Politique / Elections européennes : le RN rattrape En Marche
A 8 mois des élections européennes, les derniers sondages accablent le bilan du président de la République. Bien loin des scores précédant l’été, LREM affiche désormais un score de 21,5 %, quand le rassemblement national est à 21 %… Une dynamique qui pourrait conduire Emmanuel Macron à la déroute !
Société / Le pipi, priorité de la ville de Paris
Alors que les problèmes s’accumulent dans la Capitale, le maire de Paris a trouvé son cheval de bataille, l’urine. Clip vidéo et pissotières écolos tous les moyens sont bons pour en finir avec les pipis sauvages.
Santé / Santé en Europe : La durée de vie en péril
La durée de vie des européens atteint des sommets… mais pour combien de temps encore ? Dans son rapport 2018, l’OMS met en garde contre un recul de l’espérance de vie avec notamment en ligne de mir le surpoid et l’obésité.
Économie / SNCF : Le train du futur pour dans 5 ans, à quel prix ?
De l’ouvrier au dessinateur reconnu, quel regard portez-vous sur votre parcours ?
Il y a dix ans, je m’étais fixé un objectif : vivre de mon travail, sans jamais me fourvoyer ou chercher du piston. J’y suis parvenu, je suis donc globalement satisfait du travail accompli pour l’instant.
Dans quelle mesure votre histoire personnelle vous inspire-t-elle dans vos dessins ?
Sans vouloir faire dans la psychologie de comptoir, il est évident que les épisodes désagréables que j’ai subis ont une importance capitale dans ma façon de travailler. Une sorte de besoin de reconnaissance mêlé à de la revanche, qui me donne des réserves de carburant infinies pour travailler du matin au soir. Au-delà de ça, étant jeune, j’ai écumé tous les bars de ma ville, ce qui m’a donné l’occasion d’observer toutes sortes de gens, du clochard au millionnaire. Encore aujourd’hui, je m’inspire de ces rencontres faites il y a quinze ans.
Deux albums en 2018, c’est une belle performance. Comment parvenez-vous à être aussi productif ?
En ne m’accordant aucun loisir. J’ai très vite pris l’habitude de travailler énormément, habitude qui ne m’a jamais quitté. Il n’y a rien de sorcier, il suffit de travailler douze heures par jour.
On sent beaucoup de violence dans vos dessins, on imagine que Breum 3 ne dérogera pas à la règle ?
C’est, de loin, le plus violent de tous mes albums, effectivement.
En vous lisant (attention, euphémisme), on a l’impression que peu de choses, dans notre société, sont à garder, selon vous. Il n’y a rien à sauver ?
Certainement que si, mais je n’arrive à trouver aucun élément positif dans la France de 2018.
Obèses, hippies, intellectuels, vieux, jeunes, terroristes, hipsters, gauches, droites : autant de baffes à distribuer. N’est-ce pas lassant, au bout d’un moment, d’être en guerre contre le monde entier ?
Un peu, oui. Je vais, à l’avenir, donner une nouvelle direction à mon travail, visant à garder toute la violence tout en variant les sujets.
Reiser, Gotlib, Wolinski, des dessinateurs qui vous ont inspiré et dont vous vous réclamez… Pour le style ou l’humour noir ?
Je ne me réclame pas de ces grands artistes, je les admire. Il est, pour moi, hors de question d’être mis sur un pied d’égalité avec ces hommes, je ne le mérite pas. Même s’il est très flatteur d’être comparé à de tels dessinateurs, c’est un peu gênant pour moi, on me donne une importance que je n’ai pas. Je les admire pour leur style graphique.
Enfin, difficile de vous interviewer sans parler de votre difficulté à travailler sereinement sans être poursuivi par une horde de ce qu’on appelle « social justice warrior » et un assortiment de menace. Comment vivez-vous cette « guerre digitale » ?
Je ne la vis plus. Définitivement, je m’éloigne des réseaux sociaux, justement pour travailler sereinement, pour sauver mon travail.
Médine au Bataclan c’est non ! Conférence de presse, vendredi 21 septembre, 15 h, à Paris
L’annonce de la tenue d’un concert, par le rappeur islamique Médine, au Bataclan, lieu où quelques-uns de ses coreligionnaires ont, le 13 novembre 2015, massacré sauvagement 90 victimes innocentes, en blessant gravement des centaines d’autres, a scandalisé de nombreux Français.
Ce « chanteur » n’hésite pas à prôner ouvertement, sur des photos, le djihad, avec un sabre, appelle dans ses chansons, à crucifier les laïcards, comme à Golgotha, se vante de « fêter les émeutes comme tu fêtes la Toussaint », avec des paroles ouvertement racistes et haineuses.
