Fête de l’Aid : un scandale sanitaire près de chez toi

Publié le 10 août 2019 – par François Galvaire

Dimanche 11 août, pour la fête de l’Aïd el-Kébir, environ 200 000 moutons seront égorgés rituellement, dans le silence assourdissant des associations de protection animales, et des végans pourtant si prompts à emmerder les bouchers traditionnels.

En tant que viandard assumé je ne vais pas avoir l’hypocrisie de m’indigner de ce « massacre » programmé et je ne vois pas au nom de quoi je supporterais l’agneau de Pâques ou de Pessah, la dinde de Noël, la poule au pot du dimanche et pas le mouton de l’Aïd !
On peut bien entendu, pour des raisons éthiques, ne pas accepter qu’on abatte des animaux pour les manger, mais en consommant de la viande régulièrement et sans complexe, je ne vois pas au nom de quoi je m’indignerais que les musulmans en fassent autant.
Non ce qui me choque dans cette fête, ce n’est pas tant le « massacre » annoncé que les conditions sanitaires et légales dans lesquelles il va avoir lieu avec une parfaite hypocrisie et même lâcheté des pouvoirs publics.

Et ma colère est bien plus tournée contre l’État qui encore une fois courbe l’échine et veut à tout prix éviter les vagues d’une communauté réputée comme revendicative et turbulente que contre les musulmans qui ont compris depuis longtemps qu’il leur suffit souvent de tousser un peu fort pour que l’État se couche.

Les chiffres sont extrêmement difficiles à trouver tant un couvercle « vertueux » est posé sur les conditions de cette fête. Vous savez comme l’État aime cacher ou travestir les statistiques ethniques ou religieuses quand elles ne correspondent pas à son idéologie. Je ne vous donnerai donc que des approximations obtenues à force de recoupements grâce à l’excellent travail d’Alain de Peretti, le fondateur de Vigilance Halal, qui est sans doute un des meilleurs spécialistes du marché français du halal et sans qui je n’aurais pas pu faire cette vidéo.

Vous savez sans doute que l’abattage d’un animal aux fins de consommation est extrêmement réglementé en France et que même le traditionnel cochon tué par les paysans à la ferme n’est qu’une « tolérance » laissée à la discrétion des mairies et de la gendarmerie qui peut très bien, si elle le désire, décider de verbaliser les contrevenants. En France, seuls les abattoirs homologués sont autorisés à tuer des bêtes destinées à la consommation et les règles vétérinaires et d’hygiène sont devenues tellement strictes depuis une trentaine d’années que beaucoup de petits abattoirs locaux ont dû fermer faute d’avoir les moyens de se mettre aux normes.

Et bien, figurez-vous que ces règlements très stricts – et ceux d’entre vous qui ont travaillé en restauration ou en commerce de bouche savent combien les services vétérinaires sont habituellement intransigeants – deviennent soudainement dérogatoires lors de la fête de l’Aïd ! Sur les 200 000 moutons qui vont être sacrifiés rituellement, à peine 80 000 le seront dans des abattoirs traditionnels et homologués ! Le reste sera soit tué directement à la maison, puisqu’une tradition musulmane veut que ce soit le chef de famille qui sacrifie l’animal, soit dans des « abattoirs » temporaires (c’est-à-dire la plupart du temps un champ, un terrain privé, un parking, un terrain de sport communal) qui auront reçu en dépit de TOUTES les règles d’hygiène habituellement si strictes, l’autorisation préfectorale d’être mis en place.

Les plus cyniques pourraient dire « Bon, ben après tout, les règles d’hygiène, on s’en cogne, s’ils veulent manger de la viande pourrie ça les regarde ! », mais ce serait méconnaître totalement les risques sanitaires que ce genre de pratiques fait courir à tous !
Le sang est un des meilleurs milieux de culture qui existent pour les microbes (on cultive par exemple en laboratoire des souches microbiennes sur ce qu’on appelle de la « gélose au sang ») et les abattoirs sont équipés de système pour le traiter afin d’éviter les risques de contamination. Or dans ces « abattoirs temporaires », le sang des dizaines voire des centaines de bêtes abattues s’écoule librement dans la nature. Avec la chaleur du mois d’août, vous imaginez à quelle vitesse les bactéries et microbes s’y développent à l’air libre ? Et que voit-on dans la nature, en pleine chaleur sur du sang ou des déchets organiques ? Des insectes, des mouches, des moustiques qui se régalent et qui viendront après se poser sur notre nourriture ou nous piquer ! Alors ça ne vous semble toujours pas grave, si un abattoir temporaire est installé dimanche prochain à 100 mètres de votre habitation, de votre cuisine, de la chambre de vos gosses ? Ça ne vous semble pas délirant qu’on passe son temps à vous rappeler les règles de la chaîne du froid pour laisser des insectes gorgés de matières fécales ou de sang frais potentiellement contaminé se promener sur votre steak ou la joue de votre enfant ? Vous n’avez pas l’impression qu’on se fout un peu de votre gueule ? Et n’allez pas m’accuser d’islamophobie, je vous garantis que les microbes sont parfaitement laïques…

Maintenant que nous avons parlé du sang, on peut aussi parler de ce qu’on appelle les « panses vertes » et qui sont les boyaux et tout ce qu’on trouve à l’intérieur de l’animal. Elles nécessitent normalement les mêmes traitements que le sang et les abattoirs paient généralement des équarrisseurs pour les en débarrasser quand ils ne sont pas équipés d’incinérateurs pour les traiter sur place. Néanmoins, vous verrez dimanche, si vous avez la malchance d’habiter à côté d’un abattoir provisoire, que généralement ces panses vertes sont laissées à même le sol, en espérant que les renards et les corneilles feront le ménage…

