. Venezuela : Trump – Chine, la guerre de l’or noir – Politique & Eco avec Jean-François Auzolle

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
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#webtube : Le Venezuela est au cœur de toutes les attentions. Derrière les événements politiques et militaires, une question centrale se pose : quels sont les véritables enjeux économiques et monétaires de cette séquence ? Pétrole, dollar, dédollarisation, relations sino-américaines, sanctions, blocus, routes maritimes, retour des grandes puissances… Cette affaire dépasse largement l’Amérique du Sud et pourrait avoir des conséquences majeures pour l’Europe et l’équilibre économique mondial. Pour décrypter cette situation complexe, « Politique & Eco » reçoit Jean-François Auzolle, ingénieur centralien et ancien consultant auprès d’un grand groupe français.

🔎 Pourquoi le pétrole reste-t-il un enjeu stratégique majeur pour Washington ? 🔎 Le système du pétrodollar est-il fragilisé ? 🔎 Quelle place pour la Chine dans cette nouvelle configuration ? 🔎 Assiste-t-on à un retour des logiques impériales ? Une émission d’analyse économique loin des slogans, pour comprendre ce qui se joue réellement derrière les discours officiels. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »2026 : un monde de brutes ».

Source : Youtube – TVL

. Vu d’Argentine, Le miracle agricole ignoré de l’Europe bureaucratique

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#webtube : Quand nos campagnes ploient sous taxes et blocages, l’Argentine cultive liberté et efficacité. Les vacances australes paralysant l’activité politique, cet article n’aurait pas dû voir le jour si votre serviteur n’avait pas été profondément peiné par les images révoltantes provenant de l’Hexagone. Vidéos insoutenables de milliers de compatriotes lancés sur la neige et le verglas des routes de France, pour tenter de sauver leurs élevages, leurs entreprises et leur existence même. Les CRS, la gendarmerie, la police sont dans une situation intenable, car bien conscients pour la plupart d’entre eux de la faiblesse de la mission, et plus intolérable à supporter : l’inaction des apparatchiks du régime.

Il n’est pas question ici d’intenter le procès de la gestion agricole en France depuis les années 50. Pour faire court, il suffira de dire qu’elle nous paraît détestable. Aussi, l’objet de ces quelques lignes est bien plus modeste : la présentation en société de l’agriculture argentine, Ses forces, ses faiblesses, ses espoirs, ses contraintes, ses luttes.

Libre mais pas libérée

Faisons d’abord le ménage. L’accord Mercosur est ignoré de plus de 90 % de paysans argentins. Pour le reste, au vu des enjeux à bien plus court terme, et pour employer un terme élégant, ils n’en ont aucun…. soucis. Javier Milei le signera en se bouchant le nez, car il sera beaucoup plus attentif au soutien qu’il souhaite apporter au clan Bolsonaro face à sa bête noire Lula. En fait, les avantages que pourrait procurer le traité à l’Argentine sont assez ténus, peu évidents, certainement à moyen terme et Javier Milei se tue à dire qu’il croît aux accords économiques simples, sur des sujets simples et entre pays. Circulez, il n’y a rien à voir.

Pour le Brésil qui a une économie plus de quatre fois supérieure à celle de l’Argentine et plus industrielle, il en va autrement et voilà pourquoi nous assistons au touchant spectacle du vieux bonze socialiste Lula da Silva rendu au pied de la très aristocratique impératrice Ursula. En gros, l’accord sera pervers pour la France, marginal pour l’Argentine, intéressant pour le Brésil et probablement juteux pour nos voisins d’outre-Rhin. Et l’agriculture argentine dans tout cela ? Elle est libre mais pas libérée. Le lecteur pourra penser que c’est une réponse normande ou bien un paradoxe à la Chesterton. Cependant, c’est à la fois la triste et attrayante réalité.

Elle était libre, puis vint Perón qui ruina le pays et, pour masquer le désastre, inventa une taxe sur toutes les exportations agricoles. Taxes provisoires mais qui existent encore aujourd’hui. Pour exemple et après une réduction concédée par Milei : 26 % sur le soja, 9 sur le maïs, 9 sur le blé, 5 sur la viande (chiffres à la baisse à mesure que se consolidera le sacro-saint déficit). Voilà pourquoi, avec ou sans la signature d’Ursula l’agriculture argentine est libre mais pas libérée. L’État fédéral, provincial, municipal prélève aussi de nombreux autres impôts mais, par chance, n’intervient pas dans l’opérationnel. Mis à part quelques raisonnables norme sanitaires, le paysan argentin n’est nullement harcelé.

À ce sujet — [VU D’ARGENTINE] La grande liberté du président Milei

Tout le reste est liberté. Liberté de vendre, d’acquérir ou de louer une terre, de s’associer, de passer un contrat de fermage ou long terme avec la sécurité pour les deux parties de pouvoir se libérer. Bien sûr, liberté d’implanter la culture de son choix. Toutes sortes de formules sont possibles. Une partie apporte la terre, une autre tout ou partie des intrants, une autre les travaux, une autre la récolte. Ces « consortium de production agricole » peuvent réunir quelques intervenants, un club d’amis ou beaucoup plus, pour des superficies de dizaines de milliers d’hectares. Cela permet évidemment d’amortir le matériel et entraîne une synergie de compétences. Cependant, le gigantisme a des limites et deux très grosses entreprises viennent de déposer leur bilan.

Par contre, le paysan argentin travaille sans filet. Le mot subvention n’est plus enseigné dans les écoles. Les accidents climatiques fréquents dans ce vaste pays (grêle, tornades, gel, sécheresse, inondations, sans parler de chutes des cours) doivent être assumés sans broncher.

