. Sainte-Anne-d’Auray profanée la nuit de Pâques : l’offensive antifa contre le cœur spirituel de la Bretagne

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Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Choisir la nuit de Pâques, le moment le plus sacré du calendrier chrétien, pour s’attaquer au plus important sanctuaire breton : le symbole est lourd, et il n’a rien d’un hasard. Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril 2026, Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu de pèlerinage du Morbihan, s’est réveillée couverte de dizaines de tracts, d’affiches et de tags. Une opération concertée, revendiquée quelques heures plus tard par deux collectifs d’extrême gauche : le Gwened Antifa Crew – déjà auteur de nombreuses actions de délation, de menaces, et de diffamation en toute impunité depuis des années, bien que ses leaders soient identifiés – et l’Action antifasciste du Pays d’Auray.

Une quinzaine de lieux ciblés dans toute la commune

Les militants n’ont pas fait dans la demi-mesure. Arrêts de bus, mairie, armoires électriques, panneaux d’affichage, école, collège-lycée, et jusqu’à l’intérieur même du sanctuaire, notamment la Scala Sancta : une quinzaine de lieux ont été recouverts de slogans provocateurs. On pouvait y lire « Tremblez curés, les sorcières sont de retour », « Dieu te voit » ou encore « Aime ton prochain mais range tes mains ». Des tags évoquant des viols ont également été inscrits sur un bâtiment privé de la rue Allanic, dont le propriétaire Sébastien a manifesté sa stupeur : la cible est évidente, mais le message n’a strictement aucun lien avec la situation réelle.

Les équipes du sanctuaire et les agents municipaux ont découvert les dégâts vers 8 h 30 dimanche matin, et se sont immédiatement mobilisés pour tout nettoyer avant les offices pascals. À 9 h 30, il ne restait quasiment plus rien de visible pour les pèlerins. La gendarmerie, alertée sans délai, a ouvert une enquête. La mairie ainsi que l’association propriétaire du sanctuaire ont annoncé leur intention de porter plainte pour dégradations.

Un prétexte opportuniste : l’affaire du recteur

Pour justifier leur opération, les deux collectifs s’appuient sur une affaire en cours : la mise en retrait, au mois de mars dernier, de Gwénaël Maurey, recteur de la basilique, après le dépôt d’une plainte pour harcèlement sexuel émanant d’un proche collaborateur. Le prêtre conteste formellement les accusations et évoque une calomnie, tandis que le diocèse a choisi de le suspendre temporairement le temps que la justice fasse son travail.

Mais pour les militants antifa, cette procédure ordinaire ne suffit manifestement pas. Ils s’érigent en justiciers autoproclamés, transformant un simple soupçon en verdict définitif et instrumentalisant l’affaire pour lancer une charge idéologique plus vaste contre l’institution catholique dans son ensemble, au nom de la lutte contre ce qu’ils appellent la « culture du viol et du déni dans l’Église ». Leurs revendications s’étendent d’ailleurs bien au-delà de l’affaire Maurey : suppression du financement public des écoles catholiques, séparation totale de l’Église et de l’État, « surveillance » des prêtres. Un programme politique, donc, qui n’a plus grand-chose à voir avec la défense des victimes.

Politique

« On respecte les croyants » : la ficelle est un peu grosse

Interrogé par la presse, un membre du collectif a cru bon d’affirmer : « On ne veut pas s’aliéner les personnes croyantes, on les respecte. » La déclaration a de quoi faire sourire — ou grincer des dents. Car choisir délibérément la nuit de Pâques, planifier une action pour qu’elle soit visible dès le matin de la plus grande fête du christianisme, cibler un sanctuaire marial qui rassemble chaque année des centaines de milliers de pèlerins bretons : tout cela relève précisément du contraire du respect. C’est une profanation symbolique soigneusement mise en scène, destinée à humilier publiquement une communauté au moment où elle célèbre le cœur même de sa foi.

Les habitants ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Une Saintannoise dénonce un « lynchage public » et rappelle qu’« il y a une enquête et nous devons respecter son temps ». Une autre parle d’« horreur » en découvrant tous ces messages de haine. Un riverain non croyant juge l’action « lamentable ». Bruno Belliot, secrétaire général du sanctuaire, exprime son choc devant un « acte violent » et rappelle avec bon sens que « c’est à la justice de travailler et pas à la vindicte populaire ». C’est la première fois que Sainte-Anne-d’Auray est visée par une opération de ce type.

Le vrai visage de l’antifascisme breton

Derrière la prétention à combattre le « fascisme », ces collectifs révèlent une logique bien éloignée des principes démocratiques qu’ils prétendent défendre. Leur grille de lecture est binaire, manichéenne : d’un côté eux, détenteurs du bien ; de l’autre, une société qu’ils jugent massivement contaminée par des idéologies à « éliminer » — le mot est employé. Le catholicisme traditionnel, dans leurs textes, est explicitement désigné comme participant à cette prétendue fascisation. Tout est dit.

La méthode, elle, est rodée : collecter des informations sur leurs cibles, les diffuser sur les réseaux, exercer une pression permanente, désigner publiquement des ennemis. Il ne s’agit plus de débat mais d’intimidation. Et quand l’occasion se présente d’exploiter une affaire judiciaire en cours pour frapper un symbole, ces militants n’hésitent pas à piétiner au passage la présomption d’innocence, à salir l’honneur d’un prêtre et à insulter une communauté entière de fidèles.

Les abus commis dans l’Église sont une réalité grave, l’institution catholique l’a reconnu et est, faut-il le rappeler, la seule à avoir engagé un travail d’une telle ampleur pour faire la lumière sur son passé. Mais confondre ce travail exigeant de vérité avec l’activisme grossier et anticlérical de quelques groupuscules relève de la malhonnêteté intellectuelle. Les antifas du Gwened Antifa Crew ne défendent pas les victimes : ils s’en servent. Et ce qu’ils ont fait dans la nuit de Pâques à Sainte-Anne-d’Auray n’est pas un geste militant, c’est une profanation.

Breizh-info.com

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