Revenons-en à l’abattage domestique, c’est-à-dire celui pratiqué par le père de famille dans sa maison ou parfois même son appartement. Il se trouve lui aussi confronté au problème de la peau et des déchets. Alors assez logiquement, afin d’éviter que tous ces déchets se retrouvent jetés clandestinement n’importe où, les mairies comme Lille, Roubaix ou Tourcoing mettent à disposition des bennes en plein soleil chargées de les recueillir. Vous imaginez l’odeur en pleine ville ! Mais poussons le raisonnement un peu plus loin… Si votre chat ou votre chien meurt de sa belle mort et que vous décidez de vous en débarrasser dans une poubelle, savez-vous ce que vous risquez ? Une amende pouvant monter jusqu’à 3 750 € comme dit ici sur le site du ministère de l’Intérieur :
https://www.demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/faire-lorsque-animal-compagnie-mort

Il est donc clair (articles L 226-1 à L 226-9 du Code rural et de la pêche maritime) qu’il est formellement interdit de jeter la dépouille de son animal dans une poubelle, un égout ou tout autre lieu… Les mairies, en mettant des bennes à disposition pour recevoir ces déchets, se mettent donc volontairement hors la loi en étant complices de la constitution d’un délit ! Et tout ça pourquoi ? Parce qu’elles sont incapables d’avoir la volonté de faire respecter la loi sur leurs communes face à des comportements qui n’ont pourtant pas lieu d’exister en France !

Alors certes, sur le papier, ces abattoirs temporaires sont encadrés. Et des règles sont données, règles que sont censés faire respecter les services vétérinaires. Par exemple, sur chaque lieu d’abattage, un vétérinaire de la DDASS doit être présent afin de vérifier que les règles minimum d’hygiène sont respectées et il doit même faire cesser l’abattage si elles ne le sont pas… Maintenant, deux questions se posent : d’abord, peut-on raisonnablement penser qu’en pleines vacances du mois d’août, on va trouver assez de vétérinaires pour surveiller, pendant toute la durée de l’abattage (pas venir faire un coucou le matin en faisant semblant de s’assurer que tout est conforme) ? Ensuite imaginons Jean-Eudes, 26 ans, 1.72 m pour 68 kg, tout juste sorti de longues études, obligé de faire respecter les règlements sanitaires à 5 ou 6 égorgeurs halal avec leurs longues lames affûtées au milieu d’une centaine de familles attendant leur mouton dans l’excitation de la fête et du sang… Franchement, vous ne croyez pas que Jean-Eudes va être très vite persuadé que ce n’est qu’une sale journée à passer (surtout pour les moutons) et que le comptage des marguerites dans les champs est une activité champêtre bien plus agréable que le cassage de gueule halal ? De qui se fout-on ?

Et puisqu’on parle de dérogations, il faut bien aussi aborder le problème de l’égorgement halal. Il est dérogatoire à deux règles qui prévalent normalement en France : les animaux doivent être étourdis et ils doivent être saignés. Pour ceux qui ne verraient pas vraiment la différence entre « saigner » et « égorger » il n’est pas inutile de la leur expliquer. Saigner un animal revient à pratiquer une incision de chaque côté du cou sur 3 ou 4 cm de profondeur pour un ovin afin de trancher la carotide et la jugulaire alors que l’égorgement consiste à trancher cou, muscles, nerf vagal, trachée, œsophage jusqu’à la colonne vertébrale. C’est en fait une demi-décapitation sur plus de 20 cm de profondeur pour un mouton.

Alors si quelqu’un se demande encore où est la différence, il doit se poser la question de la mort qu’il choisirait entre se vider de son sang en étant inconscient ou se noyer dans son propre sang et les matières de dégurgitation de son estomac et de ses poumons sans avoir été préalablement étourdi… Peut-on vraiment penser qu’une petite prière récitée par le sacrificateur atténue beaucoup la douleur ?
Je sais bien que tuer un animal est par essence un acte violent et qu’il serait sans doute préférable de ne pas tuer, mais quitte à le faire, n’est-il pas normal de choisir la méthode la moins traumatisante pour lui ?

Pour finir, je vais répondre d’avance à ceux qui ne manqueront pas de me dire « Oui mais j’ai vu des vidéos de L214 sur un abattoir où les bovins se débattent encore avec la gorge tranchée, c’est franchement pas mieux ! ». D’abord il est évident que comme dans toute entreprise humaine, malgré tous les règlements et tous les contrôles, il y a des débordements dus à la nature humaine qui n’est pas toujours très jolie et surtout à des soi-disant impératifs économiques qui tentent de justifier l’inacceptable. Les règlements tentent de lutter contre ça mais il est évident que les fraudeurs ont toujours un coup d’avance jusqu’à ce qu’ils se fassent prendre. Et puis surtout, ce qu’a malencontreusement oublié de vous préciser L214 dans la vidéo à laquelle je fais allusion, c’est que ces images ont été tournées à l’abattoir Charal de Metz qui se trouve justement être… un abattoir 100 % halal !

Je veux enfin chaleureusement remercier Alain de Peretti, le président de l’association Vigilance Halal, sans qui je n’aurais pas pu écrire cet article. Son association lutte pied à pied depuis 7 ou 8 ans contre le halal avec déjà plus de 40 procès à son actif dont des recours devant le Conseil d’État et les instances européennes. Aucune association ne fait mieux le job qu’eux et ils méritent tout notre soutien ! Ils ont déjà dépensé près de 70 000 euros en frais d’avocats et de justice et si vous pouvez participer à leur combat, votre argent sera bien utilisé.

Voici le lien de leur site où vous pourrez faire un don :  https://vigilancehallal.com/

Appel à la décapitation pour deux jeunes Belges en short dans le Sud marocain

Source Boulevard Voltaire

Pour ces deux jeunes filles belges, le nec plus ultra en matière de vacances d’été était d’aller faire du terrassement sous un soleil de plomb dans le sud du Maroc. Bénévolement, bien entendu. La fibre humanitaire les tenaillait. Elles devaient apporter leur contribution au sauvetage du monde, payer de leur personne et, éventuellement, s’autoflageller si le travail n’avançait pas assez vite.

