#webtube :Le conflit en Iran semble s’enliser. Et la situation est particulièrement complexe à analyser tant la propagande médiatique fait rage… Pierre Boisguilbert revient sur cette actualité brûlante.
Les médias français contre Donald Trump
Il est très difficile de se faire une idée objective, ou au moins rationnelle, du déroulement de la guerre actuelle au Moyen-Orient. Cela est largement dû aux partis pris médiatiques. La détestation de Trump est tellement forte dans certains médias dits « du bien » que, de fait, rien de ce qu’il fait ne peut être considéré comme un succès. On pourrait contrebalancer en regardant CNews, mais là, le tropisme pro-israélien fausse également les analyses.
En réalité, on a parfois l’impression que nos médias souhaitent une victoire de l’Iran pour humilier Trump. C’est tout à fait nouveau de souhaiter la victoire de l’ennemi. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. L’Iran des mollahs représente le pire de l’islamisme radical, avec ses tentacules de proxys et de groupes terroristes. Ce régime a du sang français sur les mains, et pourtant certains « généraux de plateaux » télévisés semblent porter sur les Iraniens un regard presque comparable aux yeux de Rodrigue pour Chimène.
On peut certes être surpris par la résistance iranienne, et même éprouver une certaine admiration pour la préparation du régime à cette guerre. Mais de là à souhaiter sa victoire, même relative, il y a un pas. Quel média a soutenu l’Irak de Saddam Hussein face aux Américains ? À l’époque, une telle position vous faisait passer pour un traître à la « bonne cause », qui s’est pourtant révélée être un choix funeste, comme l’avenir l’a prouvé.
Donald Trump en difficulté ?
Les contradictions de Trump ne le servent certes pas, mais ceux qui plaident pour le « brouillard de guerre » lorsqu’il s’agit de Macron exigent, en revanche, une clarté stratégique absolue du président américain. Trump hésite, c’est vrai, notamment concernant Ormuz. Mais cela peut se comprendre. Il y a les précédents : Kennedy à Cuba avec la baie des Cochons, Carter en Iran, et surtout les Dardanelles en 1914-1918, ce détroit devenu le tombeau des forces alliées face aux Turcs de Mustafa Kemal, et qui a failli briser la carrière de Churchill, principal concepteur de cette opération funeste.
Par ailleurs, Trump n’a pas tort lorsqu’il affirme que cela ne le concerne pas directement. Les Américains n’utilisent pas le détroit d’Ormuz, contrairement aux Européens et aux Chinois, qui sont directement concernés. La position de l’OTAN pourrait même s’avérer fatale pour l’Alliance et offrir à Trump un argument pour se désengager d’alliés jugés ingrats. Mais surtout, il cherche à tester la Chine et à observer sa marine en situation réelle. Ormuz constitue un piège pour les États-Unis, mais aussi pour Pékin. Il veut mesurer concrètement l’efficacité de la marine de guerre chinoise.
Faire de l’anti-Trump primaire à longueur d’éditions spéciales, c’est se condamner à regarder la guerre avec le petit bout des jumelles. Il ne faut pas prendre Trump toujours au pied de la lettre, ni s’inquiéter excessivement de chacune de ses déclarations. Mais ce n’est pas lui l’ennemi dont on pourrait souhaiter la défaite.
Nos médias, enfermés dans une idéologie de la détestation du président américain, semblent l’avoir oublié au profit d’une admiration pour le moins insolite du régime iranien. Or sa victoire serait aussi notre défaite, peut-être même davantage encore que celle de Trump.
#webtube : Dans un texte engagé, Guillaume d’Aram de Valada évoque la figure de rebelle qui doit, selon lui, guider ceux qui veulent défendre la France.
« Gaulois réfractaire ! »
Il faut garder à l’esprit la vieille maxime : « Aussi longtemps qu’un peuple ne renie pas le combat, il ne dégénère pas. Mais quand un peuple rêve de paradis, gare à la détresse. Et quand un peuple brise son épée, il appelle la mort. »
Celui qui hurlait, durant sa campagne présidentielle de 2017, qu’il allait gagner parce qu’il avait un projet, tel un adolescent à qui on avait supprimé sa PlayStation, à peine était-il élu qu’il traitait les Français de « gaulois réfractaires » en les qualifiant d’hermétiques au changement. Le « Mozart de la finance » connaît-il seulement la définition du mot réfractaire ? Ramener le réfractaire à son opposition à tout changement, c’est ne pas connaître cette condition et ce comportement, en ne l’utilisant que dans son sens le plus péjoratif. On reconnaît au passage le côté méprisant du post-adolescent picard qui nous sert accessoirement de chef de l’État.
