. Indispensable pour refroidir une pièce : la vidéo n° 1 de François Bayrou

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#webtube : François Bayrou évoque la dette. Son ton est grave, la menace terrible. Le mercure du thermomètre descend à vue d’œil. François Bayrou s’est lancé dans la publication d’une vidéo quotidienne sur YouTube. La première, appelant les Français à se mobiliser pour éviter le naufrage, dresse un bilan apocalyptique de la situation économique de la France.

En plein mois d’août, François Bayrou lance une bouée dans l’océan de la dette. Si les Français s’y cramponnent, ils comprendront les efforts qui leur seront demandés à la rentrée. Sinon… Il n’ose envisager ce qu’il adviendra.

Le Premier ministre occupe ses vacances à tourner des vidéos refroidissantes à destination de YouTube. Une par jour au cours de laquelle il va s’employer à préparer les aoûtiens à retrouver les juillettistes. Ensemble, ils devront écoper le montant de la dette avec les seaux et les pelles qu’ils ont achetés en bord de mer : « Quand on a atteint la somme de dettes, écoutez bien, de 3.400 milliards d’euros, c’est une somme qu’on ne peut pas se représenter… », affirme-t-il solennellement. 3.400 milliards de grains de sable. Sur la plage, les bronzés renoncent à compter.

Les milliards se bousculent…

Un indice, toutefois : « Il y a un chiffre qu’on peut garder en tête, c’est que chaque seconde de chaque jour et de chaque nuit, la dette de la France augmente de 5.000 euros. » S’ensuit une perspective cataclysmique à l’horizon 2029. Les milliards se bousculent, la profondeur du gouffre est devenue insondable.

La vidéo est émaillée de coupures. François Bayrou semble avoir eu toutes les peines du monde à délivrer son message d’une seule traite. Son ton est grave, la menace terrible. Le mercure du thermomètre descend à vue d’œil. L’exemple de la Grèce et ses retraites diminuées de 30 % font grelotter les rares Français qui suivent le monologue. Le vidéaste en chemise-cravate évoque l’origine de ce danger qui plane au-dessus de la tête des Français. « Ce danger [de la dette] existe parce nous l’avons laissée se développer au travers de cinquante ans de déséquilibre. Nous sommes devant une accumulation de dérives… » Promis juré, « ils » ne recommenceront plus.

Il est reproché à François Bayrou d’avoir réitéré l’exercice des « causeries au coin du feu » de Pierre Mendès France en 1954. 70 ans plus tard, pendant que le Premier ministre s’exprime, un incendie record ravage un immense territoire de l’Aude. Le parallèle est explicite.