Un reportage vidéo consacré aux travaux d’Hercule de ce groupe de « mères Teresa » d’un jour les montrait transpirant dans leur tenue de travail. En short. Jambes apparentes, genoux, cuisses, mollets… Torride ! À la vue de ce spectacle sur son téléviseur, le sang d’un instituteur de 26 ans ne fit qu’un tour. Tant d’impudeur, tant de provocation ne pouvaient rester impunie. Et le Marocain outragé de lancer un appel sur Facebook à décapiter les deux dépravées. Curieusement, l’homme n’a pas souhaité sectionner d’abord l’objet du délit, à savoir les jambes…

D’autres réactions virulentes se firent entendre… la « shortophobie » faisait rage. « Depuis quand les Européens font-ils des travaux en tenue de baignade ? » s’est indigné un député du parti islamique. « Depuis que vous ne les faites pas vous-mêmes », aurait pu répondre le chef de chantier s’il n’avait pas eu peur d’être poursuivi pour islamophobie à son retour en Belgique. Des voix locales confirmaient cette vision de l’affaire. La plupart des commentaires saluaient le dévouement de ces bénévoles « venus faire le boulot à la place des responsables locaux ».

Selon l’article consacré au sujet dans les pages du Figaro, le lanceur de fatwa qui demandait la tête des jeunes Belges a été arrêté et devrait être poursuivi pour « incitation à des actes terroristes ». Lors du reportage, l’une des protagonistes de cet « attentat à la pudeur » involontaire ne tarissait pas d’éloges pour ce pays où elle terrasse joyeusement : « Les gens sont très gentils et amicaux, j’adore le Maroc ! » Les deux jeunes Scandinaves décapitées pour de bon en décembre 2018 dans cette même zone du Maroc n’avaient pas eu le temps d’exprimer tant d’enthousiasme… La conscience de ce groupe belge des dangers encourus dans la région semble, elle aussi, un peu short…

Maroc : des bénévoles menacées de décapitation, la Belgique rapatrie des ressortissantes, l’association n’y enverra plus de volontaires

Une vidéo montrant un groupe de jeunes bénévoles belges en short terrassant un chemin au Maroc crée le scandale.

Ce reportage vidéo, publié samedi 3 août, montre un groupe de jeunes filles travaillant, sous la chaleur, sur le chantier d’un village près de Taroudant dans le sud du Maroc.

En réaction à cette vidéo, un instituteur marocain de 26 ans a publié sur Facebook un appel à la décapitation de ces jeunes femmes. Un communiqué de la Sûreté marocaine (DGSN), rapporté par l’AFP, a affirmé mardi que l’auteur de ce message avait été arrêté ce lundi pour « avoir publié sur Facebook un message haineux ». La DGSN ajoute que cet homme sera poursuivi pour « incitation à des actes terroristes ». […]

L’Obs

De jeunes Belges, travaillant bénévolement sur un chantier dans le sud du pays, ont reçu des menaces de mort en raison de leur tenue.

Certains, au Maroc, ne semblent pas très adeptes des tenues d’été légères que de nombreux Européens affectionnent tant. La preuve en est avec la polémique née autour d’un groupe de jeunes filles belges principalement, travaillant bénévolement en short sur un chantier dans le sud du pays. Leur tenue a provoqué de virulentes réactions comme cet appel à la décapitation, lancé par un instituteur de 26 ans. Cet homme, qui vivait dans le nord du pays, va être poursuivi pour « incitation à des actes terroristes ».

« Depuis quand les Européens font-ils des travaux en tenue de baignade ? » s’est pour sa part indigné Ali El Asri, un député du parti islamiste (PJD, (à la tête de la coalition gouvernementale) sur sa page Facebook, suscitant des réactions indignées qu’il a qualifiées de « terrorisme laïc ».

(…) « Les gens sont très gentils et très amicaux, j’adore le Maroc ! » déclarait Luna, une des jeunes interrogées dans cette vidéo.

(…) Le Point

Les fonctionnaires, grands sacrifiés de la réforme des retraites…mais pas que…

Source Boulevard Voltaire

Les masques sont en train de tomber et la réforme des retraites montre désormais toute sa nocivité. Le pouvoir assure que le niveau de pensions restera le même, mais c’est de la pure propagande ! En effet, les pensions seront réduites en cas d’interruption de carrière pour problèmes de santé, chômage ou années sabbatiques. Or, ces cas se produisent souvent et sont actuellement sans conséquences grâce à la règle des 25 meilleures années. Et, surtout, les pensions seront diminuées continuellement pour éviter les déficits des caisses de retraite et ajuster les recettes aux dépenses. Pratique pour le gouvernement, mais cette amputation se fera au détriment des retraités.

En outre, les fonctionnaires (un salarié sur cinq) vont tous, ou presque, perdre des sommes considérables avec le projet de M. Delevoye. Jusque-là, les pensions atteignaient, s’il n’y avait ni décote ni surcote, 75 % du dernier salaire (sans tenir compte des primes), du moment que le fonctionnaire avait perçu ce dernier pendant au moins six mois. S’y rajoutait un complément basé sur le calcul des points acquis, et qui était alimenté par un prélèvement indolore de 5 % (doublé par l’État) sur les primes. Souvent, un fonctionnaire en fin de carrière gagne 180 % de son premier salaire. Même s’il est très difficile, avec le nouveau système, de faire des prévisions, avec un taux de remplacement de 80 %, la pension d’un agent de l’État risque de n’être plus que de 64 % de son dernier salaire au lieu de 75 %.

Pour faire passer la pilule, le gouvernement agite la carotte des primes qui seront intégrées au salaire pour donner, elles aussi, des points pour la retraite. Mais le pouvoir se garde bien de préciser que la cotisation sera dorénavant de 28 % au lieu de 5 %, ce qui va induire une perte sèche et définitive d’un quart des primes. Une petite minorité de fonctionnaires touchent entre 30 % et 50 % de leurs salaires en primes ou en heures supplémentaire (hauts fonctionnaires, ingénieurs de l’État, professeurs de classe préparatoire, certains enseignants d’université, proviseurs…). Ceux-là perdront donc entre 7,5 % et 12,5 % de leur rémunération, mais garderont la même pension qu’actuellement.