Emmanuel Macron, réduisant sa vision de la France à une Start-up Nation, pensait sans doute faire de l’esprit en associant deux identités pourtant bien distinctes. « Le gaulois » fait référence à un héritage historique, fait de sacrifices, de sueur et de sang versé, inscrit dans notre mémoire nationale. On ne saurait être « réfractaire » quand on défend un héritage, a fortiori quand celui-ci a largement contribué à fonder sa propre identité forte.
Sans nous attarder à l’héritage identitaire gaulois, attachons-nous plutôt au synonyme du réfractaire : le rebelle.
Le rebelle
Le rebelle se caractérise avant tout par sa dissidence, celle qui refuse de se soumettre.
De tout temps, suivant les modes intellectuelles et les discours qui les accompagnent, le rebelle se distingue par son comportement, les uns en silence, d’autres en continuant inlassablement à clamer leurs doutes, leurs certitudes et leur refus, d’autres portant leur condition comme une décoration.
Le rebelle se moque des convenances, surtout quand celles-ci portent en elles la duplicité et le mensonge. Il s’applique au mieux à ne pas déroger à ce qu’il place au plus haut, à ce que représente pour lui le sens de l’honneur. Celui-ci peut se rapprocher du rebelle dans la définition qu’en donnait Lucien Febvre : « L’honneur, c’est d’abord un refus, un refus de pactiser avec ce qui est laid, bas, vulgaire, intéressé, non gratuit ; un refus de s’incliner devant la force parce qu’elle est la force ; devant la paix, parce qu’elle est la paix ; devant le bonheur, parce qu’il est le bonheur. » En remplaçant le mot « honneur » par « rebelle », on peut sans doute résumer cette condition en l’éloignant encore un peu plus de l’ironie qu’exprimait notre locataire élyséen.
Certains esprits convenus pousseraient même la provocation en étiquetant le rebelle du qualificatif de « nostalgique », comme pour mieux l’éloigner plus profondément dans le couloir du temps, craignant une sorte de contagion.
Le rebelle, du moins celui qui reste attaché à son enracinement, mène son combat chaque jour face à son contraire, à son opposé : reconstruire la citadelle, celle qui nous faisait rois dans nos foyers. Ne rien laisser passer à la dialectique tordue. Le faire résolument, comme si on devait disparaître le lendemain. Le rebelle agit comme la sentinelle sur le chemin de ronde du rempart à la soumission. C’est le devoir de la sentinelle d’alerter, de faire les sommations, de donner les coups de semonce et de ne jamais rompre. Pour ce faire, il faut sans cesse ranimer ce goût du risque qui empêche de subir. Le goût du risque, c’est ce que nous devrions entretenir pour éviter de nous laisser polluer par l’air du temps. Sans prise de risque, où est le sel de la vie ? Nulle part. On prend des risques pour soi-même, dans sa vie professionnelle, on en prend pour sa famille, pour la préserver et pour lui transmettre ce qu’on a reçu. On prend des risques pour garder sa soif d’absolu et d’idéal terrestre. Ce n’est pas la société qui pousse à prendre des risques, cela nous appartient. On n’échappe pas à sa propre responsabilité en prenant des risques. C’est l’évidence, diront ceux qui en ont pris, ou ceux qui ont fait semblant d’en prendre. En prenant des risques, on ne peut pas faire semblant. La peur en fait partie, elle est même indispensable à la prise de risque. Elle doit être surmontée et maîtrisée au regard de l’objectif à atteindre.
Le rebelle identitaire
En début de semaine, Jean-Eudes Gannat, courageux militant identitaire, après s’être engagé dans ses élections municipales en Anjou, exprimait en quelque sorte une marche à suivre : « Je crois qu’il y a un “nationalisme municipal” à développer dans toutes les villes de moins de 50 000 habitants où le grand-remplacement n’a pas encore sévi et où l’antifascisme passe pour ce qu’il est : une farce de gosses de riches ! … C’est la dernière fenêtre de tir pour la survie de notre pays. Je ne sais pas si vous imaginez ce que cela signifie : si vous continuez à vous planquer, vos enfants grandiront comme les derniers Blancs de la ville de Saint-Denis, dirigés par des populations hostiles, au milieu des dealers, dans un pays islamo-gauchiste… Réveillez-vous bordel ! »
En voilà un qui ne fait pas semblant. Il y a du hussard dans cette attitude, dans ce refus de capituler. Il a raison de sonner du clairon, le meilleur qui soit, celui de la rébellion, pour tenter la dernière sortie de la citadelle assiégée, sinon, à l’instar de ce qu’écrivait Jean Raspail, « … l’on meurt de vieillesse, triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée ailleurs ».
