#webtube : Exceptionnellement la chanson du jour vous fera voyager jusqu’au bout de la nuit. C’est 99 morceaux qui vous sont proposés soit plus de 4 heures de musique non stop !Attendez-vous à une claque, On y trouve un mélange fascinant : de l’électro sophistiquée (Daft Punk, Moby, Deadmau5), du rock mélancolique et culte (Radiohead, Suede, Bashung), des voix habitées (Asaf Avidan, Amy Winehouse, Charles Bradley) et des pépites plus confidentielles (« The Sound of Everything »). C’est une sélection très « cinématographique », idéale pour s’évader.Cette playlist est un voyage. Elle traverse des paysages familiers (Coldplay, Dido) et s’aventure vers des horizons plus mystérieux. C’est une bande-son pensée pour les moments de calme, les routes de nuit ou les réflexions au coin du feu.Laissez la lecture automatique vous guider d’un univers à l’autre. Bon voyage.
#webtube : Exceptionally, today’s song will take you on a journey until the end of the night. We offer 99 tracks, which is over 4 hours of non-stop music! Prepare to be blown away. It’s a fascinating mix: sophisticated electronica (Daft Punk, Moby, Deadmau5), melancholic and iconic rock (Radiohead, Suede, Bashung), soulful vocals (Asaf Avidan, Amy Winehouse, Charles Bradley), and more obscure gems (« The Sound of Everything »). It’s a very cinematic selection, ideal for escaping reality. This playlist is a journey. It traverses familiar landscapes (Coldplay, Dido) and ventures towards more mysterious horizons. It’s a soundtrack designed for quiet moments, night drives, or reflections by the fireside. Let autoplay guide you from one world to another. Enjoy the ride.
#webtube : Trump a lancé une guerre contre l’Iran en promettant une victoire éclair, mais les hésitations et les revirements ont transformé ce conflit en bourbier. Résultat : le régime iranien tient toujours, Ormuz rapporte des milliards, et les mollahs, remplacés mais plus déterminés que jamais, préparent leur revanche. Pendant ce temps, les Etats-Unis, en manque de munitions et de cohérence, s’enlisent, tandis que le Liban s’embrase. Est-ce une défaite stratégique ? L’Amérique a-t-elle perdu cette guerre avant même de la gagner ?
Crise pétrolière : Résilience ou bombe sociale ? Face à la crise pétrolière, les Français font preuve d’une résilience surprenante, inventant des solutions individuelles plutôt que de se révolter. Et l’Etat prudent, attend une fin de guerre rapide pour éviter l’asphyxie économique. Avec une dette qui coûte de plus en plus cher et des dépenses sociales intouchables, les marges de manœuvre sont étroites. La question reste : cette résilience cache-t-elle un ras-le-bol prêt à exploser… et le retour des Gilets Jaunes ?
#webtube : Cette vidéo réunit deux experts de l’autonomie et de la résilience pour discuter des solutions pratiques face aux menaces de pénuries alimentaires et énergétiques liées à la guerre en Iran. Elle se veut un guide pour passer d’une attitude de panique à une stratégie de résilience active, en misant sur le bon sens, le stockage intelligent et le retour à une production locale.
#webtube : Dans cette émission d’Alerte Générale, Didier Maïsto, journaliste et ancien patron de Sud Radio, analyse les dérives d’un système qu’il juge fermé, protégé et de plus en plus déconnecté. En parallèle, l’émission revient sur la situation des Français, confrontés à la hausse des carburants, à une fiscalité élevée et à un pouvoir d’achat sous tension.
L’audiovisuel public français est au cœur d’une controverse majeure. Commission d’enquête parlementaire, révélations sur les rémunérations, avantages, dépenses de production : plusieurs éléments viennent relancer un débat central. Comment est utilisé l’argent public ? À travers les auditions menées à l’Assemblée nationale, notamment sous l’impulsion du rapporteur Charles Alloncle, des zones d’ombre apparaissent dans le fonctionnement de France Télévisions. Montants importants, difficulté à obtenir certaines informations, recours au “secret des affaires” pour des contrats financés par l’argent des Français : le modèle du service public audiovisuel est aujourd’hui questionné. Dans cette émission d’Alerte Générale, Didier Maïsto, journaliste et ancien patron de Sud Radio, analyse les dérives d’un système qu’il juge fermé, protégé et de plus en plus déconnecté. En parallèle, l’émission revient sur la situation des Français, confrontés à la hausse des carburants, à une fiscalité élevée et à un pouvoir d’achat sous tension. Enfin, la politique étrangère de Donald Trump et ses conséquences pour l’Europe sont également abordées, dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux. Une analyse directe et sans détour des rapports entre médias, argent public et pouvoir.
#webtube : Les citoyens qui réfléchissent – ils sont de plus en plus nombreux – savent que l’euro est un outrage à l’intelligence et une escroquerie au service de l’européanisation. Cette perspective n’est qu’une simple étape vers la mondialisation bancaire. Une monnaie, c’est élémentaire, doit refléter une économie. Dans un État souverain, elle est une réserve de valeur qui dépend d’une concertation entre le gouvernement, le Trésor public et la Banque centrale.
Elle est fixée à un taux permettant de stimuler les productions, juguler l’inflation, ou encore éviter cette cohabitation entre un ralentissement de la croissance et une forte inflation que d’aucuns nomment surchauffe économique. Bref, pour piloter une économie finement il faut quelques outils dont le principal demeure la monnaie. Elle est émise par la seule banque centrale dont les banques commerciales sont, en quelques sortes, les clientes. Dans les organisations gouvernementales anglo-saxonnes ces banques privées sont les actionnaires de la banque centrale indépendante de l’État ce qui fait que les banquiers pèsent lourdement sur la politique de ces pays. En effet, la banque centrale et ses actionnaires, détiennent plusieurs instruments qui leur permettent de faire varier la masse monétaire en circulation et le coût des crédits accordés aux particuliers et aux entreprises. C’est un pouvoir considérable.
