#webtube : La canicule qui s’abat sur la France a inspiré Pierre Boisguilbert. Et, dans un excellent petit texte au style enlevé, il nous dit beaucoup de choses importantes.
Repentance climatique
On n’a plus de colonies, mais on a un climat colonial. Tout se tient finalement dans un châtiment divin. Notre repentance est maintenant climatique. Les décoloniaux sont cependant silencieux face à cette canicule qui rapproche le pays de destination de ceux de provenance. Ça, c’est de l’assimilation… mais toujours dans l’autre sens, bien sûr.
Une chose est sûre : si l’information télévisée dominante d’aujourd’hui existait au temps de Jules Ferry, il n’y aurait jamais eu d’aventure coloniale. Du temps où l’on enseignait notre histoire avec quelques fiertés, il ressortait des images incroyables de soldats français en tenue d’apparat dans des zones de chaleur insalubres et mortelles. Des sables du Maghreb aux rizières du Tonkin, en passant par les jungles de l’AOF ou de l’AEF, ils avaient des ficelles au képi, comme le chantait Sardou, dans un temps pas si lointain où c’était encore possible.
Aujourd’hui, les Français sont accablés par la chaleur, se considèrent comme des victimes mal protégées et sont confortés dans leur souffrance et leurs lamentations climatiques par des médias qui instrumentalisent la canicule. Il y a eu, pour l’anniversaire de Dien Bien Phu, des avalanches d’images sur les réseaux sociaux de notre guerre d’Indochine. On y voit de jeunes Français mal équipés dans des fournaises extrême-orientales, défendant l’Empire déjà lâché par le pouvoir politique. Aujourd’hui, qui pourrait devenir Savorgnan de Brazza ou Henri de Monfreid ?
Climatisation et sortie de l’Histoire
Le grand débat porte sur la climatisation. L’horreur absolue pour la gauche. On demandera aux écologistes de se référer aux pays africains où la climatisation est synonyme de civilisation. Quand on sortait de l’aéroport dans une moiteur incroyable, on était saisi par le froid de la chambre d’hôtel… Plus c’était froid, plus l’hôtel était jugé luxueux. Mais il n’y avait pas de climatisation dans la conquête de la Mauritanie ou du Sahara.
C’étaient les mêmes Français ? On peut parfois en douter. Si l’on souffre tant de la canicule, c’est qu’on n’a plus le courage d’affronter les défis de l’Histoire.
Nous sortons de l’Histoire dans la moiteur du renoncement. Le nombre des noyades méritera une étude sur ceux qui se sont noyés et sur les circonstances de ces drames. Les irresponsables n’écoutent même pas les conseils du gouvernement, surtout pas les conseils d’un gouvernement colonialiste à son corps défendant. Quant à la Fête de la musique à Paris, elle est devenue, dans certains endroits, un carnaval de Birmingham ou de Notting Hill. La nouvelle France danse et se trémousse malgré la canicule ; celle d’hier cherche l’ombre pour y disparaître, comme on le lui demande.
Cette canicule est à l’image de la France de 2026 : une petite France qui étouffe, loin de la grande France désavouée mais rattrapée par le climat colonial. Alors soyons optimistes : quand il fait plus chaud en Corrèze qu’au Zambèze, nous imposera-t-on encore longtemps l’obligation d’accueillir des… réfugiés climatiques ?
#webtube : La scène a de quoi inquiéter quiconque tient à la liberté d’expression. Mi-juin, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a mis en demeure CNews de mieux respecter la « diversité des courants de pensée et d’opinion » sur son antenne, sous peine de sanctions financières. Une décision que le patron de Canal+, Maxime Saada, qualifie sans détour de « politique », dont l’unique but serait, selon lui, de « faire taire, puis faire disparaître » une chaîne que des millions de Français regardent librement chaque jour. Derrière ce énième épisode, une question s’impose : à quoi sert encore cette autorité, sinon à faire vivre grassement quelques fonctionnaires sur les deniers publics, au prix de nos libertés ?
Critiquer le pouvoir, désormais un « manquement »
Le plus glaçant tient au motif invoqué. Dans une tribune publiée par Le Figaro, Maxime Saada invite chacun à lire la décision elle-même. Et pour cause : parmi les torts reprochés à CNews figure noir sur blanc la mise en cause répétée de l’action de l’exécutif, la chaîne étant pointée pour des positions gouvernementales jugées « insuffisamment fermes ou cohérentes ».
