#webtube : Nous avons assisté par médias interposés à une passe d’armes entre Marine Le Pen, interrogée sur CNews, et Sarah Knafo, interrogée sur LCI. La première, manifestement irritée par la popularité et la progression de la deuxième, a fait savoir que Sarah devait tout aux Le Pen puisqu’elle a été élue sur une liste dirigée par Marion, une Le Pen ! Certes, cela fait partie des joutes oratoires mais, en l’occurrence, la fille de Jean-Marie est particulièrement gonflée car Marion fait tout, justement, pour faire oublier le patronyme Le Pen, et elle dirigeait la liste Reconquête avec l’argent et les militants du parti fondé par Éric Zemmour !
Contre-attaquant, Sarah a fait savoir que le RN était un parti qui votait des taxes communistes avec des socialistes, ce qui ne va pas arranger ses relations déjà difficiles avec Jean-Philippe Tanguy qui s’impose de plus en plus comme le nouveau Philippot du RN, avec toutes les qualités et les défauts de celui qui est devenu le fondateur et président des Patriotes. Elle a ajouté que Marine Le Pen était une potentielle alliée, mais qu’elle refusait ce rôle et préférait se comporter comme une adversaire.
Au-delà de ces passes d’armes, il est très sain que les Français constatent que le RN, qui a longtemps bénéficié d’un monopole contre l’immigration – même s’il ne prononce jamais le mot remigration – soit confronté à une concurrence, et que les Français tranchent.
Il est évident qu’entre Reconquête qui propose, par Sarah Knafo, un plan d’urgence de 80 milliards d’économies, gagnées sur les dépenses inutiles, voire nuisibles, et le RN qui ne veut supprimer aucun poste de fonctionnaires, il y a de grosses différences.
Il est évident que même sur l’immigration, entre Marine qui annonce que tous ceux qui sont devenus français à cause du droit du sol le resteront, et qui n’envisage aucune remigration, le discours d’un Éric Zemmour qui veut faire de la remigration l’axe de la campagne 2027, ce n’est pas la même chose.
Il est évident que sur l’islam, entre Éric Zemmour – bien plus que Sarah Knafo – qui affirme que l’islam est incompatible avec la France, et Marine qui dit tout le contraire, il y a une très grosse différence.
On sait que d’autre part le RN ne s’affirme pas de droite, tandis que Reconquête le revendique.
Mais par ailleurs, il y a plein de sujets où les deux parties sont d’accord, et heureusement.
Au lieu de souhaiter l’éradication de Reconquête, les dirigeants du RN devraient faire preuve du même pragmatisme que les socialistes, qui acceptaient la concurrence des communistes et se voyaient parfois obligés de muscler un peu leur discours social.
Les Français ont tout à gagner à ce qu’une offre nouvelle, comme en 2022, leur donne la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de continuer à voter Marine dès le premier tour pour assurer encore mieux la victoire, mais puissent aussi, pour d’autres, voter Reconquête au premier tour pour faire passer un message que seul ce parti véhicule, pour voter ensuite pour le RN au deuxième tour, pour battre la gauche.
Espérons que les prochains enjeux électoraux soient tels que les réflexes sectaires disparaissent et que l’union pour battre la gauche s’impose, quelles que soient les circonstances. C’est ce que souhaitent les Français qui veulent sauver le pays.
Quant à Riposte Laïque, nous publierons commentaires et articles de toutes les familles patriotes, dans notre meilleure tradition, même si nous avons quelques préférences…
#webtube : Brandt est mise en fallite. Le seul plan de reprise est celui d’une coopérative soutenue par l’Etat, qui aurait quand même pour effet de liquider la moitié des postes. En cause: une gestion défaillante depuis des années, et un pays qui rend très difficile le maintien d’une activité industrielle chez lui.
