. Que 2026 nous débarrasse des fous et des va-t-en-guerre qui nous conduisent au pire

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Les vœux de Macron sont un véritable désastre. Il avait l’air accablé d’un type au bout du rouleau qui sait qu’il a tout raté et qui s’attend à ce que 85 % des Français lui réservent un départ sous les tomates. Ses voeux étaient pathétiques, un chapelet de niaiseries insipides récitées sans conviction. Macron nous promet de redresser en un an tout ce qu’il a détruit en neuf ans. Son bilan n’est qu’un champ de ruines et au lendemain de son départ, les langues se délieront pour dévoiler toutes les turpitudes cachées de ses 10 ans de règne sans partage. Il aura la triste fin que mérite un loser.

Mais revenons au dossier essentiel de 2026, le conflit ukrainien qui peut s’achever sur une capitulation de Kiev ou bien dégénérer et mener au pire. Dans les deux cas de figure, il en ressortira un bouleversement majeur pour le monde de demain, car c’est une guerre civilisationnelle qui se déroule entre l’Occident et la Fédération de Russie, une guerre sans merci entre les mondialistes et les défenseurs d’une Europe des nations attachée à ses valeurs conservatrices. Et dans cette guerre, les mondialistes tout comme les Russes se battront jusqu’au bout.

L’Europe nous promettait la paix et la prospérité, mais nous sommes devenus le continent le moins compétitif, totalement déclassé et menacé d’une guerre majeure parce que ses dirigeants ivres de russophobie jouent inconsciemment avec le feu, y compris le feu nucléaire. L’Europe fait le choix de la guerre sous couvert de défendre « une paix juste » entre Kiev et Moscou, c’est-à-dire une paix totalement irréaliste aux conditions du vaincu.

On se dirige donc vers un écrasement militaire de l’Ukraine à terme, ou bien pire, vers un affrontement entre l’Europe et la Russie, un choc frontal dans lequel Trump n’impliquera jamais l’Amérique. C’est donc un suicide programmé de l’Europe, à vouloir acculer l’Ours russe par une escalade insensée.

L’Europe paradisiaque, c’est en fait une dictature de la pensée qui nous a apporté la ruine et la guerre car ce sont des fous qui sont aux commandes. Toute l’information n’est que mensonge pour diaboliser la Russie en mettant sous le tapis 35 ans de politique occidentale russophobe et pour nous imposer une mondialisation dévastatrice que les peuples rejettent à une très large majorité.

La Commission européenne, dirigée par des illuminés non élus, est un contre-modèle absolu de démocratie. Trump et Vance ont raison, l’Europe court à sa perte en tuant toutes nos libertés, à commencer par la première d’entre elles, la liberté d’expression.

Ayant totalement perdu le contrôle de la situation en matière d’insécurité et d’immigration, nos élites usent et abusent de l’arme judiciaire pour faire taire les opposants à leur politique de destruction des nations. Pour masquer le désastre de leur bilan intérieur, ils font diversion en diabolisant l’Ours russe. Ils tentent de masquer le risque de guerre civile en Europe en agitant la menace d’une invasion du continent par le Tsar.

Mais en attisant les braises d’un conflit imaginaire, ils vont nous conduire à une guerre bien réelle dont nul ne peut prévoir les conséquences.

La guerre, la guerre, la guerre, ils n’ont que ce mot à la bouche. Tous ces irresponsables qui conduisent l’Europe à un choc frontal avec la première armée du monde, sans en avoir les moyens, n’ont aucune idée de la puissance de leur ennemi sur tous les plans, militaire, économique et surtout mental. L’ampleur du défi et du risque leur échappe totalement.

Ceux qui nous affirmaient en 2022 que la Russie serait terrassée en trois mois et que son armée de va-nu-pieds en était restée à l’ère soviétique sont les mêmes qui rêvent d’en découdre en 2030 avec leurs armées squelettiques commandées par des généraux qui n’ont jamais connu un conflit de haute intensité de toute leur carrière. C’est du délire.

Un Russe de 2025 a la même force de caractère que ses aînés qui ont laminé la Wehrmacht et ses meilleurs généraux à Stalingrad et à Koursk. Et je vois mal la jeunesse européenne, bercée dans le consumérisme effréné et dorlotée dans le confort occidental, n’ayant jamais vu un fusil de sa vie, plonger brutalement dans la guerre et en supporter les souffrances comme l’ont fait nos Poilus il y a plus de cent ans.

Voilà plus de trente ans que les budgets des armées européennes ont été divisés par deux ou par trois, décourageant les élites qui sont davantage attirées par des secteurs porteurs que par l’armée, parent pauvre de la République. Même avec un budget de 150 milliards par an, soit 5 % du PIB, il faudrait 20 ans pour reconstruire une armée de première catégorie capable d’affronter l’armée russe. Nous avons perdu plus de la moitié des effectifs, les matériels sont souvent obsolètes et leur taux de disponibilité opérationnelle est des plus médiocres. Quant à la perte des compétences, elle est également tragique selon le général Lecointre.

Tout est à reconstruire, notamment les bases aériennes et navales, les camps de l’armée de terre, tous fermés précipitamment pour récolter « les dividendes de la paix ». Mais avec quel argent ? Nous n’avons que des dettes et les intérêts vont bientôt représenter le double du budget défense. Ce sont des dizaines de milliards que Macron a engloutis en Ukraine, liquidant nos stocks et empruntant à tout-va pour soutenir Zelensky. En pure perte car Poutine ne perdra jamais cette guerre, même s’il refuse de mobiliser l’ensemble du pays et n’engage qu’une partie de ses moyens.