On ne s’attache vraiment solidement qu’à des structures qui tiennent debout depuis longtemps. Les racines sont profondes dans nos provinces de France. Il suffirait de les entretenir, de leur redonner leur éclat et de remettre le pont-levis en place. La jeunesse identitaire vient bousculer nos certitudes, notre prétention et parfois notre condescendance. Elle donne un sens à l’engagement. Il faut l’entendre et ne pas s’échapper au nom du « c’était mieux avant ».
Cette jeunesse, productrice d’espérance, est en quelque sorte le modèle de cette « garde avancée » d’un salutaire réveil identitaire enfoui dans notre inconscient collectif.
Le goût du risque et l’engagement l’emportent toujours sur l’immobilisme et la passivité.
Le goût de l’action
L’action politique locale, et la défense du bien commun à l’échelle de nos communes, peuvent contribuer à cimenter de vraies solidarités identitaires pérennes et créer le possible creuset d’une renaissance, par le bas, de notre unité nationale. Pour l’heure, le haut cultive son cynisme froid et son mépris pour « les petites patries charnelles ». Le haut est malade de sa sclérose en plaques, celle de sa technocratie centralisée et de ce manque de subsidiarité. L’oubli du « principe de subsidiarité », souvent évoqué et pratiquement jamais mis en œuvre, reste le miroir des échecs de l’État centralisateur. En haut, la nation confisquée n’est qu’un simulacre de solidarité engoncé dans une administration tatillonne et toujours plus répressive pour le besoin de proximité. La marche forcée des « communautés de communes » et autres échelons administratifs, froids et paralysants, participe de cette dilution du bien commun. Cette idéologie mortifère de dilution de l’action politique consacre la mécanique en place : il ne faudrait plus que regarder ailleurs, plus loin, toujours plus loin, comme pour arracher ce cordon ombilical identitaire et nous extirper une bonne fois pour toutes de nos racines ancestrales.
Face à la médiocrité, la dissidence
Ce qui transpire, au-delà de la perfidie de cette entreprise menée de longue date, c’est la profonde médiocrité pathétique des promoteurs. Leur médiocrité se croit devoir tout permettre et s’ériger en totem absolu. Ils espèrent, dans un morne climat imposé, que les plus nobles façons d’exister finiront bien par s’étioler peu à peu, ou disparaître. Leur inconséquence et leur manque manifeste d’élévation les aveuglent. Peu leur importent les dégâts provoqués pourvu qu’ils achèvent ce qui a été commencé : la révolution permanente en boucle !
Cette marche forcée, vers ce nirvana supposé, trouvera toujours sa justification dans le « toujours plus » au détriment des entités les plus proches du pays réel. Cette idéologie s’applique surtout à se garder de toute transcendance, de toute verticalité, exceptée sa volonté de dissoudre le pays dans un magma difforme où l’amnésie règnerait en maître. La dissidence est le meilleur antidote à cette lancinante démission qui guette tout peuple vieillissant.
À l’image d’une jeunesse identitaire rebelle, sachons garder et cultiver le goût du risque et de l’engagement en nous exorcisant du venin de la capitulation sans combattre. Gardons-nous du renoncement confortable et du réflexe grégaire du « tout est foutu ».
Après l’imposture idéologique des années 80, orchestrée autour de « SOS RACISME », l’heure de « SOS RACINES » a sans doute enfin sonné.
#webtube : François Piquemal n’est pas rejeté seulement en raison de son programme économique… Les Toulousains ont senti le vent du boulet. Selon les dernières estimations publiées ce dimanche soir, le parti LFI aurait échoué à remporter le second tour des municipales et à s’emparer de la Ville rose. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, serait ainsi parti pour un troisième mandat au Capitole, vainqueur avec 53 % des voix de la liste conduite par l’« insoumis » François Piquemal.
Municipales 2026 : à Toulouse, Jean-Luc Moudenc déjoue les pronostics face à François Piquemal et l’union de la gauche https://t.co/ZBjpXdROnN
L’issue du scrutin était pourtant loin d’être garantie. Dimanche 15 mars, le premier tour des municipales avait été marqué par la percée surprise de François Piquemal. Un accord noué ensuite en un temps record entre LFI et le PS avait rebattu les cartes et plongé la ville dans une grande incertitude. Vendredi 20 mars, un sondage Ifop-Fiducial pour La Dépêche du Midi et Sud Radio, plaçait Jean-Luc Moudenc et François Piquemal au coude à coude. L’extrême gauche a alors tenté de mobiliser les jeunes et les « quartiers » dans la dernière ligne droite, en vain.
Une ville très divisée… et inquiète
L’autre enseignement de l’enquête Ifop résidait dans les clivages générationnels et socioprofessionnels très nets. Piquemal dominait largement chez les jeunes : jusqu’à 70 % chez les 18-24 ans. Le candidat d’extrême gauche était également plébiscité par les chômeurs (62 %). À l’inverse, les seniors représentaient un bastion solide pour Moudenc (72 % chez les plus de 65 ans, 61 % chez les plus de 50 ans).
