. Coupe d’Afrique : les flics soulagés, les Marocains ont perdu…

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#webtube : C’était la grande finale de la Coupe d’Afrique, ce soir à Rabat. Elle opposait le Maroc au Sénégal, et bien sûr, tout un peuple était derrière l’équipe locale, appelée les Lions de l’Atlas. Depuis un mois que dure cette épreuve – qui n’aura plus lieu que tous les quatre ans, contre tous les deux ans auparavant – nos forces de l’ordre, déjà mobilisées contre la révolte paysanne, devaient, à chaque match du Maroc et surtout de l’Algérie, faire face à ce que nous appelons un djihad footballistique. Occupation des centres-villes avec voitures bruyantes et coups de klaxon, provocations anti-françaises comme les drapeaux arrachés, agression au mortier de nos policiers, et bien sûr quelques poubelles brûlées.

Précisons qu’au Maroc et en Algérie, les supporters de ces deux pays se tiennent bien, et que tous les ressortissants de ces deux pays ne se comportent pas ainsi. Ce soir, donc, la préfecture de Paris avait décidé d’interdire tout rassemblement sur les Champs-Élysées ou ailleurs, pour éviter ce que les médias appellent pudiquement des débordements en cas de victoire, jugée probable, des Marocains, grands favoris parce qu’ils jouaient chez eux. Bien sûr, les élus écologistes de Paris y ont vu une décision raciste, hostile au principe du droit à la fête.

Finalement, après une finale interminable, et des rebondissements multiples et confus, le verdict est tombé, ce sont les Sénégalais qui sont champions d’Afrique, au grand soulagement des forces de l’ordre, qui auront sans doute moins de situations compliquées à gérer – ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas, car en principe, que ces pays gagnent ou perdent, il y a des problèmes – car on peut penser que la frustration de nombre de supporters marocains sera telle que la plupart d’entre eux resteront chez eux.

Outre la tranquillité des forces de l’ordre, les Français éviteront une fois de plus de voir leur pays humilié par des démonstrations de force d’un pays étranger dont les ressortissants se conduisent en envahisseurs, sachant que la police a des ordres pour ne pas intervenir, et que nos forces de l’ordre sont muselées par le pouvoir, lui même victime complice du droit-de-l’hommisme et de la pression anti-flics des Insoumis et de toute la gauche.

Reste que certains mauvais esprits, dont nous sommes, ne manqueront pas de signaler que si la Coupe d’Afrique est terminée, le championnat de France, totalement africanisé, continue, lui, avec des équipes où les Blancs français deviennent si rares qu’on les remarque.

Mais c’est autre débat, et même si les Français s’en foutent de la victoire du Sénégal, ils verront dans la défaite de l’Algérie, puis du Maroc, une source de plaisir dont ils auraient tort de se priver…

Cyrano, Riposte Laïque

. L’intervention des USA au Vénézuela : la fin de la souveraineté des États

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#webtube : Les récents événements au Venezuela ont été commentés de façon purement partisane. Ceux qui détestent Nicolás Maduro ont applaudi à son kidnapping, ceux qui l’apprécient ont crié au scandale. Deux façons également détestables de passer à côté de l’essentiel. L’essentiel en effet n’est pas de savoir si Maduro est un « good guy » ou un affreux dictateur, mais de comprendre qu’avec cet enlèvement on est entré définitivement dans une ère nouvelle : celle où la souveraineté des États n’est plus reconnue par la puissance dominante.

L’enlèvement de Maduro a eu lieu le 3 janvier, trente-six ans jour pour jour après celle du président panaméen (et ancien informateur de la CIA) Manuel Noriega. Mais aussi un mois après la grâce accordée par le même Donald Trump à l’ancien président du Honduras Juan Orlando Hernández, condamné en 2024 à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue par un tribunal new yorkais. Donald Trump a décidé de cette intervention militaire, baptisée « Absolute Revolve », sans tenir compte du droit international (il est vrai très maltraité depuis plusieurs décennies) et même sans consulter le Congrès, comme la Constitution l’y obligeait en principe. Elle lui a permis de réaliser l’enlèvement du président en exercice d’un État souverain. La vraie leçon de ce kidnapping, c’est que Washington revendique désormais le droit d’agir unilatéralement partout où il le veut, y compris contre des Etats souverains ou des pays alliés. Dès leur fondation les Nations Unies s’étaient définies comme une « ligue d’États souverains ». S’il n’y a plus d’Etats souverains, elles n’ont plus de raisons d’être.

