#webtube : Que s’est-il passé ? Comment expliquer qu’en 2026 près des trois quarts des Français aient un jugement si sévère sur Emmanuel Macron, ce jeune président qu’ils ont pourtant élu en 2017 et réélu en 2022 ? Les Français n’expriment-ils pas un ressentiment exagéré ? Ne sont-ils pas incohérents, voire contradictoires ?
0:00 Introduction – Présentation de l’invité Marc Eynaud et de son livre « L’ampleur des dégâts – 2017-2026 Le vrai bilan d’une présidence » 3:45 Pourquoi Emmanuel Macron est-il devenu l’un des présidents les plus impopulaires de la Ve République ? 9:20 Le bilan économique : ce qui a vraiment changé (ou pas) entre 2017 et 2026 18:50 La gestion des crises (Gilets jaunes, Covid, inflation, énergie, retraites…) 27:10 La politique étrangère et européenne : les illusions perdues 35:40 Immigration, sécurité et ordre public – Les chiffres et la perception des Français 44:15 La démocratie et les institutions : concentration du pouvoir, 49.3 à répétition, relation avec le Parlement 52:50 La communication et l’image du président : du « Jupiter » au rejet massif 1:01:30 Les Français sont-ils injustes ou le bilan est-il vraiment catastrophique ? 1:10:15 Conclusion – Quel avenir après 2027 ? Leçons de cette présidence 1:18:40 Échanges avec Charles Gave – Questions croisées et regard final Fin ≈ 1:25:00 (selon durée réelle)
#webtube : En ce dimanche 15 mars on continue de suivre Saucy Seth dans son van des années 90, en expédition vers l’Alaska. On l’aime bien ce petit gars avec sa chienne Stella !Mais on ne rigole plus, c’est du sérieux !
#webtube : This Sunday, March 15th, we continue to follow Saucy Seth in his 90’s van, on an expedition to Alaska. We like this guy and his dog Stella! But this is serious business!
#webtube : Le nouvel ouvrage de Jean-Yves Le Gallou a récemment été publié : Remigration. Pour l’Europe de nos enfants. Portant sur le sujet essentiel de la remigration, il s’agit d’un livre qui couvre la totalité des questions liées à ce grand projet. À l’occasion de la sortie de cet ouvrage, Jean-Yves Le Gallou était interrogé par la Librairie Logos.
Source : Polémia
Jean-Yves Le Gallou Jean-Yves Le Gallou, ENA, inspecteur général de l’administration (ER), ancien député européen est le président de Polémia. Essayiste il a publié de nombreux ouvrages dont La Tyrannie médiatique et Immigration : la catastrophe, que faire ?. Jean-Yves Le Gallou présente chaque semaine sur TVlibertés i-média, émission d’analyse critique des médias.
#webtube : Creusé notamment par la fraude, le déficit de la Sécurité sociale est attendu à environ 20 milliards d’euros, à fin 2026. Pendant que la France plonge dans des déficits record et se débat dans la crise du pétrole, les tribunaux dévoilent, ici ou là, les miettes de la gabegie. Ainsi, la lecture des Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) de ce 12 mars nous apprend que deux frères viennent d’être condamnés pour usurpation d’identité et fraude sociale. Deux indélicats peu sourcilleux du bien public, chèrement payé par les Français.
Souleyman Barka et son frère Mahamat ont ainsi siphonné 90.000 euros à la CPAM et à France Travail en quatre ans, à Strasbourg. En usurpant des identités. C’est une demande de duplicata de leur titre de séjour qui a mis la puce à l’oreille de la police, racontent les DNA : l’enquête est confiée à la police aux frontières. Les coordonnées d’un des deux frères né en 1983 et sa photo apparaissent systématiquement sous un autre nom, Ismaël Y. Le mystérieux Ismaël a aussi ouvert des comptes bancaires sous cette fausse identité. Au domicile d’un des deux frères, la police trouve de nombreux documents au nom d’Ismaël Y, des PACS, actes de naissance, titres de voyages, tests de connaissance du français. Ils trouvent des bulletins de salaires de Lidl, des relevés de compte, des avis d’imposition, une carte Vitale. Un vrai beau dossier complet… mais faux. Ismaël « a logé chez moi et est rentré en Afrique, explique Souleyman. Il a laissé ses papiers ici. » Le même Ismaël a utilisé la photo du pauvre Souleyman « à son insu ». Un peu plus tard, Souleyman n’est plus sûr que ce soit lui sur la photo : « Je ne voulais pas dénoncer mon frère, mais c’est Osmani sur les photos. » En attendant, Souleyman reconnaît qu’il a perçu 25.000 à 30.000 euros, jamais déclarés : il embauchait lui-même des agents de sécurité, des clandestins, les sous-payait et gardait la différence, soit 1.000 euros par facture.
