#webtube : L’analyse de Béatrice Rosen est vraiment pertinente et puissante. Elle explique très bien qu’on est face à une forme de guerre psychologique : le gouvernement va tellement loin dans l’absurde et l’indécence que les gens finissent par ne plus réagir. À force de dépasser toutes les limites, plus rien ne choque et une certaine passivité s’installe. Et un grand OUI : face à l’absurde, il s’agit, plus que jamais, d’écouter sa boussole intérieure pour démêler le vrai du faux, le juste de l’injuste… Nous vivons une véritable fiction digne de la quatrième dimension
#webtube : Eric Zemmour a dénoncé les agissements de tous les groupuscules qui se disent « antifascistes », mais qui sont en réalité des racailles qui cassent, pillent et tabassent des personnes âgées ou des enfants. Eric Zemmour a également rappelé l’importance de la laïcité en France et de l’interdiction du voile islamique pour préserver la France.
#webtube : La perpétuelle mise en accusation de CNews permet à certaines antennes de s’épargner un douloureux examen de conscience. Ça tangue à bâbord. Depuis l’ouverture de la commission d’enquête parlementaire portant sur le fonctionnement et la neutralité de l’audiovisuel public, Radio France traverse une zone de fortes turbulences. Audiences en berne, scandales et critiques en tous genres, rien ne va plus à la Maison ronde ! Dans certaines entreprises, les crises sont l’occasion d’une remise en cause et d’ajustements destinés à mieux faire et à progresser. Pas à Radio France. Visiblement inapte à tout examen de conscience sincère, l’empire médiatique subventionné préfère nier ses torts et se victimiser.
Mercredi 3 décembre, France Culture a ainsi diffusé un débat baptisé Commission d’enquête : l’audiovisuel public fait-il l’objet d’un procès politique ?. Le point d’interrogation semblait bien superflu tant on comprenait que la réponse attendue se trouvait dans la question. « Certaines personnalités politiques ou titres médiatiques, dont ceux appartenant au groupe Bolloré, répètent à l’envi depuis des années que l’audiovisuel public suit un agenda politique et penche fortement à gauche, dénonçait en introduction France Culture. L’audiovisuel public manque-t-il vraiment de neutralité ? Attaquer l’audiovisuel public, est-ce s’attaquer à la démocratie ? ». Pour répondre à ces questions à peine orientées, la radio avait invité Alexis Lévrier, « historien des médias » de son état mais surtout militant de gauche notoire qui n’hésite pas à retweeter sur X Edwy Plenel, Daniel Schneidermann ou Jean-Michel Aphatie. « L’audiovisuel n’est pas parfait, (…) il peut y avoir des dérives, a-t-il tout d’abord reconnu avant de passer à l’offensive. La commission d’enquête n’a cependant pas été lancée là-dessus : c’est bien un projet politique, ou plus exactement un projet politico-médiatique ». Et l’expert autoproclamé de s’attaquer sans surprise à l’incarnation contemporaine du Mal : « C’est une opération politique lancée par le groupe Bolloré pour affaiblir l’audiovisuel public ! (…) Il a une stratégie de conquête du pouvoir et ça passe par l’affaiblissement de l’audiovisuel public. Et le résultat, c’est la baisse des audiences : France Inter a perdu 500.000 auditeurs ! ».
🔴 Bolloré accusé d'avoir fait perdre 500.000 auditeurs au "Joyau" France Inter ! pic.twitter.com/okVQuwJJ0P
Selon Alexis Lévrier, les attaques contre l’audiovisuel public seraient d’autant plus infondées que « la neutralité en matière de journalisme n’existe pas ». L’historien rappelle que la neutralité n’est qu’un « idéal » vers lequel il faut tendre. « L’impartialité s’est brandie dès l’Ancien régime par les détracteurs en disant : “vous n’êtes pas impartial, vous ne méritez pas d’être journaliste”. On retrouve cela aujourd’hui quand on veut disqualifier le journalisme ». Soit, mais pourquoi cet argument vaudrait-il pour le service public et pas pour CNews, lui aussi régulièrement accusé d’impartialité ?