     C’est aussi un coup de force contre la démocratie, puisque celle-ci repose sur la souveraineté populaire : le Venezuela n’appartient en toute rigueur ni à Trump ni à Maduro, mais d’abord au peuple vénézuélien. Trump n’a pas appelé à de nouvelles élections au Venezuela, il a préféré annoncer aux Vénézuéliens que c’est désormais lui qui dirigerait leur pays.

     Les trumpistes européens sont généralement souverainistes. Ils devront désormais s’accommoder d’un président qui, en matière de souveraineté, ne reconnaît que la sienne. Alors que les partis populistes italiens ou espagnols se sont ouvertement réjouis de l’enlèvement de Maduro, seule Marine Le Pen a eu le courage de déclarer : « Il existe une raison fondamentale pour s’opposer au changement de régime que les États-Unis viennent de provoquer au Venezuela. La souveraineté des États n’est jamais négociable, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur puissance, quel que soit leur continent. Elle est inviolable et sacrée. Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude ».

L’alibi du « narcoterrorisme »

     L’accusation lancée contre Maduro d’être l’un des chefs du « narcoterrorisme » n’a convaincu personne : le Venezuela n’est pas un producteur de cocaïne et aucun pays d’Amérique latine ne fabrique de Fentanyl. L’accusation d’être le chef d’un prétendu « cartel des Soleils » a d’ailleurs été discrètement abandonnée au moment de son inculpation. Pour expliquer l’enlèvement de Maduro, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU a invoqué une autre raison : les Etats-unis, a-t-il tout bonnement déclaré, « ne peuvent pas avoir des adversaires qui contrôlent les plus grandes réserves de pétrole au monde » !

     Le Venezuela possède les plus grandes réserves mondiales prouvées de pétrole (303 milliards de barils, soit 17 % du total mondial). Leur exploitation est certes dans un état lamentable, car les prix mondiaux actuels ne rendent rentables ni son extraction ni son raffinage. Mais une infrastructure pétrolière peut être reconstruite quand on en possède les clefs. Même si les Etats-Unis sont autosuffisants dans ce domaine, le contrôle stratégique du pétrole vénézuélien est de première importance. D’autant que la Chine était jusqu’ici le principal acheteur du pétrole vénézuélien (entre 55 et 90 % selon les mois).

     L’enlèvement de Maduro est surtout de nature à montrer que la politique de Donald Trump n’a rien d’une politique isolationniste. L’isolationnisme aux États-Unis trouve son origine dans le célèbre discours prononcé en 1796 par George Washington au moment de quitter son mandat, pour adjoindre les Américains de « ne s’engager en aucune façon dans des alliances permanentes (no entangling alliances) avec aucun pays étranger ». « Notre grande règle de conduite, vis-à-vis des nations étrangères, est d’avoir avec elles le moins possible de relations politiques, tout en développant nos rapports commerciaux […] L’Europe a une série d’intérêt primordiaux qui ne signifient pas grand-chose pour nous [..] Il serait donc insensé de notre part de nous engager par des liens artificiels à prendre part aux vicissitudes de sa politique ou aux multiples combinaisons qu’engendrent ses alliances et ses inimitiés ». Trump n’adhère pas du tout cette position. Ce qu’il retient du discours de Washington, c’est que les Etats-Unis ne doivent pas s’engager dans des alliances qui ne leur seraient pas profitables.

     Ce n’est bien sûr pas nouveau. Les États-Unis sont depuis longtemps habitués à intervenir dans les affaires du monde. Depuis 1947, ils même ont participé à plus de 70 changements de régime, en violation flagrante du droit international ! Pascal disait que la force sans le droit est injuste – mais le droit sans la force nécessaire pour l’instituer et le garantir n’est qu’un mirage ou un vœu pieux.

     Trump est interventionniste comme l’ont été presque tous ses prédécesseurs, mais il l’est d’une façon nouvelle. D’une part, il souhaite se borner à des interventions rapides (quelques semaines pour l’Iran, quelques heures pour Maduro), sachant que sa base électorale n’acceptera pas un enlisement du type Vietnam ou Afghanistan. D’autre part, et surtout, il abandonne sans état d’âme le vernis idéologique ou moral dont les Américains étaient jusqu’ici coutumiers. Abandonnant toute hypocrisie, il ne prétend pas se battre pour imposer « la démocratie libérale et la liberté » (freedom and democracy). Et c’est sans aucun souci de justification idéologique ou morale qu’il s’arroge un droit quasi souverain sur le destin politique de tous les États qui ne lui déplaisent.

