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#webtube : Ce que demande Trump aux marines européennes et asiatiques, c’est un remake de l’opération Prométhée, qui avait mobilisé plusieurs marines de guerre pour sécuriser le golfe Persique, déjà sous la menace de Téhéran, alors en guerre contre l’Irak.
De 1987 à 1988, durant 415 jours, la France a largement participé à la mission d’escorte des navires commerciaux naviguant dans le Golfe miné et empruntant le détroit d’Ormuz.
« Cette mesure agressive a justifié un déploiement accru des flottes occidentales (USA avec un porte-avions et une cinquantaine de navires de surface, Italie, Royaume-Uni, France pour ne citer que les principaux pays intervenants) à partir de 1987 pour garantir la liberté de navigation. »
« L’attaque du porte-conteneurs Ville d’Anvers, le 17 juillet 1987, a convaincu le gouvernement français de rompre les relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran et à engager l’épreuve de force. »
Le porte-avions Clemenceau et son escorte sont alors déployés sur la zone, ainsi que des avisos-escorteurs, une frégate anti-sous-marine et des chasseurs de mines. Au total, 33 navires participèrent à cette mission, bénéficiant du soutien logistique de la base de Djibouti.
À cette époque, la France vit sous la cohabitation, avec Mitterrand à l’Élysée et Chirac à Matignon. Le président Mitterrand prévient que « toute agression contre un bâtiment français serait évidemment suivie d’une riposte légitime ».
« Pendant la durée de l’opération, soixante-dix bâtiments sous pavillon national ont été escortés dans le golfe Persique sans incidents. »
Souhaitons le même succès à nos marins et à nos pilotes embarqués, qui vont participer à cette coalition navale. Évidemment, tout comme les armements, la menace a changé, exigeant les moyens de protection les plus performants contre les missiles, les drones et les mines de dernière génération. Une expertise que nos marins possèdent.
Le « Clem » est devenu le Charles-de-Gaulle, mais la mission reste la même : assurer la sécurité des navires commerciaux dans cette zone à haut risque.
Combien de pays accepteront cette mission difficile et dangereuse ? Très peu sans doute. La France semble néanmoins s’y préparer. A suivre…
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