La tenue d’un tel concert est aussi provocatrice que si des néo-nazis voulaient animer un spectacle à Oradour-sur-Glane.
Patrick Jardin, père de Nathalie, assassinée ce soir-là, a appelé tous les Français à se joindre à lui, le vendredi 19 octobre, à 18 heures, pour empêcher ce qu’il appelle un crachat à la mémoire des victimes. Le premier, Renaud Camus, écrivain et président du CNRE (Conseil National pour une Résistance Européenne) a fait connaître sa disponibilité pour soutenir l’initiative. La Ligue du Midi, lors de sa réunion de rentrée le 1er septembre, a fait savoir qu’elle s’associait à la démarche. Et enfin, le 9 septembre, Cent patriotes, représentant différentes sensibilités, ont appelé tous les Français qui refusent cette nouvelle humiliation infligée à notre pays à se réunir devant le Bataclan, pour soutenir Patrick Jardin, le vendredi 19 octobre, à 18 heures.
Nous maintenons notre demande : la direction du Bataclan doit annuler ce concert, ou bien Médine doit y renoncer, ou bien le gouvernement doit prendre ses responsabilités, et mettre fin à cette provocation malsaine.
Patrick Jardin animera une conférence de presse pour expliquer sa détermination à venir, avec des milliers de Français, manifester devant le Bataclan, le jour du concert, si celui-ci était maintenu. Il sera accompagné de Karim Ouchikh, président du Siel, Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, Renaud Camus, président du CNRE et Richard Roudier, président de la Ligue du Midi.
Elle se tiendra le vendredi 21 septembre, à 15 heures, à Paris.
Après le sinistre épisode de la colonisation, devenue un “crime contre l’humanité”, sans la moindre référence à la magnifique œuvre civilisatrice de la France à travers le monde, Macron persiste et signe en faisant une nouvelle fois le procès de notre pays et de son armée.
Était-il nécessaire de remettre du sel sur les plaies jamais refermées de la guerre d’Algérie, avec l’affaire Audin ?
Était-il nécessaire de distiller encore plus de haine dans le cœur de nos jeunes immigrés franco-algériens, qui ne se sentent pas Français ?
Car les Algériens ne sont ni les Allemands, ni les Vietnamiens, avec lesquels nous avons fait la paix en regardant l’avenir, plutôt que le passé.
Le problème des Algériens est qu’ils nous font porter le chapeau de leurs échecs économiques, de leur ratage monumental de l’indépendance et du saccage de l’héritage colonial. Incompétence et corruption ont détruit le pays.
Mais face à ce lamentable naufrage du FLN, au pouvoir depuis 56 ans, un seul coupable jusqu’à la fin des temps : la France.
Aucun autre peuple au monde ne hait autant la France que les Algériens. Nous sommes les éternels responsables de leur débâcle.
C’est pourtant le pays qui bénéficie du plus grand nombre de visas tous les ans.
400 000 visas, de séjour ou touristiques, sont délivrés chaque année, soit deux fois plus qu’en 2012 ! Et les Algériens se plaignent que c’est insuffisant !
Rappelons qu’en 1962, l’Algérie était le pays le plus riche du continent avec l’Afrique du Sud. Agriculture exportatrice, pétrole, gaz et infrastructures ultra-modernes.
De tout cela, il ne reste qu’un champ de ruines, avec une jeunesse désœuvrée qui rêve de venir s’installer chez le colonisateur honni.
Et combien de combattants FLN coulent une retraite paisible en France ?
Le passé appartient aux historiens, pas aux politiques à la mémoire sélective.
Cette soif de repentance de Macron, toujours à sens unique évidemment, est un nouveau coup de poignard dans le dos de nos soldats, qui n’avaient pas demandé à être investis des pouvoirs de police pour combattre le terrorisme à Alger.
Il est facile de relire l’histoire d’une tragédie collective avec les lunettes roses de 2018. Macron ne sait que juger le passé hors de son contexte, faisant systématiquement le procès de la France, alimentant ainsi les rancœurs de ceux qui refusent de s’intégrer.
Mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un président de la République. Ce qu’on attend, c’est un débat impartial sur une page d’Histoire douloureuse de notre pays.
En 1957, les attentats sont quotidiens à Alger, la stratégie du FLN étant de semer la terreur dans la population civile, tuant aveuglément hommes, femmes et enfants, Pieds-noirs et Algériens.
Investis des pouvoirs de police par le gouvernement, les paras de Massu gagneront la bataille d’Alger, pratiquant au besoin la torture pour obtenir les renseignements menant à l’arrestation des leaders FLN.
Oui, en Algérie, la torture a parfois fait partie des violences de la guerre.
