. ENERGIE : La moyenne mobile à 7 ans a cassé, On vous explique tout! Par Charles et Emmanuelle Gave

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#webtube : On entend souvent parler de volatilité sur le prix du baril ou du gaz, mais pour voir la tendance de fond, il faut prendre de la hauteur. En finance, la moyenne mobile à sept ans est un indicateur de cycle long très respecté. Aujourd’hui, cette ligne de défense a cassé. Pour comprendre les mécanismes derrière ce signal et ce que nous réserve l’avenir énergétique, nous retrouvons Charles et Emmanuelle Gave pour une analyse complète. L’Economie expliquée par mon père, Charles Gave et Emmanuelle Gave

05:07 La moyenne mobile a cassé, explications 07:29 Cours de change du Yen contre l’Euro 12:00 Quelles vont être les ramifications pour les Français? 13:44 Hausse des prix de l’alimentaire. 21:00 Hausse des taux et baisse de l’or.

Source : Youtube – Institut des Libertés-Charles Gave

Une autre vidéo avec Charles Gave pour aller plus loin sur ce thème :

Source : Youtube – Tocsin

. Maires agressés: la fin douloureuse de l’ancien monde

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#webtube : Pour les maires sortants de Creil, du Blanc-Mesnil, à Mantes-la-Jolie ou de Vaulx en Velin, la soirée électorale du deuxième tour des municipales a été agitée et éprouvante. Au-delà de la défaite, ces maires ont dû subir insultes, bousculades et intimidations. Alors, de quoi ces violences sont-elles le nom ? l’annonce d’une future guerre civile en France ?

Au soir du deuxième tour des élections municipales, les scènes de violence se sont multipliées. À Creil, l’ex-maire PS Jean-Claude Villemain est filmé par une femme et apostrophé jusqu’à sa voiture. À Vaulx-en-Velin, on est monté d’un cran. Dans une vidéo TikTok, l’ancienne maire socialiste Hélène Geoffroy est violemment prise à partie par plusieurs individus. « Allez, sors de-là ! Arrache ta mère ! Tu nous as trop fait la misère ! », peut-on entendre. Même ambiance à Mantes-la-Jolie. Alors qu’il vient d’être battu au second tour par le nouveau maire Adama Gaye (divers gauche), le LR Raphaël Cognet traverse une foule hostile sous la bronca et les lazzis. Tout le monde a bien compris que nous étions en train de vivre un moment politique historique. Comme disait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître, et dans ce clair obscur surgissent des monstres ». Alors nous y voilà : nous sommes au temps des « monstres ».

De la ceinture rouge aux narco-califats

Faisons les comptes : dans les quartiers dits « populaires », les candidats insoumis l’ont emporté contre toutes les nuances de la gauche « molle ». À Saint-Denis, la gauche bobo-urbaine est battue ; à Vénissieux, ce sont les vieux communistes qui en font les frais ; à Creil, la gauche sociale-démocrate est balayée par la jeunesse radicalisée.

Lors de cette soirée, deux symboles ont démontré qu’une transformation irréversible de la gauche était en train de se produire sous nos yeux. Tout d’abord, à Vénissieux, une vidéo nous montra l’Internationale entonnée par les soutiens de la candidate PCF Michèle Picard, après sa défaite contre le candidat insoumis Idir Boumertit. Ainsi la vieille garde communiste passait le flambeau à la jeunesse radicale de la France insoumise. Deuxième symbole, la mort, le même soir, de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Avec l’affaire du voile de Creil, il incarne à jamais l’invention du « pas-de-vague » – qui fit temps de mal à la gauche de gouvernement. En 1989, il déclarait à des journalistes : « Et qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse que la France s’islamise ? ».

L’évolution en cours de ces territoires est un avertissement pour la gauche. Prenons le cas des « banlieues rouge », du nom de ces villes communistes qui entouraient Paris. Alors à son apogée dans les années 1960, cette « ceinture rouge » a connu des mutations avec la désindustrialisation et l’arrivée en masse d’immigrés extra-européens, lors des années 1970-1980. Ensuite, avec le déclin de la classe ouvrière, le PCF perdit en puissance au détriment du PS. Jusqu’aux années 2010, l’islamisation de ces territoires, l’explosion de l’insécurité et la réouverture des vannes de l’immigration poussent les habitants historiques à fuir ces territoires. Pendant un temps, l’UMP et le PS se maintiennent grâce à un clientélisme religieux, social et associatif.

Les élections d’hier nous ont appris une chose : ce temps est révolu. Nous vivons aujourd’hui une révolution qui en appelle déjà une autre. Les représentants blancs et historiques des partis de « gouvernement » (LR, PCF et PS) sont poussés à la sortie par la stratégie FI, fondée sur des listes qui revendiquent le vote « des origines », le vote communautaire, pour ne pas dire ethnique, (« Il faut des élus qui ressemblent aux populations locales ») et religieux (symbolique palestinienne et diverses promesses communautaires). Les années à venir nous diront si ce pouvoir communal inédit va encore se consolider et se développer.

