. Cuba au plus bas

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#webtube : Après soixante‑sept ans de régime castriste, Cuba tente de survivre dans la misère et la désolation. Après soixante‑sept ans de régime castriste, le constat est sans appel : pauvreté ou misère généralisée, répression constante et libertés publiques inexistantes, exode massif. Une situation déjà dramatique, mais qui s’est aggravée depuis janvier 2026.

L’interdiction totale imposée par Donald Trump sur les livraisons de pétrole à destination de l’île a frappé de plein fouet ses dix millions d’habitants. Un seul pétrolier russe a réussi à accoster ; insuffisant pour empêcher l’économie de s’effondrer. Le pays tourne au ralenti, ou plutôt ne tourne plus du tout. Les employés de l’État ont été sommés de rester chez eux. À La Havane (deux millions d’habitants), la circulation ressemble désormais à celle d’une bourgade française de dix mille âmes.

Quelques industries d’État reçoivent encore un peu de carburant, puisé sur les réserves, en partie siphonné et revendu au marché noir, seul moyen pour la population d’en obtenir. Le litre d’essence coûte désormais 10 euros !

Disette et système de santé en ruine

Le système national de rationnement – la libretta -, déjà moribond, s’est écroulé. Les bodegas (magasins de l’État) sont vides. L’ancienne fierté du régime – son système de santé – n’est plus qu’un souvenir : pharmacies désertes, hôpitaux sans seringues, sans compresses, sans médicaments. Les rares traitements s’achètent cher dans la rue, faute de pharmacies privées, toujours interdites. Des épidémies apparaissent.

Privée de carburant, la collecte des ordures a cessé depuis des mois. Les déchets s’entassent au coin des rues. Chaque matin, de pauvres hères fouillent les poubelles pour trouver de quoi manger ou revendre quelques objets. On a vu des hommes récupérer à mains nues des pâtes dans un sac‑poubelle, les verser dans une boîte de conserve vide et les avaler sur place : une triste scène qui illustre la disette qui ravage l’île.

Apagones et pénuries d’eau

Ce que tous les Cubains redoutent, ce sont les apagones : des coupures d’électricité pouvant durer vingt heures sur vingt‑quatre dans les provinces. Par deux fois, déjà, le système a sauté avec des black-out à l’échelle du pays. Impossible de conserver la moindre nourriture, de faire fonctionner un réfrigérateur ou même un ventilateur dans une chaleur tropicale. Dans de nombreux quartiers de la capitale, l’eau ne coule plus depuis des semaines, faute d’électricité pour alimenter les pompes. Les habitants doivent acheter l’eau — une première, à Cuba — et monter des jerricans à pied dans les immeubles. Quand elle arrive, l’eau du robinet n’est de toute façon pas considérée comme potable.

Salaires dérisoires

Comment un pays peut‑il survivre sans carburant, sans industrie et sans agriculture, sauf de subsistance? Chacun tente de s’en sortir avec un petit travail informel qui rapporte quelques cents – cents, pas euros – par jour. Le salaire moyen varie entre trois et trente euros par mois au taux parallèle qui détermine le prix de la plupart des biens. Un jeune médecin ne gagne même pas un euro quotidien ! Dès qu’ils ont terminé leur travail au service de l’État après leurs études, de nombreux spécialistes — médecins, ingénieurs — quittent leur profession pour devenir serveurs ou petits commerçants.

Touristes volatilisés

Hôtels et locations chez l’habitant sont désespérément vides. Le tourisme, dernière source de devises du pays, s’est volatilisé. Deux compagnies européennes, seulement, desservent encore l’île à partir de l’Europe. Air France vient d’abandonner sa liaison quotidienne, faute de kérosène au retour et de passagers. Les rares visiteurs qui s’aventurent dans la Vieille Havane sont assaillis de sollicitations incessantes.

La grande majorité des Cubains accusent ouvertement leur gouvernement de cette situation. Ils souhaitent un changement profond pour sortir de cette misère sans horizon. Pour beaucoup, la seule issue reste l’exil : depuis les manifestations de 2021, les restrictions à l’émigration ont disparu, entre un et deux millions de personnes ont quitté l’île — souvent les plus qualifiées, les plus débrouillardes.

État policier

Signe de mécontentement, il y a bien quelques concerts de casseroles, la nuit, parfois un slogan hostile peint sur un mur avant d’être rapidement effacé. Mais la population n’a pas oublié la répression des manifestations de 2021 et vit dans la peur. Les critiques ne s’expriment qu’au sein d’un cercle familial restreint, la dénonciation restant une menace permanente. Pour l’instant, l’État policier tient. La pratique religieuse, en pleine expansion dans un des deux derniers pays communistes au monde (avec la Corée du Nord), constitue un refuge spirituel et le seul espace public de liberté. D’émouvantes processions de rue se sont déroulées, le Vendredi saint, un peu partout dans le pays, et le dimanche de Pâques, la cathédrale de La Havane était pleine pour la messe de la Résurrection.

Espoir Trump déçu

Après l’enlèvement du président Maduro au Venezuela, beaucoup ont espéré une intervention américaine. Avec la guerre en Iran et le temps qui passe, cet espoir s’est dissipé. Cuba est à bout de souffle. Une Cubaine résume le sentiment général : « Je veux vivre dans un pays où on n’a pas faim et où il y a de l’électricité. » Un peuple entier lutte pour survivre, jour après jour. Jusqu’à quand ?

Alexandre Dessouroux, dans BV

. Racisme : les Blancs de plus en plus touchés et ostracisés

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#webtube : Une étude révèle une hausse des agressions visant les Blancs, qui adaptent désormais leurs habitudes par crainte. C’est bien connu, le racisme anti-Blanc n’existe pas. À au moins trois reprises, la Justice a reconnu le caractère raciste des injures et des agressions lorsque les mots « sale Blanc » étaient prononcés et en a condamné les auteurs, mais pour certains, c’est encore une vue de l’esprit ou, dans le meilleur des cas, un mal marginal. La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et l’IFOP viennent de leur donner tort.

Dans une étude publiée le mercredi 8 avril, l’association et l’institut d’opinion publique se penchent sur « les violences et les discriminations à caractère raciste en France ». Un premier constat est fait sur l’ensemble de la population : « 46 % des Français ont déjà été victimes d’agressions et/ou de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie. » La publication s’intéresse ensuite aux victimes elles-mêmes, en fonction de leur couleur de peau. Surprise (ou pas), les Blancs sont concernés, et pas qu’un peu. Ce sondage, réalisé sur un échantillon de 14.000 personnes, indique que 32 % des Blancs ont été victimes d’une « forme d’agression raciste au cours des douze derniers mois ». Il y a dix ans, ils étaient 15 %.

Chiffres en hausse

Cette hausse est significative. Elle n’est pas sans conséquence. Dans son chapitre « L’impact du racisme sur la vie des victimes », l’étude rapporte que plus d’une victime blanche sur deux (52 %) adopte une stratégie d’évitement et, plus précisément, que 43 % d’entre elles « évitent de fréquenter certaines rues ou certaines zones ». C’est quatre points de plus que pour l’ensemble des victimes et largement au-dessus des résultats des autres catégories de personnes (Noirs : 34 % ; Arabes : 36 % ; Est-Asiatiques : 37 % ; Métis : 29 %).

Les chiffres ne mentent pas. Le racisme anti-Blanc est une réalité française. Il faut l’avouer : pour qui ne nie pas l’évidence, ce n’est pas la révélation de l’année. Cette étude n’est qu’une confirmation, la reconnaissance d’un phénomène qui a cours dans un certain nombre d’endroits et de milieux.

À ce sujet — Football : Lucas Chevalier traité de « sale gwer » après un « j’aime » pro-RN

Dans le sport, notamment, les exemples sont nombreux. Emmanuel Petit, champion du monde de football en 1998, a dénoncé le problème dans sa discipline, il y a près de deux ans. Depuis, des joueurs professionnels comme Lucas Chevalier et Hugo Lloris ont été traités de « sale gwer » et de « sale Blanc ».

Dans les médias, ces deux expressions sont aussi employées sans que cela ne fasse scandale. Jean-Michel Aphatie prétend même qu’il s’agit de simples insultes sans caractère raciste.

Liberté en baisse

Dans les salles obscures et de spectacle, aussi, le racisme anti-Blanc est autorisé. Pour rappel, Virginie Efira a été choisie pour incarner Gisèle Halimi sur grand écran, et cela n’a guère plu. Nombre d’internautes l’ont jugée trop blanche pour le rôle et ont crié au whitewashing. De son côté, sur les planches, Mustapha El Atrassi se plaît à dire que « les gwers, ils puent du c*l ! » Il y a les mots, il y a aussi les actes : les discriminations à l’embauche, les agressions.

Des faits qui, comme le suggère le sondage, font que les Blancs ne sont plus totalement libres de leurs mouvements. Ils évitent certaines rues, ils retirent leurs enfants des clubs de football parce que personne ne leur fait la passe, ils quittent leurs logements car leurs voisins leur font comprendre qu’ils ne sont pas à leur place, ils ferment leurs commerces, ils ne prennent plus les transports en commun…

Le vivre ensemble ne fonctionne pas. Au contraire, plus les années passent, plus l’entre-soi se développe. Les personnes vivant sur le sol de France, quelles qu’elles soient, se mélangent de moins en moins. Certes, ce phénomène n’est pas institutionnel comme ce fut le cas en Afrique du Sud entre 1948 et 1991, mais cette séparation, cette ségrégation induite non pas par la loi mais par les attaques du quotidien, a des airs d’apartheid.

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Anne Sicard veut interdire le voile dans les conseils municipaux

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#webtube : « L’étape suivante c’est un maire voilé », s’alarme un cadre RN. La République française et ses élues voilées. Voici la problématique à laquelle la députée Anne Sicard a décidé de s’attaquer. Car avec les victoires de La France insoumise dans plusieurs villes et l’élection de plusieurs centaines de conseillers municipaux dans la France entière, la question du voile a fait son entrée fracassante dans les mairies.

