. 60 à 70 % des armes envoyées à l’Ukraine seraient détournés

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#webtube : C’est, hélas, une constante sur « les théâtres de guerre » : les armes ont tendance à s’évaporer. Plus de 600.000 armes auraient été détournées depuis le début du conflit en Ukraine, alimentant un trafic qui risque d’exploser avec la fin de la guerre.

À huit jours de Noël, les dirigeants de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, s’entendaient sur un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Prêt à taux zéro pour les Ukrainiens mais, il est toujours bon de le rappeler, pas pour les Français qui financent leur dette souveraine à un taux frisant les 3,5 %.

« Il s’agit d’un soutien important qui renforce véritablement notre résilience », s’est félicité Volodymyr Zelensky, lequel doit rencontrer Donald Trump dimanche, en Floride. La réunion, nous dit-on, portera sur « les sujets sensibles », et notamment celui de « la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les soldats russes, dans le sud ». Pendant les négociations, la guerre continue… et aussi le trafic d’armes.

C’est une constante : les conflits nourrissent les trafics

C’est, hélas, une constante sur « les théâtres de guerre » : les armes ont tendance à s’évaporer. L’ONG suisse Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) estimait ainsi, dans un rapport de juin 2024, à près de 600.000 les armes « perdues ou volées », depuis le début du conflit en Ukraine, en 2022. Un an et demi plus tard, ce chiffre a sans aucun doute bondi. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien dans son papier du 22 décembre, « avant l’invasion russe, le pays avait déjà la réputation d’être une plaque tournante du trafic d’armes ». À cela, il faut ajouter les récentes affaires de corruption massive au sommet de l’État, impliquant des proches de Zelensky, et l’on comprend les inquiétudes accrues au moment où les Européens s’apprêtent à déverser la manne sur l’Ukraine. Certes, toutes ces armes – détournées essentiellement par les soldats eux-mêmes – ne finissent pas forcément dans les mains des trafiquants, mais au point où en est aujourd’hui le conflit, la question de la traçabilité se pose avec d’autant plus d’acuité que, nous dit Régis Le Sommier« le marché parallèle du trafic d’armes a été renforcé par cette guerre, continue et devrait continuer à l’être », tout comme « les conflits des Balkans ont irrigué le marché largement après la fin des hostilités ».

À ce sujet — Grande seigneuresse, Ursula von der Leyen « prête » 90 milliards à l’Ukraine

Des armes qui n’arrivent pas sur le front

Régis Le Sommier n’est pas, comme certains, reporter de guerre en chambre. S’il a couvert tous les grands conflits de ces dernières années (Irak, Afghanistan, Syrie…), c’est depuis le terrain. Spécialiste des questions militaires, ayant suivi des opérations au sein de l’armée de terre des États-Unis et du corps des Marines, ses informations, sourcées auprès des états-majors, détonnent souvent dans le ronron ambiant.

Il nous rappelle ainsi un scandale remontant quelques mois en arrière et portant sur la livraison d’obusiers. « Les fonds ont été versés mais les obusiers ne se sont jamais matérialisés », dit-il. Certes, une fois encore, « tout cela existe depuis la nuit des temps », mais l’arrivée de Trump fait que « les Américains ont pris les choses en main ». On semble donc aujourd’hui « plus à même de constater l’ampleur des détournement qui existaient mais qu’on ne pouvait pas tracer ». Question de volonté, donc, plus que de technique car, rappelle Régis Le Sommier, CBS News avait été prié d’annuler la diffusion d’un reportage affirmant que seulement 30 à 40 % des armes parvenaient sur les lignes de front. Motif invoqué : « Ce n’était « pas le moment » de divulguer ce type d’information. »

Des informations que le reporter lui-même a pu vérifier. « J’ai eu l’occasion de couvrir la guerre en Ukraine, au début côté ukrainien et, ensuite, côté russe, nous dit-il. Je me souviens d’un séjour, en 2023, dans un secteur du front du Dombass, un peu au nord de Bakhmout. À l’époque, j’ai eu l’occasion de discuter avec des militaires russes et de leur demander quel type d’armement ils utilisaient et qui étaient les unités qu’ils avaient en face. C’était des unités d’élite comme le bataillon Kraken, par exemple. » Alors qu’il demandait aux soldats russes s’ils s’étaient trouvés face à des armes occidentales, ceux-ci lui avaient répondu n’en avoir encore jamais vu. Comme eux, les bataillons ukrainiens n’avaient « que des armes russes ». Bien sûr, dit Régis Le Sommier, « cela ne prouvait pas que les armes étaient détournées, mais elles n’arrivaient pas jusqu’au front ». Or, « c’était en janvier 2023, la guerre avait commencé un an plus tôt et les livraisons d’armes avaient été faites. À cette date, on arrivait à la livraison de chars lourds, donc on était déjà passé par toute la gamme de livraisons d’armes et celles-ci, visiblement, n’arrivaient pas jusqu’au front, puisque les Russes disaient qu’ils ne voyaient aucune arme occidentale aux mains des Ukrainiens. »

« Il y a forcément des réseaux de trafiquants d’armes en Ukraine », et comme ce fut le cas avec la guerre des Balkans, « il est sûr que le marché parallèle du trafic d’armes a été renforcé par cette guerre et qu’il va continuer à l’être ». Financé par nos impôts…

Marie Delarue, dans BV

. Trêve de Noël : le calme avant la tempête

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#webtube : Dès demain reviendra la réalité : celle d’une France fragmentée, déboussolée, humiliée, sans projet fédérateur. Chacun sait qu’un débat budgétaire ubuesque nous attend dès le début de l’année, et fort techniquement, une loi spéciale permettra à la machine étatique de fonctionner. Des décennies d’irresponsabilité politique ne s’effacent pas un jour. 

L’origine en remonte à l’élection de François Mitterrand en 1981. Et c’est toujours avec agacement que j’entends dire, y compris dans les rangs de la droite conformiste, qu’il a été le dernier « grand Président », simplement parce qu’il prenait la posture. Les décisions qu’il prit furent une succession d’erreurs ou d’aberrations. Avec lui commence la déraison budgétaire, la croyance absurde que l’on peut s’enrichir en travaillant moins, la gabegie des deniers publics dans des mesures absurdes et purement idéologiques comme les nationalisations, l’intempérance en matière de fonction publique, pour finir par brader, de façon parfaitement consciente, la souveraineté de la France entre les mains technocratiques de l’Union européenne. C’est-à-dire de nous priver des moyens d’agir dans l’intérêt de la nation. Il l’a confié à un des ses proches : « Je suis le dernier des grands Présidents […]. Après moi, il n’y en aura plus d’autres […]. À cause de l’Europe, à cause de la mondialisation […] » Or, c’est lui qui a poussé à faire adopter, de justesse et avec la complicité de Chirac, le traité de Maastricht et ce sont ses amis Jacques Delors et Pascal Lamy qui ont mis en œuvre le marché unique européen et son corolaire, la mondialisation.

50 années d’irresponsabilité

Ces hommes de gauche ont sciemment torpillé l’économie productive au profit de l’économie mercantile, ont favorisé le moins-disant social par la recherche effrénée de la baisse des coûts de main-d’œuvre favorisée par la mondialisation, ont promu la financiarisation de l’économie. Et avec un cynisme confondant, laissé tomber le « prolétariat », abandonné à son sort au profit « des minorités ». Le centre et la droite n’ont pas redressé la barre, aveuglés par le miroir aux alouettes européen. Ils ont poursuivi la course effrénée aux « aides » à visées électoralistes et à l’assistanat, conséquences du déclassement social induit par des politiques économiques, commerciales et fiscales absurdes. Et pour couronner le tout, rien de sérieux n’a été entrepris pour réduire, contrôler et encadrer l’immigration. Cinquante années d’irresponsabilité ont mené à la constitution d’une minorité, équivalant à plus de 10 % de la population française, de personnes appartenant à une autre civilisation que la nôtre, l’islam, qui de surcroît s’est forgée, depuis l’origine, contre elle. Il est évident qu’il est plus compliqué, en dehors de toute généralisation malvenue, d’intégrer au corps de la nation une population nombreuse dont les références et les mœurs sont différentes des nôtres, constituée en une communauté à fondement religieux (« l’oumma »), que des Italiens, des Polonais, des Espagnols ou des Portugais.

De par le monde, les sociétés multiculturelles sont plus difficiles à faire vivre en harmonie que les sociétés plus homogènes sur le plan de la civilisation. Il eût été intelligent d’en tenir compte et de conduire des politiques de contrôle et de choix de l’immigration fortes et d’adopter des mesures d’intégration tout aussi fortes. Rien de cela n’a été fait et les politiciens d’hier et d’aujourd’hui nous lèguent une situation périlleuse pour l’avenir.
Ils nous ont bercés de niaiseries sur les « valeurs de la République » et les droits de l’homme sans jamais définir ce fatras idéologique qui n’est guère plus qu’un slogan, car la République n’a finalement d’autres valeurs que l’opinion dominante du moment électoral, puisqu’elle ne reconnaît ni transcendance ni verticalité. Chirac l’avait affirmé hautement : « Il n’y a pas de lois supérieures à celles de la République. » Or, comme celles-ci changent au gré des majorités politiques, y compris la Constitution, il n’existe, en pratique, aucune loi supérieure à laquelle ordonner l’action politique. Si tout est relatif, les « valeurs » le sont aussi. Tout cela peut-il avoir une vertu intégratrice ?

À ce sujet — Budget 2026 : la loi spéciale publiée au Journal officiel, le budget 2025 reconduit

Qui après Macron ?

Vint Macron. Ce haut fonctionnaire, banquier d’affaires, ne surgissait pas de nulle part. Parrainé par Jacques Attali et Alain Minc, soutenu par les loges, il avait été secrétaire général adjoint de l’Élysée et ministre de l’Économie de l’improbable François Hollande. Ce pur produit du système n’allait évidemment pas le renverser. Tout au contraire, il a laissé filer la dette, l’immigration, la violence du quotidien, l’envahissement normatif. Par son attitude psychologique étrange, son caractère à la fois puéril, hautain et autoritaire, il a hystérisé la société. Son bilan sur le plan international est à peu près catastrophique. Pratiquement expulsée de toute l’Afrique, la France n’est respectée nulle part. Au sein de l’Union européenne, il est surtout le symbole de « l’arrogance française », de plus en plus insupportable à nos partenaires.

Oui, la trêve des confiseurs est un moment d’insouciance. Mais dès demain reviendra la réalité : celle d’une France fragmentée, divisée contre elle-même, déboussolée, humiliée, à laquelle nul projet fédérateur n’est proposé. Il y a bien longtemps que la nation n’a été si menacée par l’effondrement et le chaos. En pareil cas, elle se cherche généralement un homme providentiel ou un sabre. Hugues Capet dans l’effondrement carolingien, Jeanne d’Arc dans le désastre de la guerre de Cent Ans, Henri IV pour guérir des guerres de Religion, Louis XIV après la Fronde, Bonaparte pour clore la Révolution, de Gaulle dans le désastre. À qui le tour ? Mais en France, le temps n’est plus aux lions, plutôt aux chacals.

Stéphane Buffetaut, dans BV

. Macron : Le ridicule le dispute au lamentable

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#webtube : « Une civilisation ne meurt jamais assassinée mais toujours par suicide. » Cette semaine, malgré Noël, la France n’aura pas été épargnée. À la lecture du discours de Vance, Did29 ne peut que remarquer à quel point « […] Trump et Vance ont une colonne vertébrale et une vraie conception de l’avenir de leur pays. Ça ne godille pas, ça ne fait pas du cabotage, ça vogue droit. La comparaison avec la France est terrible où l’on sautille pour être sur une photo à laquelle on n’est pas, à juste raison, invité à figurer. »

« Le prix européen voire mondial du ridicule »

Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer : notre président est même allé jusqu’à faire du sport avec nos militaires à Abu Dhabi, mais là encore, déplore Jean-Christophe Capy « quel moment gênant, pour lui. Et humiliant pour la France ». Catchow n’est pas plus tendre et trouve que « dans cette séquence, ultra médiatisée, le ridicule le dispute au lamentable ». Zubibeltz ironise : « Après Président Macron fait de la boxe, Président Macron joue au foot, Président Macron fait des pompes, pourquoi pas Président Macron courre la Vasaloppet ? Vas-y, Président ! » Pour Diderot, c’est sans appel : « au fur et à mesure que sa cote nationale et internationale s’effondre notre grand narcissique multiplie les démonstrations de ses talents multiples et va bientôt se voir décerner le prix européen voire mondial du ridicule ». Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer, notre président a même offert un porte-avion sous le sapin des Français. Le Terroir espère sincèrement « qu’il ne prendra pas l’eau, contrairement à tout ce que [Macron] entreprend. » Alain Bauer se demande si « ce n’[est] pas plutôt une galère dont il nous gratifie depuis plus de huit ans ? » Quant à Georges Mousset, il préfère en rire : « si c’est réellement lui qui paie ce porte-avions avec les pièces jaunes de sa grosse tirelire, il va sûrement le baptiser le « pas de vague » ». C’est vrai que pour éviter la submersion à Noël, le maître mot était : « On verra ça après les fêtes » … ce qui est loin d’avoir convaincu Bruno : « on verra ça après les fêtes… sauf que la fête est bien finie et depuis un bon moment. Maintenant qu’il faut payer l’addition, on fouille les poches des Français. »

À ce sujet — J.D. Vance : « Par la grâce de Dieu, nous serons toujours une nation chrétienne »

« Interdiction formelle de marcher autrement que sur la tête »

Des poches qui n’en finissent plus d’être vidées par les drôles d’idées de nos politiques comme Aurore Bergé prête à tout pour que la parité soit respectée n’importe où, jusque dans les salons esthétiques. C’est simple, « interdiction formelle de marcher autrement que sur la tête », ironise JdesSaules qui a quand même « une pensée pour les humoristes auxquels le personnel politique livre une concurrence déloyale, même si cela ferait plutôt pleurer que rire. » Guitos n’a pas envie d’en rire et trouve que « franchement il y a d’autres urgences à traiter avant de s’occuper de ces broutilles. Quel gouvernement de pacotille ! » Il est vrai que cela n’est pas la seule brillante idée du gouvernement cette semaine, à l’Éducation nationale, on est à deux doigts de supprimer les mains après en avoir terminé avec le stylo. Kanalakais est furieux : « avec tous les problèmes de toutes sortes liés à l’EN on va continuer à produire des illettrés, pas loin de l’analphabétisme, et des guignols du gouvernement veulent « simplifier » l’écriture comme si c’était une urgence. L’arbre qui cache la forêt. Ce pays est voué à finir avec les pays en voie de développement. Bienvenue au Moyen Âge ! » Mijuna enrage tout autant : « savoir que des gens payés par nos impôts se penchent sur des sujets aussi vitaux pour notre pays, c’est consternant : ils ne savent que détruire. » Ce n’est pas l’annonce d’une taxe carbone sur les engrais agricoles qui lui donnera tort. Une annonce qui laisse Di Cluz assez circonspect : « Si c’est la solution pour calmer le monde agricole, je ne comprends rien à la méthode de négociation ! »

De toute façon, « une civilisation ne meurt jamais assassinée mais toujours par suicide », alerte Jb38 voyant Noël plus contesté en France que dans certains pays musulmans. Cath30, ne se fait plus d’illusions et « espère [simplement que Macron] aura la même retenue le 31 décembre soir : « Bonne année », cela suffira et qu’il nous épargne son catalogue d’un bilan merveilleux et de promesses. »

Boulevard Voltaire

. B.B (1934-2025) : Brigitte Bardot, la liberté incarnée

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#webtube : Elle était bien plus qu’un visage, bien plus qu’un mythe médiatique. Avec la disparition de Brigitte Bardot, c’est une certaine idée de la liberté française qui s’éteint : une liberté indisciplinée, charnelle, dérangeante, toujours assumée.

Une actrice instinctive, hors des cadres

Brigitte Bardot n’a jamais été une comédienne académique. Elle jouait comme elle respirait, avec une vérité presque animale, loin des postures apprises. Dès Et Dieu… créa la femme, elle impose un choc esthétique et culturel mondial : une femme qui n’obéit pas, qui désire, qui choisit, qui échappe. Bardot n’interprète pas la liberté : elle l’incarne.

Son talent n’était pas celui de la démonstration technique, mais celui, plus rare, de la présence. Devant la caméra de Vadim, de Clouzot ou de Godard, elle impose une intensité brute, parfois fragile, souvent bouleversante. La Vérité restera son sommet dramatique : une performance à vif, sans fard, où elle affronte la société, le tribunal, les hommes et leurs jugements.

Une icône mondiale, mais jamais docile

Star internationale, muse de cinéastes, incarnation de la France aux yeux du monde, Bardot aurait pu se contenter de ce statut. Elle a choisi l’inverse. En 1973, au faîte de sa gloire, elle quitte le cinéma sans retour. Geste radical, incompréhensible pour beaucoup : elle refuse d’être une marchandise, une image exploitée, un corps confisqué.

Ce renoncement n’est pas une fuite : c’est un basculement.

Le combat animal, sans compromis

Ce qui suit est sans doute la partie la plus cohérente et la plus courageuse de sa vie. Brigitte Bardot consacre tout ce qu’elle a – son temps, son argent, sa notoriété – à la cause animale. Bien avant que le sujet ne devienne à la mode, elle dénonce les abattoirs, la corrida, la chasse à courre, le trafic de fourrures, l’abandon.

Elle agit, concrètement. Elle crée sa fondation. Elle finance, elle interpelle, elle choque s’il le faut. Elle obtient des victoires réelles : l’interdiction des fourrures de phoques, l’amélioration des conditions d’abattage, une prise de conscience durable dans l’opinion. Peu importe le prix à payer en termes d’image : elle n’a jamais cherché l’approbation.

Le courage de dire ce qu’elle pensait

Brigitte Bardot n’a jamais été consensuelle. Elle ne l’a jamais voulu. Elle parlait comme elle vivait : frontalement. Ses prises de position politiques; notamment sur la question du halal ou de l’islamisation, lui ont valu condamnations, ostracisme, caricatures. Elle n’a jamais reculé. À une époque où tant se taisent pour préserver leur confort, elle a continué à parler, quitte à déranger.

Elle rejetait le féminisme idéologique, se méfiait des mouvements de masse, refusait les injonctions morales. Là encore, elle restait fidèle à une seule boussole : la liberté.

Retirée à Saint-Tropez, entourée d’animaux, loin du vacarme médiatique, Brigitte Bardot aura vécu selon ses règles, jusqu’au dernier jour. Elle n’a jamais cherché à plaire. Elle a cherché à être droite.

Actrice majeure, icône mondiale, militante infatigable : Brigitte Bardot laisse derrière elle une œuvre, un combat et une leçon rare : celle d’une femme qui n’a jamais cédé.

YV

Ci-dessous, une chanson écrite par le chanteur et artiste Italien, Sköll, il y a quelques années, en hommage.

https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-adieu-bb-1934-2025-icone-sensuelle-et-madone-de-la-tendresse

Breizh-info.com

. [MIEUX VAUT EN RIRE] Les dix meilleures perles de 2025

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#webtube : Dérapages, absurdités et perles politiques : savourez notre best of de l’année ! Déclarations lunaires, raisonnements absurdes et grand n’importe quoi idéologique : Boulevard Voltaire vous propose le best of 2025 des perles politiques. Une sélection sans filtre de ce que l’année a produit de plus consternant — ou de plus drôle — chez nos « élites », puisqu’il vaut mieux en rire…

Source : youtube – BV

. La Remaudière (44) : une salle polyvalente à 2,2 millions, inachevée mais rasée

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#webtube : Une affaire qui devrait faire réfléchir les électeurs, à moins de trois mois des élections municipales… La Remaudière est une commune de quelque 1.300 âmes située dans le département de la Loire-Atlantique. Une petite ville qui livre un merveilleux exemple de gaspillage d’argent public.

Le 16 janvier 2012, le maire de la commune, Alan Coraud, décide de construire sur ses terres une salle polyvalente. Elle doit contenir une médiathèque et une salle de spectacle ainsi que des espaces dédiés à des associations locales. Sur le papier, l’idée est séduisante ; dans les faits, elle est extravagante. La municipalité a la folie des grandeurs. Le conseil municipal approuve le projet,  la commune signe des marchés pour la construction d’un bâtiment de plus de 1.000 m2 et de 14 mètres de hauteur. Pour mener à bien ce projet à 2,2 millions d’euros, la commune contracte un prêt.

Un projet démesuré

En juillet 2013, la première pierre est posée mais, très vite, La Remaudière est dépassée. En 2014, un nouveau conseil municipal est élu. Effaré par le coût du projet et le montant des emprunts levés, il met le holà à ce chantier pharaonique. Cet arrêt ne fait pas que des heureux, mais le nouveau maire, Anne Choblet, est conforté dans sa décision par le tribunal administratif qui annule, en 2015, les marchés de travaux car, comme indiqué dans un rapport de la chambre régionale des comptes daté de 2018, il estime « que le projet n’était pas en adéquation avec les capacités financières de la commune, que ses proportions n’étaient pas en rapport avec ses besoins réels, que la commune avait commis une erreur manifeste dans l’appréciation de ses besoins à l’occasion de la passation des marchés correspondants et, ainsi, méconnu les dispositions de l’article 5 du Code des marchés publics ». La salle n’est pas achevée, elle ne le sera jamais. En revanche, elle plombe les finances de la commune, d’autant plus que les entreprises retenues pour l’édifier se retournent contre la mairie et font des demandes d’indemnisation. Les contribuables de La Remaudière mettent la main à la poche via une augmentation d’impôts de 30 %.

À ce sujet — [STRICTEMENT PERSONNEL] C’est Nicolas qui paie

Petit à petit, de l’ordre est remis. Il reste néanmoins une décision à prendre : celle du sort de la salle polyvalente. Faut-il relancer le chantier ou l’abandonner ? Les élus choisissent la seconde option en février 2023. Au micro de France 3, Anne Choblet explique : « C’était soit 2 millions pour la finir, plus 300.000 euros de frais de fonctionnement, c’est-à-dire nécessairement une augmentation des impôts, ou une déconstruction pour 67.000 euros, avec revalorisation des matériaux. »

Ce retour en arrière pourrait permettre à la commune de retomber sur ses pattes puisque, comme l’a indiqué la mairie à BV, le terrain sur lequel est construite la salle polyvalente est un terrain communal « qui va être vendu à un promoteur ». Ce dernier doit y construire un lotissement de trente et un logements.

De l’argent public dilapidé

L’opération de démolition a démarré le lundi 15 décembre. Elle est présentée comme une solution du moindre mal et cela est sans doute le cas. Il n’en reste pas moins que, dans cette affaire, l’argent du contribuable part, non pas en fumée, mais en gravats. Aux coûts de la construction, des indemnités versées à droite et à gauche suite à l’arrêt du projet et aux frais engagés pour la démolition, il faut ajouter les frais de justice (tribunal administratif). Certains se demandent encore pourquoi la dette publique de la France est à hauteur de 3.482 milliards d’euros… En tout cas, cette histoire tombe à pic alors que la campagne pour les élections municipales va débuter et que les candidats vont redoubler d’imagination programmatique, avec parfois des projets d’investissements pour appâter l’électeur qui, accessoirement, est aussi un contribuable…

Sarah-Louise Guille, dans BV

. La crèche qui a sauvé une église aveyronnaise

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#webtube : Chaque année, la crèche revient au centre de cette maquette de village aveyronnais. À Villefranche-de-Rouergue, sous-préfecture de l’Aveyron, une petite église, bénie en 1708, a trouvé le moyen de sauver ses murs et son patrimoine avec la construction d’un village aveyronnais miniature qui, chaque année à Noël, se transforme pour accueillir une crèche.

Quand une crèche sauve une église…

C’est un projet qui est né en 2019, pour sauver l’église Saint-Joseph et « redonner vie à ce quartier de la bastide », indique la plaquette indicative, à l’entrée de l’église. À l’origine, raconte encore le prospectus, c’était une crèche en plâtre qui voyageait dans l’Aveyron depuis 1993. « […] À l’initiative de la Mission départementale de la culture, dépendant du conseil général, la crèche départementale voit le jour grâce à l’acquisition de ses premiers santons auprès de M. Wurfel » (créateur du musée des automates et des santons à Sauclières, dans le Sud-Aveyron), mais les décors, qui occupaient déjà 50 m2, étaient bien lourds, fragiles et mal commodes. Aussi, un décorateur de théâtre, M. Bese, en réalisa de nouveaux en polystyrène.

Le village, à force de s’agrandir chaque année, occupe jusqu’à 200 m2. Et, de crèche itinérante, le décor, ses santons et ses automates furent, grâce à l’instigation de l’adjointe à la culture du maire de Villefranche, installés à demeure dans l’église Saint-Joseph, dont il fallait à la fois sauver les murs et le quartier. La crèche devient village, pour être présentée tout au long de l’année et grâce à l’association Cap-Solidarité, à la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois et à la municipalité aidées de nombreux bénévoles, le village aveyronnais fut inauguré le 8 décembre 2019. L’église, toujours consacrée et accueillant deux messes (le 8 décembre pour l’Immaculée Conception et le 19 mars pour la Saint-Joseph), a ainsi été sauvée et une convention tripartite entre la mairie, la paroisse et l’association assure l’avenir du projet : « La paroisse assure la partie spirituelle. La commune veille à l’entretien et la sécurité du bâtiment et à sa rénovation progressive. Les bénévoles de l’association s’occupent de l’entretien de l’église et des santons, ainsi que des visites », précise la plaquette. Un travail en bonne intelligence qui a même permis à l’association Cap-solidarité d’être récompensée, en 2023, par la Fondation du patrimoine.

…et un morceau de l’histoire locale

Il faut bien reconnaître que l’immense maquette attire les regards : de nombreuses petites saynètes racontent la vie quotidienne dans un village aveyronnais typique. On peut y voir le facteur chutant de son vélo devant une oie et des villageois qui se moquent de lui, le cuisinier tournant l’aligot, le curé appelant ses paroissiens sur le parvis de son église devant laquelle des hommes préfèrent jouer aux quilles de huit, emblématiques de l’Aveyron. Évidemment, un berger garde ses brebis sur le relief typique du Larzac, on voit aussi les vignes de Marcillac et le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Il y a aussi un pigeonnier typique du Quercy et, sous des toitures en lauze, la mairie, le lavoir, le moulin, l’école, la boulangerie et les PTT. Un village grouillant de vie autour de son église et de son monument aux morts, qui raconte l’histoire de l’Aveyron sur un fond musical de chants traditionnels locaux. Au centre du village, on voit aussi des religieuses portant l’habit de la congrégation de la Sainte Famille, un ordre fondé par sainte Émilie de Rodat, paroissienne de cette église et unique sainte aveyronnaise du XXe siècle, œuvrant à l’instruction des filles pauvres et au secours des malades. Les obsèques de la religieuse – canonisée en 1950 – furent célébrées dans cette église Saint-Joseph qui, grâce à sa crèche, a donc été sauvée de la désacralisation.

Auprès du Figaro, une Villefranchoise de 76 ans se réjouissait de la renaissance de cette église qui avait vu son baptême et sa première communion : « Cette formidable initiative m’a permis d’évoquer, avec mon petit-fils parisien, la vie d’autrefois et toutes ces choses qui ont disparu, confie-t-elle. Espérons que ça donnera des idées à d’autres petites églises ! Face à ce mouvement woke, qui veut déconstruire notre Histoire, déboulonner nos statues, qui nous culpabilise d’être ce que nous sommes depuis des siècles, il faut résister ! Sensibiliser les jeunes à l’amour de notre patrimoine, c’est prendre soin de notre identité culturelle. » À Villefranche-de-Rouergue, la crèche, grâce à l’entraide de la mairie, de la paroisse et d’habitants, a sauvé une église, un quartier, un morceau de patrimoine et un peu de culture locale : encore un clou dans le cercueil de ceux qui voudraient en faire le symbole de l’exclusion.

. On commence à reconnaître le Somaliland après 35 ans d’existence

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#webtube : Bien entendu, les dictatures, démocratures et euro-raclures qui ont approuvé un pseudo-État palestinien qui n’existe que dans leurs fantasmes s’insurgent contre cette légitimation. Pourtant, le Somaliland est un État musulman relativement homogène qui existe vraiment et constitue un facteur de stabilité dans la corne de l’Afrique.

Mais les nations corrompues lui préfèrent son frère ennemi, la Somalie, qui n’a plus de pays que le nom. Repaire de terroristes, de chefs de guerre et de pirates, où des bandes armées font la loi. Sans gouvernement ni services publics ni plus rien qui fonctionne. Un avant-goût de la France dans vingt ans ?

Aujourd’hui, le Somaliland est un vrai pays, où règne un fort sentiment national, même si les crapules de l’ONU font semblant de ne pas le voir pour ménager les djihadistes menaçants de Mogadiscio.

Mais il est possible que ça change avec les alliés de l’Amérique sous l’impulsion de Donald Trump qui n’utilise pas le langage ampoulé de la diplomatie pour traiter la Somalie de « pays pourri » ajoutant : « nous ne voulons pas chez nous de ces gens qui ne font que s’entre-tuer.»

Le POTUS rappelait au passage un scandale dans le Minnesota où, selon la justice d’État, plus d’un milliard de dollars ont été versés à des services sociaux inexistants, par le biais de fausses factures émises par des réfugiés somaliens ou des Américains d’origine somalienne. Et en Amérique, naturalisé ou pas, pour les voyous c’est direct la porte de sortie !

De son côté, même si personne ne veut le voir, le Somaliland est un vrai pays avec des frontières gardées, un gouvernement qui associe des élections démocratiques au vieux système clanique, et qui a maintenu la paix depuis 35 ans, ce qui est rare en Afrique. Et qui a aussi sa monnaie, sa police, son armée et ses services médicaux. Et entretient de bonnes relations avec les USA invités à s’installer militairement pour protéger l’indépendance de ce petit pays de 6,5 millions d’habitants, grand comme l’Uruguay.

L’économie sous-tend la géopolitique

Il est possible que la reconnaissance par Israël soit la première étape d’un processus de normalisation. Les USA ont fait savoir qu’ils l’envisageaient à leur tour. Rompant avec la politique frileuse et aveugle des prédécesseurs de Trump qui n’avaient pas compris que le nouvel État était très différent par son histoire, sa culture et ses coutumes des barbares de Mogadiscio, où les sbires de l’État islamique démembraient des prisonniers US à la machette ou les écartelaient entre deux 4X4.

De son côté l’Éthiopie a négocié un accès à la mer pour son commerce via le port de Berbera. Car elle a été privée de tout débouché maritime depuis la sécession de l’Érythrée en 1991. Une rupture très bien acceptée par le Concert des Nations, et reconnue par l’ONU en 1993 qui a oublié son principe d’intangibilité des frontières. Puisque son président au pouvoir depuis 33 ans est un maoïste à la mode nord-coréenne, c’est forcément un mec bien.

Le Somaliland est très pauvre mais ne devrait pas le rester longtemps. On y trouve des gisements d’émeraudes, de rubis et de saphirs mais aussi d’or, de platine et d’argent. Sans oublier des mines d’étain et de lithium et des gisements de pétrole. C’est mieux que les principales ressources actuelles, l’élevage de chèvres et de dromadaires et la culture de pommes de terre et de choux.

Le Président Abdirahman Mohamed Abdullahi qui connaît les mauvaises manières de ses coreligionnaires et voisins, a demandé aux Américains de protéger son pays. En attendant, les Israéliens sont les premiers à proposer leurs services.

Ce n’est pas sans raisons qu’Israël a été le premier à reconnaître le Somaliland, annonçant l’ouverture d’ambassades et l’échange d’ambassadeurs.

Une présence sur les côtes proches du Bab el Mandeb (la porte des larmes) à l’entrée de la mer Rouge par où passe 15 % du commerce maritime mondial et 75 % du négoce européen permet d’assurer le contrôle d’un secteur stratégique et d’exercer une pression sur les Houthis qui devraient finir par comprendre qu’ils ont intérêt à se calmer s’ils ne veulent pas que les villes et ports du Yémen, qu’ils occupent, ressemblent à la bande de Gaza.

Des bases au Somaliland, de Tsahal et de l’US Army, réduiraient notablement la distance pour les avions et les missiles s’il faut frapper à nouveau les terroristes du Yémen. Il suffit de regarder la carte.

Tandis que l’État-voyou de Somalie a sombré dans le chaos après la chute du régime militaire de l’autocrate Siad Barré, les Russes et les Chinois ont le cul entre deux chaises. Ils ne reconnaîtront pas le Somaliland sans de grosses contreparties. Mais ils ne se privent pas d’envoyer des expéditions armées sur des cargos banalisés servant de leurres pour éradiquer les pirates qui sévissent dans la région.

À la différence des écouillés du Gouvernement français qui ne veulent pas qu’on leur fasse du mal et qui, occasionnellement, lorsque deux ou trois sont capturés, exigent qu’on leur trouve toutes les circonstances atténuantes. Au nom de l’État de droit et de passe-droits.

Les Israéliens naviguent à vue en Afrique.

Depuis des décennies, ils apportent leurs concours à la création d’infrastructures d’équipement, d’énergie et de santé et fournissent des armes aux leaders africains afin de contrebalancer l’influence islamique de plus en plus agressive. Afin de continuer à disposer de points d’observation et de bases pour des opérations éventuelles.

Pour Israël cette reconnaissance s’inscrit dans l’esprit des accords d’Abraham qui ont permis de normaliser les relations de Jérusalem avec plusieurs pays arabes, dont le Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Maroc. Des pays réalistes qui ont compris que laisser faire le terrorisme au nom de l’oumma était contraire à leurs intérêts.

La Turquie et l’Égypte (de quoi se mêlent leurs dictateurs ?) ont désapprouvé l’initiative israélienne. Comme s’il fallait leur demander la permission ! Ces deux pays ont lourdement insisté sur le fait que le Somaliland connaît l’inflation, le chômage et la pauvreté. Qui n’existent pas chez eux, peut-être ? Et se délectent à rappeler que des troubles tribaux secouent la région de Sool dans l’Est, comme partout en Afrique.

La minute de culture : un peu d’histoire avant de faire des tas d’histoires

Le Somaliland est l’ancien pays de Pount dont l’existence est attestée par des éléments écrits et iconographiques figurant sur les fresques du Deir el Bahari (maison des marins) temple tombeau de la reine Hatchepsout qui régna sur l’Égypte il y a 3500 ans. Une pharaonne qui, comme fera Isabelle de Castille trois mille ans plus tard, organisait des expéditions maritimes de découverte et de commerce vers des terres inconnues.

Ce temple situé à Louxor (ancienne Thèbes) constitue par ses fresques réalistes le premier traité d’architecture navale montrant comment les Égyptiens construisaient des navires à bordés couturés, démontables et transportables, dotés de mâts bipodes portant une voile trapézoïdale ou triangulaire enverguée qu’on trouve encore sur des felouques de transport sur le Nil.

C’est aussi le premier reportage illustré sur un pays lointain où des gens à la peau foncée vivaient dans des cases sur pilotis au milieu des baobabs et tenaient l’obésité pour la quintessence de la beauté. Les Pountites faisaient le commerce de la myrrhe, des épices, de l’or, de l’ébène, du bétail à cornes courtes, de l’ivoire et de l’encens avec les Égyptiens, les Phéniciens, Babyloniens, Indiens et Chinois par leurs ports naturels creusés par la nature. On leur attribue la domestication du dromadaire il y a plus de 4 000 ans.

Alors autant dire que je fais la grimace lorsque j’entends les soi-disant bac + 15 de la télé, payés 30 000 euros/mois, pontifier en affirmant que le Somaliland serait une création artificielle qui n’existerait que depuis 1991 lorsqu’il s’est détaché de la Somalie qui le ravageait.

Christian Navis, Riposte Laïque

. Pour Noël Trump offre un spectacle son et lumière aux djihadistes du Nigeria

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
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#webtube : Le jour de Noël, 12 missiles Tomahawk se sont abattus sur  Daech au Nigeria. En frappant les islamistes Trump montre qu’il est bien le seul défenseur des chrétiens d’Orient.

Notre impulsif milliardaire est souvent déroutant et n’a pas que des bons côtés, loin s’en faut, mais reconnaissons qu’il a le courage d’agir et de taper là où ça fait mal, alors que nos poules mouillées européennes ne sont même pas capables de protéger leur propre peuple, quotidiennement agressé par des fous d’Allah, farouches ennemis de l’Occident et de notre civilisation judéo-chrétienne.

Voilà des décennies que les chrétiens sont persécutés et massacrés aux quatre coins du monde, dans l’indifférence générale. Car au-delà des beaux discours de compassion, des constats impuissants et des éternelles lamentations papales, rien ne change et l’enfer de ces malheureux se poursuit, massacrés pour vouloir pratiquer leur foi.

Mais avec Trump, la musique vient de changer. Pour aider les chrétiens, il préfère une salve de Tomahawk à une messe papale sans lendemain, se limitant à déplorer une énième fois les souffrances des chrétiens. Car un missile, c’est un langage compris de tous.

En l’occurrence, c’est l’État islamique en Afrique de l’Ouest qui a reçu son cadeau de Noël en livraison express, un spectacle son et lumière inédit pour ces massacreurs de chrétiens au Nigeria, davantage habitués à égorger leurs victimes sans défense qu’à se faire pulvériser par un missile tombé du ciel à près de 1000 k/h.

On constate que les ex-colonisateurs de l’Afrique de l’Ouest, britanniques ou français, sont aux abonnés absents quand il faut protéger les populations locales de la barbarie islamiste.

Ces fins politiciens se montrent éminemment plus arrogants et belliqueux envers la Russie, nation blanche et chrétienne, qui a été notre alliée en 14-18 et en 39-45. Un pays ami de la France que Macron accuse des pires turpitudes, alors qu’il nous a sauvés du nazisme. Il parait que défendre l’Ukraine, pays mafieux, corrompu et nazifié jusqu’à l’os, c’est un combat existentiel que doit mener l’Europe.

Le plus renversant est qu’il y a des crétins hauts placés pour gober cette fable grotesque.

La frappe visant les djihadistes a été menée avec l’accord du gouvernement nigérian, depuis le Golfe de Guinée. Aucun bilan des dégâts n’a été fourni, mais le message est passé. Le terrorisme islamique reste l’ennemi juré de l’Amérique, qui est en mesure de frapper partout.

Et peu importent les états d’âme des Européens sur les effets incertains de ces frappes. L’essentiel pour Trump est de montrer que les terroristes et les barbares de tout poil ne sont à l’abri nulle part.

Cet épisode prouve une fois de plus que sans armée ni moyens offensifs conséquents, l’Europe reste un nain politique.

En ce qui concerne la France, il nous faudrait 20 ans pour reconstruire une armée de première catégorie avec un budget annuel de 5 % du PIB, donc 150 milliards. Mais comme nous sommes ruinés pour trois générations, cette armée de verra jamais le jour, malgré les belles promesses de Macron.

À ce jour, nos industriels entendent de beaux discours mais attendent encore les commandes de matériels. Toujours pas de budget tandis que le vice-Premier ministre Olivier Faure réclame encore 10 milliards d’impôts supplémentaires avec 10 milliards d’économies en moins. Autant dire que les intérêts de la dette vont exploser et engloutir davantage que le budget défense.

D’autant plus que les sommes totales qu’on aura données à Zelensky, avec le nouveau plan de 90 milliards d’aide décidé par l’UE, atteindront l’équivalent d’une année de budget défense. Nous sommes en faillite mais  Zelensky n’a qu’à demander, il sera comblé.

Cette manne, dont une partie part dans les paradis fiscaux, aurait pu sauver tous nos agriculteurs et redresser l’hôpital. Mais avec Macron, les Français seront toujours les derniers servis tant il méprise la France et son peuple.

Il lui est plus facile d’annoncer de façon aussi théâtrale que ridicule la commande virtuelle de 100 Rafale par Zelensky, que ni la France ni l’Ukraine n’ont les moyens de financer, que de s’atteler concrètement à la reconstruction de notre armée.

On a déjà connu cela avec les prisons. En 2017 Macron promettait 15 000 places de plus à la fin de son premier quinquennat. Son deuxième mandat s’achève et seulement 3 000 places sont sorties de terre. Avec le bonimenteur de l’Élysée, c’est Noël à chacun de ses discours. Mais sous le sapin, on ne voit jamais rien venir.

En attendant, notre immigration de basse qualité, sous-qualifiée et sous-diplômée, nous coûte 3,4 points de PIB. C’est en effet un déficit de PIB de 100 milliards chaque année que nous coûte cette immigration insuffisamment productive mais très largement assistée. Et tout s’aggrave au fil du temps puisque le flot de 500 000 arrivées annuelles ne se tarit pas.

https://observatoire-immigration.fr/limpact-de-limmigration-sur-leconomie-francaise

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Constater la hausse de la criminalité sans penser : la démission analytique de la presse bourgeoise

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#webtube : Sous le titre « En France, une année 2025 marquée par la violence et les homicides », Le Figaro a publié une enquête ample et minutieuse signée Jean-Marc Leclerc. Le travail impressionne par la rigueur de l’inventaire et la précision des séries statistiques mobilisées. Il dresse un tableau sombre de l’état sécuritaire du pays. Il révèle toutefois, par ses silences mêmes, l’incapacité persistante de la presse dite de référence à produire une analyse à la hauteur des faits qu’elle expose. [Polémia]

Les chiffres parlent avec une brutalité froide. 1 268 homicides sur douze mois glissants, soit un meurtre ou un assassinat toutes les huit heures, en hausse de 8 % sur un an et de plus de 43 % depuis 2017. Des pics mensuels inédits, 125 faits en mai, 123 en novembre. Les tentatives d’homicide suivent une trajectoire plus alarmante encore, 2 259 faits en 2016, 4 290 en 2024, soit près de 90 % d’augmentation en moins d’une décennie. À cette violence létale s’ajoute une violence diffuse devenue quotidienne, 250 000 violences intrafamiliales, 210 000 violences hors cadre familial, 130 000 violences sexuelles, toutes en progression. Dans le même temps, la capacité de l’État à répondre s’érode, les taux d’élucidation chutent de 80 à 65 % pour les homicides entre 2017 et 2023.

Tout est dit, ou presque. Lorsque l’article aborde des éléments plus sensibles, le ton se fait soudain feutré. La surreprésentation des étrangers parmi les mis en cause est mentionnée puis aussitôt enveloppée de précautions rhétoriques. 18 % des auteurs d’homicides sont de nationalité étrangère pour environ 8 % de la population. 9 % sont ressortissants de pays africains pour 4 % de la population résidente. Pour les tentatives d’homicide, la part des étrangers atteint 20 %. Ces chiffres apparaissent comme des anomalies statistiques, jamais comme des faits appelant une interprétation.

Cette retenue n’est pas fortuite. Elle procède d’un cadre idéologique intériorisé par la presse bourgeoise. Certaines hypothèses sont réputées illégitimes avant même d’être examinées. Le lien entre immigration massive, désorganisation territoriale et montée de la violence relève du non-dit. Le grand remplacement est disqualifié comme thèse raciste, donc exclu du champ du pensable. L’immigration est postulée comme intrinsèquement enrichissante, donc structurellement innocente.

Cette cécité est d’autant plus frappante que des travaux académiques solides ont depuis longtemps fissuré ce dogme. Le sociologue et criminologue Hugues Lagrange rappelait, dans Le déni des cultures, que « s’il y a bel et bien aujourd’hui, dans les quartiers d’immigration, un problème culturel, celui-ci résulte moins d’un irrédentisme des cultures d’origine que d’une déstructuration de ces cultures dans le contexte de l’immigration et de la relégation urbaine ». La violence n’est pas un simple effet de pauvreté abstraite. Elle s’enracine dans des normes familiales, éducatives et symboliques fragilisées par le déplacement des populations et leur concentration dans des territoires disloqués.

Lagrange souligne également que « l’immigration, c’est le déplacement de populations qui ont des modes de vie, des normes familiales et éducatives différentes, et que cela peut générer des conflits dans les sociétés d’accueil ». Cette évidence anthropologique éclaire la physionomie concrète des violences décrites par Le Figaro. Les rixes de masse, les homicides entre jeunes hommes, les guerres de quartiers traduisent la coexistence forcée de normes incompatibles sur un même territoire.

D’autres chercheurs convergent. Philippe Lemoine rappelle que si « les ressortissants de pays africains sont mis en cause dans les affaires de vols à un taux plus de six fois supérieur à celui des Français, ce n’est pas parce que les forces de police et de gendarmerie sont biaisées contre eux ». Cette remarque invalide l’explication commode par le soupçon systématique de racisme institutionnel et oblige à interroger les causes réelles.

Les économistes du CEPII constatent de leur côté que « les immigrés et les étrangers sont effectivement surreprésentés dans les statistiques de délinquance de nombreux pays d’accueil » et qu’en France « les étrangers représentent 17 % des personnes mises en cause alors qu’ils ne constituent que 8 % de la population ». Ils observent aussi une corrélation spatiale nette, les territoires les plus violents étant ceux où la population immigrée est la plus importante. La corrélation ne suffit pas à établir seule une causalité, elle interdit toutefois le déni.

Lemoine ajoute avec justesse que « le fait que beaucoup d’études ne trouvent aucun effet de l’immigration sur la délinquance n’est pas une raison de conclure que cet effet n’existe pas ». Cette phrase résume l’impasse actuelle. Une partie du monde académique et médiatique préfère l’absence de preuve définitive à l’examen honnête d’indices convergents. Le confort idéologique l’emporte sur le risque intellectuel.

Ce refus de penser la violence comme phénomène enraciné relève d’une anthropologie implicite. Pierre Manent a montré comment les sociétés modernes ont renoncé à se comprendre comme des communautés historiques pour se percevoir comme de simples espaces de coexistence procédurale. Dès lors, toute interrogation sur les mœurs, les normes ou les formes de vie est disqualifiée. La criminalité devient un dysfonctionnement technique, jamais l’indice d’une désagrégation du lien civique.

Cette dépolitisation conduit à ce que Marcel Gauchet a décrit comme la sortie de la structure collective de la société. Lorsque l’autorité symbolique se dissout et que l’État n’incarne plus une norme commune reconnue, la violence cesse d’être une transgression. Elle devient un mode d’expression ordinaire, particulièrement dans les territoires où l’intégration s’est limitée à une juxtaposition administrative.

À cet égard, les chiffres livrés par Le Figaro ne décrivent pas seulement une hausse de la criminalité. Ils signalent une mutation de la conflictualité sociale. Ernst Jünger pressentait que lorsque les formes traditionnelles d’autorité s’effondrent, la violence ne disparaît pas, elle se diffuse et se banalise. Elle devient endémique, quotidienne, presque anonyme.

Ce que la presse dominante refuse encore de voir, c’est que cette violence est révélatrice. Elle dit l’échec d’un modèle d’intégration fondé sur le déni des différences culturelles réelles et sur l’illusion d’une neutralité axiologique de l’espace public. Les statistiques ne sont pas de simples indicateurs sécuritaires, elles sont des symptômes civilisationnels. Raymond Aron rappelait qu’une société qui se prive volontairement des catégories nécessaires pour se comprendre s’expose à subir les forces qu’elle refuse de nommer.

Comme l’a souvent souligné Alain de Benoist, une société qui interdit certaines questions se condamne à l’impuissance politique. L’enquête de Jean-Marc Leclerc documente une réalité alarmante tout en illustrant la démission intellectuelle de ceux qui devraient en tirer les conséquences. Constater n’est pas comprendre. Comprendre suppose aujourd’hui de briser les tabous que la presse bien comme il faut continue de sacraliser.

Balbino Katz, Polémia