De nombreux officiers se sont désolidarisés de ces pratiques pour des raisons morales. Mais nos paras de la 10e DP pouvaient-ils éradiquer le terrorisme d’Alger sans user de la torture ? Fut-elle efficace pour l’emporter et éviter d’autres attentats sanglants ?
Je n’ai pas la réponse, car seuls les paras de Massu pourraient répondre. Mais le fait est que la mission confiée par le gouvernement à nos soldats fut accomplie.
En déclarant que c’est “au nom de la République française que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile”, Emmanuel Macron culpabilise nos soldats mais n’explique pas les raisons de cette arrestation.
Le jeune Audin était membre du PC algérien, interdit depuis 1955. Or, nous sommes en pleine guerre froide et rappelons que le PCF, aux ordres de Moscou, a toujours défendu la cause FLN, au même titre qu’il avait défendu la cause du Viêt-minh durant la guerre d’Indochine.
Dans nos guerres coloniales, le PCF a toujours été dans le camp anti-français.
Je cite Jean Sévilla :
“L’appartement de Maurice Audin, à Alger, sert de cache et de relais aux militants et amis du PCA clandestin.”
Or, certains chefs militaires pensent que des attentats sont l’œuvre de communistes proches du FLN. Audin est arrêté. On ne le reverra plus.
Mais en choisissant l’affaire Audin pour faire le mea-culpa de la République, Macron commet une faute majeure qui ne peut que diviser la nation.
Car il oublie ainsi les victimes des attentats aveugles du FLN, il oublie le massacre des Pieds-noirs en juillet 1962 à Oran, il oublie les enlèvements de centaines de femmes françaises soumises aux pires atrocités, il oublie les 80 000 harkis et les musulmans restés fidèles à la France, victimes de la barbarie FLN après le cessez-le-feu.
Car, si certains de nos militaires ont pratiqué la torture pour obtenir des renseignements des prisonniers, le FLN et l’ALN la pratiquaient par haine des Français, par cruauté et pour semer la terreur dans la population.
Jamais nos soldats ne se sont livrés à des actes de barbarie, à des atrocités innommables. La cruauté ne fut jamais de leur côté.
En 8 ans de guerre, aucun soldat français n’a éventré une femme enceinte ou cloué un bébé sur une porte. L’armée française n’était pas une horde de sauvages se livrant à des exactions gratuites. Ne renversons pas les rôles.
Si la pratique de la torture fut l’exception chez nos soldats, les scènes d’épouvante, les abominations et les monstruosités orchestrées par le FLN furent la règle.
Macron feint de l’ignorer, ou plutôt l’ignore, tant sa connaissance de l’Histoire est approximative.
On n’insistera jamais assez sur le martyre des harkis, suppliciés comme jamais, qui furent enterrés vivants, brûlés vifs, dépecés, émasculés, énucléés, démembrés.
Et combien de nos soldats ont-ils retrouvé un de leurs frères d’armes, horriblement torturé, les yeux crevés et les couilles dans la bouche ?
Je n’ai pas fait la guerre d’Algérie, mais j’imagine que la vue d’un frère d’armes supplicié de la sorte, doit sacrément relativiser la vision humaniste qu’un soldat occidental se fait des lois de la guerre !
La guerre d’Algérie fut une sale guerre, difficile, cruelle, comme beaucoup d’autres, oui. Mais si elle fut perdue politiquement, rendons hommage à nos soldats qui l’ont gagnée militairement.
Et rappelons qu’ils ont certainement fait cette guerre plus proprement que leurs ennemis, dont beaucoup furent totalement dépourvus d’humanité.
Quand l’Algérie reconnaîtra à son tour tous ses crimes, alors il sera possible d’apaiser le débat. Mais pas avant.
Car, à ce jour, les autorités algériennes n’ont jamais désavoué les méthodes terroristes et les actes de sauvagerie perpétrés par les combattants FLN.
Cette repentance à sens unique, que semble affectionner notre président, n’est qu’un aveu de faiblesse aux yeux des Algériens, mais elle est synonyme de trahison aux yeux de nos soldats et des patriotes français.
Environ 2 millions de soldats ont servi en Algérie, militaires d’active ou appelés du contingent.
27 500 d’entre eux ont été tués ou portés disparus, morts pour la France.
Ne trahissons pas leur sacrifice avec des actes de repentance irréfléchis, qui ne font qu’attiser la haine au lieu de panser les plaies.
Le chef spirituel appelle les Européens à accueillir les réfugiés mais estime qu’à terme, ces derniers doivent rentrer chez eux pour développer leur pays.