La triple bascule

Cette nuit de violences en marge des élections est le symptôme d’une triple bascule : civilisationnelle, générationnelle et démographique. Voilà le destin tragique qui attend les vieux caciques blancs socialistes et communistes : le remplacement et les humiliations. Ceux qui ont vanté pendant des années l’immigration – et qui l’ont même encouragée – sont rejetés vertement par ceux qu’ils ont protégés.

Comme nous venons de le voir, nous avons désormais des banlieues arrachées des mains de leurs anciens « propriétaires » pour devenir des enclaves directement administrés par des « locaux ». Ces scènes nous ont démontré que nous étions dans l’époque de la confrontation physique et de la prise de territoires qu’expérimentent déjà les forces de l’ordre.

Nous le savons, la France s’archipélise de scrutin en scrutin, de génération en génération. En continuant de vivre toujours plus en vase clos, les Métropoles et les grandes villes votent à gauche et voient avec des yeux de Chimène ces nouveaux « damnés de la terre » que seraient les populations issues de l’immigration. En face des deux premiers, la France des campagnes, des petits bourgs et des innombrables villes moyennes de la France périphérique votent RN. Dans ces territoires, les électeurs aspirent à vivre dans un pays moins dangereux, avec une immigration drastiquement réduite et une politique de préférence nationale (aides sociales et services publics) pour les Français. Trois France qui ne se parlent plus et qui se regardent en chien de faïence, et qui, demain, se feront sans doute face à face.

Pourtant, de nombreux indices nous indiquaient la voie dangereuse que nous étions en train de suivre. En 1992, Guy Sorman écrit un livre au titre provocateur « En attendant les barbares ». Construit sous forme d’enquête, l’essayiste nous mène de Paris à Washington, d’Amsterdam à Berlin, de Liverpool à Los Angeles, partout où les « nouveaux barbares » affrontent les États bourgeois, blancs et occidentaux. Déjà à l’époque, le constat est terrible : aucun modèle en Occident ne permet d’intégrer parfaitement l’immigration. Pire, l’auteur voit déjà les soulèvements, la communautarisation et les sécessions à venir. Aux Pays Bas, la politique fondée sur la tolérance et le multiculturalisme conduit à une impasse. Outre-manche, la Grande-Bretagne ressemble de plus en plus à une collection de communautés concurrentes, tandis qu’aux États-Unis le melting-pot n’est plus une fusion des individus mais un alliage d’ethnies.

Longtemps nous avons pensé que le modèle laïc français nous préserverait des logiques multiculturalistes du modèle anglo-saxon. Or, avec les flux migratoires et l’abandon de toute ambition d’assimilation, chacun se rend compte que le fameux « vivre-ensemble » ne fonctionne plus. Pire, nous entrons dans l’ère des réflexes communautaires. Dans un article récent publié dans la revue Military Strategy Magazine, David Betz a évoqué les prémisses d’une guerre civile en Angleterre. Dans ce texte, les parallèles avec notre pays sont frappants. Dans le numéro 217 de la revue Éléments, le professeur d’histoire militaire au King’s College de Londres décrit à notre collaborateur Daoud Boughezala  «  ce contexte dans lequel les individus ne s’opposent plus sur des questions idéologiques comme l’avortement ou la peine de mort, mais adoptent les positions de leur tribu ». Autrement dit, « la position dominante de son groupe ethnique, religieux ou identitaire prime l’opinion personnelle de chacun ».

Betz revient alors sur l’émergence des partis communautaires, au Royaume-Uni. « A la chambre des Communes, rappelle-t-il, cinq députés musulmans indépendants se présentent comme les représentants d’une identité religieuse ou ethnique plutôt que comme les élus de leur circonscription ». En France, nous en sommes pas encore à ce point. Mais les évènements que nous avons connu nous obligent à la plus grande prudence concernant l’avenir. Nous sommes prévenus.

Rodolphe Cart, Revue Eléments

. Licornes 2026 : l’intelligence artificielle et le spatial pulvérisent les records de valorisation

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#webtube : En 2013, la capital-risqueuse américaine Aileen Lee inventait le terme de « licorne » pour désigner ces start-up privées valorisées à plus d’un milliard de dollars, si rares à l’époque qu’elles en paraissaient mythiques. Treize ans plus tard, le paysage a radicalement changé : on en dénombre désormais 1 705 à travers le monde, selon une analyse publiée début avril 2026 à partir des données de Crunchbase, PitchBook et TechCrunch.