De 13 à 26 milliards d’euros de fraude sociale
Curieusement, Mahamat, le frère de Souleyman, ne connaît pas Osmani : « Mon père a 47 enfants, explique Mahamat au tribunal, rapportent toujours les DNA. C’est possible que mes frères en France ne connaissent pas le reste de la fratrie au Nigeria. » Ils connaissent, en tout cas, remarquablement le système français de distribution des subsides et ses failles. Mahamat a usurpé une identité pendant quatre ans, après le rejet de sa demande d’asile, mais a tout de même fini par obtenir la nationalité française. Tout va bien. Vous suivez toujours ? Car ça se complique. « Ses enfants ne portent pas son vrai nom et ses femmes (sic) ont aussi été dupées », écrivent les DNA. Il faut dire que Souleyman brouille les pistes. Il a acheté ce nom à une personne qui partait pour l’Angleterre, explique-t-il.
Les juges ne sont pas dupes. Souleyman est condamné à un an de prison sous bracelet. Il devra verser 19.000 euros à France Travail et 46.000 euros à la CPAM. Mahamat, lui, est condamné à quatre ans de prison et au remboursement de 22.000 euros à France Travail et 2.000 euros à la CPAM. Nul ne peut dire, à ce stade, si ces condamnations seront bien exécutées.
En France, la fraude sociale atteint des proportions considérables. Selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS), « au regard des données disponibles, on peut considérer que le manque à gagner généré par la fraude pour la Sécurité sociale avoisine les 13 Md€ » annuels. Un chiffre que l’iFRAP d’Agnès-Verdier Molinié révise volontiers à la hausse : « Au total, si l’on regarde l’ensemble des indicateurs fournis, la fraude sociale largo sensu, tant aux prestations qu’aux contributions (cotisations/impôts affectés), représenterait un total de près de 25,58 milliards d’euros, dont 8 milliards copartagés en matière de TVA, notamment avec la fraude fiscale », écrit l’iFRAP. C’est exactement ce que la France devait économiser en 2024, sous l’autorité du ministre des Finances Bruno Le Maire, pour redresser (un peu) ses finances publiques. C’est, aussi, davantage que le déficit de la Sécurité sociale, attendu à environ 20 milliards d’euros à fin 2026. Le laxisme tous azimuts a un coût, insupportable aujourd’hui dans l’un des deux pays les plus taxés du monde libre.
#webtube :Les dernières statistiques officielles des crimes et délits commis en France démontrent une explosion ahurissante dans la capitale, Paris, depuis le début 2019. Souvenons-nous de l’alerte prononcée par l’adjointe de la Mairie de Paris, chargée de la sécurité, Colombe Brosset, qui ne cachait pas sa colère : « Tous les indicateurs sont au rouge, c’est ahurissant ! ».
Anne Hidalgo, Maire de Paris, de son côté accusait l’Etat de laisser la délinquance exploser dans la capitale.
C’était en 2019 mais depuis l’insécurité a explosé dans toute la France où il faisait bon vivre ! »
Une étude de l’Observatoire National de la délinquance analysait les crimes et délits selon les lieux d’infractions à Paris ainsi que dans les départements limitrophes : 15% des faits de délinquance étaient alors concentrés dans 1% du territoire du Grand Paris.
3% étaient situés dans la capitale et le plus massif sur le quartier de Barbès-Rochechouart-Château-Rouge, avec plus de 2000 faits.
Hors Paris la concentration était identifiée dans le quartier du marché de Saint-Denis et dans le département de Seine-Saint-Denis.
Ce n’est plus le cas. Comme, hélas, nous ne pouvons que le constater quotidiennement : toutes les villes importantes sont « soumises » à la délinquance, à l’insécurité, à la racaille.
