. Régime des mollahs : ni pardon, ni oubli

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#webtube : Depuis 1979, la République islamique d’Iran a fait de la France et des Français une de ses cibles privilégiées. Depuis le début des hostilités à grande échelle entre les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, de l’autre, les réactions françaises témoignent, dans leur très grande majorité, d’une surprenante amnésie. Au-delà des considérations géopolitiques et des prises d’opinion, nombre de rappels s’imposent. Ce qu’il faut rappeler avant tout, ce sont les multiples crimes du régime iranien et de ses affidés, le Hezbollah et feu le régime syrien des Assad.

La France, cible privilégiée

Depuis sa mise en place en 1979, la République islamique d’Iran a fait de la France et des Français une de ses cibles privilégiées. La France alors très mal récompensée d’avoir offert, avec Valéry Giscard d’Estaing – qui fut le Président des renoncements successifs -, un asile doré à un serpent qui allait la mordre à plusieurs reprises en la personne de Khomeiny.

En juillet 1980, les sicaires du régime iranien tentaient d’assassiner l’ancien Premier ministre du chah Chapour Bakhtiar. Un policier français et une voisine sont tués, et un autre membre des forces de l’ordre grièvement blessé. Le chef du commando des assassins, le terroriste libanais pro-syrien Anis Naccache, condamné dans un premier temps à la réclusion criminelle à perpétuité, sera gracié, toute honte bue, par François Mitterrand, à l’été 1990. Avec le soutien appuyé, faut-il également le souligner, de Jacques Chirac. Le même Anis Naccache dont les attentats sanglants de Paris, à l’automne 1986, auront pour objet de demander la libération. Attentats organisés conjointement par le régime des mollahs, la Syrie d’Hafez el-Assad et le Hezbollah.

À ce sujet — Quand Khomeini préparait sa révolution islamique depuis la France

Un des principaux commanditaires de ces attentats particulièrement sauvages et meurtriers n’est autre que Wahid Gordji, membre des Pasdarans et inséré – comme beaucoup, y compris à l’heure actuelle – parmi le personnel diplomatique de l’ambassade d’Iran à Paris. Gordji, retranché à la chancellerie de la République islamique alors que le juge antiterroriste Gilles Boulouque avait demandé son interpellation, sera finalement exfiltré en toute impunité vers Téhéran… en raison de la volonté conjointe de Mitterrand et Chirac, alors en cohabitation, de ne pas déplaire à Téhéran et à Damas, fût-ce au prix du mépris du sang de plusieurs Français.

Lâchetés successives des dirigeants français

Mais ce qui frappera le plus nos esprits jusqu’à aujourd’hui, c’est évidemment l’attentat perpétré le 23 octobre 1983 à Beyrouth contre le camp du Drakkar, qui causa la mort de 58 parachutistes français. Attentat téléguidé par le régime des mollahs, exécuté sur place par des kamikazes du Hezbollah et organisé au plan logistique par les services secrets syriens. Par la suite, les différents chefs de l’État et de gouvernement français, de Mitterrand à Macron et en passant tout particulièrement par Chirac, courberont l’échine devant le régime assassin de Téhéran et sa courroie de transmission au Liban, le Hezbollah.

Rappelons, au passage, que le chef du groupe parlementaire du Hezbollah à la Chambre des députés du Liban, Mohammad Raad, tué le 2 mars par une frappe israélienne, était un interlocuteur privilégié des représentants français successifs, et singulièrement d’Emmanuel Macron. C’est pourquoi la mémoire des Français doit se tourner avant tout vers les victimes du régime des mollahs et de ses affidés. Les considérations géopolitiques sont une chose. Mais personne, en France – à part, bien sûr, le monôme de l’islamo-gauchisme –, ne peut regretter que les dirigeants iraniens, ceux d’aujourd’hui étant responsables pour ceux d’hier, en viennent enfin à expier leurs crimes massifs. Et tout particulièrement à l’égard des nôtres.

Ni pardon, ni oubli.

François Costantini, dans BV

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