Autrement dit, une autorité prétendument indépendante range la critique du pouvoir au rang des fautes. On croit rêver. Comme le résume le patron de Canal+, on peut dire ce que l’on veut, à condition de dire aussi ce que l’autorité veut entendre. Voilà une conception singulière du pluralisme, qui revient à museler précisément ce qui fait le sel d’un débat démocratique : la contestation de ceux qui gouvernent.
Une « jauge » que personne ne connaît
L’autre grief soulevé par le dirigeant concerne la méthode. CNews respecte scrupuleusement le décompte des temps de parole — un critère clair, mesurable, que la décision reconnaît elle-même comme satisfait. Mais l’Arcom y ajoute désormais une notion floue : le « déséquilibre manifeste et durable », un concept sans seuil ni référentiel précis.
Comme le souligne Maxime Saada, l’autorité sanctionne ainsi un « trop-plein dont personne ne connaît la jauge », une jauge qu’elle fixe elle-même au gré de ses appréciations. Ce n’est plus une mesure objective, mais un verdict arbitraire. Comment une chaîne pourrait-elle se conformer à une règle dont les bornes sont mouvantes et tenues par le seul régulateur ? L’insécurité juridique devient l’instrument de la mise au pas.
Le régulateur s’invite jusque dans la fabrique de l’information
L’Arcom va plus loin encore. Elle reproche désormais à CNews la structure même de ses émissions, notamment le fait que ses programmes phares s’ouvrent par un éditorial de l’animateur donnant le ton du débat. Le régulateur s’immisce ainsi, selon les termes de Saada, « dans la grille, dans le déroulé de l’émission, dans la fabrique intime d’une rédaction ».
On change de nature. Il ne s’agit plus de faire respecter des règles objectives, mais de dicter à une équipe journalistique ce qu’elle doit penser, dire et montrer. Une ingérence éditoriale inédite, qui interroge sur la frontière, désormais brouillée, entre régulation et censure.
Le précédent C8, et la trajectoire annoncée
Maxime Saada ne croit pas à un incident isolé. Il décrit une mécanique implacable : à la mise en demeure succéderont les sanctions financières, puis la menace de fermeture, dès lors que la chaîne ne pourra jamais satisfaire une exigence « impressionniste et imprévisible ». Et de rappeler que son groupe connaît déjà ce scénario pour l’avoir vécu avec la fermeture de C8. Il souligne d’ailleurs que, de toutes les démocraties où Canal+ opère, aucune autre n’est allée jusqu’à retirer sa fréquence à une chaîne. Aucune, sauf la France.
Une autorité dont on cherche encore l’utilité
Au fond, cette affaire repose la question de l’existence même de cette structure. Officiellement chargée de garantir la liberté de communication, l’Arcom semble surtout s’employer à la restreindre, érigeant la critique du gouvernement en faute et s’arrogeant le droit de juger du contenu des débats. On peut détester la ligne de CNews — là n’est pas le sujet. Comme le note Saada, ce qui distingue les défenseurs de la liberté de ceux qui « préfèrent le silence au débat », c’est précisément la volonté de laisser s’exprimer ce que l’on combat.
Pendant ce temps, l’Arcom annonce qu’elle se dotera à la rentrée d’une « veille » permanente sur les quatre chaînes d’information de la TNT, présidentielle de 2027 en ligne de mire. De quoi justifier budgets, postes et émoluments d’une bureaucratie qui prospère sur le dos du contribuable, au moment précis où elle fait planer une menace bien réelle sur le pluralisme qu’elle prétend défendre. Le contraste est saisissant : quand un pouvoir étranger s’en prend à la presse, la France s’indigne à juste titre. Encore faudrait-il, comme le rappelle le patron de Canal+, ne pas s’autoriser chez soi ce que l’on dénonce ailleurs.