Les autres (enseignants, agents hospitaliers ou des collectivités locales) qui ne touchent, en moyenne, que 10 % de primes perdront 2,5 % de rémunération, tout en voyant leurs pensions de retraite s’effondrer (250 euros de pertes pour les enseignants, selon leurs syndicats). Un pur désastre pour cinq millions de Français et ce « vol » aura un effet récessif sensible. S’y rajoute la fin, pour les personnels de santé, de la retraite à 57 ans et son report à 64 ans, le fameux âge pivot, sauf si, bien sûr, un nouveau dispositif remplace l’ancien. Pour compenser cette baisse drastique de pension et de revenus, les syndicats vont demander une augmentation de salaire, notamment pour les enseignants (les plus mal payés d’Europe). Mais ils n’ont guère de chance d’être entendus, vu le déficit vertigineux du budget.

Cette réforme des retraites, dont le pouvoir macronien ne cesse de nous vanter les mérites, n’a, je pèse mes mots, aucun avantage pour le salarié mais de nombreux inconvénients. Selon Challenges, le déficit actuel est minime (0,4 % du PIB en 2026) et il serait comblé rapidement par des mesures indolores. Un bon gouvernement, qui voudrait le bien de la population, le conserverait en l’améliorant sur la marge, mais nous ne sommes pas dans ce cas de figure.

L’Europe continue de verser des milliards à la Turquie pour sa future adhésion

Source Boulevard Voltaire

Il y a, en ce moment, une guerre du gaz autour de Chypre. Les importants gisements récemment découverts ont aiguisé les appétits. La République de Chypre a signé d’importants contrats avec l’américain Exxon Mobil, l’italien ENI et le français Total. Mais la Turquie occupe toujours un bon tiers de l’île et n’entend pas passer à côté de cette manne. Elle fait donc des forages de son côté et multiplie parallèlement les opérations d’intimidation.

Ainsi, des navires de guerre et des navires de forage turcs opèrent actuellement dans les eaux territoriales de Chypre, provoquant le mécontentement des Européens. Ces derniers ont – incroyable audace – décidé des mesures de rétorsion. Rassurez-vous, elles ne vont pas bien loin : il s’agit juste de bloquer l’augmentation, prévue en 2020, de l’aide de pré-adhésion à l’Union européenne, soit 146 millions d’euros. L’aide est donc maintenue pour plusieurs milliards…

Cet épisode géopolitique distrayant est l’occasion de se pencher sur ce dossier opaque, voire occulte, des aides européennes à la Turquie, instaurées pour l’aider à préparer sa future adhésion – que plus personne n’envisage, d’ailleurs. Ubu est toujours roi, et avec nos impôts !

Ces aides sont regroupées sous le nom d’IAP (instrument d’aide de pré-adhésion). Actuellement, c’est IAP II qui est en cours depuis 2014 et s’achèvera en 2020. Ensuite, IAP III se mettra en place de 2021 à 2027. La Commission européenne s’est prononcée en ce sens lors d’une conférence de presse le 19 mars 2019 : « L’Union européenne continuera à apporter une assistance en vue d’aider des partenaires à se préparer à leur future adhésion à l’Union européenne. » Ces partenaires sont l’Albanie, la Macédoine, la Serbie, le Monténégro et la Turquie.

Un débat a tout de même eu lieu au Parlement européen, le 27 mars, et certains députés ont légèrement renâclé. Ainsi, Arnaud Danjean, qui sera ensuite numéro trois sur la liste de François-Xavier Bellamy, a proposé de renommer ces fonds et de « les déconnecter clairement de la problématique de l’élargissement ». Quelle audace ! Il a courageusement ajouté : « Les fonds destinées à la Turquie nous semblent trop importants alors même que les sujets de préoccupation communs, comme les migrations, font l’objet d’accord financiers spécifiques. »

Car les milliards de l’IAP s’ajoutent aux milliards offerts à Erdoğan pour garder les immigrés syriens et irakiens chez lui, enfin, sauf ceux qu’il a déjà envoyés en Europe. Pourquoi se gêner, puisque l’Europe est toujours d’accord pour payer ? Pour la petite histoire, M. Danjean s’est abstenu à ce vote : il ne fallait tout de même pas exagérer…

Certains hommes politiques se sont parfois émus de cette situation. Ainsi, en 2016, le vice-président allemand du Bundestag, Johannes Singhammer, avait déclaré que ces aides étaient « une vaste blague » et qu’il fallait les supprimer, mais il ne s’est rien passé. La Cour des comptes européennes (car il y en a une) a dit, de son côté, qu’il était impossible d’évaluer les retombées de ces aides. Mais la Commission européenne a superbement répondu : « La Commission va réévaluer en permanence la situation en Turquie et ajuster si nécessaire et en fonction des besoins l’allocation de ces fonds. »Prix d’excellence au concours de la langue de bois ! En attendant, le contribuable européen continue de payer sans le savoir.

Combien, au fait ? Un homme politique, François Asselineau, a affirmé en avril 2017 que 6 milliards avaient ainsi été donnés à la Turquie. L’émission d’Europe 1, « Le vrai-faux de l’info », a voulu vérifier ce chiffre et, dans son émission du 20 avril 2017, Géraldine Woessner a affirmé que c’était, en fait, un peu plus : sept milliards avaient déjà été donnés à cette date, et six de plus seraient versés de 2017 à 2020, trois pour la gestion des réfugiés et trois pour l’aide à la pré-adhésion. C’est la Commission européenne elle-même qui a fourni ces chiffres à la journaliste.