N’admettant pas la soumission, la députée Identité-Libertés a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire « aux élus locaux le port de signes religieux ostensibles lorsqu’ils représentent la collectivité ou pendant les réunions des conseils ». En conférence de presse le 8 avril, cette proche de Marion Maréchal a présenté son texte : « L’entrisme islamiste a obtenu sa première victoire en réussissant à pénétrer dans les conseils municipaux de nos mairies, sans même que cela ne provoque un émoi national. » « Jusqu’à quand allons-nous laisser faire sans réagir ? », s’est émue la députée du Val-d’Oise, qui a lancé une pétition pour soutenir son initiative,

Parce qu’en effet, il y a urgence. Sur ce sujet, le phénomène progresse à la vitesse de la marée qui, chaque jour, encercle le mont Saint-Michel. Comme le rappelle Anne Sicard, lors des élections régionales de 2010 en PACA, le NPA d’Oliver Besancenot présentait une candidate portant le foulard islamique. Une violente polémique éclatait à gauche alors que de nombreux ténors dénonçaient une atteinte à la laïcité. Jean-Luc Mélenchon n’avait alors pas de mots assez durs pour exprimer son désaccord, sur ce qui relevait, selon lui, d’une « attitude immature et un peu racoleuse »« Qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate ? »

À ce sujet — Chalon-sur-Saône : cette élue LFI qui voulait venir voilée au conseil municipal

« L’étape suivante, c’est un maire voilé »

Seize ans plus tard, à l’occasion des élections municipales, La France insoumise fait entrer de nombreux voiles dans les conseils municipaux. À Meaux, le 21 mars, Cathy Deharbe participait, voilée, au premier conseil de la ville. Le maire LR, Jean-François Copé, n’a pas bronché, estimant, le 8 avril, sur RTL, qu’« interdire aujourd’hui le voile est une illusion, parce que c’est trop tard. Il fallait le faire il y a 25 ans. » Une position qui n’est pas nouvelle, puisque l’élu déclarait déjà, il y a an, sur la question du port du voile : « Ce débat n’est plus possible aujourd’hui au regard du nombre de femmes qui le portent et qui n’en font pas un élément de militantisme. » À La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ville remportée par le député insoumis Aly Diouara, la 9e adjointe au maire, Amina Abal, arbore le voile. « La question se pose de savoir si elle célébrera les mariages civils ou participera à des commémorations officielles en portant le voile islamique », souligne Anne Sicard. « L’étape suivante, c’est un maire voilé », s’alarme un cadre RN, auprès de BV. L’exemple de Chalon-sur-Saône démontre qu’il n’y a pas de fatalité. Alors qu’au lendemain de leur élection, deux élus LFI (dont l’une porte le voile) contestait devant la Justice l’arrêté du maire Gilles Platret interdisant les « signes religieux ostensibles » au conseil municipal, le tribunal de Dijon se prononçait en défaveur du recours.

« C’est un moyen de mettre les LR au pied du mur »

« Notre stratégie, c’est la politique des petits pas, commente l’entourage d’Anne Sicard auprès de BVc’est un test grandeur nature de notre capacité à refuser le prosélytisme islamiste. L’objectif est de s’attaquer à l’islam politique. » Le texte, qui a déjà obtenu une cinquantaine de cosignatures venant du RN et de l’UDR, fera-t-il consensus auprès des députés LR ? « C’est un moyen de leur mettre la pression, de les mettre au pied du mur, confie à BV un cadre du parti mariniste. Il faut désormais qu’ils passent de la parole aux actes. » Les propos très offensifs de Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou encore David Lisnard sont sans équivoque, sur le sujet. « Chaque voile à l’université, […],chaque burkini sur nos plages, chaque refus de mixité dans nos piscines, chaque prière de rue est un étendard politique, souvent un pion avancé par les islamistes sur l’échiquier de notre espace public, et toujours un renoncement de la République française », déclarait le maire de Cannes, président de l’Association des maires de France, dans une tribune en décembre.

Ce 9 avril, Marion Maréchal appelait, sur Sud Radio, tous les élus Républicains à rejoindre cette initiative parlementaire « pour éviter que notre inaction d’aujourd’hui n’ouvre la voie, demain, à l’application de la charia ».

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. La chanson du jour, K. – Cigarettes After Sex

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#webtube : Parfois, une chanson capture exactement cette sensation de flou, entre le souvenir et le présent. La voix de Greg Gonzalez, cette guitare réverbérée… c’est une plongée immédiate dans une mélancolie douce.

#webtube : Sometimes, a song perfectly captures that feeling of blurriness, between memory and the present. Greg Gonzalez’s voice, that reverberating guitar… it’s an immediate plunge into gentle melancholy.

Source : Youtube

. C’est un missile sol-air portable russe qui a abattu le F-15 américain

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#webtube : Ceux qui se souviennent de la guerre menée par les Soviétiques en Afghanistan de 1979 à 1989 savent combien les missiles Stinger fournis par la CIA aux moudjahidines afghans ont été d’une redoutable efficacité contre les avions et hélicoptères russes. En dix ans de guerre, les Soviétiques ont perdu 118 avions et 330 hélicoptères au minimum. Les Stingers, arrivés seulement en 1986, ont privé les Russes de leur suprématie aérienne, illustrant une fois de plus la capacité de résistance du faible face au fort dans une guerre asymétrique.

C’est donc un missile sol-air Verba, l’équivalent russe du Stinger américain, qui a abattu l’équipage du F-15, dont le sauvetage à haut risque a fait la Une des médias.