Selon la police, une flambée de plus de 30% des vols violents sans arme à feu, des cambriolages et des vols à la tire (Les armes blanches (couteaux) ne sont pas comptabilisées) et une progression de 10% des atteintes aux personnes.
Les vols violents, sans arme à feu, ont progressé de 50% depuis 2009.
30% de plus de violences crapuleuses.
Plus 9,8% des atteintes aux biens depuis 2010.
Entre 2009 et 2017 la délinquance avait reculé en moyenne deux fois plus vite à Paris qu’en banlieue, les dernières statistiques prouvent que depuis deux ans ce recul a disparu, au contraire, il a nettement progressé.
L’Etat est en très grande partie responsable de cette situation catastrophique. Et cela malgré les paroles encourageantes du ministre de l’Intérieur, hélas, non suivies par des actes visibles.
Des dizaines de milliers de migrants bénéficient du droit d’asile mais des dizaines de milliers, qui ne l’ont pas obtenu, ont rejoint les plus de 400.000 clandestins qui sont toujours sur le territoire français !
On prend bien garde de ne pas mentionner le nombre de reconduites aux frontières tellement elles sont ridicules.
Il y a quelques années, même un ex membre de « La France Insoumise », parti pourtant favorable « aux chances » qui nous envahissent, Andrea Kotarac, craignait que le département de Seine-Saint-Denis, livré totalement au fondamentalisme islamisme, ne devienne un « nouveau Kosovo » !
Anne Hidalgo n’était-elle pas responsable de cette situation à Paris ?
C’est bien elle qui autorise les emplacements où s’implantent tous les migrants clandestins, non ?
C’est bien elle qui subventionne les associations de bénévoles qui s’occupent exclusivement du « bien-être » de ces clandestins ?
C’est bien elle qui tolère l’insécurité quotidienne et l’insalubrité permanente de certains quartiers, notamment la Porte de la Chapelle, Barbès, les arrondissements du nord de la capitale, et bien d’autres.
Nouvelle directrice de la DSPAP (Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne), Valérie Martineau, n’hésitait pas à se prononcer : »Les chiffres sont effectivement assez mauvais, la situation est compliquée. On constate notamment, chiffres à l’appui, qu’il y a un effet important des vagues migratoires et de la présence de mineurs non accompagnés et cela a aggravé les phénomènes de délinquance. »
Les responsables des syndicats de police enfonçaient le clou : « La police ne fait plus peur. Nous avons des ordres de ne pas intervenir trop fréquemment afin de laisser la paix dans les banlieues. Nous ne sommes plus présents et les dealers sont de plus en plus présents. »
Les élections municipales approchent. N’est-ce pas l’occasion de remédier à ce constat navrant et inquiétant et de permettre à Paris, et à bien d’autres villes importantes de notre pays, de « tenter » de rétablir l’ordre, s’il en est encore temps ?
#webtube : Comment détruire une société plus que millénaire ?Il suffit d’éradiquer son passé, son histoire. Effacer le souvenir des héros, des victoires, des guerres et des actions diverses pour la paix, les inventions, les créations, etc. La France est sur le même chemin que l’Angleterre et d’autres.
L’Angleterre s’intègre à l’envers, elle poursuit le chemin d’une islamisation forte et souvent violente, et les britanniques blancs en font les frais. Comme au Danemark, ou des policiers originaires d’ailleurs, interdisent le port d’un drapeau national à une femme dans la rue, comme en Angleterre, pour ne pas choquer les immigrés et enfants d’immigrés encore minoritaires.
En Angleterre disais-je, ce sera un petit d’hérisson qui effacera l’image de Churchill sur les billets. Ce seront des pages d’une histoire importante, celle de la deuxième guerre mondiale !
La Grande-Bretagne retire Churchill de ses billets dans le cadre d’un nouveau design, rapporte Bloomberg.
La place des figures historiques sera prise par des hérissons, des blaireaux et d’autres animaux sauvages vivant au Royaume-Uni.
Pourquoi ? Parce que suite à un vote, ce sont les animaux qui ont obtenu le plus de voix. Les personnalités historiques sont arrivées en troisième position.
Cela en dit long sur le niveau de culture historique et générale en Angleterre.
