. Viol de Mégane à Cherbourg : Oumar rebaptisé « Oscar » dans la presse

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#webtube : Certains prénoms culturellement marqués sont régulièrement modifiés, dans les médias. L’occultation du réel est en marche. Souvenez-vous : le 4 août 2023, une jeune Française prénommée Mégane avait été victime d’une agression des plus barbares, dans son appartement situé à Cherbourg. Son agresseur lui avait sauté dessus dès qu’elle avait ouvert la porte, l’avait rouée de coups et violée à plusieurs reprises, en utilisant notamment un manche à balai de 75 centimètres. Un certain Oumar N. avait rapidement été arrêté, confondu par ses empreintes digitales et la géolocalisation de son téléphone. Deux ans et demi après les faits, il a été condamné, le 12 mars dernier, par la cour d’assises de la Manche à une peine de 30 ans de réclusion criminelle.

Affaire classée ? Pas tout à fait. L’homme a décidé de faire appel de sa condamnation. Par ailleurs, il semblerait que l’identité du suspect ne fasse pas l’unanimité, auprès de tous les médias. Ce 24 mars, nos confrères de La Presse de la Manche viennent en effet de consacrer un article à l’affaire dans lequel l’agresseur supposé de Mégane se prénomme… Oscar.

Il ne s’agit nullement d’une erreur d’étourderie : le média précise noir sur blanc que « le prénom a été modifié ». Mais pourquoi ce subterfuge ? L’objectif était-il de protéger l’identité du coupable ? Cette pratique n’est nécessaire qu’en cas de suspects ou de mis en cause mineurs. Or, Oumar était majeur au moment des faits et est âgé de 21 ans actuellement. Et le jugement a été rendu très officiellement « au nom du peuple français ». S’agissait-il, plutôt, d’éviter toute stigmatisation, dans le cadre d’une consigne « antiraciste », le prénom étant « d’origine étrangère », donnée par la direction ou par une instance supérieure quelconque ? Nous avons posé la question à nos confrères et attendons leur réponse avec impatience.

Manipulation médiatique ?

Cette modification, que d’aucuns pourraient qualifier de manipulation, est d’autant plus curieuse que « Oscar », selon le site spécialisé Parents.fr, est un prénom « qui vient du froid », d’origine « scandinave », voire « celte ». Pour la petite histoire, la Suède compte deux rois qui portèrent ce prénom et le fils cadet de la princesse héritière Victoria de Suède s’appelle aussi Oscar. Si l’on en croit sa photo divulguée dans la presse, l’homme suspecté d’avoir violé Mégane n’a pas le profil d’un descendant de Viking.

À ce sujet — Viol barbare de Mégane : Oumar N. bientôt face aux juges

On imagine le scandale – justifié – si, a contrario, nous avions décidé de trafiquer l’origine culturelle, par exemple, du mari de Gisèle Pelicot et de le rebaptiser « Mohammed »…

Une pratique courante

Le troc des prénoms d’origine étrangère n’est hélas pas une pratique récente. Un exemple parmi d’autres : cet article du Télégramme de Brest, datant du 23 février 2021, relatant l’arrestation d’un groupe de jeunes narcotrafiquants rebaptisés pour l’occasion « Alain », « Héloïse », « Matthieu », « Henri », « Éric », alors qu’ils se prénommaient en réalité Assane, Ali, Anissa, Mohamed et Elhad… « La modification des prénoms protège la présomption d’innocence », tenta maladroitement de se défendre la journaliste bretonne. Une vieille technique que certains osent aujourd’hui dénoncer, à l’image de Bernard de La Villardière : « Je confirme ! J’ai fait partie de ces journalistes dans les années 90, au motif que les prénoms n’étaient pas signifiants et qu’il ne fallait pas donner des arguments au FN. »

Faut-il rappeler que les journalistes ont pour mission de rendre compte du réel, pas de le travestir ?

Jean Kast, dans BV

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