Les États-Unis écrasent la concurrence

Sans surprise, les États-Unis dominent largement ce classement avec 880 licornes, soit plus de la moitié du total mondial. Le pays héberge également les pépites les plus valorisées de la planète : SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, est devenue la première société privée de l’histoire à franchir le cap des 1 000 milliards de dollars, atteignant 1 250 milliards après sa fusion avec xAI, en attendant une introduction en bourse annoncée comme historique. Suivent OpenAI (840 milliards), Anthropic (380 milliards), Stripe (159 milliards), Databricks (134 milliards) et Waymo (126 milliards).

La Chine arrive en deuxième position avec 287 licornes, portée par son immense marché intérieur. Le géant ByteDance, maison-mère de TikTok et Douyin, est valorisé à 480 milliards de dollars, tandis qu’Ant Group, l’affilié financier d’Alibaba, atteint 150 milliards. L’Inde compte 85 licornes, avec en tête Reliance Retail (101 milliards) et Reliance Jio (58 milliards).

L’Europe à la traîne, le Royaume-Uni en tête

Le Vieux Continent fait pâle figure face aux mastodontes américains et asiatiques. Le Royaume-Uni reste la première puissance européenne en la matière avec 69 licornes, principalement dans le secteur financier : la fintech Revolut (75 milliards) et la plateforme de paiement Checkout.com (40 milliards) en sont les fers de lance. L’Amérique latine, elle, totalise une trentaine de licornes, dont une vingtaine au Brésil.

L’IA, reine incontestée des nouvelles licornes

Sur les 47 entreprises ayant atteint le statut de licorne depuis le début de l’année 2026, 12 évoluent dans l’intelligence artificielle, soit 25,5 % du total. Ces sociétés se concentrent sur les infrastructures et les outils spécialisés bâtis autour des grands modèles de langage. La HealthTech arrive en deuxième position avec 6 nouvelles licornes (12,8 %), suivie du cloud et des infrastructures (4 entreprises). Les semi-conducteurs, la cybersécurité, les cryptomonnaies et le SpaceTech comptent chacun trois nouvelles licornes.

La nouvelle licorne la plus valorisée de l’année est l’américaine humans&, une jeune pousse spécialisée dans l’IA, qui a atteint 4,5 milliards de dollars début 2026 grâce au soutien de NVIDIA, GV (ex-Google Ventures) et Emerson Collective. Elle est talonnée par Ricursive Intelligence, fondée par d’anciens chercheurs de Google DeepMind et valorisée à 4 milliards après une levée de fonds de 300 millions menée par Lightspeed Venture Partners.

Robotique, défense et espace montent en puissance

D’autres secteurs émergent fortement. Bedrock Robotics (1,8 milliard) illustre l’engouement pour l’automatisation industrielle. Au Royaume-Uni, Roark, également valorisée à 1,8 milliard, témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies de défense et de sécurité, dans un contexte où gouvernements et fonds privés font de la souveraineté technologique une priorité. Varda Space Industries (1,6 milliard) développe quant à elle des engins spatiaux capables de fabriquer des matériaux de haute valeur en orbite avant de les rapatrier sur Terre.

Cette concentration extrême des richesses technologiques entre quelques mains américaines et chinoises pose une question stratégique pour l’Europe et la France : sans champions comparables, le Vieux Continent risque de devenir un simple consommateur de technologies conçues ailleurs, avec toutes les conséquences économiques et politiques que cela implique.

Breizh-info.com

. Sainte-Anne-d’Auray profanée la nuit de Pâques : l’offensive antifa contre le cœur spirituel de la Bretagne

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#webtube : Choisir la nuit de Pâques, le moment le plus sacré du calendrier chrétien, pour s’attaquer au plus important sanctuaire breton : le symbole est lourd, et il n’a rien d’un hasard. Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril 2026, Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu de pèlerinage du Morbihan, s’est réveillée couverte de dizaines de tracts, d’affiches et de tags. Une opération concertée, revendiquée quelques heures plus tard par deux collectifs d’extrême gauche : le Gwened Antifa Crew – déjà auteur de nombreuses actions de délation, de menaces, et de diffamation en toute impunité depuis des années, bien que ses leaders soient identifiés – et l’Action antifasciste du Pays d’Auray.

Une quinzaine de lieux ciblés dans toute la commune

Les militants n’ont pas fait dans la demi-mesure. Arrêts de bus, mairie, armoires électriques, panneaux d’affichage, école, collège-lycée, et jusqu’à l’intérieur même du sanctuaire, notamment la Scala Sancta : une quinzaine de lieux ont été recouverts de slogans provocateurs. On pouvait y lire « Tremblez curés, les sorcières sont de retour », « Dieu te voit » ou encore « Aime ton prochain mais range tes mains ». Des tags évoquant des viols ont également été inscrits sur un bâtiment privé de la rue Allanic, dont le propriétaire Sébastien a manifesté sa stupeur : la cible est évidente, mais le message n’a strictement aucun lien avec la situation réelle.

