. Innovation : pourquoi la Chine va plus vite que la France ?

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#webtube : L’exemple chinois montre que la vitesse et l’expérimentation sont au cœur de l’innovation. Cette rapidité repose sur un écosystème complet : concentration industrielle, accès immédiat aux composants, proximité entre conception et fabrication, simplification administrative et soutien financier. Mais aussi sur un état d’esprit collectif : accepter l’incertitude, apprendre vite, corriger rapidement et avancer avec confiance dans l’avenir. Et si, au lieu de diaboliser, la France s’inspirait en partie de ce modèle ?

On affirme souvent qu’en Chine, il suffit de quelques heures pour transformer une idée en prototype1, alors qu’il faudrait en France des semaines, des mois, voire des années, pour parvenir au même résultat. Cette formule peut sembler un peu exagérée, mais elle traduit une réalité perçue par de nombreux entrepreneurs : la vitesse d’exécution en Chine est spectaculaire. D’où vient cette différence ?

Plusieurs explications sont fréquemment avancées. En Chine, l’écosystème industriel est d’une densité exceptionnelle. À Shenzhen, le quartier de Huaqiangbei concentre en quelques rues une multitude de fournisseurs de composants électroniques, d’ateliers d’assemblage, de designers et d’ingénieurs capables de matérialiser une idée presque immédiatement. On y trouve tout, du capteur le plus simple à la carte mère la plus sophistiquée. Cette proximité physique réduit drastiquement les délais.

Il est également vrai que l’administration locale chinoise mobilise des moyens considérables pour encourager l’innovation, par exemple la naissance et le développement des « Six Petits Dragons » à Hangzhou2. Les gouvernements provinciaux et municipaux subventionnent massivement les start-ups, offrent des infrastructures, facilitent l’accès au crédit et simplifient les procédures. La compétition entre villes est féroce : chacune veut attirer les talents, les capitaux et faire émerger ses propres « champions » technologiques. Enfin, la coopération entre universités et jeunes entreprises est souvent étroite, pragmatique et orientée vers l’application immédiate.

Ces éléments expliquent en partie la rapidité chinoise. Mais la différence essentielle se situe ailleurs : dans la manière d’envisager l’incertitude, le risque et le futur.

Innover : créer dans l’inconnu

Innover consiste, par définition, à créer ce qui n’existe pas encore. C’est s’aventurer dans l’inconnu, tester des hypothèses, accepter l’erreur et l’imperfection comme des étapes normales du processus. Une idée n’est jamais parfaite à son origine. Elle devient solution par une succession d’essais, d’échecs, d’ajustements et d’améliorations.

Dans cette logique, la vitesse est déterminante. Plus une idée est confrontée rapidement à la réalité, plus elle peut évoluer. Le marché devient un laboratoire grandeur nature. L’utilisateur final n’est pas seulement un consommateur : il est co-développeur.

La Chine a largement intégré cette dynamique. De nombreuses entreprises chinoises lancent des produits encore imparfaits, mais fonctionnels. L’important n’est pas d’atteindre la perfection initiale, mais d’exister sur le marché. Une fois le produit diffusé, les retours des utilisateurs, les données d’usage et l’observation des comportements permettent une amélioration continue.

L’innovation n’est pas conçue comme un événement ponctuel, mais comme un processus accéléré et itératif. C’est cette agilité technologique dont la France pourrait s’inspirer, plutôt que se considérer comme une forteresse assiégée en érigeant des barrières protectionnistes. Le cas de Shein l’illustre : face aux innovations industrielles de l’entreprise textile, la France répond par les taxes et les interdictions. Cela ne renforcera pas le tissu industriel français et pourra être contourné d’une façon ou d’une autre.

Essayer d’abord, perfectionner ensuite : la méthode chinoise

La philosophie chinoise de l’innovation peut se résumer ainsi : « faire d’abord, corriger ensuite ». L’imperfection initiale n’est pas perçue comme une faute, mais comme une étape normale. La régulation, dans ce contexte, devient adaptative. Elle s’appuie sur l’expérience concrète plutôt que sur des scénarios théoriques. Le cadre se construit progressivement autour de l’innovation existante.

En France, la logique est différente. Avant qu’un produit ne soit déployé à grande échelle, il doit s’inscrire dans un cadre juridique clair et stable. Cette approche est fondée sur la prévention : anticiper les risques, protéger les consommateurs, garantir l’équité et la sécurité. Cette culture s’inscrit dans une tradition juridique et administrative forte, où l’État joue un rôle structurant. La réglementation est élaborée à partir d’expériences passées et de principes établis. Elle vise à éviter les dérives avant qu’elles ne se produisent.

Cette méthode présente des avantages indéniables. Elle renforce la confiance du public, limite les abus et protège les droits fondamentaux. Toutefois, elle peut ralentir la transformation d’une idée en produit concret. En cherchant à tout prévoir, on impose à l’innovation des contraintes issues du passé, alors même qu’elle se projette vers un futur différent.

Vers un équilibre entre audace et cadre

L’enjeu n’est pas de choisir entre innovation rapide et régulation protectrice, mais de trouver un équilibre. Des dispositifs comme les expérimentations locales, les projets pilotes ou les « bacs à sable réglementaires » permettent de tester des innovations dans un cadre limité avant une généralisation.

