– Regardez « Ukraine, Ormuz : vers la pénurie alimentaire mondiale ?

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#webtube : A la une de cette édition, entre guerres et sécheresses, l’insécurité alimentaire menace le monde, et la France n’est pas forcément à l’abri. Entre business et diplomatie, Paris accueillait le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. De gros contrats signés et un déclassement diplomatique confirmé pour la France. Et enfin en France, les candidats à la présidentielle tentent de présenter un programme pour l’école.

Source : Chaîne officielle TVL

– Récession, dette, déficit : la tronçonneuse ou la faillite ? Philippe Herlin sur TVL

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#webtube : Pierre Bergerault reçoit l’économiste et essayiste Philippe Herlin pour décrypter l’état des finances publiques françaises, le projet de budget 2027 et les perspectives économiques qui se dessinent pour les prochains mois. Au programme de ce premier Journal de l’éco : plus de 70 000 défaillances d’entreprises sur douze mois, une croissance limitée à 0,2 % au deuxième trimestre, 34,5 milliards d’euros d’intérêts déjà payés par la France au premier semestre 2026, ainsi que la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler les quelque 540 milliards d’euros de dette française détenus par la Banque de France. Une proposition qui soulève de nombreuses questions sur le bilan de la Banque de France, la BCE, l’euro, les marchés et le financement de l’État.

Puis place à l’entretien : le budget 2027 est-il crédible ?
La France peut-elle réellement ramener son déficit à 4,9 % du PIB ?
Jusqu’où la hausse des taux et du coût de la dette peut-elle conduire ?
Pourquoi les projections du gouvernement sont-elles si éloignées de celles du rapport sur la transparence des finances publiques remis en juillet ?
Et surtout, quelles mesures permettraient encore d’éviter une véritable crise des finances publiques françaises ? Avec Philippe Herlin, nous évoquons également les conséquences d’une poursuite du dérapage budgétaire et les choix qui s’imposeront au prochain gouvernement.

A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : « La France entre dans la crise de la dette… mais elle n’est pas seule ».

Source : Chaîne officielle TVL

– Augmentation du plafond des franchises médicales : maudite carte Vitale ?

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#webtube: Sous prétexte de protéger notre système de santé, l’assuré français semble condamné à toujours plus payer. En juillet dernier, le gouvernement avait annoncé un doublement du plafond des franchises médicales : rétropédalage devant la levée de boucliers ou stratégie grossière pour faire avaler la pilule, toujours est-il que le 22 août, c’est finalement une indexation sur l’inflation et donc une augmentation du plafond des franchises médicales de 100 à 140 € qui est annoncé par le gouvernement dans son projet de décret.

Encore un petit effort …

« On a proposé en juillet de doubler ce plafond de franchises, mais après des discussions, nous avons revu notre copie et nous avons décidé de proposer un décret qui permettra de porter le plafond à une moindre hauteur, qui correspond à l’indexation sur l’inflation », a argué le ministre de la Santé Stéphanie Rist, sur France Info, en ajoutant que le choix du décret se justifie par le « déficit de la Sécurité sociale, estimé à 20 milliards d’euros en 2026 [qui] risque de s’aggraver avec la crise au Moyen-Orient ». Autrement dit, selon le ministre, il faut faire « des efforts » pour que survive « une des meilleures protections sociales au monde » (sic). Des efforts dont « l’impact moyen pour les assurés payant ces participations forfaitaires et franchises est estimé à 10 euros par an, soit moins d’un euro par mois », selon le ministre, qui ajoute que pour les patients en affection longue durée « qui bénéficient souvent de davantage de consultations et médicaments pris en charge par l’assurance maladie, l’impact moyen est estimé à 2 euros par mois ».

…pour sauver notre système de santé

En bref, si l’on en croit Stéphanie Rist, pas de quoi fouetter un chat, le jeu en vaut la chandelle et notre précieux système de santé vaut bien que le contribuable malade se serre un peu plus la ceinture. France Info explique que les franchises n’avaient pas évolué depuis 2005, année où le plafond avait été fixé à 100 €. Ainsi, selon le courrier du gouvernement consulté et révélé par BFM Business et adressé aux instances consultatives de la Caisse nationale de l’assurance maladie, « les plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires vont bel et bien être indexés sur l’inflation » dès le 1er octobre 2026, et « puis, à compter de 2028, ces plafonds seront réévalués chaque année en fonction de l’inflation ». Le contribuable malade, s’il n’est pas une femme enceinte, ni un mineur et pas assez pauvre pour bénéficier de la complémentaire santé solidaire, verra donc augmenter son reste à charge maximal en fonction de l’inflation.