Le Dalaï-Lama a déclaré mercredi à Malmø en Suède que « l’Europe appartient aux Européens » et qu’à terme il était souhaitable que les réfugiés retournent chez eux « pour reconstruire leur propre pays ».
(…) « Recevez-les, aidez-les, éduquez-les… Mais à terme, ils doivent développer leur propre pays », a déclaré le chef spirituel du bouddhisme tibétain qui a fui en 1959 le Tibet pour s’exiler en Inde, à la suite de la répression par les autorités communistes chinoises d’un soulèvement tibétain.
Le Dalaï-Lama est considéré par ses nombreux partisans comme un maître à penser comparable au Mahatma Gandhi ou à Martin Luther King.
(…)
Le Parisien
En 2016, le chef spirituel tibétain avait jugé que le continent européen accueillait trop de migrants.
«L’Europe, l’Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l’Allemagne est l’Allemagne», a-t-il ajouté, en référence au fait qu’une majorité des migrants vient de pays arabes comme la Syrie ou l’Irak.
Jean-Pierre Sakoun, président du Comité Laïcité République, dit s’opposer à la venue de Médine au Bataclan.
Nous ne sommes plus seuls, dans la campagne que nous avons impulsée, avec le Siel, présidé par Karim Ouchikh, le Conseil National pour la Résistance Européenne, présidé par Renaud Camus, la Ligue du Midi, présidée par Richard Roudier, Résistance républicaine, présidée par Christine Tasin, et Riposte Laïque, présidée par Guy Sebag et dont je suis le porte-parole.
Après l’Appel de Cent patriotes, relayé par des premiers soutiens, après la mobilisation que nous mettons en place, le silence des forces de gauche, et encore plus des laïques, était de plus en plus intenable.
Notre amie, l’historienne franco-libanaise Lina Murr Nehmé, spécialiste de l’islam, explique fort bien ce que signifient, dans le langage musulman, les paroles de la chanson de Médine, « Don’t laik », écrite le 1er janvier 2015, une semaine avant le massacre de Charlie Hebdo. Quand le rappeur islamique appelle à crucifier les laïcards, comme à Golgotha, c’est très loin d’être une provocation innocente, comme il essaie de le dire maintenant.
On s’étonne, dans ce contexte, du silence assourdissant de Jean-Luc Mélenchon, d’Alexis Corbière et de tous les députés Insoumis, qui se disent républicains et laïques. Peur de fâcher Danielle Obono, plus proche des thèses de Médine et des Indigènes de la République ? On ne comprend pas davantage le silence de Caroline Fourest, qui se prétend féministe et laïque, et héritière de Charlie Hebdo. Pas davantage celui des universitaires militants de la laïcité comme Henri Pena-Ruiz ou Catherine Kintzler, et pas plus celui des associations qui prétendent défendre la laïcité et la loi de 1905. On aimerait entendre la si talentueuse Zineb et l’équipe de Charlie Hebdo : aux abonnés absents. Quant au Printemps Républicain, depuis que son mentor, Manuel Valls, lorgne sur Barcelone, il paraît avoir disparu du décor, malgré le temps libre dont dispose le préfet Clavreul qui s’est mis en disponibilité de sa fonction.
Mais nous découvrons, seulement maintenant, à cinq semaines de l’échéance du 19 octobre, un texte issu d’un site appelé « Réseau 1905 », publié fin août, qui paraît s’opposer à l’initiative, lui aussi.
Dans un registre semblable, dans le journal Marianne, Jean-Pierre Sakoun, président du Comité Laïcité République (CLR) s’indigne, lui aussi, de ce concert mais renvoie dos-à-dos ce qu’il appelle l’extrême droite identitaire et les islamistes, leur reprochant de paralyser le débat, rien de moins. Il a une phrase terrible, pour résumer sa pensée : « pris en étau entre ces deux identitarismes, l’immense majorité des Français, laïques, républicains, souffrent« . Sakoun renvoie donc dos-à-dos les assassins islamistes et les patriotes qui refusent l’islamisation de leur pays. En 1940, aurait-il amalgamé dans le même rejet les nazis et Jean Moulin ?
Remarquons par ailleurs que quinze jours après ces publications, ils ne paraissent pas avoir bougé une oreille…
Pourtant, ces militants font un constat que nous partageons, sur la provocation que constitue ce concert de Médine au Bataclan. Ils en expliquent fort bien la symbolique provocatrice et décrivent parfaitement qui est ce rappeur militant islamique. Ils en concluent donc, fort logiquement, par la demande d’interdiction, sans expliquer par ailleurs qui ils interpellent et comment ils comptent procéder pour obtenir cette interdiction.
Il auraient pu démontrer que le simple nom de Médine est une référence à l’extermination, par décapitation, de centaines de prisonniers juifs, à Médine, justement, par le prophète Mahomet. C’est comme si un néo-nazi chantait sous le nom d’Auschwitz…
Ils affirment, de manière fort intéressante, qu’ils sont exaspérés de se faire qualifier de racistes, de fascistes et d’être amalgamés à l’extrême droite parce qu’ils osent dénoncer (pourtant fort timidement) les conséquences de ce qu’ils appellent l’islamisme en France.
Mais ensuite, sans doute affolés d’être amalgamés par la bien-pensance à notre mouvance, ils se sentent obligés de se démarquer de nos positions en estimant que nous étions très méchants et que, bien sûr, ils n’avaient rien de commun avec nous.
Lors d’un débat qui, avec mon amie Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, m’avait opposé, en 2011, chez Schneidermann, à Bernard Teper, alors président de l’Ufal, et à Nadia Geerts, surnommée la Caroline Fourest belge, nous avions eu droit au coup des années 1930 et à Doriot. Sept ans plus tard, alors que, hélas, les faits nous ont donné raison, ils n’ont pas bougé d’un pouce, enfermés dans un dogmatisme laïque totalement déconnecté des réalités.
Si encore ils étaient capables de proposer des actions contre l’islamisation de notre pays. Mais qu’ont-ils fait, concrètement, contre la guerre que livrent les soldats d’Allah contre notre modèle laïque ? Rien !
Ils nous reprochent, si nous comprenons bien, d’oser attaquer frontalement l »islam, de nous opposer à la construction de mosquées et de demander la remigration des musulmans qui prônent la charia dans notre pays. Nous serions intéressés de savoir comment, dans un pays qui compte plus de 10 millions de musulmans, selon le président du CFCM lui-même, avec une démographie qui leur est favorable et une accélération de l’invasion migratoire, majoritairement musulmane, nos vaillants militants laïques entendent continuer à défendre la loi de 1905 que Macron, en accord avec les associations musulmanes, détricote consciencieusement avec son prétendu Islam de France. Mais là n’est pas l’essentiel.
Nous avons pris note de la volonté de ces laïques, qui se disent de gauche, de s’opposer à la venue de Médine au Bataclan. Nous avons remarqué qu’ils en appellent à la cohésion nationale, pour s’opposer à cette forfaiture, tout en paraissant vouloir exclure de cette cohésion tous ceux qui n’ont pas leur vision angélique de l’islam. Donc nous.
La balle est dans le camp de ces laïques de gauche. Soit leur texte n’est qu’un effet d’annonce, sans lendemain, et ils sont déjà résignés à ce que ce concert se tienne. Dans ce cas, nous n’allons pas perdre de temps avec eux.
Soit ils sont réellement déterminés à ce que ce concert soit annulé, et ils doivent annoncer ce qu’ils comptent faire. Nous, nous organisons une montée nationale sur Paris et nous appelons les Parisiens à venir nombreux devant le Bataclan, à 18 heures, le vendredi 19 octobre. Nous tiendrons à cet effet une conférence de presse, à Paris, le vendredi 21 septembre, pour expliquer aux journalistes (pour l’instant silencieux) les raisons de notre action et les moyens que nous allons mettre en œuvre.
Dans ce contexte, ces laïques de gauche ont le choix entre deux solutions.
Rester chez eux, parce que nous sommes présents, pour préserver leur virginité, et refuser toute entente nationale. Cela ferait le jeu de Médine et de ses complices et ne les empêchera pas de se faire qualifier de fachos, puisque les islamistes ont compris qu’en faisant le coup du racisme et de l’extrême droite, ils muselaient toute la gauche.
Participer, le temps d’un soir, et plus si affinités, à un combat commun avec des personnes dont ils ne partagent pas l’ensemble de la vision du monde, venir avec un drapeau bleu blanc rouge, chanter la Marseillaise avec nous et empêcher le concert de se tenir. En 1940, cela s’appelait la Résistance.
Donc, malgré notre grand scepticisme, nous ne demandons qu’à être agréablement surpris et accueillerons avec un grand plaisir tous les militants laïques qui se disent de gauche, s’ils veulent se joindre à notre initiative contre la tenue du concert de Médine au Bataclan. Nous faisons nôtre cette phrase magnifique de Renaud Camus : « Les Gaulois de la onzième heure seront accueillis à bras ouverts. On ne dira pas un mot de leurs palinodies. On étendra un voile pudique sur leurs tergiversations. On fera comme s’ils avaient toujours été là et ne nous avaient jamais traînés dans la boue. Mais qu’ils viennent, cette fois, qu’ils viennent en masse, qu’ils viennent de partout en France et d’ailleurs. Qu’ils ne se cherchent pas d’excuse, qu’ils triomphent de leurs empêchements, qu’ils n’aillent pas dire « je viendrai si je suis sûr qu’il y a du monde ». Ne dites pas si je peux, pouvez. Tous ceux qui ne seront pas le 19 octobre devant le Bataclan auront la France et son Histoire sur la conscience. Ceux qui y seront peuvent encore la sauver et, qui sait, l’Europe avec elle. On ne va pas les laisser au MACRON, tout de même »…
Sécurité / Le cache misère des prisons françaises
Après avoir enchaîné les déconvenues, le ministre de la Justice, Nicole
Belloubet, a présenté son plan pour lutter contre la surpopulation carcérale. Face à l’urgence, le garde des Sceaux préfère mettre la poussière sous le tapis.
Union Européenne / Fronde anti-Orban : premier coup de semonce
C’est un véritable procès d’inquisition. Viktor Orban, le premier ministre hongrois doit affronter un vote des eurodéputés sur la manière dont il gouverne son propre pays. L’objectif de la manoeuvre, destituer la Hongrie de son droit de vote dans les instances européennes.
Politique / Macron veut séduire “ceux qui ne sont rien”
Le président des riches tente de séduire les pauvres ! Emmanuel Macron lance son opération séduction sociale… Résultat de cet exercice particulièrement délicat : des annonces pas vraiment à la hauteur et un monde associatif qui fait grise mine.
Au cours du week-end dernier, nous avons sollicité un certain nombre de personnalités afin qu’elles signent notre appel « Pas de Médine au Bataclan ».
Nous avons reçu essentiellement des réponses enthousiastes – ou des non-réponses matérialisées par le silence… peu courageux – et une explication, détaillée par son auteur qui, bien que scandalisé par la présence de Médine au Bataclan, ne voulait pas signer l’appel au nom de son attachement farouche à la liberté d’expression.
Cela l’honore. Chacun a en tête la phrase célèbre attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
On ne va pas refaire ici les débats qui ont eu lieu lors de l’interdiction de Dieudonné. Je voudrais juste donner ici mon point de vue, qui est valable hic et nunc. Ici et maintenant. J’insiste sur ce point. Il y a l’éthique, la morale, la philosophie, les engagements politiques… qui font un être humain avec son caractère, un être dont on peut presque savoir à l’avance, justement, ce qu’il pensera de telle ou telle situation.
Mais il y a aussi, face aux principes, la réalité et l’adaptation à celle-ci.
Voici donc ce que je répondrai à tout ami qui refuserait de demander l’interdiction de Médine :
Je ne peux te comprendre, et encore moins partager ton point de vue, pour trois raisons fort simples :
1 – On n’est pas des gauchistes, on ne va pas reprendre et appliquer leur slogan « il est interdit d’interdire » !!! Un peu d’ordre dans ce pays, bordel ! Et pas d’ordre sans interdits.
2 – On est en guerre. Ce n’est pas le moment d’avoir des scrupules et des états d’âme. En face, tous les coups sont permis, il s’agit de vie et de mort, et nous on jouerait à la pucelle effarouchée ?
3 – En s’interdisant d’interdire les choses qui bafouent délibérément nos valeurs, notre Histoire, notre pays, on les abandonne, on les trahit. On laisse les autres les piétiner et on est des lâches de ne pas veiller à la mémoire des nôtres. Or qui, si ce n’est nous, sera gardien de la mémoire, du respect dû à nos morts ? Qui, si ce n’est nous, peut réagir et demander que l’inacceptable soit interdit ?
Un concert nazi à Oradour, il faudrait vraiment ne pas l’interdire ? Au nom de l’attachement à la liberté d’expression ?
Des centaines de djeunes piétinant les tombes des poilus à Verdun, il n’aurait pas fallu l’interdire ? Il ne fallait pas traîner dans la boue Hollande, qui a permis et voulu ce crime ?
Nous n’avons pas les moyens de détourner la tête au nom de nos principes. On a les deux pieds dans la boue et il faut avancer, prendre des décisions.
Les Résistants, entre 40 et 44, ont dû bien souvent oublier leurs principes, tuer bien qu’hostiles à la peine de mort, désobéir aux ordres du pouvoir en place, malgré leur attachement à la légalité…
Nous, patriotes, avons un devoir clair, nous mobiliser pour que n’ait pas lieu un concert monstrueux qui insulte nos morts. Et peu importe le moyen utilisé. Soit parce que Médine, devant la mobilisation, décide d’arrêter. Soit parce que le ministre de l’Intérieur, de crainte de trouble à l’ordre public, l’interdit. Soit parce que le ministre l’interdit parce qu’illégal, dangereux… comme ce fut le cas pour Dieudonné. Soit parce que la mobilisation est telle, le 19 octobre, que, malgré les forces de l’ordre, l’accès au Bataclan est impossible.
