. « Nouvelle France » : les amis d’Assa Traoré s’implantent dans les mairies…

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#webtube : Le Comité Adama étend son influence locale en plaçant ses militants dans plusieurs conseils municipaux. On ne sait pas exactement ce que recouvre le concept de Nouvelle France. Invitée, ce dimanche, sur CNews, Manon Aubry elle-même semble tourner autour du pot et ne pas avoir d’éléments de réponse consolidés. Tournons-nous donc plutôt du côté du monde associatif pour comprendre de quoi il retourne. En l’occurrence, c’est StreetPress, aussi enclin à dénoncer un imaginaire fascisme qu’à promouvoir les idées les plus à gauche du spectre politique, qui nous fournit des témoignages éclairants.

Vous vous souvenez évidemment du comité « Justice pour Adama » animé par la sœur d’Adama Traoré, ce délinquant multirécidiviste mort pendant son arrestation. Plusieurs enquêtes successives ont établi avec certitude la complète innocence des gendarmes, mais la question n’est apparemment pas là. Assa Traoré et ses amis ont décidé de passer à la vitesse supérieure en formant des élites issues des « quartiers populaires » afin que ces « jeunes » prennent le pouvoir. Youssef Brakni, à Bagnolet, Fenda Diarra à Ivry-sur-Seine, Sonia Chaouche à Paris, sont trois anciens militants du Comité Adama qui ont fait leur entrée au sein des conseils municipaux, à la faveur des dernières élections. Et ils ne sont pas là pour faire de la figuration… ni même, à en croire leurs propos, pour défendre particulièrement les couleurs (écologistes, communistes ou insoumises) sous lesquelles ils ont été élus. « On part du combat contre les violences policières pour construire quelque chose de solide, qui va durer sur plusieurs générations », annonce Assa Traoré. Ce « quelque chose », c’est tout simplement l’irruption du racialisme dans la vie politique française.

Montée en puissance

Youssef Brakni le confirme sans détour : « Sonia [Chaouche] n’est pas entrée seule au Conseil de Paris : elle est entrée avec le Comité Adama, l’antiracisme et dix ans de lutte. » Elle semble en revanche avoir laissé à la porte la politique de la ville, quand elle ne concerne ni les minorités ni les supposées violences policières. Cet entrisme remonte à 2022, lorsque Assa Traoré a fondé le collectif « Générations Leaders » avec, entre autres, le soutien de l’université de Columbia. « C’est dans le rapport d’impact de Génération Leaders : « prendre le pouvoir municipal et démocratique » », confirme Assa Traoré, à la rédaction de StreetPress. Au moins, les choses sont claires.

Quatre années de formation, de masterclass, de montée en puissance et, finalement, de beaux succès dans beaucoup de villes françaises : en quelque sorte, les militants du Comité Adama ont réalisé le travail dont beaucoup de droitards rêvent immobiles. Ils se sont appropriés les éléments de langage de leurs cibles, ont noué des contacts, reçu une formation intellectuelle qui leur permet d’être à l’aise dans le marécage politique… et voilà le travail.

On connaît déjà la prochaine étape : les législatives. À n’en pas douter, les militants de cités formés par Assa Traoré, avec une méthode et un objectif très clairs, feront encore des étincelles. Certains se prennent déjà à imaginer l’entrée de la militante à l’Assemblée nationale. De quoi ouvrir la porte à la présidentielle de 2032, peut-être. « L’époque du porte-parolat est révolue », annonçait Rima Hassan, devant une Mathilde Panot sidérée, dans une séquence devenue célèbre.

La voilà, la Nouvelle France : une France uniformément issue des quartiers abandonnés de la République, qui perçoit tout ce qui vient de l’extérieur comme raciste et a bien l’intention de mettre un terme à ce qu’elle considère comme une injuste domination. Cette logique clanique n’a aucune prétention au rassemblement, bien au contraire : c’est de séparatisme qu’il s’agit, mais avec beaucoup d’intelligence et le soutien des médias. Et nous ?

Arnaud Florac, dans BV

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