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#webtube : « Le Royaume-Uni y gagnera une immigration choisie et nous renverra les migrants qu’ils ne veulent pas », déplore le RN. Sur le terrain de l’immigration, le ministre de l’Intérieur s’évertue à communiquer sur la dynamique qu’il tente d’insuffler. En date, deux actions à prendre en compte. En ce début de mois d’août, Le Figaro révèle que depuis le mois de janvier, ce sont 64 islamistes fichés qui ont été expulsés de France. Des individus inscrits au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. « L’éloignement de tels profils demeure une priorité absolue pour le ministère de l’Intérieur, sur laquelle les préfets sont personnellement responsabilisés », assure-t-on, dans l’entourage de Bruno Retailleau.
« Combattre l’islamisme sur le terrain »
Parmi les préfets les plus zélés, celui des Hauts-de-Seine se distingue. Alexandre Brugère expulsait, en juillet, quatre ressortissants étrangers « auteurs de trouble à l’ordre public », sur les neuf au plan national. Parmi ceux-ci, le Tunisien Mohamed Fahem, dont la douce particularité est d’avoir pris ses distances avec Daech qu’il trouvait trop laxiste. L’ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin, à l’époque où l’actuel garde des Sceaux se trouvait place Beauvau, a fait de la lutte contre l’islamisme radical une de ses priorités. En mai 2025, il publiait un témoignage politique, fruit de son expérience de terrain, intitulé « Combattre l’islamisme sur le terrain ». Face à la menace terroriste, Bruno Retailleau appelle au « maintien d’une extrême vigilance ».
Par ailleurs, le premier flic de France a annoncé l’entrée en vigueur, ce mercredi 6 août, d’un accord passé avec le Royaume-Uni prévoyant le retour en France de migrants arrivés sur la terre britannique sur des « small boat », en échange de l’envoi outre-Manche de migrants se trouvant en France. Un accord qui se veut expérimental, valable jusqu’en juin 2026. Bruno Retailleau a défendu un dispositif qui n’est qu’une « première étape » et « dont l’objectif est clair : casser les filières ». « Je réaffirme la détermination de la France à stopper les flux et à sauver des vies », a-t-il souligné.
À ce sujet — 45 % des Britanniques sont contre l’immigration et pour… la remigration !
Le traité, basé sur le principe d’« un pour un », permettra aux Britanniques de renvoyer à la France les migrants dont ils n’auront pas jugé la demande d’asile admissible. Inversement, Londres s’engage à accepter les personnes se trouvant en France et ayant fait une demande sur une plate-forme en ligne spécifique.
« Un accord poudre aux yeux »
Le député RN du Pas-de-Calais, Antoine Golliot dénonce, auprès de BV, « un marché de dupe ». « Le Royaume-Uni bénéficiera d’une immigration choisie et nous renverra les migrants qu’ils ne veulent pas. » Le ministre de l’Intérieur britannique, Yvette Cooper, a précisé que « [l’accord] commencera avec un nombre réduit [de migrants] et augmentera ensuite, mais nous voulons pouvoir l’étendre ». Le chiffre de 50 personnes par jour a été évoqué. Une goutte d’eau, sur les 25.400 personnes arrivées au Royaume-Uni depuis le début de l’année, soit une hausse de 49 % par rapport à l’année dernière.
« Un accord poudre aux yeux et insignifiant comparé à la submersion migratoire dont nous sommes victimes », déplore Antoine Golliot. La mesure ne consiste qu’à « gérer les conséquences alors qu’il est urgent de s’attaquer aux causes ». L’accord interpelle, car s’il veut s’attaquer aux filières de passeurs, il ne diminuera pas le nombre de migrants qui resteront de l’un ou l’autre côté de la Manche. De plus, ceux qui partent seront inexorablement remplacés. L’élu mariniste le constate dans sa circonscription de Boulogne-sur-Mer, au cœur de la côte d’Opale, qui subit directement les effets néfastes de l’immigration clandestine qui « ravage nos territoires et nos cadres de vie » et dont les conséquences sont multiples : « squats, insécurité grandissante, saleté, etc. » Le député du Rassemblement national attend « plus de fermeté de l’État » et appelle au « retour des frontières » sans lesquelles toute cette agitation est vaine.
Yves-Marie Sévillia, dans BV