Les équipes du sanctuaire et les agents municipaux ont découvert les dégâts vers 8 h 30 dimanche matin, et se sont immédiatement mobilisés pour tout nettoyer avant les offices pascals. À 9 h 30, il ne restait quasiment plus rien de visible pour les pèlerins. La gendarmerie, alertée sans délai, a ouvert une enquête. La mairie ainsi que l’association propriétaire du sanctuaire ont annoncé leur intention de porter plainte pour dégradations.

Un prétexte opportuniste : l’affaire du recteur

Pour justifier leur opération, les deux collectifs s’appuient sur une affaire en cours : la mise en retrait, au mois de mars dernier, de Gwénaël Maurey, recteur de la basilique, après le dépôt d’une plainte pour harcèlement sexuel émanant d’un proche collaborateur. Le prêtre conteste formellement les accusations et évoque une calomnie, tandis que le diocèse a choisi de le suspendre temporairement le temps que la justice fasse son travail.

Mais pour les militants antifa, cette procédure ordinaire ne suffit manifestement pas. Ils s’érigent en justiciers autoproclamés, transformant un simple soupçon en verdict définitif et instrumentalisant l’affaire pour lancer une charge idéologique plus vaste contre l’institution catholique dans son ensemble, au nom de la lutte contre ce qu’ils appellent la « culture du viol et du déni dans l’Église ». Leurs revendications s’étendent d’ailleurs bien au-delà de l’affaire Maurey : suppression du financement public des écoles catholiques, séparation totale de l’Église et de l’État, « surveillance » des prêtres. Un programme politique, donc, qui n’a plus grand-chose à voir avec la défense des victimes.

Politique

« On respecte les croyants » : la ficelle est un peu grosse

Interrogé par la presse, un membre du collectif a cru bon d’affirmer : « On ne veut pas s’aliéner les personnes croyantes, on les respecte. » La déclaration a de quoi faire sourire — ou grincer des dents. Car choisir délibérément la nuit de Pâques, planifier une action pour qu’elle soit visible dès le matin de la plus grande fête du christianisme, cibler un sanctuaire marial qui rassemble chaque année des centaines de milliers de pèlerins bretons : tout cela relève précisément du contraire du respect. C’est une profanation symbolique soigneusement mise en scène, destinée à humilier publiquement une communauté au moment où elle célèbre le cœur même de sa foi.

Les habitants ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Une Saintannoise dénonce un « lynchage public » et rappelle qu’« il y a une enquête et nous devons respecter son temps ». Une autre parle d’« horreur » en découvrant tous ces messages de haine. Un riverain non croyant juge l’action « lamentable ». Bruno Belliot, secrétaire général du sanctuaire, exprime son choc devant un « acte violent » et rappelle avec bon sens que « c’est à la justice de travailler et pas à la vindicte populaire ». C’est la première fois que Sainte-Anne-d’Auray est visée par une opération de ce type.

Le vrai visage de l’antifascisme breton

Derrière la prétention à combattre le « fascisme », ces collectifs révèlent une logique bien éloignée des principes démocratiques qu’ils prétendent défendre. Leur grille de lecture est binaire, manichéenne : d’un côté eux, détenteurs du bien ; de l’autre, une société qu’ils jugent massivement contaminée par des idéologies à « éliminer » — le mot est employé. Le catholicisme traditionnel, dans leurs textes, est explicitement désigné comme participant à cette prétendue fascisation. Tout est dit.

La méthode, elle, est rodée : collecter des informations sur leurs cibles, les diffuser sur les réseaux, exercer une pression permanente, désigner publiquement des ennemis. Il ne s’agit plus de débat mais d’intimidation. Et quand l’occasion se présente d’exploiter une affaire judiciaire en cours pour frapper un symbole, ces militants n’hésitent pas à piétiner au passage la présomption d’innocence, à salir l’honneur d’un prêtre et à insulter une communauté entière de fidèles.

Les abus commis dans l’Église sont une réalité grave, l’institution catholique l’a reconnu et est, faut-il le rappeler, la seule à avoir engagé un travail d’une telle ampleur pour faire la lumière sur son passé. Mais confondre ce travail exigeant de vérité avec l’activisme grossier et anticlérical de quelques groupuscules relève de la malhonnêteté intellectuelle. Les antifas du Gwened Antifa Crew ne défendent pas les victimes : ils s’en servent. Et ce qu’ils ont fait dans la nuit de Pâques à Sainte-Anne-d’Auray n’est pas un geste militant, c’est une profanation.

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. Boualem Sansal : finalement, ils l’aimaient mieux dans les geôles algériennes !

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#webtube : Pour les médias de gauche, relayés par la presse algérienne, Boualem Sansal est « la mascotte de l’extrême droite ». C’est une enquête de Libération parue le 1er avril qui a lancé l’offensive. Un chapô, accrocheur s’il en est, dénonce « un million d’euro d’à-valoir, un appartement parisien tous frais payés, proximité avec Sarkozy et Bardella… » Le départ de l’écrivain, passé de Gallimard chez Hachette, est une bombe lâchée dans le monde de la bien-pensance. Pire : « une rupture affective et idéologique, qui éclaire la droitisation assumée d’un romancier, désormais dans une écurie Bolloré », écrit Libération, repris par la presse de gauche et, bien sûr, les médias algériens.

Jusqu’ici, on lui pardonnait parce qu’il était rigolo

Certes, ils y mettent un peu les formes, mais le propos est simple à résumer : Boualem Sansal est un traître, un homme vénal, par-dessus tout un ingrat. La preuve, il est passé chez Bolloré, allant jusqu’à se commettre dans des rencontres littéraires où trônaient Knafo et Bardella. Quant à sa détention, elle n’a pas été si dure qu’on le prétend : les Algériens ont fort bien soigné son cancer et s’il n’a pas été libéré plus tôt, c’est à cause de l’affreux Retailleau, si méchant avec le président Tebboune. En gros.

Libération avait titré sur Le Monde voit, quant à lui, « un malaise grandissant » autour de l’auteur quand Le Nouvel Obs estime que les troupes de Bolloré lui ont carrément « retourné le cerveau », jusqu’à en faire « la mascotte de l’extrême droite ». Ce qui fait le bonheur de la presse algérienne

« La liesse aura été de courte durée », écrit Le Monde. On pourrait ajouter que le soutien à Boualem Sansal l’a été également, la presse de gauche, très « algérophile » et très « retailleauphobe », s’étant longtemps contentée du strict minimum. C’était encore trop, sans doute, car « de martyr de la liberté d’expression […], Boualem Sansal s’est progressivement révélé sous un autre jour : une figure ambivalente, pour ne pas dire ambiguë, dont les postures fluctuantes et les déclarations dans plusieurs médias proches de l’extrême droite désorientent jusqu’à ses proches ».

À ce sujet — Sansal critiqué pour son départ de Gallimard : « J’ai besoin de me sentir épaulé »

Jusqu’ici, on le trouvait drôle, nous dit-on, et malgré « sa dénonciation sans concessions de l’islamisme, l’homme avait toujours charmé par son sourire malicieux, sa liberté de parole et son talent littéraire ». En somme, on lui pardonnait ses égarements. Mais voilà, « aujourd’hui, face à ce qui ressemble de plus en plus à un glissement vers la droite radicale, les mêmes voient remonter un flot de phrases anciennes et troublantes, notamment ses prédictions apocalyptiques sur les menaces d’islamisation pesant sur la France et sa critique acerbe du pays dont il a acquis la nationalité en 2024 ».

Obsédé par « les ravages de l’islamisme »

C’est le départ de la maison Gallimard pour Grasset qui aurait fait tomber les masques… et justifié a posteriori le peu de soutien de la gauche pour l’écrivain pris en otage. Le Monde en est sûr, « ce revirement n’est pas seulement une décision individuelle mais l’aboutissement d’une sourde dissension, à la fois tactique et politique, qui a divisé ses soutiens dès le début de sa captivité ». Boualem Sansal était en fait « devenu l’acteur et l’enjeu d’un combat dépassant, de loin, la littérature et la liberté de l’écrivain ».

Dans Le Nouvel Obs, on le dit étourdi par sa soudaine célébrité : « Boualem a changé du tout au tout, depuis son séjour en prison […]. L’homme doux et rêveur, le « vieux Sachem », se serait endurci, enclin à des accès de brusquerie. Surtout, voilà cet écrivain, qui s’est toujours revendiqué « au-dessus des partis politiques », devenu « la mascotte de l’extrême droite ». » Et tous de détailler les tractations financières autour d’un homme que sa détention aurait rendu à la fois totalement désargenté et totalement déboussolé.

Mais on l’a compris, le fond du problème, c’est le positionnement de Boualem Sansal face à l’islam et l’islamisme : « Depuis une quinzaine d’années, ses déclarations et prises de position flirtent avec les obsessions conservatrices et réactionnaires », écrit L’Obs, pointant les entretiens accordés à Frontières où « il théorisait une fumeuse (sic) « grande conversion » du monde occidental à l’islam ». Ils ont oublié celui avec BV ! L’homme aurait vrillé, cédé au délire « comme son compatriote Kamel Daoud » après avoir vécu la décennie noire, quand l’islamisme a ravagé l’Algérie à la fin du siècle dernier.

Il est évidemment plus simple de faire de Boualem Sansal un malade, victime du syndrome post-traumatique dû à sa détention, voire de le transformer en pauvre vieillard âpre au gain et manipulé par l’extrême droite, que de s’interroger sur le bien-fondé de ses analyses. Le voilà donc renvoyé, comme Michel Houellebecq – l’ami cité à charge –, dans les basses fosses de la (facho)sphère Bolloré.

Marie Delarue, dans BV

. Trump et la guerre en Iran : tout ça pour ça ?

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#webtube : Ces négociations sont un nuage de fumée qui permet aux belligérants de se préparer à la continuation des hostilités. Après avoir menacé la « civilisation iranienne de disparaître », Donald Trump a décidé, ce 8 avril, vers une heure du matin, heure française, de ne pas « réduire en cendres la civilisation iranienne » et a décrété une trêve de deux semaines dans sa guerre en Iran. De mystérieux négociateurs iraniens auraient, via le Pakistan, accepté un plan en cinq points ou en dix points, on ne sait plus vraiment combien, mais, en tout cas, auraient promis de laisser aux navires de commerce dans le détroit d’Ormuz la liberté de circuler de nouveau. Israël aurait aussi accepté de se joindre à ce principe de cessez-le-feu, sauf au Liban, où les hostilités se poursuivraient. De fait, les cours du pétrole se sont détendus de 15 % et le prix du baril a chuté en dessous de 100 dollars, autour de 85 dollars, ce mercredi matin.

Une réouverture durable du détroit d’Ormuz ?

Le détroit d’Ormuz, jusqu’alors partiellement bloqué par la République islamique d’Iran, devrait d’ici peu permettre de nouveau aux navires commerciaux de circuler. Actuellement, il y aurait encore un millier de navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz. En outre, la grande compagnie de transport allemande Hapag-Lloyd continuerait de s’abstenir de vouloir faire traverser le détroit à ses propres navires commerciaux, et ce, malgré les promesses de trêve du président Trump. Le problème est que les actuaires de la société allemande de Hambourg n’ont aucune confiance dans la réalisation, sur le terrain, de cette promesse de cessation d’activité violente à l’encontre de navires pétroliers ou porte-conteneurs.

Si les États-Unis acceptent de cesser leurs frappes sur la zone du détroit, il faudrait également que l’Iran puisse « rouvrir immédiatement la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz ». Parallèlement, les pays arabes menés par le Qatar, qui demandaient une résolution de l’ONU pour pouvoir rouvrir par la force ce détroit, ont été bel et bien déboutés par la Chine et la Russie. Alors, aujourd’hui, que faire ? Car si la force ne peut être utilisée par les pays riverains du sud de ce détroit pour, de nouveau, permettre un passage du détroit, il faudra alors faire une entière confiance au gouvernement des mollahs pour que les navires se remettent à circuler comme avant la guerre.

À ce sujet — [VOTRE AVIS] Guerre États-Unis/Iran : qui sort vainqueur du cessez-le-feu ?

À quoi sert donc la trêve ?

La trêve annoncée par le président Trump doit durer quinze jours, côté américain, ce qui veut dire que les armes vont provisoirement cesser de parler mais que les armes ne vont pas pour autant déserter la zone des opérations. Cette trêve sert tout d’abord à rétablir le fil des négociations, si tant est que ces négociations aient vraiment existé, et à discuter le contenu du plan en dix points proposé aux Américains par le gouvernement des mollahs via le Pakistan. Ainsi, ce plan contiendrait, notamment, « le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l’acceptation de l’enrichissement et la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires », selon un communiqué publié par la République islamique. La demande relative à l’enrichissement d’uranium ne figure toutefois pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l’ONU. Elle est, en revanche, incluse dans la version en persan diffusée par les médias d’État iraniens. Toutefois, on n’imagine pas que le gouvernement américain puisse lever les sanctions sur le régime des mollahs avant que ceux-ci ne se soumettent aux trois principes présentés depuis le début des négociations : l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires, la fin de la fabrication des missiles balistiques et, enfin, la fin du soutien aux mouvements terroristes d’inspiration chiite partout au Moyen-Orient et dans le monde.

En outre, parmi les autres exigences de l’Iran, on trouve le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l’Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU rendant l’accord contraignant. Dans un tel contexte, il paraît peu probable que ces conditions conviennent aux négociateurs américains, les inoxydables Steve Witkoff et Jared Kushner, qui accompagneront au Pakistan le vice-président J.D. Vance, chargé de conduire la délégation américaine. Un Vance qui est resté, jusqu’à présent, très discret sur cette guerre.

Ces négociations sont en fait un nuage de fumée qui permet aux deux belligérants de se préparer à la continuation des hostilités et à l’obtention d’une éventuelle victoire tactique et, de fait, stratégique. Depuis les batailles de Marathon et de Salamine, le vainqueur est celui des deux adversaires qui reste sur le terrain et, donc, pas de match nul en vue au plan militaire. Durant les négociations de Paris en 1973, les Américains avaient commis l’erreur d’évacuer précipitamment leurs troupes du Sud-Vietnam alors que les troupes nord-vietnamiennes poursuivaient leur progression en dépit de la résistance de l’armée sud-vietnamienne… On connaît la suite : l’occupation de Saïgon deux ans plus tard.

Alors, rien ne change pour que tout puisse continuer

En réalité, la pause partielle des combats dans ce Moyen-Orient compliqué ne pourrait être qu’une occasion, pour les Américains comme pour les mollahs, de fourbir leurs armes pour de futurs combats en perspective. Ces combats viseront, pour les Américains, à renverser ou à remplacer le régime politique iranien en accord avec leurs alliés israéliens, et, pour le gouvernement islamique, ou plutôt ce qu’il en reste, à poursuivre le harcèlement de l’ensemble de leurs voisins arabes du sud du détroit. En vue de rejouer le coup que Nasser avait réussi, soixante-dix ans plus tôt, c’est-à-dire chasser de la région l’ensemble des troupes occidentales de la région, françaises et britanniques comprises, et imposer leur leadership politique et religieux à l’ensemble de la péninsule. L’affaire du détroit d’Ormuz, avec ses répercussions sur la stabilité économique du monde, démontre une chose : l’arme la plus redoutable détenue actuellement par les mollahs est l’arme économique.

Vincent Arbarétier, dans BV

. Viol d’une septuagénaire : le silence assourdissant de nos féministes. Sauf à droite !

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Où sont celles qui avaient réservé une place d’honneur à Gisèle Pelicot, dans leur cortège du 8 mars ? Les faits divers se suivent mais ne se ressemblent pas, à Romainville. Dans cette commune de Seine-Saint-Denis, peuplée de quelque 35.000 habitants, la délinquance évolue au rythme de l’insécurité qui grandit en France. Le 19 mars, un adolescent y était, par exemple, poignardé en plein thorax, révélait Le Parisien. Romainville fait aussi partie de ces municipalités dont les églises avaient connu, en 2022, une série de profanations et de pillages qui avaient ému la communauté catholique.

Mais le viol, dans la nuit de lundi à mardi, d’une septuagénaire dépasse de très loin les limites du tolérable. Actu17 a créé la stupeur, ce 7 avril, en révélant les violences dont a été victime cette retraitée âgée de 74 ans, violée à son domicile, en pleine nuit, par un individu cagoulé qui s’est servi d’une matraque télescopique pour l’agresser sexuellement pendant près d’une heure. L’homme, qui a été interpellé peu après les faits – un sans domicile fixe de nationalité algérienne âgé de 25 ans –, se serait introduit chez sa victime sans que cette dernière ne comprenne comment.

Un crime d’une sordidité absolue

Un crime d’une sordidité absolue. Et pourtant, plus de 24 heures après les faits, rien, dans cette affaire choquante, ne semble susciter suffisamment d’intérêt pour faire la une de l’actualité. Dans la presse, toujours les mêmes médias – de droite – prennent la peine de relever ce « fait divers » qui devrait pourtant retenir l’attention de tous : en France, des vieilles dames sont violées à leur domicile par des étrangers, et l’on préfère détourner le regard.

« Des victimes silencieuses », regrette amèrement, auprès de Boulevard Voltaire, la présidente du collectif Némésis, Alice Cordier, qui constate « un phénomène qui s’amplifie ». Si cette réalité est encore récente, bien que très actuelle, elle demeure cependant « peu dénoncée par certaines associations féministes », rappelle la militante. Si ce n’est quasi aucune.

« Des victimes qui dérangent »

Où sont celles qui avaient réservé une place d’honneur à Gisèle Pelicot, dans leur cortège du 8 mars ? Qu’est-ce qui différencie une victime violée par son mari et par des hommes recrutés sur Internet d’une femme chez qui s’est introduit un étranger dans le but de la violer et de la torturer ? Que doivent faire ces victimes – Berthe, Monique, Danielle, Chantale – pour trouver grâce aux yeux des autoproclamées défenseuses des droits des femmes ?

À ce sujet — Absence de Némésis, exfiltration d’Éclats de femme : un 8 mars sous le sceau de l’exclusion

« Ce sont des victimes qui dérangent », analyse la jeune femme, rejointe par Claire Geronimi, qui évoque l’omerta autour « du profil des agresseurs ». « Les féministes disent vouloir défendre les femmes victimes de violences, mais elles se font aussi les défenseuses de tous les étrangers. » Lorsque certains d’entre eux se rendent coupables de tels crimes et délits, elles préfèrent donc le silence à l’incohérence, résume la vice-présidente de l’UDR.

« Un viol reste un viol »

Les agressions de ces « proies faciles » que sont les femmes plus âgées, et donc particulièrement vulnérables, traduisent, pour Claire Geronimi, une évolution inquiétante. « On entre dans une société sans limite. Peu importe le profil de la victime : dès lors qu’il s’agit d’une femme, elle peut être agressée, y compris chez elle. Et cela concerne tous les âges », constate la fondatrice de l’association d’aide aux victimes Éclats de femme.

« À l’origine, nous avions créé ce collectif pour nous-mêmes et pour nos filles, abonde Alice Cordier, dont l’association a vu ce phénomène apparaître il y a quatre ou cinq ans. Aujourd’hui, nous avons le sentiment de le faire aussi pour nos grands-mères. »

Une augmentation globale de la violence, et des faits qui demeurent peu relayés, « que ce soit par certains médias ou certaines associations », regrette Claire Geronimi. « Mais un viol reste un viol », rappelle celle qui s’était battue pour médiatiser son agression vécue en 2023, du fait d’un ressortissant centrafricain sous OQTF. « La question de la durée ou de l’âge des victimes ne devrait pas hiérarchiser l’indignation. »

Avec le collectif Némésis, Alice Cordier souhaite donc aider ces femmes qui ne bénéficient pas d’un soutien médiatique et associatif leur permettant de libérer leur parole. Identifier les victimes, suivre les procès, contacter les familles et exercer une forme de pression sur les institutions : c’est un nouveau visage du combat qui attend les jeunes militantes.

Alienor de Pompignan, dans BV

. Pour les Israéliens, ce cessez-le-feu est une mauvaise farce

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Une farce car les mollahs exigent de conserver tous leurs pouvoirs de destruction, mais aussi un mauvais coup parce qu’il donne un répit à un régime au bout du rouleau. Si d’aventure ce cessez-le-feu devait déboucher sur une mascarade de paix au détriment de la sécurité d’Israël, ce serait une défaite magistrale pour Trump.

Celui-ci pavoise comme toujours, vendant la peau de l’ours prématurément et s’attribuant tous les lauriers d’un cessez-le-feu qui ne sert que les dirigeants iraniens, traqués par le Mossad nuit et jour. Au bout du rouleau, ils gagnent du temps et essaient de sauver leur peau.

Il suffit de parcourir le plan de paix iranien en dix points pour voir que le régime n’a aucune intention de lâcher quoi que ce soit, conservant l’essentiel de son pouvoir de nuisance.

https://www.rtl.fr/actu/international/enrichissement-d-uranium-levee-de-sanctions-ce-que-contient-le-plan-iranien-en-10-points-soumis-aux-etats-unis-pour-mettre-fin-a-la-guerre-au-moyen-orient-7900621264

Les mollahs exigent :

– La garantie du respect par les États-Unis du principe de non-agression.
– Le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz.
– L’acceptation de l’enrichissement pour son programme nucléaire.
– La levée de toutes les sanctions primaires.
– La levée de toutes les sanctions secondaires.
– L’arrêt des résolutions contre la République islamique votées par le Conseil de sécurité de l’ONU.
– L’arrêt des résolutions contre la République islamique votées par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
– Le versement à l’Iran de compensations.
– Le retrait des forces militaires américaines de la région.
– La cessation des combats sur tous les fronts dont celui du sud du Liban où le Hezbollah, allié de Téhéran, combat Israël.

La première remarque est qu’Israël ne considère en aucun cas que le Liban est concerné par ce cessez-le-feu de 15 jours. Tsahal devrait donc poursuivre ses opérations de sécurisation au Sud-Liban.

Netanyahu sait très bien que Téhéran est à bout et que ce cessez-le-feu ne sert que les intérêts des mollahs, bien décidés à conserver le pouvoir en misant sur les faiblesses de Trump qui n’a qu’une obsession : se sortir avant tout du bourbier plutôt que d’assurer une paix définitive au Moyen-Orient. Deux visions du conflit s’affrontent.

Netanyahu veut protéger Israël et mène un combat existentiel, Trump soigne son image et se voit comme le faiseur de paix au Moyen-Orient pour en retirer toute la gloire.

Le premier vit sous les bombes depuis toujours, le second vit dans un pays qui n’a jamais entendu un seul coup de fusil depuis la guerre de Sécession. Comment pourraient-ils se comprendre ?

Les Iraniens ont précisé que ce cessez-le-feu ne signifiait aucunement la fin de la guerre. Et s’ils acceptent l’ouverture du détroit d’Ormuz pour les centaines de navires qui attendent son ouverture, ce sera sous contrôle iranien. Vont-ils racketter chaque bateau ?

Les pourparlers vont commencer dès ce vendredi 10 avril à Islamabad au Pakistan.

Conclusion, rien n’est réglé, mais Trump pavoise, clamant que les États-Unis ont remporté une « victoire totale et complète ». Ces messages puérils sont vraiment soûlants. Qu’il finisse le job et parle moins.

Tout cela ne fait pas les affaires d’Israël, bien décidé à en finir avec ce régime chiite qui veut rayer l’Etat hébreu de la carte depuis son arrivée au pouvoir en 1979.

En attendant, les marchés boursiers respirent et les taux se détendent tandis que le baril passe sous la barre des 100 dollars. De quoi réjouir Trump en attendant les véritables négociations.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque