké dans les systèmes esclavagistes ouest-africains

La société soninké, historiquement implantée en Afrique de l’Ouest, notamment dans les régions correspondant aujourd’hui au Mali, à la Mauritanie et au Sénégal, s’est structurée pendant des siècles selon un système hiérarchisé. Cette organisation sociale, déjà présente à l’époque de l’Empire du Ghana (entre le VIIIe et le XIe siècle), reposait sur des distinctions de statut entre différentes catégories sociales, dont la noblesse occupait le sommet.

Une société fortement stratifiée

La société soninké était divisée en plusieurs groupes héréditaires. Parmi eux, les horon (hommes libres) constituaient la noblesse, tandis que d’autres catégories comprenaient les artisans de caste (forgerons, griots) et les personnes en situation de dépendance, souvent désignées comme esclaves (komo ou jon selon les contextes).

La noblesse détenait le pouvoir politique, économique et militaire. Elle contrôlait les terres, les ressources et les structures de commandement, ce qui lui conférait un rôle central dans l’organisation sociale et dans les rapports de dépendance.

L’esclavage dans le contexte soninké

L’esclavage, dans les sociétés soninké comme dans de nombreuses sociétés ouest-africaines précoloniales, faisait partie intégrante du système social. Il ne correspondait pas exactement aux formes d’esclavage de plantation développées plus tard dans les Amériques, mais reposait sur une logique de dépendance durable.

Les esclaves pouvaient être issus de plusieurs situations :

  • prisonniers de guerre,
  • personnes réduites en esclavage à la suite de dettes,
  • individus nés de parents esclaves.

Ils étaient intégrés dans les familles ou les structures économiques des groupes dominants, notamment la noblesse.

Le rôle spécifique de la noblesse

La noblesse soninké jouait un rôle déterminant dans le maintien et la reproduction du système esclavagiste :

  • Propriété et contrôle : les nobles possédaient des esclaves qu’ils employaient dans les activités agricoles, domestiques ou pastorales.
  • Organisation du travail : les esclaves constituaient une main-d’œuvre essentielle pour l’exploitation des terres et le fonctionnement des économies locales.
  • Pouvoir politique : en tant que détenteurs de l’autorité, les nobles encadraient les règles sociales qui régissaient les relations entre statuts libres et non libres.
  • Captation par la guerre : les élites pouvaient participer à des conflits ou razzias permettant l’acquisition de captifs, qui alimentaient ensuite le système.

Évolutions et transformations

Avec l’expansion du commerce transsaharien puis atlantique, certaines sociétés ouest-africaines, y compris soninké, ont été impliquées indirectement ou directement dans des circuits plus larges d’échange d’esclaves. Toutefois, ces dynamiques variaient selon les périodes et les régions.

À partir du XIXe siècle, puis surtout avec la colonisation européenne et l’abolition officielle de l’esclavage, ces structures ont été progressivement remises en cause. Néanmoins, des formes de dépendance héritées de ces systèmes ont parfois perduré sous des formes sociales ou symboliques.

Source : FDS

. Blanchiment aggravé : Gims placé sous contrôle judiciaire

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Le chanteur Gims a été mis en examen vendredi par le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), notamment pour blanchiment aggravé. À l’issue de cette décision judiciaire, l’artiste a été remis en liberté mais placé sous contrôle judiciaire.

Les magistrats lui reprochent un « concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit », ainsi qu’un « blanchiment en bande organisée de biens ou fonds provenant d’un délit de fraude fiscale aggravée ». Dans ce cadre, il devra notamment verser un cautionnement, dont le montant n’a pas été précisé, et respecter plusieurs obligations strictes, dont l’interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes désignées par les juges et l’obligation de signaler ses déplacements.

L’enquête, ouverte en juin 2023 et confiée à trois juges d’instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris, vise un réseau de blanchiment international. Elle a déjà conduit à la mise en examen de quinze personnes, dont cinq sont actuellement détenues. Gims a été interpellé mercredi à son arrivée à l’aéroport de Paris, en même temps que deux de ses collaborateurs professionnels, eux aussi mis en examen.

Selon les éléments révélés par le média Africa Intelligence, les investigations portent notamment sur un système impliquant de multiples sociétés à l’étranger, soupçonnées de faciliter la fraude fiscale et le blanchiment de fonds. Les enquêteurs s’intéressent en particulier à un projet immobilier de luxe à Marrakech, baptisé Sunset Village Private Residences, promu par le chanteur. À ce stade, le Pnaco rappelle que Gims demeure présumé innocent.

La Provence

26/03/2026

La garde à vue du rappeur et chanteur Gims, interrogé depuis mercredi par la police dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé, a été prolongée jeudi, annonce le parquet national anti-criminalité organisée. L’artiste congolais de 39 ans avait été interpellé mercredi par les douanes, à la sortie de l’avion, à son arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Gims, Gandhi Djuna de son vrai nom, est depuis entendu dans le cadre d’une commission rogatoire de juges d’instruction, qui enquêtent sur un réseau présumé de blanchiment en bande organisée. Le Pnaco, qui suit l’enquête, a été créé en début d’année pour regrouper à Paris les dossiers de criminalité organisée les plus complexes. Selon Africa Intelligence, qui a révélé cette garde à vue, ce réseau de blanchiment international pourrait impliquer « une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine ».

« Cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière » auraient déjà été « mis en cause » dans ce dossier, ajoute le site. Ce média spécialisé affirme que les enquêteurs s’intéressent notamment à un vaste projet immobilier de luxe promu par Gims à Marrakech (Maroc), l’une des villes où il réside. Baptisé Sunset Village Private Residences, ce projet en cours de 118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa, sauna et hammam, autour d’un lagon de 3000 m2, avait été lancé en grande pompe en 2025 en présence du roi de la chanson francophone. Contacté par l’AFP, l’avocat du plus gros vendeur de disques de l’année 2025 en France, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité réagir.

Le Dauphiné

Dévoilé en juin 2024, ce programme porté par le promoteur Horizons Morocco s’étend sur 13 hectares et prévoit la construction de 118 villas de luxe. Gims y est associé en tant que partenaire officiel et aurait participé à la conception, au choix des matériaux et à la vision architecturale globale, selon le promoteur. Le complexe mise sur un positionnement très haut de gamme, avec une promesse affichée sur son site internet : redéfinir “les standards des résidences privées de luxe au Maroc”.