     Trump a annoncé que les États-Unis vont désormais « diriger » le Venezuela. Il n’a pas dit comment (Marco Rubio comme gouverneur ?). Dans l’immédiat, l’enlèvement de Maduro est un précédent dont la Chine pourra se prévaloir lorsqu’elle envahira Taiwan, et dont Poutine pourra se servir pour ridiculiser les prétentions des Occidentaux à lui donner des leçons en matière de respect des frontières. A Kiev, Zelensky a déjà suggéré à Donald Trump de faire enlever le président tchétchène !

     Cette tactique est en revanche en parfaite consonance avec les orientations de la nouvelle « stratégie de sécurité nationale » (National Security Strategy) rendue publique le 5 décembre dernier par la Maison-Blanche. Les États-Unis y font savoir sans états d’âme que l’hémisphère occidental est désormais leur zone d’influence exclusive – leur chasse gardée. Les « réseaux d’alliance et alliés » des Etats-Unis y sont mentionnés à la rubrique « moyens à la disposition de l’Amérique pour obtenir ce que nous voulons », ce qui a le mérite de la clarté. Révélateurs sont les mots utilisés par Stephen Miller, conseiller politique de Trump, pour justifie l’intervention américaine à Caracas : « Nous vivons dans le monde réel, un monde régi par la force, la puissance et le pouvoir ». Ce qui signifie clairement que les droits de l’homme, les considérations morales et l’Etat de droit n’appartiennent pas au « monde réel ».

Business first !

     Trump en raisonne en hommes d’affaires, en termes de deals et de profits. Abandonnant aussi la doctrine du libre-échange, il utilise les tarifs douaniers pour en faire des outils de politique et de géostratégie. Dans tous les domaines, les Etats-Unis assument désormais un réalisme brutal : seuls comptent les rapports de force. On peut parler de « loi du plus fort » ou de « loi de la jungle », ou encore de retour à l’« état de nature » tel que le concevait Thomas Hobbes. Mais on peut aussi se demander si ce tournant radical ne marque pas plus simplement un retour à une conception réaliste de ce qu’est véritablement la politique, dont le moteur et la marque caractéristique ont de tout temps été l’inimitié.

     Le tournant majeur est donc celui-ci : Washington veut toujours pouvoir intervenir partout dans le monde où il le veut, mais ne prétend plus agir en garant d’un ordre normatif universel. Il n’agit plus en défenseur de l’ordre libéral international mis en place après 1945, mais en fonction de ses seuls intérêts nationaux et régionaux. Qu’importent les frontières et les Etats amis ou alliés, seuls comptent les intérêts de l’Amérique. Comme l’a écrit l’ancien secrétaire d’État Pierre Lellouche, « cette Amérique a volontairement abdiqué son rôle de leader du “monde libre”, et plus encore de garant d’un ordre international reposant sur des règles. Ce qui compte, ce sont ses intérêts ». Dans ce contexte, la légalité internationale n’est qu’un instrument comme les autres, au même titre que le dollar ou l’extraterritorialité du droit américain.

     A qui le tour maintenant ? La prochaine intervention américaine visera-t-elle l’Iran, Cuba, le Groenland, la Colombie ou le Mexique ? Le Groenland est un territoire constitutif du royaume du Danemark (il l’était déjà avant que ne soit proclamée l’Indépendances des Etats-Unis !) Il recèle 1,5 million de tonnes de « terres rares » (contre 2 millions aux Etats-Unis). Outre son intérêt géostratégique évident, son annexion par Washington permettrait aux Etats-Unis de devenir le pays le plus peuplé de la Terre (22 millions de km2, contre 17 millions à la Russie et 9,5 millions à la Chine). Pourquoi le Groenland ? Réponse de Trump : « Parce que les Etats-Unis en ont besoin ». C’est aussi simple que cela. Le Danemark est aussi membre de l’OTAN. Et alors ?

     Trump parle déjà de « mon hémisphère », comme il dirait « ma femme » ou « ma voiture ». Pour revendiquer tous les droits dans les pays d’Amérique latine, qu’il considère comme son arrière-cour, il allègue la célèbre « doctrine Monroe ». Mais l’interprétation qu’il en donne ne correspond pas à la réalité historique.

Une « doctrine Monroe » dévoyée

     Dans son discours du 2 décembre 1823, le président James Monroe n’avait nullement voulu conférer aux États-Unis le droit d’intervenir à leur gré dans l’hémisphère occidental ou de s’immiscer outre-mesure dans les affaires des pays du continent latino-américain. Sa « doctrine » consistait uniquement à refuser toute intervention européenne sur le continent américain. C’est aux Européens qu’il s’intéressait lorsqu’il affirmait, « comme principe touchant les droits et les intérêts des États-Unis, que les continents américains […] ne sauraient être considérés comme des sujets de colonisation future par quelque puissance européenne que ce soit ». C’est bien pourquoi Carl Schmitt s’était prononcé en son temps en faveur d’une « doctrine Monroe européenne », interdisant aux pays anglo-saxons toute présence ou intervention militaire sur le territoire européen, mers comprises.

     On ne peut certes pas reprocher à Trump de vouloir défendre en priorité les intérêts de son pays. On devrait plutôt se demander pourquoi les Européens ne se préoccupent pas d’abord de défendre les leurs. La réponse est simple. La construction européenne ayant été liée depuis ses débuts au lien transatlantique, ils ne parviennent pas à comprendre que l’Europe pourrait aussi se construire sans eux.

La démission de l’Europe

     Les Européens répètent qu’ils ont besoin des États-Unis et qu’ils veulent rester à tout prix leurs alliés au moment où ceux-ci leur font savoir qu’ils n’ont nullement besoin d’eux. Habitués à se tenir en vassaux soumis, ils sont tétanisés de peur à l’idée de s’opposer frontalement à la Maison-Blanche. Alors que l’on assiste en direct à un « découplage » historique au sein de l’Alliance atlantique, ils se refusent à en tirer la leçon. Ils s’accrochent à Washington comme un chien qui prétendrait négocier la longueur de sa laisse. Au lieu de rechercher les moyens de devenir une puissance autonome, ils sont prêts à accepter d’être humiliés comme l’a été Ursula von der Leyen, lorsqu’elle s’est rendue le 27 juillet dernier sur le golf privé de Trump en Écosse et a cédé sans protester à ses exigences en matière de droits de douane imposés à l’Europe.

     S’en remettre aux Américains du soin de garantir leur défense, ce que les Européens font depuis des décennies, impliquait déjà de leur part un abandon de souveraineté. Au moment où la garantie américaine disparaît, loin de vouloir récupérer leur souveraineté, ils multiplient les démarches pour se proclamer plus que jamais des vassaux. Qu’il s’agisse des données, d’intelligence artificielle, de mise à jour de logiciels, de moyens de défense, l’Europe reste à la merci du bon vouloir américain, au moment même où les Etats-Unis déclarent froidement qu’il ne faut plus compter sur une protection qui leur coûte trop cher. Ils invoquent le droit international, qui a quasiment disparu, ils parlent de solidarité occidentale alors que l’« Occident » a également disparu, ils persistent à vouloir rester au sein de l’OTAN alors que celui-ci est en passe d’éclater. N’ayant toujours pas compris que l’on est en train de changer de monde (de Nomos de la Terre), ils se raccrochent désespérément au monde ancien qui disparaît sous leurs yeux.

     En cas d’annexion du Groenland, ils protesteront, mais se garderont bien d’engager des représailles. Or, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, pourrait très bien, par exemple, revenir sur sa récente décision d’acquérir des avions de chasse F-35 américains, au lieu de s’équiper d’avions européens (quand la France s’en était étonnée, elle avait répondu que son pays se sentirait toujours plus proche de Washington que de Paris !). Les Européens donneront de la salive et de la voix, et rien d’autre. Une fois encore, ils seront inexistants, faute de moyens, et surtout de volonté.

     On en revient au constat fait il y a plus de 2000 ans par Thucydide : « Les forts font ce qu’ils peuvent et les faibles subissent ce qu’ils ont à subir ». Les faibles, aujourd’hui, ce sont les Européens.

Alain de Benoist, Revue Eléments

. Iran : ni chah ni statu quo

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#webtube : Avec leurs gros sabots, les médias réduisent souvent la crise iranienne à une fable opposant un peuple héroïque à un régime obscurantiste. Or, malgré une répression avérée, la complexité de la situation iranienne résiste aux scénarios simplistes. À moins de prendre ses souhaits pour des faits, il est difficile de présager de l’avenir de ce pays-empire. Bombardera, bombardera pas ? Quelle que soit la décision de Trump, l’Iran est entré dans une zone grise, instable et dangereuse.

C’est la dernière série à la mode. Du sang, des larmes et un prince en exil prêt à se battre jusqu’au dernier manifestant tué. À longueur de plateaux télévisés, Les experts Téhéran déroule un scénario des plus simplistes : une population opprimée se soulève contre les mollahs pour conquérir la démocratie et la laïcité aux dépens du grand méchant Guide Khamenei. À droite notamment, beaucoup réécrivent l’histoire de manière manichéenne et manipulent les fantasmes au gré de leur agenda politique (au choix : rétablir la monarchie, voir chuter un régime islamiste, fustiger La France insoumise, etc.). Faute de sources fiables, il est pourtant difficile de mesurer la réelle popularité du fils du chah Reza Pahlavi – dont le nom apparaît au cours de nombreuses manifestations. Sujet scabreux s’il en est, on évalue tout aussi malaisément le nombre de victimes de la répression étatique. Certaines sources parlent aujourd’hui de douze mille morts tant les morgues débordent de cadavres…

La République islamique dos au mur

Parti du bazar de Téhéran, le mouvement de contestation se voulait d’abord économique : 50% des Iraniens vivent au-dessous du seuil de pauvreté et doivent se démener pour survivre. La population a en effet perdu la moitié de son pouvoir d’achat en un an. Les sanctions internationales et l’incurie du pouvoir ont eu raison de la classe moyenne locale, l’une des plus éduquées du Moyen-Orient. Certains comparent la crise iranienne aux dernières années de l’URSS, géopolitiquement affaiblie par le retrait d’Afghanistan et économiquement exsangue. Le parallèle paraît d’autant plus pertinent que la République islamique s’est enlisée dans la guerre de Syrie sans parvenir à sauver Bachar Al-Assad, a vu ses alliés du Hamas et du Hezbollah réduits à la portion congrue. Le gouvernement maintient à bout de bras une économie soviétisée. 60 % à 70 % du marché intérieur serait aux mains des Gardiens de la révolution, qui détiennent une part croissante du pouvoir dans ce régime clérico-militaire. Pour autant, l’histoire ne repasse jamais les plats – aucun Gorbatchev iranien n’a jusqu’ici émergé ; quid d’un futur Eltsine ?

Gare à ne pas abuser des amalgames. L’expression régime des mollahs ne rend d’ailleurs pas justice à la complexité de l’appareil politique iranien. Avant même l’instauration de la République islamique, les Gardiens de la révolution (pasdarans) sont nés dans la clandestinité et se préparent à y retourner. Du temps de la guerre contre l’Irak (1980-1988), Khomeini pensait le régime exposé au risque de coups d’État et comptait sur cette garde prétorienne  pour mener une éventuelle guérilla.  

« Arrogants » contre « déshérités »

Bien que le sujet soit tabou, il serait naïf d’ignorer l’implantation locale du Mossad, qu’Israël reconnaît sans difficulté. Sans ramener la vague d’opposition à une révolte pilotée de l’extérieur, cet aveu rappelle à quel point le pays est vulnérable aux ingérences extérieures. Dans leur propagande, les caciques de la République islamique reprennent la distinction entre monde de l’arrogance (éstékbar) et déshérités (mostazafin) que l’ayatollah Khomeini avait empruntée au penseur Ali Shariati. Comme de juste, après une apparence de dialogue, les manifestants ont été assimilés à des émeutiers puis à des terroristes à la solde de l’ennemi sioniste. Singulièrement puissante dans des petites villes de province, l’actuelle vague de manifestations n’est pas inédite dans son ampleur. En 2009, le trucage du second tour de l’élection présidentielle en faveur du président sortant Mahmoud Ahmadinejad avait mis dans la rue des millions d’Iraniens. Las, le « mouvement vert » avait plié face à la répression, son champion Mir Hossein Moussavi étant encore aujourd’hui assigné à résidence. Bis repetita en 2019 puis 2022, autour de revendications plus sociétales. Les cortèges scandant le slogan « Femme, vie, liberté » après l’assassinat de la « mal-voilée » Mahsa Amini n’ont pas trouvé de débouché politique. Mais les dirigeants ont dû lâcher du lest en allégeant l’oppression des femmes, de moins en moins voilées dans l’espace public.

Quelle issue ?

Au vu du contexte international, l’imprévisibilité de Donald Trump rend tout pronostic hasardeux. Bombardera, bombardera pas ? Depuis la capture de Nicolas Maduro à Caracas, Téhéran a compris le message : la relative mesure des frappes américaines de juin dernier sur les sites nucléaires est potentiellement révolue. Mais quid de l’après ? Trump aspire-t-il à renverser Khamenei, primus inter pares de la République islamique, ou le régime tout entier ? Le précédent vénézuélien semble plaider pour la première option mais, comme le répètent les chaînes d’information, toutes les options seraient sur la table du Bureau ovale, peut-être même la négociation. Aux yeux de Trump, la frappe militaire précède souvent le dialogue, conformément à sa vision transactionnelle de la diplomatie. Pour y voir plus clair, le  Quincy Institute for Responsible Statecraft a réuni hier des universitaires irano-américains lors d’un webinaire. Les débats roulaient autour de trois axes : les revendications du peuple iranien, la stratégie américaine et les possibles évolutions du régime.

De l’avis général, la colère ne s’éteindra pas. Mené par la classe moyenne paupérisée, le mouvement d’opposition n’entend pas nécessairement déboulonner le régime. Vali Nasr, professeur à la Johns Hopkins, imagine une possible intervention des forces militaro-politiques iraniennes : « Les Gardiens de la révolution ne forment pas un bloc monolithique. Ils sont loyaux à l’Iran – et non pas à Khamenei. Si une opportunité se présente, un ancien général comme Ghalibaf (Ndlr : président du Parlement) pourrait prendre une décision pragmatique. Il existe un État profond iranien, avec ses bureaucrates et ses technocrates, qui pourrait gouverner après l’éviction de Khamenei. Un putsch n’est pas exclu ». Lundi, tout le ban et l’arrière-ban de la République islamique s’est mobilisé pour marcher contre la violence et les destructions causées par l’insurrection. L’ayatollah Hassan Khomeini, critique discret du régime et petit-fils de son fondateur, y a même été aperçu.

Conspué, le pouvoir iranien ne plie pas l’échine. Le directeur du site Amwaj.media Mohammad Ali Shabani souligne par ailleurs l’esprit de responsabilité qui anime la majorité des Iraniens : en juin dernier, les bombardements israéliens auraient tué un millier de membres des forces de sécurité, sans parler des physiciens nucléaires assassinés. Le souvenir de la « guerre des douze jours » inquiète donc une grande partie du peuple soucieux de l’instabilité qui résulterait de l’effondrement du système. Dans ce pays-empire fragmenté en une infinité de peuples (Kurdes, Azéris, Baloutches, Arabes, Talech…), un chaos généralisé ne ravirait personne.Ellie Geranmayeh, membre de l’European Council on Foreign Relations, imagine qu’en cas de bombardement américain, Benyamin Netanyahou pourrait surenchérir. Or,alors que l’administration Trump voudrait un Iran fort connecté au Moyen-Orient et aux intérêts américains, le gouvernement israélien n’aspire qu’à démanteler l’Etat et la puissance qu’est l’Iran. Tel un prédateur acculé dans sa grotte, l’appareil iranien entre dans la zone de tous les dangers.

Daoud Boughezala, Revue Eléments

. Les juges politisés vont-ils faire élire Jordan Bardella ?

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#webtube : L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il est évident que certains juges veulent sauver leur République idéologique du « péril » de la droite. On ne reviendra pas sur les affaires Fillon et Sarkozy, puisque l’actualité est aujourd’hui le procès en appel de Marine Le Pen.

Un procès politique

La puissance des juges est manifeste. Ils peuvent éliminer de la compétition démocratique la candidate favorite à l’élection présidentielle, l’élection phare. Les médias systémiques approuvent, au nom de l’État de droit. Marine Le Pen elle-même s’incline, changeant quelque peu sa ligne de défense dans l’espoir d’une clémence en appel.

La députée du Pas-de-Calais, condamnée en première instance à quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés, a cessé de clamer son innocence pour admettre qu’elle avait peut-être, involontairement, commis un délit, mais que le Parlement européen n’avait jamais donné l’alerte, résume Le Monde, sans revenir d’ailleurs sur le scandale absolu de l’exécution provisoire.

Mais si Marine Le Pen, victime de lois votées par des députés aujourd’hui repentants, est écartée de la présidentielle, la magistrature contaminée par le syndicalisme dominant devrait-elle s’en réjouir ? Pas si sûr. En effet, si ce n’est elle, ce sera Bardella.

Jordan Bardella, favori devant Marine Le Pen ?

Or, aujourd’hui, une chose est établie par les sondages : Jordan Bardella a plus de chances de gagner que la fille de Jean-Marie, qui porte encore le nom des maudits du système.
« Jordan Bardella peut gagner à ma place », déclarait Marine Le Pen à La Tribune du Dimanche, peu avant le passage à la nouvelle année, au sujet de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Jugée dans un second procès qui débute ce mardi 13 janvier dans l’affaire dite des assistants parlementaires du RN, la cheffe de file du parti a-t-elle accepté son sort ? Si son avenir judiciaire demeure très incertain, sur le plan politique, Marine Le Pen semble s’être résolue à céder la place pour la prochaine échéance nationale.

Jordan Bardella, personnalité politique préférée des Français, ferait aujourd’hui un bien meilleur candidat que sa mentore pour représenter le RN, selon un sondage de l’institut Verian pour Le Monde et la revue L’Hémicycle, paru le dimanche 11 janvier. Le président du RN « a le plus de chances de remporter l’élection présidentielle » pour 49 % des Français, contre 18 % pour Marine Le Pen.

Jordan Bardella commence 2026 en tête du peloton. Il occupe la première place du baromètre Cluster17–Le Point du mois de janvier, avec 38 % d’opinions favorables (-1 %), devant Marine Le Pen (38 %) et Marion Maréchal (28 %).
« Le RN, et plus largement l’espace de la droite identitaire, tire parti de la crise politique », tranche Jean-Yves Dormagen, président de Cluster17.

À titre personnel, Jordan Bardella a gagné neuf points de popularité depuis janvier 2025.
« Dans le prolongement du procès Le Pen, il est identifié comme potentiel futur leader, décrypte Jean-Yves Dormagen. Il bénéficie également d’un soutien plus important que Marine Le Pen dans les électorats Reconquête et RN. »

La jeunesse, défaut ou atout ?

Il est, finalement, plus fédérateur. On voit donc monter le procès en jeunesse et en incompétence. Pour l’incompétence, quand on voit où en est la France avec des “compétents” comme Juppé, Macron ou Bruno Le Maire, cela prête à sourire. Quant à la jeunesse, après le désastre Macron, il est vrai qu’un doute peut subsister chez l’électeur.

Cependant, comme le disait César : « À trente-trois ans, Alexandre a conquis le monde, et moi je n’ai encore rien fait. » Si l’on avait attendu qu’Alexandre ait soixante ans pour monter sur le trône, aurait-il osé son épopée ? Pas sûr.

Et comme l’a écrit Corneille — que plus personne n’étudie dans l’école de la déconstruction de l’héroïsme — :
« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »

Bardella est-il bien né ? À lui de le démontrer.

Quant aux juges, il serait amusant que leur élimination programmée de la fille du Borgne débouche sur l’élection d’un Bardella peut-être plus clairvoyant qu’ils ne le croient. Certains seront alors tentés — c’est déjà en cours — de lui coller quelques casseroles judiciaires pour l’affaiblir, car le calendrier ne permettra plus de l’empêcher.

Et puis ce serait politiquement insupportable : après Ménélas, hélas ; mais après Attila, holà.

Décidément, on a tort de ne plus étudier Corneille…

Pierre Boisguilbert, Polémia

. La chanson du jour, You Give Me Love – Marietta Fafouti et Gautier

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#webtube : « You Give Me Love » de Marietta Fafouti (en duo avec Gautier) est une véritable injection de bonheur. Entre pop entraînante et touches rétro, cette collaboration est un mélange rafraîchissant de voix douces et d’une mélodie qui reste en tête dès la première écoute.

#webtube : « You Give Me Love » by Marietta Fafouti (featuring Gautier) is a true burst of happiness. Blending catchy pop with retro touches, this collaboration is a refreshing mix of sweet vocals and a melody that sticks in your head from the first listen.

Source : Weboomedia – mytvvideogreece

. La géopolitique, Trump, et les européens : par Éric Zemmour

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#webtube : Dix jours après l’intervention des États-Unis au Venezuela, le président de Reconquête Éric Zemmour décrypte les enjeux géopolitiques de 2026 et décrit les fondements idéologiques qui ont mené les européens au second rang de la scène internationale.

Source : Youtube – VA Plus

. L’euro, un fiasco ? Périco Légasse reçoit Périco Légasse.

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#webtube : Avec Charles Gave, économiste, président de l’Institut des Libertés

https://youtu.be/kGElhqOmnKw

Source : Youtube – Sud Radio

. Plus personne ne parle de l’Ukraine et pourtant.. – François Asselineau

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#webtube : Mercosur, censure, tensions internationales : la France en danger de mort 🔷 François Asselineau

Source : Youtube – Tocsin

. Énergie, face cachée de la monnaie ? Sébastien Gouspillou et Pierre Noizat

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#webtube : Sébastien Gouspillou : Entrepreneur, Co-founder de BigBlock Group. Pierre Noizat : Entrepreneur, Fondateur de Paymium.