Les milieux économiques voyaient eux aussi d’un mauvais œil l’alliance entre LFI et le PS. Sortant de leur réserve habituelle, des dizaines de patrons, artisans et représentants des professions libérales ont appelé à faire barrage au candidat Insoumis François Piquemal. « La menace que fait peser l’extrême gauche sur Toulouse est inédite », ont ainsi signé quelque 350 personnalités toulousaines, mercredi 18 mars, dénonçant un programme LFI jugé « irréaliste, coûteux et dangereux pour l’économie, la sécurité et la cohésion de notre métropole ».
🔴🇫🇷 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — À Toulouse, PLUS DE 350 personnalités locales appellent à voter pour Jean-Luc Moudenc (DVD) à l’occasion du second tour des élections municipales pour battre LFI.
Parmi eux figurent notamment l’ancien joueur de rugby de l’équipe de France Vincent… pic.twitter.com/1YkIWy2AYz
François Piquemal n’était pas seulement rejeté en raison de son programme économique. À Toulouse, nombreux sont ceux qui restent encore marqués par les attentats islamistes commis par Mohamed Merah en 2012 et la façon dont Jean-Luc Mélenchon les avait présentés dans les médias. « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Élysées [en 2017…]. Tout ça, c’est écrit d’avance », avait déclaré le leader Insoumis, en 2021. Un dérapage complotiste qui explique sans doute pourquoi M. Piquemal a été copieusement hué ce jeudi 19 mars à Toulouse, lors d’une cérémonie en hommage aux victimes des attentats de 2012.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — « LFI fasciste », « antisémite » : le candidat LFI-PS François Piquemal à Toulouse a été copieusement hué et sifflé à son arrivée aux commémorations de l’attentat de l’école Ozar-Hatorah par Mohamed Merah. pic.twitter.com/ZAYstu4IFf
Entre autres polémiques, on accuse également François Piquemal d’avoir déclaré en 2025 ne pas vouloir de « babtous en tête de liste ». Des propos à teneur raciste que l’intéressé a juré n’avoir pas tenus. « On fait de moi la cible numéro une, parce que la droite toulousaine a compris que j’étais le favori », s’est-il défendu. Mais ce dimanche soir, les urnes lui ont heureusement donné tort.
#webtube : Le RN et ses alliés passent (enfin) le cap de l’ancrage territorial, à un an de l’élection présidentielle. À l’heure où nous publions, tous les résultats de la soirée électorale du deuxième tour des municipales ne sont pas encore connus. Et comme d’habitude, tous les partis font mine d’avoir gagné. Mais certains ont tout de même plus gagné que d’autres… LFI peut certes s’enorgueillir du gain de Roubaix (100.000 habitants), attendu après sa victoire à Saint-Denis. Un vrai succès, appuyé sur l’électorat de substitution immigré utilisé par le parti de Mélenchon. A peine élu, le nouveau maire de Roubaix David Guiraud a lancé des appels à la Palestine : « Je vais relancer les marques de solidarité vers les peuples du monde qui sont opprimés en ayant une pensée et une action part pour les peuples du Liban et de la Palestine ». La gauche portera ses deux maires aux pinacles, ne verra qu’eux et en fera des fanions qui claquent au vent mauvais de la guerre civile.
Mais derrière la fête bruyante de LFI, le RN franchit au plan national un pas décisif. Le parti revendiquait 1.280 conseillers municipaux à l’issue du premier tour. Combien en aura-t-il ce lundi ? Combien de plus que ce qu’il avait jusqu’ici ? Il est trop tôt pour faire ce calcul mais le chiffre marquera à l’évidence le saut spectaculaire d’un parti national riche de ses sondages à la présidentielle vers un mouvement à l’ancrage local considérable et en pleine dynamique. Un mouvement enraciné dans la France des communes, grandes et petites.
Revanche
Car, outre les conseillers municipaux, de nombreuses villes rejoignent les quelques bastions du RN très peu nombreux et isolés jusqu’ici. Ce soir, le parti de Bardella et ses alliés de l’UDR peuvent revendiquer d’abord la ville de Nice, gagnée de haute lutte par Éric Ciotti sur Christian Estrosi, installé depuis 2017. Nice, c’est plus de 350.000 habitants, soit bien davantage que Saint-Denis (150.000 habitants) et Roubaix (100.000) cumulés. Ciotti, sur lequel personne n’aurait misé pour relever la France voilà encore cinq ans, apporte à la droite patriote une immense victoire, plus que symbolique. Elle marque la fragilité du centrisme teinté de macronisme opportuniste si bien représenté par Estrosi. Ce succès montre surtout l’efficacité du positionnement d’Éric Ciotti qui a eu le cran de quitter LR pour nouer une alliance avec le RN. Condamné, moqué, méprisé, attaqué par son parti d’origine, Éric Ciotti n’a pas bronché ni varié de ligne depuis sa décision. Son élection représente une revanche sur son ancien parti, valide sur le terrain municipal son initiative et confirme sa lecture du spectre politique.
