#webtube : Dans la vidéo de cette semaine, Saucy arrive enfin en Alaska ! Il passe du temps avec @TruckHouseLife et @EdenOutThere, il fait du snowboard, de la motoneige et récupère son amie Megan ! J’espère que vous apprécierez l’Alaska.
#webtube : In this week’s video, we finally make it all the way to Alaska! We hangout with @TruckHouseLife and @EdenOutThere go snowboarding, snowmobiling and pickup my friend Megan! Hope yall enjoy, Thanks for watching
#webtube : Une opération au sol pour sécuriser le détroit d’Ormuz semble se préparer. Depuis quelques jours, en dépit des rumeurs de négociations entre Américains et les mollahs iraniens, l’hypothèse de l’envoi de troupes américaines au sol semble se préciser, et ce, en dépit des craintes des Européens qui refusent toujours, pour l’instant, d’aider leur allié américain à rouvrir le détroit d’Ormuz. Cela veut-il dire pour autant que la fin de la guerre approche ?
Des troupes au sol pour quoi faire ?
Comme nous l’avions écrit la semaine dernière, une planification est actuellement en cours au CENTCOM à Tampa (en Floride), regroupant les US Marines américains et Royal Marines britanniques. Cette planification vise à rouvrir, par la force, le détroit d’Ormuz avec une force minimale et, ensuite, le tenir afin d’y rétablir la circulation maritime des navires pétroliers et des porte-conteneurs. Pour ce faire, il faut s’emparer de points clés, sans doute aussi de l’île de Kharg où se trouve ce que des spécialistes appellent « le point de faiblesse majeur du régime iranien ». Cette prise de gage, de par les effets qu’elle aurait sur l’économie iranienne et le financement du régime, pourrait forcer ce dernier à négocier. Une opération amphibie est toujours risquée, car la coordination entre les éléments des trois dimensions (aérienne, navale et terrestre) y est par définition délicate.
Les forces navales, aéronavales et amphibies américaines et britanniques y sont rompues, contrairement à celles d’autres pays, y compris le nôtre, où leurs unités appartiennent à différentes armées. Ainsi, nos troupes dites de marine n’ont de naval que leur insigne, depuis leur fait d’armes créateur à Bazeilles, en septembre 1870. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, Tripoli et Trafalgar évoquent bien des opérations navales et le personnel afférent appartient bien aux marines des deux pays et pas à leurs armées de terre respectives. Le corps des US Marines dispose, de surcroît, de toute l’aviation, légère ou pas, de soutien pour à la fois les appuyer par le feu et par le transport. Cette prise de gage nécessiterait ensuite une relève sur place par d’autres troupes, peut-être européennes ou arabes, une fois la situation stabilisée.
L’appui à un changement de régime politique en Iran
Des forces, cette fois-ci aéroterrestres, spéciales et parachutistes pourraient être simultanément engagées sur certains points sensibles des institutions iraniennes à Téhéran et ailleurs. Souvenons-nous qu’en Afghanistan, en novembre 2001, une fois Kaboul occupée, le régime des talibans s’était ensuite évaporé dans la nature, certains étant restés sur place, mais la barbe rasée (comme l’officier de police de faction au carrefour devant l’ambassade de France, selon M. Eric Lavertu, alors conseiller culturel de l’ambassade et qui le connaissait d’avant). Cela voudra dire qu’au-delà des protestations de fanatisme proférées sur les ondes, les mollahs auront perdu auparavant tout contrôle sur leurs séides : gardiens de la révolution et bassidji (miliciens ou policiers) qui, à l’instar des talibans, se seront auparavant rasé de près et auront jeté aux orties leurs uniformes. Ces terroristes pourraient aussi soit « résister jusqu’aux derniers » soit être « aidés » dans leur exfiltration vers d’autres cieux plus cléments. Certains pourraient même choisir l’Europe comme terre d’accueil, même si cette dernière les a, il y a quelque temps, qualifiés d’organisation terroriste. Ce changement de régime, avec l’arrivée ou non de Reza Pahlavi à la tête d’une autorité de transition, matérialiserait de fait une victoire définitive du camp américano-israélien. Mais nous n’en sommes pas encore là.
La durée et le coût humain des opérations
Comme le disait Helmuth von Moltke l’Ancien (celui qui nous a vaincus en 1870), lors de son dernier discours au Reichstag le 14 mai 1890, « celui qui a ouvert le premier le tonneau de poudre ne pourra jamais savoir combien de temps la guerre durera, sept ans ou trente ans ? » Cette même question se pose aujourd’hui au président Trump et au Premier ministre Netanyahou. Beaucoup disent que la résistance iranienne avait été sous-estimée. Cela est bien sûr possible, mais le même Moltke disait aussi que « la première victime de la guerre est le plan d’opérations ».
La résistance du régime iranien a été sous-estimée d’autant que ce dernier s’était longuement préparé, mais cette guerre le fragilise profondément…https://t.co/JqSINGdyqG
Le coût humain des opérations pour les Américains se chiffrerait, pour l’instant, à 13 militaires, mais la perspective d’une opération au sol pourrait logiquement augmenter le nombre de pertes. Ce bilan très triste semble encore supportable à l’opinion publique américaine, mais comme le disait, il y a quelques jours, le vice-président J.D. Vance, qui a reconnu que « la guerre se poursuivrait encore un peu », il pourrait très vite devenir beaucoup plus lourd du fait de la résistance de combattants fanatisés prêts au sacrifice suprême. Ce coût humain ne pourrait ainsi devenir, pour les Américains, un facteur décisif, quant à la fin de l’opération en cours, que s’il s’alourdissait terriblement et provoquait des manifestations massives ou des réactions politiques très négatives, y compris dans le camp présidentiel. Mais nul n’imagine encore que le pouvoir américain puisse se laisser influencer par son adversaire iranien avant de l’avoir vaincu sur le champ de bataille.
Ainsi, l’opération militaire américano-israélienne ne pourra se terminer qu’une fois les objectifs atteints, notamment un changement de régime de l’intérieur ou de l’extérieur qui assure à Israël une reconnaissance de son existence et une soumission du gouvernement des mollahs aux trois conditions fixées depuis le début de la guerre, il y a cinq semaines. Si ces derniers continuent à refuser d’arrêter l’enrichissement de leur uranium, la cessation de la fabrication de missiles balistiques et la fin de leur soutien aux organisations terroristes chiites en Irak, au Liban et au Yémen, alors la guerre continuera for sure.
#webtube : Dans son dernier livre, le célèbre chroniqueur de CNews revient sur son parcours et alerte sur le débat public. Il y a des livres qui racontent un parcours. Et puis il y a ceux qui sonnent comme un avertissement. Avec Ne dites pas à mère que je suis chroniqueur à CNews, elle me croit toujours juge à Hazebrouck, publié aux Éditions Fayard, Georges Fenech, ancien magistrat et député, aujourd’hui chroniqueur à CNews et Europe 1, livre un texte à la fois personnel et profondément politique. Un récit traversé par une inquiétude centrale : celle d’une liberté d’expression qu’il juge désormais menacée.
« C’est un cri d’alerte, d’alarme sur cette menace qui pèse aujourd’hui sur la liberté d’expression », confie-t-il à BV. Le ton est donné. Dès les premières pages, dans cette scène de TGV où l’auteur hésite à écrire librement, Fenech décrit une société où « le soupir devient soupçon », où l’on s’autocensure presque instinctivement.
Justice et politique : les impasses du système
Le livre revient d’abord sur ses années de magistrat, marquées par une certaine idée de la justice : ferme, protectrice, au service de la société. À rebours de ce qu’il décrit comme une dérive idéologique, Fenech dénonce une « culture de l’excuse » qui, selon lui, a progressivement affaibli l’institution judiciaire. Son combat contre le Syndicat de la magistrature, les pressions subies, les entraves à sa carrière : autant d’épisodes qui nourrissent la vision critique d’une Justice qu’il juge politisée.
Georges Fenech s’est confié à Boulevard Voltaire. Retrouvez son entretien sur YouTube :
Le passage par la vie politique n’apparaît pas comme une solution. Bien au contraire. À l’Assemblée, Georges Fenech découvre un pouvoir contraint, parfois impuissant, dominé par l’exécutif. Là encore, le constat est sévère : la décision publique semble freinée, diluée, entravée. De cette double expérience émerge une conviction simple : « On peut agir avec intégrité, avec honneur. Il faut juste le vouloir. » Mais encore faut-il que cette volonté existe réellement dans les sphères de pouvoir.
CNews ou la reconquête de la parole
C’est dans ce contexte qu’intervient son basculement vers les médias. Et c’est sans doute le cœur du livre. Sur CNews, Georges Fenech dit avoir retrouvé ce qu’il avait perdu : une parole. Une capacité à intervenir dans le débat public, à porter des idées qu’il estime partagées par une partie des Français. « CNews, c’est une bouffée d’oxygène dans le paysage audiovisuel », affirme-t-il. Une formule qui résume sa vision d’une chaîne devenue, selon lui, un espace d’expression alternatif, face à des médias qu’il juge plus contraints.
Il insiste également sur l’adhésion du public : « Les Français se sont approprié cette chaîne. C’est la leur et on ne doit pas y toucher. » Mais cette liberté revendiquée s’accompagne d’une pression constante. Régulateurs, critiques médiatiques, accusations politiques : Georges Fenech décrit dans son livre un environnement hostile où la parole reste possible, mais sous surveillance. Une « épée de Damoclès » permanente qui nourrit, selon lui, un climat d’autocensure.
Au fil des pages, une autre dimension affleure : plus intime, presque existentielle. Celle d’un homme confronté à la perte de sa parole publique après 2017, puis à sa reconquête par les médias. « Cette parole publique, pour moi, elle est très précieuse », explique-t-il encore. Ce n’est plus seulement un témoignage, mais un engagement. Celui d’un homme qui entend continuer à « agir par la parole ».
Enfin, le livre se referme sur une réflexion plus large, presque civilisationnelle. À travers la citation d’Ernest Renan – « Une patrie n’existe que si chacun consent à l’habiter » – où Georges Fenech interroge ce qui fait encore nation. Son combat, dit-il, n’est pas abstrait. Il est concret, presque familial : transmettre une société encore vivable « à ses enfants et petits-enfants ».
On pourra discuter ses analyses, contester ses positions, mais une chose est certaine : ce livre n’est pas neutre. Il est écrit depuis un point de tension, là où l’expérience personnelle rencontre le débat public.
Et dans une époque où la parole devient suspecte, Georges Fenech, dans son ouvrage, pose une question simple : qui, demain, osera encore parler librement ?
#webtube : On attendait ça avec impatience… On se demandait, dépités, frustrés : Combien de temps encore va-t-il se taire et s’abstenir de régler ses comptes et les nôtres avec les fossoyeurs de l’arnaque Covid ? Voilà, c’est fait. C’est un livre qui sort et ce sont quelques propos très clairs sur Facebook. Du savoureux, du Raoult pur jus. La vengeance est un plat qui se mange froid. (C. Tasin, Riposte Laïque)
J’ai adoré Raoult pendant toute la crise Covid, ne manquant pas une seul de ses entretiens du mardi… j’ai très vite compris, alors qu’il espérait encore, en bon médecin ayant foi en la médecine et en ce qui devrait être l’obsession d’un président de la République, sauver ses administrés, tout faire pour les soigner… Il a mis quelques mois à comprendre que le but de Macron, de der Leyen et de leurs amis de Big Pharma était exactement l’inverse. Nous rendre malades, nous obliger à nous faire piquer par un produit récent peut-être fait justement pour nous rendre malades et plus si affinités… Comment un Raoult ayant passé sa vie à chercher, à soigner aurait-il pu imaginer l’impensable ? C’est d’ailleurs à cause de cet impensable que nombre des nôtres, confiants, morts de peur… se sont fait vacciner et qu’un certain nombre en sont morts ou en ont conservé des handicaps terribles…
On m’a appelé complotiste. J’ai mis ce mot dans le titre de mon livre.
La société du factice — Journal d’un complotiste. Fayard Pensée Libre.
Pas par provocation. Par précision clinique.
Le factice n’est pas une opinion. Il est mesurable. La France recule dans tous les classements internationaux — QI, performance scolaire, PIB par habitant, indice de corruption, indice démocratique. Ces chiffres sont publics, vérifiables, ignorés.
Pas parce qu’ils sont faux. Parce qu’ils font s’effondrer le roman.
Ce livre documente ce roman. Qui l’écrit, comment il se maintient, et ce qu’il coûte réellement — en santé publique, en décisions médicales, en confiance détruite.
Ceux qui ont voulu m’éliminer m’ont offert quelque chose d’inattendu : du temps. Du temps pour observer, analyser, écrire.
5 ans après. Et maintenant ils ne peuvent plus nier.
En octobre 2025, j’ai publié des données sur X.
Deux études épidémiologiques.
L’une italienne. 300 000 patients. L’autre coréenne. 8,4 millions de dossiers médicaux.
Des chiffres que personne dans les médias mainstream n’a voulu lire correctement.
Ou peut-être qu’ils ne savent tout simplement pas lire un odds ratio.
Voici ce que ces études montrent.
En Corée du Sud, sur 8 millions de personnes suivies :
Une augmentation significative de plusieurs cancers chez les vaccinés. Thyroïde. Poumon. Côlon. Estomac. Prostate.
Et le chiffre que personne ne veut voir :
Une hausse marquée des cancers du pancréas après deux injections.
En Italie, sur 300 000 patients :
Une corrélation entre vaccination et hospitalisations pour cancer.
Ce ne sont pas des anecdotes.
Ce n’est pas de la désinformation.
Ce sont des publications scientifiques peer-reviewed.
Disponibles. Accessibles. Lisibles.
Pour ceux qui savent lire.
Mais voilà ce qui s’est passé.
Pas de grand débat scientifique.
Pas de conférence de presse des autorités sanitaires.
Pas d’annonce d’une étude nationale sur les données du pass sanitaire.
Non.
Des fact-checkers.
Des oncologues sortis de nulle part pour “rassurer.”
Des journalistes qui confondent corrélation et anecdote.
Et moi, interdit d’exercer la médecine depuis deux ans… par le Conseil de l’Ordre.
Pour avoir soigné des malades.
Je vais te dire ce que j’observe depuis 40 ans de médecine.
Quand une thérapie génique par rétrovirus a causé des lymphomes mortels chez des enfants dans les années 2000… on a immédiatement suspendu les essais.
On a enquêté. On a publié. On a tiré les leçons.
C’est ce que fait la vraie médecine.
Quand des études montrent aujourd’hui une augmentation de cancers après injection d’ARN messager… on décrète une campagne de vaccination pour le 14 octobre.
Et on pourchasse ceux qui posent des questions.
Ce n’est pas de la science.
La science, c’est l’étude américaine qui a détecté de l’ADN vaccinal intégré dans une cellule tumorale.
La science, c’est l’étude dermatologique du 3 octobre 2025 qui documente la présence de protéine Spike dans des cellules cancéreuses métastatiques.
La science, c’est l’étude japonaise qui a été publiée… puis rétractée sous pression.
Quand on rétracte une étude non pas parce qu’elle est fausse… mais parce qu’elle dérange…
On ne fait plus de la science.
On fait de la politique sanitaire.
J’ai posé une question simple.
Pourquoi ne pas utiliser les données du pass sanitaire français… pour analyser l’évolution des diagnostics de lymphomes depuis 2021?
Ces données existent.
Elles sont traçables.
Elles permettraient de répondre définitivement à la question.
Silence.
Un silence qui, à lui seul, est une réponse.
On m’a traité de complotiste.
Moi.
Le microbiologiste le plus cité au monde pendant des décennies.
Celui qui a identifié des variants avant tout le monde.
Celui qui soignait 14 000 patients quand d’autres modélisaient sur ordinateur.
On ne répond pas à mes données.
On attaque ma personne.
C’est le signe le plus clair qui soit que les données dérangent.
Je ne dis pas que les vaccins causent tous ces cancers.
Je dis que des études sérieuses posent des questions légitimes.
Je dis que ces questions méritent des réponses scientifiques rigoureuses.
Je dis qu’une société démocratique n’a pas le droit d’ignorer ces signaux.
Et je dis que ceux qui aujourd’hui m’interdisent d’exercer… sont les mêmes qui hier nous promettaient l’immunité collective.
On connaît la suite.
5 ans après.
AstraZeneca a retiré son vaccin suite aux thromboses chez les jeunes femmes.
Pfizer a accumulé plus de 11 milliards de dollars d’amendes dans le monde.
Les certitudes absolues de 2021 se sont effondrées une par une.
Et moi je suis toujours là.
À lire les études.
À poser les questions.
À réclamer la transparence.
Pendant qu’on cherche de nouveaux moyens de faire taire ceux qui regardent les données.
La question n’est pas :
“Raoult a-t-il raison ?”
La vraie question est :
“Pourquoi refuse-t-on d’étudier sérieusement ce qu’il pointe ?”
Un pays qui n’a pas peur de la vérité… n’a pas peur des questions.
5 ans après, penses-tu que toutes les questions sur la gestion de cette crise ont reçu des réponses honnêtes ?
Le gouvernement anglais a refusé de publier les données de surmortalité liées au vaccin contre le Covid.
La raison officielle ? Ne pas provoquer “la colère et l’angoisse de la population.”
C’est The Telegraph qui l’a révélé. Voici ce que j’écris dans mon livre :
“Le gouvernement anglais a ainsi refusé, d’après The Telegraph, de communiquer sur la surmortalité liée au vaccin contre le Covid pour ne pas provoquer la colère et l’angoisse de la population.”
“Les fact-checkers sont censés vérifier l’information en s’appuyant sur des faits. En réalité, ce n’est quasiment jamais le cas. La plupart du temps, personne n’a accès aux données brutes.”
“La seule chose qui est disponible, c’est leur interprétation, c’est-à-dire des opinions qui sont répétées les unes après les autres, avec des chiffres parfois lancés au hasard pour impressionner les gens.”
“Dans le totalitarisme, il ne suffit pas que les gens obéissent à la loi, il faut qu’ils y croient pour de bon et qu’ils disent y croire.”
“On peut dire que l’on a vu s’installer, depuis quelque temps en France, une structure de l’information totalitaire dans laquelle il n’y a plus de place pour la contradiction, quelle qu’elle soit.”
Ce n’est pas une opinion.
Ce n’est pas une théorie. Ce sont des faits documentés, publiés, vérifiables.
Mediator. Dépakine. Androcur.Et maintenant ça.
À chaque fois, les données étaient là. La décision de vous les cacher aussi.
Ce livre documente ces mécanismes — page après page, avec les sources, les dates, les noms.
Si vous pensez que vous avez le droit de savoir — le lien est en commentaire épinglé.
Le livre s’appelle La société du factice — Journal d’un complotiste.
En 2019, 66 millions de comprimés d’hydroxychloroquine ont été distribués en France sans ordonnance. Sans qu’un seul arrêt cardiaque soit signalé.
En 2020, le Lancet publie un article affirmant que 10 % des patients prenant de l’hydroxychloroquine font des arrêts cardiaques mortels.
Au même moment, j’évalue pour ce même Lancet une étude portant sur un million de personnes traitées à l’hydroxychloroquine pour polyarthrite rhumatoïde. Aucune complication cardiaque. Aucune.
L’article du Lancet sera retiré. Il n’a jamais donné lieu à la moindre poursuite.
Ce n’est pas une opinion. C’est ce qui est écrit dans mon livre — avec les dates, les chiffres, les références.
On m’a appelé complotiste pour avoir dit cela en 2020.
Le livre s’appelle La société du factice — Journal d’un complotiste.
Lien en commentaire épinglé.
C’est nous les gentils.
La société du factice, journal d’ un complotiste !
Mon dernier livre est sorti chez Fayard.
C’est nous les gentils !…
… mais il ne fait pas bon dire que la plupart des affirmations politiques et journalistiques sont factices et déconnectées de la connaissance vérifiable.
Bien sûr, tout ce que j’écris est facile à retrouver, mais : « Ils ont des yeux et ne veulent pas voir », car tout le roman s’effondrerait.
Je les remercie, en croyant m’éliminer, de m’avoir donné l’occasion de réfléchir sur le monde factice et de m’avoir libéré du temps pour l’analyser et l’écrire.
On se demande quand les politiques et les journalistes referont de la politique sur la dette, les conflits d’intérêt, la corruption, les dérives sinistres et gigantesques du capitalisme mondial et de la puissance des fonds de pension, qui dépasse de loin tous les budgets réels des États. Il n’y a plus de gauche anticapitaliste audible et peu de défenseurs de la morale.
La société factice triomphe… pour l’instant.
D’ailleurs, la France recule dans tous les classements internationaux. Sa place actuelle est 26e pour l’intelligence (le QI), la performance des élèves (PISA), celle des adultes (PIAAC), le PIB par habitant, la corruption (Transparency International et GRECO) et démocratique (démocratie défaillante dans The Economist, journal de centre gauche).
Mais notre symbole national, le coq, continue de donner des leçons au monde sur son tas de fumier.
#webtube : Si Jordan Bardella écrase tous ses adversaires au premier tour, il s’incline devant Édouard Philippe au second tour, selon un sondage Elabe : Philippe obtient 51,5 % contre 48,5 % pour Bardella, ou bien 53 % contre 47 % dans l’hypothèse où Marine est candidate.
Les Français sont désespérants. Ils se plaignent depuis des années en clamant que rien ne va plus dans le pays, dénonçant l’immigration-invasion, l’islamisation rampante, l’insécurité galopante et la baisse du pouvoir d’achat, mais ils revotent systématiquement pour les mêmes qui les ont conduits au désastre actuel : une France ruinée en passe de se mélenchoniser à grande vitesse.
C’est ainsi qu’au deuxième tour de 2027, le candidat ayant leur préférence face à Jordan Bardella est Édouard Philippe, un artisan du naufrage français qui a déjà sévi à Matignon entre 2017 et 2020. Un opportuniste issu de la droite devenu un fervent macroniste donc. Les Français ont la mémoire courte.
Rappelons que l’ex-Premier ministre met dos à dos LFI et le RN, incapable de faire la différence entre un parti qui a la haine de la France et veut la détruire par l’immigration et un parti patriote qui veut la sauver du naufrage identitaire qui se profile.
– C’est Édouard Philippe qui a fait perdre Paris à la droite, en refusant l’alliance Dati/Knafo
– C’est lui qui a mené la pire des politiques face au Covid, faisant de la France un mouroir pour les vieux, jugés trop âgés pour être soignés dans nos hôpitaux
– C’est son gouvernement qui a interdit aux médecins de soigner leurs patients avec le traitement du Pr Raoult, qui aurait permis de sauver des dizaines de milliers de vies. Un simple antibiotique aurait évité des infections pulmonaires fatales, au lieu de quoi on renvoyait les gens à domicile en leur prescrivant du Doliprane
– C’est lui qui a mené une répression brutale face aux Gilets jaunes, traités comme des ennemis de la République, alors qu’ils chantaient la Marseillaise sur les ronds-points et brandissaient le drapeau français
– C’est lui qui, en 2024, a déclaré préférer voter communiste plutôt que pour un candidat RN
– C’est lui qui a voulu imposer les 80 km/h sur les nationales. Un flop total
– C’est lui qui a passé sa vie à retourner sa veste d’un parti à l’autre
« Un autre trait de sa personnalité a fait également couler beaucoup d’encre. Car Edouard Philippe semble passer de gauche à droite sur l’échiquier politique comme il change de chemise. Étudiant, il était engagé à gauche, avec Michel Rocard comme mentor. Après l’éviction de ce dernier du gouvernement, il avait fini par rejoindre la droite et le RPR. Il rencontre ensuite Alain Juppé avec qui il participera à la création de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2002. Lors des primaires de la campagne présidentielle en 2017, il a même été son porte-parole. Il a aussi soutenu François Fillon jusqu’à ce que soient révélées les affaires d’emplois fictifs. Dès lors, il a commencé à prendre parti pour Emmanuel Macron. »
Philippe est un clone de Macron. Il n’y avait pas l’épaisseur d’un papier à cigarettes entre ces deux compères d’accord sur tout. Ce n’est qu’avec la dissolution kamikaze que Philippe a été en désaccord avec le Président.
La conclusion de tout cela ?
Ce n’est certainement pas Édouard Philippe, pur produit du système, qui redressera la France. On ne confie pas le sauvetage du pays à ceux qui ont participé à sa destruction et qui rejettent les 40 % d’électeurs patriotes qui votent RN ou Reconquête.
Philippe c’est le parfait modèle de cette droite centriste qui a échoué sur tout et qui n’a aucunement l’intention de renverser la table. Philippe c’est la continuité, c’est le glissement continu vers l’abîme en conservant la même politique mondialiste, donc immigrationniste et multiculturaliste qui nous a amené le mélenchonisme et nous promet la nouvelle France.
Europe, mondialisme, immigration, islamisation, insécurité, économie, rien ne changera puisque Philippe a été le plus fidèle serviteur de Macron.
Sondage Elabe pour le Figaro
Jordan Bardella l’emporte au premier tour quelle que soit la configuration observée. Et c’est Édouard Philippe qui semble être le meilleur candidat centriste pour accéder au second tour, avec 20,5 à 25,5 % des intentions de vote au premier tour.
« Le patron d’Horizons obtiendrait son meilleur score sur une ligne de départ comprenant Jordan Bardella pour le RN (38 %), une gauche éparpillée entre Jean-Luc Mélenchon pour LFI (12 %), Marine Tondelier pour Les Écologistes (4,5 %), Olivier Faure pour le PS (4,5 %), Fabien Roussel pour le PCF (4 %), et en l’absence d’un candidat Les Républicains.
« Celui qui vient de se faire réélire à la mairie du Havre est crédité de 22 % des voix dans une configuration testant notamment Marine Le Pen (31,5 %), Jean-Luc Mélenchon (11,5 %), l’ex président socialiste François Hollande (8,5 %) et le patron de LR Bruno Retailleau (8,5 %). »
« Et il récolterait 20,5 % des intentions de vote dans une hypothèse alignant entre autres Jordan Bardella (35 %), Jean-Luc Mélenchon (10,5 %), Raphaël Glucksmann pour le camp socialiste (10,5 %) et Bruno Retailleau (7 %).Gabriel Attal plafonnerait à 11,5 % et Gérald Darmanin à 8 %, tous deux doublés pour la qualification au second tour par Raphaël Glucksmann. »
À noter que face à Bardella au second tour, Mélenchon se ferait laminer : 71,5 % contre 28,5 %. Preuve qu’à force de vociférer à tout va, le leader LFI fait peur à tout le monde.
#webtube : Après 29 jours de guerre contre l’Iran, Donald Trump semble chercher une porte de sortie. Ultimatum sur Ormuz, recul de 5 jours, plan de paix en 15 points… mais Téhéran dément toute négociation et maintient sa pression militaire et économique. Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, Hervé Carresse (ancien colonel de la BSPP et de l’État-major de l’Armée de Terre, diplômé de l’École de Guerre) analyse sans langue de bois la situation explosive au Moyen-Orient.
Au programme :
• Trump a-t-il un vrai plan ou navigue-t-il à vue ?
• L’Iran est-il vraiment affaibli ou en position de force ?
• Quel est l’état réel des stocks de munitions des deux camps ?
• Netanyahou poursuit-il la guerre au Liban pour survivre au pouvoir ?
• L’OTAN lâche-t-elle Trump ? • Conséquences économiques mondiales et risque d’extension du conflit • Quel impact sur la guerre en Ukraine ?
#webtube : Bonjour à tous, Voici les sujets qui ont fait vibrer WEBTUBE entre le 23 et le 29 mars 2026. Une semaine marquée par des questions de société majeuresponctués de divertissement.
🏰 Le projet « Château Poséïdeon » avance ! C’est l’article qui a suscité le plus de curiosité ce week-end. Découvrez les dernières étapes de la restauration de ce lieu unique. 👉[L’article]
💰 Budget : 40 milliards pour l’Ukraine, et pour nos professions ? Le contraste des chiffres fait réagir. Nous revenons sur l’allocation des fonds publics et les menaces qui pèsent sur nos métiers nationaux. 👉 [L’article]
🏙️ Focus Saint-Denis : Quel avenir avec la nouvelle mairie LFI ? Entre polémiques sur les origines de Bally Bagayoko et l’avenir de la Basilique, nous avons consacré une série d’articles à l’actualité brûlante de Saint-Denis. 👉 [Le dossier]
#webtube : Éric Coquerel vient au secours de son « ami Bally Bagayoko » en accusant de racisme le ministre de l’Action publique. On n’est pas au bout de la polémique et, pour tout dire, de nos peines, après les déclarations fracassantes d’entrée en matière de Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis : désarmement de la police municipale mais aussi propos laissant entendre, de façon à peine voilée, que les agents municipaux qui ne seraient pas d’accord avec « le projet politique » de la nouvelle municipalité pourraient être écartés. « Les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique », a-t-il déclaré, sur CNews. Ajoutant : « Celles et ceux qui, pour des tas de raisons qui peuvent les regarder d’ailleurs, ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront. Mais ce n’est pas le fait qu’on les mettra dehors, c’est parce qu’ils feront une mobilité qui est complètement naturelle et qui n’est pas quelque chose de nouveau. »
Quelques réalités juridiques auraient-elle échappé à Bally Bagayoko ?
Oui, la mobilité dans la fonction territoriale n’est pas quelque chose de nouveau ; c’est même chose courante, aujourd’hui. Parce que, d’abord, les agents d’aujourd’hui, pours la plupart d’entre eux, souhaitent de la mobilité fonctionnelle, progresser dans leur carrière, ce qui implique aussi, souvent, de la mobilité géographique. On est loin de l’image courtelinesque du « rond-de-cuir ».
Oui, il y a de la mobilité lorsqu’une municipalité change. En tout premier lieu, dans la plupart des grandes villes et villes moyennes, le patron de l’administration – celui qu’on appelle le directeur général des services – et qui, pour employer le jargon administratif, occupe un poste fonctionnel et se voit souvent remercier par le nouveau maire. Il se replie alors sur le poste qu’il occupait précédemment dont il avait été détaché ou va se faire embaucher dans une nouvelle mairie. C’est le « mercato » des DGS qui intervient généralement dans les six mois qui suivent les élections municipales. Mais ces mouvements descendent rarement plus bas dans la hiérarchie des services d’une commune.
Aussi, dire, comme l’a fait Bagayoko, que les agents qui ne seront « pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront », c’est laisser entendre qu’ils partiront « de force ». Et, comment, évidemment, ne pas imaginer les éventuelles pressions qui pourraient s’exercer sur les agents qui ne seraient pas dans la ligne de la « commande politique ». Autre curieuse expression employée par le nouvel édile de Saint-Denis. Les fonctionnaires territoriaux sont subordonnés au maire pour accomplir une mission de service public au profit de la population. Une réalité juridique qui, visiblement, si l’on en croit ses propos, lui ont échappé.
Rappel à l’ordre du ministre
C’est pourquoi le rappel à l’ordre du ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel, ce jeudi 27, a été particulièrement approprié. Ainsi, il a tenu à rappeler que toute décision d’« écarter un agent pour des motifs politiques serait entachée d’illégalité et pourrait être suspendue ou annulée par le juge administratif » et pourrait « relever du harcèlement moral » et, donc, constituer de possibles infractions pénales en matière de discrimination. Bien vu : la discrimination ne concerne pas que les « minorités visibles » !
Revoilà le temps des colonies. Pitoyable, sinistre, évidemment raciste et négation évidente de l’Etat de droit et de la séparation des pouvoirs. Soutien à mon ami @BallyBagayokopic.twitter.com/7aOa2IUKkV
Et c’est là qu’intervient, en rebond, Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis : « Revoilà le temps des colonies. Pitoyable, sinistre, évidemment raciste et négation évidente de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs. Soutien à mon ami Bally Bagayoko. » On savait qu’on ne vivait pas sur la même planète que ces gens-là, mais on découvre ici qu’on ne vit même pas dans la même République. Passons sur l’accusation facile de racisme envers ce pauvre David Amiel qui n’en attendait sans doute pas tant. L’art, ou plutôt l’obsession quasi maladive, de tout ramener à ça.
Mais parler de « négation évidente de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs », il fallait oser ou bien être complètement ignorant de la chose publique dans ce pays qui s’appelle encore la France, y compris à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). D’abord, on pensait que la séparation des pouvoirs concernait le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et l’autorité judiciaire. Ensuite, faut-il rappeler ou apprendre à M. Coquerel qu’un maire est, certes élu par ses concitoyens et, à ce titre, patron d’une collectivité territoriale, mais qu’il est aussi le premier représentant de l’État dans sa commune, circonscription administrative de cet État, que le maire est officier public, officier de l’état civil, officier de police judiciaire ? Qu’à ce titre, il a des comptes à rendre au préfet, qu’il peut même faire l’objet d’une révocation par décret pris en Conseil des ministres. Bref, c’est ce qu’on appelle, c’est ce qu’ils appellent, l’État de droit. Partout en France…
#webtube : Les pays européens se fussent honorés à venir aider l’armée libanaise à venir à bout du Hezbollah. Il est des vérités que l’on repousse tant qu’elles ne s’imposent pas d’elles-mêmes. Celle-ci en est une : le Liban n’est plus seulement frappé, il est exposé. Exposé comme une proie l’est à des prédateurs patients, méthodiques, convaincus que l’usure vaut mieux que la conquête frontale. Depuis le 28 février 2026, date du basculement régional consécutif aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, la mécanique est enclenchée. Au 18 mars 2026, le bilan est sans appel : au moins 968 morts, plus de 2.400 blessés et plus d’un million de déplacés. Ce ne sont pas des statistiques de guerre, ce sont les premiers chapitres d’une désagrégation. Des régions entières se vident, des lignes de vie disparaissent et, avec elles, l’idée même d’un territoire continu.
« Un danger existentiel pour le Liban »
Dans ce paysage, la notion de « zone tampon » avancée par Israël prend un relief particulier. Présentée comme une nécessité défensive, elle implique de fait l’évacuation durable de portions du Sud-Liban. L’Histoire récente devrait pourtant vacciner contre cette rhétorique : entre 1982 et 2000, une occupation dite provisoire s’est installée pendant près de vingt ans. Ce qui commence comme une précaution se termine souvent comme une frontière. Et ce qui est vidé un temps finit rarement par être rendu intact.
À l’est, la plaine de la Bekaa revient au centre du jeu. Déjà visée par des frappes et des opérations début mars 2026, elle redevient ce qu’elle fut si longtemps : un espace stratégique convoité. Or, la mémoire libanaise n’a pas oublié que cette région fut, pendant près de trois décennies, un prolongement de l’influence syrienne. Dans un pays affaibli, incapable d’imposer pleinement son autorité, l’hypothèse d’un retour de Damas — sous une forme directe ou plus feutrée — cesse d’être extravagante. Elle devient plausible.
Les responsables libanais eux-mêmes ne s’y trompent pas. Dans L’Orient-Le Jour du 15 mars 2026, un ancien ministre évoque « une situation où le Liban risque de perdre le contrôle de certaines de ses régions, faute d’État capable d’y imposer son autorité ». Le patriarche maronite Béchara Raï, dans An Nahar du 17 mars 2026, parle sans détour d’« un danger existentiel pour le Liban, dont l’unité et la mission historique sont directement menacées ». Quand les mots deviennent aussi nets, c’est que la réalité a déjà dépassé les prudences.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : non d’une guerre limitée mais d’un affaiblissement méthodique qui rend tout le reste possible. Le Liban n’est pas conquis ; il est rendu disponible. Disponible pour une extension sécuritaire au sud. Disponible pour des influences à l’est. Disponible, surtout, pour toutes les logiques de puissance qui prospèrent sur les États fragiles.
Les événements récents en donnent une illustration concrète. Le 12 mars 2026, une frappe israélienne touche Bachoura, au cœur de Beyrouth, tuant des civils dont des universitaires (L’Orient-Le Jour, 12 mars 2026). Dans la nuit du 17 au 18 mars, les bombardements frappent Zokak el-Blat et Basta, faisant 12 morts et 41 blessés (L’Orient-Le Jour, 18 mars 2026). Ces quartiers, historiquement mixtes, dont Zokak el-Blat à forte présence chrétienne orthodoxe, ne sont pas des lignes de front. Ils sont le centre. Les atteindre, c’est signifier que plus aucun espace n’est protégé. De nombreux civils sont victimes de ces bombardements « chirurgicaux » : des chrétiens dont un prêtre, des secouristes, des soldats de la FINUL et combien de civils…
Défendre l’intégrité du Liban : une nécessité
Dans ce contexte, la question de la présence chrétienne ne relève pas du réflexe identitaire mais du constat historique. Déjà fragilisée par des décennies d’émigration, elle se trouve aujourd’hui prise dans des zones redevenues stratégiques : Beyrouth intra-muros, Mont-Liban, Sud mixte. Chaque choc accélère une érosion ancienne. Or, au Liban, les équilibres démographiques ne sont jamais neutres : ils sont l’architecture même du pays. Comment ne pas lire à cette aune la destruction méthodique des villages du sud, même lorsqu’ils sont chrétiens, par l’armée israélienne ?
L’histoire libanaise est, à cet égard, d’une clarté brutale : lorsque l’État recule, lorsque le territoire se fragmente, ce sont d’abord les équilibres humains qui cèdent. Ce qui disparaît ne revient pas. Ce qui est vidé se transforme. Et ce qui est transformé ne se recompose pas.
Il faut donc nommer le processus à l’œuvre. Ce n’est pas seulement une guerre. C’est une mise à nu. Une exposition progressive, presque clinique, d’un pays que l’on affaiblit jusqu’à ce qu’il ne puisse plus résister aux pressions extérieures. Une manière d’obtenir sans dire, de redessiner sans proclamer.
Défendre l’intégrité du Liban, dans ces conditions, n’est pas un slogan. C’est une nécessité. Non par romantisme, mais par lucidité. Car si le Liban devient un espace à ajuster, à sécuriser, à influencer selon les besoins du moment, alors ce n’est pas seulement un pays qui disparaît. C’est une idée : celle qu’un territoire fragile peut encore exister sans être découpé par ceux qui se disent plus forts. Les responsables politiques occidentaux apeurés ne doivent pas nous entraîner dans leur couard silence. Il y avait pourtant d’autres moyens : les pays européens se fussent honorés à venir aider l’armée libanaise à venir à bout du Hezbollah.
Cependant l’Histoire, elle, ne manque jamais d’ironie : les pays que l’on prétend stabiliser par la force sont souvent ceux que l’on rend durablement instables.
#webtube : Dimanche, on pleurait sur Toulon, Marseille, Nîmes. Mais sur la France entière, les signaux sont positifs pour 2027. Dimanche dernier, on pleurait sur les défaites du RN à Toulon et à Marseille. On enrageait avec Gabrielle Cluzel sur le basculement de Nîmes. Mais, dans la perspective de 2027, il faut poser nos loupes et regarder le paysage national dans son ensemble : il est plus qu’encourageant, pour la droite nationale !
Une élection illisible où tout le monde serait vainqueur ?
C’était un peu le sens du bilan du Premier ministre : « Les urnes n’ont sacré personne », estimait Sébastien Lecornu, dans une lettre aux maires. La formule est habile, accréditant l’idée que tout le monde serait plus ou moins vainqueur, ou perdant. Et elle permet, surtout, de masquer l’absence du macronisme comme force politique centrale de ces municipales. Encore une élection enjambée. Gabriel Attal s’est certes réveillé pour claironner : « Nous doublons notre nombre d’élus », « 200 maires adhérents Renaissance ont été élus », mais, comme l’a relevé France Info, « ce chiffre reste pour l’instant invérifiable ». Et soumis à bien des relativisations : 200 sur… 36.000 et, pour les plus importants, élus à la tête de listes d’union avec la droite, comme à Bordeaux. Donc, pas de quoi pavoiser pour le macronisme fin de règne. Surtout si l’on ajoute le dégagisme clairement orienté vers des personnalités compromises avec lui : Bayrou à Pau, Estrosi à Nice. Édouard Philippe est bien seul, dans son port du Havre… Dans le camp des perdants certifiés, il faut, bien sûr, ajouter les écologistes.
Paris, Lyon, Marseille : grandes victoires de gauche ?
Ces municipales se sont parfois résumées, sur les plateaux télé, aux victoires de la gauche à Paris, Lyon, Marseille. Or, comme le rappelle justement Dominique Reynié, ce vendredi, dans Le Figaro, « Paris, Lyon et Marseille ne représentent, ensemble, que 4,5 % du corps électoral, soit le même poids que nos 18.484 communes de moins de 500 habitants ». Or, l’on sait, présidentielle après présidentielle, qui est largement vainqueur, dans ces milliers de petites communes : Marine Le Pen. Dans toutes ces communes de moins de trois mille habitants, où les étiquettes sont souvent absentes, la « percée du RN » soulignée par Jordan Bardella était en fait invisible. Elle n’émergeait que dans les résultats impressionnants du RN dans les villes moyennes. Il suffit d’extrapoler pour avoir une idée de cette vague passée sous les radars, mais qui se traduira inévitablement à la présidentielle et aux législatives de 2027.
Par ailleurs, ces victoires de la gauche dans les trois métropoles font oublier des défaites nettes : Bordeaux, Toulouse, Limoges, Poitiers – tout un grand Sud-Ouest qui lui était historiquement acquis. Mais aussi Clermont ou Brest, d’autres villes à forte tradition de gauche. Pour la gauche, c’est bien un véritable rétrécissement géographique et électoral. En fait, c’est le théorème d’Hidalgo qui se confirme : victoire à Paris ; 1,7 % à la présidentielle qui suit. Ajoutons que, même dans ces métropoles, la droite a de bonnes raisons d’espérer pour la présidentielle : le redressement de la droite à Paris, avec Knafo et Dati, le score honorable d’Aulas, la prise de la Métropole lyonnaise par la droite et la bonne tenue d’Allisio, s’ils n’ont pas permis de l’emporter, montrent que la droite n’y est plus inexistante.
Les « accords de la honte », carburant de l’union des droites au profit du RN
L’expression est de Bruno Retailleau et elle pourrait devenir aussi célèbre et opératoire que les vieux « cordon sanitaire » et autres « barrage ». Et peut-être pas seulement au bénéfice de candidats LR. En effet, l’union perdante PS-LFI au bénéfice de la seconde est certainement le fait majeur de cette élection. Elle ravive la discorde chez l’ennemi. Et elle a puissamment mobilisé les électorats du centre jusqu’au RN, comme on a pu l’observer par exemple à Limoges et à Toulouse. En l’occurrence au profit de candidats de droite modérée. Mais le rejet de LFI fonctionnerait aussi au profit d’un candidat RN pour la présidentielle, que ce soit un Bardella ou une Marine Le Pen plus rassembleurs que jamais. Sachant qu’à la présidentielle, contrairement aux législatives et aux municipales, seuls les deux premiers finalistes peuvent se maintenir : pas de triangulaire à la nîmoise ou à la marseillaise !
De plus, dès le lendemain des législatives de 2024, les enquêtes montraient que l’électorat du centre et de la droite regrettait son vote anti-RN au profit de la gauche LFI. Depuis, la dérive de Mélenchon n’a fait qu’accentuer ce rejet. Mais l’atout Mélenchon fonctionnerait aussi en cas de duel Philippe (ou droite)-RN. C’est ce que note Dominique Reynié : « Il est difficile d’imaginer les électeurs de gauche qui ont voté Piquemal en 2026 soutenir un candidat de la droite ou du centre pour faire barrage au RN en 2027. L’alliance du PS avec LFI en 2026 favorise déjà la victoire du RN en 2027. » Les dynamiques sont nettes : un RN en pleine ascension, un macronisme très essoufflé, une droite sans direction et une gauche divisée dominée par une France insoumise repoussoir. Un alignement des planètes.