#webtube:Le président de l’UDR dénonce « l’absence de courage du gouvernement » et traite LFI de« saboteurs de la République ». La France Insoumise s’est livrée ce 25 juin à une obstruction parlementaire de grande ampleur pour empêcher le vote du texte contre les mariages blancs présenté par l’UDR, et ainsi paralyser la journée parlementaire consacrée aux propositions du groupe d’Eric Ciotti. Ce dernier dénonce « l’absence de courage » du gouvernement qui ne l’a pas soutenu, malgré les promesses de Gérald Darmanin dans la journée. qui avait déclaré la situation des condamnations des maires pour refuser. Pour le maire de Nice, les députés d’extrême-gauche sont les « saboteurs de la République » Alors que le groupe d’Eric Ciotti défend un texte visant « à protéger les maires », LFI s’est livrée à une guerre de tranchée.
Le spectacle fut affligeant à l’Assemblée nationale. Une journée constituée d’une interminable litanie de propos plus caricaturaux et outranciers les uns que les autres. « Vision rance de notre République », « l’extrême-droite a une passion pour la brutalité ». Pendant plus de dix heures de débats, les députés de Jean-Luc Mélenchon ont pris tour à tour la parole pour défendre plus de 300 amendements et sous amendements déposés sur le texte afin d’empêcher son examen et son adoption. Les mots « haine » et « raciste » rythmèrent les prises de parole des parlementaires mélenchonistes comme une douce mélopée. « Vous voulez assouvir vos pulsions identitaires et xénophobes », reproche Arnaud Saint-Martin aux élus UDR et à leurs alliés du RN. « Si on parlait davantage de réchauffement climatique et moins d’immigration et d’islam, croyez-moi, ce pays irait un peu mieux », fanfaronne Louis Boyard ; « Vous voulez interdire à des gens qui s’aiment de se marier, c’est insupportable », clame Pierre-Yves Cadelen. « Alors que les Français souffrent de la canicule, voilà vos priorités » se lamente Gabrielle Cathala. Quant à Thomas Portes, pris à partie pour le port d’un magnifique tee-shirt dans l’hémicycle, son camp vestimentaire est choisi : « Je préfère être habillé en tee-shirt qu’avoir des cravates et être un raciste », clame l’élu de Seine-Saint-Denis.
« Mascarade et prise en otage »
Les suspensions de séance se succèdent, les lectures de poème aussi. Face à une telle « mascarade et prise en otage, par un groupuscule extrémiste, de notre démocratie », Eric Ciotti et ses députés n’auront de cesse de demander au gouvernement, représenté par Gérald Darmanin, d’utiliser l’article 44-2 de la Constitution qui lui permet de juger irrecevables les amendements non soumis à la commission compétente avant leur discussion en séance publique. Cela aurait fait cesser la mascarade mélenchoniste et conduit à voter la proposition de loi présentée par l’UDR. Le Président de la République ne s’était-il pas exprimé en mai 2025 en faveur d’une loi visant à empêcher le mariage des étrangers en situation irrégulière en soutien aux maires condamnés dans de telles situations qu’il avait qualifié d’« ubuesque » ?
Mais il n’est pas dans l’intention de Gérald Darmanin de faire une telle fleur à Eric Ciotti. Le Garde des Sceaux a pris soin de ne pas actionner le 44-2, pour laisser la journée parlementaire de l’UDR s’écouler ainsi, sur l’examen d’un seul et même texte.
Une telle opposition parlementaire était attendue de la part de La France Insoumise qui avait déjà mis en échec le même texte lors de sa présentation par l’UDR, lors de sa niche parlementaire, il y a un an. D’après les informations de Boulevard Voltaire, le groupe d’Eric Ciotti avait avancé masqué en changeant l’ordre d’examen de ses textes au dernier moment afin de placer son texte sur les mariages blancs en premier et tenter de déjouer ainsi l’opposition de l’extrême-gauche. C’était sans compter sur la vigilance de La France Insoumise qui déposa la veille et le matin même, des centaines de sous-amendements.
« Pile on gagne, face on gagne »
Quoiqu’il en soit, l’UDR estime sortir gagnante de la séquence. « Pile on gagne, face on gagne », nous confie dans les couloirs de l’Assemblée un cadre du parti pour qui la séquence est surtout symptomatique des tensions entre le Premier ministre et son Garde des Sceaux. Si Gérald Darmanin s’est exprimé en faveur du texte, Sébastien Lecornu qui n’est jamais à l’abri d’une censure, doit préserver un équilibre avec le Parti Socialiste. Au final, le gouvernement se parjure, et ses membres LR avec, alors qu’à maintes reprises il a annoncé son soutien à une telle initiative. Rappelons qu’Emmanuel Macron avait qualifié d’« ubesque » la situation des maires, condamnés pour refuser de marier des étrangers clandestins. En toute fin de séance, Eric Ciotti a fustigé le gouvernement « tenu par l’extrême gauche ».