Source : Youtube – Thinkerview

. Stoppons net la charge de Trump : pour une Europe de l’Atlantique à l’Oural !

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#webtube : L’Europe n’a aucun moyen de s’opposer à Trump. Seul un changement d’alliance radical le stopperait net dans ses délires de conquête.

Une fois de plus, de Gaulle avait raison, nous sommes éminemment plus proches culturellement des Russes que des Américains, qui ont oublié depuis longtemps leurs origines européennes. Trump n’est pas notre allié, il nous méprise.

Quittons l’Otan et construisons la vaste Europe des nations, ce chantier fabuleux qu’il fallait lancer dès la chute de l’URSS en 1991. Belle occasion ratée. Mais il n’est jamais trop tard. La Russie, c’est l’Europe, nul ne peut la rejeter et les illuminés qui lui font la guerre aujourd’hui sans même comprendre pourquoi seraient bien avisés de relire l’histoire de notre continent.

Regardez où nous a menés notre soumission aveugle à Washington. Ce n’est pas Poutine qui nous agresse, c’est Trump qui a ordonné à ses forces spéciales de préparer un plan d’invasion du Groenland. Rien de plus facile, d’ailleurs. Les Américains ont déjà des milliers d’hommes sur place avec leur base spatiale datant de la guerre froide.

L’Europe ne fait qu’afficher son impuissance, son incapacité à protéger son propre territoire.

Ne soyons pas naïfs, ce n’est pas une poignée de soldats européens qui vont calmer Trump dans son projet d’annexer le Groenland. Cette initiative symbolique très discutable, visant à rappeler à l’insatiable hôte de la Maison Blanche qu’il s’attaque à un pays de l’Otan et à ses alliés européens, restés fidèles à l’Amérique depuis toujours, n’a aucune chance de succès.

Trump ne veut pas le Groenland pour des raisons de sécurité nationale comme il le prétend, mais pour s’emparer du trésor de l’Arctique où dorment 30 % du pétrole mondial et 50 % du gaz. Comme écrit précédemment, il veut s’emparer de l’arc polaire Alaska, Canada, Groenland pour contrer la Russie qui possède la moitié du continent arctique, avec plusieurs bases opérationnelles et une colossale flotte de brise-glace qui pèse 70 % de la flotte mondiale. Trump vient de réaliser que les États-Unis, avec seulement 3 brise-glace, affichent un retard de plusieurs décennies.

Le Groenland a donc de fortes chances de subir un coup de force sans combat, puisque ni les Européens, ni les Groenlandais n’ont les moyens de résister.

Je ne vois pas ce qui retiendrait Trump dans sa volonté de faire de l’Amérique une hyperpuissance inégalée face à la menace chinoise. Avec 1000 milliards de budget Défense et des ressources énergétiques inépuisables, Trump se pense invincible et ne reculera pas.

Rappelons qu’un peuple qui n’a connu que 20 ans de paix depuis sa naissance en 1776, un peuple dominateur qui a exterminé les Indiens durant la Conquête de l’Ouest, un peuple qui a vitrifié hommes, femmes, enfants, bébés et vieillards sous le feu nucléaire à Hiroshima et Nagasaki, un peuple qui a lancé maintes expéditions coloniales depuis 1945 sans raison majeure autre que de céder au désir des lobbys de l’armement et du pétrole, un tel pays n’a pas l’intention de se référer au droit international ou à un quelconque respect que l’on doit à ses alliés. L’Amérique n’a plus ni amis ni alliés. Elle n’a que mépris pour tout ce qui n’est pas américain.

C’est pour cela que la seule mesure qui stopperait net la charge de l’éléphant Trump serait un changement d’alliance à 180°. Un rapprochement avec la Russie, tel qu’en rêvait le Général. Que la France post-Macron initie ce revirement et bien d’autres pays européens suivront.

À part Macron, qui veut d’une guerre de cent ans avec la Russie ? Notre avenir, c’est une Europe des nations intégrant la Russie, laquelle préférerait mille fois partager son trésor géologique avec l’Europe chrétienne qui n’a aucune matière première, plutôt que de nouer des alliances de circonstance avec le Sud global.

Et pour conclure, rappelons aux Groenlandais que s’ils deviennent citoyens américains, ils ne seront jamais considérés comme des WASP, lesquels continuent de tenir les commandes de l’Amérique. L’avenir des 56 000 habitants de l’île me paraît bien sombre.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque