. Les violences dans le périscolaire au cœur de la campagne parisienne

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Animateurs suspendus, plaintes en hausse : le périscolaire face à la crise de protection des enfants. Le 5 octobre 2021, après deux ans et demi de travaux, la CIASE – Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église – remettait son rapport au président de la Conférence des évêques de France. Secouée depuis des années par le scandale des abus sexuels dans l’Église catholique, l’institution assumait pleinement et ouvertement ses responsabilités. On se pose alors la question : pourquoi n’en est-il toujours rien dans l’administration française ? Pourquoi n’y a-t-il pas de « commission d’enquête sur les violences et abus sexuels dans l’école de France » où l’on se contente souvent de déplacer les fautifs ?

Allez donc voir ailleurs, vous y serez mieux

Le projecteur est mis aujourd’hui sur le périscolaire. Dernier scandale en date dans une longue série : la suspension d’un animateur d’une école du 15e arrondissement visé par trois plaintes pour viol sur mineurs. Un parmi tant d’autres, serait-on tenté de dire tant le scandale qui remue la capitale prend de l’ampleur. Cette fois, en effet, il y a circonstance aggravante pour la Ville de Paris puisque ce même individu travaillait jusqu’en décembre dernier à l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement. École dont neuf animateurs du périscolaire ont été suspendus en deux semaines.

Alors que l’affaire couvait depuis des mois, le magazine Cash Investigation, diffusé le 29 janvier sur France 2, a mis le feu aux poudres. Selon les méthodes dont l’émission d’Élise Lucet est coutumière, une journaliste s’est fait recruter en tant qu’animatrice dans l’école en question. Elle y a filmé des images qui ont déchaîné la colère des parents : violences à l’heure de la cantine où l’on crie sur les enfants, menaces de privation de nourriture, et baisers sur la bouche de la part d’une animatrice qui confie son amour fou pour le gamin qu’elle embrasse. Bref, l’affolement a saisi tout le secteur scolaire sachant que cette école accueille également, les mercredis et lors des vacances scolaires, les enfants des écoles proches : l’école Rapp et l’école La Rochefoucauld.

Certains parents, dont on devine l’inquiétude, ont écrit aux autorités de tutelle. « On réclamait d’avoir accès à la manière dont ces agents sont recrutés, tout simplement de savoir avec qui étaient nos enfants, mais nous n’avons pas eu de retour », dit leur avocat au Parisien. Pas étonnant en ce qui concerne le rectorat sachant que le périscolaire relève des services de la mairie et non de l’Éducation nationale.

Sans réponse, donc, 73 parents ont déposé une plainte collective contre X pour « violences volontaires sur mineurs », « mise en danger délibérée d’autrui », « délaissement d’une personne incapable de se protéger », « abstention d’empêcher un crime ou un délit », ou encore « non-dénonciation de mauvais traitements sur mineur ». C’est dans ce cadre que l’animateur évoqué plus haut a été « déplacé » de l’école Saint-Dominique vers l’école maternelle Volontaires, dans le 15e.

À ce sujet — Agressions sexuelles d’enfants dans les écoles parisiennes : « C’est l’omerta ! »

Des métiers sous-payés que personne ne veut faire

Depuis 2021, le collectif SOS Périscolaire se charge de recueillir les doléances des parents. Elles sont nombreuses et reflètent, là aussi, l’extrême fragilité de notre société. À raison, mais aussi parfois à tort, les plaintes se succèdent et l’institution ouvre grand le parapluie. Depuis 2023, la mairie de Paris a suspendu 52 animateurs du périscolaire et des centres de loisir pour des faits d’agression sexuelle. S’y ajoutent les dénonciations pour « maltraitance », une notion parfois très floue, là encore, puisqu’on y inclut ce qu’en d’autres temps on aurait simplement qualifié d’autorité ou de sévérité.

Peu de plaintes sont en réalité suivies de condamnations, or tout signalement de fait à caractère sexuel visant un animateur est automatiquement transmis au procureur de la République, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale. La personne visée est automatiquement suspendue le temps de l’enquête administrative et pénale, si toutefois elle se justifie. En 2025, sur 30 suspensions, deux affaires seulement ont abouti devant le tribunal.

La Ville de Paris dit appliquer le principe de précaution, interdisant à quiconque fait l’objet d’un signalement, justifié ou non, de travailler avec les enfants. « Il aura la possibilité s’il s’agit d’un fonctionnaire ou d’un contractuel d’être  » recasé » à un autre poste », nous dit-on. C’est oublier que la plupart sont vacataires, c’est-à-dire sans contrat de durée, donc sans rémunération en cas de maladie par exemple, sans congés payés et sans chômage.

Lorsque le collectif SOS Périscolaire écrit, à juste titre : « Les menaces, cris, intimidations et violences physiques sont monnaie courante, il faut que l’animation redevienne un métier avec du personnel formé et protecteur », il devrait ajouter : alors il faut le payer décemment !

La pénurie de personnel d’animation est un problème dans chaque commune et tant qu’on n’appliquera pas à ces métiers le droit du travail commun, la situation perdurera. Les journées d’un animateur sont morcelées entre l’accueil du matin (7h30-8h30), du midi (11h30-13h30) et du soir (16h30-18h). Il faut gérer les enfants de la maternelle jusqu’à la fin du primaire avec des problèmes qui sont souvent identiques à ceux que rencontrent nos enseignants, pression des familles et quelquefois menaces comprises. Cela pour un taux horaire qui est au niveau le plus bas du SMIC et d’énormes responsabilités – pénales ! – pour le personnel d’encadrement. Faute de réformes sérieuses, le périscolaire illustre crûment l’incapacité du système éducatif à protéger ceux dont il a la charge.


Marie Delarue
, dans BV

. Pour Ursula von der Leyen, la politique antinucléaire de l’UE a été « une erreur stratégique »

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : C’est historique : la présidente de la Commission européenne a acté le ralliement de l’UE au nucléaire civil. « La réduction de la part du nucléaire était un choix et, à la réflexion, l’Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, économique et peu émettrice ». Cette déclaration d’amour de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 10 mars dernier à Paris, lors du sommet européen du nucléaire civil, a fait l’effet d’une bombe.

Peu avant elle, en ouverture du sommet, Emmanuel Macron avait déjà vanté les vertus du nucléaire civil, facteur selon lui d’une « indépendance » bienvenue alors que le conflit iranien se déroule dans un contexte géopolitique où les tensions sur le pétrole et le gaz peuvent en faire des éléments « de déstabilisation ». Considérant que le nucléaire « est la clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies », le président français a incité les acteurs à y investir. Et il ne s’est guère trouvé que deux militants de Greenpeace pour tenter de contredire cette ligne avec une banderole affirmant que l’énergie nucléaire alimente la guerre de la Russie (« Nuclear power fuels Russia’s war »).

À ce sujet — Le Charles-de-Gaulle engagé : si on oubliait Macron pour penser à nos marins !

Emmanuel Macron confirme son revirement de 2022

Pour qui se souvient du positionnement du candidat Macron en 2017, alors favorable, dans la lignée de François Hollande, au démantèlement d’une partie du parc (pour le ramener à 50 % de notre mix énergétique), du chemin a été parcouru. Mais il l’avait déjà largement été fin 2021 avec l’annonce d’orientations à nouveau favorables au nucléaire, lesquelles ont été confirmées début 2022, avec son discours de Belfort.

Comme le fait remarquer le spécialiste en énergies Philippe Charlez, consulté par BV, « comme d’habitude, il n’a pas reconnu qu’il faisait un virage à 180 degrés par rapport à ce qu’il avait dit avant, puisque quand il a été élu en 2017, il voulait ramener le nucléaire à 50 % et fermer 14 réacteurs. Il est passé de la fermeture de 14 réacteurs à leur non-fermeture et à la construction de 14 nouveaux réacteurs, tout en disant qu’il n’avait pas changé d’avis ». Cinq années d’errements donc ? « Emmanuel Macron aurait pu être un peu plus visionnaire en faisant ça dès 2017, mais d’un autre côté, il a été le premier grand chef d’État européen à se repositionner officiellement comme pronucléaire ». Depuis 2022, Emmanuel Macron ne s’est pas montré très offensif dans sa défense du nucléaire civil, à l’évidence soucieux de ménager une partie de la macronie gouvernementale ainsi que des soutiens à gauche, tous soucieux de promouvoir la montée en puissance des énergies intermittentes au sein du mix énergétique de la France. Mais Belfort aura été un marqueur suffisant pour infléchir la tendance.

Et, ajoute Philippe Charlez, « il faut reconnaître qu’une fois qu’il a insufflé cela, Agnès Pannier-Runacher a alors créé un groupe de pays européens pronucléaires pour s’opposer aux « anti », qui étaient essentiellement l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg et l’Italie, premier pays à être sorti du nucléaire en Europe dans les années 90. Or aujourd’hui, plusieurs de ces pays se sont ralliés à la position de la France ».

En 2022, alors que se déclenchait l’offensive militaire russe en Ukraine, plusieurs pays, dont l’Allemagne et la Pologne, avaient fait le choix du gaz russe, ainsi que du charbon, pour produire de l’électricité. Ce sont ces choix qui ont été remis en cause depuis.

Les antinucléaires isolés dans l’UE

Aujourd’hui, note Philippe Charlez, seuls « l’Autriche et le Luxembourg restent campés sur leur choix non nucléaire ». Il faudrait pour être complet, ajouter le Portugal qui, du fait de sa situation géographique, continue de miser sur l’éolien. Le reste de l’UE est désormais venu (ou revenu) à une stratégie pronucléaire.

Et ces ralliements ne sont sans doute pas étrangers à la volte-face d’Ursula von der Leyen, qui acte sans le dire l’isolement presque total désormais des antinucléaires au sein de l’Union européenne.

À Bruxelles comme à Paris, le positionnement pronucléaire s’accompagne d’une réaffirmation d’un mix donnant aussi une belle place aux énergies intermittentes, et notamment à l’éolien. En France, rappelle Philippe Charlez, la loi de programmation PPE3 (défendue par Sébastien Lecornu au mépris du Parlement), « donne une très belle place au nucléaire, mais aussi au renouvelable, ce qui est inutile, puisque nous surproduisons par rapport à nos besoins de consommation ».

Ce 10 mars 2026, au-delà de toutes les nuances et prudences qui s’imposent, Emmanuel Macron a (enfin ?) confirmé le nucléaire comme locomotive de la stratégie énergétique de la France sur le long terme. Quant à Ursula von der Leyen, la portée de son discours ne manquera pas d’avoir un impact bien plus important encore pour l’avenir. D’une part parce qu’il constitue une indéniable volte-face en faveur du nucléaire, mais accessoirement aussi parce que les choix européens continuent de peser, quoiqu’on en dise et pense, sur la réalité politique française.


Etienne Lombard
, dans BV

. Démocratie participative et pas de référendum sur l’immigration ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Décodage du gadget qu’on vous sort à toutes les élections : le coup de la démocratie participative, une imposture de gauche reprise par plein d’élus de droite. Une usine à gaz qui est tout le contraire de la vraie démocratie.

Source : Youtube – Riposte Laïque

. Le minage du détroit d’Ormuz, arme fatale des mollahs et grand défi à relever

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La caractéristique des guerres asymétriques est que les armes les moins sophistiquées et les moins coûteuses permettent au plus faible de tenir longtemps face au plus fort. En effet, ces armes accessibles utilisées en attaques massives provoquent la saturation des coûteuses défenses protégeant les cibles ennemies.

On le constate en Ukraine, où les drones ont permis un certain rééquilibrage des forces en présence. Au 1476e jour de guerre, les Russes ne sont toujours pas maîtres du Donbass en totalité, malgré leur écrasante supériorité technologique et numérique, une puissance que Poutine se refuse toujours à exploiter, au grand dam des faucons du Kremlin qui réclament de décapiter le serpent ukrainien pour en finir.

On le voit également au Moyen-Orient, où les Iraniens, avec les drones navals ou aériens et les mines, mettent les défenses adverses à rude épreuve. Bien que l’Iran ait perdu 80% de ses capacités offensives, la menace qui pèse sur le détroit d’Ormuz reste intacte, les mollahs ayant fait le choix de la stratégie de la terre brûlée.

https://www.lavoixdunord.fr/1682691/article/2026-03-10/guerre-au-moyen-orient-des-signes-indiquent-que-l-iran-deploie-des-mines-dans-le

Bloquer et miner le détroit d’Ormuz, c’est  l’assurance d’une crise économique mondiale, faute de ressources énergétiques vitales pour la croissance. C’est donc là que se joue l’avenir du conflit. Un défi majeur à relever par les marines occidentales.

3 000 navires sont actuellement bloqués dans le golfe Persique, empêchés de gagner la mer d’Arabie. Seuls quelques tankers chinois, fidèles clients du pétrole iranien, ont pu franchir le détroit sans dommage. Pour les autres, armateurs et assureurs préfèrent ne pas jouer avec le feu.

« Depuis le début des frappes sur l’Iran, les plus grands armateurs mondiaux, l’italo-suisse MSC, le danois Maersk, le français CMA CGM, le chinois Cosco et l’allemand Hapag Lloyd ont donné l’ordre à leurs bateaux de ne plus bouger et de se mettre à l’abri. Le directeur-général d’Armateurs de France Laurent Martens estimait à « entre 50 et 55 » le nombre de navires sous pavillon français ou qui appartiennent à des entreprises françaises bloqués dans le Golfe la semaine dernière. »

Les Américains ont évidemment éliminé au maximum les batteries côtières iraniennes, les stocks de missiles antinavires et les vedettes rapides qui se sont aventurées dans le Golfe, mais le minage du détroit semble se poursuivre selon le renseignement US. Et si les navires poseurs de mines sont vite repérés et aussitôt détruits, les petites embarcations peuvent également miner la zone beaucoup plus discrètement. Installés aux premières loges, les Iraniens peuvent encore lancer des drones navals tout au long de la côte.

Trump menace Téhéran de représailles terribles si l’Iran bloque durablement le détroit. Car si l’escorte des navires marchands par les marines de guerre occidentales peut être envisagé au cas par cas, le minage massif du détroit rendrait le passage impossible pour des mois.

Côté mer Rouge, ce sont les Houthis yéménites qui menacent le détroit le Bab-el-Mandeb qui débouche sur le golfe d’Aden, en face de Djibouti.

Face à cette situation, les Européens ne peuvent qu’afficher leur impuissance et la faiblesse de leurs marines. Aucun pays n’a les moyens de protéger durablement le trafic marchand. Même la marine anglaise, qui a si longtemps régné sur tous les océans de la planète, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Les Iraniens possèderaient plusieurs milliers de mines. S’ils parviennent à en poser en très grand nombre, le déminage demandera des mois de travail. Selon l’amiral de la marine américaine à la retraite James Stavridis :

« Si les États-Unis ne détruisent pas les mines dans les ports dès maintenant et que les Iraniens en posent un grand nombre dans le détroit, le navire le plus précieux du Golfe se transformera en dragueur de mines. »

« Même dans les meilleures conditions, le déminage est une opération très lente, ajoute celui qui a aussi été commandant suprême des forces de l’OTAN (2009-2013). J’ai vu des navires américains, les plus performants du secteur, mettre des semaines à déminer un champ de mines d’exercice contenant quelques centaines de mines. » Selon lui, le déminage complet du détroit pourrait prendre « plusieurs mois ».

C’est pourquoi Trump, économiste avant tout et accessoirement chef de guerre, menace :

« Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu’elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l’Iran seront sans précédent. Si, en revanche, ils retirent ce qui a pu être posé, ce sera un pas de géant dans la bonne direction ! »

Les mollahs vont-ils oser défier le monde entier en le privant de l’or noir ? Tous leurs avoirs sont placés en Occident. Sont-ils prêts à tout perdre ? J’en doute, mais nul n’est devin.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. IRAN : Les choses s’aggravent rapidement …par Théo Malini

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Théo nous donne un éclairage « terrain » sur ce qui se passe en Iran, Dubaï, Liban…

Source : Youtube – Theo Malini



. Bitcoin, Monero, or : la révolte monétaire contre les banques – Politique & Eco avec Pierre Durand

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Inflation persistante, disparition progressive du cash, euro numérique en préparation… et si une révolte monétaire silencieuse était déjà en marche ? Dans cet épisode de « Politique & Eco », nous recevons Pierre Durand, consultant en monétique et crypto-monnaies et porte-parole du collectif citoyen « Sortie de banque », (https://bank-exit.org/fr) un mouvement non partisan né en 2022 qui appelle les Français à à se débancariser et à reprendre le contrôle de leur souveraineté monétaire.

💥 Au programme :

  • Faut-il s’inquiéter de l’arrivée de l’euro numérique ?
  • Comment se préparer face à la disparition du cash et aux risques liés aux données bancaires (Ficoba, IBAN, piratages) ?
  • Quelles alternatives pour sécuriser son argent : Bitcoin, Monero, or, argent, entraide locale et troc.
  • Libertés numériques et censure : comprendre le Digital Services Act (DSA) et les stratégies pour se protéger (VPN, TOR, Nostr).
  • Comment se libérer des GAFAM et reprendre la main sur sa vie numérique.

Une émission pour tous ceux qui veulent comprendre les enjeux de la monnaie de demain, protéger leur argent et réfléchir à un monde où l’on peut vivre librement sans dépendre des banques. 👉 Sortez des banques ! Découvrez comment anticiper les transformations financières et reprendre votre pouvoir sur votre argent. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Iran, Venezuela : un duel sino‑américain ».

Source : Youtube – TVL

. Stop au doute et au défaitisme : la guerre totale contre les mollahs était inévitable

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : L’état de droit avec un pays qui menace de raser Israël, ça n’existe pas. Cette guerre est légitime. Assez de contorsions pour masquer la réalité.

C’est une guerre existentielle pour Israël, devenue inévitable au fil des décennies. Le pire serait de renoncer en cours de route et de revenir à l’insupportable statu quo, qui sème la terreur chez le peuple iranien et menace le Moyen-Orient en permanence. Tout prouve que ce régime est éminemment dangereux.

À la lecture de la presse et en écoutant les intervenants sur les chaînes TV, on sent le doute s’installer et la confiance s’émousser dans le camp occidental. Quelle erreur ! Aucune guerre n’est plus justifiée que celle-ci. C’est un régime terroriste dirigé par les bourreaux de leur propre peuple que Netanyahu et Trump veulent éradiquer.

Si je dénonce régulièrement l’interventionnisme et l’impérialisme américains, je reconnais que sans l’Amérique, il n’y aurait plus d’Israël depuis longtemps. Une option impensable.

Par ailleurs, on apprécierait que Trump ne pavoise pas outre mesure. Couler un bateau ennemi est légitime, mais inutile de se gausser des victimes qui servaient leur pays. C’est cette arrogance déplacée que ne supportent plus bon nombre d’Européens.

L’Iran des mollahs, c’est un régime dont la seule obsession depuis 1979 est de rayer Israël de la carte. Un régime qui développe un programme nucléaire et balistique à des fins offensives. Un régime qui a perpétré de multiples attentats sanglants dans toute l’Europe. Un régime qui espère, en obtenant l’arme nucléaire, prendre le leadership du monde musulman à  l’Arabie, détentrice des Lieux saints de l’islam. Un régime qui attise les braises au Moyen-Orient en armant ses supplétifs que sont le Hamas, le Hezbollah libanais, les Houthis yéménites et les milices chiites irakiennes. Notoires entités terroristes.

Et si l’Iran fut un indéniable soutien de l’Occident dans sa guerre contre l’État islamique, cette alliance de circonstance a tourné court, la théocratie chiite restant l’ennemie jurée d’Israël.

Rappelons à tous les frileux qui soutiennent cette guerre à reculons, que l’Iran est le seul pays au monde qui veut la bombe, non pas pour se protéger d’une agression de ses voisins, comme l’Inde ou le Pakistan, mais pour rayer Israël de la carte. La nuance est de taille.

Une réalité incontestable que Macron semble oublier, en prêchant la désescalade et les négociations. Des décennies de palabres stériles et de renoncement permanent ont conduit à la barbarie du 7 octobre 2023, qui a fait 1200 victimes innocentes. C’est cette agression, véritable modèle de sauvagerie tombé dans l’oubli, qui a enfin convaincu Netanyahu que le dialogue est impossible avec les mollahs et qu’il est donc grand temps de nettoyer le Moyen-Orient du sol au plafond. C’est en cours et Trump a décidé de l’y aider.

Nul ne peut contester les succès engrangés en 10 jours de guerre

– En quelques heures, l’État iranien a été décapité par des frappes ciblées, qui ont éliminé le Guide suprême et une quarantaine de hauts dignitaires du régime, militaires et civils.

– De plus, avec près de 7 000 frappes américaines et israéliennes, les capacités offensives de l’Iran ont largement été réduites. Selon le Pentagone, les attaques de missiles iraniens ont chuté de 90 % tandis que celles de drones ont diminué de 83 % depuis le déclenchement de la guerre.

– L’aviation et la marine iraniennes ont été détruites, donnant aux pilotes américains et israéliens la maîtrise du ciel.

– Enfin, le Hamas et le Hezbollah sont en voie de destruction totale. L’efficacité de Tsahal et du Mossad n’est plus à démontrer.

L’Iran ne sera pas un second Vietnam pour l’Amérique et quand les mollahs verront leur secteur énergétique partir en fumée, ils plieront.

Évidemment, la guerre éclair qu’espéraient certains reste du domaine du rêve. Le conflit va durer. Combien de temps ? Nul ne sait. Tout dépend des stocks de drones et de missiles que les Iraniens possèdent encore.

Côté occidental, tout dépend de la détermination de Trump, toujours aussi impulsif dans ses décisions et imprévisible dans ses réactions. Il a besoin d’une victoire rapide avant que le Congrès ne le stoppe dans son élan. Il est peu probable qu’il se soucie des midterms. Il sait déjà qu’il perdra la Chambre des représentants, ce qui ne l’empêchera pas de gouverner par décret. Il lui faut néanmoins préserver le Sénat.

La résilience de l’Iran ne sera pas éternelle face à la détermination de Netanyahu

La décapitation du régime n’a pas mis fin à la guerre. La relève était prête à tous les niveaux de l’État. L’heure est au remplacement du Guide suprême. C’est son fils, Mojtaba Khamenei qui est en pôle position. Un dur de dur, encore plus cruel et corrompu que son père. Voilà qui promet et qui prouve bien que l’élimination de ce régime est la seule solution pour assainir le Moyen-Orient, en ébullition depuis trop longtemps.

Les frappes iraniennes sur une quinzaine de pays, dont les monarchies du Golfe, sont un mauvais calcul de Téhéran, qui espère ainsi susciter la colère des peuples arabes contre l’Amérique. Mais ces attaques ne font qu’isoler davantage les mollahs, qui n’ont plus que les Chinois et les Russes comme soutien, lequel reste plus que modéré. A 100 dollars le baril, cette guerre apporte de l’oxygène à la Russie pour financer sa guerre contre l’Ukraine et ne peut que rapprocher Pékin et Delhi de Moscou, un précieux fournisseur d’or noir devenu irremplaçable.

Le pétrole à 100 dollars le baril voire plus ?

Oui, il y a la hausse du pétrole, l’inflation induite et le risque d’une croissance mondiale affaiblie. Toute guerre a ses inévitables dégâts collatéraux. Mais le monde en a vu d’autres et ces conséquences sont acceptables.

Et pour les crétins d’Européens, c’est le juste prix à payer après s’être coupés du pétrole et du gaz russes bon marché. Il faut être un irresponsable irrécupérable pour combattre la Russie. Les mêmes qui s’opposent à la guerre contre le régime tortionnaire iranien n’ont que le mot guerre à la bouche pour s’attaquer à la première puissance nucléaire de la planète qui rêvait en 1990 de se rapprocher de l’Europe. Mais Américains et Européens ont préféré jeter les Russes dans les bras de la Chine et de l’Iran. Moscou est aujourd’hui leader des BRICS, grâce aux liens que Poutine a su tisser avec le Sud global.

Quand la Russie et la Chine, qui ont une frontière commune, se lanceront ensemble dans l’exploitation du trésor géologique gigantesque de l’Arctique, ce sera un bouleversement majeur pour le monde. Dans cette future ruée vers l’or, les Européens, adeptes inconditionnels de l’autodestruction et imperméables au bon sens, seront laissés sur le bas-côté.

La suite de cette guerre dépend aussi du peuple iranien et du positionnement de l’armée. Le régime a beau traquer les opposants et semer la terreur dans les rues, la haine envers les mollahs ne cesse de s’amplifier et les dures conséquences de la guerre que subit le peuple n’y changeront rien.

Ce que veulent les Iraniens, c’est se débarrasser de leurs bourreaux après 47 ans de terreur. Et seule la détermination de Netanyahu et de Trump pourra les libérer de l’enfer.  Ils n’ont nul besoin des états d’âme d’un Macron, qui prétend peser sur l’échiquier mondial alors qu’il est incapable d’assurer la sécurité quotidienne de son propre peuple.

On imagine que tout a été fait du côté israélien pour retourner les principaux chefs de l’armée iranienne. Faisons confiance aux acteurs de ce conflit pour en garantir le succès.

Y aura-t-il des troupes au sol et un engagement des Kurdes iraniens pour aider au renversement des mollahs ? C’est une option qui reste sur la table, mais qui présente un risque d’embrasement intérieur du pays. En attendant, les frappes continuent… jusqu’au bout.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Iran: la guerre de trop ?

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#webtube : Dans cette analyse sans concession, l’Institut des Libertés décrypte les enjeux vitaux de l’escalade actuelle entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Bien au-delà de la stratégie militaire et de l’usage révolutionnaire des drones, nous explorons comment ce conflit menace de bouleverser l’équilibre énergétique mondial, notamment via la sécurité du détroit d’Ormuz. Fidèles à notre approche, nous lions cette géopolitique de crise à votre réalité économique : quel sera l’impact sur le prix du baril, sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe et, surtout, comment pouvez-vous protéger votre épargne et votre pouvoir d’achat face à ce « crépuscule des dieux » diplomatique ? Une réflexion essentielle pour anticiper les secousses d’un monde en pleine mutation.

00:00 : Introduction et contexte des bombardements au Moyen-Orient. 00:01:16 : Succès militaires et assassinat du chef d’État iranien. 00:02:42 : Le rôle de l’Iran et l’objectif de Trump : la fin de la théocratie. 00:04:47 : Escalade vers les extrêmes : une « Bataille des Ardennes » moderne. 00:06:22 : Impasse diplomatique et Conseil de guerre à Téhéran. 00:07:34 : Capacités militaires : drones, missiles et pénurie de munitions. 00:09:50 : La fin de l’hypothèque terroriste au Moyen-Orient. 00:11:18 : Fragilité du régime iranien et risque de fractionnement du pays. 00:13:06 : Détroit d’Ormuz : mines et menace sur les réserves mondiales de pétrole. 00:14:07 : Le gaz, véritable point faible de l’Europe et de Taïwan. 00:17:35 : Épargne : Comment se protéger face au choc énergétique ? 00:18:27 : Performance des portefeuilles : l’importance des actifs énergétiques. 00:21:00 : Russie et États-Unis : les grands gagnants économiques du conflit ? 00:22:31 : Résilience de la Chine face à la fermeture du détroit d’Ormuz. 00:24:11 : Guerre des drones : Starlink et la nouvelle doctrine de la « masse abordable ». 00:29:17 : Politique américaine : Midterms 2026 et impopularité des démocrates. 00:32:47 : Effondrement de la démocratie représentative et mépris des élites. 00:34:43 : Le pari de Trump : pacifier le Moyen-Orient pour ramener les troupes. 00:38:52 : Aristote vs Platon : l’imprévisibilité de Trump face aux experts. 00:40:41 : Stratégie financière : ne pas perdre d’argent dans un marché désastreux. 00:42:00 : Conclusion et perspectives pour l’Université de l’Épargne.

Source : Youtube – Charles Gave et Léonard

. Sénégal : le tourisme sexuel, miroir d’un désarroi européen ? Reportage.

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Nous nous sommes rendus au Sénégal en ce début d’année, afin d’enquêter sur les routes migratoires, sur les raisons de cet exode massif vers l’Europe, mais aussi sur la situation en Afrique de l’Ouest. Ces reportages – comme celui déjà paru sur l’immigration et dont la suite paraitra prochainement – vous permettront de découvrir un monde non pas caché, mais nettement moins exposé dans les médias occidentaux.

En arrivant à Saly, au Sénégal, on comprend vite que quelque chose cloche.

La mer est là, indifférente, avec ses reflets d’étain à l’heure où le soleil tombe. Les hôtels alignent leurs piscines, les restaurants leurs terrasses. La station balnéaire à une petite heure au sud de Dakar, et moins loin encore de l’aéroport d’où viennent en masse les Occidentaux, vend du repos, du sable, des sourires.

Mais à mesure que l’on marche, une autre économie apparaît, plus sourde, plus lourde. Elle ne s’affiche pas comme un “quartier rouge” et pourtant elle travaille les rues, les plages, les parkings, les couloirs d’hôtels, le jour, mais la nuit surtout. Une économie de la “rencontre” où l’argent ne dit pas son nom tout de suite, et où le consentement ressemble parfois à une facture.

Il faut quelques heures à peine pour repérer la scène répétée, presque ritualisée : des hommes blancs, souvent entre cinquante et soixante-dix ans, s’installent à l’ombre d’un parasol, parlent fort, se donnent des airs de vacanciers conquérants. On les retrouve aussi à faire du change dans des boutiques improbables, certains parlant réellement comme des colons aux Sénégalais qui les servent. Ou dans des bars très connus pour leurs « extras » et autres soirées folles : le bar le Petit Zing comme la boîte de nuit le R.D.C en sont l’épicentre.

Certains de ces touristes sont des retraités, d’autres “jeunes retraités”. Beaucoup ont cette aisance tranquille de ceux qui savent que, ici, leur monnaie pèse plus lourd. À leurs côtés, des femmes très jeunes, parfois trop jeunes, parfois maquillées comme pour gagner dix ans, parfois au contraire avec ce visage fermé des gens qui ont compris trop tôt comment fonctionne le marché. Dans cette atmosphère, la gêne n’est pas un accident : elle est une toile de fond.

Des “salons de massage” qui vendent autre chose qu’un massage

Le décor est banal. Enseigne discrète. Rideau tiré. Un couloir, une pièce climatisée, même pas de musique. Dans plusieurs salons, la proposition est frontale, sans fioritures. On vous parle de “massage plus”, on insiste, on sourit comme si c’était normal, comme si c’était le service standard d’une station balnéaire.

“On fait le massage… et après, si tu veux, on s’arrange”, glisse Aïssatou (prénom modifié), la vingtaine. Elle précise d’emblée qu’elle n’est “pas d’ici” mais de Gambie. Elle évoque un parcours compliqué, des papiers absents, une arrivée par étapes. Elle n’entre pas dans les détails, ou plutôt elle les évite : à chaque question qui s’approche trop, elle change de ton, elle rit, elle détourne.

Dans ces salons, la majorité des femmes rencontrées assises, sur la devanture de ces salons particuliers (même si il faut préciser qu’il y a aussi des massages traditionnels) sont étrangères au Sénégal. Certaines disent venir de pays voisins, d’autres restent vagues. Toutes ont un point commun : une précarité qui colle aux gestes. Quand on demande pourquoi elles acceptent, la réponse revient, sèche, sans romantisme : “Il faut vivre.” Malgré les risques y compris judiciaires – même si la Prostitution au Sénégal est légale…mais réglementée. Et quand on insiste sur la frontière entre “massage” et prostitution, elles soupirent comme si la distinction était un luxe d’Européen. Mais derrière l’apparence, on se doute aussi, vu l’âge, vu l’absence de papiers, que certains réseaux s’en mettent plein les poches.

Ici, la prostitution est encadrée légalement sous conditions (notamment en théorie par un suivi sanitaire et administratif). Mais la réalité observée ressemble davantage à une zone grise : ni pleinement déclarée, ni complètement clandestine, avec des intermédiaires, des “relais”, des logiques de dette, et parfois une menace implicite qui n’a pas besoin d’être formulée pour être comprise.

Le pouvoir d’achat comme arme douce

Abdoulaye, chauffeur de taxi, conduit des touristes depuis des années. Il a vu l’évolution. “Avant, c’était plus discret. Maintenant, depuis les années 2000 ils viennent pour ça. Ils ne se cachent même plus”, dit-il. Il pointe du menton un couple qui passe : lui marche devant, lunettes de soleil, chemise ouverte, ventre en avant ; elle le suit d’un demi-pas, robe courte, regard au sol. “Tu crois qu’elle est amoureuse ?”, demande Abdoulaye, sans attendre la réponse.

Dans les conversations, un mot revient : “toubab”. Le Blanc, l’Occidental. Pas forcément insultant, mais chargé d’une évidence : avec le toubab, il y a l’argent. Parfois un visa rêvé. Parfois un billet d’avion. Parfois une promesse de “sortie” du pays. Et pour des jeunes femmes pauvres, ou étranglées par une situation irrégulière, ce pouvoir d’achat devient une pression. Une pression qui ne crie pas, mais qui décide.

Mariam (prénom modifié) raconte sans détour son calcul, et la honte qui l’accompagne. “Je viens de Guinée. Je ne veux pas rester ici toute ma vie. Je veux partir. Je veux une maison pour ma mère. Je veux que mes petites sœurs aillent à l’école.” Elle ne parle pas de “vente”. Elle parle de “chance”. Comme si l’exploitation pouvait se déguiser en opportunité.

Et c’est là l’un des nœuds du problème : dans un pays où beaucoup luttent pour la dignité, l’argent du tourisme sexuel se présente comme une échappatoire individuelle, alors qu’il produit une humiliation collective.

Des hommes qui “assument” et cherchent au Sénégal ce que la France leur interdit

Les hommes occidentaux rencontrés ne se ressemblent pas tous bien entendu. Certains viennent pour des vacances. D’autres font des rencontres « naturelles ». Certains aussi jouent la comédie de la romance, parlent de “rencontre”, de “destin”, de “cœur”. D’autres sont plus bruts, presque cyniques. Ils décrivent le Sénégal comme un endroit où ils peuvent “respirer”, “changer d’air”, “vivre autrement”. Et, parfois, ils le disent clairement : ici, ils obtiennent ce qu’ils n’osent pas ou ne peuvent plus acheter chez eux.

Joël, la soixantaine, se décrit comme “un homme seul”. Il ne se pense pas comme un prédateur. Il se pense comme un client. “En France, c’est compliqué, on te regarde comme un monstre. Ici, c’est simple. Tu aides, tu profites. Tout le monde est content.” Il dit ça calmement comme une forme de normalité affichée.

Quand on lui parle d’exploitation, il répond :  “Elles veulent. Elles viennent. Elles demandent.” Comme si le besoin n’existait pas. Comme si la misère n’était pas une contrainte. Comme si le rapport de force économique n’était pas un rapport de force.

Dans l’ombre de cette économie, il y a aussi le numérique. Des applications de rencontre (sur Badoo comme Tinder, le rapport « homme bétail » vs « femme qui sélectionne » est inversé dans ces pays. Un homme qui se connecte aura des dizaines de propositions, amicales, amoureuses, dont la plupart sont toutefois vénales au final, en quelques heures). Des forums de discussion spécialisés (dont un fameux commençant par un Y) où certains occidentaux racontent leurs “séjours”, leurs “plans”, leurs “bonnes adresses” et même leurs ébats. Ils publient des comptes rendus, notent des femmes comme on note des hôtels, décrivent des scènes parfois abjectes, se passent des tuyaux. Une industrie du récit qui transforme l’humain en produit et l’exploitation en anecdote de voyage.

On comprend alors que ce tourisme sexuel n’est pas seulement une dérive individuelle. Il est structuré par des habitudes, des réseaux, des codes, une culture. Et cette culture ne naît pas à Saly : elle débarque avec les avions.

Les femmes blanches aussi : fantasmes inversés, même logique de marché

La scène ne se limite pas aux hommes occidentaux. Sur certaines plages, en fin d’après-midi, on voit arriver des femmes blanches, parfois âgées, parfois moins, souvent seules ou en petits groupes. Elles ne sont pas toujours discrètes non plus. Elles observent, s’installent, sourient. Et, très vite, des jeunes hommes s’approchent. Les mêmes gestes se répètent : compliments, proposition de balade, “massage”, “dîner”, “soirée”. Et on les retrouve ensemble le soir, dans les résidences, dans les hôtels.

Ibrahima (prénom modifié), la vingtaine, ne cache pas la logique. “Je peux gagner en une nuit ce que je ne gagne pas en un mois. Pourquoi je dirais non ?” Il parle d’un ton presque professionnel. Il ne décrit pas de la “prostitution”, il décrit un service, une opportunité. “Il y a des dames qui veulent se sentir aimées. Elles paient pour ça. Moi, je fais mon travail.”

Le malaise est total parce qu’il brouille les repères : ici aussi, l’argent commande. Ici aussi, la “relation” est une transaction. Ici aussi, le consentement se plie au besoin.

Un pays musulman, une station balnéaire et l’hypocrisie des zones franches

Ce qui frappe, c’est le contraste. Le Sénégal est un pays où la religion, les familles, les normes sociales sont toutes puissantes. Un pays dans lequel le musulman et le catholique cohabitent en paix et même en harmonie, sans doute moins avec l’athée. Les discours publics valorisent l’honneur, la retenue, la dignité. Et pourtant, dans certaines zones touristiques, tout se passe comme si une exception morale avait été négociée : on tolère tant que ça rapporte, on détourne le regard tant que les hôtels tournent.

Moussa, commerçant, dit sa colère. “Ça salit le pays. Les enfants voient. Les jeunes copient. Et après on s’étonne que tout parte en vrille.” Il ne vise pas seulement les touristes. Il vise aussi les autorités, les responsables locaux, les propriétaires, ceux qui profitent. “Tout le monde sait. Personne ne veut casser la machine.”

Les premières victimes : les plus précaires, les plus jeunes, les invisibles

Au cœur de cette économie, il y a des victimes évidentes : les femmes précaires, parfois étrangères, parfois sans papiers, parfois piégées dans des réseaux. Et il y a, plus grave encore, la question des mineurs. Elle rôde. Elle revient dans les récits. On entend des soupçons, des alertes, des murmures. Les âges se maquillent, les dates de naissance se bricolent, les identités se floutent.

Awa, une maman sénégalaise croisée dans un supermarché de Saly, parle avec une peur contenue : “Il y a des filles qui ne sont pas des femmes. On le voit. Mais qui va aller les sauver ?” Elle raconte des adolescentes qui traînent près des hôtels, des bars, des boîtes. Elle raconte des “tantes” qui surveillent. Elle raconte aussi le silence : “Si tu parles, tu as des problèmes.”

Il ne s’agit pas ici d’accuser au hasard, ni de fabriquer des crimes. Il s’agit de dire ceci : quand une économie sexuelle prospère sur la misère, le risque d’abus sur mineurs n’est pas une fiction. Il est un danger structurel. Et ce danger exige une réponse claire : contrôle, police, justice, protection de l’enfance, coopération internationale. Pas des slogans.

La colère des Sénégalais : “Ce n’est pas notre visage”

Beaucoup de Sénégalais rencontrés ne supportent plus l’image renvoyée par ces scènes. Ils n’aiment pas voir leur pays réduit à un décor de consommation sexuelle. Ils n’aiment pas voir leurs jeunes transformés en rabatteurs, leurs filles ou celles des autres en marchandise, leur dignité en folklore.

“On n’est pas un parc d’attractions”, tranche Cheikh, serveur. “Tu vois ces vieux qui se promènent avec des filles qui pourraient être leurs petites-filles ? Tu crois que c’est normal ?” Il parle aussi des conséquences : jalousies, violences, alcool, drogues, réseaux. “Ça attire le mauvais.”. Ce dernier nous confie « ne rien avoir contre les Toubabs ». « Il y a aussi des couples franco-sénégalais normaux, ou des touristes qui viennent et qui respectent, il faut le dire, heureusement. Peut être la majorité. Mais ils sont effacés par ce qui se passe à côté de la plage ».

Et puis il y a une autre blessure, plus intime : cette économie entretient l’idée que la réussite passe par le corps, par la capture d’un étranger, par le visa, par l’argent rapide. Elle abîme le lien social, et elle abîme les rêves.

Dénoncer sans se tromper de cible : la responsabilité des clients, des réseaux, des profiteurs

On se tromperait lourdement en réduisant cette histoire à une “faute des filles” ou à une “dérive des garçons”. La racine est ailleurs : dans la demande étrangère, dans l’impunité pratique, dans les réseaux, dans la misère exploitée, dans la complaisance économique. Le tourisme sexuel n’est pas une aventure exotique. C’est un rapport de domination déguisé en liberté. Il repose sur une asymétrie simple : celui qui paie choisit, celui qui manque subit. Et même quand il y a consentement, ce consentement est souvent négocié sous contrainte sociale, financière, administrative.

Sans faire dans le puritanisme extrême, le Sénégal mérite mieux que cette zone franche morale. Les femmes sénégalaises ou africaines ne sont pas “une option de vacances”. Les jeunes hommes méritent mieux que de se vendre comme un service de plage. Et les victimes étrangères, parfois piégées, méritent autre chose qu’un couloir climatisé et une promesse de “massage plus”.

Ce reportage ne prétend pas clore le sujet. Il dit seulement ce que l’on voit, ce que l’on entend, et ce que beaucoup refusent de regarder : à Saly et ailleurs sur la Petite Côte, une industrie du sexe prospère, parfois à visage découvert, parfois sous des masques de respectabilité. Et tant que les clients continueront à venir “acheter de l’amour à la semaine”, tant que des plateformes continueront à banaliser l’exploitation par le récit, tant que les autorités préféreront le silence au scandale, cette mécanique continuera de broyer les plus faibles.

La mer, elle, continuera de briller. Et derrière les cartes postales, la honte continuera de travailler.

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. [MUNICIPALES] Menton en passe de dire adieu aux Républicains ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La députée RN Alexandra Masson pourrait l’emporter face à Louis Sarkozy dont la campagne vire au fiasco. Reportage. Dans les Alpes-Maritimes, Menton (30 000 habitants) est certainement la ville symbole du profond affaiblissement des Républicains au profit du Rassemblement national. Tant et si bien que la ville pourrait tomber dans l’escarcelle du parti de Marine Le Pen le 22 mars soir.

Menton est un bastion de la droite classique. Emmanuel Aubert fut le député RPR emblématique de la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes dont le poumon est Menton, durant 25 ans dans les années 70-80. Il fut aussi à la tête de la ville durant douze ans, de 1977 à 1989. Son successeur Jean-Claude Guibal fut maire de la cité durant 32 ans et député de 1997 à 2017, traversant ainsi les évolutions de la droite, d’abord RPR, ensuite UMP puis LR. L’élection de la candidate du RN, Alexandra Masson, lors des législatives de 2022, fut donc un séisme pour le pays mentonnais. Et ce succès depuis ne cesse de se confirmer. En 2024, lors des législatives anticipées, la députée patriote est réélue dès le premier tour avec 56,27 % des suffrages. Désormais candidate au fauteuil de maire, Alexandra Masson est en mesure de faire sensation : créditée de 31 % dans un sondage Elabe BFMTV/Nice Matin paru le 25 février, elle caracole en tête au premier tour et est donnée gagnante dans tous les cas de figures au second. Face à elle, la droite part éparpillée façon puzzle. Trois listes se disputent le fromage. Celle de Louis Sarkozy, le candidat investi par LR, dont le parachutage est en passe d’être un échec cinglant. Malgré le tapage médiatique dont il bénéficie depuis le début de sa campagne, le sondage le classe en quatrième position avec 16 %. Membre de l’équipe municipale sortante, Sandra Paire a déchiré sa carte d’adhérente face au choix incompréhensible de Paris d’accorder l’investiture au fils de l’ancien président de la République ; sa liste est à égalité avec la liste d’alliance de la gauche à 17 %. Un autre membre de l’ancienne équipe se présente : Florent Champion (Nouvelle Energie) est donné à 15 %.

À ce sujet — [MUNICIPALES] Marseille : l’équipe de Payan fait-elle campagne dans les mosquées ?

Le fiasco Louis Sarkozy

Le bilan de l’ancienne équipe municipale est gravement entaché par le feuilleton de l’affaire des ports de la ville qui illustre brillamment des pratiques de corruption et d’enrichissement personnel, digne d’une série télévisée. L’ancien maire LR Yves Juhel, vient d’être condamné ce vendredi 6 mars pour complicité de détournement de fonds publics (il a indiqué « réfléchir » à un éventuel appel, rapporte Le Parisien). Il écope notamment de trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique. Son ex-adjoint Mathieu Messina a été condamné quant à lui à trois ans de prison ferme (à cette heure, on ne sait pas s’il a l’intention de faire appel). À ce fiasco s’ajoute la mauvaise campagne de Louis Sarkozy qui porte les couleurs des Républicains. « Il se vante toujours d’être le fils de son père » confie à Boulevard Voltaire un fin connaisseur de la ville, « il est hautain et parle mal des gens ». Malgré le tapage médiatique la marque Sarkozy fils n’imprime pas. « Ce n’est pas Nicolas, c’est Louis, et Louis n’a pas de prénom » cingle auprès de BV un ténor LR localLe jeune homme de 28 ans a multiplié dans cette campagne les propos loufoques : légalisation des drogues, simplification du code de la route en supprimant les feux rouges et les panneaux de signalisation.  Il y a une semaine, une nouvelle déclaration d’un goût douteux, confiée au Nouvel Obs provoquait le malaise : « Si j’arrive en troisième position, ça voudra dire que Menton me dit : “Je ne suis pas une fille facile, il faut recommencer, un an c’était trop vite, trop fort, trop rapide, pour me séduire ». Symbole d’un désamour, le local de campagne du candidat LR a été vandalisé à plusieurs reprises. Il y a quelques jours encore, plusieurs affiches étaient placardées : « De père en fils nous Mentons ».

Jordan Bardella et Éric Ciotti en meeting

Face au parachutage raté de son adversaire, la candidate RN présente de nombreux atouts, susceptibles de séduire l’électorat de droite. Avocate au barreau de Nice, Alexandra Masson a fait ses armes au RPR puis à l’UMP. Sa mère Hélène Masson-Maret fut elle-même sénatrice UMP du département. « C’est une femme qui a toujours été fidèle à ses convictions, à ses valeurs » témoigne auprès de BV, Henri Leroy,  sénateur LR des Alpes-Maritimes. Dans ce département du sud de la France, la porosité entre les électorats de droite est une réalité. « Extrême-droite ce n’est pas une insulte insiste Henri Leroy, si être d’extrême-droite c’est défendre notre identité, nos valeurs, rétablir l’autorité, lutter contre l’immigration, essayer de remettre l’éducation au centre de notre vie sociale ». Alexandra Masson se revendique justement auprès de BV d’une « droite forte, enracinée, souverainiste, patriote ». Pour la députée mariniste cette élection locale va permettre de préparer la grande alternance de 2027, « il y a une envie de redressement de la France et de la ville de Menton ». Son ambition ? Faire de Menton « le phare de la ville méditerranéenne par excellence » en redonnant à cette ville frontière, coincée entre les Alpes et la Méditerranée la place qu’elle mérite. Jordan Bardella ne s’y est pas trompé en se rendant à Menton dans sa tournée du grand sud. Ce vendredi 6 mars, après un passage à la Bonne Mère de Marseille pour soutenir Franck Allisio, le président du RN a choisi de se rendre dans la ville du citron pour soutenir Alexandra Masson lors d’un grand meeting en présence de l’allié si précieux, Éric Ciotti.

« Abattez les cloisons électorales »

Dans les Alpes-Maritimes, le Rassemblement national grignote Les Républicains. En 2024, six des neufs députés du département ont l’étiquettes de l’alliance RN/UDR. À Nice, Éric Ciotti bénéficie de sondages favorables, à Cagnes-sur-Mer, le député RN Bryan Masson pourrait créer la sensation. Si Menton tombe aussi, le parti à la flamme serait à la tête de trois des cinq plus grandes villes du département. Et pourrait ainsi remporter deux, voire trois des cinq sièges sénatoriaux de celui-ci. « Avec nos amis de l’UDR, nous n’avons pas seulement bâti une plateforme électorale explique ce soir-là à Menton Jordan Bardella devant 1 500 sympathisants électrisés par la venue du président du RN,  nous avons construit un tremplin pour la victoire de nos idées et de notre famille de pensée lors de l’élection présidentielle de 2027. » « Abattez les cloisons électorales » lance l’eurodéputé qui sent frémir à Menton un basculement. L’électorat de droite, lassé des divisions au sein de LR et d’une ligne floue entre vote du budget et participation aux gouvernements d’Emmanuel Macron, peut se reporter désormais massivement sur le RN. L’électeur peut être attiré par des candidats expérimentés qui ont appartenu à l’UMP ou LR, à l’image d’Alexandra Masson. Dans cette ville surnommée « la perle de la France », la candidate RN en est certaine, nous sommes à la veille d’un nouveau départ : « le 23 mars au matin on va se réveiller, on sera rentré dans une nouvelle ère ». « Je crois vraiment que si la droite veut revenir au pouvoir, on ne peut pas passer outre l’union des droites » explique le sénateur Leroy. On observera lors de ces élections municipales les circonstances locales où cette union est en passe de se faire autour du RN et de l’UDR, Jordan Bardella plaidant ici à Menton pour une « alliance dans le respect des sensibilités ». Menton, laboratoire de la disparition progressive des Républicains.

Yves-Marie Sévillia, dans BV