Situé à moins de 20 minutes de lieux stratégiques, comme l’aéroport international de Marrakech ou le jardin Majorelle, le site comprend un lagon artificiel de 3 000 m2, un club-house avec restaurant panoramique, une conciergerie, des terrains de sport et un espace bien-être. Trois types de villas sont proposés, toutes avec quatre suites et salles de bains privatives, une cuisine équipée haut de gamme, une piscine et d’un rooftop aménagé. Seule la surface varie, de 300 à 600 m2. Les prix démarrent autour de 490 000 euros. Selon le promoteur, environ 100 villas sont vendues.

Franceinfo


25/03/2026

Le rappeur Gims, artiste congolais âgé de 39 ans et figure majeure de la scène musicale française, a été placé en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée. L’information a été confirmée par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

Selon les éléments communiqués, l’artiste est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », sous la direction de ce parquet spécialisé basé à Paris. Cette mesure s’inscrit dans une procédure judiciaire en cours visant des faits de blanchiment impliquant potentiellement plusieurs personnes.

Contacté par l’AFP, l’avocat du chanteur, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. À ce stade, aucune précision supplémentaire n’a été apportée sur les faits reprochés ni sur les suites judiciaires envisagées.

Le Figaro

. Dette : la France va-t-elle prendre votre argent ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Dans cette émission, Maxime Maury analyse la dette française, le budget de l’État et les risques de crise financière. Aux côtés de Gaspard de Monclin, il décrypte l’explosion de la dette publique et ses conséquences.

La dette française augmente à un rythme inquiétant, avec un déficit public élevé et des dépenses sociales massives. Entre inflation, taux d’intérêt et marchés financiers, la situation économique de la France devient de plus en plus fragile. L’émission aborde un scénario choc : un emprunt forcé des Français pour financer la dette, une hausse des impôts ou encore une crise économique majeure. Le rôle des retraites, du budget de l’État et des institutions européennes est également analysé. Une analyse claire pour comprendre l’économie française, la dette publique, les risques pour votre épargne et les décisions à prendre face à une possible crise financière. 00:00 – La dette française est-elle hors de contrôle ? 01:00 – Le budget de l’État est-il vraiment sous contrôle ? 02:20 – La France est-elle en danger économique ? 04:20 – Pourquoi la dette augmente aussi vite ? 05:20 – Où part vraiment l’argent public ? 07:20 – Peut-on réduire les dépenses de l’État ? 12:00 – Va-t-on vers une crise financière ? 21:20 – Les Français devront-ils payer la dette ?

Source : Youtube – Le Revenu

. D’où je parle

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Si je parle aujourd’hui d’islamisme, de tribalisme solidaire, de narcotrafic et de ce que j’appelle le narco-caïdat, ce n’est pas à partir d’une théorie élaborée dans un bureau ou dans un laboratoire universitaire. Je parle à partir d’une expérience. La mienne.

En 1989, j’ai dix-huit ans. C’est l’année de ce que l’on a appelé l’affaire du voile de Creil. La France découvre alors brutalement la question du voile islamique à l’école et le débat public s’enflamme.

À l’époque, l’analyse dominante est presque toujours la même : le voile serait avant tout l’expression d’une domination patriarcale. Les femmes voilées seraient les victimes d’un système masculin qui les opprime.

Mais ce que je vois autour de moi est très différent.

Dans ma propre famille, ma grand-mère, Fatima, commence à porter le voile à cette époque. Elle ne l’avait jamais porté auparavant. Ce n’était ni une tradition familiale ni une pratique ancienne chez elle.

Personne ne le lui impose. D’ailleurs elle vit séparée de mon grand-père qui ne lui impose plus rien depuis 1975 ! Elle s’aligne simplement sur ce qui devient progressivement la norme autour d’elle. Pour comprendre cela, il faut saisir une dimension que beaucoup d’analyses françaises ont longtemps ignorée : le rôle du regard social dans certaines sociétés structurées par l’honneur, la honte et les solidarités claniques. Chez beaucoup de familles maghrébines, il existe une peur très forte : celle de passer pour un mauvais musulman. C’est une question d’honneur et de réputation. On parle de l’Archouma. La honte. Personne ne vous donne un ordre explicite. Mais chacun comprend très vite ce qui est attendu. Les comportements s’alignent par pression collective. Les femmes qui portent le voile font sentir à celles qui ne le portent pas qu’elles ne sont pas tout à fait dans la norme.

Dans ces sociétés structurées par des logiques claniques, où les solidarités familiales et communautaires sont très fortes, l’alignement comportemental devient un mécanisme puissant. Dévier de la norme expose au jugement du groupe.

C’est ainsi que des pratiques minoritaires peuvent devenir progressivement des obligations sociales.

En 1989, à dix-huit ans, je vois déjà ce mécanisme à l’œuvre.

Et je comprends quelque chose que beaucoup d’intellectuels français ne comprennent pas — ou ne veulent pas voir — et que certains ne comprennent toujours pas aujourd’hui : ces dynamiques ne relèvent pas seulement de la domination masculine, mais aussi de pressions sociales internes, liées à l’honneur, au regard collectif et aux solidarités claniques.

Je me souviens notamment d’un débat entre Élisabeth Badinter et des femmes voilées. Comme beaucoup d’intellectuels à l’époque, elle analyse le voile à travers le prisme du patriarcat et voit dans ces femmes des victimes.

Mais ce que je vois, moi, ce ne sont pas des victimes. Ce sont des femmes qui revendiquent ce signe comme un marqueur identitaire, parfois comme une frontière culturelle.

Au même moment, un autre événement majeur se déroule de l’autre côté de la Méditerranée. En Algérie, le Front islamique du salut remporte le premier tour des élections législatives de 1991. L’arrêt du processus électoral déclenche une guerre civile d’une violence extrême avec le retour des « Afghans », les Algériens partis faire le Djihad contre les soviétiques.

Ma grand-mère se rend régulièrement en Algérie à cette époque parce que son père — mon arrière-grand-père — est en fin de vie et que sa mère est malade. Elle revient avec des récits terrifiants du début de la guerre civile. Pour moi, cette guerre n’est pas une abstraction géopolitique. Elle entre dans notre maison par les histoires qu’elle rapporte.

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Dans le même temps, je vois arriver dans mon quartier des islamistes venus d’Algérie. Certains cherchent à s’implanter, à recruter, à convertir. Je me confronte à ces idéologues de proximité. Très vite, je comprends qu’il ne s’agit pas seulement de religion, mais d’un projet politique et social.

Un autre événement va renforcer cette intuition : l’affaire du gang de Roubaix dans les années 1990. On a souvent présenté ce groupe comme une simple bande de braqueurs. Mais leurs braquages servaient en réalité à financer le djihad, et certains de ses membres avaient combattu en Bosnie dans des réseaux liés à Al-Qaïda.

Je comprends alors que la criminalité peut devenir un instrument stratégique.

Dans les quartiers populaires, une autre évolution se produit également.

Pour une partie des jeunes — pas tous — la police n’est plus perçue comme une institution républicaine. Elle est perçue comme une force d’occupation.

Beaucoup s’identifient aux Palestiniens et regardent les interventions policières à travers ce prisme: celui d’un territoire défendu contre une intrusion. Dans cette grille de lecture, la police devient l’équivalent d’une force coloniale, parfois présentée comme la continuité symbolique de la colonisation de l’Algérie. Le quartier n’est alors plus perçu comme un espace de la République, mais comme un territoire à protéger contre elle.

Dans le même temps, le trafic de drogue se développe. Mais ce trafic ne produit pas seulement de l’argent. Il détruit la méritocratie républicaine, casse les cursus scolaires, empoisonne une partie de la jeunesse, affaiblit notre pays. Il produit du pouvoir territorial. Il installe des hiérarchies locales, des loyautés, des zones où l’autorité de l’État recule.

C’est en observant ces phénomènes que j’ai fini par formuler ce que j’appelle le narco-caïdat: un système dans lequel le narcotrafic permet la constitution de pouvoirs territoriaux capables de contester l’autorité de l’État et parfois d’entrer en résonance avec des logiques islamistes.

Aujourd’hui, lorsque l’on observe certaines recompositions électorales dans des villes comme Roubaix ou Saint-Denis, on voit apparaître des territoires où s’entremêlent narcotrafic, logiques communautaires, ressentiment postcolonial et défiance vis-à-vis des institutions.

Dans ces espaces, certains acteurs politiques ont compris qu’il existait un capital électoral à mobiliser.

On voit ainsi émerger ce que l’on pourrait appeler une phalange tiers-mondiste du “Sud global”, nourrie d’un imaginaire postcolonial et parfois fortement influencée par la matrice idéologique des mouvements de libération nationale, notamment celle du FLN.

À force de chercher un nouveau sujet révolutionnaire, une partie de la gauche radicale semble avoir abandonné le prolétariat. Elle lui a substitué ce que l’on pourrait appeler un prophétariat : un agrégat de revendications identitaires, de ressentiments postcoloniaux et de territoires en rupture avec la République.

Je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Mais les analyses que je défends aujourd’hui ne viennent pas d’une abstraction théorique. Elles viennent d’une observation commencée il y a plus de trente-cinq ans, lorsque, à dix-huit ans, j’ai vu apparaître certains mécanismes que beaucoup refusent encore de regarder en face. C’est de là que je parle et malheureusement, j’ai eu le tort de tout comprendre trop tôt.

David Duquesne, Causeur

. IA, transhumanisme : révolution prométhéenne ou fuite en avant mortifère ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Dans ce nouvel épisode de « Cette année-là », sur TV Libertés, Patrick Lusinchi et l’équipe d’Éléments composée d’Anthony Marinier, Daoud Boughezala, François de Voyer et Rodolphe Cart, reviennent sur 1969, année marquante de la conquête spatiale, pour se pencher sur l’évolution de la pensée de la Nouvelle Droite, notamment sur les questions écologiques, technologiques et bio-technologiques.

Source : Youtuve – Revue Eléments

. Crimes et délits racistes : les ressortissants d’États africains surreprésentés

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Les chiffres officiels sur le « racisme » tordent le cou à la doxa. Voilà une étude qui ne sera guère commentée dans les médias. Publiée ce 25 mars par les services du ministère de l’Intérieur, l’enquête 2025 sur les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales recèle quelques renseignements intéressants. Et en contradiction avec le prêchi-prêcha mainstream.

De manière générale et comme on pouvait s’y attendre, les crimes et délits « racistes » ont augmenté de 5 %, entre 2024 et 2025. Il s’agit majoritairement d’injures, de provocations ou de diffamations. Plus rares, les atteintes à la vie et actes de violences connaissent une hausse inquiétante de 11 %. Ces divers méfaits surviennent un peu partout sur le territoire, avec cependant une nette prévalence à Paris, où le taux de crimes ou délits « à caractère raciste » enregistrés est plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale. À croire que notre capitale ne serait finalement pas le paradis diversitaire vanté par la nouvelle équipe municipale en place…

Des profils étonnants (ou pas)

L’analyse du profil des victimes des crimes et délits « racistes » s’avère très instructive. Avant tout, on observe qu’il s’agit très majoritairement de Français, à 83 %. Néo-féminisme d’ambiance oblige, l’étude met un zoom sur le cas des femmes, mais ce sont bel et bien les hommes qui sont les principales victimes d’atteintes « racistes », à près de 60 %, alors qu’ils ne comptent que pour 49 % de l’ensemble de la population.

Le rapport n’en dit pas davantage sur l’identité des victimes. On connaît leur nationalité, leur âge, leur sexe, mais rien n’est précisé quant à leur appartenance ethnique. De même, il est question d’atteintes à caractère « antireligieux », mais les communautés visées ne sont pas précisées.

Quid des mis en cause ? Là aussi, le rapport apporte des enseignements précieux. Les « caractéristiques démographiques » des auteurs suspectés d’actes racistes « se distinguent nettement de celles de l’ensemble des mis en cause », écrivent pudiquement les auteurs. En premier lieu, on note que les femmes s’illustrent particulièrement, dans cette catégorie de méfaits, avec une part de 21 %, contre 15 % dans l’ensemble des mis en cause. De quoi contrebalancer le récit médiatique selon lequel la féminité serait synonyme de douceur et d’innocence.

Mais la surreprésentation la plus flagrante concerne la nationalité. Les étrangers comptent en effet pour 13 % des mis en cause pour crimes ou délits racistes, alors qu’ils ne représentent que 9 % de la population vivant en France. Une disproportion encore plus frappante concernant les ressortissants d’un État africain : 8 % des mis en cause, contre 3 % de l’ensemble de la population.

À ce sujet — Racisme anti-Blanc : le grand déni de notre temps !

Pour terminer, rappelons que ces surreprésentations ne sont pas nouvelles. Le rapport 2024 avait déjà révélé des chiffres similaires, avec 12 % des crimes ou délits « à caractère raciste » attribués aux étrangers. Il faut dire aussi que tous ces chiffres sont sans doute largement sous-évalués : sur l’ensemble des personnes qui déclarent avoir été victimes d’au moins une atteinte raciste, moins de 3 % d’entre elles réalisent une démarche auprès des services de sécurité. Sans parler de ces innombrables Français qui renoncent à dénoncer les violences qu’ils subissent, puisqu’ils entendent à longueur de journée sur les antennes du service public que « le racisme anti-Blanc, ça n’existe pas »

Extrait du rapport du ministère de l’Intérieur.

Jean Kast, dans BV

. La Delta Force est déjà en Iran et ça va barder !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Ceux qui croient que Donald ne sait pas où il va se bercent d’illusions. Depuis l’été 2025, il gardait un atout majeur dans sa manche, la Delta Force. Le Président des États-Unis a le pouvoir de déployer cette unité d’opérations spéciales pour des missions secrètes à enjeux élevés. Sans être tenu d’en référer à quiconque a priori.

Les DF sont spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et les missions de nettoyage. Parfaitement adaptés aux destructions de vecteurs névralgiques comme des centres de recherche atomique, des unités de coordination des missiles et l’élimination de personnalités ennemies. Le Mossad est excellent. Mais il ne peut pas être partout en même temps.

La Delta Force a été créée en novembre 1977 à la suite de plusieurs attaques terroristes, et a dû s’adapter lorsque des groupes autonomes ont laissé la place à un État-voyou qui finançait et organisait des bandes armées.

Le colonel Charlie Beckwith a imaginé et structuré la Delta Force. Il voulait constituer une équipe de « tueurs » capables de mener à bien des tâches délicates qu’on ne peut pas demander aux soldats ordinaires.

Les débuts n’ont pas été fameux et, pour tout dire, furent un fiasco. Mais les Américains apprennent vite de leurs erreurs. La cible était déjà l’Iran qui avait envahi et saccagé l’ambassade des USA et pris en otage 52 diplomates pendant 444 jours. Silence total du côté des crapules du droit international sur les principes d’exterritorialité et d’inviolabilité des ambassades, reconnus par toutes les nations civilisées.

Le premier test de la Delta eut lieu en 1980 lors de l’opération Eagle Claw pour tenter de libérer les otages des ayatollahs. Échec cuisant. Tout ce qu’il ne fallait pas faire. Hésitations au plus haut niveau du commandement. Impréparation des hommes et du matériel. Méconnaissance du terrain et des aléas météo. Mais les Delta en ont tiré un enseignement utile. Et ils sont allés parfaire leur formation auprès d’autres groupes des forces spéciales.

Après ce premier échec, une suite de succès. Et ils ont ajouté à leurs compétences le travail derrière les lignes ennemies.

La Delta Force a éliminé des terroristes, aidé à libérer des otages et a sauvé des soldats US en difficulté, dans de nombreux points chauds. De la guerre du Golfe à la Somalie, en Irak et en Afghanistan. Mais ils excellent aussi désormais dans le domaine de la reconnaissance spéciale. Ces militaires peuvent travailler loin derrière les lignes ennemies pour recueillir des éléments importants sur les positions des troupes et leur niveau d’armement. Surtout quand l’ennemi s’enterre comme en Iran.

Ils peuvent aussi « marquer » des cibles au sol afin de permettre aux forces aériennes de frapper vite et fort. Mais quand les infrastructures peuvent être détruites avec des moyens légers, ils se chargent directement des opérations de sabotage et d’élimination des chefs. Car les Iraniens soumis à la hiérarchie implacable des pasdarans n’osent pas prendre des initiatives. Ils courent partout comme des canards sans tête quand il n’y a plus personne pour leur donner des ordres.

Des Delta sont déjà au sol, adaptés au contexte iranien

Leur entraînement s’emploie à ressembler le plus possible à la réalité. S’infiltrer à couvert pour accéder à des venelles et des bâtiments gardés. Se protéger mutuellement. Éliminer en silence les ennemis. Éviter si possible les victimes collatérales. Aucune erreur ou approximation n’est tolérée à l’exercice. Car la réalité sera dure à affronter.

Le saupoudrage iranien, comme celui de ses proxies Hamas et Hezbollah est particulièrement sournois et pervers. Sans se soucier de la vie de leurs boucliers humains, ils placent des snipers dans les bazars, et des postes de tir de missiles dans des écoles, des hôpitaux et des mosquées. En cas de riposte sévère, c’est tout bénéfice pour ces pourris qui peuvent jouer les victimes. Et des médias islamo-gauchistes leur servent de chambres d’échos. Assorties de photos truquées ou décalées à usage multiple.

La planification des opérations militaires en Iran comme dans toute la musulmanie doit tenir compte de ces paramètres de propagande. C’est pourquoi, dans la mesure du possible, les Delta appliquent la formule « Frappe fort et dégage vite ! » qui exige une connaissance détaillée du terrain, avec une coordination et une synchronisation parfaites. On dira sans trahir un secret que des dissidents qui ne supportent plus la dictature des mollahs renseignent les Delta comme ils apportent leur soutien au Mossad.

Pour renforcer les Deltas le Pentagone recrute des persanophones parmi les réfugiés iraniens vivant aux USA et les forme aux techniques d’espionnage, de guerre psychologique et de sabotage. L’objectif est de provoquer des insurrections pour que les Iraniens se libèrent par eux-mêmes. Un renversement du pouvoir n’est peut-être pas envisageable dans l’immédiat. Mais il peut se préparer en créant un environnement politique et social jouant sur des rivalités internes, dans lequel le régime devient progressivement plus fragile.

Epic Fury visait initialement le programme militaire nucléaire des fous d’Allah, ainsi que leurs bases de missiles. Mais le blocage du détroit d’Ormuz par les maîtres chanteurs de Téhéran a ajouté une autre dimension au problème. Et donc contraint à trouver de nouvelles solutions.

Des Delta en petit nombre, hyper entraînés, ont déjà pris position dans les hauteurs surplombant le détroit côté iranien. Progressant dans un environnement minéral difficile, ils ont commencé à mettre hors d’état de nuire des troupes adverses, avant de détruire leurs baraquements, leurs silos et leurs postes de commandement. En principe, à l’issue de l’ultimatum de cinq jours annoncé par Trump, toutes les menaces devraient être neutralisées.

S’il reste encore des bastions à réduire, il ajoutera une rallonge de quelques jours. Tandis que des imbéciles gavés de BFM et de Rance Intox expliqueront que le POTUS ne sait pas ce qu’il fait. Et que l’Iran est sur le point de remporter une victoire spectaculaire… La politique des USA consiste à faire pression sur l’Iran en opposant ses dirigeants entre eux, du moins ceux qui sont encore en vie, mais ne cache pas sa ferme intention d’utiliser toutes les forces à leur disposition. Selon la nouvelle doctrine « On frappe fort et on s’en va ! ».

Les déboires en Irak et en Afghanistan ont prouvé que les pays coraniques sont ingérables par une force d’occupation après avoir vaincu leurs armées. Beaucoup trop de ces gens n’ont jamais rien fait d’autre dans leur vie que se battre, entre eux ou contre des étrangers. Rester sur place crée une situation intenable selon nos critères du droit de la guerre. L’Occident n’égorge pas les prisonniers, ne tue pas des otages, ne massacre pas des civils désarmés et n’utilise pas des boucliers humains.

Peut-on changer le pouvoir à Téhéran ?

Les États-Unis ont compris qu’ils n’auraient aucun intérêt à déclencher une guerre conventionnelle. Pas plus que de confier la pacification du pays à leurs proconsuls. Mieux vaut décider de façon ponctuelle des attaques éclair depuis les airs, ou utiliser des forces spéciales là où c’est possible. Bien sûr l’idéal serait que le peuple iranien se soulève contre ses dirigeants. Mais peut-on leur reprocher de trembler de peur devant des fanatique assoiffés de sang quand les Français n’ont pas le cran nécessaire pour se rebiffer contre des chiffes molles ?

La Delta Force est présente en Iran. Elle montre des images d’endroits en principe inaccessibles. Et son action explique le nombre accru d’accidents et de maladies frappant les religieux et les militaires de haut rang. Restera à finir de liquider les cadres des pasdarans. Peut-être le plus difficile. Car ces frustrés sont nombreux et ne reculent devant rien pour accéder au bordel cosmique promis au paradis d’Allah.

À l’heure actuelle, les Delta circulent en petits nombres dans les déserts et les montagnes, quadrillent le terrain, recueillent des données précieuses et regroupent des opposants, pour l’information et le sabotage. Ils sont aussi positionnés autour d’endroits stratégiques comme les ponts, les aéroports et les usines électriques. Attendant l’ordre de frapper. Un travail en profondeur mené en osmose avec des agents de la CIA, Irano-Américains dont les familles ont été massacrées. Parlant la langue et connaissant les simagrées de la religion, ces alliés peuvent passer facilement inaperçus.

Christian Navis, Riposte Laïque

. Loana: à jamais, la première!

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#webtube : Star de la télé-réalité au début des années 2000, égérie populaire, Loana vient de disparaître après une longue descente aux enfers

Une femme est morte. Sauf que cette femme s’appelait Loana. Elle avait moins de cinquante ans, elle était apparue en 2001 comme chacun le sait. Punition divine ou signe d’un destin chaotique, même sa propre mort lui échappe en prenant un mauvais tour médiatique. Une fois de plus, le glauque et la lumière ceignent son corps. Toute sa vie fut aimantée par ces pôles opposés, entre excès de notoriété et descente aux abîmes. Avec elle, le silence, le recueillement des proches, la décence, le départ au petit matin dans un cimetière de Provence entouré d’un cercle aimant, le relatif anonymat qui est le luxe des gens sans histoire, ce que l’on doit souhaiter en fait à tous les disparus et à leur famille, ne seront pas au programme des prochains jours. Il y aura du bruit et des commentaires, des lamentations et des interrogations, tout un cirque pour vendre du « papier » et décharger une émotion collective, à vrai dire, non feinte.

2001: Laroche-Joubert et Castaldi lancent la première télé-réalité d’enfermement

Parce que Loana fut le réceptacle de toutes nos mauvaises pensées, on savait que cette surexposition voulue et désirée était mortifère, malsaine, moralement contestable, et nous avons regardé son long échouage, nous avons continué d’être des téléspectateurs avides de peau et de larmes. La suppliciée s’offrait à nous. Elle semblait nous indiquer : « je suis votre martyre ».

Loana provoquait ça, une attirance, un dégoût et puis, une peine immense pour cette gamine au parcours chancelant. Une fois de plus, le tourbillon emportera tout, mélangera tout, sa traversée de Paris héroïque et son chemin de croix, ses petites renaissances et ses trous noirs. Ce matin, elle faisait l’ouverture des matinales, hier soir déjà, des émissions spéciales revenaient sur sa « carrière » ; son œuvre est aussi pauvre que son aura est grande, tout le paradoxe de Loana réside dans cette équation bancale, incompréhensible et poignante. Elle fut connue à cause d’une célébrité inflammable, bizarrement aussi éphémère que durable, un bug du système télévisuel, sans raison apparente, on crut d’abord que son physique était à l’origine de cette poussée de fièvre et finalement, on comprit que chez Loana se superposaient toutes les feuilles d’une existence confuse, pathétique et étincelante.

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Patient zéro

Elle était l’élue malheureuse, la belle de mai qui se fane devant nos yeux, une Sainte cathodique à la dérive pour une jeunesse sans avenir. Voyez, avec Loana, on tombe dans le piège, on met toujours trop de mots sur sa trajectoire, on essaye d’expliquer, de raisonner, de contextualiser, on oublie qu’une femme est morte. Seule. Loana fut toute sa vie durant un sujet d’étude, un laboratoire social, une caricature, un objet d’observation, une source d’inspiration et de revenus pour certains. On s’autorisait à l’ausculter, à la décomposer en plateau, elle était le patient zéro d’une marchandisation de l’image et de notre voyeurisme glouton. Nous n’avons pas détourné le regard. Le spectacle était fascinant et triste. La tragédie en marche était addictive. Loana était l’abysse. Nous nous sommes jetés sur elle. Nous avons succombé à cette trajectoire en miettes.

Bien sûr, l’effet de surprise, il y a 25 ans, a joué en sa faveur, son impudeur naïve semblait sincère, cette plastique en mouvement, celle d’une Marylin cabossée et extraordinairement populaire, nous captiva. La télévision française avait trouvé sa bimbo d’or et de pleurs Comment était-ce possible qu’une inconnue réussisse à braquer le poste de télé ? Loana restait un mystère. Par la suite, tous les autres concurrents de la télé-réalité imitèrent et surtout détournèrent le système à leur profit, ils ne seraient pas des victimes mais les acteurs d’un business lucratif. Loana fut à jamais la première. La maison-témoin de nos instincts grégaires. La célébrité pour rien, pour un visage, pour un sourire, pour une scène dans une piscine, pour un « jeu » télé destructeur. Loana avait choisi cette voie-là, elle ne regrettait rien. Mais, aujourd’hui, n’oublions jamais qu’une femme est morte. Seule.

Thomas Morales, Causeur

. La revanche du réel: comment la gauche a fabriqué ce qu’elle ne comprend plus

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#webtube : Ils avaient rêvé la diversité comme une promesse. Elle leur revient aujourd’hui comme un verdict. Dans certaines villes françaises, la gauche découvre, avec stupeur, le monde qu’elle a contribué à produire — et qu’elle ne sait plus nommer.

Il y a des scènes qui disent davantage qu’un long discours. Des nuits d’élection où la victoire n’est pas une alternance, mais une bascule. Des maires battus quittant leur ville sous les huées ou l’indifférence hostile. Des foules en liesse dont la joie déborde parfois en gestes d’intimidation. Rien de spectaculaire au sens classique, et pourtant tout est là : une atmosphère, une rupture, un changement de monde.

Quand la « diversité » se venge

Dans certaines communes autrefois solidement tenues par la gauche, des figures issues de cette « diversité » qu’elle a exaltée pendant des décennies accèdent au pouvoir. Et ce moment, que l’on voudrait lire comme l’accomplissement d’un idéal républicain, prend une tout autre signification lorsqu’on le regarde sans les filtres de la bonne conscience. Car il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement des élites : il s’agit d’un déplacement des appartenances, d’un basculement des équilibres, d’une reconfiguration silencieuse du corps social.

Les anciens maires de gauche, souvent sincèrement engagés dans la promotion de la mixité, de l’ouverture, de l’accueil, apparaissent aujourd’hui comme les vaincus d’une histoire qu’ils ont eux-mêmes contribué à écrire. Il y a, dans leur éviction, quelque chose de plus qu’une défaite électorale: une forme d’humiliation politique, presque anthropologique. Comme si le réel, longtemps tenu à distance par le discours, revenait leur demander des comptes.

Car ce qui se joue ici n’est pas conjoncturel. C’est l’aboutissement d’un long refus de voir.

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Je le dis sans détour: ce que ces événements révèlent, je l’ai vu venir depuis longtemps. Non pas dans les livres, mais dans les villes, dans les quartiers, dans les visages. J’ai travaillé dans presque toute la France, accompagné des services publics, des policiers, des éducateurs, des habitants. À Mantes-la-Jolie, longuement. À Saint-Denis. Dans tous ces territoires que la gauche nomme « populaires » avec une condescendance qui tient lieu d’analyse.

Là, le réel ne se discute pas. Il s’impose.

Islamisme d’atmosphère et monde renversé

J’y ai vu la délinquance s’installer comme un climat. Non pas un accident, mais une structure du quotidien. J’y ai vu des formes d’islamisme d’atmosphère — pas toujours bruyantes, mais constantes, organisant les comportements, les hiérarchies, les silences. J’y ai vu des professionnels épuisés, des habitants pris entre peur et résignation. Et j’y ai vu, surtout, une incapacité presque obstinée à nommer ce qui se passait. Ce refus n’était pas ignorance. Il était volonté.

Car une partie de la gauche — socialiste comme communiste — s’est enfermée dans une vision du monde où tout devait être interprété à travers une opposition morale entre dominants et dominés. Dans cette grille, la réalité n’existe qu’à condition de confirmer le schéma. Ce qui le contredit doit être nié, minimisé, disqualifié.

Ainsi s’est installé un étrange dispositif mental: voir devenait suspect. Dire devenait coupable.

Tout était rapporté à une obsession : le fascisme. Le Front national comme horizon indépassable du mal politique. Et pendant que l’on traquait cette menace réelle mais érigée en unique principe d’intelligibilité, on refusait de voir que d’autres formes de violence, d’autorité, de séparation se développaient sous nos yeux — mais hors du champ autorisé de la pensée.

Il fallait ne pas voir pour continuer à croire.

Ce déni a une histoire. Il plonge ses racines dans le basculement de la gauche occidentale, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, vers un tiers-mondisme qui fit de toute opposition à l’Occident une vertu en soi. Mao, Castro, Kadhafi — autant de figures que l’on a admirées ou excusées au nom d’une morale de la libération. Peu importaient les camps, les prisons, les massacres : la cause suffisait.

Raymond Aron avait tout dit, dès 1955 : le révolutionnaire occidental aime la révolution, à condition qu’elle soit ailleurs.

Cette passion de l’ailleurs s’est peu à peu déplacée vers l’intérieur même des sociétés occidentales. À mesure que disparaissait l’ouvrier comme sujet historique, une autre figure s’est imposée : celle de la victime. Non plus le travailleur, mais l’opprimé. Non plus la condition, mais l’identité. À partir de là, tout s’est inversé.