Roselyne en renfort
Également présente sur le plateau, Roselyne Bachelot est allée dans le même sens, dénonçant un injuste « pilonnage » de France TV et Radio France. « Le service public de l’audiovisuel a été désigné comme le bouc-émissaire de toutes les insatisfactions et dérives qui se passent dans le paysage informationnel, a ainsi défendu l’ancienne ministre de la Culture. J’ai beaucoup d’inquiétude devant ce débat qui me paraît faussé. (…) Il y a en ce moment un projet politique qui cible délibérément le service public de l’information ». Petit détail : Madame Bachelot officie actuellement en tant que chroniqueuse à France Musique, autre station de Radio France…
"Les habitués disent « Bayreuth ça se mérite », mais renouveler son public et conquérir les jeunes, ça se mérite aussi."
Retrouvez la chronique de Roselyne Bachelot chaque vendredi matin sur France Musique 🎙️📻 pic.twitter.com/Qvh75gKTX3
Face à cette défense unanime, le journaliste Brice Couturier a eu bien du mal à faire entendre un autre son de cloche. Il a néanmoins dénoncé la « dérive » d’antennes publiques qui se sont clairement « alignées sur des positions de gauche évidentes ». « Que France Culture penche à gauche me gêne moins que France Inter. Là, on a affaire au vaisseau amiral où il y a eu des dérives et un engagement », a-t-il déclaré, se faisant le porte-voix d’innombrables Français.
L’éloge de la bien-pensance
En nette supériorité numérique, les défenseurs du service public ont rapidement repris la main sur l’échange et balayé les arguments du sieur Couturier. Roselyne Bachelot s’est notamment livrée à un hommage appuyé de l’audiovisuel d’État. « Le service public est un patrimoine, un joyau, a-t-elle clamé. C’est une offre éditoriale à laquelle les Français sont très attachés. Ils y trouvent de la qualité, de la création, qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Les chiffres sont là pour justifier le besoin du service public ».
🔴 Sondage @TribuneDimanche sur France TV et Radio France : attention à la lecture des résultats ☝️
🔹 Certes, 69% des Français ont une bonne image de l'audiovisuel public français MAIS seulement 12% en ont une "très bonne image".
Un sondage publié samedi 6 décembre dans La Tribune Dimanche révèle en effet l’attachement des Français envers leurs médias publics. Mais, analysés dans le détail, ces « chiffres » ne traduisent pas une adhésion pleine et entière. Bien au contraire. On y découvre ainsi que qu’à peine un Français sur deux (52 %) juge que l’audiovisuel public fournit une information fiable et indépendante, que 49 % estiment que l’audiovisuel public coûte trop cher, et surtout que 74 % ne sont pas attachés à France Inter. De quoi relativiser le bel enthousiasme de certains et expliquer, aussi, certaines baisses d’audience — sans en rendre CNews responsable.
#webtube : Les nationalismes anti-éoliennes, c’est comme les chasseurs : il y a les bons et les mauvais… Les ONG internationalistes sont vent debout contre un projet d’éoliennes qui menace les populations locales… En Norvège.