Pour la France, c’était, à cette date, près d’un milliard d’euros…

Tout cela est bien évidemment accablant et l’on peut se demander s’il va se trouver un homme politique en Europe pour engager une action résolue afin de mettre un terme à cette invraisemblable situation. On peut rêver…

L’enrichissement culturel marseillais

Publié le 5 août 2019 – par J. Sobieski et D. Moulins

ENSAUVAGEMENTS

Synthèse parfaite : trafics en tous genres, économie illégale (drogue, prostitution sauvage, « tombé » du camion, travail au noir, vols, escroqueries diverses…), assistanat social érigé en mode de cadre de vie justifiant le non-travail et le clientélisme électoral, islamisation évidente permettant la non- ingérence de la loi républicaine, « charia » explicite et mœurs rétrogrades, c’est le lot réel des quartiers dits « Nord » comme de Félix Pyat, de Belsunce, comme de certains quartiers « Sud », pendant que fuient de la ville les dernières populations ouvrières et d’employés, et des couches « moyennes », qui se réfugient en périphérie. L’immigration massive depuis les années 70/80 a modifié la sociologie de la ville, qui subit aussi les conséquences de la « mondialisation » : agglutination des « couches sociales hautes » (allez au « Roucas-Blanc », par exemple…) et agglutination d’un lumpenprolétariat immigré vivant des miettes de l’économie mondialisée et de l’assistanat social qui en fait une force de pression politique (regardez les résultats électoraux des Régionales de 2014 au second tour, dans les bureaux marseillais des « quartiers Nord » et centraux).

http://www.lefigaro.fr/marseille-un-jeune-homme-de-17-ans-tue-par-balle-20190804

Zut alors, Marseille est concurrencée. Même sorte de quartier, même vie, même population, mêmes problèmes. 1 500 recensés ainsi dans le pays, plus les oubliés. Ça sort de terre à la vitesse des mosquées. Étonnant, non ? eût dit Desproges, lequel serait interdit d’antenne aujourd’hui. On n’est pas sortis du cloaque. Qui nous a parlé de partition, déjà…? Ah oui, un petit gras assez mollasson, le genre niais mais pas que… son nom m’échappe, ô, mémoire fugueuse…

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/un-homme-abattu-par-balles-a-valence-20190805

Et la quotidienne litanie du vivre-ensemble façon Choupinet.

http://http://www.nordeclair.fr/238509/article/2019-08-05/tourcoing-une-femme-grievement-blessee-apres-s-etre-fait-arracher-un-collier

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-homme-grievement-blesse-par-arme-blanche-a-pont-audemer-1564977196http://

https://www.lavoixdunord.fr/621292/article/2019-08-04/calais-un-homme-en-garde-vue-apres-avoir-donne-un-coup-de-couteau-un-vigile-dehttp://

https://www.ouest-france.fr/bretagne/crozon-29160/finistere-un-couple-en-garde-vue-pour-tentative-de-meurtre-crozon-6469468?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR0SGAO-ELQncYKNJln6YBA6zuFh2Spxlp66kC4p1AozbivQiLPRoiUqXRA#Echobox=1564941270http://

https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5621389/marseille-des-chiens-victimes-dactes-de-barbarie.html

Stop ou encore ? Stop.

SUBMERSION-SUBVERSION

Emplois dans les vignes. La belle hypocrisie des bigots coraniques. L’alcool circule dans tous les pays musulmans, y compris l’Afghanistan et la Saoudie dont le roi cachait sa réserve personnelle sous son lit. Le Maghreb regorge des vignes remises en fonction par les Français. Il faut que ces gens arrêtent de nous prendre pour des pipes, mais des pipes,  malheureusement il y en a des palanquées en France, naïfs incurables et escrocs intellectuels confondus.

http://terreetpeuple.com/593-immigration/2351-trois-jeunes-refugies-trouvent-un-premier-emploi-en-france-dans-les-vignes-du-sancerrois.html?fbclid=IwAR3Ir3xgt93plBe3mLT0WFpHaAP5py2zkqbrL8aN4Fgfzv3MYmaLa1RUoJI

Un commentaire ami, pertinent  : « Le hic, c’est la pseudo-pénurie de main d’œuvre dans la viticulture et l’agriculture… On peut savoir les conditions d’emploi des bonshommes, leur plan de carrière, leurs garanties de durée, de couverture, de retraite, leurs conditions de travail… bref, tout ce qui fait un emploi, un vrai… Quant à la main d’œuvre temporaire, il y a pléthore de demandeurs d’emplois dont une gestion rigoureuse et éloignée de l’assistanat social permettrait l’utilisation » . RA

Madrid : un homme poussé sous une rame de métro survit à l’attaque, un ressortissant étranger arrêté

Par Koba le 05/08/2019

Madrid – Un assaillant a frappé un Espagnol de 23 ans par derrière et l’a poussé sur les rails du métro alors qu’une rame arrivait.

L’incident s’est déroulé vendredi matin vers 9h40 à la station de métro Arguelles, dans le centre-ville de Madrid.

Alors qu’un métro approchait de la station et que des passagers remplissaient le quai, un jeune homme a soudainement reçu un coup de pied de karaté dans le dos et a été projeté sur les rails.

Malgré la brutalité de l’attaque, le jeune homme de 23 ans a rapidement roulé sur le dos, évitant de quelques secondes et de quelques centimètres la rame du métro qui roulait à toute vitesse.

Les passagers ont regardé avec panique sans savoir si la victime avait réussi à s’en sortir à temps, certains d’entre eux retenant l’agresseur pour l’empêcher de s’enfuir, rapporte le quotidien national espagnol El País.

Le personnel de sécurité du métro de Madrid est arrivé sur les lieux et a arrêté l’agresseur.

Personne n’a vu de dispute ou de bagarre avant le coup de pied.

(…) Identifié comme un ressortissant brésilien de 30 ans, il a été arrêté en juin pour avoir saccagé les meubles d’une terrasse de bar et tabassé le propriétaire du bar et un client en même temps.

(…) Cette attaque survient quelques jours seulement après un incident similaire survenu dans la ville allemande de Francfort, où un garçon de 8 ans a été tué après avoir été poussé sur la voie ferrée par un père érythréen de trois enfants.