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La politique a cessé d’être un art du réel pour devenir une liturgie morale. La responsabilité a cédé la place à la réparation. La vérité a été subordonnée à la souffrance. Et dans ce monde renversé, celui qui parle depuis l’expérience peut être disqualifié, tandis que celui qui parle depuis la posture est sacralisé.

C’est ainsi que les banlieues ont été abandonnées — non pas matériellement seulement, mais intellectuellement. On y a projeté des catégories, des récits, des excuses. On a refusé d’y reconnaître des conflits réels, des logiques d’appartenance, des transformations profondes du lien social.

Mosquée de Villetaneuse, juin 2015 © ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Et aujourd’hui, ces réalités reviennent sous forme politique. Ce que montrent les élections récentes, ce n’est pas la réussite d’un modèle. C’est la fin d’une illusion. La diversité ne produit pas mécaniquement du commun. Elle produit aussi du séparé, du concurrent, du conflictuel. Et lorsque ces dynamiques ne sont pas pensées, elles s’imposent. La gauche se retrouve ainsi face à ce qu’elle a refusé de voir : une fragmentation du corps social qu’aucun discours ne suffit plus à masquer.

Pendant ce temps, son hégémonie culturelle demeure. Les médias, l’université, le monde culturel continuent largement de produire les catégories à travers lesquelles nous sommes censés comprendre le monde. Et dans ces catégories, le réel reste suspect.

On continue de moraliser ce qui devrait être analysé. De simplifier ce qui exige de la complexité. De transformer les conflits en récits. Mais le réel, lui, ne disparaît pas. Il attend. Et lorsqu’il revient, il ne discute plus.

Ce moment que nous vivons est un moment de vérité. Non pas une crise passagère, mais la fin d’un cycle intellectuel et politique. Celui d’une gauche qui, ayant voulu faire le Bien sans regarder le monde tel qu’il est, se trouve aujourd’hui démunie face aux conséquences de ses propres choix.

Il ne s’agit pas de lui reprocher d’avoir voulu la justice. Il s’agit de lui reprocher d’avoir renoncé à la lucidité. Car la politique commence là : dans la capacité à voir ce qui est, et non ce que l’on voudrait qu’il soit. Le reste — les proclamations, les indignations, les postures — n’est que littérature morale. Et la littérature morale, lorsqu’elle gouverne, prépare toujours des lendemains difficiles.

Charles Rojzman, Causeur

. Xavier Eman, la fin du monde à prix cassé

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#webtube : Et si la fin du monde avait changé de style ? Longtemps, on l’a imaginée flamboyante : orgies romaines, empereurs fous, incendies et prophètes. Peut-être reviendra-t-elle un jour sous cette forme-là, mais Xavier Eman nous en propose une autre version, plus insidieuse, plus contemporaine : le stade houellebecquien de la décadence, l’horizon nietzschéen des derniers hommes, la perspective tocquevillienne d’un ennui général – relevés d’un humour acide et d’une verve jubilatoire. Cela s’appelle « Une fin du monde sans importance », dont le troisième volume vient de paraître aux éditions de la Nouvelle Librairie. Un régal.

On ne se lasse pas de lire et de relire les chroniques de Xavier Eman. Le troisième volume d’Une fin du monde sans importance, qui vient de paraître aux éditions de La Nouvelle Librairie, en apporte la preuve. Il y a là un ton unique, reconnaissable entre tous, trash, désinvolte, narquois, gonzo. Un mélange de férocité goguenarde et de lucidité désenchantée, une manière unique d’attraper l’air du temps. Trois volumes, des dizaines de chroniques, un monde entier capturé en quelques paragraphes à peine : trois feuillets, pas un de plus, par chronique – et l’époque est saisie sur le vif. C’est de la microchirurgie littéraire. Mises à bout à bout, ces « fins du monde » dessinent une fresque de notre temps. Des tableaux de la vie quotidienne. Chaque chronique est une eau-forte de Daumier, une couverture du New Yorker. Tout ce que la sociologie contemporaine échoue à saisir – notre petite comédie humaine –, Xavier Eman le capte au vol. Il note tout. Les tics, les postures, les slogans débiles, les lâchetés minuscules, les hypocrisies confortables. Sans pitié, froidement. Une scène dans les transports, une conversation de bureau, un couple épuisé, un militant hystérique, un voisin soupçonneux – et zou, sa chronique est pliée et l’époque emballée. Avec lui, la littérature retrouve son pouvoir d’auscultation. Telle est la puissance de la « vérité romanesque », comme dirait René Girard.

Démocratisation de la décadence

Sa matière première, c’est la fin du monde. Mais pas celle que les imaginations romantiques ont rêvé, flamboyante, apocalyptique, crépusculaire comme un opéra de Wagner ou un tableau pompier avec ces colonnes de feu. La nôtre est prosaïque, molle, démocratique, blafarde. Une apocalypse sans trompettes – et sans importance. Bien sûr, l’actualité ne manque pas de grandes scènes ni d’orgies barbares. Bien sûr, les horreurs de l’affaire Epstein rappellent les portraits-charges que Suétone consacrait aux débauches impériales. Bien sûr, la vulgarité des soirées chemsex, les addictions d’un Pierre Palmade, les backrooms aseptisées des petits marquis politiques semblent sortis d’un Satyricon tardif. Bien sûr, la guerre éternelle au Moyen-Orient ressemble à ces Armageddon bibliques qui reviennent périodiquement. Oui, tout cela existe. Mais notre décadentisme n’est plus une œuvre d’art. Il est clinique et cynique, pas volcanique. L’Occident – l’Extrême-Occident, l’« Ouxxident », comme disait le génial Albert-Weil – en propose une version low-cost. Un sous-produit de consommation courant. Aurions-nous atteint le stade tocquevilien de la décadence ? Rappelez-vous ce passage prémonitoire et fulgurant dans De la démocratie en Amérique : « je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme, etc. »

Il aura fallu près d’un siècle pour que l’intuition tocquevillienne trouve son expression littéraire. L’homme sans qualités de Robert Musil, la créature sans désir de Houellebecq. Xavier Eman appartient à cette lignée, mais je le préfère à Houellebecq. Lui ne ressemble pas à Gargamel, mais à Droopy. Droopy est drôle. Xavier Eman aussi. Drôle, cruel, abrupt. Certaines de ses chroniques donnent parfois le sentiment de sortir du souterrain dostoïevskien, mais c’est un souterrain revu et corrigé par un Achille Talon hilare et hilarant – la rondeur abdominale en moins. En somme, Dostoïevski revisité par Greg.