Tout comme celui de la jeunesse française incapable désormais de lire l’heure sur le cadran d’une horloge à aiguille. Cette jeunesse hurle au fascisme, au néonazisme mais ignore ce que ces deux mots signifient.
Elle ignore l’ONU, l’OTAN, ignore les fumisteries de l’UE. La France est, elle aussi, malade par l’inculture de sa jeunesse, incapable de faire la différence entre autoritarisme et totalitarisme. Démocratie et Dictature. Tout se vaut pour cette jeunesse, le plus souvent gauchiste, et biberonnée au lait moisi de l’éducation nationale.
L’invasion migratoire est une réalité que cette jeunesse ne perçoit pas, de manière claire. Par le jeu de l’inversion accusatoire, cette jeunesse est persuadée que le souci premier c’est son existence en tant que blanc. Elle se déteste elle-même, et se montre violente envers elle-même.
Si vous leur parlez d’Afrique, elle répond colonisation.
Si vous parlez d’esclavage, elle répond traite atlantique.
Son niveau d’inculture sur ce qu’était l’Afrique avant la présence des blancs est abyssal. L’Afrique était, pour cette jeunesse, un jardin d’Eden avant l’arrivée des blancs sur ses côtes.
Si vous parlez d’esclavage arabo-musulman, vous êtes un sale islamophobe.
Si vous insistez sur la violence des guerres tribales, des captifs de guerre, des sacrifices humains ou de la vente d’esclaves aux négriers blancs, vous êtes un raciste, un « facho ».
C’est 50 ans d’enseignements dans les écoles de la République. 50 ans d’abêtissement qui doucement, font des habitants de France et de l’Europe, de parfaits abrutis parfaitement conformes pour accepter une colonisation islamique.
Les plus instruits partiront se réfugier dans un pays qui aura su garder ses racines.
La France a déjà l’Euro et ses ponts anonymes, sans histoire.
L’Angleterre aura sa monnaie de singes, de hérissons, de rats, mais pas de cochons. L’UE va s’islamiser tranquillement et ce n’est pas sur cette jeunesse qu’il faudra compter pour rétablir la vérité. Il serait temps que les électeurs se réveillent.
#webtube : Le scandale Jeffrey Epstein a longtemps été présentée comme une théorie du complot. Pourtant, de nouvelles publications du département de la Justice américain semblent confirmer une partie des enquêtes menées depuis plusieurs années. Invité de TVL, le journaliste financier Pierre Jovanovic revient sur les révélations autour du réseau Epstein : ses relations avec les milieux politiques, financiers et médiatiques internationaux, son système de chantage et les zones d’ombre qui entourent encore sa mort.
Dans cet entretien, il évoque notamment :
• le rôle d’Epstein dans certains cercles de pouvoir internationaux
• ses liens avec des personnalités politiques et financières
• les flux financiers qui ont intrigué les autorités américaines
• les questions autour de l’enquête du FBI
• les relations d’Epstein avec certaines grandes fortunes et institutions
Une émission qui revient sur le plus grand scandale politico-financier des dernières décennies.
#webtube : retrouvez dans music.webtube un mélange de Pop/Rock alternative, de musique Indie, et de succès internationaux. 23 pistes musicales rien que pour vous.
#webtube : Dans son nouvel essai « Heurs et malheurs de Nicolas », aux éditions Perspectives libres, notre prolifique collaborateur, Rodolphe Cart, décrypte un phénomène né sur les réseaux sociaux : le cri de ras-le-bol fiscal d’un « Nicolas » fictif, jeune actif blanc de classe moyenne, qui considère être celui qui paie pour tous les autres, des boomers aux immigrés. Parti d’un simple « mème » viral, ce slogan s’est progressivement diffusé dans le débat politico-médiatique. Rencontre avec l’auteur pour explorer les origines, les forces et les limites de ce mouvement.
ÉLÉMENTS.Qu’est-ce qui vous a conduit à consacrer un livre au mouvement « C’est Nicolas qui paie » qui pourrait apparaître, aux yeux de certains, comme assez secondaire voire même anecdotique ?