The Local

Sainte-Agnès ne veut pas des migrants du Préfet Gonzalez

Publié le 3 août 2019 – par Sophie Durand

À Sainte-Agnès dans les Alpes Maritimes se reproduit exactement la même histoire qu’à Châteaudouble dans le Var l’an dernier.

Le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez aujourd’hui, comme le sous-préfet de Draguignan Philippe Portal l’an dernier (nommé depuis en Isère), n’en pouvant plus des faits et méfaits de migrants qu’ils sont sommés d’accueillir par l’idéologie vivrensembliste, et ne voulant pas avouer qu’ils en ont par- dessus la tête, avaient décidé de reléguer ces migrants dans des villages en périphérie, totalement inadaptés à cet accueil et qui, de plus, n’en veulent pas.

Le rôle du préfet Gonzalez : sauvez sa place en imposant des migrants aux maires…

C’est facile de se débarrasser de ces jeunes totalement inaptes au travail, inaptes à la vie en France, ne connaissant rien de notre pays, ne voulant pas s’y intégrer, et voulant y perpétuer des traditions peu civilisées, et déjà prédélinquants si ce n’est délinquants. On les envoie dans de petits villages difficiles d’accès. Une vraie manie des préfets.

Des villages où les migrants n’auront rien à faire et pourront se consacrer en toute liberté à l’oisiveté la plus dangereuse pour nos concitoyens, propice à développer tous les vices et surtout les vols, les diverses agressions qui sont leur spécialité et pire encore.

Et de plus, ces préfets sont aidés dans leur sale besogne par des associations subventionnées contre nos intérêts par nos impôts. Cédric Herrou, la madone des migrants, doit se frotter les mains.

Le préfet prévoyait d’installer à Sainte-Agnès, dès la mi-août, 54 jeunes mineurs isolés (dont on ne dira jamais assez qu’ils ne sont ni mineurs ni isolés, la plupart du temps) et accompagnés par une équipe de 28 personnes : une personne pour deux migrants. Ils sont traités comme des VIP, tout cela avec notre argent. Avec un coût avoué de 60 000 euros par an et par mineur, au moins.  Probablement davantage. Pour 150 habitants ?…

https://www.fdesouche.com/1231447-sainte-agnes-06-la-justice-confirme-louverture-dun-centre-daccueil-pour-migrants-mineurs-malgre-la-resistance-du-mairehttps://www.letelegramme.fr/france/alpes-maritimes-un-futur-centre-pour-jeunes-migrants-fait-des-vagues-31-07-2019-12351570.php

Le maire de Sainte-Agnès, Albert Filippi, UMP-LR, a fait un premier recours devant le tribunal administratif, qu’il a perdu. Alors il a pris un arrêté pour bloquer les travaux destinés à les accueillir dans un centre de vacances. Il dénonce le manque de concertation entre la municipalité, le département et la préfecture, et ne décolère pas.

Il dit que dans le village de Sainte-Agnès, « ici, l’hiver, on n’a pas de police municipale, que des grillons, des chauves-souris et 150 habitants. »

Le centre de vacances appartenant à la ville très huppée, très snob de Roquebrune-Cap-Martin, les habitants de Sainte-Agnès demandent pourquoi Roquebrune ne prend pas les migrants dans un autre centre, en ville ?… Ils n’en veulent pas ?…

Ils pensent qu’il y a collusion sur leur dos de la part des villes de Menton (28 000 habitants) et de Roquebrune (13 000 habitants). Ils se sentent trahis par Patrick Cesari, maire UMP-LR de Roquebrune, et par Jean Claude Guibal, maire de Menton également UMP-LR. Le torchon brûle. Est-ce le combat de David et Goliath ? Le village ne rend pas les armes. C’est l’énergie du désespoir.

Évidemment dans les villes surréalistement hyperfriquées de Roquebrune-Cap-Martin ou de Menton, les bobos ne veulent pas de ces migrants au milieu de leur bien-être chic. Cela ferait désordre.

Anne Seksik, directrice de l’enfance au niveau du département, estime que « tout va bien Madame la Marquise », que tout est très bien organisé pour les jeunes. Mais pour les habitants de Sainte-Agnès ?…

Sainte-Agnès est sur un éperon rocheux à 800 mètres au-dessus de Menton. Aller à Menton prend cinquante minutes de petite route sinueuse avec des portions en sens alterné. On prévoit déjà des navettes pour les migrants.

Cela fait penser au KGB qui, en URSS, trimbalait les touristes en bus de manière complètement anarchique, pour les garder sous contrôle le plus longtemps possible. Mais ne nous y trompons pas. Ici n’est-ce pas plutôt pour leur permettre, si le contrôle est laxiste, ce qu’il ne va pas manquer d’être, de s’échapper plus facilement vers ailleurs ?… Comme cela le département serait débarrassé d’eux au plus vite.

Quand les migrants auront besoin d’aller aux urgences, on leur enverra sans doute un hélicoptère. Mais quand il s’agit de migrants, on ne pense plus aux risques de pollution anthropique.

Il n’y a sur place ni lycée, ni médecin, rien. Il faut aller à Roquebrune ou Menton pour tout. Le plus proche supermarché est à vingt minutes de voiture. Pour des retraités motorisés, Sainte-Agnès est parfait, mais singulièrement inadapté pour des jeunes sans moyen de locomotion.

Sainte-Agnès était autrefois bien armée pour résister aux envahisseurs : d’abord par sa situation géographique d’éperon rocheux , à 800 mètres d’altitude au-dessus de la mer.

(arcade de la rue des Sarrasins)

Ensuite par son château fort, détruit par Louis XIV, mais dont il y a des restes.

Puis par des restes très importants de la ligne Maginot : c’était le fort le mieux armé de la ligne Maginot. Une véritable ville souterraine de 2000 m2, qui pouvait accueillir jusqu’à 400 hommes en autarcie complète pendant trois mois, et est encore bien équipé en artillerie puissante. La défense, cela a toujours été la spécialité de ce village haut perché.

Mais foin de toutes ces défenses du passé, qui ont fait le village. Les autorités collabos les bafouent, en font table rase en imposant des migrants ennemis au nom de droits de l’homme mal compris et d’une justice aux ordres.