Les gouvernants français, éduqués par Bilderberg, la Trilatérale, la French american foundation, et fidèles de Davos, sont parmi les serviteurs de l’État profond. Il sont convaincus de la pertinence d’une planète dirigée par les banquiers. Ils ont ainsi, par l’euro, concédé à l’étranger ce formidable moyen de gérer le développement et la prospérité de notre nation, d’autant que, pas plus que le dollar, l’euro ne s’appuie sur l’or.
Désormais nous subissons cette monnaie unique – et non pas commune – dont le taux fixé à Francfurt-am-Main, où siège la BCE, stimule surtout la prospérité allemande, mais handicape, peu ou prou, les autres économies, dont singulièrement la nôtre. J’ajoute, et ce n’est surtout pas neutre, que la langue parlée depuis sa création dans cette banque est l’anglais, celle qui est pratiquée à Wall-street, à la Fed et à la City, à l’exclusion de toute autre. En substance la langue des banquiers anglo-saxons. Interrogeons-nous: pour quelle raison ce ne serait pas le français, langue initiale du Marché Commun, ou, comme dans d’autres instances, des langues nationales avec des traducteurs? Soumission, là aussi, à la ploutocratie anglo-saxonne? incapacité politique et manque de dignité surtout !
Il n’y a pas d’économie unique, pas plus d’ailleurs qu’il n’y a de peuple européen. Dieu l’a voulu ainsi. Ce constat fondamental rend d’emblée absurde une monnaie unique. L’Union européenne est devenue, sur ce plan là également, un fléau pour la France. Dans l’UE elle se ruine et perd son âme.
Non seulement l’UE nous pénalise structurellement mais, brochant sur ce préjudice nous la rétribuons pour qu’elle nous pénalise. C’est, convenons-en, du masochisme. En effet s’ajoute la participation financière française au fonctionnement du système. Des faux-culs ou des innocents diront mais l’UE nous aide! « elle nous subventionne. Il suffit de regarder tous les panneaux publicitaires rappelant la participation de l’Europe à telle ou telle action ». Aveuglement à la tromperie des médias ou alignement délibéré sur l’étranger ?j’avoue ne pas avoir la réponse… Alors si nous parlions chiffres ?`
Au delà des aspects politiques, géopolitiques et de la volonté totalitaire de la commission européenne, il semble intéressant de regarder le coût de l’UE pour la France. À ce coût nous pourrons ajouter ceux que la politique de défense de cette organisation nous impose au travers de l’OTAN et de la guerre menée par cet ensemble international qui cherche à se constituer en un État fédéral à l’instar des États-Unis d’Amérique. Le budget de la France dédié à l’UE va augmenter de 5,7 milliards d’euros pour l’année 2026, pour atteindre un total de 28,8 milliards d’euros, soit une progression substantielle de 24,6 % par rapport à la prévision d’exécution à date pour 2025. Les commentateurs proches du pouvoir font remarquer que la contribution de la France pour l’Europe est revue à la baisse dans ce budget de 2026. Une baisse de 1,6 milliard d’euros est prévue. Une fois encore je ne peux que constater une malhonnêteté. En effet, très concrètement, notre pays devait initialement verser à l’Europe 30,4 milliards d’euros en 2026. Il en versera 1,6 milliard de moins. Il n’empêche que cela fera 5,7 milliards d’euros de plus qu’en 2025…
Cette contribution nette de la France au budget de l’Union, donc versements moins les subventions, ne cesse de s’accroître dans le cadre financier pluriannuel: elle a plus que triplé, depuis les années 2000, passant de 2,6 milliards d’euros annuels en moyenne, entre 2000 et 2006, à 7,6 milliards d’euros annuels en moyenne, entre 2014 et 2020, pour atteindre 9,8 milliards d’euros annuels en moyenne, au titre des quatre premières années du Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2021–2027. Entre ce que la France verse et ce qu’elle reçoit, essentiellement à travers la politique agricole commune et la politique de cohésion, la différence se monte donc à près de 10 milliards d’euros. Le reste ressort de la communication enthousiaste pro-européenne et d’une démarche d’endoctrinement.
En termes de retour par habitant, la France se situe en moyenne comme la 22ème bénéficiaire sur 27 des dépenses de l’UE.
En outre ce qui est particulièrement choquant, voire scandaleux, réside dans certains aspects de la répartition budgétaire de l’UE. Ainsi par simple exemple parmi une multitude possible, les programmes Erasmus confiés à l’université islamique de Skopje en Macédoine, financent des organismes faisant la promotion du voile et de l’antisémitisme…d’autres parties aident des mouvements d’obédience ouvertement engagée politiquement. Ils s’affichent hostiles aux nations et à la civilisation chrétienne. D’autres encore apportent une aide à l’émigration sans que personne ne dise rien. Certaines sommes sont même destinées à alimenter la perspective totalitaire de l’UE . Elles visent à encadrer idéologiquement les pays membres.
Ainsi la commission, sous l’impulsion de Ursula Von der Leyen a lancé le principe d’un « bouclier européen de la démocratie » dont le but véritable est attentatoire à la liberté des peuples. Il prévoit un régime de censure contre les partis et les plateformes qui contesteraient l’UE. Il devrait permettre d’agir contre tout ce qui pourrait être considéré comme de la manipulation et « préparera la société » à l’exercice de ce type de démocratie. Ce bouclier prévoit aussi des « filtres automatisés » et un réseau de censure financé à hauteur de 5,68 millions d’euros et un fond annuel de 80 millions d’euros pour financer les médias voulus soumis. Autant dire qu’il s’agit d’une outil d’endoctrinement et de renforcement de la dictature européenne. Déjà le contrôle des réseaux sociaux et des messageries instantanées est un fait. L’Union européenne procède, paraît-il, d’une vision démocratique…
Dois-je rappeler l’accord commercial et tarifaire inique engageant l’Union européenne à acheter du GNL, du pétrole et des produits d’énergie nucléaire étatsuniens, pour une valeur estimée à 750 milliards de dollars étatsuniens (environ 700 milliards d’euros) sur les trois prochaines années, soit 250 milliards de dollars par an ? Il faut savoir qu’en 2024, l’UE a importé pour 77 milliards d’euros (83 milliards de dollars) de produits énergétiques des États-Unis, et pour 86 milliards d’euros (93 milliards de dollars) en 2023. Cet accord implique donc que l’UE triple ses importations d’énergie des États-Unis sur la période 2026-2028. Madame Von der Leyen sert bien des intérêts qui ne sont pas les intérêts des pays membres de l’UE et surtout pas les nôtres. Souvenons nous que la moitié de sa famille est étasunienne et que son mari œuvre comme un des principaux acteurs du système pharmaceutique contributeur de cet État profond aux racines étatsuniennes.
Je n’oublie évidemment pas l’absence de protection aux limites géographiques de la zone européenne, ni surtout pas les accords douaniers de cette organisation favorables aux pays du nord. Ils se répercutent directement sur la rentabilité de notre production agricole (MERCOSUR) ou industrielle. Je n’oublie pas non plus l’accord sur la production électrique. Il fait que l’électricité française d’origine nucléaire, la moins chère d’Europe, voit son prix considérablement augmenter dans le cadre d’un aberrant accord collectif, destiné à compenser les mauvais choix énergétiques de l’Allemagne. L’UE coûte vraiment très cher au peuple français.
Évidemment le système veut une politique extérieure commune. C’est logique pour une structure qui se pense en État. La France a été ainsi entraînée dans le soutien à l’Ukraine pour lequel de nouveaux instruments ont été instaurés. Cette implication exprime la complicité souhaitée entre les deux rives de l’Atlantique, au profit d’un pays corrompu, manipulé par Washington, la CIA et leMI6,. Dans cette affaire se trouvent à la manoeuvre, la finance anglo-saxonne et les fonds de pension, ou en résumé l’État profond qui impulse la monstruosité européenne. Cette implication s’avère en totale contradiction, évidemment, avec nos intérêts géopolitiques et notre amitié traditionnelle et utile avec la Russie. C’est aussi après les tromperies sur les origines du conflit la poursuite insistante d’un mensonge éhonté. Nous pouvons nous interroger sur le coût de cette affaire pour notre pays.
Sur ce sujet je constate que les chiffres sont très difficiles à obtenir, sans doute parce que leur montant pourrait fort légitimement prêter à polémique. Il faut s’appuyer sur les donnée du Kiel Institut, organisme d’étude allemand réputé pour son sérieux. Ainsi, jusqu’en 2025, si l’on regarde les dépenses françaises promises en faveur de l’Ukraine, ajoutées aux dépenses destinées à aider les réfugiés, nous trouvons un total de 26,04 milliards d’euros, dont 7,04 milliards d’euros d’aides directes et 15,31 milliards d’euros de quote-part dans les aides européennes au travers de la Facilité Européenne pour la Paix (FEP). Il s’agit d’un instrument extrabudgétaire européen, une astuce politico-juridique, qui permet notamment d’acheter des armes létales pour l’Ukraine, ce que les règles de fonctionnement de l’UE ne permettent pas. Le coût de la formation de 10 000 soldats ukrainiens n’est pas comptabilisé.
Cet appui est appelé à se poursuivre. Pour la France dont la situation économique se montre délicate et où l’État refuse d’aider des entreprises en difficulté, des agriculteurs au bord de la faillite ou des marins-pêcheurs ne pouvant plus sortir en mer, ou même les citoyens les plus modestes au bord de l’asphyxie, il est légitime de s’interroger sur la motivation de ce choix d’aide à un pays, déjà acheté par la finance anglo-saxonne. Nous n’en retirerons aucun bénéfice. Ceux qui avanceraient l’idée d’humanisme, feraient mieux de diriger leur philosophie vers les Français en difficulté et d’enlever leurs œillères pour voir la corruption de la classe dirigeante de ce pays et les mensonges du pseudo-Occident.
L’autre organisation qui mérite l’attention est l’OTAN. Elle n’aurait pas dû survivre à la fin du Pacte de Varsovie et à l’effondrement du mur de Berlin. Elle est fondamentalement illégitime et n’est rien d’autre qu’un instrument de domination des États-Unis sur les pays européens. Elle a servi pour établir une fausse justification aux aventures guerrières de Washington. Les États membres sont obligés d’acheter du matériel étatsunien qui répond aux normes imposées par la direction de ce système. La France, sous Nicolas Sarkozy, a réintégré l’OTAN, alors qu’elle n’en avait aucunement besoin. Elle s’y maintient alors que ses productions militaires ne s’y vendent pas. Les pays membres préférant les matériels du protecteur étatsunien, même s’ils ne disposent pas d’une liberté d’utilisation des principaux armements.
L’OTAN est bien devenu, en fait, la structure de défense commune des membres de l’UE; mais sous le contrôle des États-Unis. Elle coûte de l’argent au peuple français.
Avec la hausse du budget de l’OTAN décidée au sommet de Madrid en 2022, la contribution française va forcément peser sur l’exécution des budgets du ministère des Armées dans les années prochaines. La France se situe au quatrième rang (10,49%) des contributeurs de l’OTAN derrière les États-Unis, qui ont beaucoup baissé leurs apports, aujourd’hui identiques à ceux de l’Allemagne (16,34 % chacun) et le Royaume-Uni (11,28 %).
Pour la France, le financement des budgets militaires et d’investissement pour le programme concernant la préparation des forces, pourrait atteindre 770 millions d’euros en 2030 et celui du budget civil, par le programme budgétaire relatif à l’action extérieure de l’État du ministère des Affaires étrangères, pourrait s’établir à 63 millions d’euros en 2030. Ces chiffres ne prennent pas en compte l’inflation à venir. Une hausse enregistrée de plus de 300% en huit ans va inévitablement avoir un impact notable sur le budget du ministère des Armées dans les prochaines années, et peser forcément un peu plus chaque année sur la mise en œuvre de la loi de programmation militaire (2024-2030).
En 2026, les contributions de la France à l’OTAN s’élèveront à 330 millions d’euros, selon les chiffres du ministère des Armées auxquels il faut ajouter environ 60 millions en provenance des Affaires Étrangères. Il faut, bien entendu, ajouter à cette ponction les soldes et primes des 750 militaires mis à la disposition de l’Alliance. Ces contributions s’élevaient à 203 millions en 2022 sur un budget OTAN de 2,6 milliards.
Insistons fortement sur cette réalité: la France ne vend pas la production de sa BITD aux pays membres de l’OTAN qui préfèrent s’assujettir aux États-Unis. Ajoutons qu’elle est le seul pays de cette Union à disposer, outre de l’arme nucléaire, d’une complète panoplie militaire capable d’intervenir rapidement sur tous les continents. Elle n’a nul besoin de cette alliance qui l’oblige militairement et politiquement. Cet argent est donc perdu pour nos armées.
Cette organisation s’avère pénalisante à l’extrême pour la France, ainsi Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, vient de proposer d’acheter des armes étatsuniennes avec des fonds européens au profit de l’Ukraine. La France a décliné la proposition au nom de l’imaginaire « souveraineté européenne », mais bien évidemment elle n’a pas été suivie par Berlin, Amsterdam ou encore les capitales scandinaves qui ont récemment rejoint cette organisation. Ce piège militaire complète bien le piège européen. Il n’est pas seulement financier, il est structurel. Ainsi, à juste titre, les industriels de notre BITD, expriment leur très forte inquiétude après le choix du procédé étatsunien Palantir d’analyse et de confrontation des données, de la sélection du logiciel, toujours étatsunien, Maven Smart System pour la fusion des données militaires de l’Alliance. Non seulement la France ne vend rien de sa production et subit les injonctions collectives, mais elle paie pour ne rien vendre!
Cette affaire lui coûte d’autant plus qu’elle n’a pas besoin d’une intégration militaire pour que ses forces puissent défendre ses intérêts propres dans son immense empire maritime et ailleurs.
J’ajoute pour conclure sur ce thème que cet argent que nous donnons à ces organisations et à des actions qui nous échappent, alourdit notre dette et bien sûr les impôts du peuple français. La dette étant du vol, nous engraissons les voleurs! Ils sont ces mêmes financiers, dans leur immense majorité anglo-saxons, qui encouragent la perpétuation de ces vecteurs de leur puissance. À cet argent versé en pure perte dans des structures, non seulement inutiles pour la France, mais préjudiciables à sa souveraineté et à sa dimension, nous pourrions ajouter, évidemment, les aberrations budgétaires, particulièrement nombreuses. Elles ponctionnent, in fine, les citoyens français. Sans aller au bout de la liste de ces détournements et égarements, nous pouvons simplement évoquer, les financements d’ONG hostiles au pays et d’associations diverses, ou des coopérations stupides, ou encore la nomination d’ambassadeurs à thème, ou encore des postes ministériels ayant des missions de simples chefs de service de ministères régaliens, ou la création d’absurdes comités, ou encore le copinage, ou encore la vente à perte de nos fleurons industriels, ou encore…
Je termine cette présentation synthétique de quelques principaux détournements de l’argent du peuple en affirmant qu’une vraie politique au service de la France devrait mettre un terme à toutes ces dépenses sans contrepartie, sans utilité pour sa dimension dans le monde.
Gouvernants, politiciens volubiles et pantouflards issus de la fonction publique, parlementaires qui votent à l’unanimité leurs propres avantages et indemnités, depuis longtemps vous avez oublié que l’argent que vous dépensez n’est pas le vôtre. Je doute d’ailleurs qu’à un seul moment de votre carrière vous en ayez eu conscience. Vous n’en êtes pourtant que les gestionnaires et comptables. Il appartient au peuple français. Le simple citoyen que je suis, parmi des millions de citoyens dépités devant vos gabegies, vous dit son inquiétude. Votre politique détournée du bien du peuple, soutenant nos ennemis ou adversaires, aveugle à l’invasion du pays et parfois insultante à l’égard de ceux qui pleurent les souffrances de la Patrie, ne peut durer. Ressaisissez-vous ! Souvenez-vous, messieurs (et mesdames) qu’on nomme grands, que vous êtes au service de la France et exclusivement de la France. Les Français pourraient vous le rappeler de manière moins retenue.
#webtube : Une étude OpinionWay révèle comment les 15-25 ans ont basculé dans un nouveau modèle d’achat, où les réseaux sociaux dictent la loi et où l’intelligence artificielle rattrape déjà les influenceurs humains en matière de confiance.
C’est un basculement silencieux mais radical qui est en train de remodeler le commerce français. Chez les 15-25 ans, le parcours d’achat ne commence plus sur un moteur de recherche, dans un magasin ou sur le site d’une marque : il commence désormais dans les flux TikTok, dans les conversations avec ChatGPT, dans les recommandations d’une intelligence artificielle. C’est ce que révèle une vaste étude publiée le 9 avril 2026 par l’institut OpinionWay pour Orisha Commerce, menée auprès de 1 604 jeunes Français et Espagnols. Les chiffres dressent le portrait d’une génération qui a définitivement tourné le dos aux canaux traditionnels de consommation — et qui, déjà, pour un tiers d’entre elle, achète sur recommandation d’une machine.
Les réseaux sociaux, nouvelle grande surface de la jeunesse
La première grande leçon de cette enquête est implacable. Quand un jeune Français de 15 à 25 ans veut se renseigner sur un produit avant de l’acheter, il ouvre… les réseaux sociaux. Ils sont 82 % à le faire en priorité. Les réseaux sociaux ne sont plus seulement un lieu de divertissement ou de lien social : ils sont devenus, pour toute une génération, l’interface commerciale de référence.
Dans le détail, TikTok écrase la concurrence avec 66 % des jeunes qui s’y rendent pour se renseigner sur un produit, devant Instagram (44 %) et YouTube (38 %). Les sites de marques appréciées ne rassemblent plus que 32 % des consultations, les comparateurs en ligne 17 %, et les forums — souvenez-vous, ce qui structurait internet dans les années 2000 — plafonnent désormais à 11 %. C’est un pan entier de l’écosystème numérique qui s’effondre au profit des plateformes dominées par les algorithmes de recommandation.
Pour découvrir de nouveaux produits, 59 % des jeunes citent d’abord les contenus des réseaux sociaux, devant la publicité classique (52 %), les recommandations des proches (39 %) et, loin derrière, les moteurs de recherche traditionnels (33 %).
Quand le divertissement devient caisse enregistreuse
Le glissement ne s’arrête pas à la recherche d’information : il va jusqu’à l’acte d’achat lui-même. 44 % des 15-25 ans ont déjà acheté via du live shopping sur TikTok, Instagram ou Snapchat. 32 % ont acheté via Facebook Marketplace. 24 % sur Instagram Shop. Et plus frappant encore, 83 % des jeunes déclarent avoir déjà acheté un produit découvert par hasard sur les réseaux sociaux — dont 42 % affirment le faire souvent.
Autrement dit, l’achat impulsif, jadis cantonné aux caisses de supermarché, est devenu le mode de consommation dominant d’une génération. On ne cherche plus un produit : on tombe dessus en regardant une vidéo de 15 secondes, et on clique. Près d’un jeune sur deux (46 %) achète désormais au moins une fois par mois un produit vu en publicité sur les réseaux sociaux.
Cette adhésion au commerce social s’accompagne d’une lucidité paradoxale. 71 % des jeunes estiment que les contenus sponsorisés sont trop nombreux, et 74 % se montrent méfiants à l’égard des produits promus par les influenceurs. Mais cette méfiance déclarative n’empêche pas l’achat. 81 % les apprécient quand ils sont personnalisés, 69 % reconnaissent qu’ils donnent envie d’acheter. C’est tout le paradoxe d’une génération qui sait qu’on lui vend quelque chose, mais qui achète quand même — voire précisément parce qu’on lui vend quelque chose de suffisamment bien ciblé pour lui paraître pertinent.
L’irruption fracassante de l’intelligence artificielle
Mais le véritable bouleversement, celui qui donne son titre à l’étude, est ailleurs. L’intelligence artificielle générative — ChatGPT, Gemini et leurs concurrents — s’est installée en quelques mois dans les parcours d’achat des jeunes à une vitesse qui prend de court les acteurs traditionnels du commerce.
Les chiffres sont éloquents : 35 % des 15-25 ans utilisent désormais l’IA pour s’informer sur des produits, 29 % pour en découvrir de nouveaux. Près d’un jeune sur trois a déjà effectué un achat avec l’appui d’un outil d’intelligence artificielle, et 33 % achètent régulièrement des produits recommandés par ces outils. Le chiffre le plus spectaculaire : 59 % des jeunes déclarent faire confiance à l’IA, un niveau désormais quasi équivalent à celui accordé aux influenceurs humains (62 %). À titre de comparaison, les influenceurs purement générés par IA (ces avatars synthétiques qui pullulent sur Instagram) plafonnent à 40 % de confiance — un score non négligeable malgré tout.
Autrement dit, en l’espace de deux ou trois ans à peine, une technologie balbutiante est devenue, dans l’esprit d’une génération, un conseiller d’achat à peu près aussi crédible qu’un influenceur suivi par des millions d’abonnés. Et cela alors même que les sources traditionnelles conservent leur primauté : les avis d’utilisateurs restent les plus fiables aux yeux des jeunes (82 % de confiance), suivis des médias spécialisés (76 %).
Une adoption lucide, pas aveugle
L’étude nuance toutefois ce tableau. Les jeunes ne sont pas dupes : ils identifient précisément les limites de l’IA commerciale. 46 % craignent de recevoir des conseils inadaptés ou erronés. 36 % doutent de la capacité réelle de l’IA à comprendre leurs goûts et préférences. 28 % s’interrogent sur les biais commerciaux de ces outils — question fondamentale quand on sait que les modèles d’IA peuvent être orientés pour favoriser tel ou tel annonceur. 26 % se préoccupent de la protection de leurs données personnelles, et 17 % dénoncent le manque de transparence des algorithmes.
Plus révélateur encore : 52 % des jeunes déclarent n’avoir jamais acheté via une IA conversationnelle et ne pas souhaiter le faire, tandis que 64 % affirment pouvoir se passer de l’IA pour leurs achats. Seuls 33 % expriment le souhait d’y recourir davantage à l’avenir. L’intelligence artificielle commerciale est donc bien entrée dans les usages, mais elle reste, de l’aveu même de ses jeunes utilisateurs, en phase d’expérimentation.
« L’IA commerciale avance vite, mais elle ne remplace pas mécaniquement la confiance. Cette étude montre que les jeunes adoptent les nouveaux usages avec rapidité, tout en restant exigeants sur la qualité du conseil, la transparence et la crédibilité des recommandations », commente Jessica Ifker, CEO d’Orisha Commerce, à l’origine de l’étude.
Une révolution silencieuse, des conséquences profondes
Au-delà des chiffres, cette enquête dessine en creux une mutation anthropologique considérable. Une génération entière a intégré, comme allant de soi, le fait qu’un algorithme — sur TikTok, ChatGPT ou ailleurs — lui dise quoi regarder, quoi penser, quoi acheter. Les filtres traditionnels (conseils de proches, expertise de vendeurs, comparateurs indépendants, presse spécialisée) sont en train de s’effacer derrière ce que l’on pourrait appeler une « délégation de choix » massive à des machines dont les ressorts économiques échappent largement à ceux qui les consultent.
Pour le commerce local, pour les boutiques de centre-ville, pour les artisans et les petits commerçants qui font vivre nos territoires — et particulièrement en Bretagne où le tissu commercial de proximité est un enjeu économique et culturel majeur —, le défi est immense. Car cette bascule ne se contente pas de déplacer les ventes du magasin vers l’écran : elle transforme la nature même de la relation commerciale. Là où un vendeur breton pouvait expliquer le travail d’un producteur local, là où un libraire pouvait défendre un auteur méconnu, c’est désormais un flux d’images calibrées par un algorithme qui façonne le désir d’achat.
Reste une question, et non des moindres, sur laquelle l’étude Orisha Commerce-OpinionWay ne répond qu’à demi-mot : que devient la souveraineté du consommateur — et a fortiori du jeune consommateur — quand l’essentiel de ses décisions d’achat sont pré-orientées par des plateformes étrangères (TikTok est chinois, ChatGPT américain) dont les logiques commerciales et culturelles ne coïncident pas nécessairement avec celles des territoires où vivent les acheteurs ? Le fait que 33 % des jeunes Français achètent désormais régulièrement des produits recommandés par une IA dont ils ignorent à peu près tout du fonctionnement n’est pas anodin. C’est le signe qu’une bascule civilisationnelle est en cours — et qu’elle se produit avec l’adhésion enthousiaste, ou du moins résignée, de ses premières cibles.
Source : Sondage OpinionWay pour Orisha Commerce, réalisé en ligne du 26 février au 4 mars 2026 auprès d’un échantillon de 1 604 personnes âgées de 15 à 25 ans (804 en France, 800 en Espagne), représentatif de cette population selon la méthode des quotas.
#webtube : Israël rêve du rétablissement d’un État libanais pleinement souverain, capable de monopoliser la violence et de neutraliser le Hezbollah. Un « but de guerre » encore lointain, observe Gil Mihaely. Pendant ce temps, Islamabad accueillera des négociations car le Pakistan dispose de canaux ouverts avec Washington, de liens étroits avec Riyad et Pékin, et d’une position d’équilibriste lui permettant de jouer un rôle de médiateur. La trêve actuelle doit être comprise comme une séquence tactique dans une confrontation de long terme opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, plutôt que comme un échec ou une manipulation quelconque.
Malgré la trêve en Iran, Israël continue de pilonner le Liban. Quels « buts » de guerre demeurent non atteints au Liban par les Israéliens ? Le problème d’Israël est que le Liban est un État failli, un corps politique profondément malade. Dans les années 1970, les Palestiniens y ont créé un État dans l’État. À la suite des accords du Caire de 1969, imposés au Liban par la Ligue arabe sous l’impulsion de Nasser, les camps de réfugiés palestiniens présents sur son sol sont devenus des zones échappant à l’autorité de l’État libanais. L’OLP a ainsi pu utiliser le territoire libanais pour lancer des attaques contre Israël, souvent contre l’avis de Beyrouth. Cette situation a contribué à déclencher une guerre civile, ainsi qu’une intervention syrienne qui s’est progressivement muée en occupation durable.
Pression constante
En 1982, Israël a mis fin à cette première configuration en démantelant cet État parallèle. Mais, une fois encore, la faiblesse de l’État libanais a permis l’émergence d’un nouvel acteur. Cette fois-ci, avec le soutien d’une puissance extérieure, l’Iran, le Hezbollah a pris la place de l’OLP et a, en quelque sorte, relancé le même schéma.
En mai 2000, Israël a retiré ses forces du sud du Liban. Cette décision visait notamment à saper la légitimité du Hezbollah sur la scène intérieure libanaise, en tant que « résistance » à l’occupation israélienne, une légitimité qui n’a jamais été invoquée contre la présence syrienne.
Depuis, l’objectif israélien est resté fondamentalement politique. Il s’agit de créer les conditions d’une solution libanaise à ce problème, autrement dit de faire émerger un État capable d’imposer le monopole de la violence légitime et de contraindre le Hezbollah à se transformer en un acteur strictement politique. Les opérations militaires menées par Israël depuis plus de deux décennies s’inscrivent dans cette logique. Elles visent à affaiblir le Hezbollah autant que possible, tout en exerçant une pression constante sur le système politique libanais afin qu’il reprenne en main son destin.
Signes encourageants
La moitié sud du pays, de Beyrouth et de la Bekaa jusqu’à la frontière israélienne, en subit directement les conséquences et exprime sa colère contre Israël. Mais, une fois le cessez-le-feu installé, l’expérience des dernières décennies montre que cette colère, vive lorsque les bombardements sont en cours, tend à se déplacer et à se retourner contre le Hezbollah, y compris au sein d’une partie de la population chiite. Le fait que le gouvernement libanais actuel a déclaré la branche armée du Hezbollah hors la loi et l’ambassadeur iranien persona non grata traduit cette lente évolution du corps politique libanais depuis 2000.
Dans ce cadre, l’affaiblissement de l’Iran constitue une condition sine qua non. Sans réduction de l’emprise iranienne, aucune évolution durable n’est envisageable. Le but de guerre non atteint reste donc inchangé : il tient dans le rétablissement d’un État libanais pleinement souverain, capable d’exercer son autorité sur l’ensemble de son territoire et de mettre fin à la logique des États dans l’État, qui structure la crise libanaise depuis un demi-siècle.
Négociations à partir de vendredi à Islamabad
Iraniens et Américains doivent se retrouver au Pakistan pour négocier. Plusieurs facteurs expliquent que les discussions se déroulent dans ce pays. D’abord, Islamabad dispose de canaux de communication ouverts avec Washington. Les relations avec Donald Trump se sont nettement réchauffées ces derniers mois, notamment à travers le rôle central joué par l’état-major pakistanais. Le chef de l’armée, Asim Munir, a ainsi multiplié les déplacements aux États-Unis, où il a été reçu à un niveau inhabituellement élevé pour un responsable militaire étranger. Ces visites ont donné lieu à des échanges approfondis avec le Pentagone, portant à la fois sur la coopération sécuritaire, la lutte contre les groupes armés dans la région afghano-pakistanaise et la stabilisation des équilibres régionaux.
Au-delà des contacts formels, ces rencontres ont permis de réactiver des circuits de dialogue directs entre militaires américains et pakistanais, circuits qui avaient été partiellement gelés au cours des années précédentes. Cette réouverture s’inscrit dans une logique pragmatique. Washington voit dans l’armée pakistanaise un acteur structurant capable d’influer sur plusieurs théâtres sensibles, tandis qu’Islamabad cherche à retrouver une centralité stratégique auprès des États-Unis.
Dans ce contexte, l’administration de Donald Trump a également exploré l’idée de s’appuyer sur le Pakistan pour faciliter un retour, même limité, d’une présence américaine en Afghanistan, notamment sous la forme d’un accès à une base ou à des capacités logistiques. Une telle hypothèse, encore incertaine, souligne néanmoins le rôle charnière d’Islamabad, dont la position géographique et les réseaux d’influence en Afghanistan en font un intermédiaire presque incontournable pour toute tentative américaine de réengagement dans le pays.
Cette proximité renouvelée, qui contourne en partie les canaux diplomatiques classiques, alimente l’inquiétude de New Delhi, qui y voit un rééquilibrage au détriment de l’Inde dans le jeu régional.
Ensuite, le Pakistan entretient des relations anciennes, étroites et structurantes avec Arabie saoudite. Cette proximité s’inscrit dans une histoire longue. Dès les années 1950, des contingents pakistanais ont été déployés sur le sol saoudien, contribuant à la formation, à l’encadrement et parfois à la protection des forces du royaume. Cette présence militaire, discrète mais continue, a joué un rôle important dans la structuration des capacités sécuritaires saoudiennes, notamment avant la montée en puissance de leurs propres forces armées.
Au fil des décennies, cette coopération s’est institutionnalisée, mêlant assistance militaire, échanges de renseignement et liens personnels étroits entre élites sécuritaires des deux pays. Elle s’est encore renforcée avec la signature d’un accord de sécurité en octobre 2025, qui vient consolider une relation déjà dense sur les plans militaire, financier et stratégique, et qui confirme le rôle du Pakistan comme partenaire de sécurité de premier plan pour Riyad.
Par ailleurs, Islamabad bénéficie de liens très étroits avec Chine, qui en font un relais crédible dans les équilibres régionaux et un interlocuteur acceptable pour des acteurs qui se méfient de Washington. Cette relation s’inscrit dans la durée. Dès le milieu des années 1960, notamment après la guerre indo-pakistanaise de 1965, le Pakistan a progressivement orienté une partie croissante de sa politique stratégique vers Pékin.
Cette convergence s’est traduite par une coopération militaire soutenue. La Chine est devenue l’un des principaux fournisseurs d’équipements des forces armées pakistanaises, qu’il s’agisse d’aviation de combat, de missiles, de systèmes navals ou encore de programmes conjoints comme le chasseur JF-17. Au-delà du matériel, cette relation repose sur un transfert de technologies, une coopération industrielle et une coordination stratégique étroite, notamment face à l’Inde.
La position de l’équilibriste
À cela s’ajoute une dimension économique et géopolitique avec le corridor économique Chine-Pakistan, qui inscrit Islamabad dans les grandes routes d’influence chinoises. L’ensemble confère au Pakistan une position singulière, à la fois partenaire militaire de Pékin et interlocuteur encore audible à Washington, ce qui renforce sa capacité à jouer un rôle de médiateur.
Enfin, cette capacité à dialoguer simultanément avec des pôles souvent antagonistes, États-Unis, monde arabe et Chine, confère au Pakistan une position singulière. Ce n’est pas une puissance neutre, mais une puissance connectée, capable de faire circuler des messages là où d’autres sont disqualifiés. Cette posture n’en est que plus remarquable qu’elle repose sur des équilibres internes et régionaux extrêmement fragiles.
En 2024, Iran et Pakistan ont ainsi échangé des frappes de missiles balistiques sur leurs zones frontalières, révélant la profondeur des tensions sécuritaires entre les deux pays, notamment autour des groupes armés opérant dans la région du Baloutchistan. Cette province, à cheval sur les deux États, constitue un foyer d’instabilité chronique, marqué par des insurrections séparatistes, des trafics transfrontaliers et une présence accrue d’acteurs armés que chaque capitale accuse l’autre de tolérer, voire d’instrumentaliser.
À ces tensions externes s’ajoutent des fractures internes. Le Pakistan compte environ 15 à 20% de chiites, régulièrement ciblés par des groupes islamistes sunnites radicaux, qui les considèrent parfois comme des hérétiques. Cette dimension confessionnelle fragilise davantage l’équilibre du pays et complique sa relation avec l’Iran, puissance chiite régionale.
Dans ce contexte, la capacité d’Islamabad à maintenir des canaux ouverts avec Téhéran tout en restant un partenaire de sécurité pour l’Arabie saoudite et un interlocuteur des États-Unis relève d’un exercice d’équilibrisme permanent. C’est précisément cette tension, entre conflictualité latente et interconnexion stratégique, qui fonde aujourd’hui son rôle de médiateur.
La guerre dure en réalité depuis presque 50 ans !
Depuis mardi, nombre d’éditorialistes présentent la trêve comme un échec pour Trump, ou avancent que le président américain est « manipulé » par Tel Aviv. Mais quel crédit accorder à ces thèses assez répandues dans le commentariat français ?
Cet épisode doit plutôt être interprété dans le cadre d’une longue confrontation, de nature quasi- « guerre froide », opposant les États-Unis et Israël d’un côté, et Iran de l’autre. Depuis la révolution de 1979, Téhéran a fait de ces deux États des adversaires structurants de sa politique extérieure. La République islamique a ainsi développé une stratégie d’influence et de projection régionale dont le socle idéologique repose sur l’exportation d’un modèle politico-religieux chiite, combiné à un usage systématique d’acteurs non étatiques.
À cela s’ajoute une posture d’opposition radicale au sionisme et au « colonialisme », qui s’accompagne souvent d’un discours plus implicite mêlant hostilité à l’Occident et ressorts antisémites. Cette rhétorique constitue un levier d’influence efficace dans les espaces intellectuels occidentaux (universités, ONG et médias) ainsi qu’une partie du « Sud global », anciennement désigné comme le tiers-monde ou le mouvement des non-alignés, où elle permet à Téhéran de se présenter comme un pôle de résistance face aux puissances occidentales.
Dans ce cadre, des trêves sont possibles, car le régime compte en son sein des courants plus pragmatiques. Mais un accord définitif l’est beaucoup moins, dans la mesure où les modérés sont systématiquement marginalisés. Un tel accord entrerait en tension avec la logique profonde du régime, dont une partie de la légitimité repose précisément sur la confrontation avec les États-Unis et Israël. Dès lors, l’idée d’un règlement durable suppose, à terme, une inflexion majeure de cette politique, voire une transformation du régime lui-même.
Or, un tel changement ne peut venir que de l’intérieur. En attendant, le pouvoir iranien continue de déstabiliser son environnement régional, en s’appuyant sur des relais au Liban, au Yémen, en Irak et, pendant longtemps, en Syrie, tout en poursuivant ses ambitions nucléaires.
On se trouve ainsi face à plusieurs temporalités concurrentes. Le temps long d’un éventuel changement politique en Iran. Le temps plus court de l’évolution de la menace régionale qu’il projette. Et, surtout, le temps critique du programme nucléaire, dont la progression impose ses propres contraintes et réduit les marges de manœuvre. Dans cette configuration, une trêve n’est ni un échec ni une manipulation, mais une séquence tactique au sein d’un affrontement appelé à durer.
Comme dans le cas du Liban, la solution ne peut, in fine, venir que de l’intérieur. Mais, là encore, la situation politique interne engendre des problèmes sécuritaires immédiats qu’il est impossible d’ignorer. Leur traitement obéit à une logique propre, souvent dictée par l’urgence, tout en convergeant partiellement avec l’objectif politique de long terme, qui demeure l’affaiblissement du régime.
Ainsi, les États-Unis et Israël partagent une vision largement commune du problème iranien et, dans une certaine mesure, de la solution. Des divergences existent quant aux modalités d’action, au calendrier et à l’intensité des opérations. Dans les deux pays, des dirigeants au style volontiers populiste développent une communication qui vise à créer un espace politique pour soutenir cette confrontation de long terme, et plus encore pour ses phases de guerre ouverte, comme celle à laquelle nous assistons depuis une quarantaine de jours.
Dans ce contexte, parler de « manipulation » n’a guère de sens. Une politique étrangère conduite sur plusieurs décennies, par des administrations différentes, ne se réduit pas à des jeux d’influence conjoncturels. Il faut surtout comprendre que l’objectif de l’opération lancée le 28 février n’a jamais été la chute immédiate du régime. Le fait que certains responsables l’aient affirmé ou suggéré relève avant tout de la communication. À partir de là, on peut discuter des choix tactiques et des désaccords entre alliés, avant comme pendant l’opération, mais il serait excessif de considérer que l’un « mène » l’autre.