#webtube : Hôpital en crise et médecins étrangers mal formés : un système de santé maintenu à flot par des rustines… Lors de sa visite à l’hôpital de Lavelanet (Ariège), le Président Macron a semblé découvrir une réalité que neuf ans d’exercice du pouvoir ne lui avaient pas permis d’envisager jusque-là. Nous employons, par force, de nombreux médecins étrangers dans nos hôpitaux et, donc, on exige d’eux un niveau de compétence qu’ils doivent authentifier par un concours. Mais le système fonctionne mal.
Il était temps que le Président Macron s’y mouille les pieds
Ces médecins étrangers, également appelés « PADHUE » (praticiens à diplôme hors Union européenne), doivent satisfaire à un examen de compétence pour pouvoir exercer en France. Mais devant le faible taux de réussite, les autorités ont accepté que les recalés puissent cependant exercer avec des contrats temporaires (et peu rémunérés) pour satisfaire une demande de soins qui ne fait que s’accentuer. Ces solutions ne satisfont personne, ni les utilisateurs qui risquent d’être confrontés à des médecins insuffisamment formés, ni les praticiens qui peuvent se retrouver obligés d’accepter des postes non désirés et sous-payés.
Cependant, Emmanuel Macron a raison : il est temps d’arrêter de mettre des rustines sur une organisation qui n’a su faire la preuve que de son inefficacité à assurer un système de soins fiable, performant et pérenne. En médecine, comme dans beaucoup d’autres domaines, nous avons longtemps vécu sur les acquis, mais maintenant que le « bateau santé » fait eau de toute part, il était temps que le Président Macron s’y mouille les pieds pour se rendre compte de la réalité. Va-t-il pour autant en tirer des leçons ?
C’est peu probable, car les problèmes du système de santé ne sont pas nouveaux et, malgré les alertes lancées par les professionnels depuis des années, rien n’a changé. Ce n’est sûrement pas à un an de l’élection présidentielle qu’Emmanuel Macron et son administration vont changer le système. Il lui suffit de tenir encore quelques mois, en faisant semblant de découvrir les problèmes, pour ne pas avoir à prendre les mesures qui s’imposent. Elles nécessitent pourtant une remise en question de tout le système de santé hospitalier comme libéral. Vaste chantier qu’il préfère sans doute laisser à son successeur…
En attendant, puisque le Président dénonce cette « folie du système français » (la certification des médecins étrangers) qui le rend « dingue », nous allons donc sans doute, encore, hériter d’une nouvelle usine à gaz au lieu d’entamer des réformes structurelles. Ce n’est pas, non plus, en faisant les yeux doux à l’Algérie, pour éviter d’être pris pour des « mabouls », que nous pourrons résoudre le manque de médecins compétents dans nos hôpitaux et nos campagnes. Car simplifier les procédures de validation, comme il le souhaite, ne résoudra en rien le problème de fond. L’administration accouchera encore d’une rustine. Cela suffira-t-il à calmer les mabouls que nous sommes ?
Nos enfants se font recaler en concours de médecine ultra sélectif pour faire de la place à des étrangers qui n’auraient jamais pu décrocher ce même concours et qui auraient été classés loin derrière les recalés autochtones. Les parents ont financé le système, soutenu leurs… pic.twitter.com/8vDJn7Qslu
#webtube :L’annonce survient au moment précis où parait le rapport Alloncle sur la neutralité de l’audiovisuel public… Ce sera l’un des événements télé de la rentrée prochaine. Après plus de trente ans d’absence des écrans, l’émission culte L’Heure de vérité sera de retour sur France 2 au mois de septembre 2026. Cette nouvelle mouture du célèbre rendez-vous politique sera revue et corrigée par les équipes de Thierry Clopeau, directeur des programmes d’info de France TV Studios. D’après les informations du Parisien, sa présentation sera assurée par Caroline Roux, animatrice phare de France 5. Le casting des journalistes qui feront face aux invités est également dévoilé : il s’agirait des très politiquement corrects Benjamin Duhamel et Marc-Olivier Fogiel, mais aussi de la mordante Eugénie Bastié, figure bien connue des fidèles de CNews. Étienne Gernelle (RTL) et Élise Lucet (France TV) pourraient quant à eux se joindre à l’équipe « dans un quatrième rôle ou comme jokers des personnalités précitées ».
Contactée par BV, Eugénie Bastié n’a pas souhaité commenter l’information. « Rien n’est encore officiel », nous a-t-elle confié.
