– Météo du Dimanche 26 Juillet au Samedi 1er Août 2026

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Faible front et baisse des températures ce dimanche. Nouvelle canicule la semaine prochaine.

Source : Météo Express

– Elon Musk face à The Economist : IA, immigration, Europe… les moments forts d’un entretien sans filtre

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#webtube : Quatre-vingt-dix minutes face à Zanny Minton Beddoes, rédactrice en chef de The Economist, filmées lundi 21 juillet dans le hall de la Gigafactory Tesla au Texas. L’entretien, mis en ligne le 23 juillet, constitue la première grande interview d’Elon Musk depuis l’entrée en bourse spectaculaire de SpaceX. Intelligence artificielle, course technologique avec la Chine, rôle politique, rapport à l’Europe : tour d’horizon d’un échange souvent tendu, parfois explosif.

L’IA, horizon à cinq ans

Musk n’a pas varié d’un pouce sur sa ligne : l’intelligence artificielle dépassera la somme de l’intelligence humaine d’ici environ cinq ans. Dans dix ans, selon lui, aucune tâche ne résistera aux machines, du développail logiciel au travail physique via les robots humanoïdes. Le travail deviendra « optionnel », comme le jardinage : on pourra s’y adonner par plaisir, pas par nécessité.

Le patron de Tesla et SpaceX en tire une conclusion vertigineuse : l’argent lui-même perdra sa pertinence. Face à une journaliste visiblement sceptique — « les gens qui achètent vos actions ne pensent pas que l’argent n’aura plus d’importance en 2036 » — Musk a déroulé un raisonnement macroéconomique simple : si la production de biens et services explose grâce aux robots et à l’IA, la masse monétaire pourra croître sans inflation. Il prédit même de la déflation. Quant aux emplois détruits, le Trésor américain devra tout simplement « envoyer des chèques aux gens ».

Pour illustrer ce que sera la coexistence entre humains et superintelligence, Musk a renvoyé aux romans de science-fiction d’Iain Banks, la série Culture — un univers post-pénurie gouverné par des IA bienveillantes. « L’écart d’intelligence entre l’IA et l’homme sera bien plus grand que celui entre l’homme et le chimpanzé. Il est difficile d’imaginer que les chimpanzés soient aux commandes », a-t-il lâché avec un sourire d’excuses.

Anthropic en tête, la Chine aux portes

Fait notable : Musk a explicitement reconnu la suprématie d’Anthropic dans la course à l’IA, confirmant en direct ce qu’il avait déjà écrit sur X début juillet. Fable reste selon lui « clairement le modèle le plus intelligent ». Le modèle chinois Kimi K3, sorti la semaine précédente, s’en rapproche, mais Anthropic dispose déjà d’une version bien plus avancée, prête à sortir à tout moment.

Sur la Chine, le constat est sans complaisance : Pékin produit déjà plus d’électricité que les États-Unis, l’Europe et l’Inde réunis, et pourrait atteindre quatre fois la capacité américaine. Les entreprises chinoises d’IA font des prouesses avec peu de puces, et la Chine est « plus proche qu’on ne le pense » de résoudre le problème de la lithographie avancée. Musk estime qu’il est « probable » que la Chine prenne la tête de la course à l’IA à un moment donné — et qu’interdire les modèles chinois aux entreprises américaines n’y changera rien.

Un système d’alerte entre concurrents

Sur la sécurité de l’IA, Musk a formulé une proposition concrète : les grandes entreprises du secteur devraient se réunir chaque semaine ou toutes les deux semaines et s’accorder un délai d’une à deux semaines pour tester mutuellement tout nouveau modèle de frontière avant sa mise sur le marché. Les concurrents, estime-t-il, sont les mieux placés pour repérer les failles — et les plus motivés pour le faire. Le gouvernement n’interviendrait qu’en dernier recours, si une entreprise refuse de corriger un risque identifié.

Interrogé sur la faisabilité d’une telle coopération entre dirigeants qui « ne s’aiment pas beaucoup », Musk a balayé l’objection. Il a distingué Dario Amodei, le patron d’Anthropic, qu’il décrit comme « une personne de principes » dont les équipes n’ont « déclenché aucun détecteur de malfaisance ». Quant à Sam Altman, Musk n’a pas mâché ses mots : l’homme a transformé un projet à but non lucratif et open source en entreprise fermée valorisée 800 milliards de dollars — « l’exact opposé » de ce pour quoi Musk avait donné de l’argent.

DOGE : « Je me suis un peu trop impliqué »

Moment rare de l’entretien : Musk a reconnu s’être « un peu laissé emporter » par son engagement politique via DOGE. Mais l’autocritique s’est arrêtée là. Sur le fond, il n’a rien concédé. Les coupes budgétaires, notamment dans l’aide étrangère, n’auraient causé « zéro mort » — un point sur lequel il a été catégorique, répétant le mot « zéro » à plusieurs reprises face à une Beddoes visiblement incrédule. Les fondations privées comme celle de Bill Gates ou de Mackenzie Scott, a-t-il argumenté, disposent de dizaines de milliards et auraient pu compenser instantanément. Quant aux organisations qui ont protesté, Musk les soupçonne d’avoir fabriqué des « histoires tristes » pour maintenir des financements frauduleux.

Il a toutefois jugé l’administration Trump « excellente dans l’ensemble », tout en précisant qu’il ne serait « pas d’accord avec tout ce que fait n’importe quelle administration ».

L’Europe, terrain d’affrontement le plus vif

C’est sur l’Europe que l’échange a viré au bras de fer. Beddoes a reproché à Musk de diffuser une image déformée du Royaume-Uni et du continent, citant sa prédiction d’une « guerre civile inévitable » en Grande-Bretagne et sa promotion du film Citizen Vigilante — un thriller d’action interdit en Allemagne mettant en scène un justicier américain qui traque les criminels immigrés en Europe.

Musk n’a pas reculé d’un centimètre. « Vous vivez dans une bulle », a-t-il répondu, proposant une tournée du Royaume-Uni pour montrer ce que les médias traditionnels refuseraient de voir. Face à l’argument statistique — Londres est plus sûre que n’importe quelle grande ville américaine —, il a maintenu que l’Europe fait face à un « problème grave et croissant ». Sa thèse tient en une phrase : si un groupe de population en expansion rapide porte des convictions « antithétiques aux valeurs occidentales », le conflit est mathématiquement inévitable. « Un enfant peut le voir. »

L’entrepreneur a refusé l’étiquette d’extrême droite avec véhémence, qualifiant cette caractérisation de « fausseté scandaleuse » et d’« insulte à l’histoire ». Ses positions, a-t-il insisté, se résument à trois principes : frontières sûres, villes sûres, dépenses publiques raisonnables. « Lesquels de ces trois points sont d’extrême droite ? »

Sur la liberté d’expression, il a retourné l’accusation : « Pourquoi ne faites-vous pas davantage pour combattre la censure en Europe ? On met des gens en prison au Royaume-Uni pour des publications sur les réseaux sociaux. » À quoi Beddoes a rétorqué que soutenir des partis comportant de vrais néo-nazis dans leurs rangs, comme certains éléments de l’AfD, est une autre forme d’irresponsabilité.

Les deux interlocuteurs ont fini par convenir qu’ils étaient en désaccord fondamental — et que l’histoire trancherait. « Mon taux de réussite en matière de prédictions est très élevé pour un humain », a prévenu Musk, revendiquant un « effet Cassandre » : les gens ne le croient pas, mais ses prévisions finissent par se réaliser.

Starlink et l’Ukraine

Sur l’Ukraine, Musk a confirmé avoir collaboré avec Kiev pour créer une liste blanche de terminaux Starlink autorisés, afin d’empêcher les Russes d’utiliser des unités détournées dans les territoires occupés. Mais il a réitéré son appel à un accord de paix pragmatique : la frontière n’a quasiment pas bougé depuis deux ou trois ans, des hommes meurent chaque jour des deux côtés, et l’Ukraine ne reconquerra pas les territoires perdus. « Je suis assez choqué par ces diplomates élégants qui dînent sept plats dans des endroits luxueux pendant que des gens meurent au front. »

La conclusion de l’entretien a résumé le paradoxe Musk. D’un côté, un visionnaire qui décrit un monde radicalement transformé par l’IA et les robots dans la prochaine décennie. De l’autre, un acteur politique revendiqué qui alimente les fractures les plus brûlantes de l’Occident contemporain — et assume chaque mot. « Certains me détestent. Je m’en fiche. Un quart de milliard de personnes me suivent. Je pense que beaucoup plus de gens me soutiennent que l’inverse. Et je pense qu’ils vous détestent, vous et les médias, bien plus que vous ne le réalisez. »

Beddoes a eu le dernier mot, ou presque : « Je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites, mais c’est toujours absolument fascinant de vous parler. » Réponse de Musk : « Je ne suis pas ennuyeux. ». Personne ne le contredira.

 breizh-info.com

– Incendies : et si la suppression des cendriers avait eu un effet pervers ?

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#webtube : La lutte contre le tabagisme a fait disparaître les cendriers des voitures, pas les mégots incendiaires. Plusieurs régions de France sont actuellement en proie aux flammes. Les pompiers sont à pied d’œuvre dans le Var et en Gironde, comme ils l’ont été il y a peu de temps en région parisienne durant l’incendie de la forêt de Fontainebleau, où près de 2 000 hectares ont été réduits en cendres. À chaque fois, la question de la cause du départ de feu se pose.

Neuf incendies sur dix sont d’origine humaine et la moitié d’entre eux sont dus à une négligence, dont font notamment partie les mégots de cigarette jetés par les fenêtres des voitures. Le geste est inexcusable, il a peut être été favorisé par l’absence de cendrier dans les véhicules.

Fausse bonne idée

Depuis les années 2000, les accessoires des fumeurs, allume-cigares et cendriers, ont disparu des habitacles des voitures à des fins de lutte contre le tabagisme. Les constructeurs les ont remplacés par des espaces de rangement et des équipements tels que des prises USB pour la recharge des téléphones portables.

Pour autant, un certain nombre de fumeurs, même s’ils se font de plus en plus rares, fument toujours à l’intérieur des voitures. Parmi eux, comme le révèle une étude de Vinci Autoroutes, « un fumeur sur cinq reconnaît encore jeter des mégots par la fenêtre de sa voiture ». Résultat : chaque jour, près de 100 mégots de cigarettes sont jetés par kilomètre et par sens de circulation sur l’autoroute, avec tous les risques que cela comprend.

À ce sujet — Incendie de Mérignac : portrait des deux pompiers qui ont péri dans l’intervention

Ce constat a conduit le gestionnaire à prendre des mesures. Pour la sixième année consécutive, Vinci réalise une opération nommée #StopMégots comprenant « une grande campagne de sensibilisation itinérante » et la distribution de 25 000 cendriers de poche. Vinci remet à l’intérieur des véhicules les cendriers enlevés par les constructeurs. La démarche est aussi louable qu’insignifiante, puisque la France compte encore près de 10 millions de fumeurs. Que faire, puisque, bien que débattu, le retour des cendriers dans les véhicules n’est pas à l’ordre du jour ?

Interrogé par BV, un pompier des Bouches-du-Rhône spécialiste des feux de forêt en appelle à la responsabilisation individuelle : « Quand on est fumeur, on doit s’occuper de ses déchets, d’autant plus qu’ils peuvent avoir des conséquences dramatiques. Chacun doit prendre ses responsabilités. » Il ajoute : « Le fumeur sait que son mégot est quelque chose de sensible. C’est à lui de faire en sorte qu’il ne le soit pas. »

Appel à la responsabilisation

La suppression des cendriers dans les véhicules au nom de la lutte contre le tabagisme a pu encourager les comportements dangereux, mais, évidemment, comme le souligne le soldat du feu, jeter son mégot par la fenêtre n’est pas chose inévitable. Pour les fumeurs qui ne peuvent s’empêcher de fumer en voiture, plusieurs solutions existent, comme l’acquisition d’un kit fumeur auprès de leur constructeur ou l’installation de cendriers de poche en lieu et place des porte-gobelets.

Le pompier rappelle que « chacun doit être acteur de sa propre sécurité, car, quand on est acteur de sa propre sécurité, on assure la sécurité des autres. Il faut avoir un comportement adapté, assez pratique, pour éviter d’être auteur d’un incendie » et de mettre la vie d’autrui en danger.

Pour rappel, cette année, trois pompiers sont décédés alors qu’ils luttaient contre des incendies. Avec les effets du dérèglement climatique, propices aux départs de feux et à leur propagation rapide, la vigilance est plus que jamais de mise.

Sarah-Louise Guille dans BV

– Quand la gauche fait son festival

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#webtube : A Avignon, Jean-Luc Mélenchon a fait fureur cette année. Présentation de ce brave « peuple de gauche » rêveur qui l’acclame – et qui rêve en réalité surtout d’interdire à peu près tout.

J’étais un peu pessimiste. Je pensais que Mélenchon finirait qualifié pour le second tour des présidentielles avec « seulement » 17 ou 18 % des voix. Édouard Philippe a entamé sa chute inéluctable vers le plancher des 15 % (le dernier sondage Elabe vient de noter les premiers signes de cet atterrissage).

A lire aussi, Elisabeth Lévy: Sois juif et tais-toi

C’était sans compter sur la mobilisation du « peuple de gauche ». La visite de Jean-Luc Mélenchon au festival d’Avignon vient d’inaugurer cette marche triomphale sous les acclamations des cadres « du pays profond »… Ce rassemblement de petits-bourgeois (je ne dis pas « bohèmes » car ils sont extrêmement installés et ancrés dans l’establishment), professeurs d’histoire au collège de Châteaudun ou chercheurs à la section paloise du département d’anthropologie du CNRS, magistrates au tribunal judiciaire de Castres ou juges de l’application des peines à Aix-en-Provence, secrétaires générales d’associations d’insertion d’immigrés en situation d’OQTF à Rennes ou à Nanterre, directrices de la culture et de la diversité du département du Gers ou DRH de la ville de Colombes, avocats au barreau de Vierzon ou de Nantes, directeurs de production aux Films d’un autre monde, inspecteurs d’académie à Maubeuge ou directrices de la parité pour l’académie de Créteil, maîtres de conférences à l’Université de Lyon-II ou de Paris-VII…

Ce peuple qui ne sait pas combien de millions de personnes ont tué ou emprisonné Trotski et Lénine, mais qui pense que le trotskisme ce n’est pas si mal car c’est la « résistance au fascisme »… Ce peuple qui est « antiraciste », évidemment, mais qui signe une pétition contre la venue d’un artiste juif parce qu’il a refusé de participer à une manifestation où l’on criait « Les Juifs à la mer ! »… Ce peuple qui, comme Darroussin, pense que « ça fait bouger les lignes »… Ce peuple qui est pour l’interdiction de l’IA, des médias Bolloré, des mégabassines, d’Internet aux moins de 18 ans, des GAFAM, du Printemps Républicain, d’Amazon, de la climatisation, des OGM, de Joann Sfar, du nucléaire, de Big Pharma, des caricatures du « Prophète », des holdings, des pesticides, de Bernard Arnault et des chaussettes en nylon parce que « ça gratte »…

Ce peuple qui est pour la taxation des fortunes (à plus de 500 000 €), des retraites (à plus de 3 000 €), des téléchargements Internet de plus de 3 mégaoctets, des voitures de plus de 1 500 kg, des billets d’avion pris plus de deux fois par an, des bains de plus de 50 litres, des côtes de bœuf de plus de 200 g, de l’eau en bouteille de moins d’un litre et des sacs de plus de 50 pommes de terre…

A lire aussi, Dominique Labarrière: Un Défenseur des droits de droite: tous aux abris!

Ce peuple qui n’a pas voulu voir L’Abandon parce que Caroline Fourest a dit que c’était bien, mais qui a hâte que la loi sur l’euthanasie permette à chacun de terminer sa vie « dignement ».

Oui, je suis optimiste car ce peuple se mobilise. Raphaël Arnault et sa Jeune Garde entouraient Jean-Luc Mélenchon à Avignon. C’est bien. Clémentine Autain, jetant les rancunes à la rivière, renonce à se présenter et s’apprête à les rejoindre… Oubliés « Epstiiine ou Glucksman », oublié l’assassinat du jeune Quentin, il faut faire bloc. La révolution est un bloc, comme disait l’autre. Alors oui, Jean-Luc Mélenchon fera sans doute bloc à près de 20 % et il sera qualifié. Il ne sera pas élu, mais il pourra prendre la direction d’un nouveau CNR. Ça nous rend tous optimistes.

Xavier Théry, Causeur

– Elon Musk : Marine Le Pen est le dernier espoir de la France

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#webtube : Une petite phrase du richissime entrepreneur libéral américain, qui a aussitôt fait grincer des dents le centre et la gauche, dénonçant une intolérable ingérence étrangère. Si Elon Musk avait soutenu une pâle figure du centre, comme Philippe ou Attal, ou bien un revenant du PS ou de LR, personne n’aurait bronché, évidemment.

Côté RN on joue l’indifférence face à cette ingérence étrangère, mais le message de Musk est très clair. Immigration et identité nationale sont le véritable coeur du débat

Certes, ce ne sont pas les thèses économiques du RN, beaucoup trop teintées de socialisme, qui fascinent l’ultra libéral milliardaire américain, mais plutôt sa posture patriote qui entend défendre notre identité nationale et notre héritage culturel.

Evidemment, Elon Musk a raison. Et il le dit sans détour, puisqu’en Amérique la parole est totalement libre, alors qu’en France, l’immigration extra-européenne et la législation qui l’accompagne ont tué la liberté d’expression. Le peuple français a été littéralement muselé au nom de l’antiracisme.

Ce qui signifie qu’on lui conteste le droit de s’exprimer sur sa propre vision de l’avenir. Les cerbères gardiens du temple de la pensée unique veillent au grain. Comment un Américain peut-il comprendre pareille dictature de la pensée, lui qui ne jure que par le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis ?

« Le premier amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique fait partie des dix amendements ratifiés en 1791 et connus collectivement comme la Déclaration des DroitsIl interdit au Congrès des États-Unis d’adopter des lois limitant la liberté de religion et d’expression, la liberté de la presse ou le droit à « s’assembler pacifiquement » .

Avec Macron, c’est tout le contraire qui est mis en place.

Ce que dit Musk, bien des figures le disent depuis 40 ans, mais personne ne les écoute puisque l’idéologie mondialiste interdit tout discours nationaliste ou identitaire. Seule la diversité heureuse a droit de cité.

Mais les réalités ont toujours le dernier mot : aucune politique, de droite comme de gauche, n’aura la moindre chance de succès si on ne stoppe pas d’urgence le basculement démographique qui est en train de s’opérer en Europe, sous la pression de deux facteurs :

– une immigration de masse qui s’intègre de moins en moins

– une dénatalité de plus en plus manifeste chez les natifs

C’est cette menace existentielle que veut souligner Elon Musk.

On se relève d’une guerre ou d’une crise économique majeure, mais pas d’un changement de peuple quand les cultures s’opposent.

Musk n’est pas le seul. Trump, Vance ou Rubio disent exactement la même chose : ce qui se joue, c’est le naufrage identitaire de l’Europe.

N’oublions pas que contrairement aux Européens, les Américains ont une vision de long terme de la politique. Pour eux, 2100, c’est demain.

Or, avec un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, la population européenne de souche aura diminué de 35 % en 2100. Elle sera minoritaire sur son sol dans trente ou quarante ans. 

Et comme l’Europe est une colonie américaine et accessoirement une alliée, les Etats-Unis voient d’un mauvais œil l’islamisation à marche forcée qui s’y opère chaque année sous le poids de l’immigration musulmane.

Ajoutons à cela le risque nucléaire que posent les deux forces de dissuasion britannique et française, qui pourraient tomber entre des mains hostiles avant la fin du siècle.

C’est là le genre d’hypothèse pessimiste qui n’effleure même pas nos élites mais qui inquiète celles de Washington. Je leur donne évidemment raison.

En décembre 2025, la nouvelle stratégie nationale de sécurité de l’administration Trump, a été très claire :

« Washington s’alarme du risque d’effacement civilisationnel de l’Europe en raison de la faible natalité des populations européennes historiques et de l’afflux de populations porteuses de cultures hostiles aux moeurs occidentales. »

Quand nos élites attardées comprendront enfin que tout changement de civilisation sera irréversible en Europe, nous aurons une petite chance de sauver du naufrage le berceau de la civilisation gréco-latine.

Mais en attendant, c’est le grand suicide collectif qui se poursuit…

Le salut passe par Reconquête et le RN. Les autres candidats ne changeront rien. On les a tous vus à l’oeuvre. Ils ont tout détruit.

(inspiré d’une tribune de Ferghane Azihari FigMag)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Viol d’une octogénaire : dans les médias, le choix des mots, le poids des silences

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#webtube : Du « jeune de 16 ans » au « mineur non accompagné », une même affaire révèle des choix éditoriaux très différents. Le viol d’une femme de 80 ans dans le hall de son immeuble, à Rennes, est profondément choquant, après tant d’autres viols sur des femmes âgées dans toute la France, dans des hôpitauxdans des EHPAD, quand ce n’est pas dans la rue ou à domicile. En ce qui concerne le récent viol de Rennes, le suspect, âgé de 16 ans, a été rapidement interpellé. Les faits sont d’une extrême gravité et ne souffrent d’aucune contestation. En revanche, leur présentation varie sensiblement selon les médias.

Le Figaro évoque dès son titre un « mineur marocain de 16 ans » et précise rapidement qu’il s’agit d’un mineur non accompagné. Ouest-France préfère parler d’un « jeune de 16 ans ». Le Télégramme retient « un adolescent ». La Dépêche mentionne simplement « un mineur de 16 ans ». Les faits sont identiques. Le suspect aussi. Seuls changent les éléments que chaque rédaction choisit de mettre en avant.

Pour Claire Geronimi, présidente de l’association Éclats de femmes, cette différence n’est pas anodine. « Les médias choisissent les angles qu’ils veulent prendre », observe-t-elle, regrettant que certaines rédactions « ne veulent pas mentionner que le mineur est marocain, non accompagné ».

Une information au cœur du débat sur l’immigration

Le statut de mineur non accompagné n’est pas un simple détail administratif. Depuis plusieurs années, il est au cœur d’un débat politique majeur. Les difficultés d’évaluation de l’âge, le coût de leur prise en charge mais aussi la délinquance d’une partie de ces jeunes alimentent régulièrement les débats parlementaires.

À ce sujet — Hôpital de Villepinte : cinq patientes âgées agressées, un Malien suspecté

Ce débat s’appuie d’ailleurs sur des données officielles. Dans un rapport d’information consacré aux mineurs non accompagnés, l’Assemblée nationale relevait qu’il n’existe pas de statistiques nationales exhaustives sur leur implication dans la délinquance. En revanche, les chiffres du parquet de Paris sont éloquents : en 2020, les MNA représentaient 76,25 % des mineurs déférés devant le parquet de Paris, tout en étant mis en cause dans 30 % des cambriolages, 44 % des vols à la tire et 32 % des vols avec violence commis dans la capitale.

Ces données ne signifient évidemment pas que tous les mineurs non accompagnés sont délinquants. Elles montrent, en revanche, que leur place dans certaines formes de délinquance constitue un sujet documenté par les pouvoirs publics et débattu depuis plusieurs années.

Dès lors, le fait que le suspect de Rennes soit un mineur non accompagné relève-t-il d’un simple détail biographique ou d’un élément de contexte utile à la compréhension de l’affaire ? C’est précisément sur ce point que les lignes éditoriales divergent.

Une différence de traitement qui interroge

Pour l’avocat Gilles-William Goldnadel, cette manière de présenter les faits ne relève pas d’un simple hasard. « Le peu qui en parlent présentent le jeune comme un mineur de moins de 16 ans, mais pratiquement personne ne dit qu’il est mineur non accompagné », constate-t-il. L’avocat estime que cette présentation tronquée empêche le lecteur de disposer de tous les éléments de contexte dans un débat qui dépasse largement le seul fait divers.

Le constat rejoint celui de Claire Geronimi, qui estime que certaines informations disparaissent lorsqu’elles sont susceptibles d’alimenter le débat sur l’immigration. Pour la présidente d’Éclats de femmes, il ne s’agit pourtant pas d’un élément secondaire mais d’une donnée objective de l’affaire. Elle rappelle également l’extrême gravité du crime : « On parle quand même d’une mamie de 80 ans », insiste-t-elle, dénonçant un acte d’une violence exceptionnelle.

Informer sans occulter le débat

Personne ne soutient que l’immigration expliquerait, à elle seule, la délinquance. Une telle affirmation serait aussi simpliste qu’inexacte. En revanche, les liens entre immigration, politique d’accueil des mineurs non accompagnés et certaines formes de délinquance font désormais partie du débat public. Ils nourrissent des rapports officiels, des débats parlementaires, des campagnes électorales et d’innombrables controverses.

Dès lors, pourquoi un élément aussi central que le statut de mineur non accompagné disparaît-il si souvent des titres ou des premières lignes, lorsqu’il est pourtant établi ? Les rédactions expliquent généralement vouloir éviter les amalgames. Leurs critiques répondent qu’en écartant systématiquement certaines informations, elles privent le lecteur d’éléments utiles pour comprendre un débat qui traverse aujourd’hui toute la société française.

Pour Gilles-William Goldnadel, cette différence de traitement révèle une logique plus profonde. Il établit d’ailleurs un parallèle avec d’autres affaires de violences sexuelles qui, selon lui, ont bénéficié d’une couverture médiatique sans commune mesure : « Le retentissement est cent mille fois supérieur », observe-t-il. Sa conclusion est sans ambiguïté : « Si on ne comprend pas l’idéologie qui soutient le bruit et le silence, on est condamné à ne plus rien comprendre et à continuer de subir. »

Au fond, la question posée par l’affaire de Rennes dépasse le seul traitement d’un fait divers. Elle est celle de l’information donnée au citoyen. Lorsqu’un élément factuel, établi et directement lié à un débat public majeur, est mis en avant par certaines rédactions mais passé sous silence par d’autres, ce ne sont pas seulement des choix de vocabulaire qui s’opposent. Ce sont deux conceptions du rôle de la presse qui se révèlent. À chacun, ensuite, de se faire son opinion.

Yann Montero, dans BV

– Justice pour Thomas : qui l’eût cru ? Finalement, le racisme anti-Blanc existe bien… et tue

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#webtube : À défaut d’avoir su le protéger, notre pays lui doit au moins la vérité. Deux ans et demi après le drame de Crépol, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF) vient de l’annoncer : les présumés coupables sont désormais mis en examen avec la circonstance aggravante de racisme. Jusqu’à présent, le procureur avait refusé d’invoquer ce motif, mais les juges viennent de rouvrir l’instruction. On peut saluer le travail de M Jérôme Triomphe, qui a envoyé 30 pages d’observations au juge chargé de l’affaire afin d’établir la motivation de racisme anti-Blanc et antifrançais dans l’attaque du bal de Crépol, le 19 novembre 2023.

Une vingtaine de témoignages

Dès le début, le procureur de la République avait pourtant reconnu l’existence de neuf témoignages rapportant des propos « hostiles » (doux euphémisme) aux Blancs. En réalité, il en existe, selon une source proche du dossier, près d’une vingtaine : « On est là pour planter du Blanc »« Sale Blanc, sale Français »« On va crever du Blanc »« On va t’avoir petit Blanc »« On est là pour tuer du Blanc »« On pisse sur les Blancs »« sale Français de merde », etc. Très loin, donc, on en conviendra, du romantisme de Roméo et Juliette ou de West Side Story, pour reprendre les comparaisons oiseuses de la gauche.

Le diable portant (parfois) pierre, comme disait ma grand-mère, le livre Une nuit en France (Grasset) – trempé dans la moraline de gauche – avait levé un lièvre : un « PV mystère », comme l’appellent les auteurs, accréditant la thèse du racisme anti-Blanc, « oublié » ou relégué, à dessein ou pas, au milieu des notifications de droit de garde à vue que personne ne consulte.

À ce sujet — Meurtre de Thomas : ce procès-verbal qui relance l’affaire du « crime raciste »

Que va faire SOS Racisme ?

Aujourd’hui, donc, la circonstance aggravante a été retenue. SOS Racisme et autres officines antiracistes professionnelles vont-ils enfin s’indigner ? C’est le moment, les gars !

L’Arcom, qui avait reproché à CNews une évocation de cette thèse de façon trop « péremptoire » à son goût, va-t-elle aussi mettre en demeure les juges d’instruction ? Après tout, son domaine de contrôle n’est-il pas toujours plus large…

Quant à tous les journaux « sérieux » – comme Libération -, fact-checkeurs inlassables, traqueurs impitoyables de « fake news », qui ont affirmé, croix de bois, croix de fer, que le racisme anti-Blanc n’existait pas, vont-ils faire leur « média culpa » ou bien, dans leur course en avant toujours plus effrénée contre l’évidence, traiter les magistrats de mythomanes ? Et les Sandrine Rousseau, les Mathilde Panot, les Thomas Portes vont-ils les accuser d’être des suppôts de Reconquête ou du RN, attendu que ce racisme anti-Blanc-qui-n’existe-pas est, bien sûr, une invention de l’extrême droite ?

Et Emmanuel Macron qui, en 2019, avait dit ne pas vouloir « parler de racisme anti-Blanc », y voyant une « dialectique […] mortifère », comment compte-t-il qualifier ces propos ?

Nous avons tous, ce soir, une pensée pour la famille de Thomas. Et pour Thomas lui-même auquel notre pays, à défaut d’avoir su le protéger, lui doit au moins la vérité. Et la justice, bien sûr.

Gabrielle Cluzel, dans BV

– Le terreau du narcotrafic c’est l’immigration de masse voulue par nos élus

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#webtube : Avec l’exfiltration du maire d’Alès par le RAID, certains élus découvrent l’eau chaude plus de 40 ans après JMLP, qui annonçait dès 1980 : « Vous n’avez encore rien vu de ce qui vous attend. » Effectivement, la France entière commence à voir… y compris les élus responsables de ce désastre.

On a préféré diaboliser Le Pen pour ses dérapages antisémites, sans reconnaître le bien-fondé de ses alertes sur les conséquences d’une immigration africaine de masse, difficilement intégrable étant donné le fossé culturel entre l’islam et notre héritage chrétien.

Aucun de nos problèmes liés à l’échec de l’intégration d’une immigration extra-européenne, ne pourra se régler si on ne stoppe pas au préalable le flot migratoire de 500 000 personnes, ininterrompu depuis des décennies.

Les maires qui s’inquiètent à juste titre pour leur sécurité, oublient un élément essentiel : seulement 4 600 communes sur 36 000 entretiennent une police municipale. Et sur les 28 000 policiers municipaux, 75% sont armés.

Par ailleurs, on a vu certains maires, ardents défenseurs du multiculturalisme, interdire les caméras de surveillance dans leur commune ou désarmer leur police municipale. Ceux-là récoltent ce qu’ils ont semé. D’autres encore, ont accepté d’accueillir des dizaines d’immigrés contre l’avis de leurs administrés. D’autres enfin, subventionnent grassement des associations pro-immigrés, alors que la France, avec ses 6 millions de chômeurs et son manque de logements n’en a nul besoin. Toute cette politique irresponsable n’est pas sans conséquences, surtout quand l’intégration est totalement grippée. 

Hélas, les élus comme leurs électeurs, n’admettent les réalités que s’ils sont concernés, donc quand il est trop tard. Ce que vivent les maires aujourd’hui n’est qu’un signe de plus de la désintégration de la société. Il eut mieux valu réaliser cela en 1980.

40 années d’immigration de masse, 40 années de justice politisée et laxiste, 40 années de diabolisation du FN, 40 années de haine anti-police propagée par l’extrême gauche, ont semé les germes de l’insécurité et tissé la toile du narcotrafic.

On ne redressera pas le pays en dénonçant un retour à l’ordre moral, en accusant un Etat policier imaginaire ou en répugnant à incarcérer les malfrats, en privilégiant leur hypothétique réhabilitation. 

On ne redressera pas le pays en se contentant de clamer comme Nuñez : « La République ne pliera pas. » Car toutes les coutures de la République sont en train de craquer, faute de volonté et de courage politiques pour mettre au pas les criminels.

La narcotrafic, c’était 3 milliards de chiffre d’affaires en 2021, c’est 7 milliards aujourd’hui et 15 milliards en 2030.

23 tonnes de coke ont été saisies en 2023, et 84 tonnes en 2025 ! Les drogues de synthèse suivent la même dynamique.

En deux ans, on compte 214 morts et 657 blessés sur le territoire.

200 000 personnes tiennent 2 500 points de vente en France.

300 grossistes intermédiaires assurent les livraisons dans le réseau.

Et une poignée de parrains, vivant à l’étranger, tirent les ficelles.

Mais tout s’aggrave avec la corruption à tous les étages.

Au-delà de la criminalité ou du blanchiment liés à la drogue, c’est la corruption qui gagne les rouages de l’Etat, avec des agents préfectoraux, des policiers, des fonctionnaires de Justice ou des Douanes, qui se laissent acheter.

Le pays se mexicanise et quand le point de non-retour sera atteint, la France sera au rang de l’Amérique centrale. Il ne nous restera plus qu’à rejoindre la coalition anti-cartels que vient de créer Donald Trump.

En attendant, Macron préfère combattre l’ennemi imaginaire russe avec sa coalition des volontaires, alors que la vraie menace est déjà sur notre territoire.

(chiffres tirés du Figaro)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– L’équipe de France, miroir d’un débat mondial

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#webtube : Les débats enflammés sur la composition raciale de l’équipe de France de football ne sont pas une simple querelle de supporters : ils cristallisent un malaise civilisationnel bien plus vaste. Entre l’équipe « blanche » de 1970 et celle de 1998, et celle d’aujourd’hui, le changement de physionomie est brutal. L’équipe de France de football est ainsi devenu le symbole d’une immigration massive tendant au « grand remplacement ». Au-delà du sport, c’est tout un modèle républicain, colonial et civilisationnel qui est interrogé : celui de Jules Ferry, de la francophonie, et de l’identité française elle-même.

Nous voyons les débats enflammés sur la composition raciale de l’équipe de France. Un des arguments utilisés et largement répétés est  « Les joueurs de NBA (NDLR : la ligue professionnelle de basket aux États-Unis) sont noirs. Et cela ne pose aucun problème ! » Argument fallacieux. Les Euro-Américains ont cessé d’importer des esclaves aux États-Unis dès le 1er janvier 1808. Cependant, cette traite — maintenant que nous en avons le terme ! — commença en 1619. Aux prémisses de la guerre civile américaine, en 1860, le pays comptait environ 4 500 000 noits, soit 15% de la population. Ainsi, le joueur que l’on voit courir sur l’érable de son terrain de basketball ou le voyou de Jackson, Mississippi, qui, dans une volute de fumée, dit sheeeeeeit, bruh… ain’t nobody finna do allat, savent que leurs ancêtres sont arrivés sur des bateaux négriers au XVIIe ou XVIIIe siècle. Quatre-cents-ans ou trois-cents-ans, ce n’est pas quarante ou trente ans. Second point : les Noirs, aujourd’hui, représentent 13% de la population américaine. Troisième et dernier point : les Macroniens, en se croyant progressistes, continuent de dire afro-américain pour désigner un Noir, ce n’est pas un américain-tout-court. Un Mexicain est un Latino. Un Anglais est un Américain. Les Italo-Américains, arrivés bien plus tard, à la fin du XIXe siècle, sont renvoyés à leurs origines. Les Français et les Anglais, arrivés les premiers, avec les Néerlandais, sont les Américains. En Louisiane, ces Français sont les Cajuns — ou Acadiens —. À noter : avec une population dépassant les 40 millions de personnes, les Germano-Américains représentent la principale composante du pays. Les journaux étaient encore imprimés en allemand, au Texas, en 1920. L’auteur de ces lignes participa d’ailleurs à l’Oktoberfest de New Braunfels, très récemment. Pour conclure, comparer la France et l’Amérique est et restera une ânerie. La signature du fat.

            Nous voyons tous passer des photos de l’équipe de France de 1970. Ils sont tous blancs. Leurs prénoms ? Georges, Hervé, Philippe, Claude, Bernard, Jean ou Roger. Si nous prenons une photographie de l’équipe des Bullets de Baltimore, en NBA, ou des Knicks de New York, à la même époque, nous constatons que la ligue était divisée équitablement : moitié de joueurs blancs, moitié de joueurs noirs. Maintenant, si nous évoquons l’équipe de France de 1998, nous nous souvenons de Fabien, notre gardien, Laurent, notre défenseur, Didier, Emmanuel, Robert et Alain, au milieu. Il y avait un Basque. Un autre aux origines portugaises, ayant un prénom français. Un autre aux origines arméniennes, ayant un prénom français. Et nous nous souvenons des tentatives acrobatiques de Stéphane Guivarc’h qui voulut tant enter dans l’histoire. Un Breton.

Ce que nous déplorons, c’est la radicalité et la soudaineté de la transformation qui a mené à l’équipe quasi exclusivement noire d’aujourd’hui.

Invisibilisation des blancs

            Ne plus soutenir l’équipe de France depuis 2002, avec son lot de racailles, n’est pas du racisme. C’est un droit, tant l’expression d’un mal profond doit être analysé et respecté. Nous entendons souvent l’argument : « S’il n’y avait que des Chinois dans l’équipe du Congo, vous crieriez au scandale ! » En effet, imagine-t-on dix joueurs chinois et un joueur noir dans l’équipe de Guinée ? D’autres répondent: « C’est parce qu’il n’y a pas de Français de souche capables d’accomplir de telles performances ! » Encore faudrait-il que les Blancs ne souffrent pas d’un racisme systémique au sein de cette institution sportive, et cela depuis… vingt-cinq ans. Beaucoup de Français, ne se sentant plus représentés, ont cessé de regarder cette compétition — ou soutiennent l’Argentine.

Pire, cela accompagne un mouvement plus général : la disparition des Blancs dans les médias. Hélène de Troie est maintenant noire. Les Vikings sont noirs. La Petite sirène est noire. Hermione Granger est noire. Le racisme systémique grossit. À Londres, certaines annonces interdisent aux non-musulmans l’accès aux biens immobiliers. Nous avons tous à l’esprit les réunions interdites aux personnes blanches. Sarah Knafo a tenté d’alerter l’opinion sur la nouvelle outrance de la commission européenne : les victimes de racisme sont uniquement les personnes noires, musulmanes, juives, asiatiques ou manouches.

            Ainsi, pour couper court à la comparaison, et contrairement aux équipes américaines de basketball, nos joueurs qui représentent la France, au sein de l’équipe nationale, viennent à peine d’être français. Le père de Kylian Mbappé est né au Cameroun. Les parents de Dembélé sont nés en Afrique. Tout ceci procède d’un phénomène très récent. Il est donc normal d’en débattre. Le ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a ainsi déclaré : « Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique. » Un présentateur noir américain, Trevor Noah, ajoutait en 2018 : « L’Afrique a gagné la Coupe du monde ! » Aucune réaction. Mais si c’est Chilavert ou un ou un joueur argentin qui le dit, c’est vilain. 

            En effet, il n’y a pas plus néo-colonial que le football. La Colombie parle espagnol. Le Brésil parle portugais. Les Australiens parlent anglais. Curaçao parle le néerlandais. Les Sénégalais parlent français. Sport anglais inventé en 1863, il s’est exporté partout sur la planète : des Arabes du Qatar jouent au football. C’est même un rappel permanent de ce que nous ne voyons plus : l’équipe de France actuelle est la preuve de la toute puissance historique de notre nation. La coupe du monde est la preuve d’une empreinte européenne durable et totale.

            Les gens qui défendent l’équipe de France, telle qu’elle est, rendent hommage à Jules Ferry. Un petit pays comme la France, capable de coloniser 40 pays à lui tout seul, dut être très puissant pour parvenir à cette fin. Et sur tous les continents. Elle est là notre toute-puissance. La transmission d’une langue et d’une foi. Car je vois partout des Noirs faire le signe de croix (même si l’Éthiopie fut chrétienne avant la France, l’exemple est unique). Et les enfants de nos colonies jouer à présent pour les Européens qui éructent dans les stades. C’était le rêve de la gauche, de Ferry. En civilisant les races inférieures, il fallait reproduire l’apport des Romains envers les Gaulois. Permettre de faire baisser la mortalité infantile sur le continent d’en face, au sud, leur permettre d’accéder à des vaccins, de construire des hôpitaux, des écoles, des routes, de leur apprendre notre langue, de leur transmettre nos croyances — et de les inviter chez nous afin qu’ils profitent de notre prospérité, de notre éducation apatride.

Perte d’identité réciproque

C’est ironique. Les « indigènes » ne le savent pas mais ils vont perdre toute leur culture en venant en Gaule. Tôt ou tard. Kylian Mbappé ne parle pas les langues du Cameroun, il n’est pas animiste. De mère algérienne, il est à peine noir. Francisé, il s’exprime en français. La Gaule l’a assimilé. N’Golo Kanté et Ibrahima Konaté ont un document qui prouve leur citoyenneté. On voit ces vidéos de Noirs agitant leur passeport français devant la caméra, en menaçant Marine Le Pen ! Pas de remigration ! Pas pour tous, mais une commission de dé-naturalisation.

            Car l’Africain s’assimile, il porte des vêtements européens, parle une langue européenne, utilise les inventions européennes, il est déjà largement acculturé. Beaucoup sont en train de s’assimiler à nous. Leur peau s’éclaircit. Ils abandonnent leurs langues (pour certains). Leurs croyances. Leur culture. Mais d’autres résistent encore. Ils font bloc. Récemment, dans Vanity Fair, Mbappé déclarait : « Je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes. » Marine Lepen est donnée gagnante à 70% contre Jean-Luc Mélenchon. Kylian Mbappé joue-t-il pour les 30% qui restent ? En prenant le partie de Merzouk, en ne rendant pas hommage à Lola, à Thomas, à Louis et à tous les autres, a-t-il fait sécession ?

            Alors quand la sénatrice paraguayenne commet ses provocations, nous crions au racisme, nous poussons des cris de vierge, sans voir que la majorité du monde, peut-être, pense comme elle. Car c’est évident, les Européens… ce sont les Européens. Le XXIe siècle sera le dernier siècle des Blancs. Comme les jeunes femmes qui se voilent, comme les jeunes hommes qui prient dans la rue, certains Gaulois réfractaires subissent les conséquences des idées folles de Bruxelles. Et ce n’est que le début.

Louis Bance, Revue Eléments

-Barbara Butch et le retour de la censure vertueuse

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#webtube : À Grenoble, Barbara Butch – militante de gauche, icône LGBT et figure de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques – a été conspuée, visée par des projectiles et chassée de scène par des militants propalestiniens proches de La France insoumise. En cause ? Une solidarité jugée excessive envers Israël. Avec cette affaire, la gauche a découvert que la censure idéologique finit toujours par se retourner contre ses propres enfants. L’affaire Barbara Butch révèle aussi une réalité qu’elle refuse de nommer : l’antisémitisme contemporain prospère désormais au cœur de la gauche. Dans ce texte nuancé, Balbino Katz analyse en profondeur cette actualité aux conséquences très importantes.

La Gauche face à elle-même

L’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble révèle moins l’apparition d’un phénomène nouveau que le retournement d’un dispositif ancien. La gauche culturelle découvre à son détriment les méthodes d’exclusion qu’elle applique depuis plusieurs décennies à ses adversaires. L’affaire met également au jour la transformation de l’antisémitisme français, longtemps interprété à travers des catégories historiques devenues insuffisantes.

Le concert de Barbara Butch au festival Cabaret frappé de Grenoble a été interrompu par une centaine de militants propalestiniens, mobilisés notamment par la section locale de La France insoumise. L’artiste fut conspuée, traitée de « complice de génocide » et contrainte de quitter la scène après des jets de projectiles. La municipalité a également signalé la présence de bouteilles de verre sur la scène et la section d’un câble électrique au milieu du public.

L’événement embarrasse d’autant plus la gauche que Barbara Butch appartient pleinement à son univers culturel. Figure de la scène homosexuelle, devenue célèbre lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, elle ne saurait être rangée parmi les adversaires habituels du progressisme. Son tort fut d’avoir signé une tribune favorable à la proposition de loi Yadan, présentée comme un instrument de lutte contre les nouvelles formes d’antisémitisme. Son repentir ultérieur n’a pas suffi à lui rendre son brevet de respectabilité.

Le tract diffusé contre elle la représentait devant un drapeau mêlant l’arc-en-ciel et l’étoile de David, maculé de sang. Le grief politique dissimulait donc assez mal l’assignation identitaire : Barbara Butch n’était plus seulement une artiste ayant pris position, elle devenait une Juive suspecte de solidarité avec Israël.

Quand la censure change de camp

La réaction de Libération mérite l’attention. Le quotidien décrit le boycott culturel comme un procédé « longtemps considéré comme liberticide et trop proche des formes de censures de l’extrême droite ». La formule trahit une stupéfaction presque candide : la gauche découvre que l’interdiction, l’intimidation et la mise au ban pourraient également frapper les siens.

Le boycott culturel n’a pourtant rien de nouveau. Il n’était simplement pas désigné sous ce nom lorsqu’il s’exerçait contre des auteurs, des intellectuels ou des artistes de droite. Il devenait alors « vigilance démocratique », « refus de banaliser », « mobilisation citoyenne » ou « lutte contre les idées de haine ».

Renaud Camus a progressivement disparu des grandes maisons d’édition et des lieux institutionnels, sans cesser pour autant d’écrire ni d’être lu. Alain de Benoist, dont nul historien des idées sérieux ne peut nier le rôle dans la vie intellectuelle française depuis un demi-siècle, reste pratiquement absent des grands programmes culturels. Jean Raspail fut longtemps traité moins comme un écrivain que comme l’auteur d’un livre maudit. Sylvain Tesson lui-même vit sa nomination au Printemps des poètes contestée par plusieurs centaines de professionnels de la culture, au motif qu’il incarnerait une sensibilité réactionnaire.

Le même mécanisme s’observe lorsque des artistes refusent de se produire dans des communes dirigées par le Rassemblement national. Indochine et Louise Attaque avaient décliné leur participation au festival Les Déferlantes après l’annonce de son installation à Perpignan. Mazarine Pingeot renonça à une rencontre à La Flèche après l’élection d’un maire RN. Gaspard Koenig fit savoir qu’il n’accepterait pas d’invitation émanant d’une municipalité de cette couleur. Ces décisions furent généralement décrites comme des dilemmes moraux, non comme des pratiques d’exclusion.

La question n’est pas de contraindre un artiste à se produire là où il ne le souhaite pas. Elle est de comprendre comment un milieu culturel largement financé par l’argent public a pu confondre pluralisme et monopole idéologique. Lorsqu’une seule famille de pensée contrôle les salles, les subventions, les jurys, les maisons d’édition, les festivals et les instruments de consécration, l’absence d’interdiction administrative ne suffit plus à garantir la liberté.

Tocqueville avait déjà discerné cette forme douce de proscription. Le dissident ne serait pas nécessairement emprisonné : « Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité. » La censure démocratique se distingue en effet de la censure autoritaire. Elle ne ferme pas toujours la bouche ; elle retire le microphone.

Julien Benda dénonçait dans La Trahison des clercs la transformation des intellectuels en agents des passions politiques. La situation contemporaine ajoute une singularité à son diagnostic : les clercs ne se contentent plus de servir un parti. Ils distribuent les autorisations d’exister dans l’espace public.

Le retournement du mécanisme victimaire

L’affaire Barbara Butch peut être interprétée à la lumière des travaux de René Girard. Toute communauté idéologique tend à préserver son unité par la désignation d’un coupable. L’adversaire extérieur remplit d’abord cette fonction : l’écrivain conservateur, le catholique traditionaliste, l’intellectuel identitaire ou le nationaliste. Lorsque l’ennemi extérieur ne suffit plus, le mécanisme victimaire se retourne contre un membre du groupe dont la fidélité paraît incomplète.

Barbara Butch est précisément une victime intérieure. Elle partage les codes, les mœurs et les engagements de la gauche culturelle. Une divergence sur Israël suffit pourtant à la transformer en étrangère au sein de son propre camp.

Le boycott révèle ainsi la nature inquisitoriale d’une partie du progressisme contemporain. L’orthodoxie ne demande plus seulement l’adhésion à quelques principes généraux. Elle exige une succession d’actes publics de conformité. Sur le Proche-Orient, l’artiste juif doit apporter la preuve qu’il ne se solidarise ni avec le gouvernement israélien, ni avec l’État d’Israël, ni parfois avec le principe même d’une existence politique juive.

Le Juif acceptable devient celui qui consent à transformer son identité en réquisitoire. Celui qui refuse cette cérémonie d’abjuration est aussitôt réduit au « sioniste », puis du « sioniste » au complice, et du complice au criminel.

Une transformation historique de l’antisémitisme

L’antisémitisme européen possède d’abord une origine chrétienne. Durant des siècles, l’hostilité envers les Juifs s’est nourrie de l’accusation de déicide, de la séparation religieuse et des interdits sociaux. Elle se transforma au XIXe siècle lorsque l’antijudaïsme théologique devint un antisémitisme racial, national ou économique. Le Juif n’était plus seulement accusé de refuser la foi chrétienne ; il devenait, dans la pensée racialisée, incapable d’échapper à son origine.

Après la guerre, les organisations juives furent longtemps dirigées par des hommes ayant connu l’Occupation, les persécutions, la clandestinité et la disparition d’une partie de leurs familles. Leur priorité était concrète : protéger les communautés, maintenir les institutions, défendre les écoles et les synagogues, conserver la mémoire des morts.

À partir de la fin des années 1970, une autre génération prit progressivement les commandes. Elle avait moins été formée par l’expérience directe de la guerre que par l’idéologie de l’après-1968, l’antiracisme institutionnel et les catégories politiques de la gauche. La défense communautaire fut alors progressivement subordonnée à une lutte générale contre l’extrême droite, présentée comme le danger principal, permanent et presque exclusif.

Le Front national des origines était pourtant une coalition hétéroclite de nationalistes, d’anciens poujadistes, de catholiques traditionalistes, d’anticommunistes, de partisans de l’Algérie française et de militants venus de chapelles diverses. La présence de préjugés anciens dans certains de ces milieux ne permet pas de réduire toute l’histoire du parti à un projet principalement antisémite. Cette réduction servit néanmoins de principe organisateur à une large part de l’antiracisme français.

Dans le même temps, les nouvelles élites de la communauté organisée adoptèrent le paradigme immigrationniste de la gauche. Elles crurent voir dans les populations récemment installées en France des alliées naturelles contre le nationalisme, le conservatisme et l’identité européenne.

Cette stratégie négligeait un fait élémentaire : les hommes n’abandonnent pas leur mémoire en franchissant une frontière. Ils transportent leurs croyances, leurs conflits, leurs fidélités et parfois leurs haines.

L’immigration arabo-musulmane, ainsi que certaines immigrations afro-musulmanes, a introduit en France un antisémitisme distinct des traditions européennes anciennes. Il se nourrit du conflit israélo-arabe, de la propagande islamiste et d’un imaginaire dans lequel le Juif, Israël et l’Occident sont fréquemment confondus.

Pierre-André Taguieff a décrit ce phénomène sous le nom de « nouvelle judéophobie ». Celle-ci ne revendique plus nécessairement l’antisémitisme racial. Elle emprunte les vocables de l’antiracisme, de l’anticolonialisme et de l’antisionisme. Elle ne dit pas toujours « les Juifs » ; elle dit « les sionistes ». Elle ne se présente pas comme une haine religieuse ou ethnique, mais comme une indignation politique absolue.

La pesanteur électorale

Une partie de la gauche a progressivement adopté ce langage parce qu’elle cherchait dans les banlieues et les populations immigrées le peuple de remplacement d’un mouvement ouvrier qui lui échappait.

Raymond Aron avait montré, dans l’Opium des intellectuels, comment une idéologie peut conduire les esprits les plus instruits à ne percevoir du réel que ce qui confirme leur système. La gauche française avait décidé que l’antisémitisme appartenait essentiellement à l’extrême droite. Lorsque des violences antijuives surgirent dans des milieux qu’elle considérait comme dominés, elle éprouva les plus grandes difficultés à les nommer.

La démographie et l’élection achevèrent de transformer l’idéologie. Les partis ne façonnent pas seuls leurs électeurs ; les électorats transforment aussi les partis. À mesure que certaines populations devenaient indispensables au maintien de circonscriptions, de municipalités ou de réseaux militants, une partie de la gauche adapta ses discours et ses silences.

L’antisionisme joua le rôle de langage de transition. Il permit à des passions antijuives de pénétrer l’univers progressiste sans abandonner le vocabulaire de l’émancipation. L’antisémitisme ne se présentait plus comme une doctrine de droite, mais comme le prolongement supposé du combat contre le colonialisme.

Jean-François Revel a souvent souligné la faculté de l’idéologie à protéger ses adeptes contre l’expérience. L’affaire Barbara Butch constitue à cet égard une expérience difficile à récuser. Une artiste de gauche, juive, queer et engagée contre l’antisémitisme a été chassée de scène par des militants soutenus par La France insoumise. Le fait ne correspond pas au schéma ancien ; il révèle donc la caducité de ce schéma.

Vers une paix civile de la culture

Le boycott de Barbara Butch ne représente pas une rupture soudaine. Il constitue le retour de flamme d’un système d’exclusion longtemps appliqué dans l’indifférence à ceux qui se situaient à droite.

La leçon ne consiste pas à réclamer une nouvelle censure dirigée contre la gauche. Elle impose au contraire de restaurer la distinction entre la critique d’une œuvre, le refus individuel de la soutenir et l’entreprise organisée visant à empêcher son auteur de paraître.

L’Europe a déjà connu des époques durant lesquelles toute coexistence semblait impossible. La paix de Westphalie mit fin à la guerre de Trente Ans en substituant à l’espoir d’anéantir l’adversaire la reconnaissance de son existence politique. La culture française aurait besoin d’un principe analogue.

La gauche n’a pas à aimer Renaud Camus. La droite n’a pas à applaudir Barbara Butch. Chacun doit seulement admettre que l’adversaire puisse écrire, publier, jouer et disposer d’une salle sans que sa présence soit interprétée comme une capitulation.

Sans cette paix minimale, la vie intellectuelle française continuera de se réduire à un art savant de l’excommunication.

Balbino Katz  Polémia / Breizh-Info