Cette politique belliciste menée par Macron, Starmer, Merz, Tusk et von der Leyen nous promet une année 2026 pleine de dangers, aucun leader n’étant suffisamment sage et lucide pour calmer la meute enragée. Seul Viktor Orban tire la sonnette d’alarme, en vain.

Quand on entend Zelensky réclamer des frappes préventives contre la première puissance atomique mondiale possédant 6 200 têtes nucléaires, sans la moindre réaction de l’Occident, on comprend qu’un grand suicide collectif sous le feu nucléaire reste possible.

Ceux qui pensent que Poutine est un mou qui a laissé franchir toutes les lignes rouges sans réagir et que par conséquent ses menaces nucléaires sont du vent, font un pari dangereux.

En paraphrasant Mitterrand je dirais que les braillards et les fanfarons sont à l’Ouest, mais les  6 200 têtes nucléaires sont à l’Est. Il est donc grand temps de redescendre sur terre. Les seuls missiles hypersoniques, dont l’Occident est encore dépourvu, pourraient anéantir tous les centres vitaux de l’Europe en quelques minutes. 

Nul n’est devin, mais 2026 devrait être l’année de la vérité. Avec une capitulation de l’Ukraine aux conditions du Kremlin ou par un retour aux guerres fratricides du XXe siècle, en pire, compte tenu des armes dévastatrices d’aujourd’hui.

Il faut bien comprendre que ce n’est pas le sauvetage de l’Ukraine et du saltimbanque Zelensky qui importe à nos têtes brûlées. Ce qui les empêche de dormir, c’est une victoire russe sur les mondialistes, donc une victoire du Sud global sur l’Occident et le monde unipolaire qui domine depuis 1945.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Macron, une personnalité pathologique ? Le Zoom – Michel Fize – TVL

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : S’appuyant sur les travaux des trois grands psychanalystes Freud, Adler et Jung, le sociologue Michel Fize nous livre, dans Le Roi « brindezingue », une analyse fine, méthodique, argumentée de la psychologie d’Emmanuel Macron. L’auteur met l’accent sur les capacités de « zinguerie » de l’actuel président : décisions erratiques, contradictoires, irrationnelles, tardives, et montre que, faute de pouvoir prouver la folie d’Emmanuel Macron, l’on peut affirmer qu’il est désormais fondamentalement dangereux. Son « désir d’être en haut est à ce point exacerbé que cet homme « un peu névrotique, un peu psychopathe, un peu pervers, un peu mégalomane » ne reculera devant rien pour asseoir sa « mégalothymia » – fut-ce en entraînant la France et ses enfants dans une guerre qu’ils n’auraient pas voulue…

Source : Youtube – TVL

. Crise Économique France 2026 : Le Multiplicateur Keynésien est Négatif, Alerte Rouge !

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : L’économie expliquée simplement par Charles Gave. Le coût insoutenable du service de la dette avec la hausse des taux… Le multiplicateur keynésien devenu négatif depuis la crise de 2008, Comparaison avec les États-Unis et le Royaume-Uni (même problème), Déclin du niveau de vie, déindustrialisation et crise agricole en France, Prévision : Ralentissement économique et crise en 2026, Les réformes structurelles nécessaires pour sortir du piège.

0:00 – Introduction : L’économie expliquée simplement par Charles Gave 1:45 – Les déficits budgétaires chroniques en France depuis les années 1970 4:20 – Accumulation de la dette publique : 3,42 billions d’euros (120% du PIB) 7:10 – Le coût insoutenable du service de la dette avec la hausse des taux 10:30 – Le multiplicateur keynésien devenu négatif depuis la crise de 2008 13:45 – Comparaison avec les États-Unis et le Royaume-Uni (même problème) 16:20 – Déclin du niveau de vie, déindustrialisation et crise agricole en France 19:50 – Prévision : Ralentissement économique et crise en 2026 23:15 – Les réformes structurelles nécessaires pour sortir du piège 26:40 – Promotion du livre « Les Mondes de Demain » et soutien à l’Institut des Libertés 28:30 – Conclusion et perspectives alarmantes

Source : Youtube – Institut des Libertés-Charles Gave

. Voitures électriques : 2025 : La grande DÉCEPTION !

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : L’industrie auto européenne est à un moment charnière de son histoire, ou elle passe le virage de l’électrique, ou les acheteur l’abandonneront. Le protectionnisme ne pourra jamais forcer personne à acheter des produits qu’ils ne veulent pas. Je vous explique tout ça, preuves et faits à l’appui. Alain.

00:00 Introduction 00:47 Une R5 mal née ? 02:06 Un marché Européen souffrant 04:03 Les particuliers disent STOP 06:17 Les vrais gens achètent quoi ? 09:37 Pas mal non ? C’est Français ! 11:40 Un naufrage européen ? 14:29 Un lobbying incompréhensible 16:05 Il y a moins bien mais c’est plus cher 18:08 Les casseroles des batteries 20:09 Le bazar de la recharge 23:33 Épisode IV : Un nouvel espoir 27:50 Conclusion

Source : Youtube – Alain

. Ce qui change au 1er janvier 2026 : salaires, retraites, assurances, logement, transports… le point complet

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le passage à l’année 2026 s’accompagne, comme chaque 1er janvier, d’une série de mesures réglementaires et économiques qui pèseront directement sur le quotidien et le budget des Français. Revalorisations limitées, hausses de tarifs, nouvelles obligations administratives et dispositifs suspendus : tour d’horizon des principaux changements effectifs dès ce début d’année.

Smic et retraites : des hausses modestes

Le Smic est revalorisé automatiquement de 1,18 % au 1er janvier 2026. Cette hausse mécanique, sans « coup de pouce » gouvernemental, porte le Smic horaire brut à 12,02 euros, pour un salaire mensuel brut de 1 823 euros et un net d’environ 1 443 euros, soit un gain d’environ 17 euros nets par mois pour un salarié à temps plein.

Les retraites de base et les minima sociaux bénéficient également d’une revalorisation indexée sur l’inflation, mais plus faible que les années précédentes. Elle s’établit à 0,9 % en 2026. Pour une pension de base de 1 200 euros, cela représente une augmentation d’environ 10,80 euros par mois, visible sur le versement de février. Les retraites complémentaires ne sont pas concernées.

Assurances habitation : une hausse marquée

Les tarifs des assurances habitation augmentent fortement au 1er janvier. Selon les estimations des associations de consommateurs, la hausse se situe entre 8 et 11 %, après une progression déjà importante en 2025. En trois ans, le coût de cette assurance aura augmenté d’environ 30 %. Les assureurs invoquent la multiplication des sinistres liés aux événements climatiques, dont le coût global s’est chiffré à plusieurs milliards d’euros en 2025.

Logement : DPE modifié, MaPrimeRénov’ suspendue

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue avec une modification technique importante. Le coefficient de conversion de l’électricité est abaissé de 2,3 à 1,9, ce qui a pour effet de reclasser environ 700 000 logements hors de la catégorie des « passoires thermiques ». Les logements chauffés à l’électricité sont les principaux bénéficiaires de cette réforme.

En revanche, le dispositif MaPrimeRénov’ est suspendu à compter du 1er janvier 2026, faute de budget adopté. Environ 80 000 à 85 000 dossiers sont actuellement en attente de traitement. Cette suspension renchérit mécaniquement le coût des travaux de rénovation énergétique pour les particuliers.

Les frais d’agence immobilière pour la location sont également concernés par une évolution. Ils seront désormais indexés sur l’Indice de référence des loyers, ce qui entraîne une hausse d’environ 0,87 % pour les baux signés à partir du 1er janvier.

Transports et automobile : hausses et nouvelles obligations

En Île-de-France, le passe Navigo augmente de 2,3 %, passant à 90,80 euros par mois. Le ticket à l’unité pour le métro, le RER et le train atteint désormais 2,55 euros.

Le contrôle technique est renforcé avec l’intégration systématique de la vérification des airbags Takata. Les véhicules équipés d’un airbag classé « stop drive » seront automatiquement immobilisés jusqu’à réparation.

Autre nouveauté visuelle : l’apparition de plaques d’immatriculation roses pour les immatriculations provisoires WW et W garage, afin de lutter contre la fraude. Environ 400 000 véhicules sont concernés.

Courrier, colis et tabac : des prix en hausse

Les tarifs de La Poste augmentent en moyenne de 7,4 % pour les courriers et colis, et de 3,4 % pour les Colissimo. L’opérateur invoque la nécessité de maintenir le service universel dans un contexte de baisse continue du volume de courrier.

Les prix de certains paquets de cigarettes augmentent également, avec des hausses pouvant atteindre 50 centimes, plusieurs références dépassant désormais les 13 euros.

Dons, épargne et stages : nouvelles règles

À partir du 1er janvier 2026, la déclaration des dons entre particuliers (argent, biens de valeur, actions) doit obligatoirement être effectuée en ligne sur le site des impôts, sauf impossibilité d’accès à internet.

Les plans d’épargne logement (PEL) ouverts en 2026 bénéficient d’un taux revalorisé à 2 %, contre 1,75 % auparavant.

Les stagiaires voient leur indemnité minimale passer de 4,35 à 4,50 euros de l’heure, pour les stages de plus de deux mois.

Le congé de naissance, destiné à compléter les congés maternité et paternité, voit son entrée en vigueur repoussée à juillet 2026, même si certaines naissances intervenues en début d’année resteront éligibles.

Enfin, un nouveau CDD dit “reconversion” entre en vigueur. D’une durée minimale de six mois, il vise à accompagner les transitions professionnelles, notamment dans le cadre de la réforme dite « seniors ».

Au final, toujours des dépenses supplémentaires, tandis que les salaires n’augmentent pas, et que le niveau de vie lui, s’effondre petit à petit.

Breizh-info.com

. [ENTRETIEN] « Le halal est dangereux car il contamine des sphères toujours plus larges de la société »

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Convention entre des acteurs religieux, étatiques et économiques : le halal leur profite, à tous. Encore très récent, la marché du halal, désormais structuré, progresse rapidement en France. Pour comprendre comment il fonctionne, à quoi est dû son succès et pourquoi il est dangereux, nous avons fait appel à Florence Bergeaud-Blackler, docteur en anthropologie (HDR), chercheur au CNRS et spécialiste du frérisme, dont le dernier ouvrage, Le djihad par le marché (Éditions Odile Jacob), détaille les mécanismes du halal.

Étienne Lombard. Quelles sont les raisons qui expliquent la hausse de la demande de viande halal et, donc, la progression de ce marché ?

Florence Bergeaud-Blackler. Un marché, c’est une rencontre entre une offre et une demande. Quasi inexistante en France jusqu’à la fin des années 1970, l’offre de viande halal s’est véritablement structurée dans les années 1990. On a alors vu la population musulmane se tourner massivement vers cette offre.

É. L. L’abattage étant aujourd’hui industrialisé, pouvez-vous nous expliquer comment s’est développé et organisé l’abattage halal industriel ?

F. B.-B. L’abattage conventionnel s’est industrialisé dès le XIXe. L’abattage halal, lui, s’est formalisé dans les années 1980. Ce n’est absolument pas un abattage traditionnel. Il s’agit plutôt de l’islamisation d’un abattage industriel selon un modèle tayloriste qui repose sur la division du travail, la standardisation des gestes et la recherche de rendement maximal.

Ce protocole d’abattage a été mis au point, notamment par les mollahs iraniens envoyés dans les abattoirs occidentaux dans les années 1980, qui ont bénéficié des aménagements prévus pour les shokhatim juifs, lesquels fréquentent les abattoirs depuis bien plus longtemps. La casherout existe en Europe depuis des siècles, le marché halal n’a même pas un demi-siècle.

É. L. Comment l’abattage halal, qui est une exigence rituelle religieuse, cohabite-t-il avec un État qui se veut laïc et des acteurs économiques dont la religion n’est pas la priorité ?

F. B.-B. L’abattage halal est le produit d’une convention industrielle entre trois acteurs : religieux, vétérinaires (l’État) et économiques. Chacun y voit ses intérêts : les religieux évidemment, l’État qui réduit les abattages clandestins, les acteurs économiques qui peuvent faire des affaires.

Il n’y a pas de contrôle public de la filière halal

À ce sujet — Frérisme : pour F. Bergeaud-Blackler, « il faut informer les Français »

É. L. Comment le halal est-il contrôlé et quel est son périmètre ?

F. B.-B. Il n’existe pas de définition officielle de la norme halal. En revanche, une convention informelle s’est imposée, autour de laquelle s’accordent les principaux acteurs de la production, de la réglementation et de la consommation. Selon cette convention, l’animal doit être abattu dans un abattoir industriel, de préférence tourné en direction de La Mecque, par un musulman titulaire d’une carte de sacrificateur, délivrée par l’une des trois mosquées agréées en France, et sans étourdissement préalable. Il n’existe aucun contrôle public de cette filière. Des organismes certificateurs privés proposent leurs services pour attester que la viande est conforme aux exigences halal, mais là encore, aucune obligation légale ne s’impose. Le contrôle porte généralement sur l’acte d’abattage, l’environnement de production (absence de porc ou de contact avec des substances illicites) et la traçabilité, afin d’éviter tout mélange avec des produits non halal.

É. L. Vous décrivez un monde du halal qui n’est pas monolithique et qui fonctionne avec des acteurs « hybrides ». Qu’en est-il ?

F. B.-B. J’appelle « hybrides » ces acteurs privés, contrôleurs, acteurs de la certification, influenceurs ou organisme de défense des consommateurs musulmans qui se présentent comme des experts religieux et qui s’enrichissent de la commercialisation des produits halal. Ils contribuent à édicter les règles et à contrôler leur application, et sont un peu juge et partie.

Tout peut potentiellement être halalisé

É. L. Comment le halal s’adapte-t-il aux outils modernes, médiatiques, numériques ?

F. B.-B. Le halal est désormais sorti des seules boucheries : il s’applique aujourd’hui à l’ensemble des produits de consommation. Prenons l’exemple, parmi d’autres, de la grande mosquée de Paris. Depuis juin 2023, l’Algérie exige que toutes les marchandises relevant du domaine du halal et en provenance de l’Union européenne portent le cachet de certification délivré par le recteur de la grande mosquée de Paris. Sans ce visa, aucune de ces marchandises ne peut entrer sur le territoire algérien. Selon le cahier des charges de janvier 2023, le domaine du halal inclut non seulement les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, mais aussi les produits pharmaceutiques, les produits cosmétiques et (je cite) « tout produit non consommable dont le processus de fabrication nécessite un contrôle strict en vue d’une certification halal ». Autrement dit : tout peut potentiellement être halalisé.

É. L. En quoi le halal, qui prétend veiller à la qualité alimentaire et environnementale, peut-il constituer un danger ?

F. B.-B. Le danger ne réside pas dans le principe de tabou alimentaire mais dans l’extension du halal à des sphères toujours plus larges de la société, selon une logique de contamination, de séparation du pur et de l’impur. Si des enfants apprennent dès leur plus jeune âge que le non-halal est « interdit », impur, contaminant, comment expliquer, ensuite, qu’ils doivent manger à la cantine avec les autres ou même respecter les mêmes règles que les autres qui sont, eux, impurs par contamination ? L’introduction du principe de pureté, même si elle n’est pas formulée explicitement, est rigoureusement incompatible avec les sociétés de classes et non de « castes », démocratiques et égalitaires.

Etienne Lombard, dans BV

. LFI a viré casaque : plus de « vivre ensemble » place au « réel peuple de France »

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Sébastien Delogu exhorte les électeurs à saisir « l’opportunité en or qu’un racisé dirige » Saint-Denis et Pierrefitte. L’année des élections municipales commencera jeudi mais, déjà, LFI dévoile son programme et ses stratégies de campagne : il faut tout miser sur les « racisés » ! Sébastien Delogu, député des Bouches-du-Rhône, est même spécialement monté de Marseille pour apporter son soutien à « [s]on frère » Bally Bagayoko, candidat insoumis aux municipales de Saint-Denis et Pierrefitte

il fallait bien cela pour que les électeurs se rendent compte de l’« opportunité en or qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici ». Manifestement, ceux qui, il n’y a pas si longtemps, militaient pour le « vivre ensemble » le considèrent à présent dépassé.