La prise de Nice accompagne bien sûr la défaite du RN à Marseille (lire l’article de Sarah-Louise Guille), à Toulon où Laure Lavalette reste loin de la barre des 50 % (lire l’article d’Yves-Marie Sévillia) ou à Nîmes (lire l’article de Gabrielle Cluzel) ou encore la perte de Villers-Cotterêts. Mais dans ces villes comme dans toutes celles où le RN est battu, l’opposition municipale travaillera pour préparer l’alternance. En s’appuyant sur les nombreuses villes qui basculent sous gestion du parti.
Ancrage historique
Outre Nice, le RN s’installe à la mairie de La-Seyne-sur-Mer (63.000 habitants), de Carcassonne (46.000 habitants) et d’une palanquée de villes de 30.000 habitants : Orange, Agde, Carpentras (lire l’article de Georges Michel), Menton (où Alexandra Masson bat Louis Sarkozy) et bien d’autres plus petites comme La Flèche (15.000 habitants), en dehors des grandes régions de force du parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Cette dernière ne s’y est d’ailleurs pas trompée : « C’est par dizaines que le Rassemblement national remporte ce soir des communes à l’issue du second tour des élections municipales, a-t-elle lancé sur X. C’est une immense victoire, et la confirmation de la stratégie d’implantation locale du Rassemblement national. (…) Ce soir, ce sont des dizaines de maires et des milliers de conseillers municipaux RN qui sont élus ! »
Les élections municipales de mars 2026 resteront marquées par l’ancrage historique du RN dans le paysage de la politique locale française. Outre ses députés, le parti pourra compter sur un tissu de maires, de conseillers municipaux… et de grands électeurs qui désigneront demain les sénateurs. « Le Rassemblement national est devenu cette force tranquille dont la France a besoin pour entamer sa renaissance », a lancé Jordan Bardella ce 22 mars au soir. Le pari de l’accès au pouvoir est loin d’être gagné pour le RN, mais les municipales n’ont pas de quoi enrayer la dynamique du parti dans les sondages. Bien au contraire.
#webtube :Au soir des élections, il est de tradition que chaque camp dise qu’il a gagné, et énumère les exemples prouvant la grande victoire qu’il revendique. Si on veut jouer dans ce registre, le camp patriote, pour ce deuxième tour des municipales, pourrait se réjouir de la victoire du RN dans une cinquantaine de communes et de la réélection de la plupart de ses maires dès le premier tour. L’UDR ne peut que se féliciter de l’éclatante victoire de son président, Éric Ciotti, soutenu par le RN, à Nice, et de la défaite de Christian Estrosi, symbole du politicard renégat. On ne peut, dans le même registre, que se féliciter de la victoire de Nicolas Dupont-Aignan, à Yerres, dès le premier tour, et de celle de Gilles Platret, à Chalon-sur-Saône, sans oublier la campagne exceptionnelle de Sarah Knafo à Paris, et l’élection de quelques élus Reconquête dans des petites villes de campagne, même si, hélas, on est loin de la centaine de communes gagnées revendiquée par les dirigeants.
Dans le même esprit, tous les patriotes sincères ne pourront que se réjouir que les LFI n’aient pas pris Toulouse et aient perdu les deux seules communes qu’ils dirigeaient. De même que la défaite des écologistes à Strasbourg, Bordeaux, Poitiers, Annecy et Besançon est un plaisir qu’il ne faut pas négliger, bien qu’il n’y ait pas grand-chose à attendre des nouveaux maires. Les quelques villes historiquement à gauche perdues par le PS comme Brest, Saint-Brieuc, Concarneau, Tulle et Clermont-Ferrand ne feront pas pleurer beaucoup de lecteurs de Riposte Laïque.
Mais il faut ouvrir les yeux et demeurer lucides. Quand on voit qu’à Paris, Grégoire est réélu et qu’ils ont voté à gauche à 63 %, comment ne pas se dire que la capitale est perdue pour la France ? Certes, à Marseille, Franck Allisio réussit une belle percée, mais on n’est plus dans une ville française. À Lyon, Aulas a réussi l’exploit de perdre une élection imperdable, et de sauver les écolos, également victorieux à Grenoble, d’un fiasco total. On aurait tendance à se réjouir que les LR aient piqué quelques mairies à la gauche, mais ce sont les mêmes qui ont fait gagner Nîmes au Parti communiste, en privant le RN d’une victoire certaine, même chose à Saint-Étienne et dans nombre d’autres villes françaises. Et le RN a vis-à-vis de Reconquête la même attitude que LR a vis-à-vis de lui, pendant que la France sombre.