Figure de CNews, Eugénie Bastié rejoint France 2 pour le retour de « L’heure de vérité » https://t.co/LzTwIEDtWW
Lancée en 1982, L’Heure de vérité était initialement présentée par François-Henri de Virieu. Elle avait vu défiler une ribambelle de personnalités de la classe politique, de Lionel Jospin à Jean-Marie Le Pen, en passant par Édouard Balladur et Raymond Barre. Sa notoriété reposait sur son fameux générique – une version instrumentale de Live and Let Die de Paul McCartney – mais aussi sur son trio de journalistes qui bombardaient de questions leurs invités, Alain Duhamel, Albert du Roy et Jean-Marie Colombani.
Une arrivée vivement critiquée
Sans surprise, l’arrivée possible d’une Eugénie Bastié sur les antennes du service public ne fait pas l’unanimité. Une seule journaliste de droite parmi cinq autres classés au centre ou à gauche, ce serait déjà trop, pour certains. « Après France Info, c’est maintenant France 2 qui débauche chez CNEWS, a ainsi tweeté le député d’extrême gauche Thomas Portes, visé par une plainte pour apologie du terrorisme. Bolloré place ses pions un peu partout pour faire avancer son agenda raciste et réactionnaire. Indigne du service public audiovisuel. » Et la journaliste du Figaro de lui répondre du tac au tac : « Je ne suis le pion de personne, contrairement à vous qui êtes le petit soldat d’un mouvement politique qui a fait du mépris des journalistes sa marque de fabrique. »
Je ne suis le pion de personne, contrairement à vous qui êtes le petit soldat d’un mouvement politique qui a fait du mépris des journalistes sa marque de fabrique. https://t.co/HtTwxXl7X1
Que pense-t-on de cette embauche dans les couloirs de France TV ? Pas que du bien, on peut le supposer. On se souvient de la levée de boucliers qu’avait suscitée l’arrivée en février dernier de Sonia Mabrouk sur BFM TV, chaîne pourtant moins à gauche que l’audiovisuel public. « Recruter une journaliste qui a contribué à la banalisation de l’extrême droite annonce un virage particulièrement inquiétant de la ligne éditoriale de BFMTV, à un an de l’élection présidentielle », s’étaient alors indignés le NSJ, la CGT et le SNME-CFDT de RMC BFM. On garde aussi en mémoire le recrutement, en 2021, par France Inter, de la très centriste Natacha Polony qui avait suffi à crisper la rédaction…
Alors faut-il voir dans l’arrivée d’Eugénie Bastié sur France 2 un premier effet de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ? Peut-être. L’annonce de cette embauche survient en effet la veille de la publication du très attendu rapport Alloncle. Un « heureux hasard » que d’aucuns trouvent bien étrange… Des mois d’enquête et d’auditions mettant à jour les nombreux dysfonctionnements des médias d’État auraient-ils amené certains à mettre de l’eau pluraliste dans leur vin gauchiste ? Reste que l’arrivée d’une seule personnalité conservatrice au sein d’un pool de journalistes progressistes est encore largement insuffisante. La France penchant nettement à droite, c’est cette nuance politique qui devrait normalement être la mieux représentée sur France TV.
#webtube : Le marché obligataire : c’est le vrai problème. Retour à la moyenne sur les obligations. Les ancres du système monétaire. Obligations chinoises : 2004-2020… S’adapter plutôt que prévoir.
00:00 Introduction – Institut des Libertés 00:09 Pourquoi on ne comprend rien aux marchés 02:10 Le marché obligataire : le vrai problème 10:04 Systèmes stables : Suède & États-Unis 10:20 Retour à la moyenne sur les obligations 20:28 Les ancres du système monétaire 20:45 Obligations chinoises : 2004-2020 21:00 La rupture de 2020-2021 34:03 Obligations chinoises : notre recommandation 34:25 Obligations françaises : -35 % 43:42 Leçon d’histoire : la Guyenne et l’or anglais 44:11 Le même risque aujourd’hui 49:36 Fin des bidouilles monétaires 49:57 Bercy : « Ne vous inquiétez pas » 52:12 Taux 3,5 % + déficit 250 milliards : qui va acheter ? 52:37 Les limites de la BCE 56:50 Chirac : pourquoi je n’y ai jamais cru 57:42 S’adapter plutôt que prévoir 58:32 Le Beagle qui sent la fin 🐶
#webtube : Derrière la guerre en Iran, une onde de choc se propage déjà jusqu’en Europe… et en France : énergie, inflation, dette, croissance. Sommes-nous face à un simple choc temporaire — ou à une bascule comparable aux grands chocs énergétiques du passé ? Dans cet épisode de « Politique & Eco », nous recevons Laurent Izard, agrégé d’économie-gestion et diplômé en droit, pour analyser les conséquences concrètes de cette nouvelle phase de tensions internationales sur l’économie française.