La commercialisation est parfaitement libre mais souvent d’une complexité redoutable. Nos lecteurs habituels sont assez avertis du chaos économique de la période pré Milei pour imaginer les acrobaties auxquelles devaient se livrer les paysans. Une violente dévaluation associée à un retard de paiement pouvaient être dévastateur pour une exploitation fragile. Ces temps semblent révolus, mais l’horizon de l’agriculteur argentin est, de toute façon, plus près de la météo et des prix du soja sur le marché de Chicago que d’une impériale signature.

Humus et humilité

Et l’écologie dans tout cela ? Heureusement pas dans les mains de l’État. Au début des années 90, s’est produite en Amérique mais aussi en Argentine la plus grande révolution agricole de tous les temps : le semis direct en anglais No till farming. Il s’agit de semer directement sur la culture antérieure. Cela a des multiples avantages : élimination des érosions hydrique et éolienne, meilleure infiltration de l’eau, préservation des sols, de l’humus et réduction drastique des travaux et carburants. Aujourd’hui, 90 % de la surface est implantée avec cette technique développée par le secteur privé.

L’agriculteur argentin a encore le droit et le devoir de cultiver sa terre. Humus, humilité, c’est tout un. À Gustave Thibon qui le félicitait pour la beauté de sa culture, un paysan de l’Ardèche répondit « Ah Monsieur Thibon, tant que c’est dans les mains du bon Dieu, on n’est sûr de rien. » Piètre assurance qu’une impériale signature.

. Voyage dans les années 80 : et maintenant, une journée d’hommage aux travailleurs immigrés…

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#webtube : C’est une résolution proposée par le groupe écologiste à l’Assemblée nationale. L’info nous avait échappée avec les « fêtes de fin d’année » : le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a déposé le 12 décembre dernier une proposition de résolution sur laquelle il peut être intéressant de se pencher deux petites secondes. Il s’agit, dans ce texte, de demander « l’instauration d’une journée nationale d’hommage aux travailleurs immigrés de l’après-guerre ». Nous parlions, il n’y a pas si longtemps, de ce Haut Commissariat à la Diversité, que veut créer Emmanuel Macron. Ce nouveau délire nous renvoyait tout droit à l’antiracisme béat des années 80, disions-nous alors. Il semble que cette mode nostalgique ait touchée aussi les écolos avant Noël. Regardons cela.

Dans leur texte, les signataires de la proposition récapitulent les principaux motifs d’instauration d’une telle journée. On connaît déjà l’essentiel de ces éléments de langage : « Des milliers d’immigrés ont relevé la France à bout de bras » ; ils « ont rejoint la France qui voyait en eux les bras qui, à moindre coût, lui permettraient de se relever de la Seconde Guerre mondiale ». Plus encore : « À la fin des années 70, les travailleurs immigrés avaient construit un logement sur deux et 90 % des autoroutes ». Arrêtons-nous là pour l’instant : les travailleurs immigrés ont relevé la France (qui ne pouvait donc rien faire sans eux), une France qui, de son côté, n’était pas dans une logique d’accueil mais de « moindre coût ». Salauds de Français, décidément, puisque les immigrés ont construit 90 % des autoroutes – tour de force, au passage, puisqu’ils étaient quelques « milliers ».

« Métissage de notre société française »

Le texte se poursuit et nous permet d’y voir plus clair : « Leur héritage est aussi celui du métissage de notre société française puisque, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 7 millions de personnes en France (hors Mayotte) ont au moins un parent immigré ». Et pour les presque 60 millions de Français qui n’ont pas la chance d’avoir « au moins un parent immigré », ils iront se faire voir. L’agenda idéologique est clair : la société française doit être présentée comme métissée depuis longtemps, afin de s’assurer, complète le texte, « qu’aucun discours, d’où qu’il vienne, ne pourra remettre cela en cause ». D’où qu’il vienne : suivez tout de même leur regard, on a très bien compris.

À ce sujet — [POINT DE VUE] Sobriété budgétaire ? Macron veut un haut-commissariat à la diversité…

Intéressant : cette énième journée bien-pensante ne concernerait que l’immigration d’après-guerre, c’est-à-dire une immigration essentiellement subsaharienne et maghrébine, qui a presque aussitôt profité des largesses du regroupement familial. Pour les Italiens (dont deux tiers sont repartis en Italie), pour les Arméniens ou les Polonais, par exemple, rien.

En somme, dans ce projet archaïque, qui rappelle les scénarios des séries de France TV dans les années 90 ou les marches de « Touche pas à mon pote », il y a le clientélisme habituel de la gauche. Si cette résolution venait à prospérer jusqu’à devenir une loi, il y aura une nouvelle journée pour demander pardon, une nouvelle occasion de critiquer l’administration coloniale (que le texte, bien sûr, égratigne au passage)… Sandrine Rousseau figure parmi les signataires de cette proposition de résolution : la seule surprise, c’est qu’il n’y ait pas un mot sur l’oppression systémique des femmes sur les chantiers de BTP des Trente Glorieuses. En termes de distorsion du réel, on n’en serait plus à ça près.

Ah oui, une dernière chose, un détail de cette histoire : cette résolution propose de fixer cette journée au 1er janvier. On laisse au lecteur le soin de découvrir la raison de ce choix judicieux. Le 25 décembre, ça aurait été bien aussi. On se demande pourquoi ils n’y ont pas pensé…

. L’Algérie appelle ses ressortissants au retour mais nous laisse ses repris de justice

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#webtube : Les Algériens vont-ils quitter la France en masse pour revenir vivre sous la mère patrie ? La mesure a créé la surprise, comme souvent. Lors du conseil des ministres du 11 janvier, le président Tebboune a ouvert ses bras aux Algériens qui vivent hors des frontières de leur pays en situation « irrégulière et de précarité ». Retour au bercail ! Le président algérien, qui n’a jamais raté une occasion d’humilier la France, fait mine de croire qu’une main mystérieuse manipule ses ressortissants hors des frontières. Son décret vise les Algériens « ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’État en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays ».