#webtube : Révolte agricole, crise industrielle, finances publiques sous tension : la séquence actuelle soulève des interrogations majeures sur l’avenir économique de la France et de l’Union européenne. Dans cette émission de Politique & Éco, nous recevons Charles-Henri Gallois, président du parti Reprenons le contrôle, conseiller économique de Jordan Bardella au Parlement européen, et auteur de « Les illusions économiques de l’Union européenne » et « Énergie et immigration : reprenons le contrôle ! ».
👉 Agriculture : abattage préventif des troupeaux, dermatose nodulaire, principe de précaution, mobilisations d’éleveurs, avenir des aides européennes et conséquences potentielles de l’accord Mercosur. 👉 Industrie et énergie : prix de l’électricité, stratégie allemande, compétitivité française, avenir du moteur thermique et choix industriels européens. 👉 Finances publiques : budgets français et européens, déficit de la Sécurité sociale, équilibres politiques à l’Assemblée, marges de manœuvre économiques et crédibilité budgétaire. 👉 Perspectives 2026 : risques financiers, tensions obligataires, capacité des ménages et des entreprises à affronter les prochaines années. Une analyse approfondie des choix économiques en cours, de leurs conséquences concrètes, et des scénarios possibles pour les Français à l’horizon 2026. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Conjoncture au plus mal, marchés en apesanteur ». Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
#webtube : Ancien gardien du premier tombeau de Napoléon, cette statue veille désormais sur son héritage. Cet hiver 2025 marque un moment fort dans la mise en valeur du patrimoine napoléonien. En effet, la statue monumentale d’une aigle impériale, longtemps égarée puis retrouvée par hasard en Normandie, vient d’être installée, début décembre, dans l’une des galeries du musée de l’Armée de l’hôtel des Invalides, au-dessus d’une vitrine abritant les souvenirs de l’Empereur, comme l’épée d’Austerlitz ou encore le bicorne d’Eylau. Cette œuvre, qui avait autrefois surplombé le premier tombeau de l’Empereur lors du retour de ses cendres en 1840, revient ainsi symboliquement près de l’homme sur lequel elle avait veillé pendant près de vingt ans, de 1840 à 1861.
#webtube : L’article récemment publié par Libération sur la présence persistante de livres jugés « haineux » dans les catalogues d’Amazon, de la Fnac ou de Cultura n’a pas provoqué d’émoi notable dans l’opinion. Il est, en revanche, le symptôme manifeste de l’émoi des journalistes eux-mêmes. Ce sont eux qui s’inquiètent, eux qui s’alarment, eux qui découvrent, avec une inquiétude presque existentielle, que des décennies de lois mémorielles, de pressions militantes, de signalements systématiques et de judiciarisation du discours n’ont pas suffi à éradiquer totalement les marges dissidentes.
Ce texte est révélateur moins par ce qu’il prétend dénoncer que par ce qu’il trahit. Il révèle la fragilité psychologique d’un milieu convaincu d’avoir conquis définitivement l’hégémonie morale et symbolique, et qui constate avec stupeur que le réel continue de produire des livres, des lecteurs et des idées échappant à son contrôle. Antonio Gramsci avait parfaitement décrit ce moment où l’hégémonie cesse d’aller de soi et doit être défendue par des moyens de plus en plus coercitifs. L’alarme morale est souvent le premier signe d’un affaiblissement culturel.
La censure des livres, en réalité, demeure marginale. Elle reste visible, coûteuse, politiquement risquée dans un pays qui continue de se réclamer de Voltaire, parfois sans en avoir retenu l’enseignement essentiel, celui selon lequel la liberté d’expression n’est pas faite pour protéger les idées agréables. La transformation décisive se situe ailleurs. Elle concerne la parole vivante, immédiate, profane, celle des individus ordinaires. Non plus la parole médiatique, paradoxalement plus libre qu’autrefois dans certains formats, mais la parole périphérique, locale, non médiée, celle des réseaux sociaux, des réunions publiques, des vidéos amateurs. C’est cette parole-là que l’on traque désormais avec la plus grande vigueur.
Ce déplacement s’explique par l’émergence d’une catégorie centrale du discours contemporain, celle de la « haine ». Ce terme n’appartient ni au droit romain, ni à la tradition juridique européenne classique. Il est une importation récente du monde anglophone, forgée à partir des années 1980 dans les universités américaines, au croisement du militantisme identitaire, de la psychologie victimaire et du droit antidiscrimination. Herbert Marcuse avait théorisé, dès les années 1960, cette logique sous le nom de « tolérance répressive », tolérance pour les discours dominants, intolérance pour ceux jugés subversifs.
Le hate speech ne désignait pas, à l’origine, l’appel explicite à la violence, déjà sanctionné par le droit pénal classique, mais toute parole perçue comme hostile à des groupes définis non plus politiquement, mais anthropologiquement. Cette mutation est décisive. Elle substitue à la responsabilité de l’acte la culpabilité de l’opinion, et à la preuve juridique le ressenti subjectif. Comme l’a montré Alain de Benoist, nous sommes passés d’un droit fondé sur les faits à un droit fondé sur les affects.
Michel Foucault avait décrit ce basculement comme un passage du régime de la loi à celui de la norme. On ne punit plus ce qui trouble objectivement l’ordre public, on corrige ce qui s’écarte d’une normalité morale définie par les élites. Hannah Arendt, de son côté, avertissait que lorsque l’opinion devient un crime potentiel, le politique cesse d’être un espace de confrontation pour devenir un dispositif de gestion des comportements. La haine n’est plus un sentiment à établir, ni une intention à démontrer, elle devient une étiquette performative qui dispense de toute discussion.
La France a importé cette catégorie sans débat doctrinal sérieux. Le mot « haine » fonctionne désormais comme un opérateur magique. Il permet d’agréger sous une même incrimination des réalités pourtant hétérogènes, critique de l’immigration, analyse démographique, constat statistique, inquiétude civilisationnelle. Ce qui dérange la doxa n’est plus réfuté, mais disqualifié. Jürgen Habermas parlait d’un espace public fondé sur la discussion rationnelle. Nous en sommes aujourd’hui à l’administration morale de cet espace.
Bien avant l’irruption d’Éric Zemmour dans le paysage médiatique national, évoquer le Grand Remplacement ou citer certaines statistiques suffisait déjà à exposer un individu à des poursuites pénales. La nouveauté n’est pas l’existence de la répression, mais son déplacement stratégique. Il existe aujourd’hui, paradoxalement, une plus grande liberté de ton dans certains médias nationaux que dans la vie ordinaire. Le débat est toléré tant qu’il demeure abstrait, théorique, médiatisé, neutralisé par le commentaire. Dès qu’il est incarné par un individu concret, identifiable, local, la machine judiciaire s’abat avec une rapidité implacable.
L’affaire Jean-Eudes Gannat illustre parfaitement ce nouveau régime de contrôle. Début novembre 2025, ce jeune père de famille angevin publie une courte vidéo décrivant une situation observable liée à la présence de migrants afghans devant un supermarché. Aucun appel à la violence, aucune organisation militante, aucun projet d’action. Pourtant, le procureur n’hésite pas une seconde. Garde à vue prolongée, interrogatoires, poursuites pour « provocation à la haine raciale », contrôle judiciaire, interdiction de réseaux sociaux. La réponse est immédiate, automatique, dénuée de toute hésitation. Le délit n’est pas d’avoir frappé, ni même d’avoir appelé à frapper, mais d’avoir nommé le réel.
Ce paradoxe est central. Tandis que certaines idées circulent désormais dans les médias sous une forme édulcorée, les procureurs et les associations militantes redoublent de zèle contre les individus ordinaires. Le contrôle s’est déplacé du sommet vers la base. Comme l’avait pressenti Tocqueville, la démocratie moderne n’écrase pas par la force brute, mais par une pression diffuse qui rend l’écart moral coûteux.