En pesant encore et toujours sur les Français

Alors, si certains justifient cette augmentation en expliquant, comme sur BFM, que « les Français sont de moins en moins riches », qu’il faut constater un « déclassement de la France par rapport à ses voisins européens » et que, donc, il faut consentir à des efforts pour redresser les finances publiques comme en Espagne, en Grèce ou en Italie, il n’en reste pas moins que les efforts semblent toujours imposés aux mêmes. Le Français condamné à toujours plus payer pour être toujours moins remboursé ? C’est en tout cas ce que dénoncent de nombreux élus RN sur X, à l’instar de la vice-présidente de l’Assemblée nationale Hélène Laporte, qui y voit même « une hérésie de plus » de la part du gouvernement qui publie ce décret abaissant la prise en charge des soins des contribuables à 40 % « alors qu’il refuse de toucher à l’aide médicale d’État pour les étrangers en situation irrégulière ! » Même son de cloche chez le député RN du Loiret Thomas Ménagé, qui dénonce ces choix budgétaires qui pèsent encore sur les assurés français alors que « pendant ce temps, toujours rien sur l’AME, les titres de séjour pour soins et le tonneau des Danaïdes de la mauvaise gestion et de l’immigration ».

C’est aussi ce que dénonce Marine Le Pen qui fustige, sur X, ce décret : « Faire porter encore et toujours l’effort sur les Français dont le pouvoir d’achat s’érode de jour en jour alors que le gouvernement refuse obstinément de faire des économies dans la mauvaise dépense publique est une politique qui n’est plus tenable », dénonce la candidate RN à la présidentielle, qui ajoute que c’est « d’autant moins acceptable que dans le même temps, la Macronie, avec le soutien de la gauche et de LFI, fait les poches des Français pour payer la facture d’1,3 milliard d’euros de l’AME réservée aux clandestins ». Il faut bien avouer qu’au train où vont les choses, notre fameuse carte Vitale tiendra plus de la monnaie de singe que du sésame que le monde est censé nous envier. Si ce n’est pas déjà le cas.

Victoire Riquetti, dans BV

– Sondage Présidentielle : Marine Le Pen terrasse ses adversaires

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#webtube : La pression pour que ne subsiste qu’un seul candidat unique pour la droite et le centre s’accentue. En cette fin d’été, les couteaux s’aiguisent, alors que le mois de septembre va donner le départ d’une année politique décisive. Les sondages sont scrutés de prêt car ils auront une influence décisive sur les ambitions présidentielles de plusieurs candidats qui, pour l’heure, mènent campagne dans l’espoir de terrasser leur concurrent. 

Ce 24 août, un sondage Harris interactive conforte Marine Le Pen dans sa capacité non seulement à être en tête en premier tour en distançant significativement ses adversaires, mais à gagner les différents duels du second tour. Selon les cas de figures, la candidate du Rassemblement national réalise un score entre 35 et 38% au premier tour. Mieux encore, au second tour, la députée du Pas-de-Calais est donnée à 68% face à Jean-Luc Mélenchon, à 57% face à Gabriel Attal, et à 55% contre Edouard Philippe, un score en hausse de 4 points par rapport à la même étude, il y un mois. Le déplacement de l’ancien Premier ministre à Mayotte, où il a fait des propositions très fermes sur l’immigration pour apporter une solution dans le département le plus pauvre de France, n’a visiblement pas convaincu les électeurs.

Comment éviter un duel Le Pen-Mélenchon ?

Peu importe le mauvais score du second  tour, pour l’heure c’est la qualification au second qui préoccupe la droite et le centre. En effet, Jean-Luc Mélenchon trace sa route et obtient son ticket pour le duel du second tour avec 16 ou 17% selon les cas de figure. « Le risque d’un deuxième tour dans lequel s’opposeraient madame Le Pen et monsieur Mélenchon est un risque réel et sérieux », a réagi sur BFMTV Edouard Philippe. Seul scénario où c’est le maire du Havre qui se qualifie : celui où Gabriel Attal n’est pas sur la ligne de départ. Une aubaine pour l’ancien bras droit d’Emmanuel Macron qui cherche à devenir la seule alternative à une confrontation RN-LFI qui terrifie une classe politique qui a l’habitude de se partager le pouvoir depuis 50 ans et voit ce dernier lui filer entre les doigts.

