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#webtube : La loi Yadan, qui vise à lutter contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme » est très vite devenue un sujet sensible dans le pays, suscitant non seulement quelques crispations internes au sein de la sphère patriote, mais affichant surtout les profondes divisions de la société française de 2026 dès lors que le sujet concerne la communauté juive de France et plus largement la politique d’Israël.
C’est là le résultat de 40 années d’immigration musulmane totalement irresponsable, puisque l’islam politique omniprésent, encouragé par un État démissionnaire très complaisant, saborde tout espoir d’intégration. La dislocation de la nation est bien en marche et les Juifs de France sont les premiers à en payer le prix. Si rien n’est fait, il sera très bientôt impossible à cette communauté de vivre en sécurité dans notre pays. Je rappelle que les familles juives ont déjà été chassées du 9-3 dans l’indifférence générale.
https://ripostelaique.com/la-guerre-en-iran-ne-doit-pas-diviser-la-famille-patriote
Une pétition opposée à cette loi Yadan a très vite dépassé les 600 000 signatures, tandis que les premiers débats parlementaires sont prévus pour le 16 avril.
Il est clair que l’antisémitisme a explosé en France depuis le 7 octobre 2023 et qu’il est donc temps de durcir la législation vis-à-vis des légions d’antisémites qui avancent masqués sous couvert d’antisionisme. On notera que l’initiative de cette loi n’incombe pas à l’exécutif mais à la députée EPR Caroline Yadan.
Macron quant à lui, devenu l’otage de nos millions de musulmans, a largement manifesté sa réticence à combattre l’antisémitisme ambiant ou à soutenir ouvertement le droit à la légitime défense d’Israël. Il ne fait qu’attiser les braises du fléau qui ronge le pays. Rappel :
– En quelques années, les Juifs ont tous été chassés du 9-3 sans la moindre réaction du gouvernement.
– Macron n’a jamais combattu l’antisémitisme de La France Insoumise, qui surfe sur le conflit israélo-palestinien et véhicule la haine d’Israël pour ratisser les voix des cités.
– Le 12 novembre 2023, date de la grande marche contre l’antisémitisme, qui réunissait Nicolas Sarkozy, François Hollande et bon nombre de personnalités politiques, Macron s’est lâchement dérobé. Le garant de l’unité nationale a fait le choix honteux de donner des gages à la communauté musulmane.
– Le 5 octobre 2024, alors qu’Israël menait ses opérations à Gaza, Macron a déclaré :
“Je pense qu’aujourd’hui, la priorité, c’est qu’on revienne à une solution politique, qu’on cesse de livrer les armes (à Israël) pour mener les combats sur Gaza. La France n’en livre pas”. Autrement dit, Israël a le droit de se défendre mais sans armes. On atteint là le summum de l’hypocrisie du « en même temps ».
– Le 16 juin 2025, au Salon de l’armement du Bourget, Macron a interdit aux industriels israéliens d’exposer leurs matériels jugés « offensifs », comme si, depuis 1948, Israël était l’éternel agresseur !
– Le 22 septembre 2025, à la tribune de l’ONU, Macron a reconnu de façon unilatérale un État palestinien contre l’avis de 71 % des Français. Notre génie national met la charrue avant les bœufs. Il reconnait un État palestinien alors que plusieurs dizaines de pays musulmans ne reconnaissent toujours pas Israël !
« Fidèle à l’engagement historique de mon pays au Proche-Orient pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien, je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’État de Palestine »
– Et pour faire bonne mesure, alors que la guerre entre l’Iran et Israël se poursuit, Macron a interdit aux avions américains livrant des armes à Netanyahu, de survoler le territoire français.
Israël et la communauté juive de France n’ont donc rien à attendre de Macron. Cette démission du pouvoir face à l’antisémitisme a conduit à une explosion sans pareille des agressions racistes et antireligieuses.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0575_proposition-loi
– Les Juifs représentent à peine 1 % de la population mais subissent 57 % de ces agressions.
– Les écoliers et les lycéens juifs vivent dans la peur. Le nombre d’agressions à leur encontre est passé de 400 à 1670 entre 2023 et 2024.
– 83 % des Juifs avouent cacher leur identité.
– La haine des Juifs est si peu réprimée qu’elle conduit à la banalisation des actes les plus graves.
– La glorification des actes terroristes, les appels à la destruction d’Israël ou la comparaison de l’État hébreu au régime nazi en l’accusant de génocide à Gaza, autant de délits sanctionnés en théorie par la loi, mais qui deviennent de plus en plus fréquents.
Quelques rappels historiques élémentaires mis sous le tapis par les antisémites :
– Le peuple hébreu n’a pas volé son espace territorial comme l’ont fait les Européens avec les Indiens d’Amérique. Cet État est né d’une décision onusienne, ou plutôt de la SDN, suite au partage de la Palestine sous mandat britannique en 1947.
– Présent depuis plus de 3 000 ans sur cette terre, le peuple juif a retrouvé ses racines.
– Ce ne sont pas les Juifs qui ont refusé un État arabe à leurs côtés, mais l’inverse.
– Rappelons qu’en 1948, 1 million de Juifs ont été chassés des pays arabes alentour.
– Ce sont bien les Arabes qui ont déclenché les guerres de 1948, 1967 et 1973 contre Israël.
– Rappelons que la Jordanie a renoncé à la Cisjordanie en 1988. L’Égypte a fait de même avec Gaza quelques années plus tard. Et c’est en 2005 qu’Ariel Sharon a restitué Gaza aux Palestiniens. Après une lutte sans merci entre le Fatah et le Hamas, c’est celui-ci, armé par Téhéran, qui a pris le pouvoir en 2007 pour en faire une base avancée contre Israël.
– Ceux qui militent pour deux États se gardent bien de dire que 78 ans après sa naissance, le droit à l’existence d’Israël est toujours refusé par la Ligue arabe.
– Le Hamas, le Hezbollah et une galaxie de mouvements islamistes biberonnés à l’idéologie des Frères musulmans veulent rayer Israël de la carte et n’ont aucunement l’intention de baisser pavillon.
– Car pour le Hamas, cet État palestinien que reconnait Macron, est perçu comme un État sans aucun Juif, qui s’étendra du Jourdain à la mer.
– Rappelons aussi que les Palestiniens, accueillis par le roi Hussein de Jordanie dans les années 1970, ont tenté de renverser le royaume hachémite.
– Ce sont les mêmes Palestiniens, finalement chassés de Jordanie, qui sont allés au Liban, pour y provoquer une révolution qui a détruit la Suisse du Moyen-Orient, avec d’épouvantables massacres de juifs et de chrétiens, les poussant à l’exil.
– Ce n’est donc pas Israël qui détruit le Liban mais le Hezbollah, créé et armé par l’Iran en 1980, et qui a pris le pouvoir avec une seule obsession : frapper Israël avec ses missiles et ses milliers de roquettes. C’est le Hezbollah qui a tué 58 de nos parachutistes dans l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983.
– Enfin, accuser Israël de génocide à Gaza est une ignominie. Chacun sait que le Hamas a toujours usé de boucliers humains et qu’Israël prévient les populations civiles avant de frapper une zone habitée. La destruction programmée du peuple gazaoui à l’échelle industrielle, comme ce fut le cas pour la Shoah, fait partie des fables grotesques diffusées par la mouvance antijuive. En revanche, l’élimination du peuple hébreu figure bien dans la charte du Hamas ou dans celle des mollahs.
Rappelons que l’ONU ne reconnait que trois génocides : celui des Arméniens perpétré par les Turcs en 1915, celui des Juifs par les nazis et celui des Tutsis par les Hutus en 1994. Le génocide du Cambodge qui fit 2 millions de victimes massacrées par les Khmers rouges de Pol-Pot n’est pas reconnu comme tel.
Pour toutes ces raisons trop souvent ignorées des élites et du public, l’antisémitisme prospère en France de façon tragique pour la communauté juive, la plupart du temps sous couvert de l’antisionisme. Mais ce ne sont pas les accusations de crimes de guerre et de génocide proférées à l’encontre de Netanyahu, y compris par la voix de certains de nos généraux qui ont visiblement oublié le Drakkar, qui ramèneront la paix au Moyen-Orient.
Cette paix ne sera possible que le jour où tous les États musulmans de la planète reconnaîtront le droit à l’existence d’Israël. Mais en attendant, Netanyahu mène un combat existentiel contre ceux qui veulent la disparition de l’État hébreu et de son peuple.
Tout cela milite en faveur de la loi Yadan.
Mais de leur côté, les opposants à la loi, autres que la sphère islamo-gauchiste, invoquent de bonne foi une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. Mathieu Bock-Côté est de ceux-là.
« La judiciarisation de la parole publique entraîne le passage d’une culture du débat à une culture du procès », nous dit-il. Il n’a pas tort, mais cette traque au dérapage, cet acharnement judiciaire face aux contradicteurs de la pensée unique existe déjà. Les juges ont toute latitude pour instruire une plainte pour racisme, incitation à la haine ou apologie du terrorisme. Les juges sont tout-puissants. Entre le classement sans suite et la sanction pénale, c’est toujours le juge qui lève ou baisse le pouce. RL est bien placée pour le savoir avec les dizaines de procès qui s’accumulent de mois en mois.
C’est de ce harcèlement judiciaire que découle une autocensure forcée qui ne dit pas son nom. Toute la question est de savoir si la loi Yadan va museler la parole bien au-delà du seul domaine de l’antisémitisme.
Ce que craignent les défenseurs de la liberté d’expression, c’est le risque d’être condamné non pas pour une parole clairement raciste, mais pour des propos qui insinuent un racisme caché. Le risque d’être condamné sur simple soupçon d’arrière-pensées racistes, de sous-entendus équivoques. En clair, le risque est de voir naître un délit d’insinuation et une police des arrière-pensées, comme le dit Bock-Côté.
Tout juge pourra nous condamner non pas pour ce que nous avons dit mais pour ce que nous avons voulu dire sans le dire. Bref, cette loi risque de servir de tremplin aux ennemis de la liberté d’expression.
C’est un risque. Mais face au vrai danger de l’antisémitisme débridé qui va disloquer la nation, il devient urgent de museler ceux qui surfent sur le conflit israélo-palestinien et attisent les braises de la haine des Juifs et d’Israël.
Il appartient au législateur de veiller à ce que cette loi Yadan condamne plus sévèrement l’antisémitisme sans pour autant instaurer un délit d’opinion.
En attendant, Netanyahu continue son combat contre le régime iranien. À ce propos, je ne fais pas partie des inconditionnels de Trump. Autant je l’ai apprécié lors de son premier mandat, autant je l’ai défendu quand les démocrates lui ont volé sa victoire en 2020, autant sa politique étrangère et ses multiples retournements de veste sont déroutants. Panama, le Groenland, le Canada, les taxes démentielles, les menaces de tout raser en Iran, les colères suivies de communiqués aussi triomphants qu’injustifiés, tout cela n’est pas sérieux et peu digne d’un chef d’État. Que Trump fasse le job jusqu’au bout et ne lâche pas Israël en rase campagne. C’est tout ce qu’on lui demande au lieu de faire le pitre.
Les négociations entre Américains et Iraniens ayant échoué à Islamabad, tant les deux visions d’une paix durable sont incompatibles, on attend désormais les décisions de Trump pour la suite des opérations.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