Alors que Robert Ménard doit être jugé en septembre pour avoir refusé de marier un OQTF algérien, alors que le maire de Chessy vient d’être condamné à verser 6.000 euros à un OQTF, algérien lui-aussi et à son épouse pour avoir refusé de les marier, le sujet ne manque de créer le scandale. Mettre fin à ces mariages blancs est une mesure soutenue par 80% des Français et 90% des maires, ne cesse de clamer l’UDR.
#webtube : La haine d’Israël qui transpire chez Macron fait des émules. Tous les prétextes sont bons pour nuire à l’État hébreu. C’est sur le terreau de notre politique résolument pro-arabe que prospère l’antisémitisme dans notre pays, un fléau qui frappe à tous les étages de la société, à commencer par les universités. Une honte et un contre-modèle absolu de tolérance. Inutile de nous gargariser avec nos valeurs humanistes. Notre politique au Moyen-Orient est un désastre.
Nous sommes à des années lumière de la politique équilibrée du général de Gaulle.
– Reconnaissance par Macron d’un État palestinien qui n’existe pas
– Refus d’accueillir les industriels de l’armement israéliens au Salon de Satory
– Refus de soutenir Israël dans sa guerre existentielle contre l’Iran, qui veut le rayer de la carte depuis 1979.
Et dernière trouvaille du PS, Olivier Faure veut interdire l’importation des produits provenant des colonies israéliennes, au nom du droit international.
Eh bien soit, parlons histoire et droit international
La Palestine est restée sous domination turque durant 400 ans, de 1517 à 1917, date de la chute de l’empire ottoman.
Sur décision de la Société des Nations née en 1920, la Palestine, qui englobe à l’époque la Transjordanie, passe sous mandat britannique. Elle le restera jusqu’en 1947, date du partage de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif, l’autre arabe.
De plus, en 1946, la Transjordanie est devenue indépendante.
Le partage de la Palestine en deux États (1947) et la guerre de 1948
À l’époque, 650 000 Juifs et 1000 000 d’Arabes vivent en Palestine mandataire.
Le partage prévoit que l’État juif occupe un territoire de 56 % et l’État arabe 42 %, avec Jérusalem qui passe sous contrôle international, soit 2 %.
Si les Juifs de Palestine applaudissent, les Arabes refusent ce plan de partage, jugé injuste.
Mais ce que les antisémites mettent sous le tapis depuis 1947, c’est que le territoire accordé aux Juifs est en grande partie un désert : le Néguev, qui s’étend sur 13 000 km2 et occupe 60 % du territoire juif. Il n’est habité que par 10 % de la population.
Une coalition des États arabes attaque le nouvel État juif dès 1948. Israël sort vainqueur.
La Transjordanie, fraîchement indépendante, annexe la Cisjordanie en 1948 et en 1950, le royaume prend le nom de Jordanie.
Cette annexion n’a jamais été reconnue par l’ONU.
En 1967, une 2e coalition arabe attaque Israël, qui sort vainqueur.
Mais cette fois, Israël possède une puissante armée. Il annexe la Cisjordanie prise aux Jordaniens et occupe la bande de Gaza prise aux Égyptiens. Il s’empare du Golan syrien et du Sinaï égyptien, qui sera finalement restitué en 1982.
En 1973, Israël sort encore vainqueur d’une troisième guerre israélo-arabe.
En 1988 le royaume de Jordanie renonce à la Cisjordanie.
Officiellement, la Cisjordanie n’appartient donc à personne. En 1947, les Arabes n’en ont pas voulu. En 1948, la Jordanie l’a occupée illégalement pour la rendre en 1988.
L’État hébreu a donc beau jeu de déclarer que les frontières de la Judée-Samarie (Cisjordanie) remontent aux temps bibliques et qu’après les trois guerres de 1948, 1967 et 1973, la sécurité du peuple juif exige des zones tampons au sud, au nord et à l’est.