À ce sujet — À Mayotte, Édouard Philippe s’attaque à l’immigration. « Vulgaire copie », répond le RN

Alors les soutiens du président d’Horizons s’en donnent à cœur joie. « Edouard Philippe est le seul à pouvoir élargir son socle, en rassemblant à la fois les électeurs du centre et ceux de la droite »,  s’est enthousiasmé Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère. « Nous devons nous rassembler impérativement pour éviter le chaos des extrêmes ! », a souligné Olivier Richefou, le président UDI du Conseil départemental de la Mayenne. « Édouard Philippe est le seul à pouvoir empêcher un duel mortifère entre LFI et le RN », a affirmé le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus.

« Des signaux de convergence »

Du côté des Républicains, la pression augmente sur Bruno Retailleau qui n’est pas en position de force, et c’est un doux euphémisme. Le candidat LR plafonne entre 6 et 9% et peine à convaincre les électeurs sur son propre nom. Les ténors historiques du parti de droite dite de gouvernement, risquent progressivement, et plus rapidement qu’on ne le pense, de cesser de soutenir l’ancien ministre de l’Intérieur s’il persévère dans sa volonté de candidater et d’incarner « une droite forte », ligne incontournable selon lui, pour redresser un parti déserté par les électeurs. Les voix que Nicolas Sarkozy avait rassemblées sont parties soit au centre pour rejoindre la cohorte macroniste, soit au RN, alors que l’allié UDR apporte une caution de droite traditionnelle au parti de Jordan Bardella. « Je suis pour un candidat unique de la droite et du centre », s’est par exemple empressée de marteler la présidente LR de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ce 24 août. Si elle reconnaît « la légitimité » du candidat de « sa famille politique », elle voit « des signaux de convergence politique très intéressants avec Édouard Philippe ». Un rapprochement que David Lisnard ne veut entendre que sous le signe de la primaire. Le maire de Cannes poursuite sa campagne pour une « primaire ouverte »« pour éviter à la fois la division qui fait perdre les élections et la compromission programmatique qui empêchera le redressement du pays », souligne-t-il dans une tribune publiée dans Le Monde ce 25 août.

La droite est au milieu du gué. Tracer sa route isolée au risque de réaliser le même score famélique que Valérie Pécresse en 2022, où s’unir en laissant la fâcheuse impression de remettre une pièce dans la machine macroniste.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

– Monsieur le ministre Nuñez, tout citoyen est libre d’être prorusse ou non

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#webtube : Et vous le savez très bien. Quand vous accusez Xenia Fedorova de relayer la propagande du Kremlin « qui vise à saper le fonctionnement démocratique en France », vous vous empressez d’ajouter que ce n’est absolument pas une atteinte à la liberté d’expression ou au pluralisme d’opinions.

« Ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression. On a parfaitement le droit en France de contester la politique du gouvernement français, on a parfaitement le droit de contester l’engagement de la France en Ukraine. C’est le débat démocratique, c’est le pluralisme politique. »

« Je ne doute pas une seconde que ceux qui portent des théories comme celle que développait Xenia Fedorova vont continuer à être diffusées. Quand on entend M. Philippot, quand on entend M. Mariani, on n’est pas très loin de ce que dit Mme Fedorova. Donc, ils continueront à s’exprimer ». C’est en effet leur droit élémentaire dans notre démocratie.

Notre Constitution  et la Convention européenne des droits de l’homme garantissent la liberté d’opinion, ce qui signifie que l’État ne peut pas punir un citoyen pour ses idées ou ses croyances. Chacun a donc le droit strict de préférer le récit du Kremlin à celui de l’Otan, sachant bien évidemment que la liberté d’expression s’arrête là où commencent l’incitation à la haine, l’apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Le débat d’idées reste donc intouchable.

C’est pourquoi il y a de quoi s’étonner quand on apprend à la lecture du JDD, que vos services considèrent que d’honorables citoyens comme Henri Guaino, Florian Philippot, Philippe de Villiers, Ségolène Royal ou Booba, « contribueraient à une opération de blanchiment de la propagande russe dans le débat public ».