La réalité est plus simple. La fuite éperdue des Algériens prêts à brûler leurs papiers ou à franchir clandestinement les frontières pour fuir leur pays est si massive qu’elle porte un nom mentionné à cette occasion dans la presse algérienne : la harga. Ceux qui entreprennent d’arriver en France et ailleurs s’appellent en Algérie les harragas. Un phénomène. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, environ 54 000 ressortissants auraient rejoint l’Europe entre 2020 et 2024 par des voies non conventionnelles. Le chiffre est-il sous-évalué, s’agissant de clandestins difficiles à compter ? En 2025, près de 10 000 auraient rejoint les côtes espagnoles par la mer.

La diaspora algérienne en France : 2,7 millions de personnes !

La mère patrie algérienne les rappelle donc au bercail, mais pas tous ! Les auteurs d’homicides, les trafiquants de drogue ou d’armements, ceux qui ont collaboré avec des services de renseignement étrangers dans l’intention de nuire aux intérêts algériens, sont invités à rester où ils sont, c’est-à-dire bien souvent… en France. La France est en effet concernée au premier chef. Selon l’Observatoire de l’immigration, notre pays abrite aujourd’hui une diaspora algérienne de… 2,7 millions de personnes au minimum, dont 892 000 immigrés stricto sensu : les ressortissants du pays de Monsieur Tebboune sont les étrangers les plus nombreux parmi toutes les nationalités représentées en France.
Marc Baudriller

À ce sujet — Coupe d’Afrique des nations : mauvaise perdante, l’Algérie se donne en spectacle

Mais pourquoi donc cette évolution subite du régime ? Dans son édition du 13 janvier, le journal algérien en ligne d’opposition Le Matin voit dans ce changement de pied un habillage politique grossier, une manière de « perdre sans l’avouer » contre la France. Contrainte de plier sur le dossier des OQTF, l’Algérie soufflerait ainsi un rideau de fumée. « Les harragas, hier traîtres à la patrie, (sont) aujourd’hui des enfants égarés qu’on rappelle à la maison, sans poursuites, sans prison, avec papiers régularisés au consulat et parfois même un billet retour sous le bras, constate Le Matin. Tout cela, bien sûr, sans jamais prononcer le mot qui fâche : échec. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un échec présidentiel soigneusement maquillé. Le bras de fer avec la France, tant brandi, tant médiatisé, tant gonflé de discours virils, s’est évaporé. Pschiiit ! »

Comme par hasard, la mesure du président Tebboune vient quelques semaines après un éditorial au ton assez nouveau du grand journal El Wattan. Son titre : La diaspora au service de la patrie. L’article célèbre le retour en Algérie d’un prestigieux professeur de médecine, Elias Zerhouni. « Il est des retours qui valent tous les discours, des mains tendues qui effacent des années de distance géographique, écrivait l’éditorialiste d’El Wattan ce 18 décembre 2025. L’audience accordée par le président Tebboune au professeur Elias Zerhouni dépasse la simple consultation protocolaire d’un expert. Elle incarne une vérité : l’Algérie ne perd pas ses enfants ; elle les prête au monde, et ils reviennent toujours, riches de savoir, pour s’acquitter d’une dette de cœur ». L’éditorialiste qualifie les Algériens de l’étranger soudain convoités de « « réserve stratégique » la plus précieuse ». Il y a bien une nouvelle musique à Alger, contrainte et forcée, de rentrer dans le droit international.

Cinquième colonne

Reste à savoir si les Algériens quitteront la France en masse pour se jeter dans les bras de la mère patrie… Rien n’est moins sûr. L’État et l’administration algériens ne font pas envie et la poigne de fer du régime laisse des traces. Depuis 2009, les harragas de retour au pays s’exposent à des peines d’emprisonnement et des sanctions financières… Les rares candidats au retour risquent de se poser la question de leur sécurité… De quoi limiter les effets de manche du pouvoir algérien. Sauf si la France décidait enfin de stopper l’immigration algérienne et d’aider le président Tebboune à organiser des retours. Mais pour Emmanuel Macron, si faible vis-à-vis de l’Algérie, si religieusement immigrationniste et si étranger à la notion de patrie, le virage est copernicien.

En attendant, l’éditorialiste de Al Wattan dresse la perspective d’un vaste réseau travaillant de l’étranger pour l’Algérie : « Trop longtemps, nous avons pleuré la « fuite des cerveaux » comme une hémorragie fatale, en oubliant que ces compétences, dispersées de Boston à Paris, forment en réalité un « Brain Trust » mondial, un réseau dormant qui ne demande qu’à être activé ». Une « cinquième colonne ».


Marc Baudriller
, dans BV

. En France on ne fait plus d’enfants dans un pays qui ne fait plus rêver

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#webtube : C’est avant tout la peur de l’avenir qui est la cause principale de l’effondrement démographique. Implacables, les chiffres de l’INSEE viennent de tomber. Pour la première fois en 2025, le nombre des décès dépasse celui des naissances : 645 000 naissances pour 651 000 décès.

Et on apprend que l’indice de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, alors qu’il était encore de 2 en 2010. Un triste record depuis 1918 ! Un effondrement brutal qui place dorénavant la France parmi les autres nations européennes qui fabriquent davantage de cercueils que de berceaux. L’exception française est bel et bien terminée.

Non seulement nos femmes ne font plus d’enfants, mais pour celles qui en expriment le désir l’âge moyen de la maternité atteint désormais 31 ans, ce qui n’accélère pas le renouvellement des générations.

Cette situation critique va perdurer avec la disparition des générations du baby-boom qui vont remplir les cimetières durant les prochaines années. Derrières elles, ce sera le vide démographique qui signe la mort lente d’une société, donc de la civilisation européenne, menacée par la dénatalité et par une immigration de masse qui ne s’intègre plus et souhaite imposer sa propre culture.

Démographes et politiques qui tirent la sonnette d’alarme évoquent la plupart du temps des arguments secondaires sans jamais souligner pourquoi les femmes ne font plus d’enfants, alors que leur désir d’en avoir reste stable à deux enfants.