RODOLPHE CART. On sait à quel point les membres de la Nouvelle Droite ont écrit sur le sujet de la « bataille culturelle ». Imposer des mots, des expressions, des slogans ou des thèmes, sont les moyens principaux pour « faire passer » une conception du monde et un système de valeurs au plus grand nombre. Comme le « camp conservateur » a longtemps été tenu écarté des principaux médias (télévisions, universités, radios, etc.), il a dû trouver d’autres canaux de communication pour faire entendre sa voix – dont les réseaux sociaux. Et justement, le mouvement « C’est Nicolas qui paie » vient d’internet, plus particulièrement d’un « mème » repris de X (anciennement Twitter). La viralité du message a été telle que celui-ci est devenu le mot d’ordre d’un très grand nombre d’internautes. Repris par une partie du monde politique français de droite, ce slogan a même fait l’objet d’une surveillance du gouvernement. Avec l’expression du « Grand Remplacement », c’est l’une des victoires culturelles de la « droite » ces dernières années. Voilà pourquoi j’ai donc entrepris de comprendre ce mouvement, pour tâcher d’en saisir les ressorts cachés et ce qu’il nous dit de l’époque.
ÉLÉMENTS.Vous qualifiez votre approche de « critique positive » de ce mouvement. En quoi consiste exactement cette « positivité » ? Quels aspects du ras-le-bol fiscal et identitaire des « Nicolas » vous paraissent porteurs d’une véritable dynamique conservatrice, et quels sont ceux que vous jugez au contraire illusoires ou contre-productifs ?
RODOLPHE CART. Rappelons ce qu’est ce mouvement. Il vient d’un mème[1] représentant le contrat social français incarné par un trentenaire urbain et diplômé, sacrifié économiquement au profit des étrangers et des « boomers » – donc des retraités ayant profité de l’âge d’or des Trente glorieuses. Ce contrat social est donc dénoncé sous l’angle du poids qu’il fait peser sur les actifs « autochtones », au profit des « profiteurs » âgés et des « racailles » d’origines extra-européennes. Cette réunion de deux revendications pour un mouvement politique à la fois fiscal et identitaire est intéressante car inédite en France, car provenant de la société civile. Enfin, j’ai choisi comme sous-titre « critique positive » car si je pense que ce mouvement soulève de bonnes et légitimes questions, toutefois, les réponses qu’il apporte me semblent erronées, ne prenant notamment pas en compte d’autres logiques structurelles liées à ces problèmes. Parler à juste titre de la pression fiscale et migratoire sur la population des actifs sans mentionner la désindustrialisation, l’écart grandissant Métropole/Périphérie, le problème de natalité et du fonctionnement de notre modèle économique immigro-consumériste, c’est, à mon avis, passer à côté des sujets centraux qui causent le « malheur français ».
ÉLÉMENTS.Votre livre retrace l’histoire de la droite française pour contextualiser le phénomène « Nicolas ». Selon vous, en quoi celui-ci s’inscrit-il dans une continuité (ou une rupture) avec les grandes figures ou courants de la droite française du XIXe et XXe siècles ?
RODOLPHE CART. Depuis plusieurs années, et face à plusieurs problèmes endémiques aux démocraties d’Europe de l’Ouest (immigration, destruction du tissu industriel, insécurité, déclassement des classes moyennes, changement de peuple), nous assistons au retour en force du courant libéral-conservateur, ou plutôt à une poussée dextrogyre des partis centristes en Europe. Dans notre cas, on peut qualifier ce mouvement des « Nicolas » comme un mouvement appartenant à cette famille politique – les personnalités politiques françaises ayant repris ce slogan s’apparentent très bien à ce courant. En reprenant mes fiches de sciences politiques – notamment les travaux des historiens comme René Rémond ou Fabrice Bouthillon -, j’ai donc essayé de retracer la généalogie du libéral-conservatisme en France, que l’on peut classer dans la grande famille des censitaires-orléanistes.
ÉLÉMENTS.Vous comparez la situation française à celle des États-Unis. Quelles leçons concrètes tirez-vous des mouvements populistes ou conservateurs américains (Tea Party, MAGA, etc.) pour évaluer le potentiel du mouvement des « Nicolas » ?