Cette situation n’aura jamais de fin pour une raison très simple :
Aussi longtemps que l’immense majorité des pays musulmans ne reconnaîtront pas l’État d’Israël, aussi longtemps que l’Iran et ses proxys, ainsi que la mouvance islamiste, voudront rayer Israël de la carte en prêchant pour une Palestine de la mer au Jourdain, donc sans Juifs, il n’y aura pas de paix.
28 États membres de l’ONU ne reconnaissent toujours pas Israël.
Harceler Israël, boycotter ses produits, attiser l’antisémitisme, tout cela ne va pas dans le sens de la paix. On ne met pas la charrue avant les bœufs.
Quand toute la planète reconnaîtra le droit à l’existence d’Israël, alors on pourra envisager la paix, discuter frontières et élaborer une solution crédible à deux États. Alors, on pourra invoquer le droit international.
Car où est le droit international quand des illuminés veulent rayer de la carte un État créé par la volonté de la SDN, donc parfaitement légitime ?
Tous ceux qui nuisent à Israël ne font qu’attiser les braises de l’antisémitisme et sabordent les chances d’une paix durable. Cette paix repose avant tout dans la reconnaissance universelle de l’État hébreu. Sans cette exigence aussi élémentaire qu’incontournable, nous irons vers une guerre de 100 ans et peut-être vers un conflit nucléaire. Est-ce si difficile à comprendre ?
#webtube : SOS Racisme se retrouve visée par une enquête de L’Incorrect sur la publication de ses comptes et l’utilisation de financements publics. Selon le magazine, l’association antiraciste, créée en 1984 et présidée par Dominique Sopo, n’aurait plus rendu publics ses comptes depuis l’exercice 2010, alors qu’elle bénéficie de subventions de l’État et collecte des dons ouvrant droit à réduction fiscale.
Les derniers comptes accessibles cités dans l’article remontent à l’exercice 2009. Cette année-là, selon une question écrite déposée à l’Assemblée nationale, SOS Racisme aurait perçu 579 000 euros de subventions publiques, soit 64 % de ses recettes, tandis que les adhésions représentaient 18 669 euros, environ 2 % des ressources. Le total des dons, adhésions et subventions atteignait 904 596 euros, hors éventuelles aides publiques versées aux sections locales.
L’enquête rappelle que les associations recevant plus de 153 000 euros de subventions publiques doivent établir des comptes annuels, les faire certifier par un commissaire aux comptes et en assurer la publicité. Selon L’Incorrect, SOS Racisme franchirait ce seuil, mais aucun dépôt récent de comptes ne serait visible depuis quinze ans. L’association a pourtant continué à recevoir des financements publics, dont 350 591 euros en 2011 et une convention pluriannuelle d’objectifs signée avec l’État en juillet 2022 pour la période 2022-2024, prévoyant 230 000 euros par an.
#webtube : Louis 17 ans a été tabassé à mort par 5 autres « jeunes » dans des conditions atroces. Louis était français, Louis était blanc… Sa famille, courageuse, souhaite que l’on fasse connaître la vérité et son visage afin qu’il ne soit pas mort pour rien.
#webtube : Pierre Jovanovic tire la sonnette d’alarme. Derrière les prouesses spectaculaires de l’intelligence artificielle se joue peut-être la plus grande révolution économique, financière et politique du XXIe siècle. Qui financera les gigantesques infrastructures nécessaires à l’IA ? Pourquoi les géants de la finance et de la technologie investissent-ils des centaines de milliards dans cette course mondiale ? Les États sont-ils en train de perdre le contrôle face aux nouveaux empires numériques ? De BlackRock à Nvidia, de Palantir à OpenAI, des États-Unis à la Chine, Pierre Jovanovic décrypte les rapports de force qui redessinent déjà notre avenir : emplois, épargne, souveraineté numérique, surveillance, marchés financiers et pouvoir politique. L’intelligence artificielle est-elle un outil de progrès ou le début d’un nouveau modèle de société ?
#webtube : Dans un livre écrit en collaboration avec Bertrand Ferrier, La Face obscure de la police (Éditions Max Milo, 302 pages, 21,90 euros), l’ancien commandant de police Jean-Pierre Colombiès répond à des questions que les citoyens sont légitimement en droit de se poser sur le fonctionnement de cette institution. L’auteur cherche à « comprendre comment la Boutique pourrait renouer avec sa véritable fonction en acceptant de regarder ses dérives en face, en les analysant et en tentant de les limiter à l’avenir ».