Certes, se loger coûte de plus en plus cher et le logement social est insuffisant pour aider les jeunes couples. Les crèches manquent cruellement alors que les femmes travaillent dans tous les secteurs. La politique sociale envers la famille a été abandonnée depuis longtemps par les politiques. En 2013, la baisse du quotient familial a entraîné une hausse d’impôt pour au moins 1,3 million de ménages. Elle a été suivie, en 2014, par la fin de l’universalité des allocations familiales, qui devenaient modulables en fonction des revenus.

Mais l’agent ne fait pas tout.

En 1946, année de départ du baby-boom, la France était pauvre, manquait de logements et de crèches mais elle était pleine d’espoir avec la paix revenue. Le taux de fécondité était de 3 enfants par femme, le double d’aujourd’hui.

C’est l’immigration extra-européenne qui fait que la population augmente chaque année. A terme, nous assisterons à un croisement des courbes des naissances.

https://www.senat.fr/leg/exposes-des-motifs/ppr23-281-expose.html

« Pour Michèle Tribalat, démographe française et chercheuse à l’Institut national d’études démographiques (dit INED), les naissances de bébés issus d’au moins un parent né à l’étranger ont augmenté de 25 % entre 2000 et 2022. »

« Le croisement des courbes des naissances, « natives » d’une part et d’origine étrangère d’autre part, cause un changement de population en France. En effet, selon une étude de l’INSEE en 2022, en France, 29,6 % des 0-4 ans sont d’origine extra-européenne sur trois générations. »

« Ce remplacement demeure un impensé politique inversement proportionnel aux enjeux majeurs qu’il implique, d’autant que 69 % des Français estiment qu’il ne faut pas favoriser l’immigration pour assurer l’avenir démographique du pays (Sondage CSA du 18 janvier 2024). »

Les Français ne veulent plus d’immigration mais qui les écoute ?

Par ailleurs, ne nions pas l’impact des mutations sociétales depuis les années 1960, qui poussent les jeunes à vivre hors mariage, à profiter d’une liberté totale dans leur vie quotidienne, sachant qu’élever un enfant est à la fois un bonheur inégalé mais aussi un devoir de chaque instant. Contrainte que les femmes repoussent le plus tard possible.

Mais c’est avant tout la peur du lendemain qui freine la natalité

Dans une Europe qui nous promettait prospérité, bonheur et paix éternelle, les jeunes générations ne connaissent que difficultés croissantes n’engageant pas les femmes à materner. Ces jeunes n’ont malheureusement jamais connu le paradis des Trente Glorieuses et ne comprennent donc pas la nostalgie de leurs ainés. Quarante années de politique insensée ont totalement détruit le pays qui était la deuxième puissance économique mondiale dans les années 1960, derrière les Etats-Unis. Seuls une sortie de l’UE, de l’Otan et un arrêt total de l’immigration pourraient la sauver.

L’insécurité a été multipliée par cinq depuis 1960 et 80% des Français ne se sentent plus en sécurité nulle part. La violence est partout, dans les transports, dans la rue, à l’école. Qui veut encore de cette école publique où les enfants sont parfois rackettés ou menacés ? Or, l’école privée coûte cher.

Nous sommes ruinés avec 3500 milliards de dettes, tandis que nous restons de loin le pays le plus écrasé d’impôts de l’OCDE. La dette incontrôlable augmente de 12 milliards par mois, alors que le gouvernement ne parvient pas à trouver 40 milliards d’économies par an !

Nos industries ont disparu, nos agriculteurs se meurent broyés par la mondialisation sauvage.

On ne nous parle que de guerre contre la Russie d’ici 2030, alors que Moscou n’a jamais eu l’intention de se lancer dans une invasion de l’Europe.

Tandis que certains nous prédisent un réchauffement climatique dévastateur, d’autres nous expliquent que le Gulf Stream qui réchauffe l’Europe s’affaiblit avec la fonte des glaces, ce qui qui va provoquer un refroidissement de l’Europe du Nord, qui se trouve à la même latitude que le Canada. La fonte des glaces va donc entrainer une période glaciaire !

Enfin l’immigration incontrôlée de populations qui ne s’intègrent plus et la lente islamisation de la société contre la volonté du peuple, complète le tableau d’un France dont l’avenir ne fait plus rêver.

Dans ces conditions, on comprend que des dizaines de milliers de jeunes femmes recourent à l’avortement. 220 000 IVG sont réalisées chaque année. En 2024, le taux de recours à l’IVG a été de 17,3 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 ans à 49 ans.

Et non seulement les femmes ne font plus d’enfants, mais nos jeunes surdiplômés s’expatrient en masse. Preuve que la France décline à grande vitesse.

« Quels sont les pays préférés de nos jeunes diplômés ? Les diplômés d’une école française préfèrent s’expatrier en Amérique du Nord, en Allemagne ou encore en Suisse pour commencer leur carrière. En effet, d’après l’étude, 57% des talents interrogés envisagent une expatriation dans les trois prochaines années, dont 21% sérieusement. Les destinations privilégiées sont le Canada (29%), la Suisse (22%), les États-Unis (17%) et l’Allemagne (16%). »

 » Les jeunes actifs sont inquiets concernant la situation, au sens large, de la France. Ainsi 70% des talents estiment que la France est en déclin, 81% s’inquiètent de la situation politique et 74% s’interrogent sur la situation économique. »

Il est clair que depuis 2000 les politiques ont totalement failli dans tous les domaines, laissant des pans entiers de la société s’effondrer sans même tenter la moindre solution.

A quoi servent nos 577 députés puisque c’est Bruxelles qui veut, qui exige et qui ordonne tout ce qui conduit la France à sa disparition ? On ne fait pas d’enfant dans un pays sans avenir.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Iran des mollahs, voile, Hamas : la gauche française paillasson de l’islam

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#webtube : Pour mémoire, la République islamique d’Iran, instaurée à la suite de la révolution de 1979, fut ratifiée lors d’un référendum sous haute surveillance – le vote n’était pas secret – par une écrasante majorité de la population. Ladite république s’inspirait directement de la charia et la gauche iranienne

Ladite république s’inspirait directement de la charia et la gauche iranienne, qui avait accueilli la chute du Shah avec engouement – puisque lui succédait un pouvoir se présentant comme anticapitaliste, entre autres –, déchanta rapidement face au tournant liberticide islamique de l’ère Khomeiny. Certes, l’Iran n’était plus le « gendarme du Golfe persique », comme l’avaient désignée à l’époque le président américain Richard Nixon et son secrétaire d’État, Henry Kissinger, mais ce pays devenait le gendarme d’Allah, avec les conséquences que cela devait impliquer dans la région et jusque chez nous en Occident.

Pourtant, et malgré la réalité effroyable, la gauche française ne cessa pas d’encenser ce régime et ce, depuis le début, tels les Jean-Paul Sartre et Michel Foucault, ce dernier annonçant une « spiritualité politique » régénératrice qui ne fut en réalité qu’une régression. Le même Foucault qui se moquait bien du devenir des femmes iraniennes. Après s’être fourvoyée avec le communisme sanglant, la gauche française préparait donc une nouvelle ère, celle de l’islamo-gauchisme, qui devait produire des monstres idéologiques, dont certains sont désormais élus et s’apprêtent par tous les moyens à prendre le pouvoir dans notre pays.

Imaginez un instant une Rima Hassan à la tête d’un ministère, elle qui défend la lutte islamique armée et qui parle comme un ayatollah iranien, lançant des anathèmes contre ses détracteurs qui résonnent comme des fatwas :

https://www.lejdd.fr/politique/le-sang-des-martyrs-ne-sechera-jamais-sophia-aram-accuse-rima-hassan-de-banaliser-le-discours-djihadiste-161082

https://www.lejdd.fr/politique/cest-une-veritable-fatwa-limam-chalghoumi-porte-plainte-contre-rima-hassan-pour-incitation-a-la-violence-161120

Cependant Rima Hassan n’est pas la seule et surtout elle n’est que le produit d’une idéologie préexistante qui, de manière pavlovienne, préférera toujours l’ennemi intérieur ou extérieur : hier le nazisme – souvenons-nous des Pierre Laval et des Marcel Déat – et le stalinisme – avec qui de grands poètes tels Aragon ou Éluard s’abîmèrent moralement –, aujourd’hui l’islam, cette nouvelle idole de la gauche, qui s’est substituée, dans son esprit instable, à la base prolétarienne autochtone qu’elle prétendait défendre. Et d’embrasser un peu plus chaque jour les préceptes islamiques, depuis ses obligations confessionnelles tyranniques jusqu’à sa christianophobie et son antisémitisme plus ou moins actifs. Voir l’affaire du candidat LFI tête de liste aux municipales, Yves Bouteiller, exclu in extremis pour cause d’antisémitisme trop voyant !

Ainsi, pour LFI, la révolte actuelle en Iran – réprimée avec une sauvagerie inouïe par le pouvoir sans autant exciter ces élus d’ultragauche aux outrances dont ils savent si souvent faire preuve s’agissant des « martyrs » du Hamas – serait due à la vie chère. Et Manon Aubry de condamner récemment très timidement la répression des mollahs, afin de « ne pas jeter l’opprobre sur l’ensemble des musulmans du monde entier ». Autrement dit, pas d’amalgame ! Aussi, Mélenchon a beau affirmer haut et fort devant une commission de l’Assemblé nationale que « notre mouvement n’acceptera jamais l’entrisme religieux », les fait sont là, criants, hurlants même : LFI est gangrenée par l’islam le plus virulent.

Il serait toutefois injuste de pointer exclusivement le parti de Mélenchon car toute la gauche se couche devant l’islam, et toute la gauche condamne avec une mollesse dérangeante – pour ne pas dire indécente – le régime des mollahs iraniens.

Que dire des médias – à peu près tous gauchistes – préférant s’intéresser à Marine Le Pen ou Donald Trump qu’aux authentiques martyrs d’un régime islamique sanguinaire ? Un Trump qui s’apprête à agir sur place contrairement aux agitations d’épouvantails de nos dirigeants européens, Emmanuel Macron et son pantin Jean-Noël Barrot en tête. Et L’Humanité de titrer sans honte : « “Continuez à manifester, prenez le contrôle de vos institutions, l’aide arrive !ˮ : comment Trump surfe sur la colère des Iraniens ». Pour cet organe de propagande désormais islamo-communiste, il faudrait donc laisser le peuple iranien se faire massacrer sans doute !

L’attitude de la gauche à l’égard de l’islam ressemble farouchement à ces propos de Ian Brossat, s’en prenant voici quelques mois à une commémoration publique des victimes du communisme : «   Il faut donc verrouiller le débat à triple tour, faire taire tous ceux, de plus en plus nombreux, qui perçoivent la folie d’un système qui nous conduit à la ruine, cadenasser le débat politique en un affrontement interne aux partisans du système. Pour tout cela, ne laissons pas faire ! »

https://contrepoints.org/ian-brossat-nie-les-crimes-du-communisme

Eh bien, nous non plus, monsieur Brossat, nous ne laisserons pas faire vos amis qui nous vendent un islam lumineux, mais qui n’est que nuit et brouillard, comme l’atteste la répression déchaînée du peuple iranien épuisé par des décennies de totalitarisme islamique…

Cyrano, Riposte Laïque

. Vigilance météo du jour, pour le 15/01/2026

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#webtube : 15 janvier 2026, Un petit front venteux traverse la Bretagne en journée, des rafales de 80 à 110 km/h sont attendues sur les caps exposés. Localement il est prévu 75 à 85 km/h dans l’intérieur des terres. Le vent de sud sera sensibles sur les reliefs entre massif central et Aveyron (80-90 km/h). Les pluies seront copieuses sur le Finistère avec 30 à 50mm au cours de cette journée.

Source : La Vie Météo

. Premier meeting de campagne : Sarah Knafo se pose en Robin des bois

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#webtube : « Pendant cette campagne, nous allons donc demander des comptes à la mairie de Paris. » Tambour battant. Moins d’une semaine après l’annonce de sa candidature, Sarah Knafo tenait, ce lundi 12 janvier, son premier meeting de campagne. Parmi ses thèmes : faire les poches de la mairie pour rendre leur argent aux Parisiens. 

La mobilisation est au rendez-vous, avenue Hoche. Les Parisiens ont répondu présent, bien loin des 300 personnes attendues. Ce sont 1.200 sympathisants, adhérents, curieux qui se pressent pour voir et entendre la vice-présidente de Reconquête qui ouvre sa campagne en fanfare après une annonce de candidature remarquée, sur le plateau du 20 Heures de TF1. Il est nécessaire d’ouvrir une seconde salle où le public pourra suivre le discours de la candidate sur grand écran.

« Sous le ciel de Paris s’envole une chanson ». Alors que chante Édith Piaf, Éric Zemmour fait son entrée sous les applaudissements, suivi de près par la jeune candidate de 32 ans. Le président de Reconquête n’introduit pas celle sur qui tous les projecteurs sont braqués ce soir. Souriante et bravache, comme à son habitude, Sarah Knafo va, une heure durant, dresser le visage du Paris qu’elle souhaite : « Une ville heureuse débarrassée [d’un] système. » Son désir, non seulement dire adieu à Anne Hidalgo et ses prédécesseurs, mais tourner la page d’un « système de pouvoir fondé sur la dépense, le gaspillage, la gabegie, l’incompétence, l’hypocrisie, la dette »« Pendant cette campagne, nous allons donc demander des comptes à la mairie de Paris », affirme celle qui veut mettre l’accent sur l’argent public et la façon dont il est dépensé.

« Créer ensemble le nouvel âge d’or de Paris »

L’ancienne magistrate à la Cour des comptes s’appuie sur son expérience : « Je sais déchiffrer un bilan, je sais compter, et je sais soustraire. […] J’ai tout étudié avec la précision de l’inspecteur, et avec la sévérité du procureur. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour vous dire tout ce que la mairie fait de votre argent et comment je vais vous le rendre. » Un discours qui touche évidemment les cordes sensibles d’un électorat parisien bourgeois qui avait offert à Éric Zemmour le joli score de 8,2 %, en 2022. La candidate annonce déjà la couleur : 10 milliards d’économies, division des effectifs de la mairie par deux, privatisations, coupes « dans les subventions clientélistes et les gabegies ». Division de la taxe foncière par deux « pour aider les propriétaires autant que les locataires »In fine, les Parisiens en auront pour leur argent. L’eurodéputée veut faire les poches de l’administration, traquer les dépenses aussi folles qu’inutiles et, telle Robin des bois, rendre et redistribuer les lingots au bon peuple de Paris. « Alors, ce que je vous propose, ce n’est pas un retour vers le passé, c’est de créer ensemble le nouvel âge d’or de Paris », lance-t-elle avec cette envie d’arracher à Don Salluste sa caissette.

À ce sujet — « Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris », annonce Sarah Knafo

Des sondages encourageants

Un discours qui fait mouche. Dans l’assistance, on fait l’éloge d’une candidate « nouvelle, au message clair, pleine de bon sens »« Elle défend les valeurs de droite, elle est classique et moderne à la fois », nous confie Wladimir. La parlementaire séduit sur tous les tableaux. Les adhérents et sympathisants de Reconquête sont présents en nombre et, à l’image de Michel, fondent « un grand espoir » sur la nouvelle égérie de la droite. Sans la candidature de Sarah Knafo, Pierre-Henri aurait voté Rachida Dati ; mais aujourd’hui, il est enthousiaste face à cette « femme de grande personnalité, jeune et convaincante ». En mars, pour la première fois, Léo ne votera pas Les Républicains. Déçu par Emmanuel Macron, en qui il a pourtant cru, et par l’affadissement de sa famille politique, il considère que la droite doit désormais « avoir des idées plus tranchées et affirmées ». Pour lui, Sarah Knafo « représente la droite sur l’aspect républicain et les domaines clés, comme la sécurité ou la souveraineté ».

Côté militants, la campagne a déjà débuté sur les chapeaux de roue. Hilaire Bouyé, président des Jeunes Reconquête, témoigne de la détermination des équipes qui, dès ce week-end, étaient sur le terrain à tracter dans tous les arrondissements de la ville dont sainte Geneviève est la patronne. Créditée de 9 %, au pied du seuil de qualification du second tour, Sarah Knafo veut d’ores et déjà tordre le cou au vote utile en faveur de Rachida Dati. Le matin même, au micro de France Inter, elle affirmait : « Jamais je ne ferai perdre la droite. »

Dans la capitale, ville reine du tiercé, les paris sont ouverts.


Yves-Marie Sévillia
, dans BV

. Tuberculose dans l’Orne et abattage de troupeaux : au cœur de la révolte

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#webtube : 1.300 bêtes sont abattues ou menacées de l’être pour tuberculose. Des éleveurs disent stop. « Vous voulez qu’on crève, ça fait quatre ans qu’on croule sous les dossiers » ! : derrière ces paroles adressées au préfet lors d’une réunion publique, pointent l’angoisse et la colère d’une si jeune éleveuse laitière installée depuis seulement quatre ans dans l’Orne. Ce même mal-être que l’on retrouve marqué sur tous les visages invités à s’exprimer dans cette salle paroissiale à Athis, petit bourg du fin fond de l’Orne qui réunissait ce 12 janvier bon nombre d’éleveurs frappés par la tuberculose bovine et décidés à dire stop aux abattages de leurs bêtes.

