#webtube : Le Sénat a adopté, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, la création d’une surprime obligatoire dite « émeutes » intégrée aux contrats d’assurance dommages. Inspirée du régime des catastrophes naturelles, cette mesure vise à mutualiser les coûts liés aux dégradations provoquées par les violences urbaines. Particuliers comme entreprises pourraient être concernés, avec un prélèvement évoqué d’environ 5 %, selon les modalités retenues par le texte budgétaire.
Un dispositif introduit dans le budget 2026
La mesure résulte d’un amendement gouvernemental déposé au Sénat. Elle prévoit la création d’un fonds spécifique destiné à indemniser les dégâts matériels causés lors d’émeutes. L’émeute est définie comme une action collective occasionnant des violences, dirigée contre l’autorité publique, exprimant une protestation ou visant à obtenir la satisfaction de revendications d’ordre politique ou social. Une commission de qualification serait chargée de déterminer si les faits entrent dans ce cadre, en tenant compte notamment du nombre de participants, de l’ampleur des dommages matériels et des dispositifs de maintien de l’ordre engagés.
Le mécanisme reprend la logique de solidarité nationale appliquée aux catastrophes naturelles, mais l’étend à des faits de violences humaines. Les hypothèses évoquées prévoient une application prioritaire aux contrats d’assurance dommages grands risques, avec la possibilité d’une extension aux contrats d’assurance habitation, selon les arbitrages budgétaires.
La facture des émeutes de 2023 en arrière-plan
Cette réforme s’inscrit dans le contexte du coût inédit des émeutes de juin et juillet 2023, évalué à 1 milliard d’euros de dommages matériels. Le bilan fait état de 2 508 bâtiments endommagés, dont 273 commissariats et gendarmeries, 105 hôtels de ville et 273 établissements scolaires, ainsi que 12 031 véhicules incendiés. Les assureurs ont traité 16 400 dossiers de sinistres, pour un coût estimé à 793 millions d’euros.
Le dispositif envisagé permettrait au fonds d’intervenir dès le premier euro de dégâts, avec un plafond annuel d’indemnisation fixé autour de 775 millions d’euros. Il pourrait également s’appuyer sur la Caisse centrale de réassurance, bénéficiant d’une garantie de l’État.
Une logique économique et politique contestée
La mesure suscite de fortes inquiétudes chez les entreprises et les professionnels de l’assurance. L’Amrae estime qu’elle « envoie un signal économique préoccupant » et suggère que le risque social serait désormais « durable et structurel ». L’association souligne l’empilement des taxes et surprimes pesant déjà sur les contrats d’assurance dommages, sans amélioration tangible de la prévention.
En toile de fond, le débat pose une question centrale : faut-il faire supporter aux citoyens respectueux des lois le coût des émeutes, ou appliquer strictement le principe du casseur-payeur ? Au-delà de son habillage technique, cette surprime entérine une logique de collectivisation des pertes typiquement inspirée d’un esprit communiste, où la responsabilité individuelle disparaît au profit d’une mutualisation forcée faisant payer à tous les conséquences des violences de quelques-uns.
#webtube :Et pour cela, les pays de l’UE lèveront un emprunt sur les marchés internationaux… L’inénarrable Jean-Noël Barrot claironne : « Historique. L’Europe s’accorde sur un emprunt commun : 90 milliards d’euros qui seront prêtés à l’Ukraine pour lui permettre de résister à l’agression russe. Alors que la sécurité européenne est en jeu, nous prenons notre destin en main. » Le Premier ministre danois Mette Frederiksen, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’Union européenne, lui aussi, embouche sa trompette : « Garantir 90 milliards d’euros à un autre pays pour les deux prochaines années, je ne crois pas que cela se soit jamais vu dans notre histoire. » De son côté, Antonio Costa, président du Conseil européen, a publié dans la nuit de jeudi à vendredi ce message : « Nous avons conclu un accord. La décision d’accorder une aide de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026-2027 a été approuvée. » Est-ce à dire que dans l’esprit des dirigeants européens, cette guerre a vocation à se poursuivre jusqu’en 2027 ? Au passage, a-t-on d’ailleurs réalisé que, si ce conflit devait malheureusement se prolonger jusqu’en juin 2026, sa durée dépasserait alors celle de la Grande Guerre, tombeau de la Vieille Europe ?