Les Samis ne veulent pas des éoliennes
Entre les mers de Norvège et de Barents, sur des territoires immenses situés au nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande, les Samis ont fait et gagné un procès contre l’installation de vastes champs d’éoliennes, qui mettraient en danger leurs élevages traditionnels de rennes. En 2013, ces éleveurs ont déposé plainte contre les acteurs de l’éoliens responsables de ces projets, auprès du ministère norvégien du pétrole et de l’énergie. Mais le gouvernement faisant la sourde oreille, l’affaire a été portée devant les tribunaux, et avec succès, puisqu’en 2021, la Cour Suprême de Norvège leur a donné raison, déclarant « illégales les 151 éoliennes de Storheia, installées sur les terres autochtones, validant la plainte des [Samis] du Sud pour violation du droit de la communauté autochtone à la culture selon l’art. 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU. »
Ce jugement est d’autant plus dommageable pour les acteurs de l’éolien de Norvège, qu’il crée un précédent, et pourrait donc faire jurisprudence, si des plaintes venaient dénoncer d’autres projets du même type à l’avenir. Or, il semble que le gouvernement norvégien, aussi éoliennophile que son homologue français, ait peu tenu compte des conclusions du tribunal, et poursuive imperturbablement ses projets en la matière.
Vérité au nord du cercle polaire arctique, erreur au-delà…
L’affaire est d’importance mondiale. Aussi, avec le savoir-faire qu’on lui connaît, l’internationale associative altermondialiste s’est donc promptement et massivement mobilisée pour relayer et soutenir les actions « d’agit-prop’ » (agitation propagande, en dialecte d’ultra-gauche), des « militant·e·s pour les droits des Saami·e·s et pour le climat ». Parce que là, contrairement à ce que l’on nous explique dans nos pays tempérés, lutter pour le climat, c’est lutter contre les éoliennes. Vérité au nord du cercle polaire arctique, erreur au-delà…
La mobilisation internationale est décrétée : manifestation sous les fenêtres de Jonas Gahr Støre, le Premier ministre norvégien, et engagement de la « guest star » et voisine suédoise Greta Thunberg, pour qui « il n’y a pas d’autre solution que d’écouter les peuples autochtones, dont les droits sont violés ». Un discours aux relents nationalistes et bien peu inclusifs, mais dont l’exotisme a fait la joie de la presse de gauche. « L’industrie “verte” s’accapare les terres des Samis , dernier peuple autochtone d’Europe » (sic), dont les droits historiques remonteraient à 10.000 ans, s’égosillent les activistes de La Relève et la Peste, pour qui il urge de lutter contre ce « grand remplacement » polaire. Les Suisses de Voices revendiquent avoir « soutenu la demande des communautés concernées pour un démantèlement et une renaturation de la région », et relaient ardemment les revendications des « militant·e·s [samis qui] ont insisté sur le fait que la transition vers l’énergie « verte » ne devait pas se faire au détriment des droits des autochtones. » Parce qu’avec les éoliennes, « les animaux ont peur du bruit et des ombres projetées par les rotors, et de multiples routes coupent leur chemin de transhumance. »
« Colonialisme vert »
Courrier International, qui ne saurait être en reste, tend le micro à « Ellinor Guttorm Utsi, une Samie face aux vents industriels norvégiens » (sic), une héroïne qui « lutte pour préserver un mode de vie ancestral », et « refuse de sacrifier les coutumes ancestrales au nom de la transition climatique ». Ne manquait plus à l’appel qu’Amnesty International, qui s’est fendu d’une pétition intitulée « stop aux projets industriels éoliens qui menacent les terres des Sámis en Norvège ! », et dont on serait admiratif des 25.000 signatures engrangées si elles n’avaient été obtenues au niveau mondial…
Le texte d’accompagnement vaut son pesant de steak de renne, puisqu’il nous explique qu’en ignorant le consentement des Samis au projet éolien, le gouvernement norvégien pratiquerait un « colonialisme vert » (re-sic), et que celui -ci ferait perdurer « l’oppression historique dont ils sont victimes, sous le couvert de la transition écologique ». Quand ils « s’emparent de nos terres, ils détruisent notre culture », se désespère Ellinor, porte-parole des Samis… « Notre culture et notre langue ne peuvent survivre sans nos terres », précise-t-elle. Et pour Amnesty International, pas de doute, c’est bien là « une lutte qui reflète des enjeux à la croisée de la justice climatique, des droits des peuples autochtones et de la justice raciale. » Justice raciale ? Il fallait oser tout de même. Mais tout est grâce, dans le camp du bien…
Les amis de nos Samis sont nos ennemis
Nous aurions pu poursuivre longtemps l’évocation de cette impressionnante et désarmante unanimité à soutenir un peuple souhaitant protéger ses intérêts, assurer son avenir, préserver ses libertés et sauvegarder ses terres contre l’envahissement des ventilateurs verts. Engageons donc juste ici nos lecteurs à remplacer les « Samis » par les « Français », et les autochtones de ces terres polaires par les « Auvergnats », « Bretons », « Provençaux » ou autres « Vendéens. » Et rappelons-nous que chez nous, refuser les éoliennes est immédiatement assimilé à une réaction passéiste, climato-sceptique et d’extrême-droite, qui ne mérite évidemment pas le soutien d’Amnesty International ni de quelques autres bonnes âmes.
