. Assez de contorsions devant Téhéran, il est temps de faire tapis

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Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Le tango de Trump n’a que trop duré. La guerre est toujours la pire des solutions, comme chacun sait, mais avec la théocratie chiite qui n’a nullement renoncé à rayer Israël de la carte, il n’y a pas d’autre option.

Aucune guerre n’est plus légitime que celle-ci compte tenu de ses objectifs :

– assurer le droit à l’existence d’Israël contesté par les mollahs depuis 47 ans

– restaurer la paix au Moyen-Orient  en éradiquant le régime belliqueux de Téhéran

Ceux qui appellent au calme avant que Netanyahu ait atteint ses objectifs de guerre et assuré la sécurité du peuple hébreu à long terme ont visiblement oublié l’agression barbare du 7 octobre 2023 et les dizaines de milliers de roquettes et de missiles qui pleuvent sur Israël depuis des décennies.

Toutes les trois heures, les Israéliens courent aux abris car il est impossible de garantir à 100 % l’étanchéité du bouclier anti-missiles qui protège Israël, soumis à rude épreuve avec les armes à sous-munitions qu’utilisent les Iraniens, au mépris du droit international.

Il est clair que le courage du peuple hébreu, favorable à la poursuite de la guerre, est largement stimulé par le traumatisme du 7 octobre 2023 qui hantera Israël pour des décennies. C’est pourquoi Netanyahu et ses généraux sont bien décidés à aller jusqu’au bout, à « faire tapis », « All in », comme disent les Anglo-Saxons.

On les comprend. Faire le dos rond, vivre avec la peur des drones qui rôdent en permanence, subir les attaques terroristes du Hamas et du Hezbollah, les supplétifs armés et fanatisés du régime iranien, tout cela n’a que trop duré. 

C’est pourquoi j’ai bien du mal à comprendre la valse hésitation de Donald Trump, qui vient pour la deuxième fois de repousser au 6 avril son ultimatum à Téhéran, exigeant des mollahs qu’ils acceptent son plan de paix en 15 points sous peine de subir un déluge de feu sur toutes les centrales électriques du pays. Menace qui n’a apparemment pas intimidé Téhéran, qui a refusé.

En pleine guerre, il n’y a pas pire message envoyé à l’ennemi qu’un ultimatum dont on n’ose pas assumer les conséquences. Or, c’est une suite de revirements inattendus que Trump nous livre depuis une semaine, alternant menaces fracassantes contre l’Iran et communiqués enthousiastes louant des négociations fructueuses.

Le tango habituel de Trump, mais cette fois il ne s’agit plus d’économie et de taxes à tout-va, il s’agit d’une guerre existentielle que mène Israël. 

Les trumpistes intégristes y verront  une tactique de déstabilisation, une ruse pour tromper l’ennemi. Mais personnellement, j’y vois plutôt une indécision permanente de Trump, qui est à la recherche d’une solution rapide pour sortir honorablement d’une situation qui se complique, afin de pouvoir clamer haut et fort que l’Amérique a ramené la paix au Moyen-Orient. Trump reste aussi narcissique qu’imprévisible.

Et si je salue sa politique intérieure menée contre le wokisme, la dictature LGBT, l’antisémitisme des universités et l’immigration de masse, je n’adhère nullement à ses comportements agressifs envers ses concurrents économiques, ou à ses visées impérialistes sur le Canada et le Groenland.

Quant à sa conduite de la guerre, elle devient de plus en plus déroutante.

Le plan de Trump, s’il prévoit la destruction du programme nucléaire iranien et la restitution des stocks d’uranium détenus par Téhéran, autorise les Iraniens à conserver des capacités balistiques à des fins défensives. Une ligne rouge pour Israël, cela va de soi.

Après avoir mis fin à la menace arabe, qui s’est traduite par trois guerres majeures menées depuis 1948, Israël n’a pas l’intention de vivre une nouvelle guerre de cent ans avec la théocratie chiite.

Rappelons qu’avant la révolution de 1979, Israéliens et Iraniens vivaient en paix.

Par conséquent, une paix  à l’américaine négociée précipitamment par un Donald Trump pressé de s’extirper de cette aventure plus coûteuse et plus longue que prévu aurait un goût amer pour Israël. Ce serait reculer pour mieux sauter.

Il faut au contraire accentuer la pression sur le régime iranien jusqu’à sa capitulation. Toute autre issue serait interprétée comme une défaite américaine, un nouveau fiasco dont l’Amérique est coutumière depuis le désastre du Vietnam. Car Trump, malgré son triomphalisme habituel, aura bien du mal à habiller son recul en victoire.

La seule menace qui terrifie les mollahs et les dignitaires du régime, c’est la traque que mène Israël avec ses attentats ciblés. Vivre terré dans un bunker sans possibilité de voir le jour n’a rien d’une situation d’avenir.

C’est d’ailleurs la réponse principale de Téhéran faite aux 15 propositions de Trump :

– arrêt des hostilités

– fin des assassinats ciblés

En négociant de son côté, sans tenir compte des intérêts d’Israël, Trump ne fait que brouiller les cartes et renforcer la détermination des mollahs, déjà largement fanatisés.

Or, je reste convaincu que ce sont les officiers israéliens qui ont raison. Continuer les frappes sur les centres de décision et cibler tous les dignitaires du régime pour en finir une bonne fois pour toutes. Non seulement les ressources de Téhéran ne sont pas inépuisables, mais la résistance des jusqu’au-boutistes iraniens a elle aussi ses limites.

Quant à la hausse du carburant chez nous, que Macron baisse donc les taxes qui plombent le prix du litre de 60 %. Si la France a les moyens de donner 30 milliards à Zelensky, part française de l’aide européenne et aide bilatérale, elle ne peut abandonner les particuliers et toutes les professions frappées durement par la hausse des carburants sans aucune aide, pêcheurs, agriculteurs, transporteurs et autres. Pour Zelensky, l’UE prévoit encore 90 milliards d’aide supplémentaire, donc 16 milliards pour la France.

La France s’endette sans limite pour Zelensky et sa clique de mafieux corrompus, mais surtout pas pour aider les Français étranglés par la hausse des carburants. Une ignominie de plus de Macron. L’Ukraine sera notre tombeau.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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