C’est quoi, au fond, 90 milliards ?
Les besoins de l’Ukraine pour poursuivre la guerre ont été estimés à 137 milliards et l’Union européenne s’est donc engagée à en financer la plus grande partie : 90 milliards. Quelques chiffres, pour avoir une idée de ce que cette somme représente. 90 milliards, c’est notamment la moitié du budget annuel de l’Union européenne (192,8 milliards), dont 64 % des ressources proviennent de la contribution des États membres. C’est, par exemple, près du double du budget de la défense de la France en 2026 (57,1 milliards) et un peu moins du double de la charge de notre dette publique (55 milliards en 2025). C’est aussi 40 milliards de plus que le déficit de l’État français en 2025 (131,6 milliards)… Alors, va pour 90 milliards. Pendant ce temps, la France va sans doute s’offrir le luxe, pour la deuxième année consécutive, de ne pas avoir de budget de l’État voté pour 2026 et elle s’achemine probablement vers un déficit public qui dépassera les 5 % du produit intérieur brut. Mais ça, c’est de la petite soupe.
Un don à l’Ukraine déguisé en prêt
L’impératrice von der Leyen avait posé l’alternative : soit l’Union s’emparait des avoirs russes déposés sur les places européennes (environ 210 milliards) pour financer ce prêt à l’Ukraine, soit l’Union faisait elle-même appel à l’emprunt sur les marchés internationaux pour, ensuite, prêter à l’Ukraine. La première solution, qui avait la faveur allemande, a fait face à l’opposition de la Belgique, pays où la majorité de ses avoirs russes (70 %) sont placés. On imagine les conséquences qu’une telle option pourrait avoir sur les marchés financiers mondiaux, qui reposent sur la confiance. Donc, l’Union européenne va prêter à 0 % à l’Ukraine, qui ne remboursera qu’après d’éventuelles réparations versées par la Russie. Autrement dit, on appelle ça un don. Et pour mobiliser ses 90 milliards, l’UE va lever un prêt sur les marchés internationaux qui ne prêteront sans doute pas à taux zéro, cette époque étant révolue. Ce prêt sera garanti sur le budget de l’Union. La contribution de la France étant, en gros, de 18 %, on peut donc considérer que la France va s’endetter indirectement de 16 milliards de plus. On n’est plus à ça près. Notons que la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont refusé de s’associer à cette démarche sans pour autant s’y opposer, sous réserve de ne pas avoir à subir de quelconques répercussions financières. Orbán n’y est d’ailleurs pas allé par quatre chemins en qualifiant cette mesure de « gaspillage d’argent ».
En juillet dernier, le montant de l’aide de l’Union à l’Ukraine était déjà estimé à 167,4 milliards d’euros, dont 84,6 milliard d’aide financière et économique et 59,6 milliards d’aide militaire. À cela, il faut ajouter l’aide des États membres de l’Union. Au total, 78,1 milliards d’euros, dont 7,5 de la part de la France. Des chiffres qui datent de juillet et qui sont sans doute à actualiser. D’aucuns estiment que l’Union européenne court comme un somnambule ou un canard sans tête vers la guerre. En tout cas, la fuite en avant financière est indéniable.
#webtube : Stoppons cette folie guerrière qui nous entraîne tous par le fond. Ce qui se profile à l’horizon, c’est la capitulation de l’Ukraine et l’effondrement économique de l’UE déjà lourdement plombée par ses dettes et sa perte de compétitivité. Car l’Ukraine ne pouvant couvrir que la moitié de son budget de guerre réévalué à 120 milliards par an, l’UE doit financer tout le fonctionnement du pays : salaires du secteur public (enseignants, médecins, fonctionnaires), pensions, allocations sociales, infrastructures énergétiques etc. Et les caisses sont vides. D’où la tentation pour les Rapetou de Bruxelles de voler les 210 milliards d’avoirs russes gelés en Europe.
Cet acharnement thérapeutique pour sauver une Ukraine en phase terminale est suicidaire. Tous les faits donnent raison aux partisans de la paix, que ce soit sur le terrain où l’armée ukrainienne épuisée ne cesse de reculer, ou sur le plan économique qui mène l’Europe à la ruine, tandis que la Russie s’adapte aux sanctions et se métamorphose sur le plan économique, devenant de plus en plus autonome.
Depuis 2022, 50 nations soutiennent l’Ukraine à bouts de bras, États-Unis, UE, FMI, G7 et autres pays embarqués imprudemment dans cette guerre ingagnable. S’acharner est suicidaire.
550 milliards de dollars ont déjà été engloutis en pure perte en Ukraine, dont 220 en armements. Trump ayant mesuré l’ampleur du désastre préfère laisser le fardeau à l’Europe désemparée, qui espère concrétiser son projet de hold-up sur les avoirs russes gelés, au mépris du droit international et au risque majeur de plomber l’euro et de saborder la confiance dans les institutions financière européennes.
Un bloc d’opposition à la politique belliciste de Bruxelles s’oppose au soutien militaire et financier sans fin accordé à l’Ukraine. Hongrie, Slovaquie et Tchéquie refusent tout financement supplémentaire.
Pourquoi cette guerre est-elle ingagnable pour l’Occident ?
D’abord parce que l’Ukraine est à bouts de forces. Son armée a été saignée avec plus de 2 millions de morts et blessés. Les désertions atteignent des sommets et se chiffrent en centaines de milliers de déserteurs depuis 2022. Au-delà de la propagande mensongère de Zelensky, dont l’avenir se joue sur l’issue de cette guerre après avoir tant promis la victoire à son peuple, la réalité est que plus de 300 villages ont été pris par l’armée russe en 2025, bien que le gain territorial ne soit pas très visible. Ensuite parce que la Russie, loin d’être la proie facile que les naïfs Occidentaux pensaient, militaires et économistes, a montré des capacités d’adaptation et de résistance insoupçonnées.
Voici ce que dit l’Ifri :
« La machine militaire russe reste puissante et compétente. Elle est capable d’endurer des épreuves inhérentes à un conflit armé prolongé et peut continuer à mobiliser des ressources humaines et financières ». On est loin des moqueries de nos arrogants généraux de plateaux TV, qui prenaient les officiers russes pour des attardés mentaux.
En pleine guerre contre la coalition occidentale, la Russie ne consacre que 6,6 % de son PIB à la défense. Poutine n’a jamais voulu décréter une mobilisation massive qui pénaliserait l’économie par manque de main-d’œuvre. En comparaison, l’Ukraine engloutit la moitié de son PIB à l’effort de guerre. L’Occident comble le trou financier.
Les sanctions ont fait plus de dégâts en Europe qu’en Russie.
Diabolisée par l’UE, Moscou s’est tournée vers la Chine et l’Inde pour écouler son pétrole. L’Iran et la Corée du Nord lui ont apporté un soutien militaire en matériels et en hommes. L’économie russe s’est diversifiée pour pallier le retrait des sociétés occidentales de Russie. Une vraie débâcle économique pour ces entreprises qui ont cédé aux pressions politiques des va-t-en-guerre.
Le résultat de cette politique irresponsable est que si l’armée française peut tenir au mieux trois semaines dans un choc frontal avec la Russie, l’armée du Tsar peut tenir 10 ans face aux 50 nations du format Ramstein.
Il est donc temps d’en finir avec cette guerre insensée et d’enterrer les illusions d’une paix aux conditions du vaincu, avec un retour aux frontières de 1991. La guerre ne se nourrit jamais de rêves…
Poutine a les moyens de ses ambitions, l’Europe désarmée et ruinée ne les a pas.
#webtube : Dans cet entretien de l’Economie expliquée par mon père, Charles et Emmanuelle Gave reviennent en détail avec des graphiques sur l’evolution de l’Economie interne Chinoise et sur ce qu’il est à attendre du Yuan.
#webtube : Conformément à ses habitudes de communication, la Commission européenne enveloppe le projet d’un message positif. Ce 16 décembre, à la tribune du Parlement européen, la députée RN Pascale Piera, membre de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, s’est vigoureusement opposée, comme tout son groupe, au texte « Paquet réseaux » présenté par la Commission européenne. Un texte qui, selon elle, vend « l’illusion d’une promesse qui ne sera pas tenue : celle de la baisse du prix de l’électricité ».