Deux légendes se côtoient à Sainte-Agnès. Selon la première, Agnès, princesse romaine, voyageait dans le pays lorsqu’un orage éclata. Elle se réfugia dans une grotte, ce qui la sauva. Alors elle fit ériger une chapelle dédiée à sa sainte patronne.

Selon la seconde, un redoutable pirate barbaresque du nom de Haroum, sur le point d’enlever Anna, s’éprit d’elle et voulut l’épouser. Elle accepta, à condition bien entendu qu’il se convertisse. Ce qu’il fit. Partout dans le village subsistent des allusions à cette légende, comme la montée du seigneur Haroum.

Quant à la rue des Sarrasins, c’est tout simplement la rue que les habitants défendaient contre les Sarrasins. Et que ces derniers envahissaient  quelquefois. Tous les villages du midi ont une rue des Sarrasins.

Le village s’est construit comme chrétien et occidental, comme toute l’Europe, en maîtrisant du haut de ses fortifications les invasions barbaresques de sinistre mémoire, et aujourd’hui on veut le noyer sous une invasion néo-sarrasine, néobarbaresque. Admirable logique niant le passé actif et le présent menaçant.

Quand va-t-on se décider à inverser la vapeur ?… Et à protéger à nouveau nos villages (et nos villes) des envahisseurs ?… En attendant, les décideurs hypocrites, sans oser le dire, ne veulent plus de ces envahisseurs ; ils ne savent plus quoi en faire, tout le monde se renvoie la balle, comme au ping-pong, et on compte les points. C’est totalement déraisonnable.

Suicides dans la police, cela continue : Et si on brisait l’omerta ?

Publié le 3 août 2019 – par Sébastien Jallamion

Alors que 7 policiers se sont donné la mort en seulement 11 jours, portant le chiffre à 46 depuis le début de l’année, l’omerta sur les causes de cette hécatombe se porte bien. Chacun de ces drames est relégué à la rubrique des faits divers, en quelques lignes… Circulez, il n’y a rien à voir ! Et si nous crevions l’abcès une bonne fois pour toutes ?

Prendre le mal à la racine : une chose impossible ?

Comme vous le savez, le procès de France Télécom et de ses cadres s’est tenu cette année, suite à la vague de suicides qu’avait connue l’entreprise il y a dix ans environ, et le jugement sera rendu en décembre. Dans le cas d’espèce est directement mis en cause le management, et les prévenus doivent répondre du harcèlement moral exercé sur leur personnel. Pourquoi une telle procédure serait-elle impossible concernant la police nationale ? Il y a plusieurs raisons qu’il convient d’évoquer :

Tout d’abord, l’institution policière n’est pas une simple « entreprise », mais une administration, un service de l’État. Sa responsabilité civile ne peut être engagée que devant les juridictions administratives, composées de magistrats qui sont indépendants sur le papier (car inamovibles), mais dont la promotion résulte cependant du bon vouloir de leur hiérarchie. Il convient toutefois de souligner la décision du tribunal administratif de Caen qui en avril 2019 a condamné l’État à indemniser la familled’un policier qui avait mis fin à ses jours en 2014. Un jugement rarissime, qui n’enlève rien au fait que les véritables responsables ne seront pas tenus d’indemniser qui que ce soit, la réparation du préjudice étant à la charge de la collectivité.

Ensuite, sur le plan pénal, une plainte pour harcèlement moral est vouée à l’échec. En effet, si l’opportunité des poursuites incombe exclusivement aux parquets, les procureurs de la République – dont il convient de rappeler qu’ils ne sont pas indépendants – rechignent à renvoyer devant un tribunal la hiérarchie policière qui serait impliquée dans une affaire de harcèlement moral, laissant ce genre de dossier se régler en interne. Au-delà de la difficulté de réunir les preuves, l’enquête est systématiquement menée par des services de police, qu’il s’agisse d’une unité locale ou de l’IGPN qui a récemment apporté une nouvelle preuve de sa subjectivité en marge du drame qui s’est déroulé dans la nuit du 21 au 22 juin 2019 à Nantes.

Enfin, celui qui s’estime harcelé par sa hiérarchie et qui entendrait ester en justice pour faire cesser l’infraction et obtenir réparation de son préjudice se condamne à voir sa situation personnelle s’aggraver, le pouvoir disciplinaire incombant la plupart du temps à la personne avec laquelle il se retrouve en conflit. L’occasion de souligner que les sanctions illégales, dites « sanctions déguisées », sont monnaie courante au sein de l’administration policière, au point qu’il est fréquent de voir des éléments être affectés du jour au lendemain, dans « l’intérêt du service », à un poste où ils perdent toute responsabilité ou qui les pénalise de par les conséquences (horaires, distance…) sur leur vie quotidienne. Parmi les autres méthodes régulièrement employées pour régler ses comptes en interne figure le blâme, cette sanction du premier groupe ne nécessitant pas la réunion d’un conseil de discipline, donc très facile à prononcer et dont les conséquences directes sont de bloquer l’avancement et la mutation d’un fonctionnaire de police pour 3 ans…

Le fait est que régulièrement le ministère de l’Intérieur annonce des mesures pour enrayer le phénomène des suicides dans les rangs de la police nationale, lesquelles ne sont au final qu’une façade, comme je le révélais dans un article publié sur Boulevard Voltaire en 2016. Il est illusoire de prétendre lutter contre les conséquences d’un fléau dont on refuse de reconnaître l’existence, tout comme il est vain de traiter un problème sans prendre le mal à la racine.

La machine à broyer : une réalité indéniable :

Parmi les exemples récents de policiers faisant l’objet de procédures disciplinaires ubuesques, il convient de citer le cas du secrétaire général du syndicat Vigi, Alexandre Langlois, qui vient d’être suspendu de ses fonctions pour 12 mois dont 6 mois fermes pour manquement à son « obligation de réserve »… Comment ne pas imaginer le sort qui attend le policier de base, si même ceux qui sont censés s’exprimer en leur nom se voient ainsi sanctionnés pour « prise de parole abusive » ?

