. La « novlangue » vous salue bien

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#webtube : Derrière les provocations verbales de plus en plus abjectes de Jean-Luc Mélenchon se cache aussi son aisance à exploiter les failles du pouvoir politico-médiatique – ce dernier cherchant, jusqu’à la nouvelle façon de prononcer les noms, il est vrai, à nous imposer son dictionnaire. Analyse.

« Ce n’est pas parce que Monsieur Le Pen disait qu’il préfère le soleil à la pluie que le soleil lui appartient » ; cette phrase, qui a marqué son époque, prononcée par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy au sujet de l’immigration en France1, pourrait aujourd’hui être pleinement associée à la récente remarque de Jean-Luc Mélenchon concernant la prononciation du nom du criminel sexuel le plus décrié du monde, Jeffrey Epstein.

Derrière le parfum nauséabond utilisé par le patron de LFI autour de l’origine juive du roi déchu de la jet-set américaine, Mélenchon est loin d’être le seul à avoir remarqué la différence de prononciation des noms qui finissent par « stein », majoritairement d’origine juive allemande et dits depuis toujours « chteyn » en France, et la version « Epstine » que les médias américains, habités par ce dossier explosif, auraient imposée pour évoquer le scandale qui entache un nombre invraisemblable de gens influents de la société occidentale.

Si Mélenchon voit dans cette manœuvre politico-phonétique la volonté de ses auteurs de russifier le nom du prédateur financier — ce qui est, il est vrai, dans le contexte actuel de guerre hybride entre l’Occident et la Russie, de nature à diaboliser davantage le malfaiteur (« Epstine » sonne presque comme « Eltsine », sic) — cette astuce sémantique confirme surtout la tendance à la création d’un nouveau langage, dans lequel les mots sont soigneusement choisis par un pouvoir dont l’identité précise nous échappe, mais qui nous guide depuis plusieurs décennies déjà dans la définition collective — et même individuelle — du bien et du mal.

Supprimer les nuances de la langue pour diriger nos pensées

Malgré tout le déchirement que chacun de nous peut ressentir à l’égard des jeunes filles, mineures, manipulées et abusées par l’impitoyable empire de l’homme d’affaires new-yorkais, il serait aussi légitime d’interpeller le terme « survivantes » employé à leur égard. Les malheurs et les souffrances humaines ne sont ni des sujets de compétition ni des objets de comparaison sur une quelconque échelle de la douleur ou des dégâts physiques et moraux. Mais s’agissant des crimes, le terme « survivant », depuis la Seconde Guerre mondiale et l’horreur de la Shoah, a reçu un statut à part. Les revenants de l’enfer des camps de concentration l’avaient mérité et nous, les générations qui ont suivi, leur devons au moins cette définition.

Les victimes d’abus sexuels méritent elles aussi un mot juste pour décrire leur souffrance. Mais l’utilisation du terme « survivant » pourrait presque laisser penser qu’un pouvoir invisible politico-médiatique cherche à vulgariser et ainsi banaliser les crimes du nazisme.

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Mais le dictionnaire de la bien-pensance contemporaine ne se limite pas à l’affaire Epstein, bien évidemment. Depuis quelques années déjà, nous sommes habitués à l’usage du terme « complotisme » pour désigner un avis qui tranche avec la version courante des élites au pouvoir afin d’expliquer un événement social ou géopolitique, ou encore à celui de « propagande ». Ce dernier est utilisé, le plus souvent, pour lier les auteurs d’opinions alternatives au président russe Vladimir Poutine, champion toutes catégories des maux de l’Occident, ou à son acolyte asiatique Xi Jinping.