Dans un monde marqué par des ruptures technologiques constantes, une régulation trop rigide peut freiner la compétitivité. À l’inverse, une absence de cadre peut générer des crises de confiance. L’exemple chinois montre que la vitesse et l’expérimentation sont des leviers puissants de transformation. L’approche française rappelle l’importance des valeurs, de la protection et de la responsabilité. L’avenir appartient sans doute aux sociétés capables d’articuler ces deux dimensions.

Alex Wang, Revue Eléments

1. Cf. Matthieu Stefani, Comment la Chine est devenue imbattable ?Génération Do It Yourself.

2. Cf. Jeanne Gloanec, Hangzhou et ses « six petits dragons », Le vent de la Chine, 24 février 2025 : les « six petits dragons » de Hangzhou. Cette expression désigne six startups locales actives dans des secteurs technologiques de pointe – intelligence artificielle (DeepSeek), robotique (Unitree Robotics et Deep Robotics), jeux vidéo (Game Sciences), interfaces cerveau-machine (BrainCore) ou encore intelligence spatiale (Manycore Tech) – et qui incarnent aujourd’hui l’ambition de la capitale du Zhejiang de s’imposer comme un pôle d’innovation de rang national, voire mondial.

. Jordan et Maria Carolina : la gauche n’a vraiment pas le monopole du cœur

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#webtube : Paris-Match a officialisé la relation entre J. Bardella et M.C. de Bourbon : le succès de la romance épouvante la gauche. En janvier, c’était une rumeur. En avril, c’est Paris Match qui officialise l’idylle entre Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. « Depuis leur rencontre en mai dernier [ils] ne se quittent plus », raconte le magazine, qui prétend les « [avoir] surpris en Corse ». Vraie ou fausse paparazzade, quoi qu’il en soit, la gauche panique : elle n’a vraiment pas le monopole du cœur.

La construction d’une stature présidentielle ?

Difficile de faire croire à des photos volées. D’ailleurs, tant sur X que dans les médias, personne n’est dupe : « Quelle chance ils ont, d’être photographiés bien maquillés, bien apprêtés, tenues bleu marine assorties, lunettes de soleil dans les mains, tout sourire, bien droits, sans rien qui dépasse, face à la mer », ironise ainsi Clément Garin, sur X. Sur BFM TV la journaliste Anne Saurat-Dubois rapporte que, de l’avis général, « c’est trop posé pour que ce soit des photos volées », ajoutant que c’est très courant, en communication politique dans une stratégie de campagne, car « on s’humanise », rappelant qu’en 2016, Paris Match avait fait sa une sur le couple Macron. Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse d’une stratégie électorale, de communication politique ou de tentative d’humanisation de la part du président du RN — qui expliquait à Karine Lemarchand tenir à sa vie privée, son dernier espace de liberté —, l’officialisation de la relation entre la princesse et l’enfant des cités, entre l’hérité et le construit, entre la lignée et le mérite, inquiète la gauche.

À ce sujet — Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles : rumeur ou idylle ?

La gauche médiatique pleure son monopole du cœur

« « C’est un atout, à mort ! Les gens adorent les histoires du petit gars et de la princesse, dans les milieux populaires en particulier ! Ça veut dire que oui, c’est possible ! » s’enflamme une figure du [RN] », rapporte Le Parisien. C’est vrai que la success story du gamin des HLM de Saint-Denis devenu président du premier parti de France et en couple avec une princesse de sang royal, cela fait rêver, cela fait jaser et, à gauche, ça fait paniquer ! La gauche médiatique, d’abord, comme Edwy Plenel qui reposte la publication aigre d’un journaliste de Mediapart : « Avec l’officialisation de sa relation avec l’héritière des Deux-Siciles, c’est tout un monde qui s’ouvre pour @J_Bardella : celui de l’opulence et des trusts dans des paradis fiscaux (Jersey, Seychelles, Curaçao, Monaco…). » Forcément, comment la gauche pourrait-elle y voir autre chose qu’une sordide manœuvre financière, puisqu’il est bien connu qu’elle détient le monopole du cœur… De la même façon, Le Huffington Post tente de montrer la face sombre du conte du fées : « Au-delà de ces images anecdotiques, un autre aspect du milieu dans lequel évolue Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles risque de gêner le récit que tente de construire le président du RN : la propension de certaines fortunes aristocratiques à se soustraire à l’impôt. […] Pas évident à assumer pour qui se prétend représenter le camp « patriote » et qui a consacré tant d’efforts à vendre la légende du gamin modeste issu de Saint-Denis. »

La gauche politique sonne l’alerte rouge

Les militants et personnalités politiques ne sont pas en reste : Anasse Kazib, syndicaliste SUD Rail et militant de « Révolution permanente », n’est pas loin de crier au complot en expliquant, sur X, que c’est la preuve que le RN est un « parti bourgeois » et que « quand ils auront fini d’attaquer les Arabes et les Noirs, ils s’en prendront à l’ensemble des travailleurs pour servir les intérêts de la bourgeoisie ». L’avantage, c’est qu’il fait passer Alexis Corbière, député de la Seine-Saint-Denis, et Raquel Garrido pour de gentils commentateurs people un peu envieux. Le premier dénonce « « le peopopulisme »… ou la nouvelle étape écœurante de la banalisation de l’extrême droite. Paris Match : le poids des maux, le choc des fachos. » La deuxième sonne l’alerte sur un ton alarmiste : « Quand les oligarques achètent des médias, c’est exactement pour ceci : rendre inoffensif ce qui est dangereux, rendre romantique ce qui porte la haine de l’autre. Le tout, pour protéger leur monde de lucre et d’égoïsme. C’est un rouleau compresseur qui requiert beaucoup de distance et de lucidité de la part des Français. Notre chemin vers le bureau de vote est semé d’embûches : les sondeurs, le papier glacé des magazines « people », la confusion et le bruit des réseaux sociaux.. Mais nous avons les moyens de notre liberté. Soyons en alerte. » Des réactions culottées, d’ailleurs, puisque Gabrielle Cluzel rappelle qu’eux-mêmes ont profité d’une romantisation de Paris Match …

Idylle vieille France ou romance nouvelle France ?

C’est qu’il faut bien l’avouer, même s’il s’agit d’une mise en scène, les photos font rêver avec leur esthétique à la fois classique et sobre, tout en pudeur et tenue. La description élogieuse de Paris Match est loin, elle aussi, de la déconstruction, du chaos, du culte du laid qui sert de mantra à la gauche. Et puis, surtout, « en réalité, au-delà de leurs personnes, il y a ce qu’ils incarnent », explique le magazine, « lui le surgissement, elle la mémoire longue. Lui la rupture, elle la continuité. Dans la tradition française, ces oppositions ne sont jamais absolues. Elles dialoguent, s’entrelacent, se répondent. Après tout, la monarchie, l’Empire, la République ne sont-ils pas autant de formes d’un même récit national, toujours traversé par cette tension entre héritage et conquête ? » On comprend donc sans mal l’aigreur et la panique de la gauche. Et d’autant plus, d’ailleurs, quand, sur X, un certain David Dobsky demande, innocemment : « Et si c’était ça, la nouvelle France ? »

Victoire Riquetti, dans BV

. Cancer du pancréas : sept signes d’alerte souvent ignorés qu’il faut connaître

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# webtube : Le cancer du pancréas a une particularité redoutable : il avance masqué. Silencieux dans ses débuts, il est le plus souvent détecté à un stade avancé, ce qui en fait l’un des cancers les plus meurtriers. Pourtant, quand il est diagnostiqué au tout premier stade, le taux de survie à cinq ans dépasse les 80 %. Ce taux chute à 44 % lorsque la tumeur s’est étendue localement, et s’effondre à seulement 3 % en cas de métastases à distance. Autant dire que chaque mois gagné sur la maladie peut faire toute la différence. Voici, à la lumière des témoignages de plusieurs spécialistes américains récemment publiés dans The Epoch Times, les sept signaux qu’il ne faut jamais négliger.

Un organe discret, des symptômes trompeurs

Le pancréas est un organe long et plat, logé profondément dans l’abdomen, derrière l’estomac, à proximité du foie, des voies biliaires et de l’intestin grêle. Il remplit une double mission vitale : produire les enzymes nécessaires à la digestion et sécréter des hormones comme l’insuline qui régulent la glycémie. Sa position centrale et ses fonctions multiples expliquent que le cancer qui l’attaque puisse provoquer des symptômes apparemment sans lien entre eux.

1. Une perte de poids inexpliquée

Perdre deux à cinq kilos sans raison apparente peut constituer un signal précoce, souligne le docteur Shanel Bhagwandin, directeur du centre d’excellence de la National Pancreas Foundation au Jupiter Medical Center. Cette fonte résulte de changements métaboliques déclenchés par la tumeur elle-même. Aux stades avancés, entre 70 et 80 % des patients développent une cachexie — un dépérissement sévère du tissu musculaire et graisseux — qui réduit considérablement l’efficacité des traitements. Le problème, c’est qu’au début, les patients attribuent généralement cette perte de poids au stress ou à un changement d’alimentation.

2. Un diabète qui apparaît soudainement

Le cancer peut endommager les cellules productrices d’insuline, faisant grimper la glycémie. « Chez certains patients, le diabète n’est pas un facteur de risque mais une manifestation précoce de la tumeur », explique le docteur Bhagwandin. Ce signal est trop souvent pris pour un diabète de type 2 banal, sans examen complémentaire. L’alerte devrait être particulièrement vive lorsqu’un diabète se déclare après 50 ans chez une personne qui n’y était pas prédisposée.

3. Des selles inhabituelles

« Le dysfonctionnement du pancréas entraîne une mauvaise absorption des graisses, ce qui provoque des selles grasses, flottantes et nauséabondes », précise le docteur Pablo Prichard, cofondateur du Vincere Cancer Center. Symptôme embarrassant, il est rarement évoqué spontanément par les patients en consultation — un tort, car il peut être précieux pour orienter le diagnostic.

4. Une perte d’appétit ou une satiété précoce

Se sentir rassasié après seulement quelques bouchées, ou perdre tout intérêt pour la nourriture, constitue un autre signe fréquemment banalisé. Ce symptôme apparaît lorsqu’une tumeur comprime l’estomac ou la partie supérieure de l’intestin grêle.