Voici les caractéristiques du 9K333 Verba, missile portable de 4e génération. Code Otan « SA-29 Gizmo » (Wikipedia)

9K333 Verba
Présentation
Type de missilemissile sol-air portable à très courte portée
ConstructeurKB Mashinostroyeniya
DéploiementDepuis 2014
Caractéristiques
MoteursMoteur fusée à combustible solide (poudre)
Masse au lancement17,25 kg (système complet)
Diamètre72 mm
Vitesse400 m/s
Portée6 km
Altitude de croisière3 500 m
Charge utileOgive de 1,5 kg
Guidagechercheur optique à trois canaux (ultraviolet, proche infrarouge, moyen infrarouge)
Détonationimpact ou fusée de proximité
Plateforme de lancementfantassin, trépied, véhicule, hélicoptère, navire

Selon certains « spécialistes » occidentaux, le missile Verba serait peu efficace face aux contre-mesures dont sont dotés les appareils américains les plus modernes. Personnellement, je n’adhère pas à ce genre d’optimisme affiché avant de connaitre le taux de réussite d’un armement en combat réel. Ce qui est certain, c’est que les unités russes qui en sont équipées et qui l’utilisent en Ukraine en sont satisfaites.

« Doté d’un chercheur optique multispectral à trois capteurs – ultraviolet, proche infrarouge et infrarouge moyen – permettant une vérification croisée des capteurs les uns par rapport aux autres afin de mieux distinguer les cibles et les leurres pertinents et de réduire les risques de perturbation par les contre-mesures, y compris les lasers qui tentent d’aveugler les missiles, ce missile de courte portée semble difficile à contrer. »

Selon son constructeur, ce missile peut cibler des avions, des hélicoptères, des drones et des missiles de croisière. Il peut de plus être lancé depuis une plateforme terrestre, un navire ou un avion.

Les Iraniens en avaient commandé quelques centaines aux Russes bien avant les hostilités. La destruction du F-15 montre donc que ni Israël, ni les États-Unis n’ont la suprématie aérienne à basse altitude. 

Un missile à 200 000 dollars peut détruire un avion de combat qui en vaut plus de 100 millions. Trump veut porter le budget défense des États-Unis à 1500 milliards de dollars, soit 30 fois celui de la France, mais il se pourrait que très bientôt, avec l’IA, des drones navals ou aériens intelligents, ainsi que des missiles imparables, renvoient les avions et les navires au rang de pièces de musées. L’éternel combat entre le glaive et le bouclier se poursuit.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. ENERGIE : La moyenne mobile à 7 ans a cassé, On vous explique tout! Par Charles et Emmanuelle Gave

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#webtube : On entend souvent parler de volatilité sur le prix du baril ou du gaz, mais pour voir la tendance de fond, il faut prendre de la hauteur. En finance, la moyenne mobile à sept ans est un indicateur de cycle long très respecté. Aujourd’hui, cette ligne de défense a cassé. Pour comprendre les mécanismes derrière ce signal et ce que nous réserve l’avenir énergétique, nous retrouvons Charles et Emmanuelle Gave pour une analyse complète. L’Economie expliquée par mon père, Charles Gave et Emmanuelle Gave

05:07 La moyenne mobile a cassé, explications 07:29 Cours de change du Yen contre l’Euro 12:00 Quelles vont être les ramifications pour les Français? 13:44 Hausse des prix de l’alimentaire. 21:00 Hausse des taux et baisse de l’or.

Source : Youtube – Institut des Libertés-Charles Gave

Une autre vidéo avec Charles Gave pour aller plus loin sur ce thème :

Source : Youtube – Tocsin

. Maires agressés: la fin douloureuse de l’ancien monde

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#webtube : Pour les maires sortants de Creil, du Blanc-Mesnil, à Mantes-la-Jolie ou de Vaulx en Velin, la soirée électorale du deuxième tour des municipales a été agitée et éprouvante. Au-delà de la défaite, ces maires ont dû subir insultes, bousculades et intimidations. Alors, de quoi ces violences sont-elles le nom ? l’annonce d’une future guerre civile en France ?

Au soir du deuxième tour des élections municipales, les scènes de violence se sont multipliées. À Creil, l’ex-maire PS Jean-Claude Villemain est filmé par une femme et apostrophé jusqu’à sa voiture. À Vaulx-en-Velin, on est monté d’un cran. Dans une vidéo TikTok, l’ancienne maire socialiste Hélène Geoffroy est violemment prise à partie par plusieurs individus. « Allez, sors de-là ! Arrache ta mère ! Tu nous as trop fait la misère ! », peut-on entendre. Même ambiance à Mantes-la-Jolie. Alors qu’il vient d’être battu au second tour par le nouveau maire Adama Gaye (divers gauche), le LR Raphaël Cognet traverse une foule hostile sous la bronca et les lazzis. Tout le monde a bien compris que nous étions en train de vivre un moment politique historique. Comme disait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître, et dans ce clair obscur surgissent des monstres ». Alors nous y voilà : nous sommes au temps des « monstres ».

De la ceinture rouge aux narco-califats

Faisons les comptes : dans les quartiers dits « populaires », les candidats insoumis l’ont emporté contre toutes les nuances de la gauche « molle ». À Saint-Denis, la gauche bobo-urbaine est battue ; à Vénissieux, ce sont les vieux communistes qui en font les frais ; à Creil, la gauche sociale-démocrate est balayée par la jeunesse radicalisée.

Lors de cette soirée, deux symboles ont démontré qu’une transformation irréversible de la gauche était en train de se produire sous nos yeux. Tout d’abord, à Vénissieux, une vidéo nous montra l’Internationale entonnée par les soutiens de la candidate PCF Michèle Picard, après sa défaite contre le candidat insoumis Idir Boumertit. Ainsi la vieille garde communiste passait le flambeau à la jeunesse radicale de la France insoumise. Deuxième symbole, la mort, le même soir, de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Avec l’affaire du voile de Creil, il incarne à jamais l’invention du « pas-de-vague » – qui fit temps de mal à la gauche de gouvernement. En 1989, il déclarait à des journalistes : « Et qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse que la France s’islamise ? ».

L’évolution en cours de ces territoires est un avertissement pour la gauche. Prenons le cas des « banlieues rouge », du nom de ces villes communistes qui entouraient Paris. Alors à son apogée dans les années 1960, cette « ceinture rouge » a connu des mutations avec la désindustrialisation et l’arrivée en masse d’immigrés extra-européens, lors des années 1970-1980. Ensuite, avec le déclin de la classe ouvrière, le PCF perdit en puissance au détriment du PS. Jusqu’aux années 2010, l’islamisation de ces territoires, l’explosion de l’insécurité et la réouverture des vannes de l’immigration poussent les habitants historiques à fuir ces territoires. Pendant un temps, l’UMP et le PS se maintiennent grâce à un clientélisme religieux, social et associatif.

Les élections d’hier nous ont appris une chose : ce temps est révolu. Nous vivons aujourd’hui une révolution qui en appelle déjà une autre. Les représentants blancs et historiques des partis de « gouvernement » (LR, PCF et PS) sont poussés à la sortie par la stratégie FI, fondée sur des listes qui revendiquent le vote « des origines », le vote communautaire, pour ne pas dire ethnique, (« Il faut des élus qui ressemblent aux populations locales ») et religieux (symbolique palestinienne et diverses promesses communautaires). Les années à venir nous diront si ce pouvoir communal inédit va encore se consolider et se développer.

La triple bascule

Cette nuit de violences en marge des élections est le symptôme d’une triple bascule : civilisationnelle, générationnelle et démographique. Voilà le destin tragique qui attend les vieux caciques blancs socialistes et communistes : le remplacement et les humiliations. Ceux qui ont vanté pendant des années l’immigration – et qui l’ont même encouragée – sont rejetés vertement par ceux qu’ils ont protégés.

Comme nous venons de le voir, nous avons désormais des banlieues arrachées des mains de leurs anciens « propriétaires » pour devenir des enclaves directement administrés par des « locaux ». Ces scènes nous ont démontré que nous étions dans l’époque de la confrontation physique et de la prise de territoires qu’expérimentent déjà les forces de l’ordre.

Nous le savons, la France s’archipélise de scrutin en scrutin, de génération en génération. En continuant de vivre toujours plus en vase clos, les Métropoles et les grandes villes votent à gauche et voient avec des yeux de Chimène ces nouveaux « damnés de la terre » que seraient les populations issues de l’immigration. En face des deux premiers, la France des campagnes, des petits bourgs et des innombrables villes moyennes de la France périphérique votent RN. Dans ces territoires, les électeurs aspirent à vivre dans un pays moins dangereux, avec une immigration drastiquement réduite et une politique de préférence nationale (aides sociales et services publics) pour les Français. Trois France qui ne se parlent plus et qui se regardent en chien de faïence, et qui, demain, se feront sans doute face à face.

Pourtant, de nombreux indices nous indiquaient la voie dangereuse que nous étions en train de suivre. En 1992, Guy Sorman écrit un livre au titre provocateur « En attendant les barbares ». Construit sous forme d’enquête, l’essayiste nous mène de Paris à Washington, d’Amsterdam à Berlin, de Liverpool à Los Angeles, partout où les « nouveaux barbares » affrontent les États bourgeois, blancs et occidentaux. Déjà à l’époque, le constat est terrible : aucun modèle en Occident ne permet d’intégrer parfaitement l’immigration. Pire, l’auteur voit déjà les soulèvements, la communautarisation et les sécessions à venir. Aux Pays Bas, la politique fondée sur la tolérance et le multiculturalisme conduit à une impasse. Outre-manche, la Grande-Bretagne ressemble de plus en plus à une collection de communautés concurrentes, tandis qu’aux États-Unis le melting-pot n’est plus une fusion des individus mais un alliage d’ethnies.

Longtemps nous avons pensé que le modèle laïc français nous préserverait des logiques multiculturalistes du modèle anglo-saxon. Or, avec les flux migratoires et l’abandon de toute ambition d’assimilation, chacun se rend compte que le fameux « vivre-ensemble » ne fonctionne plus. Pire, nous entrons dans l’ère des réflexes communautaires. Dans un article récent publié dans la revue Military Strategy Magazine, David Betz a évoqué les prémisses d’une guerre civile en Angleterre. Dans ce texte, les parallèles avec notre pays sont frappants. Dans le numéro 217 de la revue Éléments, le professeur d’histoire militaire au King’s College de Londres décrit à notre collaborateur Daoud Boughezala  «  ce contexte dans lequel les individus ne s’opposent plus sur des questions idéologiques comme l’avortement ou la peine de mort, mais adoptent les positions de leur tribu ». Autrement dit, « la position dominante de son groupe ethnique, religieux ou identitaire prime l’opinion personnelle de chacun ».

Betz revient alors sur l’émergence des partis communautaires, au Royaume-Uni. « A la chambre des Communes, rappelle-t-il, cinq députés musulmans indépendants se présentent comme les représentants d’une identité religieuse ou ethnique plutôt que comme les élus de leur circonscription ». En France, nous en sommes pas encore à ce point. Mais les évènements que nous avons connu nous obligent à la plus grande prudence concernant l’avenir. Nous sommes prévenus.

Rodolphe Cart, Revue Eléments

. Licornes 2026 : l’intelligence artificielle et le spatial pulvérisent les records de valorisation

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#webtube : En 2013, la capital-risqueuse américaine Aileen Lee inventait le terme de « licorne » pour désigner ces start-up privées valorisées à plus d’un milliard de dollars, si rares à l’époque qu’elles en paraissaient mythiques. Treize ans plus tard, le paysage a radicalement changé : on en dénombre désormais 1 705 à travers le monde, selon une analyse publiée début avril 2026 à partir des données de Crunchbase, PitchBook et TechCrunch.

Les États-Unis écrasent la concurrence

Sans surprise, les États-Unis dominent largement ce classement avec 880 licornes, soit plus de la moitié du total mondial. Le pays héberge également les pépites les plus valorisées de la planète : SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, est devenue la première société privée de l’histoire à franchir le cap des 1 000 milliards de dollars, atteignant 1 250 milliards après sa fusion avec xAI, en attendant une introduction en bourse annoncée comme historique. Suivent OpenAI (840 milliards), Anthropic (380 milliards), Stripe (159 milliards), Databricks (134 milliards) et Waymo (126 milliards).

La Chine arrive en deuxième position avec 287 licornes, portée par son immense marché intérieur. Le géant ByteDance, maison-mère de TikTok et Douyin, est valorisé à 480 milliards de dollars, tandis qu’Ant Group, l’affilié financier d’Alibaba, atteint 150 milliards. L’Inde compte 85 licornes, avec en tête Reliance Retail (101 milliards) et Reliance Jio (58 milliards).

L’Europe à la traîne, le Royaume-Uni en tête

Le Vieux Continent fait pâle figure face aux mastodontes américains et asiatiques. Le Royaume-Uni reste la première puissance européenne en la matière avec 69 licornes, principalement dans le secteur financier : la fintech Revolut (75 milliards) et la plateforme de paiement Checkout.com (40 milliards) en sont les fers de lance. L’Amérique latine, elle, totalise une trentaine de licornes, dont une vingtaine au Brésil.

L’IA, reine incontestée des nouvelles licornes

Sur les 47 entreprises ayant atteint le statut de licorne depuis le début de l’année 2026, 12 évoluent dans l’intelligence artificielle, soit 25,5 % du total. Ces sociétés se concentrent sur les infrastructures et les outils spécialisés bâtis autour des grands modèles de langage. La HealthTech arrive en deuxième position avec 6 nouvelles licornes (12,8 %), suivie du cloud et des infrastructures (4 entreprises). Les semi-conducteurs, la cybersécurité, les cryptomonnaies et le SpaceTech comptent chacun trois nouvelles licornes.

La nouvelle licorne la plus valorisée de l’année est l’américaine humans&, une jeune pousse spécialisée dans l’IA, qui a atteint 4,5 milliards de dollars début 2026 grâce au soutien de NVIDIA, GV (ex-Google Ventures) et Emerson Collective. Elle est talonnée par Ricursive Intelligence, fondée par d’anciens chercheurs de Google DeepMind et valorisée à 4 milliards après une levée de fonds de 300 millions menée par Lightspeed Venture Partners.

Robotique, défense et espace montent en puissance

D’autres secteurs émergent fortement. Bedrock Robotics (1,8 milliard) illustre l’engouement pour l’automatisation industrielle. Au Royaume-Uni, Roark, également valorisée à 1,8 milliard, témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies de défense et de sécurité, dans un contexte où gouvernements et fonds privés font de la souveraineté technologique une priorité. Varda Space Industries (1,6 milliard) développe quant à elle des engins spatiaux capables de fabriquer des matériaux de haute valeur en orbite avant de les rapatrier sur Terre.

Cette concentration extrême des richesses technologiques entre quelques mains américaines et chinoises pose une question stratégique pour l’Europe et la France : sans champions comparables, le Vieux Continent risque de devenir un simple consommateur de technologies conçues ailleurs, avec toutes les conséquences économiques et politiques que cela implique.

Breizh-info.com

. Sainte-Anne-d’Auray profanée la nuit de Pâques : l’offensive antifa contre le cœur spirituel de la Bretagne

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Choisir la nuit de Pâques, le moment le plus sacré du calendrier chrétien, pour s’attaquer au plus important sanctuaire breton : le symbole est lourd, et il n’a rien d’un hasard. Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril 2026, Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu de pèlerinage du Morbihan, s’est réveillée couverte de dizaines de tracts, d’affiches et de tags. Une opération concertée, revendiquée quelques heures plus tard par deux collectifs d’extrême gauche : le Gwened Antifa Crew – déjà auteur de nombreuses actions de délation, de menaces, et de diffamation en toute impunité depuis des années, bien que ses leaders soient identifiés – et l’Action antifasciste du Pays d’Auray.

Une quinzaine de lieux ciblés dans toute la commune

Les militants n’ont pas fait dans la demi-mesure. Arrêts de bus, mairie, armoires électriques, panneaux d’affichage, école, collège-lycée, et jusqu’à l’intérieur même du sanctuaire, notamment la Scala Sancta : une quinzaine de lieux ont été recouverts de slogans provocateurs. On pouvait y lire « Tremblez curés, les sorcières sont de retour », « Dieu te voit » ou encore « Aime ton prochain mais range tes mains ». Des tags évoquant des viols ont également été inscrits sur un bâtiment privé de la rue Allanic, dont le propriétaire Sébastien a manifesté sa stupeur : la cible est évidente, mais le message n’a strictement aucun lien avec la situation réelle.

Les équipes du sanctuaire et les agents municipaux ont découvert les dégâts vers 8 h 30 dimanche matin, et se sont immédiatement mobilisés pour tout nettoyer avant les offices pascals. À 9 h 30, il ne restait quasiment plus rien de visible pour les pèlerins. La gendarmerie, alertée sans délai, a ouvert une enquête. La mairie ainsi que l’association propriétaire du sanctuaire ont annoncé leur intention de porter plainte pour dégradations.

Un prétexte opportuniste : l’affaire du recteur

Pour justifier leur opération, les deux collectifs s’appuient sur une affaire en cours : la mise en retrait, au mois de mars dernier, de Gwénaël Maurey, recteur de la basilique, après le dépôt d’une plainte pour harcèlement sexuel émanant d’un proche collaborateur. Le prêtre conteste formellement les accusations et évoque une calomnie, tandis que le diocèse a choisi de le suspendre temporairement le temps que la justice fasse son travail.

Mais pour les militants antifa, cette procédure ordinaire ne suffit manifestement pas. Ils s’érigent en justiciers autoproclamés, transformant un simple soupçon en verdict définitif et instrumentalisant l’affaire pour lancer une charge idéologique plus vaste contre l’institution catholique dans son ensemble, au nom de la lutte contre ce qu’ils appellent la « culture du viol et du déni dans l’Église ». Leurs revendications s’étendent d’ailleurs bien au-delà de l’affaire Maurey : suppression du financement public des écoles catholiques, séparation totale de l’Église et de l’État, « surveillance » des prêtres. Un programme politique, donc, qui n’a plus grand-chose à voir avec la défense des victimes.

Politique

« On respecte les croyants » : la ficelle est un peu grosse

Interrogé par la presse, un membre du collectif a cru bon d’affirmer : « On ne veut pas s’aliéner les personnes croyantes, on les respecte. » La déclaration a de quoi faire sourire — ou grincer des dents. Car choisir délibérément la nuit de Pâques, planifier une action pour qu’elle soit visible dès le matin de la plus grande fête du christianisme, cibler un sanctuaire marial qui rassemble chaque année des centaines de milliers de pèlerins bretons : tout cela relève précisément du contraire du respect. C’est une profanation symbolique soigneusement mise en scène, destinée à humilier publiquement une communauté au moment où elle célèbre le cœur même de sa foi.

Les habitants ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Une Saintannoise dénonce un « lynchage public » et rappelle qu’« il y a une enquête et nous devons respecter son temps ». Une autre parle d’« horreur » en découvrant tous ces messages de haine. Un riverain non croyant juge l’action « lamentable ». Bruno Belliot, secrétaire général du sanctuaire, exprime son choc devant un « acte violent » et rappelle avec bon sens que « c’est à la justice de travailler et pas à la vindicte populaire ». C’est la première fois que Sainte-Anne-d’Auray est visée par une opération de ce type.

Le vrai visage de l’antifascisme breton

Derrière la prétention à combattre le « fascisme », ces collectifs révèlent une logique bien éloignée des principes démocratiques qu’ils prétendent défendre. Leur grille de lecture est binaire, manichéenne : d’un côté eux, détenteurs du bien ; de l’autre, une société qu’ils jugent massivement contaminée par des idéologies à « éliminer » — le mot est employé. Le catholicisme traditionnel, dans leurs textes, est explicitement désigné comme participant à cette prétendue fascisation. Tout est dit.

La méthode, elle, est rodée : collecter des informations sur leurs cibles, les diffuser sur les réseaux, exercer une pression permanente, désigner publiquement des ennemis. Il ne s’agit plus de débat mais d’intimidation. Et quand l’occasion se présente d’exploiter une affaire judiciaire en cours pour frapper un symbole, ces militants n’hésitent pas à piétiner au passage la présomption d’innocence, à salir l’honneur d’un prêtre et à insulter une communauté entière de fidèles.

Les abus commis dans l’Église sont une réalité grave, l’institution catholique l’a reconnu et est, faut-il le rappeler, la seule à avoir engagé un travail d’une telle ampleur pour faire la lumière sur son passé. Mais confondre ce travail exigeant de vérité avec l’activisme grossier et anticlérical de quelques groupuscules relève de la malhonnêteté intellectuelle. Les antifas du Gwened Antifa Crew ne défendent pas les victimes : ils s’en servent. Et ce qu’ils ont fait dans la nuit de Pâques à Sainte-Anne-d’Auray n’est pas un geste militant, c’est une profanation.

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. Boualem Sansal : finalement, ils l’aimaient mieux dans les geôles algériennes !

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#webtube : Pour les médias de gauche, relayés par la presse algérienne, Boualem Sansal est « la mascotte de l’extrême droite ». C’est une enquête de Libération parue le 1er avril qui a lancé l’offensive. Un chapô, accrocheur s’il en est, dénonce « un million d’euro d’à-valoir, un appartement parisien tous frais payés, proximité avec Sarkozy et Bardella… » Le départ de l’écrivain, passé de Gallimard chez Hachette, est une bombe lâchée dans le monde de la bien-pensance. Pire : « une rupture affective et idéologique, qui éclaire la droitisation assumée d’un romancier, désormais dans une écurie Bolloré », écrit Libération, repris par la presse de gauche et, bien sûr, les médias algériens.

Jusqu’ici, on lui pardonnait parce qu’il était rigolo

Certes, ils y mettent un peu les formes, mais le propos est simple à résumer : Boualem Sansal est un traître, un homme vénal, par-dessus tout un ingrat. La preuve, il est passé chez Bolloré, allant jusqu’à se commettre dans des rencontres littéraires où trônaient Knafo et Bardella. Quant à sa détention, elle n’a pas été si dure qu’on le prétend : les Algériens ont fort bien soigné son cancer et s’il n’a pas été libéré plus tôt, c’est à cause de l’affreux Retailleau, si méchant avec le président Tebboune. En gros.

Libération avait titré sur Le Monde voit, quant à lui, « un malaise grandissant » autour de l’auteur quand Le Nouvel Obs estime que les troupes de Bolloré lui ont carrément « retourné le cerveau », jusqu’à en faire « la mascotte de l’extrême droite ». Ce qui fait le bonheur de la presse algérienne

« La liesse aura été de courte durée », écrit Le Monde. On pourrait ajouter que le soutien à Boualem Sansal l’a été également, la presse de gauche, très « algérophile » et très « retailleauphobe », s’étant longtemps contentée du strict minimum. C’était encore trop, sans doute, car « de martyr de la liberté d’expression […], Boualem Sansal s’est progressivement révélé sous un autre jour : une figure ambivalente, pour ne pas dire ambiguë, dont les postures fluctuantes et les déclarations dans plusieurs médias proches de l’extrême droite désorientent jusqu’à ses proches ».

À ce sujet — Sansal critiqué pour son départ de Gallimard : « J’ai besoin de me sentir épaulé »

Jusqu’ici, on le trouvait drôle, nous dit-on, et malgré « sa dénonciation sans concessions de l’islamisme, l’homme avait toujours charmé par son sourire malicieux, sa liberté de parole et son talent littéraire ». En somme, on lui pardonnait ses égarements. Mais voilà, « aujourd’hui, face à ce qui ressemble de plus en plus à un glissement vers la droite radicale, les mêmes voient remonter un flot de phrases anciennes et troublantes, notamment ses prédictions apocalyptiques sur les menaces d’islamisation pesant sur la France et sa critique acerbe du pays dont il a acquis la nationalité en 2024 ».

Obsédé par « les ravages de l’islamisme »

C’est le départ de la maison Gallimard pour Grasset qui aurait fait tomber les masques… et justifié a posteriori le peu de soutien de la gauche pour l’écrivain pris en otage. Le Monde en est sûr, « ce revirement n’est pas seulement une décision individuelle mais l’aboutissement d’une sourde dissension, à la fois tactique et politique, qui a divisé ses soutiens dès le début de sa captivité ». Boualem Sansal était en fait « devenu l’acteur et l’enjeu d’un combat dépassant, de loin, la littérature et la liberté de l’écrivain ».

Dans Le Nouvel Obs, on le dit étourdi par sa soudaine célébrité : « Boualem a changé du tout au tout, depuis son séjour en prison […]. L’homme doux et rêveur, le « vieux Sachem », se serait endurci, enclin à des accès de brusquerie. Surtout, voilà cet écrivain, qui s’est toujours revendiqué « au-dessus des partis politiques », devenu « la mascotte de l’extrême droite ». » Et tous de détailler les tractations financières autour d’un homme que sa détention aurait rendu à la fois totalement désargenté et totalement déboussolé.

Mais on l’a compris, le fond du problème, c’est le positionnement de Boualem Sansal face à l’islam et l’islamisme : « Depuis une quinzaine d’années, ses déclarations et prises de position flirtent avec les obsessions conservatrices et réactionnaires », écrit L’Obs, pointant les entretiens accordés à Frontières où « il théorisait une fumeuse (sic) « grande conversion » du monde occidental à l’islam ». Ils ont oublié celui avec BV ! L’homme aurait vrillé, cédé au délire « comme son compatriote Kamel Daoud » après avoir vécu la décennie noire, quand l’islamisme a ravagé l’Algérie à la fin du siècle dernier.

Il est évidemment plus simple de faire de Boualem Sansal un malade, victime du syndrome post-traumatique dû à sa détention, voire de le transformer en pauvre vieillard âpre au gain et manipulé par l’extrême droite, que de s’interroger sur le bien-fondé de ses analyses. Le voilà donc renvoyé, comme Michel Houellebecq – l’ami cité à charge –, dans les basses fosses de la (facho)sphère Bolloré.

Marie Delarue, dans BV