Il y aurait beaucoup à dire sur les principaux syndicats de police, sur leur cogestion de tout ce qui touche à la carrière des fonctionnaires, sur leur guéguerre de façade illustrée par des tracts dont tout le monde se fout éperdument, sur les accords défavorables qu’ils signent régulièrement en contrepartie de quelques avantages personnels… Raison de plus pour soutenir ceux qui, même minoritaires, tentent de tenir un discours de vérité, même si dans les faits ils n’ont qu’un pouvoir limité faute de siège dans les commissions administratives paritaires.

Pour ma part, comme je l’ai relaté dans mon livre témoignage À mort le flic ! je suis passé par le rouleau compresseur administratif, mais aussi par le biais de la Justice, saisie par ma hiérarchie (en l’absence de toute plainte ou constitution de partie civile), qui a donc été instrumentalisée pour que mon cas soit « réglé ». Cette collaboration particulière entre magistrats et hauts fonctionnaires de police fonctionne aussi bien pour briser la carrière d’un subordonné que pour préserver celle de la hiérarchie, et se coordonne bien souvent par le truchement d’autres réseaux, dont j’évoque l’existence. L’occasion de rappeler, à destination de ceux qui pourraient en arriver à baisser les bras, qu’il vaut mieux se battre jusqu’au bout et affronter chaque obstacle, comme je l’avais évoqué lors d’une interview accordée à Martial Bild en 2017 sur TV Libertés :

Bien sûr, concernant la cohorte de ceux qui passent dans la machine à broyer pour servir d’exemple à ceux qui seraient tentés de les imiter, tout est mis en œuvre pour les discréditer, les diaboliser, les faire taire… Quand on veut tuer son chien, on prétend qu’il a la rage. Et à ce jeu-là l’administration policière n’a rien à apprendre. C’est pourquoi, quand j’entends dans certains médias que « l’IGPN couvre les policiers », j’hésite entre éclater de rire ou pleurer. L’IGPN couvre l’institution policière et la hiérarchie. Ses conclusions ne sont jamais neutres, souvent dictées à l’avance en haut lieu, et briser des policiers de base pour donner le change et assurer à l’opinion que la police nationale est une administration saine qui se débarrasse elle-même de ses « mauvais éléments » est sa fonction première. Qu’importe si, au milieu des cas nécessitant en effet des sanctions exemplaires, figurent des fonctionnaires qui n’ont fait que de refuser de courber l’échine face à la tyrannie de leurs chefs, ou qui se sont révoltés face à l’injustice… Nombreux sont ceux qui en savent quelque chose. Nombreux sont ceux qui ne sont plus là pour en témoigner.

Je rappellerai pour conclure l’importance de la solidarité : ce n’est pas pour rien que tout est mis en œuvre pour diviser les troupes dans les rangs de la police, nonobstant les instructions données par le directeur général de la police nationale d’organiser des « barbecues » pour lutter contre les suicides (SIC). Il suffirait que la majorité se serre les coudes pour remettre l’institution sur les rails, faire à nouveau du service public notre seule raison d’être, et renvoyer ceux qui construisent leur carrière sur des cadavres au sort qu’ils méritent…

David Engels : « L’Occident est en train de disparaître. Le déclin massif de l’Europe est une tragédie historique qui nous concerne tous »

Par Koba le 03/08/2019

GRAND ENTRETIEN – Inquiet de voir la civilisation européenne dépérir, l’historien David Engels livre ses réflexions et conseils personnels dans Que faire? Vivre avec le déclin de l’Europe, un guide de survie à l’usage des amoureux de l’Occident.

(…) David ENGELS.- La situation est grave: ce n’est pas seulement un modèle politique, économique ou social qui est graduellement en train de disparaître, mais l’entièreté de ce qui fut, pendant mille ans, «l’Occident». Cette évolution est tout sauf un fait divers dont il suffirait de prendre bonne note avant de continuer comme si de rien n’était: le déclin massif de l’Europe en tant que civilisation est une véritable tragédie historique qui nous concerne tous, non seulement en tant que collectif, mais aussi en tant qu’individus. Personnellement, je souffre énormément de la fin annoncée de la civilisation occidentale que j’aime de tout mon cœur, et je sais que je suis loin d’être le seul dans ce cas, bien que beaucoup de contemporains ne se rendent pas encore tout à fait compte de la nature gravissime de cette évolution ou n’osent pas en tirer les conséquences qui s’imposent. (…)

(…) Taire volontairement la réalité des processus culturels qui se déroulent actuellement – que ce soit l’immigration de masse, le vieillissement de la population, l’islamisation, l’intelligence artificielle, la dissolution des États Nations, l’auto-destruction du système scolaire et universitaire, l’immense retard de l’Europe sur la Chine, la transformation de la démocratie en technocratie – revient, à mon avis, à un acte de haute trahison avec des conséquences durables.

Car quand la vérité – c’est-à-dire la nature de plus en plus irréversible du processus – éclatera au grand jour, même les derniers restes de confiance en notre système politique se trouveront fracassés, tout comme la solidarité sociale entre les différents groupes sociaux et culturels qui composent notre société. Ce n’est qu’en analysant sincèrement et froidement la situation actuelle que nous pouvons déterminer les marges de manœuvre (de plus en plus réduites) qui nous restent et tenter d’envisager les réformes nécessaires pour sauver et stabiliser ce qui persiste de notre civilisation. (…)

(…) Désormais, le temps où nous pouvions compter sur la stabilité à la fois de notre système politique et culturel est révolu ; si nous voulons protéger notre héritage, la lutte doit désormais être double: d’un côté, nous devons transformer chaque individu, chaque famille, chaque groupe d’amis en une petite forteresse aux valeurs et identités soudées ; d’un autre côté, nous devons développer une nouvelle idéologie politique alliant conservatisme culturel et lutte pour une Europe unie (non nécessairement identique à l’Union européenne).