RODOLPHE CART. Le second mandat Trump est intéressant en ce qui concerne les évolutions au sein de la base MAGA. Notre ami et collaborateur à la revue Éléments, Gabriel Piniès, a démontré à plusieurs reprises les oppositions entre la base populaire et nationaliste du camp de Trump et la partie des « tech-bros » plus libéraux. On se souvient ainsi des conflits autour des visas H-1B (notamment destinés aux immigrés qualifiés en provenance d’Inde) ou des questions internationales. Bref, s’éloignant du « fusionnisme » plus traditionnel – sorte de « fusion » combinant Dieu et le marché, la religion et l’ordre capitaliste – chez les Républicains, ce deuxième mandat s’annonçait davantage comme une rupture « illibérale » avec l’idéal libéral-démocratique. Du côté politique naissait une sorte d’aristo-populisme, réunion d’une élite nationaliste et de sa base populaire contre l’État démocrate (médias centraux, juges, corps intermédiaires, etc.), et, du côté des idées, un mouvement post-libéral proposant l’idée d’un réalignement du politique sur le religieux et qui devrait permettre de préserver l’ordre social produit par le marché. Avec une critique plus tranchée du libéralisme économique et la promotion assumée du protectionnisme, on peut dire qu’en France ce mouvement pourrait s’incarner dans un populisme-bonapartiste revisité. C’est-à-dire une ligne anti-système (politique et médiatique) et davantage apolitique, sceptique concernant l’Union européenne, à la fois autoritaire en haut (immigration, insécurité) pour avoir des résultats tout en relâchant la pression sur le « peuple », sensible à l’idée d’une démocratie directe et à la notion de majorité contre les minorités, et s’appuyant sur une idée de la préférence nationale pour les services publics et la redistribution sociale. On est donc bien loin de la veine censitaire-orléaniste des « Nicolas ».
ÉLÉMENTS.Dans le numéro 218 de la revue Éléments, actuellement en kiosques, François de Voyer, qui consacre un article au même sujet, met en avant le fait que « Nicolas qui paie » est aussi, en partie en tout cas, « Nicolas qui reçoit », c’est à dire qu’il est, malgré son ras-le-bol, « tenu » par le système du fait de tout un maillage d’aides, subventions, niches fiscales… etc, qui fait qu’il a encore aujourd’hui « trop à perdre » pour véritablement « renverser la table ». Partagez-vous cette analyse ? Et à l’issue de votre réflexion, quelle est votre conclusion sur l’avenir possible de ce mouvement : simple épiphénomène viral et « défouloir » sans lendemain, prélude à une révolte anti-impôts de type gilets jaunes 2.0, ou véritable germe d’une révolution politique populo-conservatrice en France ?
RODOLPHE CART. Je suis d’accord avec François de Voyer, même si je perçois dans sa réponse une volonté de piquer l’orgueil des « Nicolas ». C’est de bonne guerre ! Aussi, il est bien certain que Nicolas n’est pas ce « gilets jaunes 2.0 » que vous mentionnez. En revanche, je pense qu’il aura son rôle à jouer dans les années à venir. Moi-même étant un Nicolas, c’est-à-dire un actif qui participe à un système dont je sens bien, pour diverses raisons, qu’il ne m’est pas bénéfique ni bénéfique à mon pays. Dont acte. En revanche, de mon côté, je mise bien plus sur la ligne populiste-bonapartiste que sur celle censitaire-orléaniste. Et d’ailleurs, au sein du camp national actuel, on perçoit bien ses deux « stratégies » pour la conquête du pouvoir. C’est-à-dire, d’un côté, une tentative de séduction de la classe dirigeante actuelle sur les sujets d’identité, d’immigration et d’insécurité – qui se fait par alignements sur d’autres points (économiques, internationaux, acceptation de l’UE et prise de distance concernant une droite qualifiée de « populoconspi’ », « dissidente » et « réactionnaire »). De l’autre, une ligne beaucoup plus offensive envers les élites en place, avec une opposition caractérisée sur l’ensemble des problématiques mentionnées juste avant. Ces deux « voies » ont leurs faiblesses et leurs forces. C’est intéressant pour le camp national d’avoir ces deux possibilités, mais, à long terme, ces contradictions pourront peut-être se révéler trop fortes pour qu’une réunion puisse à nouveau se faire, ou bien que l’une accepte se ranger derrière l’autre. Arrivé à ce stade, nous serons alors tous perdants. Comme d’habitude, c’est l’imprévu dans l’histoire et la venue d’évènements d’ampleur qui permettront de trancher.
#webtube : Sous le titre évocateur de Kraken : Système politique de l’ère numérique, Gary Laski publie un essai décapant qui fera date. Loin des analyses tièdes de la science politique de salon, cet ouvrage offre une grille de lecture implacable de notre asservissement. Entre « roi-bouffon », « État-prison » et « xénocratie », Laski déshabille un régime qui n’a plus de républicain que le nom. Un manuel de résistance indispensable pour ceux qui refusent l’euthanasie de notre civilisation. Lucas Chancerelle
La Trinité du Mal : Panarchie, Pseudarchie, Malacratie
La France ne meurt pas de vieillesse ; elle est dévorée de l’intérieur par un parasite aux mille tentacules. C’est le constat brutal que dresse Gary Laski dans son dernier opus, Kraken : Système politique de l’ère numérique. Pour l’auteur, nous ne vivons plus en République, mais sous une forme hybride de tyrannie technologique qu’il nomme la Panarchie.
Laski décompose le système qui nous broie en trois piliers d’une cohérence effrayante :
La Panarchie : C’est l’empire universel de la finance et des données. Dominée par des mastodontes comme Blackrock et les GAFAM, cette puissance occulte définit l’imaginaire du consommateur et brise les États qui tentent de lui résister.
La Pseudarchie : C’est le « gouvernement du faux ». Nos dirigeants nationaux ne sont plus que des relais locaux, des acteurs de complément dont la seule mission est de divertir les peuples par une comédie médiatique permanente pour masquer le pillage de la nation.
La Malacratie : Du grec malacos (mou), c’est le pouvoir de neutralisation des masses. Par l’addiction aux écrans et le conditionnement émotionnel des réseaux sociaux, le citoyen est réduit à l’état de mollusque réactif, incapable de réflexion longue et d’action coordonnée.
Macron, le « Roi-Bouffon » de la Xénocratie
L’analyse de la figure d’Emmanuel Macron est sans concession. Qualifié de « roi-bouffon » ou de « pseudarque », il incarne cette fonction histrionique nécessaire au système. Son célèbre « en même temps » n’est pas une pensée, mais un outil de dissolution politique visant à maintenir une discorde civique permanente.
Laski dénonce une véritable xénocratie : un régime structurellement dédié à satisfaire des intérêts étrangers — qu’ils soient basés à Washington, Bruxelles ou Berlin — au détriment de l’économie et de la natalité française. La submersion migratoire et le multiculturalisme sont ici présentés pour ce qu’ils sont : une idéologie de dissolution destinée à détruire la culture publique, socle de toute souveraineté.
Du Putsch Sanitaire à l’État-Prison
L’un des passages les plus polémiques de l’ouvrage concerne la crise sanitaire de 2020-2022, décrite comme une « tentative de putsch numérique mondial ». Selon Laski, cette période a servi de répétition générale à l’État-prison, une forme achevée de totalitarisme où la légitimité n’est plus populaire, mais médicale.
Dans cette « pharmacratie », l’individu est réduit à un cobaye surveillé en permanence par des outils connectés, payant une rente à vie à l’industrie pharmaceutique pour traiter des maladies causées par une alimentation et un mode de vie de plus en plus artificiels. C’est l’ère de l’autoconsommation : le système ne se contente plus d’exploiter votre travail, il monétise votre dégradation physique.
Pourquoi il faut lire Gary Laski
Si le tableau est sombre, le livre de Gary Laski est un formidable électrochoc. Il nous rappelle que la seule résistance possible réside dans la culture nationale, ce raffinement qui refuse la brutalité de la technique et l’atomisation de l’individu.
Kraken n’est pas seulement un essai de philosophie politique ; c’est un cri de ralliement pour la « multitude civique ». À l’heure où la censure progresse sous couvert de régulation numérique (DSA), Laski nous exhorte à briser la simulation médiatique pour reprendre possession de notre destin.
Un livre brûlant, érudit et courageux. Pour ne plus être les dupes du Spectacle, lisez Laski. Avant que le Kraken ne referme définitivement ses tentacules.