À l’arrivée, le constat est terrible. Alors que notre pays est submergé par une immigration majoritairement africaine et musulmane, alors que Macron a encore une année pour détruire la France et nous embarquer dans des guerres improbables, les banlieues islamisées votent de plus en plus LFI, et les grandes villes, pourtant de plus en plus crasseuses et transformées en coupe-gorges, élisent toujours des maires dont les partis sont les fossoyeurs de la France et les complices actifs du Grand Remplacement. Et le pire est que la gauche pourrie et collabo garde la majorité des villes qu’elle administrait, dont les trois principales.
Il ne reste donc que la France rurale, celle des campagnes, le pays profond, à laquelle se raccrocher…
Il y a juste une semaine, au soir du premier tour, je titrais mon édito : « Doit-on traiter les Français de crétins ou se féliciter d’abord des victoires du RN » ?
#webtube : Le bloc central est-il en train de s’effondrer ? Pour Charles Gave, la réponse est un ‘oui’ catégorique. Dans cette vidéo, il revient sur les dernières élections pour dénoncer ce qu’il appelle la déconnexion des élites et l’échec d’un modèle politique à bout de souffle. Préparez-vous à une analyse sans concession, fidèle à la méthode ‘Gave’ : des chiffres, de l’histoire et un regard acéré sur la réalité du terrain.
#webtube : C’est la rencontre que beaucoup attendaient. D’un côté, le savoir encyclopédique d’Idriss Aberkane ; de l’autre, le regard acéré de Pierre Jovanovic. Ils s’unissent aujourd’hui pour une plongée inédite dans les dossiers les plus brûlants du moment. Qui sont vraiment les complotistes ? Quelles sont les révélations que le grand public ignore encore ? On commence tout de suite.
#webtube :Nouvelle épisode pour notre jeune ami américain qui va se confronter à la nature sauvage en plein Alaska. Dans la vidéo de cette semaine, il remonte la route de l’Alaska et s’arrête aux sources thermales de Liard ! On ne s’en lasse pas. « Go est young man » !
#webtube :On a un peu oublié la barbarie des attaques de l’islamiste Mohammed Merah à Toulouse. Ce midi, le député LFI François Piquemal, possible maire de la ville dimanche prochain, a été sifflé lors d’une commémoration. « Honte à vous Piquemal !« , « Dehors, LFI !« , « Antijuif !« , « Vous n’avez rien à faire ici, honte à vous le parti de l’islamisme ! » a-t-on notamment entendu, rapporte ICI. Lors du débat de hier soir, son rival Jean-Luc Moudenc lui avait demandé de se « distancier » des propos récents de M. Mélenchon « à la veille de cette journée funeste ». Face à l’islamisme, il faut tenir une ligne de fer dans la durée, affirme dans cette analyse
Quatorze ans ont passé, lourds comme un linceul, sur les tueries de Toulouse et Montauban. Nulle commémoration solennelle, nulle procession de ministres en deuil de façade. Seulement le silence embarrassé des puissants, des bougies éteintes depuis longtemps et des discours creux, quand ils existent, aussi vides que les serments d’un courtisan. Et pourtant, le diagnostic demeure, implacable comme la sentence de Camus : « Le fléau n’est pas une chose qui passe, c’est une chose qui reste. » Le terrorisme islamique réclame des réponses tranchantes, assumées, impitoyables. Pas de la tiédeur, de la mièvrerie, de la pusillanimité. « Le terrorisme est un crime qu’on ne peut excuser », tranchait Camus dans ses Actuelles. Nommer le monstre. Agir sans merci. Ou périr en souriant, tandis que le loup, repu, se lèche les babines. Voltaire l’avait déjà cloué : « Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion. »
Comme chaque année je suis venu rendre hommage à nos morts lâchement assassinés dans les attentats antisémites qui ont frappé notre ville en 2012.
Au Capitole nous lancerons la mise en place d’une antenne du Musée mémorial du terrorisme. pic.twitter.com/ic9mnFxdQ1
Mars 2012. Toulouse. Montauban. En quelques jours d’une barbarie froide et calculée, Mohammed Merah, vingt-trois ans à peine, enfant des Izards à Toulouse, délinquant endurci passé du vol sordide à la kalachnikov djihadiste, se radicalise en prison comme un poison qui infuse lentement dans les veines d’un corps affaibli. « L’enfer, c’est les autres », murmurait Sartre ; pour Merah, l’enfer fut d’abord lui-même, puis les barreaux pénitentiaires complices – et surtout cette violence qui se drape toujours des fards avenants de la contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre, comme le diagnostiquait le philosophe dans sa Critique de la raison dialectique. Une résistance à une violence fantasmée qui légitime sa propre cruauté.
Janvier 2008 : jeté en cellule pour un vol crapleux, il rumine son ressentiment. Puis vient l’illumination perverse. Extrait de sa prison pour une audience, il échappe miraculeusement à la justice des hommes. « Les gendarmes étaient à côté de leurs pompes… Cela fut pour moi une preuve d’Allah », avouera-t-il plus tard. Un Allah qui couvre le vol et le mensonge ? Peu importe. Sa conversion est fulgurante. Il dévore le Coran seul dans l’ombre de sa geôle, prie avec une ferveur nouvelle sous le regard indifférent des gardiens. Son frère Abdelkader (celui que le futur ex garde des sceaux Éric Dupond-Moretti se dira « fier » de défendre), salafiste fanatique surnommé « Ben Laden » dans le quartier, devient son guide invisible: visites répétées, livres empoisonnés, CD de haine, images de La Mecque pour nourrir la flamme. La prison, cette université du mal, transforme le voyou en guerrier de l’ombre. La radicalisation en prison, à l’époque, n’intéresse pas un système politique qui y voit un fantasme d’extrême-droite. Pas de surveillance digne de ce nom de ce phénomène pourtant inquiétant. Pas de déradicalisation, en dehors de stages bidons au cours desquels les radicalisés caressent des hamsters. Rien. Une fois dehors, le disciple file vers l’Orient: Égypte, Syrie, Liban, puis les camps de la mort en Afghanistan et au Pakistan. Stage chez les talibans et Al-Qaïda. Retour en France, fiché S depuis 2006, surveillé mollement, presque recruté comme indic. Il opère alors en artiste du néant: scooter volé, GoPro pour filmer ses massacres, armes froides et précises. Baudelaire l’avait pressenti : « Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l’une vers Dieu, l’autre vers Satan ». Dans le cas de Merah, Satan y a élu demeure et en monopole.
Prologue sanglant au terrorisme islamiste hexagonal
Le 11 mars 2012 à Toulouse, il attire Imad Ibn Ziaten dans un piège, l’abat d’une balle dans la tête en crachant sa haine. Le 15 mars à Montauban, il exécute froidement deux militaires devant un distributeur de billets. Le 19 mars, devant l’école Ozar Hatorah, il abat le rabbin Jonathan Sandler et ses deux petits garçons, puis poursuit la petite Myriam, huit ans, dans une course aussi insensée qu’impitoyable. Il finit par l’attraper par les cheveux, la soulever de terre et lui mettre une balle de 11.43 à bout touchant dans la tête. Sept âmes fauchées au nom de l’islam radical – cette peste qui rêve d’ériger un califat sur les ruines fumantes de notre civilisation crépusculaire.
Quatorze ans. Quatorze ans que ce sang crie dans le désert de notre mémoire. Et nos élites, de Sarkozy à Macron, n’ont rien vu, rien appris, rien changé. Merah n’était que le prologue sanglant. Vinrent les Kouachi, radicalisés dans les mêmes geôles, massacrant Charlie Hebdo ; Coulibaly, frère d’armes, égorgeant et rafalant dans l’Hyper Casher ; puis, le 13 novembre 2015, le Bataclan, le Stade de France, les terrasses: cent trente morts en une nuit de cauchemar. Tous issus des immigrations arabo-afro-islamiques et du même terreau idéologique antinational qui gangrène nos institutions : prisons pouponnières, fichés S négligés, voyages en terre de guerre tolérés, expulsions avortées dans les méandres judiciaires. Comme le fléau dans La Peste de Camus, le mal ne passe pas, il s’installe. Avant lui, Victor Hugo l’avait pourtant prophétisé : « Toutes les violences ont un lendemain. »
Pire : nous avons renoncé à la seule victoire possible, celle théorisée par Malraux quand il écrit : « la civilisation, c’est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l’agressivité du primate ». Quant à nous, nous avons choisi la défaite. « Appartenir à l’histoire, c’est appartenir à la haine », ajoutait-il. Et nous y sommes. Plongés jusqu’au cou.
Nommer, ce n’est pas amalgamer: c’est disséquer avec précision. C’est séparer l’idéologie de mort de la foi sincère. Mais nos grands esprits tremblent. « Mal nommer un objet, ajoutait Camus, c’est ajouter au malheur de ce monde. » On préfère l’euphémisme lâche: « extrémisme violent », « déséquilibre psychiatrique » quand ce n’est pas « conséquence des injustices sociales et des inégalités ». Des voiles pudiques jetés sur la peste. Montaigne nous avait pourtant prévenus : « Qui ne voit pas la vérité, la déguise ». Et qui la déguise ne la voit pas venir et exploser sous nos yeux. Nommer ne suffit pas. Il faut agir. Agir, c’est appliquer les lois sans faiblesse. Agir, c’est expulser sans remords ceux qui ont trahi. Agir, c’est reprendre le contrôle de nos frontières et de nos prisons. Agir, c’est investir dans le renseignement véritable et non dans les prières laïques du « vivre-ensemble ». Agir, c’est enfin parler vrai, sans cette langue de bois qui dissout les responsabilités comme un acide lent.
Quatorze ans après Merah, la France n’a même plus la force… de faire des commémorations de pacotille. Il n’empêche. Les Français réclament cohérence, constance et courage. Protéger n’est pas pleurer. Protéger est choisir. Protéger est trancher. Protéger est tenir, dans la durée, une ligne de fer. Saint-Exupéry le disait avec la clarté des étoiles: « Être homme, c’est précisément être responsable. »
La mémoire des sept innocents l’exige. Elle nous somme de sortir des postures et surtout, des impostures. Et d’inscrire enfin l’action dans une stratégie implacable: identifier le mal, appliquer les règles, écraser la menace, tenir la ligne. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que le silence coupable des puissants cessera d’être une mascarade et deviendra le premier pas vers une France qui refuse de plier devant ses pires ennemis.
#webtube :Prendre chaque jour une multivitamine ne relève pas seulement d’un réflexe de confort ou de prévention générale. Une nouvelle étude clinique américaine suggère que cette habitude pourrait avoir un effet mesurable sur le vieillissement biologique, du moins chez des personnes âgées en bonne santé.
Les travaux, publiés début mars dans Nature Medicine, reposent sur une analyse issue de l’essai randomisé COSMOS, mené aux États-Unis. Les chercheurs ont étudié 958 adultes âgés en moyenne de 70 ans, répartis entre plusieurs groupes recevant soit une multivitamine-minéraux quotidienne, soit un extrait de cacao, soit des placebos. Des prélèvements sanguins ont été effectués au départ, puis après un et deux ans, afin de suivre plusieurs « horloges épigénétiques », ces marqueurs biologiques censés estimer l’âge réel du corps au-delà de l’âge inscrit sur la carte d’identité.
Résultat : chez les participants ayant pris une multivitamine chaque jour pendant deux ans, les chercheurs ont observé un ralentissement modeste mais statistiquement significatif sur deux de ces horloges épigénétiques, celles qui sont liées au risque de mortalité. L’effet mesuré correspond à environ quatre mois de vieillissement biologique en moins sur une période de deux ans. En revanche, l’extrait de cacao n’a pas montré de bénéfice comparable dans cette analyse.
L’effet observé reste limité. Les auteurs comme les commentateurs de l’étude appellent d’ailleurs à la prudence. Cette recherche ne démontre pas qu’une multivitamine allonge la vie ni qu’elle protège à elle seule contre les maladies liées à l’âge. Elle montre surtout que ces marqueurs épigénétiques peuvent être modifiés par une intervention nutritionnelle simple, ce qui constitue déjà un résultat important pour la recherche.
Pourquoi un tel effet ? Les chercheurs avancent une hypothèse assez simple : chez les personnes âgées, de petites insuffisances nutritionnelles sont fréquentes, notamment pour certaines vitamines ou certains minéraux. En les corrigeant, une multivitamine pourrait soutenir plusieurs mécanismes cellulaires liés au vieillissement, comme la réparation de l’ADN, la lutte contre le stress oxydatif ou le contrôle de l’inflammation.
L’étude s’inscrit aussi dans un ensemble plus large de résultats issus du programme COSMOS. Des analyses précédentes avaient déjà suggéré un lien entre supplémentation multivitaminée et ralentissement du déclin de la mémoire, ainsi qu’un possible effet sur certains cancers ou certaines atteintes oculaires liées à l’âge. Les auteurs estiment donc que ce nouveau résultat pourrait s’intégrer dans un tableau plus large, même si beaucoup de questions restent ouvertes.
Il faut néanmoins garder la mesure. L’effet est réel, mais discret. Il est également très inférieur à celui observé dans d’autres approches plus lourdes, comme la restriction calorique prolongée. En revanche, la multivitamine présente un avantage évident : elle coûte peu, elle est simple d’emploi et elle ne demande aucun bouleversement du mode de vie. C’est ce qui rend ces résultats intéressants sur le plan de la santé publique, sans pour autant justifier un emballement excessif.
En clair, cette étude ne transforme pas la multivitamine en élixir de jeunesse. Mais elle renforce l’idée qu’un apport quotidien équilibré en micronutriments peut avoir des effets mesurables sur l’organisme, notamment chez les seniors. Une piste sérieuse, à suivre, mais qui ne dispense ni d’une alimentation correcte, ni d’une hygiène de vie solide, ni d’un avis médical personnalisé avant toute supplémentation régulière.