👉 Au programme :
Choc pétrolier ou véritable choc d’offre global : de quoi parle-t-on vraiment ?
Risques de tensions sur le pétrole, le gaz et les carburants en Europe
Les secteurs français les plus exposés : industrie, agriculture, chimie
Inflation : simple rebond ou changement de régime durable ?
Dette publique et taux d’intérêt : la France plus fragile que ses voisins ?
Croissance, faillites, chômage : à quoi s’attendre dans les prochains mois ?
Pouvoir d’achat : jusqu’où peut aller la pression sur les Français ?
📉 Alors que les prix de l’énergie restent élevés et que les équilibres économiques mondiaux évoluent rapidement, une question s’impose : 👉 la France entre-t-elle dans une zone de turbulence durable… avec un risque de tensions sociales à court terme ? A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Pas de pénurie d’énergie… mais des rationnements à venir ». Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora ( / @publicationsagorafrance )
#Webtube : Dans ce nouvel épisode du « Libre Journal de la Nouvelle Droite », sur Radio Courtoisie, François de Voyer reçoit Rodolphe Cart et Daoud Boughezala pour évoquer l’actualité et notamment le conflit générationnel qui se dessine entre « boomers » et jeunes actifs en voie de précarisation.
#webtube : … Mais elle réclame l’interdiction du Canon français : LFI dévoile son vrai visage. Il y a des week-ends où l’actualité, à elle seule, suffit à révéler la cohérence — ou plutôt l’incohérence assumée — d’une famille politique. Celui du 1er au 4 mai 2026 aura été l’un de ceux-là pour La France insoumise. Tandis que des dizaines de milliers de fêtards convergeaient vers un champ de tir militaire de la Délégation générale à l’armement, dans le Cher, pour participer au Teknival 2026 sur un site explicitement signalé comme dangereux par la préfecture en raison de la présence de munitions non explosées datant de la Seconde Guerre mondiale, l’eurodéputée insoumise Manon Aubry s’avançait au micro de France Info pour défendre l’événement. « Quelques grincheux voudraient que les free parties ne se tiennent plus », a-t-elle déploré, avant de livrer la formule qui résume tout : « Laissez les jeunes s’amuser et arrêtez de criminaliser la fête. »
C’est bizarre de défendre des « fêtes » sous cannabis, cocaïne, 3-MMC et crack, tout en exigeant l’interdiction des vraies fêtes sous charcuterie, choucroute, Michel Delpech et vins de nos terroirs (Le canon français). pic.twitter.com/zSUr3aA2wS
Sur le principe, on pourrait souscrire à cette saine défense de la liberté festive. Le problème, c’est que cette même eurodéputée appartient à la même formation politique qui, depuis des mois, multiplie les initiatives pour obtenir l’interdiction administrative d’un autre type de fête : les banquets du Canon français.
Deux fêtes, deux régimes politiques
Rappelons les faits, sobrement. Le Canon français est une opération nationale d’inspiration terroir et commerciale, qui organise dans plusieurs villes de France de grandes tablées populaires autour de la gastronomie régionale, des vins, du fromage et du patrimoine musical français. À Caen, en avril dernier, l’eurodéputée LFI Emma Fourreau a relayé une pétition exigeant l’annulation du banquet qui devait s’y tenir tout en mentant ouvertement, y compris au Préfet, sur le contenu du Banquet. À Quimper, la pression conjuguée d’une élue insoumise locale et de la mairie socialiste a obtenu le retrait du parc des expositions municipal qui devait accueillir l’événement, désormais annulé. Aucune infraction n’avait été commise. Aucune procédure judiciaire n’était en cours. La seule justification invoquée tenait à des « raisons de sécurité » que personne n’a jamais sérieusement explicitées.
Comparons maintenant les deux situations factuellement.
D’un côté, un événement payant, déclaré, contractualisé avec des bailleurs privés et des collectivités locales, organisé dans le respect du droit, avec billetterie, sécurité privée, accord des propriétaires. De l’autre, un rassemblement illégal et non déclaré, organisé sur un site militaire dont l’accès est interdit, qui a déjà donné lieu à 33 blessés selon le bilan préfectoral du 3 mai, à 32 verbalisations majoritairement pour détention de stupéfiants, à quatre gardes à vue, à la découverte d’un obus de guerre nécessitant l’intervention de démineurs, et à la mobilisation d’environ 600 gendarmes pour gérer le désordre public.
LFI exige l’interdiction du premier. LFI défend la légitimité du second.
L’argument de la « jeunesse » à géométrie variable
Soyons précis sur un point pour ne pas tomber dans la caricature : tous les participants au Teknival 2026 ne sont pas des consommateurs de drogues dures, et le mouvement des free parties s’inscrit dans une histoire culturelle française réelle qui mérite d’être prise au sérieux. La techno alternative et l’esthétique sound system constituent depuis trente ans un pan légitime de la culture populaire jeune. Il ne s’agit donc pas de hurler contre les raveurs en bloc.
Mais précisément, cette nuance vaut dans les deux sens. On peut tout à fait défendre la liberté de réunion des amateurs de musique électronique tout en s’interrogeant sur l’incohérence d’une formation politique qui défend cette liberté lorsqu’elle s’exerce en violation flagrante du droit, sur un site militaire interdit d’accès, avec un bilan sanitaire et sécuritaire avéré, et qui dans le même temps réclame l’interdiction d’événements strictement légaux dont le seul tort est de plaire à un public que LFI méprise socialement et culturellement.
Car c’est bien là que réside le problème. Ce qui dérange La France insoumise dans le Canon français, ce n’est ni la sécurité, ni l’ordre public, ni la santé publique. C’est précisément le type de public qui s’y rend : des familles, des classes moyennes provinciales, des amateurs de gastronomie française traditionnelle, parfois des sympathisants du conservatisme assumé. Un public qui ne correspond pas aux catégories sociologiques que la gauche radicale considère comme légitimes à occuper l’espace public festif.
L’épisode est donc précieux, parce qu’il dévoile en quarante-huit heures ce que des années de discours sophistiqués sur la « liberté » et « l’inclusion » avaient réussi à masquer. La France insoumise n’a pas une conception universaliste de la liberté de réunion. Elle a une conception culturellement orientée : libre pour ceux qui partagent son esthétique, son vocabulaire, ses références sociologiques ; sous étroite surveillance pour les autres.
Pour la liberté des uns, on ira jusqu’à défendre l’occupation illégale d’un site militaire dangereux. Pour la liberté des autres, on alertera le préfet, on saisira le procureur, on fera pression sur les bailleurs, on pétitionnera, on diffamera publiquement les organisateurs en les associant à des étiquettes infamantes — comme l’a fait Marie Mesmeur en présentant le Canon français comme un « banquet de l’extrême droite » sans la moindre preuve, ou comme l’ont fait les quatre députés bretons LFI à Querrien en travestissant la réalité d’un concert privé pour obtenir son annulation. Et l’on continuera de prétendre, avec des trémolos dans la voix, défendre la « liberté festive » et la « jeunesse ».
Qui criminalise vraiment la fête ?
Il y a une ironie particulière à ce que ce soit Manon Aubry, dont le parti exige depuis dix-huit mois l’interdiction administrative des banquets du Canon français, des concerts de black metal en Bretagne, des fêtes de village conservatrices, des rassemblements identitaires bretons, qui vienne aujourd’hui reprocher au gouvernement de « criminaliser la fête ».
Si quelqu’un, dans le paysage politique français actuel, criminalise la fête de manière systématique, c’est précisément La France insoumise. Pas toutes les fêtes, bien sûr — les siennes, les festives raves de leurs cercles militants, les concerts antifa, les block parties parisiennes restent évidemment au-dessus de tout soupçon. Mais toutes les autres : celles des classes populaires de droite, celles des chrétiens, celles des bretons identitaires, celles des amateurs de gastronomie traditionnelle, celles des nostalgiques de la chanson française des années 1970, celles qui rassemblent des Français qui ne pensent pas comme la rédaction de Politis.
C’est un programme politique parfaitement cohérent, en réalité. Mais il faut avoir l’honnêteté de l’assumer pour ce qu’il est : non pas la défense universelle des libertés publiques, mais la promotion sélective des libertés des seuls camps sociologiques jugés acceptables. Le reste, on l’interdit, on le diffame, on le déplateformise, on le signale au procureur, on appelle le préfet à intervenir.
Une équation simple à résoudre
Une question, dès lors, pour terminer cette tribune. Pourquoi un événement payant, déclaré, légal, contractualisé, organisé selon les règles, mérite-t-il l’interdiction administrative ? Et pourquoi un rassemblement illégal sur un site militaire dangereux, avec 33 blessés, 600 gendarmes mobilisés, des obus de guerre découverts dans les broussailles, mérite-t-il la protection bienveillante des élus de la République ?
La réponse n’a aucun rapport avec la sécurité, l’ordre public ou la liberté festive. La réponse tient en deux mots : affinités culturelles. La France insoumise tolère ce qui lui ressemble. Elle réprime ce qui ne lui ressemble pas. C’est le programme politique de tous les régimes idéologiques de l’histoire — qu’ils s’appellent communistes, théocratiques ou simplement militants. Ce n’est pas le programme d’une démocratie libérale digne de ce nom.
Reste à savoir combien de Français s’en rendront compte avant que le verrou administratif ne se referme sur les fêtes, les concerts, les conférences, les associations et les rassemblements qui ne plaisent pas à cette frange de l’extrême gauche. À ce stade, le compte n’y est pas encore.
Mais la séquence du week-end dernier, dans toute sa clarté brutale, aura au moins eu le mérite de poser sans détour la véritable question : quand La France insoumise prétend défendre la liberté, de quelle liberté, exactement, parle-t-elle ? Et surtout : pour qui ?
#webtube : Julien Odoul, député de l’Yonne, entend mettre fin à la fuite des sportifs de haut niveau. Kaylia Nemour et Djenna Laroui (Algérie) pour la gymnastique ; Frédéric Kanouté (Mali), Aymeric Laporte (Espagne), Loïc Négo (Hongrie), Houssem Aouar (Algérie), Yacine Brahimi (Algérie) et Ismaël Doukouré (Côte d’Ivoire) en football ; Maya Cloetens (Belgique), Jacques Jefferies (Grande-Bretagne) et Florent Claude (Belgique) en biathlon. Tous ces sportifs ont un point commun : ils ont été formés en France et ont changé de nationalité sportive au cours de leur carrière. Il y en a des dizaines d’autres.
Tous ont bénéficié de l’expérience et du savoir-faire français pour devenir des sportifs de haut niveau. Pendant des années, ils ont arpenté les couloirs de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), des CREPS (Centres de ressources, d’expertise et de performance sportive) et des Pôles France, ils ont foulé les pelouses de Clairefontaine et ont participé à des compétitions de jeunes sous les couleurs de la France puis, un beau jour, matériel sous le bras, ils ont quitté le pays qui les a fait grandir et se surpasser. Pourquoi ? Parce qu’ils ont préféré la nation de leurs ancêtres à celle qui leur a tout donné, parce qu’en France, la concurrence était trop rude…
Une formation coûteuse
Les raisons sont propres à chacun et, d’une certaine manière, elles importent peu. Ce qui mérite, en revanche, d’être souligné, c’est que la formation dont ils ont profité n’a pas été gratuite. À l’INSEP, elle coûte entre 30.000 et 40.000 euros par an et par athlète et peut être d’une durée allant jusqu’à dix ans. À l’INF Clairefontaine, c’est entre 50.000 et 80.000 euros par an et par joueur sur une durée de deux à trois ans. Et pour ce qui est du biathlon, entre la formation en pôle espoir et celle délivrée au sein de l’équipe de France, la facture totale peut s’élever à 300.000 euros pour un sportif.
Qui paye ? La France ! L’État, via le ministère des Sports et l’Agence nationale du sport, les collectivités territoriales, les fédérations… La part la plus importante de la formation, qui comprend souvent le logement, la nourriture, la scolarisation et l’entraînement, est financée par de l’argent public. En d’autres termes, le contribuable français supporte le coût de la formation de sportifs de haut niveau qui vont ensuite glaner des médailles pour l’Algérie, l’Espagne, le Mali et d’autres nations concurrentes. Chose à laquelle Julien Odoul, député du Rassemblement national de l’Yonne, entend mettre un terme en déposant une proposition de loi.
Une loi dissuasive
Il en détaille les contours pour BV : « Cette proposition de loi s’articule autour de trois volets. Le premier volet, c’est de faire en sorte que l’athlète qui décide de partir perde tous ses avantages et bénéfices du statut de sportif de haut niveau français. Le deuxième volet, c’est que la fédération du pays qui bénéficie de l’arrivée du sportif formé en France indemnise la fédération quittée pour les nombreuses années de soutien et d’accompagnement. C’est, à mon sens, le plus important, puisque c’est le volet qui est le plus dissuasif. Le troisième, qui découle du second, c’est l’information, c’est-à-dire qu’à l’engagement du sportif de haut niveau, dès le début de sa formation, on l’informe que s’il devait concourir sous une autre bannière, s’il souhaitait changer de nationalité sportive, cela aurait un coût. »
Le député préconise également la mise en place, dans tous les sports, d’une règle proche du mécanisme de solidarité de la FIFA, qui prévoit une redistribution des indemnités de transfert aux clubs formateurs d’un joueur professionnel. Selon lui, ce serait une bonne manière « de remercier et de valoriser les formateurs », mais aussi, et surtout, cela permettrait à la France d’éviter d’enregistrer « une perte totale ». Il juge insensé de rester dans un système où il est possible, « après des années de formation, des années d’avantages et d’investissement, que du jour au lendemain, un autre pays rafle tout sans avoir dépensé un centime ». La logique est implacable.
#webtube : À un an de la présidentielle, BV a compilé les données nationales de la délinquance. L’ensauvagement gagne du terrain. Partout. Quelles sont les communes de France les plus ensauvagées ? À un an de l’élection présidentielle, le thème de l’insécurité s’impose dans le débat. Ce phénomène explosif, qui modifie le contexte de la vie en commun dans notre pays, est souvent étudié au niveau national. BV vous offre ici une carte interactive exclusive pour mesurer son évolution au niveau local, chez vous, chez vos parents, enfants, amis, sur vos lieux de vacances. Nous avons demandé à nos partenaires de Data Realis de travailler sur les statistiques officielles de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, en pointant précisément quatre grandes catégories de délits : les violences sur la voie publique, les atteintes aux véhicules, les cambriolages et l’usage de stupéfiants. Pour échapper aux variations conjoncturelles et valoriser les tendances lourdes, nous avons retenu des moyennes triennales. Les résultats en disent long sur l’urgence de prendre à bras le corps ce qui représente un grave défi pour le pays.
Cliquez sur cette carte pour vous rendre sur la carte interactive
Stupéfiants : Apt largement en tête d’un classement inattendu
Le classement des délits liés à l’usage de stupéfiants réserve une surprise de taille : c’est la sous-préfecture de Vaucluse Apt, 10 143 habitants au cœur du Luberon, qui s’impose en tête avec un taux de 50,0 pour 1 000 habitants, soit plus du double de Melun (Seine-et-Marne), en deuxième position avec 21,6 faits d’usage de stupéfiants pour 1 000 habitants. Carrefour entre Marseille et les Alpes, porte d’entrée du Luberon, l’un des territoires touristiques parmi les plus fréquentés de France, Apt cumule tous les facteurs d’une place de deal active : flux saisonniers intenses, proximité d’une métropole, axes routiers propices à une évaporation rapide. Le podium est complété par Saint-Omer (Pas-de-Calais) avec un taux de 21,1 pour 1 000 (+2 places). Suivent, à égalité avec un taux de 19,7 pour 1 000, la petite sous-préfecture de Castellane (Alpes-de Haute-Provence) – 1 472 habitants seulement mais point de passage obligé des centaines de milliers de touristes qui prennent d’assaut, chaque année, les gorges du Verdon – et Bar-le-Duc, préfecture de la Meuse. Outre Melun, ce top 10 compte d’autres villes de transit et de carrefour routier dont le rôle de place de redistribution pour la marchandise en provenance des métropoles est établi, comme Compiègne (Oise) et Château-Thierry (Aisne), en bordure du Bassin parisien. Lens (Pas-de-Calais), Marseille et Le Puy-en-Velay, préfecture de Haute-Loire, complètent ce top 10 hétéroclite et rappellent que le phénomène n’épargne aucun type de territoire.
Violences sur la voie publique : l’outre-mer éclate tout
Le palmarès des violences sur la voie publique est dominé par trois villes d’outre-mer. Pointe-à-Pitre, porte d’entrée de la Guadeloupe, s’impose avec un taux de 24,7 pour 1 000, un niveau stable par rapport à 2022-2024 qui témoigne d’une tension sociale permanente dans cette ville où paupérisation extrême et circulation intense se conjuguent. Cayenne, préfecture de la Guyane, suit à 14,6 pour 1 000, devant Basse-Terre, préfecture de la Guadeloupe, à 14,2 pour 1 000. Ces trois villes cumulent des fragilités structurelles — chômage massif, économie informelle, pression migratoire — que les moyens de sécurité disponibles peinent à contenir. Le premier représentant de la métropole est Langon, petite sous-préfecture de Gironde (7 674 habitants seulement), qui pointe en quatrième position avec un taux de 13,5 pour 1 000 (+3 places) – une anomalie statistique explicable en partie par le nombre de collégiens et de lycéens qui y étudient : plus de 3 500. La suite du top 10 dessine une géographie de la fracture sociale : Saint-Omer (Pas-de-Calais), Bobigny (Seine-Saint-Denis), Valenciennes (Nord), Rouen (Seine-Maritime), Avesnes-sur-Helpe (sous-préfecture du Nord, qui progresse de 6 places) et Bondy (Seine-Saint-Denis) forment un bloc où désindustrialisation, relégation urbaine et densité de peuplement se combinent pour entretenir une violence de rue persistante.
Atteintes aux véhicules : Pointe-à-Pitre et Grenoble au coude-à-coude, les grandes métropoles dans leur sillage
Cambriolages mis à part, Pointe-à-Pitre subit un niveau de délinquance hors normes.
Pour les vols et dégradations de véhicules, Pointe-à-Pitre devance d’un cheveu Grenoble : 31,6 pour 1 000 contre 31,3 pour 1 000. La ville guadeloupéenne, déjà en tête des violences de rue, confirme ainsi son statut de point noir absolu de notre classement. La « capitale des Alpes », Grenoble, est quant à elle la ville de métropole où votre voiture est le plus en danger. Et pas seulement à cause de l’autophobie écolo ! Le reste du top 10 épouse fidèlement la carte des grandes métropoles françaises : Lyon bondit de 4 places et complète le podium des atteintes aux véhicules (26,3 pour 1 000), devant Lille à 26,2 pour 1 000 et Bordeaux à 26,0 pour 1 000 (+3 places). Rouen et Marseille suivent. Vénissieux, commune de la banlieue lyonnaise, Saint-Herblain, dans l’agglomération nantaise, et Villeneuve-d’Ascq, dans la métropole lilloise, confirment la concentration de cette délinquance de prédation dans les zones urbaines les plus densément peuplées.
Cambriolages : la métropole bordelaise sous pression
Le classement des cambriolages de logements s’ouvre sur une surprise ultramarine : Saint-Laurent-du-Maroni, sous-préfecture de Guyane (54 429 habitants) est en tête avec un taux de 15,7 pour 1 000 logements. Si ce taux est stable par rapport à la période précédente, il reflète la situation d’une ville marquée par une immigration incontrôlée et une économie de survie qui favorisent toutes les formes de prédation. Le Raincy, l’une des rares communes huppées de Seine-Saint-Denis, figure en deuxième position avec 13,9 pour 1 000, devant Bondy qui gagne deux places par rapport à 2022-2024 et grimpe sur le podium. La présence de ces deux communes sur le podium, géographiquement proches mais socialement contrastées, illustre la pression qu’exercent les réseaux organisés sur la population de toute la Seine-Saint-Denis. Pessac, commune de l’agglomération bordelaise, pointe en quatrième position à 11,4 pour 1 000 et progresse de 5 places. Sa population résidentielle aisée est une cible privilégiée pour les monte-en-l’air locaux. Carcassonne et Avignon suivent ex aequo à 11 cambriolages pour 1 000 logements par an entre 2023 et 2025. Marseille et Aix-en-Provence figurent côte à côte dans ce top 10 que ferment deux villes résidentielles de banlieue : Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne ; et Mérignac, autre commune de la métropole bordelaise, elle aussi, comme Pessac, en forte hausse (+7 places).
Classement global : le Nord, la Seine-Saint-Denis et… Langon !
Parmi les 325 communes concernées par les quatre types de délits recensés par les forces de l’ordre, le rang moyen permet d’identifier celles qui souffrent d’un taux de délinquance élevé dans chaque catégorie. Lille s’impose en tête avec un rang moyen de 13,2 – ce qui signifie que la préfecture du Nord figure en moyenne dans les 20 premières villes pour chacun des quatre types de délits, signe d’une forte insécurité structurelle. Marseille (rang moyen 19,2) occupe la deuxième place, portée par son taux de stupéfiants de 16 pour 1 000 et ses 24,4 pour 1 000 atteintes aux véhicules. Roubaix, autre commune de la métropole lilloise, et Bondy (Seine-Saint-Denis) se partagent la troisième place ex aequo avec un rang moyen de 20,8. En position 5, 6 et 7, Avignon, Lens et Basse-Terre confirment que l’insécurité cumulée ne touche pas que les grandes métropoles. Vient ensuite Aubervilliers (8e), autre commune de Seine-Saint-Denis, qui précède Langon (9e), la surprise de ce classement : la petite sous-préfecture girondine, outre sa quatrième place pour les violences de rue, est 48e pour l’usage de stupéfiants, 44e pour les atteintes aux véhicules et 57e pour les cambriolages. Ce qui n’a pas empêché ses habitants de réélire un maire de gauche… Pointe-à-Pitre et Douai sont ex aequo en dixième position, devant Vénissieux et Saint-Ouen-sur-Seine, troisième commune de Seine-Saint-Denis dans ce classement. Lyon et Paris ferment un top 15 où le Nord et la Seine-Saint-Denis placent chacun trois communes : Lille, Roubaix et Douai d’un côté ; Bondy, Aubervilliers et Saint-Ouen-sur-Seine de l’autre – illustrant, une fois de plus, l’échec collectif à endiguer une délinquance devenue endémique.
Méthodologie Parmi les 14 catégories de délits répertoriés dans la Base statistique communale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales, nous avons retenu les délits suivants : « cambriolages de logements » ; « autres coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus » et « vols violents sans arme » qui relèvent des violences sur la voie publique ; « vols de véhicules », « vols dans les véhicules » et « vols d’accessoires sur véhicules » qui relèvent des atteintes aux véhicules ; et, enfin, l’usage de stupéfiants. À l’exception des cambriolages, dont les taux sont donnés pour 1 000 logements, tous les autres taux sont donnés pour 1 000 habitants. Le périmètre couvre les préfectures, sous-préfectures et communes de plus de 50 000 habitants, soit 385 villes. Nous avons privilégié la moyenne annuelle sur la période triennale 2023-2025, ce qui permet de dégager les tendances structurelles en lissant les fluctuations conjoncturelles. L’évolution indiquée dans les infobulles correspond à la variation du rang entre la période 2022-2024 et la période 2023-2025. Le classement global est calculé sur les 325 communes disposant de données publiables sur les quatre indicateurs.
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#webtube : La guerre en Iran marque-t-elle le début d’une crise globale majeure ? Énergétique, économique, alimentaire, financière et géopolitique : tous les signaux virent au rouge. Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, Élise Blaise reçoit Jacques Sapir pour décrypter les bouleversements de l’équilibre mondial depuis l’entrée en guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.Une émission essentielle pour comprendre les mécanismes d’une crise qui dépasse largement le seul conflit iranien.
👉 Détroit d’Ormuz, tensions avec les États-Unis, alliance avec la Russie : que se joue-t-il réellement au Moyen-Orient ? 👉 Un jeu géopolitique dangereux : alors que les gouvernements américains successifs avaient résisté à la volonté des dirigeants israéliens, Trump a accepté l’intervention en Iran… Une guerre qui nuira lourdement à Israël. 👉 Explosion des prix du pétrole et des carburants : quelles menaces pour la France et l’Union européenne ? Quelles parades pour se défendre face à la crise qui ne fait que commencer ? 👉 Les États-Unis, grands gagnants de la crise ? Si les Etats-Unis sont devenus en quelques mois les premiers fournisseurs de pétrole de la France, le bilan des opérations est-il vraiment positif pour Washington ? 👉 Inflation, taux d’intérêt, montée du yuan : vers une crise protéiforme mondiale ? 👉 Engrais, industrie, alimentation : faut-il craindre des pénuries… voire une famine ? Alors que Donald Trump affirme que les États-Unis n’ont pas besoin du pétrole qui transite par le détroit d’Ormuz, les prix à la pompe flambent sur son territoire comme en Europe. En France, Emmanuel Macron tente d’éteindre les inquiétudes sans prendre la mesure de la situation. Une situation de crise qui ne se limitera pas aux conséquences déjà lourdes de l’inflation énergétique. En effet, le gaz, les engrais, l’hélium, l’aluminium viendront notamment compléter la liste des matières premières en tension, au point de créer des pénuries dans de nombreux secteurs. Hausse des prix à la pompe, tensions des produits, fragilisation industrielle… sommes-nous entrés dans une spirale incontrôlable ? 🎯 Une émission essentielle pour comprendre les mécanismes d’une crise qui dépasse largement le seul conflit iranien.