Si nous nous interdisons de rendre coup pour coup, nous sommes morts. Les autres, en face, ont tous les droits, se les donnent, interdisent par la violence, par les intimidations, par la justice tout ce qui défend notre identité, et nous on devrait « ne pas imiter nos ennemis » ?
La pseudo-tolérance que d’aucuns défendent s’appelle la dhimmitude et nous conduit tout droit à l’horreur, au renoncement, à la claque permanente, à notre disparition et, avec elle, à la disparition, justement, de toute liberté d’expression.
« Nous allons vivre une autre crise financière ; tous les gens intelligents la voient arriver », a pu déclarer Steve Bannon, l’ancien conseiller de Trump qui lui doit sa victoire. Depuis la chute de Lehman Brothers et le cataclysme de 2008, nous avons assisté à une mutation complète et ahurissante des banques centrales. L’initiateur, le pionnier de la folle politique monétaire d’assouplissement quantitatif a été la Banque du Japon, suivie par la Fed et ensuite la BCE.
Suite aux risques de défaut immédiat des États, de krach obligataire et boursier, les banques centrales se sont transformées en pompiers tout-terrain pour éteindre les multiples incendies avec des moyens inédits « non conventionnels ». Une véritable fuite en avant en pratiquant la politique des taux zéro, de l’endettement supplémentaire pour régler le problème du surendettement, de la création monétaire laxiste pour procurer des liquidités aux banques et faire baisser les taux d’intérêt du marché obligataire. La Banque de France détient, aujourd’hui, 20 % de la dette publique française tandis que la Banque du Japon détient 41 % de la dette publique japonaise (250 % du PIB).
Les banques centrales sont, aujourd’hui, coincées d’une façon irréversible et ne peuvent plus revenir en arrière en diminuant la masse monétaire et en augmentant ou en laissant monter les taux d’intérêt, sous peine de faillite des États, des entreprises zombies et d’écroulement des marchés obligataires et boursiers.
En fait, tout se passe comme si la Banque du Japon, la Fed et la BCE avaient décidé d’édifier ensemble une « Digue de Babel ». La réussite est, en apparence, totale puisque la digue tient et que les marchés sont au plus haut. En réalité, une masse d’eau énorme de dimension océanique continue inexorablement à s’accumuler et à monter de l’autre côté de la digue, tandis que les inconscients au sec continuent à spéculer, à faire grève, à se vautrer dans l’hédonisme individualiste matérialiste et à se moquer même des Cassandre réalistes. Mais, un jour, suite à la pression trop forte de l’eau, c’est-à-dire la perte subite de confiance, la « Digue de Babel » cédera et ce ne sera pas alors un vulgaire petit barrage de Malpasset, mais un tsunami océanique de dimension planétaire qui balaiera tout sur son passage et aura, pour conséquence, l’effondrement total du Système.
Les banques espagnoles sont un excellent exemple de la dangereuse interconnexion mondialiste des problèmes. Elles ont été sauvées, jusqu’à ce jour, en fusionnant, avec une aide d’urgence de 100 milliards d’euros, sans avoir encore rien remboursé. Mais les banques espagnoles sont exposées à hauteur de 83,2 milliards d’euros en Turquie, soit davantage que les 75 milliards réunis de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni. Les crédits en devises étrangères, face à la baisse de la livre turque et à l’augmentation des taux d’intérêt, représentent 40 % de la dette de la Turquie.
En Argentine, les investissements espagnols s’élèvent à 28 milliards de dollars, soit un quart de l’investissement total étranger (les États-Unis, seulement 10 milliards). L’Espagne, à elle seule, représente plus de 40 % du risque des dettes de l’Amérique latine (Argentine, Mexique, Brésil). Pour se sauver de leurs risques européens, les banques espagnoles ont misé gros sur les pays émergents, cherchant à diversifier leurs risques avec des perspectives de rentabilité plus élevées. Mais gare en cas de retournement de situation.
Pour la première fois, depuis dix ans, la Banque centrale indienne a acheté de l’or. « Encore un petit moment, Monsieur le Bourreau ! » Il suffit de la perte subite de confiance d’un agent économique – ce qui fut le cas de la BNP, en 2008 -, d’un krach dans un seul pays tel que l’Espagne, la Grèce ou l’Italie pour que la réaction en chaîne se développe dans le monde et que tout explose. La « Digue de Babel » des banques centrales cédera aussi à son tour car l’arme atomique de l’assouplissement quantitatif, pratiqué alors sans limite et d’une façon exponentielle, nous conduira à l’hyperinflation du Venezuela ou de l’Allemagne en 1923. La crise de 1929 nous paraîtra, alors, comme un épiphénomène par rapport à ce qui nous attend !
« Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles », selon William Shakespeare.
En deux jours, les contradictions profondes qui minent le parti de Laurent Wauquiez ont refait surface.
D’abord, il y a la campagne d’Erik Tegnér pour la présidence des Jeunes Républicains sur le thème de l’union des droites jusqu’au Rassemblement national. Une campagne qui a le don d’affoler tous les tenants de la « ligne rouge », notamment les juppéo-centristes qui se réunissaient, dimanche, à Bordeaux, autour de leur chef, sans parler de Xavier Bertrand, qui a quitté les LR.
On saura, la semaine prochaine, si la candidature de Tegnér sera validée par les instances dirigeantes du parti. Un test sur la volonté de Laurent Wauquiez d’assumer vraiment une ligne de droite…
Mais, dès ce mercredi 12 septembre, à Strasbourg, a eu lieu un test, peut-être plus important, pour la crédibilité de Laurent Wauquiez : les députés européens, et donc ceux du PPE – groupe auquel appartiennent les élus LR -, ont voté pour l’activation de l’article 7 contre la Hongrie. Viktor Orbán, venu défendre la position de son pays, notamment sur son refus de l’immigration, appartient lui aussi au PPE. Jean Leonetti, porte-parole LR, a maladroitement justifié, dans L’Opinion, ce vote contre Orbán qui, selon lui, « s’est malheureusement détaché des règles européennes et du PPE ».
Donc, lâchage du PPE et de la droite LR. En effet, seuls trois des seize députés LR (dont Nadine Morano) ont voté contre l’ostracisme qui pourrait être infligé à la Hongrie, si la procédure allait jusqu’au bout. Rachida Dati, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier, qui viennent régulièrement tenter de nous séduire avec leurs airs martiaux, se sont abstenus. Quant à Renaud Muselier, il n’a même pas pris part au vote.
Or, ce matin même, le même Renaud Muselier déclarait à Var-matin :
« Je pèserai dans ma famille politique et je défendrai le PPE (Parti populaire européen), c’est-à-dire la droite française au niveau européen. La ligne va de Orbán à Lamassoure, et c’est pareil pour les LR. Je souhaiterais que ce soit monsieur Leonetti qui pilote notre liste pour les élections. »
Le 12 septembre 2018 est donc une nouvelle journée des dupes LR (des dupes ? Des hypocrites ? Des traîtres ? On ne sait plus) : le matin, « la ligne va de Orbán à Lamassoure », l’après-midi, elle va de Lamassoure à Lamassoure, et Orbán est lamentablement lâché par des députés LR en fin de mandat. Ils ont choisi Macron contre Orbán et ils ont eu tort. Cela ne sera pas sans conséquence, notamment pour les élections européennes de mai prochain. Dans un tweet, Erik Tegnér demandait à Laurent Wauquiez de ne pas reconduire les députés français qui ont trahi leur allié du PPE et un pays ami. Mais le mal est fait. Et cela ne suffira pas.
Laurent Wauqiuez et la droite LR ne pourront pas nous convaincre de leur sincérité sur les questions d’identité et d’immigration s’ils ne sont pas capables, quand il le faut, de s’engager clairement et de s’opposer à ces diabolisations. C’est une question de démocratie élémentaire et de respect des valeurs de leurs électeurs.
Il est, d’ailleurs, révélateur que la fracture au sein de LR, qui s’agrandit un peu plus aujourd’hui, se fasse au niveau de la jeunesse, de l’Europe et de l’immigration : en s’obstinant dans un conformisme centriste, les chefs LR condamnent leur parti à un dépérissement sociologique. En rejetant Tegnér comme Orbán, toutes choses égales par ailleurs, LR deviendra un parti de retraités qui ne pèsera plus que 10-15 %.
Depuis des années, la liste des occasions manquées par la droite LR pour se ressaisir est immense. Ce mercredi 12 septembre 2018, Laurent Wauquiez en a ajouté une nouvelle. Mais c’est aussi une occasion de clarification qui ouvre un espace considérable à droite pour constituer une liste anti-Macron (qui s’est, d’ailleurs, empressé d’applaudir au vote du Parlement européen). Une liste « pro-Orbán » ? Plus, mieux que cela : une liste qui défende, non pas les « valeurs de l’Union européenne », que les Juncker and Co. ont, du reste, bien du mal à définir, mais notre civilisation européenne.