Je constate que vos services ont omis de citer d’autres belles figures de la politique, farouchement opposées à notre engagement résolument russophobe, mais surtout ils ont oublié Pierre de Gaulle, ardent défenseur de l’amitié franco-russe et de la politique russophile du Général, son grand-père. Est-il lui aussi dans le collimateur du ministère de l’Intérieur ?

Tout cela n’est pas sérieux. On a le droit d’être prorusse ou pro-Israël, on a le droit d’être pour ou contre l’Europe, on a le droit de contester toute la politique étrangère de l’Élysée. Et surtout, on a le droit de le dire, sans être pris pour un agent du FSB ou du Mossad pour autant. On ne combat pas les idées par la censure. Car nous ne sommes pas en guerre.

Entre les deux narratifs, la question est de savoir « Qui dit vrai », l’Occident ou le Kremlin ?

Il suffit d’observer le 180° de Macron entre 2022 et 2026 pour comprendre que la géopolitique et les intérêts des Etats ont pris le pas sur les faits et donc sur la vérité. L’évolution du discours d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine montre un durcissement stratégique spectaculaire. D’un rôle initial de médiateur cherchant un compromis, notre Président est passé à une posture de va-t-en-guerre sans aucune “ligne rouge” face à Moscou.

2022 : Il dit comprendre les « inquiétudes contemporaines de la Russie ». « Il ne faut pas humilier la Russie afin que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques »

2023 : « La Russie ne peut ni ne doit gagner » « L’heure n’est pas au dialogue parce que la Russie a choisi la guerre »

2024 :  » L’envoi de troupes occidentales au sol ne peut pas « être exclu » à l’avenir »

« Si la Russie gagne cette guerre, la crédibilité de l’Europe sera réduite à zéro »

2025 : Le message est clair. Aider l’Ukraine n’est plus seulement un acte de solidarité, c’est une nécessité de sécurité nationale pour la France.

Difficile d’y voir clair chez un personnage aussi versatile, qui lance des petites bombes, attend de voir les réactions et se rétracte en déclarant qu’on a mal compris. Il dit avoir été trompé par Poutine alors que c’est lui qui parlait de paix avec le Tsar tout en livrant dans son dos des canons Caesar à Zelensky. Le « en même temps » a ses limites…

Mais revenons aux faits et aux véritables causes de la guerre,  systématiquement occultées

Le principe de souveraineté, le respect des frontières, la thèse de l’agression impérialiste, le conflit entre une démocratie et une dictature, tout cela ce ne sont que des mots. En 1999, l’Otan ne s’est pas embarrassée de ces beaux principes superflus pour bombarder la petite Serbie sans l’aval de l’ONU, sur un faux prétexte de génocide au KosovoEn 2008, l’Occident ne s’est pas gêné pour dépecer la Serbie et l’amputer d’une partie de son territoire au mépris du droit international. Ce que défend l’Otan, c’est le seul droit international qui convient à Washington.

1. L’encerclement par l’Otan : La Russie affirme que l’Occident a trahi la promesse tacite faite à la fin de la guerre froide de ne pas étendre l’Otan vers l’Est. On est passé de 16 membres en 1991 à 32 en 2026. Cette promesse faite à Gorbatchev est largement documentée avec le déclassement des archives de l’époque et les témoignages de  nombreuses personnalités. C’est bien pour cela que l’intégration de l’Ukraine à l’Otan est une ligne rouge pour le Kremlin.

2. L’Euromaïdan en 2014 : Le rôle cynique des Américains

Le récit occidental présente l’Euromaïdan comme une révolution populaire spontanée pour la démocratie. Le récit russe y voit un coup d’État téléguidé par la CIA pour placer une marionnette à la solde de Washington à la place du régime prorusse en place à Kiev. Or, l’ingérence américaine est parfaitement documentée. Un enregistrement le prouve. En février 2014, une conversation téléphonique interceptée entre Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe américaine, et l’ambassadeur américain à Kiev a fuité. On l’entend littéralement distribuer les rôles pour le futur gouvernement ukrainien (« Yats est le gars » en parlant d’Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier ministre). C’est à ce moment que Nuland lance son célèbre « Fuck the EU ». De plus, des sénateurs américains de premier plan comme John McCain, se sont rendus directement sur la place Maïdan pour haranguer la foule et soutenir l’opposition face au président élu Viktor Ianoukovitch. Le financement massif d’ONG pro-occidentales par des agences américaines a également préparé le terrain politique. On connait l’expertise de la CIA pour renverser les gouvernements qui  déplaisent à l’Oncle Sam. Les Américains n’ont certes pas inventé la colère populaire en Ukraine, mais ils l’ont opportunément financée, encouragée et canalisée pour installer un pouvoir hostile à la Russie.

3. Les accords de Minsk de 2014-2015. Une arnaque antirusse 

Ces accords prévoyaient notamment une réforme constitutionnelle donnant une large autonomie au Donbass au sein de l’Ukraine. Ils n’ont jamais été respectés. Merkel et Hollande ont reconnu qu’ils n’étaient qu’une duperie destinée à gagner du temps pour renforcer l’armée ukrainienne. Pour Moscou, c’est donc la preuve absolue d’une tromperie : l’Occident n’aurait jamais eu l’intention d’appliquer les accords, mais s’en serait servi comme d’un écran de fumée pour armer Kiev.

4. Le rejet méprisant des demandes de garanties de sécurité réclamées par Poutine. 

Jusqu’en novembre 2021, Poutine a tenté d’obtenir des garanties de sécurité en Europe. Il demandait l’abandon définitif d’une adhésion de l’Ukraine et  de la Géorgie à l’Otan, ainsi que le retrait des forces de l’Alliance des pays de l’Est frontaliers de la Russie. Ce fut un refus net et sans la moindre discussion.

La conclusion de tout cela est donc limpide 

1) L’Otan continue de masquer ses promesses verbales de 1990

2) Washington nie son ingérence agressive en 2014

3) Les Occidentaux reconnaissent avoir trompé sciemment les Russes avec les accords de Minsk

4) Toutes les demandes de garanties de sécurité réclamées par les Russes ont été rejetées par Washington

Par conséquent, la politique occidentale à l’égard de la Russie peut se résumer en quelques mots : dissimulation, mensonges, cynisme et mépris sont au menu depuis la fin de la guerre froide.

Ajoutons que nos élites incultes ignorent l’histoire et méconnaissent l’âme russe. Elles nous ont conduits dans une impasse. Ce grand peuple slave ami de la France n’a plus aucune confiance en l’Occident. Nous avons gagné la guerre froide mais par la faute de quelques crétins aussi ignares qu’incompétents, américains et européens, nous avons perdu la paix. Une faute impardonnable qui a jeté les Russes dans les bras de la Chine.

Il est regrettable que personne n’écoute Pierre de Gaulle. Il est certainement celui qui connait le mieux la Russie d’aujourd’hui.

Opposé à l’engagement de la France, il affirme que les États-Unis et l’Otan ont orchestré ce conflit dans le but de « démembrer la Russie », de provoquer une guerre économique et de « déstabiliser l’Europe » pour mieux la transformer en vassal. Il dénonce notre soumission à l’Otan et la surenchère militaire dangereuse. J’adhère à cette thèse.

Notre politique antirusse actuelle est pour lui la trahison du « gaullisme » historique

« La France n’a jamais considéré la Russie comme un ennemi », ajoutant que la Russie actuelle est un modèle qui défend des valeurs essentielles, la patrie, la famille, la spiritualité, face à la décadence civilisationnelle des sociétés occidentales.

Il est donc temps d’œuvrer à la paix et de donner à la Russie les garanties de sécurité qu’elle réclame pour toute l’Europe. Cette guerre ingagnable nous ruine et toute escalade ne peut que nous mener au pire. Œuvrer à la paix est autrement plus utile que traquer la parole dissidente. Le carnage a assez duré.

Et pour conclure sur la liberté d’expression et d’opinion, rappelons que la géopolitique ne se résume pas à un strict choix binaire entre le narratif russe et le récit occidental. C’est un écosystème complexe d’intérêts divergents, de nuances historiques et de dynamiques multipolaires où chaque acteur valide ses propres impératifs de sécurité et d’influence, bien au-delà d’une simple logique de camp contre camp.

Par conséquent, aussi longtemps que nous ne sommes pas officiellement en guerre, traquer la parole dissidente est un non-sens démocratique.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Ce qu’on vous cache, journée du 26 août 2026

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#webtube : Paris. Pronostic vital engagé pour un cycliste poignardé par un automobiliste après un différend au sujet de la circulation – « Une ligne rouge » : la guerre commerciale Canada-USA prend de l’ampleur et déborde sur le terrain identitaire… – Jouy-en-Josas (78) : séquestré, attaché, bâillonné, frappé et scarifié, un homme échappe à ses agresseurs qui voulaient les codes de ses comptes de cryptomonnaies – Le projet de Bruno Le Maire… une Fédération de six pays qui fusionnent partiellement tout en restant dans l’UE – Le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte de policiers pour « outrage » – Paris (Ve) : un migrant clandestin soudanais en récidive, libéré pour vice de procédure – Rennes (35) : roulant à vive allure et sous stups, un jeune de 22 ans refuse d’obtempérer après avoir grillé un feu rouge – Présidentielle 2027 : La CFDT favorable à la taxation des héritages « dès le premier euro » – Une nouvelle taxe européenne sur les carburants va faire augmenter le prix du litre d’essence de 10 à 15 centimes à partir de 2028


Retrouvez le détail de ces articles : ICI : https://webtube.fr/index.php/ce-quon-vous-cache/

Paris. Pronostic vital engagé pour un cycliste poignardé par un automobiliste après un différend au sujet de la circulation

« Une ligne rouge » : la guerre commerciale Canada-USA prend de l’ampleur et déborde sur le terrain identitaire… Les États-Unis accusés de vouloir affaiblir la langue française. Face au tollé, Donald Trump dément

Jouy-en-Josas (78) : séquestré, attaché, bâillonné, frappé et scarifié, un homme échappe à ses agresseurs qui voulaient les codes de ses comptes de cryptomonnaies. Ils repartent avec 3000 euros au lieu des 6 millions espérés

Verdun-Ciel (71) : Pour une histoire de vente de voiture, Salem Laroussi, ivre et armé d’une machette de 50 cm, poursuit et menace de mort sept personnes ; condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique

Le projet de Bruno Le Maire… une Fédération de six pays qui fusionnent partiellement tout en restant dans l’UE : capitale commune, transfert de souveraineté dans certains secteurs, possibilité d’accueillir de nouveaux membres, etc

Le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte de policiers pour « outrage » (MàJ : Les agents affirment que le député les a empêchés d’entrer dans le bâtiment et assurent qu’il a déclaré « la République, c’est moi »)

Paris (Ve) : un migrant clandestin soudanais en récidive, libéré pour vice de procédure après l’agression sexuelle d’une femme de 83 ans

Rennes (35) : roulant à vive allure et sous stups, un jeune de 22 ans refuse d’obtempérer après avoir grillé un feu rouge. Finalement arrêté, la justice le relâche et il ne se représente pas au commissariat. Il avait déjà tué un jeune lors d’un rodéo en 2022.

Présidentielle 2027 : La CFDT favorable à la taxation des héritages « dès le premier euro » et veut en discuter avec les candidats, sauf Marine Le Pen

Une nouvelle taxe européenne sur les carburants va faire augmenter le prix du litre d’essence de 10 à 15 centimes à partir de 2028

Source : FDS

– Météo du Mercredi 26 Août au Mardi 1er Septembre 2026

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#webtube : Chaud ce mercredi avec de forts orages à l’ouest. Nouvelle vague d’orages violents jeudi.

– La chanson du jour, U2 – Walk On

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#webtube : Sortie en 2000 sur All That You Can’t Leave Behind, cette chanson est un appel à continuer d’avancer, même quand tout semble trop lourd. Bono l’a écrite en pensant à Aung San Suu Kyi, alors en résidence surveillée en Birmanie. Mais au-delà de l’histoire, le message est universel :“And love is not the easy thing The only baggage you can bring Is all that you can’t leave behind…” On ne peut pas tout emporter.

#webtube : Released in 2000 on *All That You Can’t Leave Behind*, this song is a call to keep moving forward, even when everything feels too heavy. Bono wrote it with Aung San Suu Kyi in mind—she was under house arrest in Burma at the time. Yet, beyond that specific story, the message is universal: « And love is not an easy thing / The only baggage you can take / Is everything you can’t leave behind… » You can’t take everything with you.

U2 – Walk On

Source : U2



– Pourquoi le communisme séduit à nouveau une partie de la jeunesse aux USA

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#webtube : 38%. C’est la proportion d’Américains de la génération Z déclarant une opinion favorable du communisme, selon une enquête du Cato Institute publiée fin juin 2026. Le socialisme y culmine à 53 %, devançant le capitalisme, crédité de 45 %. Une autre étude, conduite début août auprès des 18-34 ans américains, aboutit à un résultat convergent : 68 % ont du socialisme une opinion positive ou neutre, contre 47 % pour le capitalisme, les jugements négatifs sur ce dernier l’emportant dans un rapport de plus de 2 contre 1. Le phénomène agite la droite américaine depuis plusieurs années. Il mérite d’être regardé de plus près, y compris parce que sa transposition française est nettement moins directe qu’on ne le croit.

En France, le mot rebute plus que les idées

L’Ifop avait mesuré en 2020 le regard des 18-30 ans sur le communisme. Le résultat est en apparence contradictoire. Les valeurs associées à la doctrine sont plébiscitées : le partage à 83 %, l’égalité à 83 %, le progrès social à 78 %. Les notions rattachées au capitalisme séduisent nettement moins — le profit à 57 %, le patronat à 42 %, la privatisation à 39 %. Mais le mot lui-même reste répulsif : seuls 35 % des jeunes Français en avaient alors une opinion positive.

Autrement dit, l’étiquette est morte, le logiciel non.

Le clivage social pèse au moins autant que le clivage politique. Le communisme était jugé positivement par 43 % des jeunes ouvriers, 50 % des lycéens et 53 % des non-diplômés.

La lutte des classes, opinion largement majoritaire

Une enquête Ifop plus récente, réalisée pour L’Humanité, donne la mesure du terrain. Seuls 19 % des Français considèrent le communisme comme une idée d’avenir, mais la proportion grimpe à 29 % chez les moins de 35 ans, 25 % dans les catégories populaires et 27 % chez les plus pauvres.

Surtout, deux chiffres méritent d’être retenus par ceux qui pensent que l’anticapitalisme est une affaire de gauche. La lutte des classes est jugée toujours réelle par 83 % des personnes interrogées — y compris 78 % des proches de Renaissance. Et 80 % estiment que la santé, l’éducation ou le logement ne devraient pas être soumis à la concurrence : 70 % chez les proches des Républicains, mais 85 % chez ceux du Rassemblement national. Enfin, plus de la moitié des sondés tiennent le système capitaliste pour le principal responsable du dérèglement climatique.

Une jeunesse à la fois anticapitaliste et conservatrice

C’est le point qui distingue la situation française du tableau américain. La radioscopie politique des 15-17 ans publiée par l’Ifop début 2026 démolit l’idée d’une jeunesse mécaniquement ancrée à gauche : 27 % des adolescents se disent proches d’un parti de gauche, contre 29 % de l’ensemble des Français, et cette génération apparaît plus conservatrice que ses aînées sur les questions de mœurs.

La jeunesse française n’est donc pas en train de virer marxiste. Elle est en train de devenir hostile au capitalisme sans devenir progressiste — ce qui est une configuration bien différente, et politiquement bien plus ouverte.

L’éloignement historique

Reste à comprendre pourquoi les leçons du siècle passé pèsent si peu. Une explication tient à la distance. Pour un lycéen de 2026, la chute du mur de Berlin est aussi lointaine que l’était la Seconde Guerre mondiale pour ses grands-parents. L’URSS, la Révolution culturelle, les champs de la mort cambodgiens ne sont plus des souvenirs vécus mais des chapitres de manuel, en concurrence avec le flux des réseaux sociaux. L’histoire perd de son urgence lorsqu’elle cesse d’être personnelle.

À quoi s’ajoute une transmission scolaire dont on peut douter qu’elle consacre au bilan du communisme le même volume horaire qu’à celui d’autres totalitarismes.

L’explication économique ne suffit pourtant pas. Une génération qui a grandi avec le logement inaccessible, les salaires stagnants et l’endettement étudiant a des raisons matérielles d’en vouloir au système. Mais ce qu’elle demande aux mouvements politiques dépasse largement l’économie : de l’appartenance, du sens, une communauté, une explication du monde.

Ces fonctions étaient autrefois assurées par la famille, le quartier, la paroisse, les associations, les syndicats de métier. Quand ces structures s’effacent, l’idéologie prend leur place — parce qu’elle offre exactement ce que l’isolement fait perdre : la certitude, la justice promise, et le sentiment d’appartenir à quelque chose.

C’est une observation qui n’a rien de spécifiquement communiste. Elle vaut pour à peu près tous les engagements radicaux contemporains, et elle explique pourquoi la réponse purement statistique — expliquer que le communisme a tué, et combien — reste sans effet sur ceux à qui il n’offre pas d’abord une doctrine, mais une famille de substitution.

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– Terrorisme jihadiste : une étude chiffre le poids des migrants dans les attentats en Europe (2015-2025)

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#webtube : Une étude publiée par le chercheur Simon Cottee, senior visiting fellow au Danube Institute, dresse un bilan chiffré de 10 ans de terrorisme jihadiste en Europe. Entre mai 2015 et mai 2025, 221 complots jihadistes — aboutis ou déjoués — ont été recensés sur le continent. Sur ce total, 100 complots, soit 45%, ont impliqué au moins un migrant, défini comme une personne née hors d’Europe et ayant vécu ses années formatrices dans un pays non européen. 137 auteurs migrants ont été identifiés au total.

Les complots liés à des migrants affichent un taux de réussite plus élevé que les autres : 51% ont été menés à leur terme contre 36% pour les complots sans migrant impliqué. Ces 100 complots ont fait 279 morts et 1 192 blessés, contre 107 morts et 1 449 blessés pour les 121 autres, deux attaques — Paris en novembre 2015 et Nice en 2016 — concentrant à elles seules 216 des décès liés à des migrants.

Allemagne, France, Royaume-Uni en tête

Sur 12 pays étudiés, l’Allemagne concentre près de la moitié des 100 complots liés à des migrants, suivie par la France (21 complots) et le Royaume-Uni (10 complots). L’étude relie ce classement au nombre de migrants accueillis pendant la crise migratoire de 2015 plutôt qu’à un ciblage spécifique de ces pays par la mouvance jihadiste. La Hongrie, qui avait fermé ses frontières durant la crise, n’a connu quasiment aucune activité jihadiste violente sur la période — un choix qui lui a valu une amende de 200 millions d’euros de la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des règles d’asile communes.

L’activité s’est intensifiée en 2016 (14 complots) et 2017 (18 complots), dans la foulée immédiate du pic migratoire de 2015, avant un nouveau pic en 2024 (14 complots) — malgré la chute du califat de Daech en mars 2019. 80% des complots liés à des migrants sont affiliés à Daech et 76% sont le fait d’un individu isolé. Les civils constituent la cible privilégiée (68% des complots), loin devant les forces de sécurité (9%). L’arme blanche ou l’arme à feu reste le mode opératoire le plus fréquent (45%), devant l’explosif (30%) et le véhicule-bélier (10%).

Profil des auteurs

Les 137 auteurs migrants recensés sont très majoritairement des hommes (97%) âgés de 20 à 30 ans, le plus jeune ayant 14 ans et le plus âgé 62 ans. Ils sont originaires de plus de 20 pays, la Syrie (23%), l’Irak (12%) et le Maroc (9%) arrivant en tête. 23% avaient un casier judiciaire pour des faits sans lien avec le jihadisme, et 12% présentaient un trouble de santé mentale identifié dans les sources.

Selon l’étude, 79% des auteurs se sont radicalisés après leur arrivée en Europe, sans lien organisationnel préalable avec Daech, tandis que 9% seraient venus en Europe dans le but spécifique de commettre un attentat, à l’image de deux des commandos des attentats de Paris de 2015, entrés en Europe sous de faux passeports en se faisant passer pour des réfugiés syriens. 47% des 137 auteurs recensés bénéficiaient d’un statut de réfugié ou d’un titre de séjour au moment des faits, ce qui indique, selon Simon Cottee, que la reconnaissance formelle du statut de réfugié ne constitue pas un rempart contre la radicalisation violente.

Des cibles symboliques

Plusieurs attaques répertoriées par l’étude visaient des lieux ou événements associés aux valeurs progressistes occidentales : la fusillade de la marche des fiertés d’Oslo en juin 2022 (2 morts), l’attaque au couteau contre trois hommes homosexuels à Reading au Royaume-Uni, ou l’attaque à la machette contre deux policières à Charleroi en Belgique en 2016. Une partie des complots les plus récents en Allemagne cible des intérêts juifs ou israéliens, dans un contexte marqué par l’intensification du conflit entre Israël et le Hamas depuis le 7 octobre 2023.

L’attentat de Solingen, en Allemagne, en août 2024, illustre ce dernier profil : son auteur, un ressortissant syrien de 26 ans dont la demande d’asile avait été rejetée en 2023 sans qu’il soit expulsé, a tué 3 personnes et blessé 8 autres au couteau lors d’un festival consacré à la diversité culturelle, avant que Daech ne revendique l’attaque.

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