Certes, les points communs ne manquent pas avec Houellebecq, pas plus qu’avec Philippe Muray – mais il y a chez Eman ce ton inimitablement cru qui le distingue. Il y a des écrivains qui font mijoter leurs phrases à feu doux dans leur marmite syntaxique, leur langue devient fondante, caramélisée et confite, au risque de tourner à la confiture. Eman, lui, cuisine à vif. C’est servi cru, pas transformé, pas désossé. Du brutal, comme dit Raoul Volfoni dans Les Tontons flingueurs.

Après la fin de l’histoire

Dans ces chroniques, tout ce qui faisait la substance de l’existence – l’honneur, l’amour, la famille, le sentiment religieux, la patrie – ne subsiste plus qu’à l’état de fantômes, comme des images rémanentes de l’ancien monde, promises à une fossilisation prochaine. Le héros – ou plutôt l’antihéros – et toute la galerie de figures qui gravitent dans l’univers de Xavier Eman ont un point commun : ils sont fatigués. Fatigués, las, désabusés, ils portent sur eux cette lassitude existentielle qui est devenue la tonalité dominante de l’Occident tardif. La plupart sont misanthropes, mais pas au sens du théâtre de Molière. Leur misanthropie n’est pas celle d’Alceste, née d’une colère morale contre l’hypocrisie du monde, mais d’une extinction progressive du désir. Ils ne se révoltent pas, ils désertent – mais pas dans le désert, comme les Pères du désert animés par une foi brûlante. Non, ils désertent parce qu’ils n’ont pas la force de rester, parce qu’ils ne veulent plus jouer la comédie sociale. Alors, ils se contentent de glisser vers les marges, de devenir les passagers clandestins de la grande mascarade contemporaine. Étonnamment, ce sont surtout chez lui des hommes, faibles, passifs, pathétiques. Pas des femmes. Elles, elles collaborent volontiers à la société festive, elles circulent avec aisance dans l’univers du progressisme quotidien, de la psychologie positive, des apéros soja-quinoa. Alors que les hommes traînent les pieds.

Comme le rappelle Alain de Benoist dans sa préface – brillantissime –, les personnages de Xavier Eman figurent parmi les « derniers hommes ». Au passage, Alain de Benoist renoue avec maestria avec l’exercice du pastiche. Sa préface commence par une saynète drolatique caractéristique de l’art et la manière de Xavier Eman. Des « historiettes », corrige Michel Marmin dans sa postface – savantissime –, se souvenant des Historiettes de Tallemant des Réaux et d’une tradition française qui court – jusqu’à Xavier Eman.

Qui est le plus à même à saisir la vérité de notre temps ? Le romancier, le poète, le cinéaste, le photographe, le peintre… Tous, à dire vrai. Ce que notre temps requiert en revanche, c’est une forme adéquate. Chaque artiste doit trouver la sienne. Xavier Eman l’a trouvée. L’art de l’instantané sociologique. Ou, pour le dire autrement : ce que peut être – doit être ? – la littérature d’après la fin de l’histoire.

La dépression, bouddhisme de l’Occidental

La sentence d’Oscar Wilde, qui veut que la vie imite l’art bien plus que l’art n’imite la vie, est plus que jamais valable. La preuve par les chroniques d’« une fin du monde sans importance ». Sauf que l’art a été aujourd’hui remplacé par la pop culture, par l’art contemporain, par la chirurgie esthétique, par les implants fessiers des Kardashian et les filtres Instagram. Ce sont les modèles donnés à l’imitation des foules, non plus des œuvres, mais des simulacres et des images de synthèse, maintenant générées par l’IA. Si du reste aujourd’hui la vie imite quelque chose, c’est la téléréalité. Or, la téléréalité n’imite pas tant la vie qu’elle la précède, qu’elle la programme, qu’elle la scénarise. Ce n’est plus seulement l’ère du faux, comme le disaient Guy Debord ou Umberto Eco. C’est quelque chose de plus étrange encore : l’ère de la contrefaçon généralisée. Non pas des faux élégants, soigneusement fabriqués dans l’atelier d’un faussaire de génie, mais des faux industriels, tapageurs, clinquants – des faux made in Dubaï. C’est-à-dire des faux deux fois faux, des faux qui ne cherchent même plus à dissimuler leur fausseté, des faux parodiques qui exhibent leur artificialité comme un signe de « réalité » et de téléréalité.

C’est le stade TikTok de la décadence : cent mots de vocabulaire, des emojis en guise de langage et dix points de QI en moins tous les dix ans. Mais ça n’est pas grave, presque tout le monde s’en fout. Voilà l’autre vérité qui se dégage de ces chroniques – le monde s’effondre dans l’indifférence générale, comme si nous étions blasés des fins du monde en technicolor. Hormis quelques sentinelles – dont Xavier Eman –, les gens s’ennuient. Le mot est trop faible – ils s’emmerdent. Vivre est une contrainte fastidieuse. Le travail ? Des bullshit jobs. Le sexe ? Il n’y a pas même ici de « post coïtum animal triste », c’est un « ante coïtum animal triste », une impuissance consentie, préalable, qui précède l’acte et le rend inutile. La vie de couple ? « La même odeur de fer à repasser, de poudre et de médicaments, les mêmes papillotes le matin et les mêmes illusions », comme disait l’immense Tchékhov, dont les nouvelles dessinent elles aussi une autre comédie humaine saturée d’ennui, d’espérances avortées et de conversations sans lendemain. L’atmosphère générale est dépressionnaire, le baromètre bloqué sur basse pression. La dépression est devenue le bouddhisme de l’Occident terminal – un état de détachement morose et sans sagesse, une sorte de nirvana qui aurait raté au fond – et Xavier Eman en est le prophète contrarié.

François Bousquet, Revue Eléments