#webtube : À la fois valeur refuge et métal industriel, le cours de l’argent ne cesse de battre des records. Tirée par la transition énergétique et l’industrie photovoltaïque ainsi que la demande des particuliers, la demande dépasse l’offre, faisant grimpant les cours. Moins cher que l’or, l’argent reste une aubaine pour les investisseurs.
#webtube : Le rapport parlementaire se penche sur les stratégies électorales et les compromis des Insoumis en vue des élections. Ce n’est ni un fantasme d’extrême droite, ni une théorie complotiste. C’est un rapport parlementaire. À l’approche des élections municipales de 2026, la Commission d’enquête sur l’islamisme politique, qui remet son rapport cette semaine, tire la sonnette d’alarme. Et La France insoumise apparaît, une fois encore, au centre du jeu… ou plutôt du danger. Le constat est clair : LFI est aujourd’hui le parti le plus exposé aux stratégies d’entrisme communautariste, en particulier à l’échelon local. Là où se jouent les vraies batailles : mairies, associations, subventions, salles municipales, équipements sportifs. Le pouvoir du quotidien.
Le pari du vote communautaire
Reçu devant la commission le 5 novembre, Cédric Brun, figure de la lutte syndicale dans le Nord depuis plus de vingt ans et ancien conseiller régional LFI dont il a claqué la porte, lâche une phrase lourde de sens : « J’ai eu confirmation de Jean-Luc Mélenchon et d’autres cadres » de la stratégie du parti insoumis d’aller capter le vote musulman lors des prochaines élections. Cette communauté est devenue une cible électorale assumée, quitte à fermer les yeux sur la nature des relais utilisés pour l’atteindre. Une stratégie payante à court terme, explosive à long terme.
Les municipales, terrain idéal de l’entrisme
Interrogé par BV, Matthieu Bloch, député UDR de l’Ain et rapporteur de la commission, le rappelle : « Les prochaines municipales seront le point d’entrée privilégié de l’entrisme islamiste. Les maires sont en première ligne, souvent mal informés, parfois isolés ». Le rapport alerte sur le risque de pressions communautaires ciblées, d’influences discrètes et de captation progressive du pouvoir local. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, auditionné par la commission le 18 novembre précise que « la probabilité de voir de l’entrisme dans les listes électorales est assez forte, puisque la stratégie est celle de l’infiltration ». Pas besoin de listes ouvertement communautaires. Il suffit de quelques compromis, de quelques silences, de quelques investitures mal contrôlées, précise le rapport de la commission.
En témoignent les dernières élections municipales à Villeneuve-Saint-Georges en janvier 2025 avec la présence d’un candidat pro-hamas sur la liste insoumise conduite par Louis Boyard. Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, auditionné le 4 novembre, fait même état d’un « cas d’école en matière d’entrisme municipal dans la ville de Colombes où l’actuel directeur de cabinet du maire cumulait […] ses fonctions avec celles de secrétaire général d’une mosquée considérée d’intérêt par les services compétents et de directeur d’une école coranique dans laquelle nous avons trouvé des éléments témoignant d’un enseignement islamiste ». Rien que ça !
La commission ne mâche pas ses mots. Auditionnée à huis clos le 21 octobre, Nicolas Lerner, directeur général de la Sécurité Extérieure évoque « une forme de proximité idéologique très forte entre certains élus nationaux et certains courants de pensée défendus par les courants fréristes ». Le rédacteur adjoint au Point, Erwan Seznec, auteur du livre Nos élus et l’Islam paru en 2020 aux éditions Robert Laffont, précise que les Insoumis « sélectionnent des intermédiaires qui me paraissent extrêmement sulfureux », choisis pour leur capacité à mobiliser une communauté précise, notamment à l’occasion des prochaines élections locales.
Contrairement à la ligne de défense habituelle de LFI, il ne s’agirait pas d’initiatives isolées. Le rapport souligne que la direction du parti est informée de ces alliances locales. Cédric Brun affirme même qu’on lui a expliqué « qu’il fallait composer avec eux ». Composer, donc. Avec qui, sinon les tenants d’un islam radical ? Et à quel prix pour la laïcité et la neutralité républicaines ?
Des signaux faibles… qui deviennent forts
Certes, aucun lien institutionnel ou formel direct entre LFI et l’islamisme ne semble établi par la commission. Mais le problème est ailleurs. Il réside dans une accumulation de comportements individuels troublants : soutiens publics à des individus proches de mouvances radicales, complaisances répétées depuis le 7 octobre 2023, ambiguïtés permanentes entre défense de causes légitimes et relativisation de l’islamisme politique. Ainsi le rapport précise qu’il « semble s’installer un jeu dangereux conduisant certains élus de la Nation à cautionner, par leur présence ou leur silence, la mouvance islamiste et des discours portant atteinte aux principes de notre République ». Pris séparément, ces faits peuvent sembler anecdotiques. Ensemble, ils dessinent une ligne politique.
Un avertissement sans détour
Interrogé par BV, le rapporteur préconise « d’imposer une charte et un contrôle des investitures par les partis », des mécanismes internes de vigilance. Même s’il précise ne pas vouloir « uniquement mettre en cause les insoumis, l’entrisme concernant l’ensemble des partis politiques », le message est clair, mais implicite : LFI joue avec le feu. À force de transformer le communautarisme en variable électorale, le parti de Jean-Luc Mélenchon prend le risque de fragiliser durablement les institutions locales.
Les municipales approchent. Le terrain est prêt. Les réseaux sont en place. Cette fois, l’alerte est officielle. Reste à savoir qui choisira encore de détourner le regard.
#webtube : Selon le bilan du comité de suivi de mars 2024, la réforme d’Affelnet a entraîné une forte diminution de la « ségrégation sociale » (–49 %) et de la « ségrégation scolaire » (–39 %) dans les lycées publics parisiens depuis 2021. Cette mixité accrue, présentée positivement par le rectorat, s’accompagne toutefois d’une baisse sensible des performances dans plusieurs établissements prestigieux.
Le lycée Condorcet illustre cette dégradation : 40 % de mentions « très bien » en 2022, 45 % en 2023, mais seulement 25 % en 2024. Les « félicitations du jury » y tombent à 3 %, contre 7 à 9 % auparavant. La chute se reflète aussi au classement du Figaro Étudiant, où l’établissement passe de la 14e place en 2024 à la 54e en 2025. Le lycée Sophie-Germain suit la même pente : de 95 % de mentions toutes catégories en 2022-2023 à 80 % en 2024, avec des mentions « très bien » ramenées de 27 % à 17 % et une rétrogradation d’une centaine de places au classement. Charlemagne subit un recul comparable : un quart de mentions « très bien » en 2024 contre environ 37 % avant la réforme, et des félicitations divisées par quatre. Lavoisier et Fénelon enregistrent également un net affaissement des meilleures mentions.
Une exception notable émerge néanmoins : Henri-IV et Louis-le-Grand. Leur intégration à Affelnet en 2022 avait suscité des inquiétudes quant à la fin de la sélection sur dossier. Face à la contestation, un système spécifique a été mis en place : accès ouvert à tous les collégiens parisiens, quotas selon les profils des collèges d’origine et atténuation du poids de l’IPS. Ce dispositif « sur mesure » permettait de renforcer la mixité sociale sans altérer la mixité scolaire. Selon le bilan 2023, les profils sociologiques y sont désormais plus variés, tandis que le niveau scolaire reste stable.
Les suites de la réforme continueront d’être suivies par le comité dédié, chargé d’observer l’évolution conjointe de la mixité et des performances des établissements.
#webtube : Elon Musk prépare l’IPO la plus spectaculaire de l’histoire avec SpaceX. Mais derrière le record financier se cache un pari encore plus vertigineux : déplacer les data centers de l’intelligence artificielle dans l’espace pour contourner l’impasse énergétique terrestre.
Elon Musk vient de confirmer l’introduction en Bourse la plus colossale de l’histoire : celle de SpaceX en 2026.
La date n’est pas encore arrêtée, car il s’agit d’une opération dont les préparatifs vont prendre plusieurs mois, voire plusieurs trimestres, puisqu’il serait question de lever 30 milliards de dollars auprès des investisseurs privés et des gérants du monde entier.
Pourquoi 30 Mds$ et pas 33 Mds$, ou plus ?
Les conditions de marché en décideront, mais aussi – et surtout – la faisabilité du cœur du projet, sur lequel nous allons revenir en détail.
En ce qui concerne les 30 Mds$, c’est symbolique : 1 milliard de plus que le précédent record établi par Saudi Aramco (29,4 milliards de dollars à l’issue de l’IPO du 11 décembre 2019).
Si SpaceX évoque surtout le tourisme spatial ou des projets de colonisation de Mars auprès du grand public, pour les investisseurs, il s’agit de participer à une révolution technologique majeure : installer des data centers en orbite, sous forme d’une myriade de satellites sur le modèle Starlink.
Ce projet redéfinit – sur le papier – la course planétaire à l’IA… et SpaceX semble déjà avoir deux longueurs d’avance sur Blue Origin de Jeff Bezos (qui vient tout de même de réussir à poser le propulseur de sa fusée New Glenn sur une plateforme en mer, ce qui en fait le second lanceur récupérable)… et trois ou quatre longueurs sur les Chinois.
Les Européens ? Oubliez, ils sont hors course !
Le projet de data centers orbitaux consiste à exploiter l’énergie solaire, illimitée 24h/24 en orbite, et à résoudre les problèmes de refroidissement grâce aux -100 °C qui règnent dans l’espace à 500 km d’altitude (sur la partie sombre de la Lune, la température tombe à -150 °C).
Autre avantage : pas de permis de construire à réclamer, pas de ressources en eau à sécuriser (souvent au détriment de l’agriculture et des nappes phréatiques).
Plusieurs mois après que nous ayons prédit – « nous » : les experts d’Agora – que les mégaprojets d’installation de data centers de dimension inconnue à ce jour (hyperscalers) d’ici trois ans excéderaient de très loin les capacités énergétiques nécessaires pour les faire fonctionner, cette évidence, qui n’en était pas une, commence à s’imposer aux géants de l’IA.
Elle n’est toujours pas dans les cours pour la plupart des gérants qui les font figurer en bonne place dans leurs portefeuilles : les « Sept fantastiques » (+3) pèsent près de 40 % des ETF indiciels majeurs (répliquant le S&P 500 ou le Nasdaq 100).
Il existe déjà 5 400 data centers aux Etats-Unis, mais l’enjeu n’est pas de savoir s’ils vont passer de 5 000 à 10 000… Car en ajouter seulement 20 de plus, avec des capacités de 1 gigawatt de calcul, ferait « tomber » le réseau de distribution américain.
Si les data centers en projet et déjà financés sortent de terre d’ici 2028, ils vont consommer jusqu’à 12 % de l’électricité produite aux Etats-Unis dans trois ans.
Les Etats-Unis produisent actuellement une puissance totale de 490 gigawatts ; la barre des 500 sera franchie en 2026 – ce sera loin d’être suffisant.
Des experts estiment que l’IA aura besoin de disposer de 125 gigawatts d’ici 2035. Cela représente un quart de ce que peut délivrer l’ensemble du réseau électrique. Rien que pour l’intelligence artificielle.
Goldman Sachs prévoit que la demande énergétique liée à l’IA pourrait augmenter de 165 % d’ici 2030.
Il faudrait construire l’équivalent de 40 réacteurs nucléaires d’une puissance comparable à celle d’un EPR en quatre ans aux Etats-Unis, ce qui est évidemment impossible.
Mais Elon Musk veut convaincre les investisseurs qu’il a la solution.
Il suffirait de reconfigurer les satellites Starlink V3 (ceux dédiés aux télécommunications) afin qu’ils embarquent des puces de calcul d’intelligence artificielle.
Et sachez-le : ce ne seront pas celles de Nvidia. Elon Musk veut maîtriser la chaîne de calcul de A à Z.
Pour faire fonctionner les unités de calcul, chaque satellite serait doté de panneaux captant une énergie solaire 24h/24 et 7j/7 : pas de nuages, pas de nuit, pas d’intempéries, pas de pannes de réseau électrique.
Elon Musk estime que ses lanceurs Starship pourraient mettre en orbite chaque année entre 300 et 500 gigawatts de puissance de calcul dédiée à l’IA. Or, une puissance de calcul de 300 gigawatts dépasserait déjà la consommation totale d’électricité de l’ensemble de l’économie américaine en seulement deux ans.
Il existe en effet une différence majeure entre l’électricité produite et celle consommée aux Etats-Unis, en raison de déperditions colossales dues à l’obsolescence du réseau. De plus, une grande partie de l’électricité renouvelable (éolienne et photovoltaïque) n’est pas consommée au moment de son pic de production.
L’Europe subit les mêmes désagréments : pas assez de pilotable l’hiver, trop de production l’été ; il faut même déconnecter des centrales nucléaires, faute de quoi le réseau sature.
Elon Musk veut délocaliser l’IA en orbite, et il possède déjà les fusées, les satellites (en tant que réceptacles) et l’infrastructure de lancement.
Il n’a pas besoin de demander l’autorisation d’installer des centrales à gaz (xAI y a largement recours pour faire tourner Grok) ou des mini-réacteurs auprès des autorités fédérales, ni de nouveaux raccordements au réseau électrique auprès des autorités locales.
Elon Musk résout la quadrature du cercle : amis investisseurs, à vos réserves de cash – Starship s’occupe du reste !
Sam Altman, le PDG d’OpenAI, valide le projet :
« Les passionnés d’espace (comme moi) recherchent depuis longtemps un modèle économique permettant la migration humaine au-delà de notre planète. Je pense que les serveurs IA dans l’espace constituent le premier véritable modèle économique qui en inspirera beaucoup d’autres. »
Bon, vous me voyez venir !
Il va falloir désorbiter et redescendre sur Terre : confronter le projet à sa faisabilité technique.
Exploiter un data center en orbite n’a encore jamais été testé, encore moins en réseau (chaque satellite représenterait 1/100e de la capacité de calcul d’un hyperscaler).
Ou alors, il faudrait en envoyer moins, mais de plus gros – donc plus complexes à assembler et à tester dans de gigantesques chambres à vide, réfrigérées à -100 °C.
Ils ne seront pas prêts avant 2028, même si des fusées Starship sont déjà prêtes à décoller.
Sur Terre, on peut recréer le vide et le froid, mais pas les tempêtes de rayonnement solaire, comme celles que nous venons de connaître et qui nous ont permis d’observer des aurores boréales jusque dans le sud de la France… tout en révélant des failles logicielles sur des Airbus A320, dont les systèmes de commande se sont montrés vulnérables aux vents solaires.
Et si jamais une panne mécanique survient à 500 km d’altitude, quel serait l’impact sur le dispositif connecté ? Sera-t-il possible de réparer, et à quel coût ?
Les missions de sauvetage risquent d’engloutir tous les bénéfices. La correction des aberrations optiques et des problèmes de panneaux solaires du télescope Hubble, entre 500 et 600 km d’altitude – avec intervention humaine – a coûté des milliards.
Mais le vrai problème est ailleurs.
Depuis l’arrêt de l’exploitation des navettes spatiales par la NASA en 2011, plus aucune opération de maintenance n’est possible, car aucun vaisseau spatial existant ou en développement ne dispose des capacités nécessaires pour capturer un satellite, le ramener sur Terre ou effectuer des réparations à distance en « visuel » (navette habitée), faute de bras télécommandé (de conception canadienne).
C’est aussi simple que cela : la « dépanneuse de l’espace » a disparu avec la navette de la NASA… et Elon Musk va devoir en fabriquer une nouvelle.
Les paris sont ouverts sur le temps de développement d’un tel dispositif : il faudrait un module équipé d’un bras, fonctionnant en tandem avec un autre module aux bonnes dimensions pour ramener le satellite sur Terre.
Pour la NASA, il avait fallu plus de dix ans… mais sans IA à l’époque. Cela devrait aller plus vite cette fois-ci, mais réduire le délai à cinq ans serait déjà un exploit.
L’introduction en Bourse de SpaceX, elle, devrait intervenir d’ici douze mois – et beaucoup de questions techniques vont surgir d’ici là !