. Eglises de France : pendant les élections, le pillage continue

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#webtube : Pendant que les Français choisissaient leurs nouveaux élus, de nombreuses églises étaient profanées et cambriolées. Pendant que les regards étaient tournés vers les bureaux de vote, plusieurs cambriolages et profanations d’églises ont eu lieu à travers le pays : l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine en Seine-Saint-Denis ou encore l’église de Chèvremont dans le Territoire de Belfort ont notamment été touchées. Ces actes surviennent dans un contexte déjà préoccupant pour le patrimoine religieux français, une semaine seulement après le vol d’une précieuse relique de saint Vincent de Paul à Paris. Une nouvelle fois, ces crimes semblent se répéter irrémédiablement sans que rien ne soit véritablement enrayer cette terrible spirale.

En Seine-Saint-Denis, on vole les églises

Le samedi 14 mars 2026, l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine, commune rattaché à Saint-Denis depuis 2025, a donc été cambriolée. Les malfaiteurs se seraient introduits dans l’édifice en forçant la porte de la sacristie entre 14 heures et 17 heures. À l’intérieur de l’église, plusieurs objets liturgiques essentiels au culte ont disparu. Les voleurs ont emporté un calice, trois patènes et un ostensoir, soit un ensemble de pièces d’orfèvrerie utilisées lors de la célébration de l’Eucharistie et de l’adoration du Saint-Sacrement. Le tabernacle, lieu sacré destiné à conserver et à protéger les hosties consacrées, a également été dégradé au cours de l’intrusion. Une enceinte acoustique a aussi disparu. Une religieuse a déposé plainte auprès du commissariat local et une enquête pour vol avec effraction et dégradations a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Pour l’heure, aucune déclaration publique n’a été faite par le nouveau maire élu, Bally Bagayoko (LFI). Celui-ci semble davantage préoccupé de déclarer que Saint-Denis serait « la ville des Noirs » plutôt que la ville des rois, tandis que certains de ses partisans scandaient « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». La question de la sécurité des églises et l’apport de son soutien aux catholiques de sa commune ne semblent pas, à ce stade, être la priorité du nouvel édile.

Partout en France

Bien loin de l’Île-de-France, dans le Territoire de Belfort, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars, c’est l’église de Chèvremont qui a été prise pour cible par des cambrioleurs. Ces derniers ont forcé les portes de l’édifice et fouillé l’intérieur à la recherche d’objets précieux. La découverte a été faite le dimanche matin vers 9h par un habitant du village qui revenait du bureau de vote. La porte du tabernacle a été forcée, le couvercle d’un ciboire a été retrouvé par terre, au milieu d’hosties dispersées, tandis que dans la sacristie plusieurs ciboires et calices ont disparu.

À ce sujet — [ÉDITO] Vol à Saint-Vincent-de-Paul, effondrement à Saint-Roch : nos églises sont martyrisées

Les objets liturgiques volés sont souvent réalisés en argent ou en métal doré, ce qui peut expliquer l’intérêt des voleurs dans un contexte de flambée des prix des métaux. Cependant, pour les paroissiens, la perte est avant tout spirituelle.

La gendarmerie a été prévenue dans la matinée mais elle intervenait déjà à l’église de Méroux où des traces de forçage de la porte ont également été relevées. Selon RCF, la municipalité va déposer plainte pour la porte fracturée, tandis que la paroisse déposera plainte pour vol et profanation. Non loin de là, au sud de Montbéliard, dans la commune de Bourguignon, une église aurait aussi été ciblée au cours du même week-end. La gendarmerie y a constaté la disparition de plusieurs objets liturgiques.

Que font nos élus ?

Ces événements surviennent à peine une semaine après le vol d’un médaillon contenant une relique de saint Vincent de Paul dans l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris. La répétition de ces actes pose une nouvelle fois la question de la protection des églises en France.

Présentes dans presque toutes les communes, elles recèlent un patrimoine à la fois historique, architectural et spirituel. Pourtant, beaucoup d’entre elles demeurent insuffisamment protégées contre les intrusions et les vols. Les élections municipales devraient être l’occasion de replacer la question de leur sécurité au cœur des débats locaux. Les maires sont en effet les premiers responsables de la protection des édifices communaux, dont fait partie la majorité des églises construites avant 1905. L’église constitue souvent, après la mairie, le deuxième bâtiment le plus emblématique des villes et des villages, si ce n’est souvent le premier.

Assurer leur sécurité, préserver leurs trésors liturgiques et garantir le respect de ces lieux de culte devrait figurer parmi les priorités des politiques publiques locales. C’est loin d’être le cas pour tous nos responsables politiques. Il revient donc aussi aux citoyens de sensibiliser leurs anciens et nouveaux élus sur cette question. A chaque calice volé, chaque tabernacle brisé, chaque relique disparue, c’est une part de l’identité et de l’histoire de la France qui est attaquée.

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