La couleur de peau : le cheval de bataille de LFI

Sébastien Delogu, candidat à la mairie de la cité phocéenne, l’affirme : Marseille regarde et admire Saint-Denis et Pierrefitte, ces « terres où beaucoup d’immigrés et de racisés sont passés ». Ils sont même, paraît-il, « observés à travers tout le pays » : alors, Bally Bagayoko, « vous avez intérêt de l’envoyer à la mairie, hein ! », enjoint le député, dans une vidéo partagée par le candidat manifestement fier et honoré de ce soutien. C’est vrai, si Delogu le dit… mais quels sont ses arguments, alors ? Manifestement, dans l’extrait partagé par le candidat sur ses réseaux, il semble que le principal soit sa couleur de peau.

LFI considère donc que les électeurs ne votent pas avec leur cerveau mais selon leur couleur de peau. Il n’est même pas nécessaire d’imaginer un député de droite tenir les mêmes propos au sujet des Blancs pour s’interroger sur la pertinence d’un tel argument. D’autant que s’il n’était pas insoumis, son allusion au « vrai peuple de France » lui aurait valu un déchaînement d’insultes sur les réseaux sociaux et une véritable bataille rangée des médias. Delogu se garde bien, d’ailleurs, de le définir, ce « véritable peuple de France » qui doit « repre[ndre] le pouvoir » : seulement les racisés et les immigrés de Saint-Denis et Pierrefitte ? Il faut dire qu’entre Carlos Martens Bilongo, qui ne cache même plus sa vision raciale de la société, et Éric Coquerel, qui considérait que « très franchement, il faut que les prochains maires de toutes les villes du 93, ils aient la couleur des peaux des habitants du 93 », la théorie du Grand Remplacement qu’ils ont tant décriée semble être devenue le meilleur argument de campagne de LFI. Éric Coquerel, dans une vidéo réapparue sur les réseaux aujourd’hui, n’a d’ailleurs même pas peur d’utiliser la rhétorique de la droite qu’il veut combattre : il faut, pour les européennes et les municipales, « être en reconquête » !

À ce sujet — « On fait plus de gosses qu’eux » : à LFI, un esprit de revanche anti-Français assumé

LFI mise tout sur la France communautarisée

Manifestement, le très marxiste « d’où tu parles, camarade ? » est encore d’actualité. Il fallait entendre les haros lancés contre Pierre-Édouard Stérin quand il encourageait les Européens à « avoir plus de bébés » ! Quand il s’agit d’un député LFI comme Carlos Martens Bilongo qui se réjouit de voir les racisés « faire plus de gosses » que les autres, ce n’est pas du tout, semble-t-il, une « pensée identitaire nataliste ». D’ailleurs, si de son interview dans « La Librairie africaine » le député du Val-d’Oise n’a regretté, sur X, que ses « propos sexistes » à l’égard de Rachida Dati, c’est bien qu’il assume et trouve légitime le reste de son discours.

Rien d’étonnant, finalement, puisque Le Monde expliquait, samedi, comment « Jean-Luc Mélenchon, avec la « nouvelle France », s’empare du terrain de l’identité pour contrer l’extrême droite ». Il paraît, selon l’eurodéputé LFI Younous Omarjee, qu’« il y a deux visions, celle de la droite et de l’extrême droite, qui conduit droit dans des affrontements ; face à cela, nous offrons une vision optimiste, positive de l’Histoire en disant qu’il y a un débouché pacifique » porté par la « nouvelle France » de Mélenchon qui « compose un nouveau peuple de gauche – féminisé, racisé, précarisé », explique le quotidien. Même si on cherche encore le pacifisme des déclarations de Delogu et Bilongo, la rhétorique, en plus d’être éculée, n’est pas franchement convaincante. À moins de croire fermement que les racisés sont un bloc à essentialiser et qui peut être réduit à la couleur de sa peau.

C’est en tout cas ce à quoi se refuse Lilas Eurydice Ndong, déléguée départementale de Reconquête en Vendée, qui s’insurge, sur ses réseaux sociaux, contre Sébastien Delogu et Carlos Martens Bilongo : « […] en réalité, le racisme est devenu leur unique logiciel. Obsédés par la couleur de peau, incapables de produire la moindre idée. Zéro vision, zéro projet […] » Chez les Insoumis, le racisme d’un combat est devenu leur étendard.

Victoire Riquetti dans BV

. Brigitte Bardot salie par l’audiovisuel public et la presse de gauche

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : France Culture, France Info, l’INA, Libé, Le Monde… semblent s’être passé la consigne : cracher sur BB. Les nécrologies prérédigées n’attendaient qu’à être publiées. Survenue ce dimanche 28 décembre vers six heures du matin, la mort de Brigitte Bardot a été annoncée par un communiqué de sa fondation aux alentours de 10h50. Il a alors fallu moins de vingt minutes pour qu’un premier article fielleux ne paraisse sur Internet.

On doit ce record de réactivité à France Culture, présentée souvent comme le vaisseau haut de gamme de la flotte médiatique d’État. Publié à 11h06, l’article de l’antenne publique évoque une icône « inoubliable et controversée » qui a fait « polémique » par ses positions politiques. Il souligne les « condamnations pour propos racistes » et les « déclarations anti-immigration » de BB. En guise de pièce à conviction, la radio cite une alerte qu’avait lancée l’actrice à l’occasion de l’aïd el-kébir : « On égorge femmes et enfants, nos moines, nos fonctionnaires, nos touristes et nos moutons, on nous égorgera un jour, et nous l’aurons bien mérité. » Une phrase que certains trouvent haineuse, d’autres fort clairvoyante.

À 12h30, c’est au tour de Libération de faire son petit vomi. « Brigitte Bardot, la dérive vers la haine raciale », titrent ainsi deux journalistes en mal d’inspiration. Le reste de leur misérable papier est à l’avenant, accusant BB de « diatribes xénophobes et d’attaques contre l’islam », de « sorties à l’emporte-pièce », de « tribunes contre l’abattage halal et autres éloges appuyés de Marine Le Pen ». Pour finir de convaincre ses lecteurs de l’infamie complète de la défunte comédienne, le quotidien rappelle qu’elle avait exprimé sa sympathie envers Philippe de Villiers« héraut des identitaires et autres cathos radicalisés »

Le bal des anti-Bardot

À 13h03, Le Monde entre dans la danse. L’article de l’ex-quotidien de référence ne s’embarrasse pas de nuance : « Brigitte Bardot, trente ans de sympathie pour l’extrême droite », nous assure-t-on, d’entrée de jeu. S’ensuivent le rappel des condamnations pour « propos racistes », les abjectes « idées d’extrême droite », la proximité forcément coupable avec les Le Pen, les propos « islamophobes », sa nostalgie d’une France « jugée disparue », sa détestation du « vivre ensemble »… « Bardot l’actrice était celle du Mépris, Bardot la politique celle de la haine raciale », juge le journal.

À ce sujet — [POINT DE VUE] Adieu BB (1934-2025), icône sensuelle et madone de la tendresse

Peu après 14h, BFM TV s’y met à son tour et dénonce la « dérive ultra-droitière » de Bardot. La chaîne propose alors un sujet vidéo (probablement monté plusieurs semaines en amont) qui dénonce la « dérive nationaliste » de BB, ainsi que ses « penchants homophobes ». Plus fort, encore : après avoir loué l’indépendance et la liberté de l’actrice sur la question du féminisme, la chaîne présente soudainement l’égérie comme une sotte sous influence, sans « colonne vertébrale politique », dont les opinions politiques s’expliqueraient par son mariage, en 1993, avec Bernard d’Ormale, ami de Jean-Marie Le Pen. « Bardot, c’est comme la femme du médecin qui ouvre la porte et qui prend les rendez-vous. Elle a épousé M. d’Ormale, Front national, eh bien, elle a le langage du Front national », explique ainsi la chanteuse Régine, citée comme une caution sérieuse par la chaîne. « Elle parle sans filtre et elle ne comprend pas la portée de ce qu’elle dit », ajoute encore le biographe Yves Bigot, à deux doigts de traiter Bardot de jolie plante verte.

Après d’autres saletés publiées par France 24 (« L’icône Brigitte Bardot, de la cause animale à l’extrême droite », 14h32) et l’INA (« Brigitte Bardot a longtemps flirté avec l’extrême droite », 15h00), le papier le plus injurieux est venu de France Info, autre média public. Écrit par une certaine Farida Nouar, l’article en question est une compilation de verbatim uniquement à charge, recueillis auprès de cinéphiles parisiens croisés dans le Quartier Latin. Une faune très représentative du peuple français, donc. Ces anonymes « peinent à rendre hommage à Brigitte Bardot » et disent retenir, finalement, « peu de choses de sa carrière d’actrice »« Je ne dirais pas que c’était une très grande actrice », débute l’un deux. « Je trouvais que c’était une actrice médiocre », renchérit un autre. « Il n’y a que Clouzot qui a réussi à sortir quelque chose de cette petite créature », estime un troisième. Mais ne se serait-elle pas un peu améliorée, au fil des années ? « Oui, quand elle est tombée sur Godard, effectivement, elle a dû faire un petit effort, répond un dernier cinéphile. Mais « améliorer », je crois que c’est un bien grand mot »… « Même quand tout le pays lève le pied à l’occasion de la trêve de Noël, la presse de gauche poursuit son entreprise de méchanceté », a réagi, sur X, Jordan Bardella.

La haine de la France

Sans surprise, les trolls affiliés à l’extrême gauche ont tout particulièrement brillé par leur indécence. « On s’en bat les couilles, de la mort des racistes », a élégamment tweeté un certain « journaliste sans actualité » franco-algérien. Chroniqueuse de Radio Nova – propriété du banquier d’extrême gauche Matthieu Pigasse -, Alice de Rochechouart s’est ouvertement réjouie de la mort de BB, estimant qu’il ne fallait avoir « aucune pitié envers ces connards de fascistes ».

Face à tant de haine et de vilenie, laissons le mot de la fin à Henry-Jean Servat, grand ami de Bardot. « Comme d’habitude, quelques lâches, anonymes, n’ayant rien fait de leur vie, se maculent en venant salir Brigitte, ses combats et ses actions en faveur des animaux. Ne faites pas de pub à ces vraies merdes, ne leur répondez pas, laissez-les dans leur vomi. » Voilà qui est dit, et bien dit.

Jean Kast, dans BV

. 60 à 70 % des armes envoyées à l’Ukraine seraient détournés

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : C’est, hélas, une constante sur « les théâtres de guerre » : les armes ont tendance à s’évaporer. Plus de 600.000 armes auraient été détournées depuis le début du conflit en Ukraine, alimentant un trafic qui risque d’exploser avec la fin de la guerre.

À huit jours de Noël, les dirigeants de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, s’entendaient sur un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Prêt à taux zéro pour les Ukrainiens mais, il est toujours bon de le rappeler, pas pour les Français qui financent leur dette souveraine à un taux frisant les 3,5 %.

« Il s’agit d’un soutien important qui renforce véritablement notre résilience », s’est félicité Volodymyr Zelensky, lequel doit rencontrer Donald Trump dimanche, en Floride. La réunion, nous dit-on, portera sur « les sujets sensibles », et notamment celui de « la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par les soldats russes, dans le sud ». Pendant les négociations, la guerre continue… et aussi le trafic d’armes.

C’est une constante : les conflits nourrissent les trafics

C’est, hélas, une constante sur « les théâtres de guerre » : les armes ont tendance à s’évaporer. L’ONG suisse Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) estimait ainsi, dans un rapport de juin 2024, à près de 600.000 les armes « perdues ou volées », depuis le début du conflit en Ukraine, en 2022. Un an et demi plus tard, ce chiffre a sans aucun doute bondi. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien dans son papier du 22 décembre, « avant l’invasion russe, le pays avait déjà la réputation d’être une plaque tournante du trafic d’armes ». À cela, il faut ajouter les récentes affaires de corruption massive au sommet de l’État, impliquant des proches de Zelensky, et l’on comprend les inquiétudes accrues au moment où les Européens s’apprêtent à déverser la manne sur l’Ukraine. Certes, toutes ces armes – détournées essentiellement par les soldats eux-mêmes – ne finissent pas forcément dans les mains des trafiquants, mais au point où en est aujourd’hui le conflit, la question de la traçabilité se pose avec d’autant plus d’acuité que, nous dit Régis Le Sommier« le marché parallèle du trafic d’armes a été renforcé par cette guerre, continue et devrait continuer à l’être », tout comme « les conflits des Balkans ont irrigué le marché largement après la fin des hostilités ».

À ce sujet — Grande seigneuresse, Ursula von der Leyen « prête » 90 milliards à l’Ukraine

Des armes qui n’arrivent pas sur le front

Régis Le Sommier n’est pas, comme certains, reporter de guerre en chambre. S’il a couvert tous les grands conflits de ces dernières années (Irak, Afghanistan, Syrie…), c’est depuis le terrain. Spécialiste des questions militaires, ayant suivi des opérations au sein de l’armée de terre des États-Unis et du corps des Marines, ses informations, sourcées auprès des états-majors, détonnent souvent dans le ronron ambiant.

Il nous rappelle ainsi un scandale remontant quelques mois en arrière et portant sur la livraison d’obusiers. « Les fonds ont été versés mais les obusiers ne se sont jamais matérialisés », dit-il. Certes, une fois encore, « tout cela existe depuis la nuit des temps », mais l’arrivée de Trump fait que « les Américains ont pris les choses en main ». On semble donc aujourd’hui « plus à même de constater l’ampleur des détournement qui existaient mais qu’on ne pouvait pas tracer ». Question de volonté, donc, plus que de technique car, rappelle Régis Le Sommier, CBS News avait été prié d’annuler la diffusion d’un reportage affirmant que seulement 30 à 40 % des armes parvenaient sur les lignes de front. Motif invoqué : « Ce n’était « pas le moment » de divulguer ce type d’information. »

Des informations que le reporter lui-même a pu vérifier. « J’ai eu l’occasion de couvrir la guerre en Ukraine, au début côté ukrainien et, ensuite, côté russe, nous dit-il. Je me souviens d’un séjour, en 2023, dans un secteur du front du Dombass, un peu au nord de Bakhmout. À l’époque, j’ai eu l’occasion de discuter avec des militaires russes et de leur demander quel type d’armement ils utilisaient et qui étaient les unités qu’ils avaient en face. C’était des unités d’élite comme le bataillon Kraken, par exemple. » Alors qu’il demandait aux soldats russes s’ils s’étaient trouvés face à des armes occidentales, ceux-ci lui avaient répondu n’en avoir encore jamais vu. Comme eux, les bataillons ukrainiens n’avaient « que des armes russes ». Bien sûr, dit Régis Le Sommier, « cela ne prouvait pas que les armes étaient détournées, mais elles n’arrivaient pas jusqu’au front ». Or, « c’était en janvier 2023, la guerre avait commencé un an plus tôt et les livraisons d’armes avaient été faites. À cette date, on arrivait à la livraison de chars lourds, donc on était déjà passé par toute la gamme de livraisons d’armes et celles-ci, visiblement, n’arrivaient pas jusqu’au front, puisque les Russes disaient qu’ils ne voyaient aucune arme occidentale aux mains des Ukrainiens. »

« Il y a forcément des réseaux de trafiquants d’armes en Ukraine », et comme ce fut le cas avec la guerre des Balkans, « il est sûr que le marché parallèle du trafic d’armes a été renforcé par cette guerre et qu’il va continuer à l’être ». Financé par nos impôts…

Marie Delarue, dans BV

. Trêve de Noël : le calme avant la tempête

Articles : Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025Sept 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Dès demain reviendra la réalité : celle d’une France fragmentée, déboussolée, humiliée, sans projet fédérateur. Chacun sait qu’un débat budgétaire ubuesque nous attend dès le début de l’année, et fort techniquement, une loi spéciale permettra à la machine étatique de fonctionner. Des décennies d’irresponsabilité politique ne s’effacent pas un jour. 

L’origine en remonte à l’élection de François Mitterrand en 1981. Et c’est toujours avec agacement que j’entends dire, y compris dans les rangs de la droite conformiste, qu’il a été le dernier « grand Président », simplement parce qu’il prenait la posture. Les décisions qu’il prit furent une succession d’erreurs ou d’aberrations. Avec lui commence la déraison budgétaire, la croyance absurde que l’on peut s’enrichir en travaillant moins, la gabegie des deniers publics dans des mesures absurdes et purement idéologiques comme les nationalisations, l’intempérance en matière de fonction publique, pour finir par brader, de façon parfaitement consciente, la souveraineté de la France entre les mains technocratiques de l’Union européenne. C’est-à-dire de nous priver des moyens d’agir dans l’intérêt de la nation. Il l’a confié à un des ses proches : « Je suis le dernier des grands Présidents […]. Après moi, il n’y en aura plus d’autres […]. À cause de l’Europe, à cause de la mondialisation […] » Or, c’est lui qui a poussé à faire adopter, de justesse et avec la complicité de Chirac, le traité de Maastricht et ce sont ses amis Jacques Delors et Pascal Lamy qui ont mis en œuvre le marché unique européen et son corolaire, la mondialisation.

50 années d’irresponsabilité

Ces hommes de gauche ont sciemment torpillé l’économie productive au profit de l’économie mercantile, ont favorisé le moins-disant social par la recherche effrénée de la baisse des coûts de main-d’œuvre favorisée par la mondialisation, ont promu la financiarisation de l’économie. Et avec un cynisme confondant, laissé tomber le « prolétariat », abandonné à son sort au profit « des minorités ». Le centre et la droite n’ont pas redressé la barre, aveuglés par le miroir aux alouettes européen. Ils ont poursuivi la course effrénée aux « aides » à visées électoralistes et à l’assistanat, conséquences du déclassement social induit par des politiques économiques, commerciales et fiscales absurdes. Et pour couronner le tout, rien de sérieux n’a été entrepris pour réduire, contrôler et encadrer l’immigration. Cinquante années d’irresponsabilité ont mené à la constitution d’une minorité, équivalant à plus de 10 % de la population française, de personnes appartenant à une autre civilisation que la nôtre, l’islam, qui de surcroît s’est forgée, depuis l’origine, contre elle. Il est évident qu’il est plus compliqué, en dehors de toute généralisation malvenue, d’intégrer au corps de la nation une population nombreuse dont les références et les mœurs sont différentes des nôtres, constituée en une communauté à fondement religieux (« l’oumma »), que des Italiens, des Polonais, des Espagnols ou des Portugais.

De par le monde, les sociétés multiculturelles sont plus difficiles à faire vivre en harmonie que les sociétés plus homogènes sur le plan de la civilisation. Il eût été intelligent d’en tenir compte et de conduire des politiques de contrôle et de choix de l’immigration fortes et d’adopter des mesures d’intégration tout aussi fortes. Rien de cela n’a été fait et les politiciens d’hier et d’aujourd’hui nous lèguent une situation périlleuse pour l’avenir.
Ils nous ont bercés de niaiseries sur les « valeurs de la République » et les droits de l’homme sans jamais définir ce fatras idéologique qui n’est guère plus qu’un slogan, car la République n’a finalement d’autres valeurs que l’opinion dominante du moment électoral, puisqu’elle ne reconnaît ni transcendance ni verticalité. Chirac l’avait affirmé hautement : « Il n’y a pas de lois supérieures à celles de la République. » Or, comme celles-ci changent au gré des majorités politiques, y compris la Constitution, il n’existe, en pratique, aucune loi supérieure à laquelle ordonner l’action politique. Si tout est relatif, les « valeurs » le sont aussi. Tout cela peut-il avoir une vertu intégratrice ?

À ce sujet — Budget 2026 : la loi spéciale publiée au Journal officiel, le budget 2025 reconduit

Qui après Macron ?

Vint Macron. Ce haut fonctionnaire, banquier d’affaires, ne surgissait pas de nulle part. Parrainé par Jacques Attali et Alain Minc, soutenu par les loges, il avait été secrétaire général adjoint de l’Élysée et ministre de l’Économie de l’improbable François Hollande. Ce pur produit du système n’allait évidemment pas le renverser. Tout au contraire, il a laissé filer la dette, l’immigration, la violence du quotidien, l’envahissement normatif. Par son attitude psychologique étrange, son caractère à la fois puéril, hautain et autoritaire, il a hystérisé la société. Son bilan sur le plan international est à peu près catastrophique. Pratiquement expulsée de toute l’Afrique, la France n’est respectée nulle part. Au sein de l’Union européenne, il est surtout le symbole de « l’arrogance française », de plus en plus insupportable à nos partenaires.

Oui, la trêve des confiseurs est un moment d’insouciance. Mais dès demain reviendra la réalité : celle d’une France fragmentée, divisée contre elle-même, déboussolée, humiliée, à laquelle nul projet fédérateur n’est proposé. Il y a bien longtemps que la nation n’a été si menacée par l’effondrement et le chaos. En pareil cas, elle se cherche généralement un homme providentiel ou un sabre. Hugues Capet dans l’effondrement carolingien, Jeanne d’Arc dans le désastre de la guerre de Cent Ans, Henri IV pour guérir des guerres de Religion, Louis XIV après la Fronde, Bonaparte pour clore la Révolution, de Gaulle dans le désastre. À qui le tour ? Mais en France, le temps n’est plus aux lions, plutôt aux chacals.

Stéphane Buffetaut, dans BV