#webtube : En ce 8 décembre nous inaugurons la séquence « La chanson de Noël ». Pour commencer 3 heures de musique pop-rock enregistré par des artistes qui ont fêtez Noël au cours de leur carrière.
#webtube :On this December 8th, we are launching our « Christmas Song » series. To begin, 3 hours of pop-rock music recorded by artists who have celebrated Christmas at some point in their careers.
#webtube : Après les grandes villes, la pieuvre du narcotrafic étend ses tentacules aux villes moyennes. Le Tarn est un département à dominante rurale situé en région Occitanie. Au nord, Albi et sa somptueuse cathédrale Sainte-Cécile ; au sud, la sous-préfecture du département, Castres. Une ville connue pour abriter le prestigieux 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine, le siège social de Pierre Fabre et une valeureuse équipe de rugby évoluant en première division du championnat de France, le Castres olympique. Une commune qui, cependant, commence à faire parler d’elle pour de mauvaises raisons.
Le mercredi 3 décembre, suite à un signalement, une unité de police de la BAC se rend dans le quartier de Lameilhé, connu pour être sensible, afin de trouver deux individus armés. Après avoir mis la main sur une carabine dissimulée sous un véhicule, des coups de feu éclatent. Les forces de l’ordre sont ciblées par les occupants d’une voiture. Sur les sept policiers présents, trois reçoivent des « éclats de plomb », comme indiqué par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur X. L’un d’entre eux est blessé à la tête.
Tentative d’homicide
À la suite de « ces actes graves » – le ministre ne se mouille pas –, le procureur de la République de Castres a annoncé qu’une enquête était ouverte pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Preuve que ce qui s’est passé ce mercredi sur le sol castrais est un peu plus que « grave » ? Peut-être…
La suite de l’affaire montre en tout cas que les faits ne doivent pas être pris à la légère et s’inscrivent dans une problématique plus globale de narcotrafic. Le lendemain des tirs, une soixantaine de CRS ont été déployés à Lameilhé et à Aillot pour sécuriser ces deux quartiers. Une saisie a également été opérée. Trois fusils de chasse, deux pistolets, des cartouches en tous genres, 1.640 g de résine de cannabis et 330 g de cocaïne ont été confisqués.
Guilhem Carayon, vice-président délégué de l’Union des droites pour la République, analyse la situation pour BV : « Ce qui se passe habituellement dans les métropoles arrive dans des villes de taille moyenne comme Castres. » Selon lui, il y a dans cette ville de 50.000 habitants des « affrontements entre bandes rivales castraises et toulousaines », mais également « des terrains préemptés par les dealers » pour leur business. « Ce n’est pas du petit trafic. » Les honnêtes gens sont délogés, ils ont peur. Parfois, la nuit, « ils sont réveillés par des coups de feu ». Guilhem Carayon est formel : si les choses se passent ainsi, c’est parce que « l’État ne parvient pas à faire régner l’ordre public ».
Le vice-président délégué de l’UDR milite pour plus de fermeté : « peines plancher, saisies des biens, contraventions dissuasives pour les consommateurs… » Il reproche aux dirigeants de n’avoir que des mots pour les maux : « Il y a souvent des discours martiaux mais, dans les faits, est-ce qu’on se donne les moyens pour que ça ne se reproduise plus ? Les Français ont l’impression que les politiques ne font que de la communication. » Ont-ils tort ? Ce n’est pas certain.
Une ville à bout
Guilhem Carayon réclame, pour son département comme pour le reste de la France, « un tour de vis sécuritaire ». Il insiste : « Sans réponse ferme, je ne vois pas comment on pourrait mettre un terme à cette spirale », puis il conclut : « Il faut terroriser les narcotrafiquants, ça va sauver des vies. »
Plus que les membres des réseaux de stupéfiants, l’État ne devrait-il pas terroriser les délinquants dans leur ensemble ? Pour rappel, en novembre dernier, une femme de 88 ans a été agressée à Castres ; en octobre, un soixantenaire a été extrait de son véhicule et roué de coups en plein centre-ville ; en mai, la fête foraine de la ville a été le théâtre d’une importante rixe au cours de laquelle un jeune homme a été poignardé dans le dos…
Castres n’est plus la petite (mais pas trop) ville où il fait bon vivre, où les enfants peuvent aller acheter le pain sans surveillance. S’il y a toujours eu quelques points de deal, des quartiers à éviter et, de temps à autre, des affrontements entre jeunes des quartiers et militaires, la situation n’a jamais été aussi critique. Cela n’a rien de rare, il en est de même dans de nombreuses villes moyennes de France : Sète, Alès, Nevers…
#webtube :Les deux compères hors-sol constatent avec effroi que le récit progressiste est de plus en plus rejeté par les peuples. Chacun le sait qu’Emmanuel Macron est un bon petit soldat de l’empire bureaucratique dirigé par Ursula von der Leyen. Or, depuis quelque temps, les deux compères hors-sol constatent avec effroi que le récit progressiste et mercantile porté par l’oligarchie mondialisée est de plus en plus rejeté par les peuples. Tout simplement parce que les fruits en sont amers. Il est bien ennuyeux pour eux que ces foutus peuples votent de moins en moins comme il faut. À cette « anomalie », il fallait bien trouver une cause : la désinformation. Certes, la désinformation existe. Elle a été un instrument privilégié de l’URSS et des marxistes. Elle s’accompagnait de l’inversion du sens des mots. Ainsi, une guerre d’asservissement à l’idéologie marxiste-léniniste devenait une guerre de libération. Le Monde pouvait ainsi titrer que Pol Pot avait libéré Phnom Penh.
Pour l’UE, un combat déjà ancien
Pour l’oligarchie progressiste contemporaine de droite et de gauche, la question est d’empêcher qu’une information libérée de la doxa idéologique ne soit diffusée. Il ne faut pas parler des faits qui la contredisent. Comme disait le philosophe allemand Fichte, « si la théorie entre en conflit avec les faits, tant pis pour les faits ». Le rapport avec le réel est celui du rapport à la vérité. Pour la philosophie classique héritée de la Grèce, la vérité consiste dans l’adéquation de la pensée avec la réalité. Mais pour les « intellos de gauche » et notre nomenklatura, biberonnés à Bourdieu, « il n’y a pas de force intrinsèque de l’idée vraie ». Dès lors, pourquoi se gêner ? Il est possible de relever une curieuse indifférence à la vérité dans les cénacles journalistico-politiques. Ceux-ci nous assènent une opinion dominante qui est construite non à partir de faits avérés et démontrables par tous mais à partir de présupposés idéologiques, de sentiments personnels, de croyances et de réflexes grégaires propres à ces moutons de Panurge idéologiques qui vivent en circuit fermé.
Pour l’Union européenne, le combat est déjà ancien. En 2016, la Commission s’est doté d’un outil intitulé « Les décodeurs de l’Europe » afin de contrer les critiques faites au système européen, supposées fondées sur de fausses nouvelles. L’année 2016 n’est pas anodine, c’est celle du référendum britannique par lequel 51,89 % des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté ont décidé de se retirer de l’UE. Or, pour celle-ci, la seule explication à cette décision réside dans la désinformation. Le fait que le peuple britannique ait réellement souhaité « reprendre le contrôle » de son destin n’a pas effleuré les eurocrates. Et c’est ainsi que « toute l’Europe » déplore « les allégations mensongères » ayant conduit au Brexit ou encore « les discours climato-sceptiques qui entravent la politique de lutte contre le réchauffement climatique », qui est l’alpha et l’oméga de la politique de la Commission. Il existe donc une « vérité révélée » délivrée par la Commission européenne et toute opinion contraire est une hérésie.
Dans le « Digital Services Act », la Commission constate que « la désinformation [comprendre une information non conforme] n’est pas en soi illégale » et semble regretter que l’Union européenne ne puisse donc pas « l’interdire sans porter atteinte à l’un de ses piliers fondamentaux : la liberté d’expression ». Ouf ! Toutefois a germé dans l’esprit impérial de Mme von der Leyen et de ses collaborateurs l’idée de recourir à des « vérificateurs de faits ». La Commission a donc décidé de coopérer avec le « Réseau européen des normes de vérification des faits » (European Fact Checking Standards Network), qui regroupe divers organes de presse ou associations. Pour la France, l’AFP depuis 2023. Nous voilà rassurés !
Une vieille obsession présidentielle
Lors des vœux à la presse de 2018, Emmanuel Macron avait abordé la question de la certification de l’information. Ce sujet est donc une vieille obsession présidentielle et ses propos devant les lecteurs de La Voix du Nord du 19 novembre dernier n’auraient pas dû surprendre mais plutôt inquiéter : « C’est une matière dangereuse, en fait, l’information. » Et penser « que c’est important qu’il y ait une labellisation faite par les professionnels » ne rassure pas. En effet, il existe des inimitiés et même des haines journalistiques, des réflexes concurrentiels, des combats idéologiques. Quand on sait que France 24, radio d’État, publiait, le 2 juillet 2024, sous la plume de Benjamin Dodman, un papier intitulé « Comment Bolloré et son empire médiatique ont porté l’extrême droite aux portes du pouvoir », dans lequel était évoquée sans cesse la période de l’Occupation et écrit que le scénario d’une alliance des droites « conduirait à la formation du premier gouvernement d’extrême droite en France depuis le régime de Vichy » (oubliant que ledit régime été fourré d’hommes de gauche, depuis Déat, Doriot et Bousquet en passant par Mitterrand, décoré de la Francisque, et que les pleins pouvoirs avaient été donnés au maréchal Pétain par une grande partie des parlementaires de gauche), il est facile d’imaginer le danger de la labellisation par les pairs.
Tous ces démocrates proclamés, dont le point commun est qu’ils se méfient du peuple comme de la peste, ne rêvent que d’une chose : conditionner la pensée, encadrer l’information, formater l’éducation. Non à développer l’esprit critique, la confrontation des idées, la délibération raisonnable des décisions. Ces êtres déracinés, nourris d’obsessions idéologiques, sont dangereux. D’autant plus dangereux que l’effondrement de leur magistère délétère les rends agressifs voire fous furieux. Ne soyons pas naïfs : ils sont prêts à tout pour se maintenir en place. Soyons prêts à tout pour défendre nos libertés.
#webtube :La préfète du Rhône a tenu à rappeler sur TF1 que près de 500 policiers protégeaient justement la fête des Lumières…À l’origine, la « fête des lumières » de Lyon consistait, pour les habitants de la capitale des Gaules, à mettre une bougie à leur fenêtre pour rendre grâce à la Vierge Marie, autour de la fête de l’Immaculée Conception, célébrée le 8 décembre. L’édition 2025, sous la houlette de la municipalité gauchiste, a décidé de détourner le concept. On sait que pour ces gens, le détournement « décalé » – l’une de leurs recettes préférées – n’est jamais loin du grand n’importe quoi. Cette année, donc, il y avait à la fois, des raviolis, un hommage au couscous. Si on ajoute à cela, des inscriptions anti-flics (le maire écolo Grégory Doucet a heureusement condamné), la fête était totale. Voyons cela.
Pour commencer, afin de rendre hommage à la réputation gastronomique de la ville, une grande fresque lumineuse avait été projetée sur les façades de la place des Terreaux. Son titre : « le lundi c’est raviolis » – hommage, pour ceux qui s’en souviennent, à La Vie est un long fleuve tranquille, cette comédie d’Etienne Chatilliez, rétrospectivement très cruelle et pas vraiment drôle. Les Lyonnais ont donc vu des boîtes de conserve, des pâtes, mais aussi des légumes, défiler sur les façades des immeubles, au son d’une musique rythmée. Magnifique. Le rapport avec la fête des Lumières ? Eh bien…la lumière…Ce n’était pas tout, bien sûr : parce que la France ne serait pas la France sans ses spécialités locales, l’animation a mis à l’honneur…le couscous. Certains internautes de droite, comme Damien Rieu, s’en sont émus. Ils en ont été quittes pour une volée de bois vert de la part des gauchistes, qui considèrent que le fait de ne pas considérer le couscous comme un plat traditionnel lyonnais est raciste. Très bien.
Fête des Lumières à Lyon : promotion géante du Couscous sur la place de l’hôtel de ville. On se demande bien le rapport avec la Vierge Marie ou la culture lyonnaise… pic.twitter.com/E5W74ryp88
Et puis, parce qu’une fête de gauche n’est pas réussie si elle n’est pas interrompue par des intermittents ou des casseurs, des banderoles sauvages ont été déployées sur la façade des Beaux-Arts. On pouvait notamment y lire : « Non à l’État policier », « La violence policière est partout », « La police blesse et tue » ou encore « On dégage le RN ». La préfète du Rhône a tenu à rappeler sur TF1 que près de 500 policiers protégeaient justement la fête des Lumières, notamment afin de permettre aux courageux résistants de déployer leurs banderoles anti-flics sans heurts. Un tel niveau d’ingratitude et de bêtise laisserait pantois si l’on n’y était pas tristement habitué. Quant aux injonctions à « dégager » le premier parti de France, il va peut-être falloir rappeler aux militants de gauche lyonnais que le RN le poids du RN malgré le « front républicain ». Le dégager, ce serait refuser la volonté du peuple : c’est peut-être là qu’ils veulent en venir. Les « Soulèvements de la Terre », ce mouvement écolo ultra-violent, a revendiqué l’action. Quelle bravoure.
Message honteux anti-police projeté pendant la Fête des Lumières à #Lyon…qui se déroule précisément sous la protection de la #police 🤦🏻♂️ Il est grand temps que la clique d’ultra gauche qui a fait tant de mal à cette ville soit dégagée par les électeurs… https://t.co/BRGN08r98E
La fête des Lumières aurait pu être un moment familial, un moment de recueillement, même pour ceux qui ne croient pas au Ciel, un moment d’émerveillement pour les enfants, dont les yeux ont tellement besoin de choses belles, simples et grandes. Il va falloir attendre encore un peu : tant que les grandes villes seront dirigées par des maires de gauche, nous aurons les spectacles « d’hiver » au moment de Noël, les animations moches et idiotes faites par des cultureux subventionnés, la dissidence autorisée (ces « Soulèvements », on ne devait pas les dissoudre, déjà ?). Attendre encore un peu, ça veut dire attendre les municipales. Franchement, ce sera bien long…