À la brigade des stups
Dans les années 1980, Jean-Pierre Colombiès intègre la brigade des stupéfiants et du proxénétisme du 36, quai des Orfèvres, un service prestigieux où l’on ne compte pas ses heures.
« Pour avoir du biscuit et boucler de belles affaires, il faut des indics », mais il n’y a pas d’argent à leur donner. « Ou nous leur refourguons de la came pour leur conso perso, ou, grâce à leurs scoops, nous mettons le grappin sur un concurrent qui les dérange. » La « came » en question est prélevée sur des saisies substantielles.
Pour remercier un « indic », le jeune inspecteur apprend à « oublier un paquet de clopes où se trouvent deux barrettes de shit ou un sachet d’héro ». Des « gros bonnets » qui brassent des tonnes de produits stupéfiants peuvent ainsi « tomber » contre quelques centaines de grammes.
Dans la brigade, tous ont la certitude d’agir ainsi pour le bien commun et personne ne trafique pour son propre bénéfice. Pourtant, « nous n’étions plus seulement des flics. Nous étions devenus des dealers », songe-t-il aujourd’hui. « Une dénonciation, et je partais pour de longues années en taule ! »
Au fil du temps, il en vient à penser que « lutter contre la drogue, c’est participer à une mascarade » : « Sur le fond, il n’existe aucune volonté politique d’éradiquer le trafic de came. »
En 2025, 1,4 million de Français fumaient au moins dix fois par mois du cannabis et 900 000 en faisaient un usage quotidien, tandis que 1,1 million consommaient de la cocaïne. 80 % des drogues entrent en Europe par la voie maritime, camouflées dans le fret légal (dans les grands ports des Pays-Bas et de Belgique, seulement 2 % de la marchandise est contrôlée). Les sommes en jeu « dépassent l’entendement » !
Face à cette criminalité mondialisée, « comment peut-on imaginer, même dans un instant d’hybris, que le débarquement de CRS dans une cité, suspendant le deal pendant quelques heures (et se contentant de reporter les cessions dès que le show médiatique aura cessé), l’interpellation de trois choufs ou même la découverte d’un kilo de coke dont une partie sera restituée à l’indic sans lequel pas de découverte, peut entraver une telle machinerie ? »
À Rennes, « ville notoirement inondée par le trafic », les « trois limiers spécialisés dans le trafic de stupéfiants » ont été renforcés, fin 2024… par cinq fonctionnaires ! « De qui se moque-t-on ? »
Le contexte est d’autant plus délétère que l’État affaiblit la police nationale tout en promouvant « des alternatives inefficaces, voire dangereuses comme la municipalisation ou la privatisation de la sécurité publique ».
Pendant ce temps, l’intensité des affrontements entre gangs rivaux « témoigne de l’extension du domaine de la pègre ».
En outre, la lutte contre les stupéfiants est uniquement axée sur la répression, sans lien avec le ministère de la Santé, alors que les problèmes de santé mentale sont récurrents chez les toxicomanes : « Résultat, quand tu chopes un tox délirant, manifestement inaccessible tant à une sanction pénale qu’à une vie paisible en société, qu’es-tu censé faire ? Ben, rien. Tu le gardes quelques heures pour améliorer ton score sur un tableau Excel, puis tu le relâches, sachant que tu ne tarderas pas à l’embarquer à nouveau. »
Au bout de dix ans, Jean-Pierre Colombiès s’est « sorti du bourbier des stups quand il était encore temps », en obtenant une mutation dans un autre service. Sans regret !
La franc-maçonnerie et les syndicats dans la police
Bien que « tous les syndicalistes, même les têtes de gondole, ne soient pas franc-maçons », ces deux réseaux « sont essentiels dans la police ».
Jean-Pierre Colombiès, qui a été l’un et l’autre durant quelques années, a finalement démissionné de la Grande Loge nationale française (GLNF). Il se sentait « tiraillé entre, d’une part, une ouverture inespérée sur des connaissances stimulantes et des rencontres sincères, et, d’autre part, un enfermement qui, au fil du temps, semblait plus sclérosant que protecteur ».
L’influence de la franc-maçonnerie sur les nominations dans la police constitue « un double péril qu’il ne faut pas négliger ». En effet, des agents sont promus parce qu’ils sont « frères de loge d’un hiérarque influent » : « On nomme à des postes à responsabilité des mauvais, ce qui impacte négativement l’action concrète des forces de l’ordre. » D’autre part, « ce système vicié de promotion peut désinciter les fonctionnaires à s’engager dans leur travail ». L’auteur précise qu’il n’a jamais utilisé son appartenance à la GLNF durant sa carrière, ce qui lui a permis de garder une certaine liberté en échappant « à l’engrenage du passe-droit ».
Dans le domaine syndical, l’offre restait assez limitée pour les policiers en civil (inspecteurs et enquêteurs) jusque dans les années 1990. En 1995, lorsque le corps des inspecteurs a été fusionné avec celui des officiers de paix, le syndicat majoritaire, marqué à gauche, a été concurrencé par une nouvelle organisation proche du RPR.
Cette politisation syndicale concerne surtout les cadres dirigeants car, pour la plupart des adhérents, la couleur politique d’une organisation compte moins que son implantation et son influence au sein d’une direction.
« Peu à peu, à côté des combats justes et nécessaires, le syndicalisme d’intérêt s’est imposé. Comme beaucoup d’autres professionnels, des dockers aux magistrats en passant par les enseignants (ou ce qu’il en reste), de nombreux policiers se sentent obligés d’adhérer à un syndicat afin de bénéficier d’une carrière boostée ou a minima sans encombre. »
Durant ses trois années d’exercice en tant que « petit syndicaliste détaché », Jean-Pierre Colombiès estime qu’il a « peu lutté contre les conditions de travail de ses pairs, bien que, à l’époque, elles fussent déjà honteuses » : « 90 % de mon temps consistait à gérer les relations humaines, entendues comme une priorisation des mutations et des promotions. »
La funeste culture du chiffre
En 2002, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, décide « de réduire l’action policière à une entité communicable : les chiffres, comme si ceux-ci étaient un gage d’authenticité et, surtout, comme s’ils constituaient un résumé transparent de l’action policière ». Ce qu’il en attend, « ce n’est pas une hausse de la sécurité des personnes et des biens », mais « des tableaux Excel du plus bel effet ».
« La statistique policière n’est pas qu’une idéologie dangereuse. Elle est un mode de management, c’est-à-dire une manière d’organiser et de gérer une entreprise, ce que devient petit à petit la police, jadis service public. »
En conséquence, les chefs de service s’ingénient « à inventer des manières et des biais pour présenter des statistiques ripolinées en faisant passer le message à leurs subordonnés ».
« Pour un policier de terrain, lui demander de “faire du chiffre”, quel qu’il soit, est d’une débilité profonde. Son action ne se résume pas à des quantités de PV, d’interpellations ou d’élucidations. » Un policier des stups évalué au nombre d’interpellations préfèrera s’intéresser à des petits consommateurs plutôt que de passer du temps à démanteler un réseau.
L’auteur se souvient de son activité en police judiciaire : « Les bacqueux nous ramenaient “la viande” ; charge à nous de l’accommoder pour “produire des E” pour “Élucidé”, “E” étant le code que l’on affichait en tête des comptes-rendus d’infraction. La plupart du temps, cette production forcenée de statistiques s’arrêtait au commissariat. Les accusations étaient tellement bancales que la justice ne voulait pas de défèrements à tour de bras des gars contre lesquels nous n’avions aucune bille sérieuse ! »
Quand des politiciens instrumentalisent la police
En 2017, en pleine campagne présidentielle, une femme se présente au commissariat du XVIᵉ arrondissement de Paris pour déposer plainte pour viol contre Damien Abad, le porte-parole de François Fillon. Jean-Pierre Colombiès, qui est de permanence, décide d’aider la jeune gardienne de la paix peu expérimentée chargée de la recevoir.
La plaignante reconnaît avoir été l’instigatrice d’un unique rapport sexuel, six ans plus tôt, dans le but de devenir l’assistante parlementaire de l’homme politique, alors que celui-ci ne lui avait rien proposé. C’est elle qui l’a déshabillé car il en était incapable seul, en raison d’un handicap des membres supérieurs.
Son dépôt de plainte est motivé par l’intuition d’un lien avec les accusations publiques visant François Fillon, l’homme pour qui travaille Damien Abad, mais elle est incapable d’expliquer le lien logique entre les deux affaires.
Juridiquement, le viol n’est pas constitué puisqu’il n’y a ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise. La procédure est transmise au parquet.
Le lendemain matin, une journaliste de BFM, déjà informée de cette plainte (d’où vient cette fuite si rapide ?), contacte Jean-Pierre Colombiès qu’elle a déjà rencontré quand il était délégué syndical. Celui-ci lui indique que les faits relatés par la plaignante ne sont pas constitutifs du crime de viol.
Quelque temps plus tard, Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, devient ministre des solidarités du gouvernement d’Élisabeth Borne. Dans la foulée, Mediapart évoque deux viols présumés, en 2010 et 2011, mettant en cause l’intéressé.
En fait, la première victime a refusé de déposer plainte dans la première affaire, tandis que la seconde correspond à la procédure de 2017, finalement classée sans suite « faute d’infraction suffisamment caractérisée ».
« Ce sont pourtant ces deux histoires qui provoquent un déferlement médiatique d’une violence inouïe. » Damien Abad ne se doutait pas que son ralliement à la macronie signerait son arrêt de mort politique, au moins au niveau national…
Lors du mouvement des Gilets jaunes de 2018-2019, la participation de l’auteur aux manifestations lui permet de « mieux comprendre les bidonnages antidémocratiques de certains hiérarques policiers » : « Pour un observateur pas né de la dernière averse, il était évident que la stratégie consistait à laisser monter la pression à petit feu dans un mouvement où, pourtant, 99 % des gens étaient pacifiques et nullement vindicatifs à l’endroit des forces de l’ordre. Comble du cynisme, au top intervention, les black blocks disparaissaient par enchantement, de sorte que la charge était supportée par des manifestants ébahis. »
« Le sens de cette stratégie de maintien de l’ordre était double, donc doublement pervers : montrer les ravages dont sont capables les black blocks — ravages qu’il n’était pas question de limiter voire d’arrêter, on l’a compris, puisque les dégradations commises permettaient de décrédibiliser la manifestation. »
Par ailleurs, les « nasses » de manifestants empêchaient volontairement toute porte de sortie, tandis que les radios de la police incitaient « les troupes à ne pas y aller de main morte » en exagérant le nombre de blessés parmi les policiers. Il s’agissait de toute évidence de « casser du mécontent et de transmettre ce message aux citoyens si cher aux macronistes : restez chez vous ! »
Les syndicats de police, « désormais peu portés sur l’exigence démocratique et la rectitude morale », expliquaient à l’envi que les policiers agissaient de manière légitime et professionnelle.
Dans le même temps, le nombre de protestataires était sciemment sous-évalué par la préfecture de police.
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Jean-Pierre Colombiès déplore vivement la dérive néolibérale de notre société et la perte du sens commun qu’elle entraîne : « Il est temps d’en finir avec une police considérée par les gouvernants comme un outil à son service. […] La police n’est pas l’ennemi du peuple ou ne devrait pas l’être. »
Le dernier projet du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en mars dernier, « est un fourre-tout gonflé de promesses de sévérité et de répression dont on comprend d’emblée les objectifs politiques et les limites concrètes » : « L’effet dissuasif qu’il recherche est affaibli par l’inexécution des peines en vigueur — notamment d’incarcération. »
Quant au contrôle sur les réseaux sociaux, « il semble moins vouloir limiter les incitations à la haine que limiter la liberté d’expression des citoyens ».
Par-delà ces effets d’annonce et ces mesures liberticides visant davantage la population que les criminels et les délinquants, l’ancien officier de police se demande : « Jusqu’à quel point l’État peut-il abandonner ses missions régaliennes ? »
#webtube : Pour ce nouveau numéro du « Libre Journal de la Nouvelle Droite », sur Radio Courtoisie, Xavier Eman reçoit Rodolphe Cart, Alexandre Nantas, Gabriel Piniès et Nicolas Degroote, pour débattre de deux thèmes principaux : le « divorce » entre les États-Unis et Israël à la suite de la signature du pré-accord de paix avec l’Iran, et la question du libéralisme et de l’impasse « libérale conservatrice ».