Dans cette belle Suisse normande en effet, ces derniers jours, quatre troupeaux de bovins soit 1.300 animaux ont été abattus ou sont menacés de l’être pour cause de tuberculose et dix exploitations restent dans l’attente des résultats de tests. La même terre qui, pendant des siècles, a assuré, par sa production de lait, de viande et de beurre la fierté paysanne pourrait bien voir son destin définitivement basculer après des décennies de PAC (politique agricole commune instituée par l’UE) et de mondialisation qui ont transformé le métier d’agriculteur et achèvent de faire des éleveurs une profession en voie de disparition. L’épidémie de tuberculose comme chaque année n’arrange rien, explique un éleveur à BV : « tous les ans c’est la même angoisse, on trouve des bêtes positives à la tuberculose, et ça peut être un abattage total ». Pour désamorcer cette colère, calmer les esprits et tenter de trouver des solutions, le préfet du département tenait réunion publique ce lundi 12 janvier dans le village d’Athis déclaré ville morte le temps d’une journée par ses paysans.

« Dans 10 ans il n’y a plus d’élevage »

La salle est comble et surchauffée. Tous n’ont pas pu entrer pour y exprimer leurs doléances. L’épidémie de tuberculose bovine revient tous les ans hanter les esprits avec son long cortège de tests des animaux, d’attente des résultats avec, à la clé les traumatisants abattages systématiques en cas de résultats positifs. Mais cette année est un peu différente :  la crise de la dermatose nodulaire et sa gestion calamiteuse ailleurs a exacerbé les tensions, porté sur le devant de la scène la misère des agriculteurs et remis en question la gestion des autorités guidées par le principe de précaution. « En France on veut laver plus blanc que blanc, on est un petit peu comme mère Denis  » explique à BV l’un de ceux qui sont restés patiemment dehors en attendant la fin de la réunion, en référence à la cultissime publicité de lessive. Pourtant, poursuit-il « Les tests faits pour détecter la tuberculose chez les bêtes ne sont pas fiables à 100%,  ça fait des années que ça dure. On se fait tuer des bêtes qui ne sont pas malades, j’ai deux bêtes qui ont été abattues il y 3 ans qui se sont avérées négatives ». A l’intérieur de la salle, un de ses collègues met les pieds dans le plat : « on est en train de stigmatiser des régions particulières qu’on préfère sacrifier telles la Suisse normande ou l’Aquitaine pour conserver les statuts indemnes [de toute maladie NDLR ] de toute la France. Dans 10 ans il n’y a plus d’élevage, est ce que c’est ça qu’on veut ? » .

Un préfet de passage

La question de la fiabilité des tests pour la tuberculose revient en boucle lors des échanges; les autorités sanitaires présentes acquiescent. Le préfet – qui avoue ne pas avoir conscience de la problématique locale, étant arrivé de fraîche date dans la région – s’empresse de bien noter. Très à l’écoute, il tente  : « je ne voudrais pas vous laisser penser que l’administration veuille nuire à l’élevage  ». Mais qu’attendre d’un haut fonctionnaire qui aura disparu dans deux ans, muté vers d’autres cieux ? Jérôme Nury, le député Divers droite de la circonscription est présent aussi, fidèle à ses engagements de campagne de se tenir aux côtés des exploitations familiales. Chacun tente de trouver des solutions mais les éleveurs ne semblent guère se faire d’illusions.

L’un d’eux se lève pour prendre le micro «  l’abattage partiel c’est mieux mais ça ne marche pas; la désinfection [NDLR des bâtiments] ça ne marche pas non plus, ça donne du boulot et  ça ne sert à rien car les vaches réinfectent le bâtiments le lendemain ». Il pointe du doigt la source de la contamination : « il faut faire des rallonges au niveau de la chasse ». Une remarque qui en fait réagir plus d’un : autorités sanitaires et paysans s’accordent en effet à penser que les blaireaux et les sangliers qui pullulent sont les premiers pourvoyeurs de la tuberculose. L’intervenant insiste :« l’arrêt de la chasse, c’est terminé, il faut chasser, il faut chasser ». « C’est même mieux que ça abonde un de ses collègues qui prend à partie les autorités, on est envahis, on supporte ces bêtes là et vous ne faites rien pour les faire abattre. L’UE a sorti des règles pour combattre la tuberculose mais comme d’habitude on tape toujours sur la victime mais pas sur le responsable. C’est le cochon qui est responsable il doit être fusillé en premier ».

À ce sujet — [ENTRETIEN] « Cette mobilisation paysanne peut aller très très loin »

«  Ils sont au courant du prix des animaux à Paris ? »

Les échanges se poursuivent autour de la fameuse indemnisation des éleveurs privés de leurs bêtes – l’équivalent de « trois mois de revenus du lait ». Dérisoire et tardif pour l’essentiel des éleveurs présents. Elles sont  « évaluées par des expertises contradictoires puis envoyées à Paris » assurent les services vétérinaires présents à la réunion, une précision qui fait réagir : « Ils sont au courant du prix des animaux à Paris ? » lance, goguenard un des participants. Maigres prix de consolation « qui devraient être enfin défiscalisés si la loi budgétaire est votée, je me suis battu pour cela à l’assemblée » intervient Jérôme Nury, devant des éleveurs qui, les uns après les autres, soulèvent l’immense difficulté de reconstitution d’un troupeau abattu.

Deux heures pour abattre un troupeau

«A force de tuer les bovins il n’y en a plus, il n’y a plus d’éleveurs, les jeunes n’ont pas envie de se lancer dans un métier où il n’y a pas de vacances et où on ne gagne pas d’argent; l’élevage c’est le parent pauvre de l’agriculture » explique à BV Anne-Valérie, élue de la Coordination Rurale dans l’Orne.

La reconstitution des troupeaux (« repeuplement ») se heurte en effet à une double difficulté : outre les prix des bêtes qui, mécaniquement, se sont envolés,  le savoir-faire dans le temps long est lui, impossible à rattraper :  «Monter un troupeau nécessite deux voire trois générations ; mais pour l’abattre en deux heures c’est fait » nous explique notre éleveur qui patiente toujours sous la pluie.

L’issue de la réunion ne laisse guère place à l’optimisme. Les derniers à s’exprimer sont bien amers : «  s’ils veulent tuer nos vaches et emmener les paysans, qu’ils nous mettent directement la corde au cou  ». Un  autre prévient : «  Si on n’est pas écoutés, on fera autrement  ». Tous déplorent le manque de volonté politique, chacun y va de sa remarque :  l’Etat ne prend pas les moyens pour « avancer sur ces maladies-là depuis le temps qu’elles existent  » , « Il faudrait que les scientifiques se penchent sur la fiabilité des tests , mais ça implique des capitaux. La question est : est-ce qu’on veut encore investir dans le cheptel français ? » . Parmi les présents, certains étaient « montés à Paris » la semaine dernière, heureux d’y être mais revenus sans illusions. A quelques mètres de la salle paroissiale, l’église du village fait sonner son clocher, pour l’un des habitants d’Athis qu’on enterre à côté, sous la pluie de ce petit coin de l’Orne qui ne veut pas mourir.

Sabine de Villeroché, dans BV

. « Sale Blanche », injure raciste ? Pas pour Jean-Michel Aphatie

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#webtube : Avec Jean-Michel Aphatie on n’est jamais déçu. Quand on pense avoir atteint le fond, lui il creuse encore ! Alors qu’Assa Traoré était invitée à l’Assemblée nationale, le 8 janvier dernier, pour exposer sa vision d’une institution policière traversée par un racisme systémique à l’encontre des populations dites racisées, l’expression « sale Blanche » relèverait, elle, d’une simple insulte et non d’une injure raciste. C’est en tout cas l’analyse avancée par Jean-Michel Aphatie, lundi soir, sur LCI, face à la conseillère régionale d’Île-de-France Florence Portelli.

À ce sujet — Comment BV a fait reculer Danièle Obono

Si le journaliste politique avait jugé, la semaine dernière, « insupportables » et « choquants » les propos de Danièle Obono, qui qualifiait la Fête de l’Humanité de rassemblement de la « gauche blanche », Jean-Michel Aphatie n’en a pas moins réactivé, face au maire de Taverny, une grille de lecture qui ne nous surprend plus. Celle d’un antiracisme dit décolonial selon lequel le racisme relèverait d’un système historiquement construit et perpétué par les Blancs, lesquels ne pourraient, par définition, en être les victimes.

Une contestation venue du terrain associatif

« Dire « ce n’est qu’une insulte », c’est désensibiliser volontairement le langage pour relativiser et hiérarchiser les offenses », réagit auprès de Boulevard Voltaire Laurent de Béchade, président de l’association « Lutte pour l’égalité dans l’antiracisme » (LEA)« Par ce procédé, Jean-Michel Apathie montre qu’il se désintéresse des victimes du racisme lorsqu’elles sont blanches », estime celui dont l’association prétend à « une conception universaliste de la lutte antiraciste ».

Trop souvent entendus pour être systématiquement relevés à chaque occurrence dans l’espace médiatique, ces propos ne sont pourtant pas sans conséquences pour les victimes d’insultes ou de violences anti-Blancs, juge-t-il encore : « Des discours de négation comme celui-ci peuvent avoir des effets concrets sur des procédures judiciaires en cours, notamment celle de Crépol. Le traitement médiatique d’un procès n’est jamais neutre : les juges y sont nécessairement exposés, bien avant que le verdict ne soit rendu », explique-t-il.

Le cas emblématique de Crépol

Dans le dossier concernant les mis en cause dans le meurtre de Thomas Perotto, survenu en novembre 2023, la qualification raciste de l’attaque au couteau n’avait en effet jusqu’ici jamais été retenue dans les débats, malgré la demande de deux associations antiracistes souhaitant se constituer parties civiles. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble avait jugé leur requête irrecevable au motif que les associations n’avaient pas été saisies par les victimes, rappelle Le Figaro.

Pourtant, ce mardi 13 novembre, la même chambre qui avait refusé de retenir la circonstance aggravante du mobile raciste dans le meurtre de Thomas, évoqué dans de nombreux témoignages lors de l’instruction, a accepté d’examiner ces éléments à la demande de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), qui attend toujours d’être constituée partie civile.

Alors que cette décision est attendue, pour Laurent de Béchade, dont l’association entend elle aussi se constituer partie civile, la négation persistante du racisme anti-Blanc ne saurait ici être justifiée par la crainte d’une instrumentalisation idéologique. « Beaucoup de journalistes adoptent une logique préventive ; ils le rejettent pensant lutter contre une manipulation idéologique. Mais refuser de qualifier de « racisme » un acte motivé par l’hostilité envers des Blancs alimente le ressentiment et pousse automatiquement les victimes vers les mouvements radicaux. C’est absurde et parfaitement contre-productif. »

Contre-productif et certainement très peu représentatif de l’opinion des Français qui, déjà en 2022, estimaient à 80 % l’existence en France d’un racisme anti-Blancs au sein de certaines communautés, selon le CSA. Une proportion qui s’effondrait à 49 % chez la génération des 18-24 ans, très sensible aux discours dominants des médias sociaux.

La juridiction, alors même que le racisme anti-Blanc est reconnu par le droit français, se laissera-t-elle influencer par un discours médiatique qui en nie l’existence ? Et si la circonstance aggravante venait finalement à être retenue dans l’affaire de Crépol, ceux qui, à l’instar de Jean-Michel Aphatie, relativisent ou récusent cette réalité oseront-ils encore contester ce que la Justice aura explicitement qualifié ?

Alienor de Pompignan, dans BV