Un seuil supplémentaire a été franchi en mai 2023 lorsque le ministre de l’Intérieur a interdit préventivement un colloque de l’Institut Iliade en hommage à Dominique Venner, non pour des violences anticipées, non pour des appels prévisibles à l’insurrection, mais par crainte de propos jugés « dangereux ». Ce seuil est celui du passage d’un régime répressif à un régime préventif. L’État ne sanctionne plus des paroles prononcées, il empêche des paroles possibles. Carl Schmitt définissait le souverain comme celui qui décide de l’exception. Nous y sommes. L’exception ne concerne plus l’ordre public matériel, mais l’ordre symbolique.
Ce zèle contraste violemment avec la prudence, voire l’embarras, dont font preuve les autorités face à une violence bien réelle, répétée, revendiquée, d’origine religieuse. Attentats, agressions antisémites, assassinats commis au nom de l’islam politique radical jalonnent désormais la vie européenne. Les slogans sont connus, les motivations explicites, les victimes identifiables. Pourtant, là où la parole inquiète, l’acte est relativisé. Là où le livre est traqué, le couteau devient un fait divers.
Guillaume Faye parlait d’inversion axiologique pour décrire ces sociétés qui redoutent davantage la transgression verbale que la violence physique. Cette inversion est aujourd’hui pleinement assumée. À force de vouloir purifier le langage, on s’interdit de nommer l’ennemi réel. À force de criminaliser les mots, on abdique devant les actes. Le politique se replie sur le symbolique parce qu’il n’ose plus affronter le réel.
L’article de Libération ne révèle donc pas un scandale éditorial. Il révèle une angoisse de classe, celle de journalistes conscients que leur monopole symbolique se fissure, tandis que le pouvoir, lui, s’emploie à discipliner non plus les idées abstraites, mais les individus concrets. Aucune civilisation ne s’est jamais sauvée en traquant les mots pendant que le réel avançait, armé, déterminé, et parfaitement indifférent aux indignations morales.
#webtube : Plutôt que de freiner l’immigration, l’État récompense les entreprises qui la banalisent. Oubliez les contrôles aux frontières et les reconduites : le ministère de l’Intérieur lance un « prix national pour valoriser l’engagement des entreprises en faveur de l’intégration des réfugiés ». Une initiative qui sonne moins comme une réponse à l’opinion publique que comme un mea culpa institutionnel face à l’ampleur du phénomène migratoire. Car la réalité française est là : plus de 496.868 réfugiés et demandeurs d’asile étaient sous la responsabilité de l’OFPRA, au 31 décembre 2024.
Des centaines de milliers de nouveaux immigrants, chaque année
Selon le ministère de l’Intérieur, plus de 340.000 nouveaux titres de séjour ont été comptabilisés en France, en 2024, dont une part significative sous statut humanitaire. Ce chiffre s’ajoute aux flux déjà présents dans le pays, sans oublier que la population étrangère représente, désormais, près de 8,8 % de la population française. Plutôt que d’en débattre, l’État décide donc d’offrir un trophée aux patrons qui embauchent des réfugiés. Une manière de dire : « Allons, tout va bien, regardez ces belles initiatives ! » —, tout en évitant les questions de fond.
Les belles histoires d’intégration professionnelle ne doivent pas masquer une réalité plus crue. Une étude du HCR indique que seulement 42 % des réfugiés ont trouvé un emploi, un an après l’obtention du statut protégé, en France. Et même lorsqu’ils travaillent, leur emploi est souvent en deçà de leurs qualifications, dans des secteurs à bas salaires comme la construction, l’hôtellerie ou la restauration. Apparemment, l’État préfère récompenser les entreprises qui font ce qu’on attend d’elles… plutôt que d’exiger des résultats concrets et mesurables.
Le prix : une reconnaissance morale, pas une solution structurelle
Le prix n’est pas doté d’une enveloppe massive. Il consiste surtout en une visibilité institutionnelle, une médaille médiatique et une photographie bien cadrée pour les communiqués. C’est joliment emballé pour répondre à trois objectifs : encourager les entreprises à adopter des démarches responsables (RSE) en faveur des réfugiés, diffuser les « bonnes pratiques » en matière de recrutement et d’inclusion et changer le regard sur les réfugiés en valorisant leur contribution économique.
Autant dire que derrière cette rhétorique fleurie, le message est clair : il faut transformer l’immigration en argument marketing et en levier économique. Pendant ce temps, les données montrent que l’intégration reste un long chemin : parmi les demandeurs d’asile, très peu trouvent un travail rapidement.
Les entreprises candidates seront évaluées selon des critères rigoureux, nous promet le ministère, mais surtout orientés pour flatter la communication : recrutement inclusif et diversifié, inclusion dans l’entreprise, intégration durable et communication.
Sur le plan politique, ce prix illustre surtout une tendance à mettre des rustines communicationnelles sur des fissures structurelles. Les chiffres ne mentent pas : la France demeure un pays d’accueil important — mais loin d’être exemplaire —, avec des centaines de milliers de personnes sous statut, souvent en situation précaire, malgré leur droit au travail ou à la protection internationale.
Et là où d’autres pays, comme l’Allemagne, analysent rétrospectivement l’impact de l’intégration sur l’emploi (près de 64 % des réfugiés arrivés en 2015 avaient un emploi en 2024 dans certains groupes d’âge), la France préfère décorer plutôt que d’évaluer.
Symbolisme à la place de stratégie
Lancée dans un contexte où l’immigration, légale et illégale, est de plus en plus rejetée par les Français, cette opération est une tentative de narration optimiste. Mais derrière l’emballage, la politique migratoire reste sans cap clair, oscillant entre fermeté affichée et valorisation consensuelle. Le prix est peut‑être sympathique pour les services de relations presse des grandes entreprises. Mais il ne remplace pas une stratégie nationale de maîtrise des flux, d’évaluation des impacts socio‑économiques et d’intégration réussie ou, du moins, mesurable.
En lançant ce prix, le ministère de l’Intérieur choisit le vernis de l’intégration plutôt que l’examen des faits. L’État préfère mettre en scène une politique d’intégration plutôt que d’en produire une réellement efficace.
#webtube : Rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, le député UDR compte de plus en plus d’ennemis à gauche. C’est la révélation politique de cette fin d’année. Depuis le lancement de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, un homme politique fait sensation. Il se nomme Charles Alloncle. Au poste de rapporteur, ce jeune député UDR se distingue par sa connaissance fine des dossiers, son ton calme et la pertinence des questions posées. Les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand, notamment, ont eu affaire à lui, ces derniers jours. À l’issue de leurs auditions, ils sont repartis la mine déconfite et délestés de quelques plumes…
Feu à volonté sur le député
C’est précisément afin de torpiller ce travail parlementaire aussi révélateur que nécessaire que le petit milieu parisien s’est mis en ordre de bataille. Depuis quelques jours, tous les médias amis de l’audiovisuel public tirent à boulets rouges sur Charles Alloncle. Libération l’accuse de tenir « le rôle du mauvais policier » dans ce « simulacre » de commission d’enquête parlementaire. « Ses questions ? Systématiquement à charge, tantôt indigentes, parfois complètement à côté de la plaque, quand ce n’est pas les trois à la fois », s’emporte le quotidien, qui voit derrière la rudesse du député la volonté d’« alimenter la cabale menée depuis de longs mois par toute la sphère des médias Bolloré »… Sur la même ligne, L’Humanité s’indigne de voir cette commission enquêter sur « les potentielles orientations à gauche de France Inter ». « Du maccarthisme à l’état pur », dénonce le journal communiste. Le HuffPost s’est lui aussi ému que le jeune élu fasse preuve d’opiniâtreté, « allant jusqu’à poser plus de trois fois la même question » aux auditionnés qui refusent de répondre clairement et bottent en touche. Scandaleux, en effet.
Le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, le ciottiste Charles Alloncle, mène la croisade de l'extrême droite contre les patronnes de France Télés et de Radio France. Et n'oublie pas de prêcher la bonne parole dans les médias Bolloré.…
Malmenée lors de son passage devant la commission, la patronne de Radio France, Sibyle Veil, a tenté de faire bonne figure en critiquant l’usage des réseaux sociaux fait par le rapporteur Charles Alloncle. Elle s’est notamment étonnée que certains tweets aient parfois été publiés « en cours d’audition ». « Je m’interroge sur ce procédé… », a-t-elle déclaré. « Mon équipe se contente de poster les questions et réponses en temps réel lors des auditions », a alors rétorqué l’intéressé.
Le même angle d’attaque a été choisi par Claude Askolovitch, autre figure de Radio France : « Je reviens de France Inter, où je tiens chronique les samedis matin. J’y ai retrouvé mes amis de la matinale qui, les samedis et dimanches, sont debout à une heure, deux heures du matin, et travaillent dans les limbes du jour, quand Charles Alloncle et consorts ne tweetent pas encore »… Les réseaux sociaux sont-ils interdits aux élus de droite ? De telles critiques n’avaient pas été formulées à l’encontre de l’insoumis Aurélien Saintoul qui, lui aussi, tweetait abondamment lorsqu’il officiait en tant que rapporteur de la commission d’enquête sur la TNT.
Des attaques en dessous de la ceinture
L’attaque la plus virulente contre l’élu ciottiste est venue d’un autre article du HuffPost, sobrement intitulé « On vous présente Charles Alloncle, le missionné qui mine la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ». Le député y est décrit comme un petit commissaire politique aux « assertions caricaturales », « pas franchement subtil dans ses intentions », dont les « interrogatoires » frôlent « le maccarthysme ». Sans se rendre compte de l’ironie de la chose, l’auteur de l’article trouve le moyen de suspecter Charles Alloncle de mener une « croisade » contre l’audiovisuel public, de participer à un complot fomenté par « le groupe Bolloré »… tout en l’accusant d’être « un brin conspirationniste » !
On vous présente Charles Alloncle, le missionné qui mine la commission d’enquête sur l’audiovisuel public https://t.co/lvdHjP0B9X
Bien décidé à salir « ce fils de préfet », le média progressiste n’hésite pas à railler le parcours scolaire pourtant brillant de Charles Alloncle – « un CV assez éloigné du rôle de spadassin BCBG qu’il se donne » – ainsi que son engagement politique précoce. Il va même jusqu’à le suspecter d’avoir raccourci son prénom à des fins électorales. « À l’été 2024, celui qui était connu au sein de la droite militante comme Charles-Henri Alloncle est revenu dans les radars médiatiques amputé d’une partie de son petit nom », dénonce Le HuffPost. Le média y voit donc l’illustration des « méthodes » du trentenaire qui, « en toutes choses, ne semble retenir que ce qui l’arrange, pour mieux servir son agenda politique »… Vous avez dit conspirationniste ?
#webtube : Le Havrais a opposé la fête de la Nativité à la lutte contre le fascisme. Le rappeur du Havre, Médine, se produisait sur la scène du Zénith de Paris, le 18 décembre dernier. Comme à son habitude, il ne s’est pas contenté de chanter et a donné une tournure politique et polémique à son concert.
Les images ont été publiées par le principal intéressé sur son compte X. Comme à la Fête de l’Humanité, son public a scandé le slogan « Siamo tutti antifascisti » avec une rigueur qui rappelle étrangement les défilés au cordeau que les dictateurs affectionnent pour montrer combien ils sont puissants, mais ne polémiquons pas.
Antifascisti
En soi, il n’y a pas de raison de blâmer Médine et son public qui se disent antifascistes. Sauf que ces trois mots italiens ou plus simplement le terme « antifasciste » ont été largement dévoyés. Des militants d’ultragauche aux méthodes plus que contestables ont fait leur ce slogan. Il est aujourd’hui associé à des groupuscules extrémistes tentés par la violence et dont les actions d’intimidation sont dignes de la censure des grandes heures du fascisme.
Ce n’est pas tout. Ce qui est également problématique dans cette séquence, c’est le commentaire qui précède la publication : « Petit chant de Noël en direct du Zénith de Paris . Bonne fête à toustes. » Médine montre là tout son mépris des chrétiens. Pire, il adresse ce chant partisan à des croyants et les désigne ainsi comme des fascistes contre lesquels il faut lutter. Imaginez le tollé qu’aurait provoqué un commentaire de ce type s’il avait été écrit par un chanteur catholique à propos de l’Aïd.
Il y a enfin la personnalité de Médine qui n’en est pas à son coup d’essai. Ce rappeur musulman s’en est déjà pris aux autres religions du Livre et notamment aux juifs en réalisant une quenelle ou en appelant Rachel Kahn, la « resKHANpée », dans une référence à peine masquée à la Shoah. Dans Don’t Laïk, c’est après les catholiques qu’il en a, comme en témoigne cet extrait : « Crucifions les laïcards comme à Golgotha. » ll a également été pris la main dans le sac de l’homophobie en employant le terme péjoratif « tarlouze ».
Le rappeur havrais est en permanence sur une ligne de crête. Il insinue beaucoup plus qu’il ne dit, ce qui lui permet de passer entre les mailles du filet de la justice, mais pour qui veut se donner la peine de lire entre les lignes, ses propos sont toujours à la limite de la promotion de l’islamisme. Dans À l’encre de Médine, le rappeur se dit lui-même « intégriste » tandis que dans Allumettes, il chante : « Et le pire d’mes frères, j’l’aime ongles et bec, qu’il soit de Saint-Denis ou de Molenbeek. » Le choix du quartier de Bruxelles où a été capturé Salah Abdeslam, cerveau des attentats du 13 novembre 2015, n’est sans doute pas un hasard. Il fait aussi à plusieurs reprises des références positives à la charia.
Anticristiani ?
Enfin, rappelons que Médine est ou a été l’ambassadeur de Havre de savoir, « une association dont le but est de faire connaître l’islam et ses valeurs d’ouverture et de tolérance, son éthique et sa morale », mais qui selon l’islamologue Romain Caillet serait « dans le courant de pensée des Frères musulmans ».
Ceux qui voudront défendre le rappeur essayeront sans doute de démontrer que les chrétiens sont tombés dans la paranoïa et n’auraient pas dû être offensés par le message de l’artiste. Il n’en reste pas moins que Médine coche beaucoup de cases du profil type du militant pro-islam politique. Une mouvance qui considère que l’identité chrétienne de la France est un frein à son développement. Une pure coïncidence.
#webtube : Une perle méconnue de 1973, parfaite pour ces soirées d’hiver. Des lumières de Noël, des rues enneigées, une pointe de mélancolie… mais avec cet espoir doux : « It doesn’t have to be that way » – on peut toujours se retrouver, non ? Idéale pour ceux qui ont le cœur un peu bleu sous les guirlandes. Écoutez-la, elle touche droit au but.
#webtube : A hidden gem from 1973, perfect for these winter evenings. Christmas lights, snowy streets, a touch of melancholy… but with that gentle hope: « It doesn’t have to be that way » – we can always find our way back, right? Ideal for those whose hearts are a little blue under the Christmas lights. Listen to it, it hits the nail on the head.