. Les Insoumis aux portes du Pouvoir ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : « On pensait qu’ils allaient perdre des plumes dans la séquence, mais ils en gagnent », constate, un brin dépité, le député socialiste Boris Vallaud après avoir pris connaissance des incontestables succès des Insoumis au premier tour des Municipales. Jean-Luc Mélenchon, qui s’est autodiabolisé et n’a rien cédé depuis la mise à mort de Quentin Deranque par les militants de la Jeune Garde, profite indirectement, grâce à l’électorat des banlieues et aux « bobos » des grandes villes formatés depuis des lustres à l’idéologie gauchisante, puis au wokisme, des effets désastreux de la guerre déclenchée en Iran par Trump et son complice Netanyahou. Il bénéficie également du manque de colonne vertébrale de certains qui sont tombés dans les filets de l’extrême-gauche et n’ont pas assez défendu la mémoire du jeune catholique Quentin Deranque, transformé par un tour de passe-passe de Mediapart et de L’Humanité en militant néo-nazi. L’ancien trotskiste met en pratique les leçons apprises dans son adolescence quand il militait à l’OCI lambertiste avant de rallier le Parti socialiste et de devenir ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin — éliminé en 2002 par Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle.

Le ralliement des combinards

Avec succès, Mélenchon exploite pleinement la bêtise de la droite la plus bête du monde et de la Macronie qui lui ont apporté leur aide et leur soutien aux Législatives 2024 afin de faire barrage à Marine Le Pen et d’empêcher ainsi l’élection d’un nombre encore plus important de députés nationaux. Enfin, il récupère sur un plateau d’argent — et alors que leur patron Olivier Faure jurait ses grands dieux qu’il n’y aurait pas le moindre accord « national » avec LFI, le ralliement local des socialistes qui, souvent, sont arrivés derrière les candidats insoumis, comme à Toulouse par exemple. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter » prophétisait Mélenchon, voici quelques jours, en raillant ces « gros combinards » qui ne veulent pas voir disparaître « l’assiette au beurre », symbole des caricaturistes de la défunte IIIème république et en utilisant la grosse ficelle du fascisme.

Alors que depuis l’assassinant de Quentin, il avait passé son temps à défendre les miliciens de la Jeune Garde, à se moquer copieusement de leur victime et à courir l’hexagone afin de distiller le poison du racialisme antiblanc et la défense de la cause palestinienne, le pape de La France Insoumise s’est soudainement mis en retrait à la veille du scrutin. Il pouvait se reposer sur ses lauriers et jouir des effets de sa redoutable stratégie.

Il a donc cédé sa place à Manuel Bompard qui a récité, au soir du premier tour des municipales, la sempiternelle antienne antifasciste, rappelant qu’il faut à tout force empêcher ce qu’il appelle l’extrême-droite de gagner d’autres villes que les 24 communes conquises dès le premier tour par les équipes de Bardella et de Marine Le Pen, et plus particulièrement Nice, Marseille, Toulon et Menton où l’héritier Sarkozy — qui pontifie chaque semaine dans Valeurs actuelles — a suivi les consignes du patron de LFI en fusionnant avec les listes arrivées derrière la candidate mariniste. Un message reçu cinq sur cinq notamment par Gérard Larcher, le président du Sénat, Rachida Dati, Christian Estrosi, mais également par tous les socialistes ou écologistes qui, de Toulouse à Tours en passant par Limoges, Clermont-Ferrand ou Strasbourg notamment, ont décidé de faire alliance avec le diable afin de conserver leurs avantages municipaux.

Pire, les socialistes d’Avignon — terre d’élection du député insoumis Raphael Arnault qui a pris la poudre d’escampette depuis le meurtre de Quentin Deranque dans lequel sont impliqués trois de ses plus proches collaborateurs — n’ont pas hésité à signer l’accord de la honte afin de sauver leurs prébendes et de continuer à promouvoir un festival à la solde de l’anti-France.

À noter également que ce premier tour a été marqué par une forte abstention. Les électeurs des petites listes ont-ils voulu protester contre l’abandon du panachage possible jusqu’alors avec comme résultat une seule liste dans plus de 24.000 communes ?

Une nouvelle ceinture noire ?

L’ancien ministre socialiste utilise à fond la carte de l’antifascisme et de l’antiracisme, tout comme d’ailleurs Retailleau, Gabriel Attal ou Edouard Philippe. Mais avec plus de réussite, car il a à sa main un puissant électorat composé à la fois de Français de souche, favorables au « vivre-ensemble » et de nouveaux Français, voulant en découdre avec l’ancienne France. Il a, en effet, réussi à fédérer la « nouvelle France » en chantant les louanges d’une France métissée et créolisée et en osant affirmer, par exemple, à propos de la construction de la cathédrale de Paris : « Les penseurs de cette époque ont profité du savoir des musulmans et des croisades. ». « Tous ceux qui, comme moi, viennent du Maghreb le savent. Quand on va au bled, on est un Français, quand on revient ici, on est un Arabe » a-t-il aussi osé clamer. Grâce à cette démagogie nauséabonde consistant également à traiter de « petit bourgeois visqueux » le candidat socialiste dionysien, il a réussi à faire élire, dès le premier tour comme maire de Saint-Denis, où se trouve la nécropole des Rois de France, Bally Bagayoko appartenant à la communauté malienne comme la redoutable Assa Traoré qui se revendique comme « 100% française et 100% malienne ». A peine élu, l’ancien militant communiste qui connaît sur le bout du doigt la dialectique marxiste – il a longtemps tété la mamelle communiste – a été on ne peut plus clair : « Nous disons ici le territoire de Saint-Denis et Pierrefitte est un territoire insoumis où l’extrême-droite n’aura jamais sa place », ajoutant : « Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nous populations historiques quittent le territoire. »

En clair, le grand remplacement dénoncé depuis des lustres par Renaud Camus ou Jean-Yves Le Gallou est bien là et le vote des habitants de Saint-Denis, originaires en majorité du Maghreb ou d’Afrique noire en est la preuve. Youyous, tam-tam, tambours et fumigènes ont ponctué la victoire du nouvel élu, porté en triomphe par ses frères de race et qui s’est promis de désarmer la police et de supprimer les vidéos de surveillance.

Soupçonné d’être un de ses soutiens et alors qu’il aurait exploité une boîte de nuit clandestine Ahmed Doumbia, condamné à plusieurs reprises pour trafic de stupéfiants et menaces de mort envers des policiers, a été interpellé à la sortie de la réunion de soutien au nouveau maire et présidée par Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière. Il a été placé en garde à vue et déféré au Parquet de Bobigny.

Quid du sort qui sera réservé par Bagayoko à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur qui occupe le cloître de l’ancienne abbaye royale proche de la basilique et destinée aux descendantes des décorés de la Légion d’Honneur ? Réponse dans quelques semaines quand la nouvelle équipe municipale sera à la manœuvre et s’appropriera le patrimoine millénaire de la ville — on pense plus particulièrement aux sépultures des rois de France qui y reposent.

Le maillage des Insoumis

« Dans une semaine, la nouvelle France entre au beffroi », a clamé crânement Lahouria Addouche, candidate mélenchoniste à la mairie de Lille, employant ce terme à dessein comme pour montrer que les beffrois ne sont plus un rempart contre les invasions, mais bien une appropriation de la « nouvelle France ». La victoire du grand remplacement, on la trouve également à Roubaix, vieille cité textile du nord où le député, français pur jus, David Guiraud, soldat politique insoumis et fils de l’ancien maire socialiste des Lilas qui a bouffé de l’anticapitalisme et de la haine du bourgeois dès le berceau, a parachevé son implantation de parachuté en obtenant plus de 44 % des suffrages. Ses électeurs ? Principalement des musulmans qui, au fil des années, ont façonné une nouvelle ville vivant au rythme des prières et des prêches des mosquées, obligeant bientôt les Ch’tis à plier armes et bagages et à se réfugier ailleurs — pourquoi pas dans les villes gagnées par le RN ? s’ils ne veulent pas perdre définitivement leur identité gauloise et leur âme. Comme le dit l’Insoumise et eurodéputé Rima Hassan qui fustige un « Etat raciste » : « Il n’y a qu’une seule façon de s’affranchir de ces chaînes : élire ceux qui nous ressemblent. » Le message est clair et le prosélytisme islamique n’est pas près de s’éteindre, surtout avec les derniers événements du Moyen-Orient et l’embrasement du Liban par l’Etat hébreu.

La victoire de Terra Nova

Fondé en 2008 par Olivier Ferrand, ce laboratoire d’idées, proche du parti socialiste, est dirigé par le banquier béninois Lionel Zinzou, proche d’Emmanuel Macron qu’il a connu chez Rothschild où ils ont travaillé tous les deux. Ancien rédacteur des discours de Laurent Fabius quand ce dernier était Premier ministre, il avait été approché par François Hollande pour présider une Fondation pour la mémoire des traites et de l’esclavage, qui n’a finalement pas vu, le jour. Autant dire que cet ancien premier ministre éphémère du Bénin a le profil idéal, comme Juliette Medeal, ministre de la Ville en 2024 choisie par le chérubin Macron, pour présider ce bidule. Un bidule qui est à l’origine de la promotion conjointe du bobo des villes et des minorités immigrées comme cœur de cible de l’électorat visé par ces hauts fonctionnaires ou responsables politiques de gauche. « Sans les travailleurs immigrés, une partie essentielle de notre économie s’arrête », pouvait-on lire sous la plume de Lionel Zinzou dans un article du Monde du 12 mai 2025. Les mélenchonistes sont les premiers à avoir consciencieusement appliqué les consignes de Terra Nova qui recommandait aux responsables du Parti Socialiste de ne plus partir à la chasse des suffrages de la classe ouvrière passée au Front national grâce au travail accompli notamment par François Duprat et Jean-Pierre Stirbois, mais de cibler « plutôt les diplômés, les jeunes et les minorités ».

Le premier tour des Municipales a mis en pleine lumière la fracture ouverte entre les grandes métropoles acquises à l’extrême-gauche et peuplées d’un mélange de cadres, fonctionnaires supérieurs, d’étudiants déclassés réduits aux CDD et autres écologistes et de populations créolisées qui répondent massivement aux messages de haine distillés par l’extrême-gauche et la France des territoires ruraux et des villes moyennes qui votent massivement pour le Rassemblement national. Autant de phénomènes qu’ont décrits Christophe Guilluy (dans Fractures françaises, 2010) et Jérôme Fourquet (dans L’Archipel français en 1019) en analysant cette nouvelle géographie sociale, ces deux France et ces deux mémoires qui cohabitent tant bien que mal, avec un Mélenchon en embuscade et en passe de ressusciter la ceinture rouge (virant d’ailleurs plutôt vers le noir) qui cernait Paris et de créer de multiples territoires hors de contrôle des traditions gauloises.

Un racialisé assumé

En focalisant la campagne des municipales sur la créolisation qu’il définit comme le « brassage méditerranéen des populations », le patron des Insoumis donne le ton et s’empare, à l’image de Jean-Marie Le Pen, de l’identité, thème central du Front national pendant longtemps. Il s’est également approprié – toute honte bue — le thème camusien du « grand remplacement » qu’il a fait sien et subverti, n’hésitant pas à dire que notre pays est une communauté de « races » concurrentes entre elles. Des « races » qu’il entend mettre dans sa besace en dénonçant la colonisation (il oublie celle pratiquée depuis l’Hégire par les Arabes) et réunir sous une même bannière. Comme le signale l’historien Marc Lazar, « Mélenchon défend un nationalisme ouvert autour d’une nouvelle France créolisée » lui opposant le RN qui, selon lui, « s’inscrit dans un nationalisme fermé, avec une identité française figée à la fin du XIX° siècle » pendant que Pierre -André Taguieff décèle, au sein, de LFI, une forme de « racialisme » qui inclut délibérément la couleur de peau dans l’identité et ajoute que le compagnon de Sophia Chikirou « croit aux identités raciales et est frappé d’une obsession identitaire », dès lors qu’il ne s’agit pas des Européens.

Les élites financières

Analysant les différences entre les deux forces qui s’opposeront en 2027 à la présidentielle, Marc Lazar distingue un « Rassemblement national hostile aux élites mondialisées responsables de grandes mutations humaines » alors que LFI est « hostile aux élites capitalistes et financières ». Et c’est bien là le nœud du problème, ces élites financières apportant à LFI leur potentiel et leur richesse électorale. Même phénomène quand on voit le financier Mathieu Pigasse qui contrôle notamment Le MondeLe Nouvel Obs ou Télérama, publier la veille du premier tour des municipales, sur son compte X, une tribune sur la « capitulation des élites face à l  a droite et à l’extrême droite ». Ce même Pigasse qui possède Radio Nova et les Inrocks a financé — quand on aime, on ne compte pas — le manuel Combat contre l’extrême droite, « indispensable pour mener la bataille idéologique ». L’Humanité qui vit aux crochets au contribuable français est dans le coup comme Street Presse qui bénéficie des largesses du milliardaire américain George Soros et n’a jamais caché ses liens d’amitié avec la Jeune Garde et son chef Raphael Arnault. En octobre 2023, Mathieu Molard, rédacteur en chef de cet organe intervenait au côté du futur député d’Avignon dans un colloque organisé par l’Institut La Boétie, ancien « institut des transitions citoyennes » créé en 2020 pour soutenir la candidature de Mélenchon à la présidentielle de 2022. La boucle est bouclée.

Verra-t-on en 2027 Mélenchon bénéficier de l’aide de certains financiers cosmopolites à l’image de Lénine (Armand Hammer et Paul Warburg notamment), qui déclencha en 1917 la révolution bolchévique ? Réponse dans un an.

Françoise Monestier, Polémia

. Nantes: la gauche panique

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : A Nantes, l’accord de la honte entre la maire PS et LFI se retourne contre Johanna Rolland, maire de la ville et N°2 du PS. Au premier tour du 15 mars, Johanna Rolland est arrivée en tête avec 35% des voix, talonnée de près par Foulques Chombart de Lauwe avec près de 34 %. Un coup de tonnerre pour Nantes, bastion PS depuis 1989, transformé en QG antifa depuis Notre-Dame-des-Landes, qui en dit long sur le ras-le-bol de ses habitants. William Aucant, candidat LFI, obtenait 11% des suffrages, se positionnant en faiseur de roi. La semaine de campagne du 2eme tour qui s’achève a été marquée par la panique d’une majorité municipale à bout de souffle.

Dès le mardi 17 mars, Johanna Rolland déposait sa nouvelle liste pour le second tour, accordant dix places aux candidats de LFI. Une « fusion démocratique », dit-elle. Un pacte avec le diable, répondirent ses alliés démocrates. Car Johanna Rolland avait pourtant déclaré maintes fois qu’elle ne s’allierait jamais avec LFI. Foulques Chombart de Lauwe le martèle sans détour : « Madame Rolland avait promis pour le premier tour qu’elle ne s’allierait pas avec LFI, encore une fois elle rompt ses promesses, c’est un scandale démocratique. » Pour le candidat de la droite et du centre, Johanna Rolland « a décidé de s’allier avec un parti qui incarne le pire extrémisme français aujourd’hui, c’est-à-dire l’antisémitisme éhonté, la haine antipolice, la violence en politique. » Des mots forts, clairs, qui résonnent bien au-delà des rives de la Loire, jusqu’à Toulouse et celles de la Garonne.

Explosion de la gauche

L’onde de choc fut immédiate dans le camp socialiste lui-même. Bassem Asseh, le premier adjoint de Johanna Rolland, a claqué la porte après l’annonce de cet accord avec LFI. Il a quitté la liste, tout comme les membres du PRG ou de Place Publique. Le silence pesant de l’ancien maire, Jean-Marc Ayrault, figure tutélaire de la gauche nantaise, en dit long sur son embarras. Le silence d’un homme qui sait ce que cette alliance de la honte représente pour l’héritage qu’il a bâti durant des décennies.

A relire, Ivan Rioufol: Que vaut la parole d’un socialiste?

Le coup du « front antifasciste » contre le candidat de la droite et le centre

Le candidat LFI William Aucant avait appelé dès le soir du premier tour à « faire barrage » à l’extrême droite et à constituer un « front antifasciste ». La formule est grotesque. Face aux Insoumis se trouve non pas une liste d’extrémistes, mais un rassemblement de la droite républicaine et du centre (LR, Renaissance, Nouvelle Energie, Horizons, MoDem) conduit par un homme modéré, dont le parcours est une leçon de sérieux et d’engagement au service de l’intérêt général.

Foulques Chombart a en effet réuni autour de lui une grande partie des forces du centre, sa numéro deux n’étant autre que Sarah El Haïry, figure du parti de François Bayrou, ancienne ministre et actuelle haut-commissaire à l’Enfance. Tenter de la faire passer pour une « extrémiste » auprès des Nantais en dit long sur le niveau de panique de Johanna Rolland et ses alliés antisémites… Quant à Foulques Chombart lui-même, il a longtemps œuvré à l’Agence française de développement, consacrant sa carrière à des missions d’intérêt général, bien loin des caricatures que ses adversaires tentent de lui coller. Un homme de terrain, méthodique, qui a surpris tout le monde en remportant la primaire LR locale avant de rassembler un arc allant bien au-delà de son camp naturel.

Nantes est tenu par la gauche depuis 1989. Trente-sept années de pouvoir socialiste ininterrompu. Pour quel bilan ? La ville qui trônait jadis sur le podium des « communes où il fait bon vivre » a dégringolé au fond du classement. Malgré l’insécurité qui règne à Nantes, Johanna Rolland refuse d’armer la police municipale et d’investir dans les caméras de surveillance. La dette est en forte hausse (+56% par habitant à l’échelle métropolitaine), la pression fiscale est élevée, et la ville compte un record de défaillances d’entreprises. La ville de Nantes est sale, dégradée, la politique anti-bagnole et les travaux sans fins pénalisent le commerce, et l’actualité récente a montré le coût de l’inaction face aux inondations récurrentes du périphérique. Sur le plan politique, Johanna Rolland coche toutes les cases du bingo pseudo-progressiste: drapeau palestinien au fronton de la mairie, soutien à des associations antiflic, communautarisme à gogo, et wokisme culturel à temps plein. Le prix de l’immobilier est à la baisse, et les commerçants du centre-ville aux abois. Dans les milieux économiques, l’inquiétude est palpable. Les chefs d’entreprise nantais, d’ordinaire discrets, confient publiquement et par centaines leurs craintes face à la perspective de voir LFI peser sur les décisions municipales. Globalement, le fiasco est tel que de nombreux Nantais fuient la ville pour s’installer à Angers, ville nettement plus sûre. Le maire d’Angers, Guillaume Béchu, surfe d’ailleurs sur le déclin de Nantes pour sa propre campagne électorale : « Il y a un choix simple entre ceux qui veulent qu’Angers reste Angers avec moi, et ceux à gauche qui veulent qu’Angers devienne Nantes ».

A quelques heures du scrutin qui pourrait libérer Nantes de la gauche radicale, l’ambiance est tendue. Le « front antifasciste », terrifié par la perspective de la défaite, fait ce qu’il sait faire de mieux: pratiquer l’intimidation physique et verbale. Le QG de campagne du candidat de la droite et du centre a été vandalisé. Ses militants, victimes de menaces par un groupe d’antifas, ont dû se résoudre à appeler la police… Les Nantais, habitués au saccage régulier de la ville par la gauche radicale, pousseront-ils le masochisme jusqu’à donner les clés de la mairie à l’union du chaos formée par Johanna Rolland et ses alliés LFI ? Réponse dimanche.

David Angevin, Clauseur

. Un symbole fou : Marseille, ville choyée par Macron, prête à basculer au RN

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La pluie d’argent du père Noël Macron ne suffit pas. Le duel Allisio-Payan aura valeur de test national. Ce jeudi soir, BV rédige son dernier article sur les municipales avant la période de réserve qui précède le scrutin. C’est la date que France 2 a choisie pour mener un affrontement entre les deux premiers candidats de la ville, le maire actuel Benoît Payan, qui a obtenu 36,7 % des voix sous l’étiquette Divers gauche, dimanche dernier, et le candidat du RN Franck Allisio, fort d’un score étonnant de 35,02 %. Le débat, court, fut apparemment rond, souriant, cordial. Il fut sans pitié sur le fond, Allisio accusant Payan de fraude électorale et Payan prenant de haut son compétiteur (ce qui n’est jamais une bonne idée). « Vous préférez la racaille aux familles », accuse Franck Allisio. « Il y a des racailles en col blanc », réplique Payan. « Aidez-moi et la Bonne Mère nous aidera », conclut Allisio, à destination des électeurs : il a toutes ses chances. Dans ce duel, la LR Martine Vassal jouera sa carte personnelle et portera une part de la responsabilité de la défaite de la droite si Payan était reconduit.

Quel qu’en soit le vainqueur, le scrutin de dimanche aura valeur de test national, pour les patriotes de France et de Navarre. D’abord parce que Marseille est la deuxième ville de France – ce n’est pas rien. Mais aussi parce qu’elle est le laboratoire des promoteurs de l’immigration dans notre pays. Aucune ville de France n’a été à ce point confrontée à la vague submersive de l’immigration. Aucune n’a été à ce point victime de cette rupture inédite dans l’histoire du pays. Aucune n’en a à ce point subi les effets délétères, dans l’insécurité ou le trafic de drogue, au point que les règlements de comptes liés au narcotrafic ont frôlé les 50 morts, en 2023. Ce n’est pas tout.

À ce sujet — [MUNICIPALES] La dynamique patriote gagne aussi la Bretagne

Gifle

Marseille aura avant tout valeur de test national parce que la ville a été prise en grande pompe comme témoin éprouvette par le Président Emmanuel Macron. Macron s’est rendu à de multiple reprise à Marseille, à chaque fois accompagné des flonflons de la campagne ou des attributs du pouvoir. À chaque fois, surtout, il a dressé, au-dessus des débats sur l’insécurité folle et la ruine de sa politique migratoire, le chéquier de la nation. Il a voulu faire de Marseille une démonstration anti-RN. Dans ce contexte, les résultats du premier tour retentissent comme une gifle magistrale.

Il faut revenir sur les efforts présidentiels… Le 16 décembre 2025, Macron était encore une fois dans la ville pour juger de l’avancement du plan « Marseille en grand », présenté en grande pompe en 2021. À quelques jours de Noël 2025, le communiqué de l’Élysée était très clair : « Le chef de l’État a voulu faire de Marseille un laboratoire de nouvelles politiques publiques menées sur sept priorités : sécurité, social, sanitaire, éducation, emploi, culture et transports, pour changer la vie des Marseillais. » En 2021, le Président n’était pas venu les mains vides. Le plan Marseille en grand s’accompagnait de cinq milliards d’euros de concours financiers apportés par l’État. Cinq milliards appelés à drainer quinze milliards d’investissements induits sur Marseille et sa métropole. L’état macroniste impécunieux et endetté comme jamais dans l’Histoire de la Ve République arrosait Marseille d’argent public sans compter. Ce n’est pas tout. Le père Noël Macron a aussi arrosé les quartiers, bien sûr. Et les écoles, dans « la seule ville de France où l’État construit des écoles », dixit l’Élysée. Marseille « a bénéficié des résultats du plan écoles, qui a déjà permis d’engager un travail pour réhabiliter et reconstruire 40 % du parc scolaire de la ville, pour offrir à chaque enfant les mêmes chances de réussite », plastronnait l’Élysée, fin 2025. Sans parler des renforts de police, évoqués dans le débat Payan-Allisio. Une pluie d’argent.

Résultat : le candidat RN talonne Payan avec des chances réelles de l’emporter dimanche. Ce qui semblait impensable voilà dix ans – la bascule de Marseille vers une liste patriote – est aujourd’hui à portée de main. Comme quoi, l’argent de l’Etat ne fait pas tout. Le macronisme n’a rien de magique. Le bon sens n’est jamais mort. Et la France n’est pas appelée à devenir un Roubaix géant. Dimanche soir, l’espoir élira domicile à Marseille !

Marc Baudriller, dans BV

. « Coordinateur d’intimité » : le plus beau métier du monde !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Savez-vous ce qu’est un « coordinateur d’intimité » ? Ce nouveau métier de cinéma créé dans le sillage de #MeToo n’est pas banal. Le Dauphiné libéré a interrogé une certaine Sara Kamidian, « coordinateur(rice) d’intimité » non-binaire, qui présente sa mission.

Trêve de grimaces. Oubliez notre vie politique indigente, la guerre au Moyen-Orient et les dessous cracras de l’affaire Epstein. En direct du pays réel, la presse régionale nous apporte une bonne nouvelle : des emplois se créent pour la bonne cause.

Fin février, Le Dauphiné libéré interrogeait une petite main de l’industrie cinématographique : le « coordinateur(rice) d’intimité » Sara Kamidian. Créé après les scandales #MeTooet #BalanceTonPorc (merci Weinstein !), ce nouveau métier consiste à encadrer le tournage de scènes olé-olé en laissant la morale sauve. L’occasion fait le larron : la première édition du festival ardéchois queers et féministes « Les Chatte.eignes » met à l’honneur ce nouveau métier en pleine extension.

Avec un sérieux papal, Kamidian présente sa mission : devenir le Rémy Julienne de l’alcôve. « Je suis comme une personne qui fait de la coordination de cascade. Moi je fais la coordination des cascades d’intimité ». La syntaxe est hésitante mais le propos assuré. Avis aux béotiens : en dehors des films naturalistes aux rapports sexuels non-simulés, il paraît que la majeure partie des productions utilisent des prothèses pour simuler une étreinte sans risque d’attouchements. « La chorégraphie des scènes d’intimité », dixit Sara, doit donc être réglée au cordeau. Quand Bourdieu rencontre l’intermittence du spectacle, cela donne ce galimatias : « Mon but tout au long du processus de production, c’est de m’assurer du consentement de tout le monde, mais surtout que les interprètes sont le plus libres possibles. Et pour faire ça, on prend en compte les dynamiques de pouvoir, qui se jouent dans le processus. » Minute. Comme s’en inquiétait Blanche Gardin, une actrice moyenne pourra-t-elle coucher avec le producteur pour décrocher un rôle ? Voire, se rapprocher d’un camarade de jeu pour accélérer sa carrière ? Mêmes questions pour nos amis les z’hommes… Dans les années 2000, on a vu plus d’une dessalée au bras de Harvey Weinstein, le magnat de Hollywood à l’air porcin.

Le coordinateur d’intimité n’en dit goutte. Elle (ou il, suspense…) préfère se raconter. Après une « école de montage » (sic), Sara Kamidian a écumé les plateaux de tournage, ayant très vite eu vent des « violences sexistes, sexuelles, racistes, validistes, etc. ». Un p’tit truc en plusJoséphine, ange gardienQu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? : inclusion, que de navets on commet en ton nom ! Tiraillée par des questionnements « éthiques », Kamidian s’est lancée.

Un travail à « 80% en préparation avant le tournage » dont l’objectif « est qu’il n’y ait pas d’improvisation » et que « tout soit déjà établi en amont ». Pour la faire courte, chacun connaît les limites de l’autre (« j’embrasse pas… ») et doit répéter un ballet établi d’avance. Pas d’impro mais « la priorité est donnée au jeu et c’est beaucoup plus fun pour tout le monde ». Si Kamidian le dit…

Dans toute cette panade, Le Dauphiné libéré glisse un zeste d’humour british : « Quelle est la scène la plus challengeante de votre carrière ? ». Réponse : une scène de « cruising », autrement dit d’ébats homosexuels entre comédiens qui n’étaient pas au courant des détails du scénario. Comment se fait-ce ? Au milieu des années 70, sous la plume de Francis Veber, Georges Lautner avait imaginé l’adaptation d’un roman en film porno dans On aura tout vu ! Apparemment, certains directeurs d’acteurs réservent ce genre de surprise à leur distribution. Heureusement que Sara Kamidian veille désormais. Au fait, notre coordinateur(rice) d’intimité « se définit comme non-binaire, d’où l’utilisation d’adjectifs non-genrés » par Le Dauphiné libéré. Décidément, iel rejette le sexe. Même au pluriel.

Hélène Hecate, Revue Eléments

. Iran : le coup d’État silencieux des Gardiens de la révolution

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La mort du Guide suprême Ali Khameneï n’a pas fait disparaître la République islamique d’Iran mais a rendu son centre de décision invisible. Tandis que Mojtaba Khamenei incarne une autorité incertaine, les Gardiens de la révolution pourraient avoir pris les rênes de la République islamique. L’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, accroît encore leur emprise. Décryptage d’un coup d’État en coulisses.

Nourris d’idéologie khomeyniste, les Gardiens de la révolution iraniens ont comme livre de chevet le recueil des dits et sermons attribués à Ali, cousin et gendre de Mahomet qui occupe une place centrale dans l’islam chiite. Cet ouvrage, intitulé La Voie de l’éloquence (Nahj al-Balagha) est un peu Le Petit livre rouge des pasdarans, du reste pleinement immergés dans une économie dont ils contrôlent des pans entiers.

Aguirre ou la colère d’Allah

Qui sait, peut-être ont-ils préparé la guerre en visionnant Aguirre ou la colère de Dieu (1972). Klaus Kinski y campe un lieutenant paranoïaque parti en expédition sur l’Amazone. Il y fomente une mutinerie et nomme empereur d’Eldorado un homme de troupe dénué du moindre charisme. Aguirre a ainsi toute liberté d’exercer sa tyrannie en sous-main.

Cinq siècles séparent l’Amérique des conquistadors de l’Iran actuel. À moins qu’un Stetson ne rétrécisse son champ de vision, on observe un parallèle troublant entre les deux situations. Officiellement élu Guide par l’Assemblée des experts le 8 mars, Mojtaba Khameneï, 56 ans, a été imposé par les Gardiens de la révolution. Au moins quatorze des quatre-vingt-huit membres de l’Assemblée chargée de le désigner, auraient protesté contre les pressions des pasdarans. Depuis sa désignation, Khameneï junior ne s’est jamais montré, pas même en vidéo. Son intronisation a mis en scène un portrait officiel, obtenu par intelligence artificielle, que les dignitaires de la République islamique ont embrassé pour lui prêter symboliquement allégeance. Jeudi dernier, son premier message officiel a été lu par une journaliste de la télévision publique iranienne.

Portrait d’un inconnu

À dose homéopathique, les dirigeants de la République islamique et leur entourage distillent des éléments de langage parfois contradictoires : Mojtaba serait en parfaite santé (comme son père jusqu’à l’annonce officielle de son décès !), blessé, alité, dans le coma… Manifestement, le nouveau Guide se trouvait sur les lieux du bombardement du 28 février qui a coûté la vie à son père, son épouse, une grande partie de sa famille et décapité l’organigramme sécuritaire de l’Iran. Dès lors, les certitudes laissent place aux spéculations. Mojtaba Khameneï aurait peut-être survécu à d’autres attaques aériennes. Une rumeur persistante le dit exfiltré d’Iran vers la Russie, ou défiguré, comme l’a annoncé le secrétaire d’État américain à la Défense Pete Hegseth. Tout ce brouillard informationnel prouve que la propagande est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Dans la guerre psychologique, services américains et israéliens font courir des bruits scabreux. Homosexualité, liaison avec son professeur, infertilité : tout y passe !

À l’heure de la postvérité générée par I.A., ces détails biographiques importent peu. Dans l’Iran à feu et à sang, les deux corps du Guide (Ernst Kantorowicz), le physique et le spirituel, se fondent en un avatar virtuel. Le pedigree religieux de Mojtaba n’est pas en cause : hojat-al-islam comme son père Ali, c’est-à-dire clerc de rang intermédiaire, et non ayatollah, sa promotion expresse répond à une urgence politique. Déjà, en 1989, Khameneï senior avait été préféré à l’ayatollah Montazeri et ses velléités réformatrices, pour perpétuer le statu quo.

Survivre à la décapitation                                                         

Trente-cinq ans plus tard, Mojtaba Khameneï a été élu contre la volonté du véritable maître du pays, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, assassiné mardi par une frappe israélienne. Clerc sur le tard, Khameneï junior n’a étudié la théologie à Qom qu’à l’âge de 30 ans. Comme le souligne le chercheur irakien Adel Bakawan, c’est en fait un Gardien de la révolution, qui a combattu pendant toute la guerre Iran-Irak. Cette expérience fait de lui le chaînon manquant entre les deuxième et troisième générations de pasdarans. Après ce baptême du feu, Mojtaba a rejoint sous l’égide de son père la Maison du guide (bayt-e-rahbari), une administration pléthorique et surpuissante qui compte quatre mille membres directs et quarante mille dans ses différentes ailes décentralisées.

Hélas, pour Donald Trump, rien n’est simple dans l’Iran compliqué. Le régime clérico-militaire qu’est la République islamique est conçu pour survivre à la décapitation. La sociologue Amélie Chelly l’a finement observé sur Le Figaro TV : ce système polycentrique, avec une quinzaine de services de renseignements, deux armées parallèles et une multiplicité d’agences concurrentes résiste au tapis de bombes américano-israélien. Telle une hydre dont les têtes repoussent sitôt coupées, cette arborescence quasi-soviétique ne dépend d’aucun culte de la personnalité. Loin de faire s’écrouler tout l’édifice politique comme la chute de Saddam Hussein ou de Bachar Al-Assad, la mort d’Ali Khameneï a révélé la nature décentralisée et militaro-religieuse du système répressif (32 000 manifestants assassinés en janvier).

Qui décide ?

Au sommet politique et militaire, chaque hiérarque a désigné un successeur et ainsi de suite jusqu’au quatrième échelon. Les scalps qu’exhibent les États-Unis et Israël rendent le lieu réel du pouvoir plus opaque que jamais. Depuis la guerre de juin dernier, l’appareil sécuritaire de la République islamique a décidé de changer de stratégie. « Nous sommes trop prévisibles », se seraient dit les décideurs iraniens, las de bombarder des bases américaines désertées en guise d’écran de fumée. La riposte inédite contre l’ensemble des pays du Golfe, Oman excepté, et le blocus de facto du détroit d’Ormuz, en sont les conséquences. Jusqu’à l’irrationalité ? Les stratèges de Téhéran prennent le risque de se mettre à dos tous leurs voisins car le jeu en vaut la chandelle : prendre en otage l’économie mondiale met la pression sur les États-Unis pour qu’ils arrêtent la guerre. Nul ne sait vraiment qui décide aujourd’hui des mesures à prendre, si tant est qu’un centre de pouvoir unique subsiste encore. La mort d’Ali Larijani a mis au jour certaines fissures au sommet du régime, le Conseil suprême de sécurité démentant des informations divulguées par la presse des pasdarans. Pareille cacophonie fait mauvais genre dans un système qui a le dos au mur et deux des plus puissantes armées du monde à ses trousses. Si Israël fait le pari d’un ébranlement du régime islamique, tandis que l’Amérique recherche désespérément un interlocuteur, leurs espoirs ont toutes les chances d’être douchés. Malgré l’incontestable ascendant militaire de Washington et Tel Aviv et la fragilité extérieure du régime iranien, désormais très isolé, les faits sont têtus. Depuis presque cinquante ans, les pasdarans se préparent au retour dans la clandestinité. Les milices populaires (bassidjis) ont formé des centaines de milliers d’Iraniens et mené la répression de ces dernières semaines. L’extension du domaine de la guerre de l’Iran au Liban ouvre également un champ d’incertitudes. Les affrontements terrestres entre Tsahal et un Hezbollah téléguidé par Téhéran mettent à mal le Levant. Si la Syrie d’Ahmed Al-Charaa attaquait également la milice chiite, l’ensemble du Moyen-Orient pourrait en pâtir. Décidément, Trump ne mesure pas les conséquences de ses actes.

Daoud Boughezala, Revue Eléments

. [MUNICIPALES] Macronisme ou union des droites ? À Nice, le choix fatal de Christian Estrosi

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#webtube : Lâché par Bruno Retailleau, le maire sortant de Nice est soutenu par Xavier Bertrand et Gérard Larcher. Tout un symbole. À Nice, Christian Estrosi fait feu de tout bois pour rattraper son retard. Mais le maintien de la liste de gauche rend la remontada particulièrement ardue, alors qu’Éric Ciotti l’a devancé de plus de douze points au premier tour. Dans un des bastions traditionnels de la droite, Christian Estrosi a choisi, avec l’énergie du désespoir, de s’adresser aux « électeurs de gauche » et aux abstentionnistes. Celui qui dirigea Nissa la Bella durant 18 ans fait marcher à plein régime le « barrage contre l’extrême droite » pour éviter à « sa ville » de « plonger dans le précipice ». Son adversaire ? Pour en parler, il n’utilise plus que le sobriquet menaçant de « lieutenant de Madame Le Pen ».

Christian Estrosi a choisi son cheval depuis plusieurs années : le grand centrisme, incarné par Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe. Après avoir été un des plus fervents supporters du premier, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a choisi de suivre Horizons, le parti du second. Dans cet âpre combat pour un quatrième mandat, Christian Estrosi avait même obtenu le soutien du parti LR. Mais coup de tonnerre, ce mercredi 18 mars : Bruno Retailleau a refusé de renouveler le soutien de son parti au maire sortant à cause des « appels à la gauche et au communautarisme » de celui-ci et du « climat délétère » de la campagne niçoise.

Le macronisme en cheval de bataille

Alors qu’Éric Ciotti s’engouffrait dans cette brèche, remerciant le président des LR de « retirer son soutien au candidat macroniste », c’est tout l’écosystème parisien qui s’est insurgé. Michel Barnier a pris l’exact contre-pied de l’ancien ministre de l’Intérieur pour réaffirmer, sur X, le soutien de sa « famille politique » à Christian Estrosi.  « Nous l’avons soutenu au premier tour, nous le soutenons sans ambiguïté au second tour », a écrit l’ancien Premier ministre. « Des repères fondamentaux disparaissent », s’est ému Gabriel Attal, alors que Jean-François Copé et Xavier Bertrand se sont empressés de voler au secours de l’homme que les Niçois appellent volontiers « Estro ». Le président de la région Hauts-de-France a reproché à Bruno Retailleau « d’apporter insidieusement son soutien à Éric Ciotti », pendant que Gérard Larcher, le président du Sénat, rappelait que « l’accord politique entre les familles de la droite et du centre doit être respecté ».

« Aujourd’hui, il y a un rejet important du macronisme, souligne, auprès de BV, le sénateur LR des Alpes-Maritimes Henri Leroy, je ne suis pas convaincu que les propos de Gérard Larcher ont un impact sur l’électeur. » Voilà certainement une des principales clefs de ce scrutin niçois. Et cela saute aux yeux dans cette séquence : tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la Macronie vieillissante vole au secours de Christian Estrosi. Tout ce qui provoque, justement, un profond dégagisme chez les Français qui penchent, comme le démontrent les études d’opinion, de plus en plus à droite.

L’union des droites traditionnelle et nationale

Éric Ciotti a choisi la stratégie parfaitement inverse. Celle de s’allier à Marine Le Pen et au Rassemblement national en 2024, en affichant son souhait de créer une union des droites, dont il tirera le nom du parti politique qu’il fondait dans le même temps. En fédérant la droite traditionnelle et la droite nationale, Éric Ciotti a épousé une stratégie électorale en passe d’être gagnante. Et le succès est éclatant dans les Alpes-Maritimes, qui était la fédération LR la plus importante, en termes d’adhérents, après Paris et les Hauts-de-Seine. « À Nice, Éric Ciotti fédère l’électorat de droite traditionnelle qui votait Jacques Peyrat et celui du RN », analyse Henri Leroy. Au premier tour, Éric Ciotti a dépassé les 43 %.

Outre le positionnement politique, plusieurs dossiers compliqués sont venus perturber cette fin de campagne. Christian Estrosi et son épouse ont été entendus, ces derniers jours, comme témoins et victimes dans l’affaire de la tête de porc qui défraie la chronique dans la cité méditerranéenne. Il y a une semaine, Nice-Matin et Mediapart dévoilaient la désastreuse gestion du Grand Prix de France du Castellet épinglée par la chambre régionale des comptes. En quatre ans d’existence, le groupement d’intérêt public que présidait Christian Estrosi affiche 28 millions de pertes nettes, alors que 102,9 millions d’euros étaient engloutis dans le Grand Prix. Éric Ciotti, lui, se permet le luxe de décliner le débat du second tour. « Il est sur la bonne pente, inutile pour lui de s’exposer », nous explique un fin connaisseur des milieux politiques maralpins. Deux personnalités, deux stratégies politiques. Dans quatre jours, les Niçois trancheront.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Les politiciens qui ont gouverné sont tous les fossoyeurs de notre nation

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#webtube : Ceux qui diabolisent LFI et feignent de s’alarmer de son succès, sont les mêmes qui ont rallié Mélenchon pour barrer le RN en 2024. Sans cet inique front républicain, PS et LR n’auraient obtenu que des miettes aux législatives. Mais la gamelle d’abord !

Sans ces magouilles mafieuses, le RN obtenait plus de 300 sièges et la France ne serait pas à la dérive, impuissante à relever les innombrables défis qui se succèdent.

Que personne ne s’étonne donc du fait que l’abstention soit devenue le premier parti de France. Vous avez tous mené la même politique de démolition de la nation, quel que soit le parti au pouvoir. La culture de l’échec ne peut que faire fuir les électeurs.

Vos magouilles incessantes, vos mensonges innombrables, vos trahisons en tous genres, votre incompétence dévastatrice, votre absence totale de patriotisme sincère, de morale  et de sens de l’Etat, ont fait de la France un pays en voie de sous développement avancé, le plus dangereux d’Europe, totalement ruiné pour plusieurs générations. Et le pire est que vous venez encore donner vos leçons et conseils sur les plateaux TV.

Le Général, qui se plaisait à dire que la France ne saurait se concevoir autrement que grande et belle, vous avait légué le pays le plus riche et le plus admiré d’Europe. 

Croissance à la chinoise, pas de chômage, pas d’insécurité, pas de dettes, un niveau de vie en ascension continue, les meilleures grandes écoles…Cette France des Trente Glorieuses restera sans doute la plus heureuse de toute son histoire.

Mais vous avez dilapidé l’héritage gaullien, vous conduisant comme des pillards et détruisant tout ce qui faisait la grandeur de la France. Et tout cela en un demi-siècle.

– Notre école si renommée n’est plus qu’une fabrique d’illettrés. Vous avez nivelé notre jeunesse par le bas au nom de l’égalité des chances. Plus aucun bachelier ne manie la langue française avec aisance. Nous fabriquons des bons à rien et des nuls en tout

– Notre système de santé, longtemps le meilleur d’Europe, est ruiné à vouloir soigner toute la planète sans aucune limitation de dépenses. Nous sommes le seul pays au monde où un sans papiers est mieux soigné qu’un citoyen français qui travaille et cotise

– Notre modèle social, envié de tous, est à l’agonie pour l’avoir partagé avec toute la misère du monde, qui occupe en masse nos logements sociaux alors que des millions de citoyens sont mal logés

– Et que dire de notre dette himalayenne et de nos déficits abyssaux que personne ne tente de maitriser. C’est le PS, qui a fait 2% à la présidentielle de 2022, qui impose sa loi, décide du budget de la France, augmente les impôts et interdit toute économie

Le résultat de ces municipales étale au grand jour le triomphe de LFI et la justesse de l’analyse de Mélenchon, qui sait très bien que le PS, du moins les débris qu’il en reste, vient lui manger dans la main lors de chaque élection.

Il sait aussi que la droite n’est plus qu’un ramassis d’hypocrites sans honneur, bien trop lâches pour défendre l’identité de la France et son patrimoine culturel. La créolisation du pays ? La droite s’y résigne sans jamais la dénoncer, acceptant le grand remplacement qu’elle a si longtemps nié pour ne pas marcher sur les plates bandes du RN et ne pas être taxée de lepénisme. Elle ne sait que trahir.

Cette droite sans éthique, qui avait confisqué au peuple son « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, est en voie de disparition. Elle est sans intérêt pour un électeur patriote. Sa seule politique depuis le retour de Chirac en 1995, a été de combattre le FN. Avec Sarkozy, elle a même gouverné en appelant des socialistes à Matignon ! Elle a toujours mené une politique de gauche. Trahir son électorat est dans sa nature.

Le résultat de quarante années de lâchetés et de trahison de la pensée gaullienne ?

Il est devant nous. C’est LFI, le parti rebelle qui veut renverser la Ve République, le parti antisémite et immigrationniste qui appelle au changement de population, le parti qui a la haine de la police, le parti qui prétend combattre le racisme mais qui nie le racisme antiblanc, le parti qui combat un fascisme d’extrême droite inexistant tout en ignorant l’antisémitisme musulman, c’est ce parti qui est le faiseur de rois à chaque élection, en 2024 comme aujourd’hui.

Mélenchon se fait discret entre les deux tours mais intérieurement il jubile et il a raison. Il a vu juste en misant tout sur l’immigration et en pariant sur la lâcheté de ses adversaires.

On le disait fini après son positionnement sur l’attaque du 7 octobre 2023, on le diabolise pour ses propos sur le meurtre de Quentin, au point d’annoncer un front anti-LFI.

Mais au bout du compte, ce premier tour des municipales est un triomphe pour Mélenchon, qui impose son front antifasciste avec la bénédiction des écologistes, du PS et des LR, cette fausse droite toujours prête à torpiller toute union avec le camp patriote.  Pour Retailleau, la priorité reste de battre la gauche et le RN.

Depuis quarante ans, la droite s’attribue un label de virginité alors qu’elle a détruit le pays.

Finalement, le triomphe de Mélenchon est mérité, puisque la politique de renoncement et de soumission de la droite a été son tremplin.

A en juger par tous les ralliements du PS à LFI et au vu des contorsions de la droite qui préfère voter pour la gauche ou l’extrême gauche plutôt que pour un candidat RN, on peut affirmer que c’est Mélenchon qui a en mains l’avenir de la France. Des Roubaix, il y en aura beaucoup d’autres dans les vingt ans qui viennent. C’est inéluctable.

En attendant, nous verrons au deuxième tour si LFI transforme l’essai.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Là où LFI passera, l’économie trépassera, la preuve avec Airbus à Toulouse

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#webtube : L’information n’est pas une énième fake news – parce que c’est dur de dire « fausse nouvelle » ou tout simplement « mensonge » – mais provient de La Dépêche, organe de presse régionale qu’on ne saurait qualifier non plus d’officine crypto-fasciste, sauf à être un détraqué d’ultragauche pour qui le fascisme commence dès qu’on n’est pas d’accord avec lui.

Donc, La Dépêche rapporte une information qui pourrait – qui devrait ! – refroidir les ardeurs électorales des plus « modérés » du camp fanatique LFI. Et cette information n’est pas des moindres puisqu’elle promet une désertification économique des zones LFI, un parti qui s’y connaît autant en économie que Macron en stratégie militaire, c’est dire !

Ainsi, en apprenant la fusion de LFI et des socialistes – dont leur chef, Olivier Faure en gueule, avait juré qu’il ne voulait pas de ces alliances-là ! –, pour le second tour des municipales à Toulouse, le monde patronal local, par la voix du Medef de Haute-Garonne, a tiré la sonnette d’alarme, prévenant que « l’avenir de Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises, et encore moins contre elles ».

Et d’ajouter ceci : « Face à un conseil métropolitain bordélisé et sous influence des insoumis, défavorables à l’aéronautique, les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs. »

https://www.ladepeche.fr/2026/03/17/municipales-a-toulouse-face-a-la-bordelisation-des-insoumis-a-la-metropole-les-usines-airbus-et-les-emplois-aeronautiques-fileront-a-hambourg-ou-13275558.php

On rappellera que la filière aéronautique c’est quelque 83 000 employés en Occitanie, 40% des emplois du secteur aérospatial en France et plus de 800 entreprises, avec 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais de ça comme du reste, LFI s’en moque, qui préfère sans doute financer des mosquées cathédrales et autres gâteries islamiques plutôt que de se préoccuper de l’économie réelle, celle qui finance les émoluments de ses élus et les minarets dont il rêvent !

Toulouse n’est pas la seule ville en danger, car à Roubaix, où David Guiraud est en passe de l’emporter et très éprouvée par l’effondrement du secteur textile, abrite tout de même des entreprises des nouvelles technologies qui pourraient elles aussi filer à Hambourg ! Par exemple, le OVHcloud, une entreprise florissante spécialisée dans l’hébergement de serveurs, le cloud, la télécommunication d’entreprise et Internet, pourrait elle aussi aller voir si l’herbe est plus verte en Allemagne ou ailleurs. Déjà que Roubaix est la ville la plus pauvre de l’Hexagone, LFI pourrait en rajouter une couche.

De son côté, Saint-Denis, tombée dans l’escarcelle de LFI, voit depuis quelques années s’installer un grand nombre d’entreprises – parce que les loyers y sont moins chers que dans la capitale toute proche, entre autres –, ce qui représente une manne pour la ville. Mais avec un maire LFI, qui déteste la police, ça va devenir compliqué de travailler avec des dealers en bas des bureaux ! On voit ce qu’il est advenu avec les bureaux d’Orange à Marseille.

Et puis, sait-on jamais, les élus LFI pourraient exiger des entreprises de se plier à quelques prescriptions coraniques, avec salles de prière, cantine séparant les hommes et les femmes, congés Ramadan, etc. On aurait peut-être droit aussi à des quotas de migrant imposés aux entreprises, parce que les bouffées délirantes, chez LFI, c’est une énergie renouvelable ! Si c’est de l’ordre de la projection – plausible ou délirante, faites votre choix –, tout reste possible avec un parti ouvertement anti-France et pro-islamique.

En attendant, les Français qui triment dans ces régions pourraient voir leur gagne-pain disparaître au profit d’autres régions économiquement plus sécurisantes pour les entreprises. Ces pauvres Français seront à nouveau les dindons de la farce, comme du temps où les immigrés prenaient la place de leurs aînés, ainsi que le déplorait en 1981 le secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, déclarant dans un discours resté dans les mémoires : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/georges-marchais-immigration-analyse-pascal-perrineau

LFI c’est comme Attila, mais lui, au moins, c’est juste l’herbe qu’il empêchait de repousser, pas l’économie…

Cyrano, Riposte Laïque

. Chalon : le tribunal administratif impose la neutralité vestimentaire au conseil municipal, revers pour LFI qui voulait que ses conseillères municipales puissent y siéger voilées

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Que dirait LFI si un conseiller municipal venait avec des vêtements d’ecclésiastique croix autour du coup ? ou avec une kipa ? Autour d’une table quand on traite des affaires de la commune, on n’expose pas sa religion, ce n’est pas l’endroit pour ça. Autour de la table, on va discuter d’affaires de la commune en toute liberté, sans pression vestimentaire et sans faire du prosélytisme religieux. C’est comme ça en France et cela s’appelle la République Française. Liberté Egalité Fraternité. Liberté ne signifie pas que l’on fait ce que l’on veut, cela signifie qu’aucune pression (religion ou autre) ne doit polluer les débats.

À Chalon-sur-Saône, un contentieux juridique s’ouvre dès les premiers jours du nouveau mandat municipal. Deux conseillers municipaux élus sous l’étiquette La France insoumise ont saisi en urgence le tribunal administratif de Dijon afin de contester une disposition du règlement intérieur du conseil municipal.

Damien Saley et Lamia Sabrina Sari, cette dernière indiquant qu’elle « porte le foulard islamique par convictions religieuses », demandent la suspension d’un article encadrant la tenue vestimentaire des élus. Introduite le 14 janvier à l’initiative du maire Gilles Platret, réélu dès le premier tour, cette disposition impose une tenue « neutre » s’apparentant à une tenue de ville et exclut toute expression d’opinion à travers l’apparence.

À l’audience en référé liberté, organisée mercredi matin, le maire a défendu cette règle au nom de la laïcité. Selon lui, il s’agit d’éviter que le conseil municipal devienne un lieu de prosélytisme ou de défense d’intérêts communautaires.

La décision du tribunal administratif de Dijon est attendue à l’issue de cette procédure d’urgence.

Le Figaro

. La chanson du jour, I Should Live in Salt – The National

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#webtube : Il y a quelque chose dans la voix de Matt Berninger qui transforme chaque regret en une sorte de monument. « I Should Live in Salt », c’est cette sensation d’avoir manqué un rendez-vous important avec quelqu’un qu’on aime, et de réaliser que le temps a filé. Est-ce qu’on peut parler de la section rythmique sur ce titre ? La batterie de Bryan Devendorf, en 9/8, crée ce sentiment d’instabilité, comme si la chanson cherchait son équilibre, tout comme la relation qu’elle décrit. C’est brillant, brut et ça reste en tête bien après la dernière note.

#webtube : There’s something about Matt Berninger’s voice that transforms every regret into something monumental. « I Should Live in Salt » captures that feeling of having missed an important opportunity with someone you love, and realizing how quickly time has slipped away. And what about the rhythm section on this track? Bryan Devendorf’s 9/8 drumming creates this sense of instability, as if the song is searching for its balance, much like the relationship it describes. It’s brilliant, raw, and stays with you long after the last note fades.

Source : Youtube – The National