Ces mots « outils », utilisés pour dénigrer un désaccord profond avec la version officielle et pour anéantir la moindre tentative de débat — qui est pourtant la base vitale d’une démocratie — nous ramènent, encore et toujours, au livre qui, hélas, avait pressenti, il y a 80 ans, les risques de dérives totalitaires que pouvait courir l’Occident : 1984, de George Orwell. L’une des armes les plus redoutables du parti de « Big Brother » fut la création d’un dictionnaire idéologique, avec pour objectif de « restreindre les limites de la pensée » au point de « rendre littéralement impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer2 ». On se souvient des formules les plus efficaces du régime politique d’Océania, dans 1984 : « La guerre, c’est la paix », « La liberté, c’est l’esclavage » et « L’ignorance, c’est la force ».

Les mots justes pour une société juste

L’uniformisation de la pensée moderne mainstream, celle qui ne distingue plus la guerre contre un régime terroriste et le génocide, les élans populaires patriotes et les mouvements néo-nazis, les abus sexuels et l’extermination raciale, la volonté d’un peuple de choisir son leader et l’ingérence étrangère, est un véritable poison lent, qui a déjà vu les sociétés européennes sombrer dans le déni de la perte de leur souveraineté, de leur compétitivité et, tout simplement, de leur raison d’être dans le monde d’aujourd’hui.

« La Révolution (totalitaire) sera complète quand le langage sera parfait », a prédit Orwell par la voix de l’un des personnages de son livre ô combien prémonitoire. Et si la survie de la France et de l’Europe se trouvait peut-être d’abord dans la capacité d’appeler les choses par leur véritable nom, dans la préservation et l’usage de toutes les nuances de la langue que tant de gens exceptionnels nous ont laissées en héritage ?


  1. https://www.dailymotion.com/video/x3hg1q7 ↩︎
  2. https://www.librairal.org/wiki/George_Orwell:1984_-Premi%C3%A8re_Partie-_Chapitre_V ↩︎

Leonid Berkovich, Causeur

. Feu, La Cinq ! Le jour où une chaine de télévision a disparu.

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#webtube : Monsieur Nostalgie se souvient avec émotion du lancement de La Cinq le 20 février 1986 et rétrospectivement considère qu’elle fut une expérience télévisuelle quasi-fantastique…

Je revois mon camarade, Alexandre, les yeux embués, lui le plus fidèle téléspectateur, l’indéboulonnable laudateur des programmes américano-italiens, le Berlusconien-Berrichon de cœur s’effondrer en 1992 dans son salon. Seul devant l’écran noir. Hébété. Perdu. Chien sans collier. Son principal repère venait de tomber. La Démocratie avait perdu. Ne comprenant pas pourquoi cette chaîne avait généré tant de haine et de jalousie. La Cinq n’était plus. Elle n’émettrait plus. Il l’avait soutenue dès le mois de février 1986, dès son origine. Il fut à la fois un disciple et un théoricien de cette aventure rocambolesque. Aucune émission de cette grille baroque tirant sur le rococo ne lui était étrangère.

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Il fut pour moi, un passeur, mieux un professeur. Sans lui, jamais, je n’aurais mesuré la portée métaphysique de cet objet. Alexandre analysait les séries et les variétés comme s’il découvrait un nouveau monde. Il avait compris, avant les autres, le pouvoir féérique et disruptif, flamboyant et un brin neurasthénique de cette création surréaliste aux reflets « m’as-tu vu ». Il regardait La Cinq avec les yeux purs d’un adolescent qui a peur du lendemain et qui cherche un moyen d’évasion, une porte de sortie à cet enfer rural. Notre environnement d’alors était comprimé dans un collège unique et la rotation d’un seul car par jour reliant la préfecture berruyère à notre village abandonné. Bien plus tard, il m’avoua que La Cinq l’avait sauvé, sauvé des raisonneurs, sauvé des injonctions civiques et des crises démocratiques, sauvé d’une pensée toute faite imposée au forceps. Là où certains virent l’avènement du mercantilisme et la fin d’une civilisation culturelle, lui avait saisi son pouvoir magique. Il n’était pas resté bloqué sur le côté outrancier de l’image, sa surabondance, son déversement, sa théâtralité assumée. La saturation fut certainement le plus grand atout de cette antenne ; La Cinq sidérait quand ses concurrents plus habiles, plus introduits, plus compatibles avec notre fausse souveraineté, louvoyaient. La Cinq ne mentait pas sur la marchandise, elle n’avait pas vocation à donner du sens ou à renforcer notre citoyenneté, elle était le terrain vague, ouvert à toutes les fantaisies et à toutes les constructions possibles. Son néant était un nouvel existentialisme. Alexandre s’était attaché à elle comme à un ami imaginaire. Quant il était face à un adversaire qui attaquait sa télé-champagne et ricanait sur sa profusion de paillettes, il souriait tout en regrettant que son interlocuteur ne perçoive pas l’exacerbation assumée, l’entrée dans un univers parallèle, bien plus profond et tentateur qu’il n’y paraissait.

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Selon lui, La Cinq ouvrait de nouvelles perspectives, sa décorrélation avec la réalité n’était pas un drame, son côté anesthésiant avait même des vertus curatives. Je le revois dans la cour de récréation argumenter, défendre la télé de Sivio devant des écoliers sceptiques, déjà perclus par l’esprit de la cohabitation et le sérieux des années 1980. Un jour, il me dit qu’il n’y avait rien de plus beau et de plus troublant qu’une émission présentée par Christian Morin et Amanda Lear où étaient invités Jean-Pierre Rives et Jeane Manson. Alexandre aimait Roger Zabel et Hubert Auriol, mais surtout le déferlement des séries le comblait de bonheur. Sur ce point-là, j’étais d’accord avec lui. Dans une Europe grossissante, dans une lutte des classes vieillissante, sur quoi la jeunesse de France pouvait-elle bien s’appuyer ? Alexandre répondait calmement : Happy Days, Kojak, Supercopter, Riptide, Chips, Arabesque, Mike Hammer, Arnold et Willy, Shérif fais-moi peur, Star Trek, Baretta, K 2000 ou l’Homme de l’Atlantide. C’était implacable. J’ai compris très récemment pourquoi cette chaîne avait tant séduit ma génération. En lisant Un nouveau fantastique de Jean-Baptiste Baronian, éditions l’Age d’Homme paru en1977, j’ai vu enfin clair. La Cinq était un objet éminemment fantastique car elle répondait aux deux facteurs constitutifs du fantastique selon l’auteur: « D’une part, le facteur qui amène, sinon provoque la déroute du réel. D’autre part celui qui suggère une ambiguïté. Autrement dit, tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, de façon tout à fait spectaculaire ou purement allusive, entretient une atmosphère d’étrangeté immédiate, irréductible à la raison raisonnante ».

Thomas Morales, Causeur

. Rachida Dati préfère Sophia Chikirou à Sarah Knafo

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#webtube : On n’y comprend plus rien à ce qui se passe dans Paris, c’est une véritable partie de poker menteur. A l’exception de Sarah Knafo, tout le monde ment et cache ses cartes. Jusqu’à Chikirou, qui ne prend jamais le métro, mais raconte que c’est peinard, surtout vers minuit. Et manifestement, Rachida préfère Sophia à Sarah… Pierre Cassen*

Source : Youtube – Riposte Laïque

. C’est la fin ? …

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#webtube : Comme toujours, Théo est là pour nous résumer la situation actuelle en Iran. A suivre pour mieux comprendre ce qu’il se passe.

Source : Youtube – Theo Malini



. « Road Trip » d’un jeune américain. Enthousiasmant !

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#webtube : Dans la vidéo de cette semaine, on entame notre incroyable « road trip » de 4800 km jusqu’en Alaska en plein hiver ! Merci beaucoup de nous suivre, on vous adore !

Source : Youtube – Saucy Seth

. La chanson du jour, Medley The Captain Of Her Heart/Every Breath You Take – Mina Mazzini

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#webtube : Dans ce medley magistral de « The Captain Of Her Heart » et « Every Breath You Take », Mina transforme l’énergie pop-rock originale en une ballade jazz-pop d’une sensualité rare. Sa voix glisse d’un titre à l’autre avec une fluidité déconcertante, prouvant une fois de plus qu’elle est l’une des plus grandes interprètes au monde.

#webtube : In this masterful medley of « The Captain Of Her Heart » and « Every Breath You Take, » Mina transforms the original pop-rock energy into a jazz-pop ballad of rare sensuality. Her voice glides from one track to the next with disarming fluidity, proving once again that she is one of the world’s greatest performers.

Source : Youtube – Mina Mazzini

. Météo : Une goutte froide va amener un changement météo.

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#webtube :Détail météo pour les prochains jours, semaine du 8 mars et à plus long terme. Chems Météo

Source : Youtube – Chems météo

. Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

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#webtube : Dans ce texte, Guillaume d’Aram de Valada défend l’idée que l’Occident se ment à lui-même depuis 1945, s’engageant dans un suicide collectif, entre haine de soi, mondialisme mortifère, repentance constante et auto-flagellation politique. Polémia

Aveuglement et haine de soi

Il y a une citation, en épigraphe du roman « Les Épées » de Roger Nimier, qui peut nous faire réfléchir dans ces temps troublés :

Surtout, ne vous mentez pas à vous-même. Celui qui se ment à soi-même perd le respect de soi et des autres. Il peut être le premier à s’offenser. On éprouve parfois du plaisir à s’offenser, n’est-ce pas ?
Jusqu’à en éprouver une grande satisfaction. Par-là même, on parvient à la véritable haine.

« Se mentir à soi-même », c’est à peu près ce que fait l’Occident depuis la fin de la deuxième déflagration européenne, en mai 1945. Mettre autant d’application à détruire petit à petit, en alternant les petites et les fortes doses, tout sentiment d’appartenance, toute réaction à l’oubli de sa grandeur passée, relève du suicide méthodiquement organisé.
Maintenant, on y est : on a le canon sur la tempe et le barillet est rempli, aucune chance d’en réchapper. Pour s’en sortir, pour ranger le pistolet dans le tiroir, il faut accepter de se redire la vérité, de se redresser, de refuser l’abandon, et enfin de repousser l’ennemi qui en nous s’installe.
Celui-là est connu depuis longtemps. Il a pour nom : mondialisme.

Le moteur du délitement : le mondialisme

C’est le mondialisme qui est à l’origine du délitement de nos sociétés occidentales, de cette non-volonté, de ce refus d’être fort et fier, cette machine à fabriquer de la lâcheté et à reculer sans cesse devant les impératifs d’un monde sans frontières : domination des marchés financiers sur la politique intérieure, effacement des liens ancestraux fondant les équilibres de la Cité.
C’est le parachèvement, en quelque sorte, de cette offense faite à soi-même pour parvenir à la véritable haine de soi.
Il ne faut pas chercher ailleurs.
Le terrorisme, qu’il soit islamiste ou idéologique, n’est en définitive qu’une conséquence de ce mondialisme destructeur de nations.
Les auteurs de ces crimes aveugles le savent aussi, c’est leur principale force.
Et les idéologues, de l’extrême gauche révolutionnaire aux libéraux apatrides, en font leur principal argumentaire contre le camp national. Il faut diluer.

Symptômes politiques et appel au sursaut

Les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme lynché et assassiné, nous ont apporté un témoignage de plus de cette autoflagellation chronique consistant plus à subir qu’à réellement prouver je ne sais quelle virginité idéologique.
C’est aussi une autre expression de la haine de soi.
Déjà, sans pouvoir avancer une réelle raison objective valable pour ne pas participer à l’hommage rendu à Quentin, samedi dernier, le RN a encore cru bon de remettre une pièce dans la machine de l’auto-diabolisation.
Médiapart, comme une officine à peine masquée des renseignements généraux qu’elle a toujours été, a cru bon de faire un article sur un des amis de Quentin, assistant parlementaire d’une députée RN de la Drôme, en lui attribuant des messages passés dans des réseaux sociaux prouvant sa « nazification avérée ».
À peine la parution de cet article, sans prendre le soin de la réflexion, voire de vérifier une éventuelle manipulation, le RN faisait un communiqué se désolidarisant avec virulence de cet assistant parlementaire, et en indiquant la procédure de son licenciement.
Pourquoi une telle réactivité face à cette éternelle entreprise méthodique de diabolisation orchestrée par ses pires adversaires ?
Ces derniers trouveront toujours, et inlassablement, des propos et des déclarations, souvent sorties de leur contexte, des étiquettes validant la diabolisation permanente.
Jusqu’à quand le camp national et le RN, son principal représentant susceptible de prendre les rênes du pouvoir politique en 2027, va-t-il tomber dans ces chausses-trappes dérisoires, en vue des dangers qui nous menacent ?
Car, parlons clair : le principal danger qui nous menace vient-il de l’ultra-droite, continuellement mise en avant par les gardiens d’un régime à l’abandon ?
Bien sûr que non !
Ces manipulations idéologiques grossières n’ont qu’un seul but : repousser le pays réel toujours plus loin pour lui imposer de ne plus savoir qui est qui et qui fait quoi ?
Alors, au lieu de devenir l’instrument de sa propre haine, non pas de l’autre mais de lui-même, le camp national ferait mieux de s’occuper de l’essentiel plutôt que du superficiel qui n’a, en définitive, qu’un objectif :
Le réduire à réagir plutôt qu’à agir.
Alors, bien sûr, on rétorquera que ces manipulations médiatiques et autres sont un véritable poison et qu’il faut impérativement y répondre.
J’en doute fortement et l’actualité récente en est une preuve.
Le pays légal, médiatique et institutionnel, s’écarte inexorablement du pays réel. Ce dernier, n’oubliant pas qui il est, d’où il vient, voulant rester fier de son histoire et de ses racines, veut sortir des ténèbres dans lesquelles le système en place veut le précipiter à jamais.
Refusons l’offense faite à nous-mêmes, retrouvons la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous avons été et la renaissance viendra. Ce sera au prix de ne plus verser dans la repentance perpétuelle, quelle qu’elle soit.
La vieille maxime romaine — Qu’importe qu’on nous aime, pourvu qu’on nous craigne — maintes fois répétée, est mise en application depuis longtemps par les pouvoirs politiques successifs et leurs supplétifs. Ces derniers, comme des chacals solitaires, traquent et frappent dans nos rues tout ce qui s’oppose à leur idéal mortifère. Ils n’ont pas d’autre motivation que de pousser leurs opposants à se soumettre à leur seule volonté, et de les faire disparaître.
Ils ne représentent finalement qu’eux-mêmes tout en concentrant toutes les attentions bienveillantes de ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur opposition à toute violence politique d’où qu’elle vienne.

Le problème, dans nos vieilles nations repues, et ça ne date pas d’hier, c’est le chef de meute. Il tousse parfois, reste couché, se prend souvent pour un mouton, et bêle du matin au soir.
Il met ses charentaises pour emmitoufler ses convictions, de peur que le froid glacial de ses trahisons vienne le frigorifier. Voilà, en quelque sorte, ce « respect humain », expression tombée en désuétude, illustrant bien cette vieille attitude bourgeoise consistant à plus se soucier de l’opinion d’autrui, et du qu’en-dira-t-on, que de se soucier de défendre bec et ongles ce qui doit être défendu.
Ce ne sont pas des charentaises dont a besoin la France. Elle a besoin de retrouver un chemin la menant à sa propre libération, et ça ne peut se faire qu’en acceptant de relever la tête au lieu de la courber à la moindre injonction, de garder le regard clair face à l’ennemi au lieu de le laisser nous imposer continuellement sa propre partition.

Jean Cau le disait mieux que quiconque :

Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l’heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier.
Jean Cau, La grande prostituée.

Guillaume d’Aram de Valada, Polémia

. Astéroïde, trou noir, extraterrestres : des fins du monde possibles – Luc Mary sur TVL

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Décembre 2032. L’astéroïde 2024 YR4, d’une cinquantaine de mètres de diamètre, risque de frapper la terre. Le risque d’impact reste faible (3 % à ce jour), mais possible. S’il touchait Paris ou New York, la mégapole disparaîtrait. L’énergie libérée serait des centaines de fois celle d’Hiroshima. Cette actualité rappelle une réalité profonde : la Terre a déjà connu cinq extinctions massives.

Quatre volcans démesurés et la chute d’un astéroïde géant ont fait disparaître 90 % des espèces. Ces fins du monde ne relèvent pas du mythe : elles sont inscrites dans les roches et les fossiles de notre histoire. Dans son ouvrage « Astéroïde YR4 2032 et onze fins du monde possibles », Luc Mary, historien des sciences, examine onze scénarios possibles, certes très peu probables, mais scientifiquement crédibles : impact d’astéroïde, réveil d’un super-volcan, tempête solaire, ou trou noir de passage…

Source : Youtube – TVL le Zoom

. Iran : des empires antiques à la République islamique, comprendre l’histoire d’une puissance au cœur des tensions avec Israël et les États-Unis

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Pour comprendre les tensions actuelles entre l’Iran, Israël et les États-Unis, il faut remonter très loin dans le temps. L’histoire de la Perse, devenue Iran au XXᵉ siècle, s’étend sur plus de trois millénaires et a façonné l’une des plus anciennes civilisations du monde. Empires antiques, conquêtes, islamisation, rivalités impériales puis révolution islamique : autant d’événements qui éclairent la position géopolitique actuelle du pays.

Une civilisation parmi les plus anciennes du monde

Les premières traces d’occupation humaine sur le plateau iranien remontent à près de 800 000 ans, avec des outils retrouvés dans l’actuel Baloutchistan. Au fil des millénaires, plusieurs civilisations se développent dans la région, notamment celles de Jiroft, de Shahr-e Sokhteh (« la cité brûlée ») ou encore les cultures du Lorestan.

Vers le IIIᵉ millénaire avant J.-C., apparaît le royaume d’Élam, centré autour de la ville de Suse, qui devient l’une des premières puissances de la région. Cette civilisation entretient déjà des relations et des rivalités avec la Mésopotamie voisine.

L’âge des grands empires perses

Au Ier millénaire avant J.-C., des peuples iraniens venus d’Asie centrale s’installent sur le plateau. Parmi eux, les Mèdes et surtout les Perses, qui fondent l’un des plus grands empires de l’Antiquité.

L’empire achéménide, créé au VIᵉ siècle avant J.-C. par Cyrus le Grand, s’étend de l’Égypte à l’Asie centrale et devient alors le plus vaste empire du monde connu. Les Perses mettent en place une administration relativement tolérante, fondée sur des provinces autonomes appelées satrapies.

Cet empire décline après les guerres contre les Grecs et est finalement conquis en 330 av. J.-C. par Alexandre le Grand. La région passe ensuite sous domination grecque, avant l’émergence de nouveaux empires iraniens, notamment les Parthes puis les Sassanides.

Ces derniers dirigent un puissant empire entre 224 et 651, rival direct de Rome puis de Byzance. La civilisation perse influence profondément l’art, l’administration et la culture du monde antique.

La conquête arabe et l’islamisation

Au VIIᵉ siècle, l’empire sassanide s’effondre face à la conquête arabo-musulmane. L’Iran est progressivement islamisé, mais conserve sa langue et une forte identité culturelle.

Sous les califes abbassides, de nombreux savants iraniens jouent un rôle majeur dans la science et la philosophie du monde islamique. Des figures comme Avicenne marquent durablement l’histoire intellectuelle.

À partir du IXᵉ siècle, plusieurs dynasties locales iraniennes retrouvent une certaine autonomie et contribuent à la renaissance de la langue persane et de la culture nationale.

Invasions mongoles et recomposition du pouvoir

Au XIIIᵉ siècle, l’invasion de Gengis Khan provoque des destructions massives et un effondrement démographique. L’Iran passe ensuite sous la domination de différentes dynasties turco-mongoles, dont les Timourides.

Malgré ces périodes de violence, la culture perse connaît de nouveaux développements artistiques et intellectuels.

Les Safavides et la naissance de l’Iran chiite

Une étape essentielle de l’histoire iranienne intervient au XVIᵉ siècle avec la dynastie safavide. Le shah Ismaïl Ier impose alors le chiisme comme religion officielle.

Cette décision marque durablement l’identité religieuse de l’Iran et le distingue de ses voisins majoritairement sunnites, notamment l’Empire ottoman.

Sous Shah Abbas Ier, l’empire safavide connaît un âge d’or culturel et commercial, avec la transformation d’Ispahan en capitale prestigieuse.

L’ingérence des puissances occidentales

À partir du XIXᵉ siècle, la Perse devient l’objet de rivalités entre la Russie et la Grande-Bretagne, dans ce que l’on appelle le « Grand Jeu ». Le pays perd plusieurs territoires et subit une forte influence étrangère.

La découverte du pétrole au début du XXᵉ siècle accentue encore l’intérêt des puissances occidentales.

En 1906, une révolution constitutionnelle impose la création d’un parlement, mais la monarchie reste fragile.

Le régime du Shah et l’influence américaine

En 1925, la dynastie Pahlavi prend le pouvoir avec Reza Shah, qui modernise le pays et adopte officiellement le nom d’Iran en 1935.

Son fils Mohammad Reza Pahlavi poursuit cette politique de modernisation rapide, soutenue par les États-Unis pendant la guerre froide. Le régime devient cependant autoritaire et suscite une opposition croissante.

Un événement majeur survient en 1953, lorsque le Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui avait nationalisé le pétrole iranien, est renversé lors d’un coup d’État soutenu par la CIA et les services britanniques. Cet épisode reste un traumatisme durable dans la mémoire politique iranienne.

La révolution islamique de 1979

Le mécontentement social, politique et religieux aboutit à la révolution de 1979. Le Shah quitte le pays et l’ayatollah Rouhollah Khomeini instaure la République islamique d’Iran, fondée sur le pouvoir du clergé chiite.

Ce nouveau régime se définit rapidement en opposition aux États-Unis et à leurs alliés régionaux, notamment Israël.

La guerre et les tensions contemporaines

Peu après la révolution, l’Iran est plongé dans une guerre meurtrière contre l’Irak de Saddam Hussein entre 1980 et 1988, conflit soutenu par plusieurs puissances occidentales.

Depuis lors, les relations entre l’Iran et les États-Unis restent profondément conflictuelles, notamment autour de la question du programme nucléaire iranien.

L’hostilité envers Israël constitue également un pilier de la politique régionale de la République islamique.

Une puissance régionale au cœur des crises

Aujourd’hui, l’Iran reste l’un des acteurs majeurs du Moyen-Orient, impliqué dans de nombreux conflits indirects au Liban, en Syrie ou au Yémen.

Les tensions actuelles avec Israël et les États-Unis s’inscrivent donc dans une histoire longue, marquée à la fois par l’héritage d’une grande civilisation, la mémoire des ingérences étrangères et la volonté de s’affirmer comme puissance indépendante dans la région.

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