5. Une douleur persistante au milieu du dos ou dans le haut de l’abdomen

Décrite comme sourde ou lancinante, cette douleur commence souvent dans la partie supérieure de l’abdomen avant d’irradier vers les côtés ou le dos. Parce qu’elle ressemble à s’y méprendre à une tension musculaire ou à un problème de colonne vertébrale, elle est généralement attribuée à autre chose — surtout chez les personnes actives ou vieillissantes.

6. La jaunisse

Lorsque la tumeur se développe dans la tête du pancréas, elle peut bloquer l’écoulement de la bile et provoquer l’accumulation de bilirubine dans l’organisme. Résultat : un jaunissement de la peau et du blanc des yeux, des urines foncées et des selles décolorées. Une jaunisse légère, qui n’entraîne aucune douleur, peut passer totalement inaperçue.

7. Des caillots sanguins

Le cancer du pancréas est hautement « pro-thrombotique », c’est-à-dire qu’il favorise la formation de caillots sanguins. Une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire survenant sans raison apparente, a fortiori associée à une perte de poids ou à un inconfort abdominal, doit déclencher un examen approfondi, insiste le docteur Prichard. Ces caillots peuvent se manifester par des douleurs et des gonflements dans les jambes, voire par des troubles respiratoires graves lorsqu’ils migrent vers les poumons.

Pourquoi ces signaux passent si souvent sous les radars

« L’évolution des symptômes du cancer du pancréas peut s’étaler sur plusieurs mois, voire plusieurs années », explique le docteur Vincent Picozzi, oncologue spécialisé au Virginia Mason Medical Center. Comme ces manifestations s’installent lentement et qu’elles peuvent temporairement s’atténuer avec des antalgiques ou des antiacides vendus sans ordonnance, elles ne déclenchent que rarement l’alarme. Autre obstacle : le pancréas possède une vaste réserve fonctionnelle et peut perdre jusqu’à 90 à 95 % de sa capacité enzymatique avant que les signes deviennent vraiment évidents. Enfin, l’incidence relativement faible de ce cancer dans la population conduit médecins et patients à privilégier statistiquement d’autres diagnostics plus courants.

Le message des spécialistes est pourtant clair : face à un patient souffrant de douleurs abdominales associées à une perte de poids, à une jaunisse, à une pancréatite inexpliquée ou à un diabète soudain, le cancer du pancréas doit faire partie des hypothèses envisagées. En matière de dépistage, la vigilance reste le meilleur allié — surtout pour une maladie où chaque semaine compte.

Breizh-info.com

. Robots industriels : la France décroche, l’Asie écrase tout le monde

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#webtube : Combien de robots travaillent dans les usines françaises, comparé à nos voisins ? Et surtout, qui mène vraiment la course mondiale à l’automatisation ? Le rapport World Robotics 2025, publié le 8 avril 2026 par la Fédération internationale de robotique (IFR) à Francfort, apporte des réponses qui ne vont pas rassurer grand monde dans l’Hexagone. Décryptage.

Une mesure simple : combien de robots pour 10 000 ouvriers ?

Avant d’entrer dans les chiffres, un mot d’explication. Pour comparer équitablement un géant comme la Chine et un petit pays comme le Danemark, les experts utilisent un indicateur appelé « densité robotique » : le nombre de robots installés dans les usines, rapporté à 10 000 salariés de l’industrie. Plus ce chiffre est élevé, plus le pays est automatisé — et donc, en théorie, plus son industrie est moderne et compétitive.

La moyenne mondiale s’établit aujourd’hui à 132 robots pour 10 000 salariés. Un seuil qui permet déjà de séparer les bons élèves des cancres.

L’Europe de l’Ouest bien placée… en apparence

Première bonne nouvelle : en moyenne, l’Europe occidentale caracole en tête avec 267 robots pour 10 000 salariés, devant l’Amérique du Nord (204) et l’Asie (131). Huit pays européens figurent dans le top 20 mondial : l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Italie, la Belgique-Luxembourg, la France et l’Espagne.

Mais attention, cette moyenne flatteuse masque de grosses disparités. L’Allemagne, championne européenne, compte 449 robots pour 10 000 salariés et se classe 3ᵉ mondiale. Elle est suivie par la Suède (377), le Danemark (329), la petite Slovénie (315) — oui, la Slovénie fait mieux que la plupart des grands pays — et la Suisse (294).

Et la France dans tout ça ?

C’est là que le bât blesse. La France figure certes dans le top 20 mondial, mais loin derrière ses voisins allemands, suisses, néerlandais, autrichiens, italiens et même belges. Dans un pays qui se rêve puissance industrielle, qui parle à longueur de discours de « réindustrialisation » et de « souveraineté économique », le constat est rude : nos usines s’automatisent moins vite que celles des voisins.

Pourquoi est-ce important ? Parce que chaque robot installé, c’est une chaîne de production qui reste en Europe au lieu de filer en Chine ou au Vietnam. C’est un emploi qualifié préservé, un savoir-faire maintenu, une usine qui ne ferme pas. À l’inverse, moins de robots, c’est souvent moins de compétitivité — et à terme, des délocalisations.

Les vrais champions sont asiatiques

Si l’on regarde non plus les moyennes régionales mais les pays un par un, la hiérarchie change radicalement. En tête du classement mondial, et très loin devant tout le monde, trône la Corée du Sud avec 1 220 robots pour 10 000 salariés. C’est près de trois fois la densité allemande. Portée par ses géants de l’électronique (Samsung, LG) et son industrie automobile, la Corée robotise ses usines à un rythme de 7 % par an depuis 2019.

Derrière, on trouve Singapour (818 robots), un cas un peu particulier puisqu’il s’agit d’une cité-État avec peu d’ouvriers, mais dont la progression est spectaculaire (+13 % par an). Puis l’Allemagne (449), le Japon (446), qui reste le premier fabricant mondial de robots, la Suède, le Danemark, la Slovénie, les États-Unis (307), Taïwan (302) et la Suisse pour clore le top 10.

Autrement dit : quatre des dix pays les plus robotisés de la planète sont asiatiques, autant que toute l’Europe réunie. La moyenne asiatique basse s’explique simplement par les nombreux pays encore peu industrialisés du continent — mais là où la robotisation compte vraiment, les Asiatiques dominent sans partage.

Le cas chinois : un rouleau compresseur

La Chine, elle, mérite un paragraphe à part. Avec « seulement » 166 robots pour 10 000 salariés, elle n’arrive qu’à la 22ᵉ place mondiale — logique vu son immense population ouvrière. Mais en chiffres absolus, Pékin écrase littéralement la concurrence :

  • Environ 2 millions de robots installés dans ses usines, soit 4,5 fois plus que le Japon, pourtant deuxième mondial.
  • 54 % de tous les robots installés dans le monde en 2024 l’ont été en Chine, soit 295 000 unités sur une seule année.
  • Une progression de +17 % sur un an pour la densité robotique chinoise, la plus rapide du monde.

En clair : la Chine équipe ses usines à un rythme tel qu’elle devient, année après année, de plus en plus incontournable dans la production mondiale.

Et l’Amérique du Nord ?

Les États-Unis progressent (+4 %) et occupent la 8ᵉ place mondiale avec 307 robots pour 10 000 salariés. Le Canada suit avec 241 unités. Le Mexique, qui sert de base d’assemblage bon marché à l’industrie américaine, reste très en retard avec 62 robots seulement.

Ce que cela signifie pour la France

Au fond, ce rapport raconte une histoire simple : le monde industriel se scinde en deux. D’un côté, les pays qui investissent massivement dans l’automatisation — Corée, Japon, Allemagne, Chine — et préparent leur industrie aux défis des vingt prochaines années. De l’autre, ceux qui prennent du retard, voient leurs usines fermer, et se réfugient dans les discours.

La France possède pourtant de sérieux atouts : des écoles d’ingénieurs reconnues, un tissu de PME mécaniques encore vivant, une recherche publique de qualité. Mais sans un choc fiscal, énergétique et réglementaire en faveur de l’investissement productif, le prochain classement de l’IFR en 2030 risque d’être encore plus douloureux que celui-ci. À force de regarder passer les trains, on finit par ne plus savoir construire les rails.


Source : World Robotics 2025 Report, Fédération internationale de robotique (IFR), communiqué du 8 avril 2026, Francfort-sur-le-Main.

Breizh-info

. Cuba au plus bas

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Après soixante‑sept ans de régime castriste, Cuba tente de survivre dans la misère et la désolation. Après soixante‑sept ans de régime castriste, le constat est sans appel : pauvreté ou misère généralisée, répression constante et libertés publiques inexistantes, exode massif. Une situation déjà dramatique, mais qui s’est aggravée depuis janvier 2026.

L’interdiction totale imposée par Donald Trump sur les livraisons de pétrole à destination de l’île a frappé de plein fouet ses dix millions d’habitants. Un seul pétrolier russe a réussi à accoster ; insuffisant pour empêcher l’économie de s’effondrer. Le pays tourne au ralenti, ou plutôt ne tourne plus du tout. Les employés de l’État ont été sommés de rester chez eux. À La Havane (deux millions d’habitants), la circulation ressemble désormais à celle d’une bourgade française de dix mille âmes.

Quelques industries d’État reçoivent encore un peu de carburant, puisé sur les réserves, en partie siphonné et revendu au marché noir, seul moyen pour la population d’en obtenir. Le litre d’essence coûte désormais 10 euros !

Disette et système de santé en ruine

Le système national de rationnement – la libretta -, déjà moribond, s’est écroulé. Les bodegas (magasins de l’État) sont vides. L’ancienne fierté du régime – son système de santé – n’est plus qu’un souvenir : pharmacies désertes, hôpitaux sans seringues, sans compresses, sans médicaments. Les rares traitements s’achètent cher dans la rue, faute de pharmacies privées, toujours interdites. Des épidémies apparaissent.

Privée de carburant, la collecte des ordures a cessé depuis des mois. Les déchets s’entassent au coin des rues. Chaque matin, de pauvres hères fouillent les poubelles pour trouver de quoi manger ou revendre quelques objets. On a vu des hommes récupérer à mains nues des pâtes dans un sac‑poubelle, les verser dans une boîte de conserve vide et les avaler sur place : une triste scène qui illustre la disette qui ravage l’île.

Apagones et pénuries d’eau

Ce que tous les Cubains redoutent, ce sont les apagones : des coupures d’électricité pouvant durer vingt heures sur vingt‑quatre dans les provinces. Par deux fois, déjà, le système a sauté avec des black-out à l’échelle du pays. Impossible de conserver la moindre nourriture, de faire fonctionner un réfrigérateur ou même un ventilateur dans une chaleur tropicale. Dans de nombreux quartiers de la capitale, l’eau ne coule plus depuis des semaines, faute d’électricité pour alimenter les pompes. Les habitants doivent acheter l’eau — une première, à Cuba — et monter des jerricans à pied dans les immeubles. Quand elle arrive, l’eau du robinet n’est de toute façon pas considérée comme potable.

Salaires dérisoires

Comment un pays peut‑il survivre sans carburant, sans industrie et sans agriculture, sauf de subsistance? Chacun tente de s’en sortir avec un petit travail informel qui rapporte quelques cents – cents, pas euros – par jour. Le salaire moyen varie entre trois et trente euros par mois au taux parallèle qui détermine le prix de la plupart des biens. Un jeune médecin ne gagne même pas un euro quotidien ! Dès qu’ils ont terminé leur travail au service de l’État après leurs études, de nombreux spécialistes — médecins, ingénieurs — quittent leur profession pour devenir serveurs ou petits commerçants.

Touristes volatilisés

Hôtels et locations chez l’habitant sont désespérément vides. Le tourisme, dernière source de devises du pays, s’est volatilisé. Deux compagnies européennes, seulement, desservent encore l’île à partir de l’Europe. Air France vient d’abandonner sa liaison quotidienne, faute de kérosène au retour et de passagers. Les rares visiteurs qui s’aventurent dans la Vieille Havane sont assaillis de sollicitations incessantes.

La grande majorité des Cubains accusent ouvertement leur gouvernement de cette situation. Ils souhaitent un changement profond pour sortir de cette misère sans horizon. Pour beaucoup, la seule issue reste l’exil : depuis les manifestations de 2021, les restrictions à l’émigration ont disparu, entre un et deux millions de personnes ont quitté l’île — souvent les plus qualifiées, les plus débrouillardes.

État policier

Signe de mécontentement, il y a bien quelques concerts de casseroles, la nuit, parfois un slogan hostile peint sur un mur avant d’être rapidement effacé. Mais la population n’a pas oublié la répression des manifestations de 2021 et vit dans la peur. Les critiques ne s’expriment qu’au sein d’un cercle familial restreint, la dénonciation restant une menace permanente. Pour l’instant, l’État policier tient. La pratique religieuse, en pleine expansion dans un des deux derniers pays communistes au monde (avec la Corée du Nord), constitue un refuge spirituel et le seul espace public de liberté. D’émouvantes processions de rue se sont déroulées, le Vendredi saint, un peu partout dans le pays, et le dimanche de Pâques, la cathédrale de La Havane était pleine pour la messe de la Résurrection.

Espoir Trump déçu

Après l’enlèvement du président Maduro au Venezuela, beaucoup ont espéré une intervention américaine. Avec la guerre en Iran et le temps qui passe, cet espoir s’est dissipé. Cuba est à bout de souffle. Une Cubaine résume le sentiment général : « Je veux vivre dans un pays où on n’a pas faim et où il y a de l’électricité. » Un peuple entier lutte pour survivre, jour après jour. Jusqu’à quand ?

Alexandre Dessouroux, dans BV

. Racisme : les Blancs de plus en plus touchés et ostracisés

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Une étude révèle une hausse des agressions visant les Blancs, qui adaptent désormais leurs habitudes par crainte. C’est bien connu, le racisme anti-Blanc n’existe pas. À au moins trois reprises, la Justice a reconnu le caractère raciste des injures et des agressions lorsque les mots « sale Blanc » étaient prononcés et en a condamné les auteurs, mais pour certains, c’est encore une vue de l’esprit ou, dans le meilleur des cas, un mal marginal. La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et l’IFOP viennent de leur donner tort.

Dans une étude publiée le mercredi 8 avril, l’association et l’institut d’opinion publique se penchent sur « les violences et les discriminations à caractère raciste en France ». Un premier constat est fait sur l’ensemble de la population : « 46 % des Français ont déjà été victimes d’agressions et/ou de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie. » La publication s’intéresse ensuite aux victimes elles-mêmes, en fonction de leur couleur de peau. Surprise (ou pas), les Blancs sont concernés, et pas qu’un peu. Ce sondage, réalisé sur un échantillon de 14.000 personnes, indique que 32 % des Blancs ont été victimes d’une « forme d’agression raciste au cours des douze derniers mois ». Il y a dix ans, ils étaient 15 %.

Chiffres en hausse

Cette hausse est significative. Elle n’est pas sans conséquence. Dans son chapitre « L’impact du racisme sur la vie des victimes », l’étude rapporte que plus d’une victime blanche sur deux (52 %) adopte une stratégie d’évitement et, plus précisément, que 43 % d’entre elles « évitent de fréquenter certaines rues ou certaines zones ». C’est quatre points de plus que pour l’ensemble des victimes et largement au-dessus des résultats des autres catégories de personnes (Noirs : 34 % ; Arabes : 36 % ; Est-Asiatiques : 37 % ; Métis : 29 %).

Les chiffres ne mentent pas. Le racisme anti-Blanc est une réalité française. Il faut l’avouer : pour qui ne nie pas l’évidence, ce n’est pas la révélation de l’année. Cette étude n’est qu’une confirmation, la reconnaissance d’un phénomène qui a cours dans un certain nombre d’endroits et de milieux.

À ce sujet — Football : Lucas Chevalier traité de « sale gwer » après un « j’aime » pro-RN

Dans le sport, notamment, les exemples sont nombreux. Emmanuel Petit, champion du monde de football en 1998, a dénoncé le problème dans sa discipline, il y a près de deux ans. Depuis, des joueurs professionnels comme Lucas Chevalier et Hugo Lloris ont été traités de « sale gwer » et de « sale Blanc ».

Dans les médias, ces deux expressions sont aussi employées sans que cela ne fasse scandale. Jean-Michel Aphatie prétend même qu’il s’agit de simples insultes sans caractère raciste.

Liberté en baisse

Dans les salles obscures et de spectacle, aussi, le racisme anti-Blanc est autorisé. Pour rappel, Virginie Efira a été choisie pour incarner Gisèle Halimi sur grand écran, et cela n’a guère plu. Nombre d’internautes l’ont jugée trop blanche pour le rôle et ont crié au whitewashing. De son côté, sur les planches, Mustapha El Atrassi se plaît à dire que « les gwers, ils puent du c*l ! » Il y a les mots, il y a aussi les actes : les discriminations à l’embauche, les agressions.

Des faits qui, comme le suggère le sondage, font que les Blancs ne sont plus totalement libres de leurs mouvements. Ils évitent certaines rues, ils retirent leurs enfants des clubs de football parce que personne ne leur fait la passe, ils quittent leurs logements car leurs voisins leur font comprendre qu’ils ne sont pas à leur place, ils ferment leurs commerces, ils ne prennent plus les transports en commun…

Le vivre ensemble ne fonctionne pas. Au contraire, plus les années passent, plus l’entre-soi se développe. Les personnes vivant sur le sol de France, quelles qu’elles soient, se mélangent de moins en moins. Certes, ce phénomène n’est pas institutionnel comme ce fut le cas en Afrique du Sud entre 1948 et 1991, mais cette séparation, cette ségrégation induite non pas par la loi mais par les attaques du quotidien, a des airs d’apartheid.

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Anne Sicard veut interdire le voile dans les conseils municipaux

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#webtube : « L’étape suivante c’est un maire voilé », s’alarme un cadre RN. La République française et ses élues voilées. Voici la problématique à laquelle la députée Anne Sicard a décidé de s’attaquer. Car avec les victoires de La France insoumise dans plusieurs villes et l’élection de plusieurs centaines de conseillers municipaux dans la France entière, la question du voile a fait son entrée fracassante dans les mairies.

N’admettant pas la soumission, la députée Identité-Libertés a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire « aux élus locaux le port de signes religieux ostensibles lorsqu’ils représentent la collectivité ou pendant les réunions des conseils ». En conférence de presse le 8 avril, cette proche de Marion Maréchal a présenté son texte : « L’entrisme islamiste a obtenu sa première victoire en réussissant à pénétrer dans les conseils municipaux de nos mairies, sans même que cela ne provoque un émoi national. » « Jusqu’à quand allons-nous laisser faire sans réagir ? », s’est émue la députée du Val-d’Oise, qui a lancé une pétition pour soutenir son initiative,

Parce qu’en effet, il y a urgence. Sur ce sujet, le phénomène progresse à la vitesse de la marée qui, chaque jour, encercle le mont Saint-Michel. Comme le rappelle Anne Sicard, lors des élections régionales de 2010 en PACA, le NPA d’Oliver Besancenot présentait une candidate portant le foulard islamique. Une violente polémique éclatait à gauche alors que de nombreux ténors dénonçaient une atteinte à la laïcité. Jean-Luc Mélenchon n’avait alors pas de mots assez durs pour exprimer son désaccord, sur ce qui relevait, selon lui, d’une « attitude immature et un peu racoleuse »« Qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate ? »

À ce sujet — Chalon-sur-Saône : cette élue LFI qui voulait venir voilée au conseil municipal

« L’étape suivante, c’est un maire voilé »

Seize ans plus tard, à l’occasion des élections municipales, La France insoumise fait entrer de nombreux voiles dans les conseils municipaux. À Meaux, le 21 mars, Cathy Deharbe participait, voilée, au premier conseil de la ville. Le maire LR, Jean-François Copé, n’a pas bronché, estimant, le 8 avril, sur RTL, qu’« interdire aujourd’hui le voile est une illusion, parce que c’est trop tard. Il fallait le faire il y a 25 ans. » Une position qui n’est pas nouvelle, puisque l’élu déclarait déjà, il y a an, sur la question du port du voile : « Ce débat n’est plus possible aujourd’hui au regard du nombre de femmes qui le portent et qui n’en font pas un élément de militantisme. » À La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ville remportée par le député insoumis Aly Diouara, la 9e adjointe au maire, Amina Abal, arbore le voile. « La question se pose de savoir si elle célébrera les mariages civils ou participera à des commémorations officielles en portant le voile islamique », souligne Anne Sicard. « L’étape suivante, c’est un maire voilé », s’alarme un cadre RN, auprès de BV. L’exemple de Chalon-sur-Saône démontre qu’il n’y a pas de fatalité. Alors qu’au lendemain de leur élection, deux élus LFI (dont l’une porte le voile) contestait devant la Justice l’arrêté du maire Gilles Platret interdisant les « signes religieux ostensibles » au conseil municipal, le tribunal de Dijon se prononçait en défaveur du recours.

« C’est un moyen de mettre les LR au pied du mur »

« Notre stratégie, c’est la politique des petits pas, commente l’entourage d’Anne Sicard auprès de BVc’est un test grandeur nature de notre capacité à refuser le prosélytisme islamiste. L’objectif est de s’attaquer à l’islam politique. » Le texte, qui a déjà obtenu une cinquantaine de cosignatures venant du RN et de l’UDR, fera-t-il consensus auprès des députés LR ? « C’est un moyen de leur mettre la pression, de les mettre au pied du mur, confie à BV un cadre du parti mariniste. Il faut désormais qu’ils passent de la parole aux actes. » Les propos très offensifs de Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou encore David Lisnard sont sans équivoque, sur le sujet. « Chaque voile à l’université, […],chaque burkini sur nos plages, chaque refus de mixité dans nos piscines, chaque prière de rue est un étendard politique, souvent un pion avancé par les islamistes sur l’échiquier de notre espace public, et toujours un renoncement de la République française », déclarait le maire de Cannes, président de l’Association des maires de France, dans une tribune en décembre.

Ce 9 avril, Marion Maréchal appelait, sur Sud Radio, tous les élus Républicains à rejoindre cette initiative parlementaire « pour éviter que notre inaction d’aujourd’hui n’ouvre la voie, demain, à l’application de la charia ».

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. La chanson du jour, K. – Cigarettes After Sex

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#webtube : Parfois, une chanson capture exactement cette sensation de flou, entre le souvenir et le présent. La voix de Greg Gonzalez, cette guitare réverbérée… c’est une plongée immédiate dans une mélancolie douce.

#webtube : Sometimes, a song perfectly captures that feeling of blurriness, between memory and the present. Greg Gonzalez’s voice, that reverberating guitar… it’s an immediate plunge into gentle melancholy.

Source : Youtube

. C’est un missile sol-air portable russe qui a abattu le F-15 américain

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#webtube : Ceux qui se souviennent de la guerre menée par les Soviétiques en Afghanistan de 1979 à 1989 savent combien les missiles Stinger fournis par la CIA aux moudjahidines afghans ont été d’une redoutable efficacité contre les avions et hélicoptères russes. En dix ans de guerre, les Soviétiques ont perdu 118 avions et 330 hélicoptères au minimum. Les Stingers, arrivés seulement en 1986, ont privé les Russes de leur suprématie aérienne, illustrant une fois de plus la capacité de résistance du faible face au fort dans une guerre asymétrique.

C’est donc un missile sol-air Verba, l’équivalent russe du Stinger américain, qui a abattu l’équipage du F-15, dont le sauvetage à haut risque a fait la Une des médias.

Voici les caractéristiques du 9K333 Verba, missile portable de 4e génération. Code Otan « SA-29 Gizmo » (Wikipedia)

9K333 Verba
Présentation
Type de missilemissile sol-air portable à très courte portée
ConstructeurKB Mashinostroyeniya
DéploiementDepuis 2014
Caractéristiques
MoteursMoteur fusée à combustible solide (poudre)
Masse au lancement17,25 kg (système complet)
Diamètre72 mm
Vitesse400 m/s
Portée6 km
Altitude de croisière3 500 m
Charge utileOgive de 1,5 kg
Guidagechercheur optique à trois canaux (ultraviolet, proche infrarouge, moyen infrarouge)
Détonationimpact ou fusée de proximité
Plateforme de lancementfantassin, trépied, véhicule, hélicoptère, navire

Selon certains « spécialistes » occidentaux, le missile Verba serait peu efficace face aux contre-mesures dont sont dotés les appareils américains les plus modernes. Personnellement, je n’adhère pas à ce genre d’optimisme affiché avant de connaitre le taux de réussite d’un armement en combat réel. Ce qui est certain, c’est que les unités russes qui en sont équipées et qui l’utilisent en Ukraine en sont satisfaites.

« Doté d’un chercheur optique multispectral à trois capteurs – ultraviolet, proche infrarouge et infrarouge moyen – permettant une vérification croisée des capteurs les uns par rapport aux autres afin de mieux distinguer les cibles et les leurres pertinents et de réduire les risques de perturbation par les contre-mesures, y compris les lasers qui tentent d’aveugler les missiles, ce missile de courte portée semble difficile à contrer. »

Selon son constructeur, ce missile peut cibler des avions, des hélicoptères, des drones et des missiles de croisière. Il peut de plus être lancé depuis une plateforme terrestre, un navire ou un avion.

Les Iraniens en avaient commandé quelques centaines aux Russes bien avant les hostilités. La destruction du F-15 montre donc que ni Israël, ni les États-Unis n’ont la suprématie aérienne à basse altitude. 

Un missile à 200 000 dollars peut détruire un avion de combat qui en vaut plus de 100 millions. Trump veut porter le budget défense des États-Unis à 1500 milliards de dollars, soit 30 fois celui de la France, mais il se pourrait que très bientôt, avec l’IA, des drones navals ou aériens intelligents, ainsi que des missiles imparables, renvoient les avions et les navires au rang de pièces de musées. L’éternel combat entre le glaive et le bouclier se poursuit.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque