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#webtube : Ceux qui dénoncent les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran se font les complices d’un régime barbare qui a pris le pouvoir par la révolution et règne sans partage depuis 1979. Une théocratie sanguinaire qui arme les entités terroristes du Hamas et du Hezbollah et les milices chiites du Moyen-Orient, qui asservit le peuple iranien et n’a qu’un seul objectif : rayer Israël de la carte. Ce n’est donc pas une guerre américaine, c’est une guerre israélienne existentielle soutenue par Trump.
On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce dernier a stoppé Netanyahou dans son élan en juin 2025, alors que la « guerre des douze jours » avait fragilisé le régime des mollahs comme jamais. C’était reculer pour mieux sauter, car cette fois il faudra aller jusqu’au bout : à savoir chasser les mollahs du pouvoir, en finir avec les programmes nucléaire et balistique iraniens, et libérer le peuple de la folie meurtrière des enturbannés. Les premières frappes ont d’ailleurs été dévastatrices.
Américains et Israéliens ont décapité le régime en quelques heures samedi matin, éliminant le guide suprême Ali Khamenei ainsi qu’une dizaine de hauts dignitaires de Téhéran. Le renseignement israélien a une fois de plus prouvé sa redoutable efficacité.


On fait la guerre ou on ne la fait pas. Couper la tête du serpent dès le premier jour des hostilités, c’est une option que Poutine a toujours écartée. Moyennant quoi, la Russie s’épuise en Ukraine depuis quatre ans. Refusant de faire de Zelensky un martyr, Poutine en a fait un héros, le Churchill ukrainien ovationné par toute la planète et une idole adulée par les médias occidentaux, toujours biberonnés à la russophobie de l’ère soviétique malgré la fin de la guerre froide.
Trump s’est donné les moyens de ses ambitions. Avec un budget défense de 1 000 milliards de dollars, le contraire serait décevant : une quinzaine de navires de guerre ont été déployés, dont deux groupes aéronavals, et les multiples bases américaines disséminées dans la région ont été mobilisées. Aux F-22 et aux bombardiers B-2 censés détruire les sites nucléaires de Natanz, Ispahan ou Fordo, s’ajoutent les missiles Tomahawk chargés de l’élimination des défenses antiaériennes iraniennes. Tout cela s’ajoute aux forces aériennes israéliennes déjà très conséquentes. Le renseignement israélien, dont l’expertise n’est plus à démontrer, a bien évidemment préparé le terrain en amont.

Dans le fracas des bombes et des missiles qui secoue la région, Macron n’a pas tardé à dénoncer les frappes, jouant les pacificateurs alors qu’il est le premier à attiser les braises contre Moscou, dans une guerre qui n’est pas la nôtre. Otage de nos millions de musulmans, toute sa politique est dictée par la rue arabe ennemie jurée d’Israël. C’est pitoyable. Notre narcissique Président qui s’obstine à vouloir exister sur la scène internationale alors qu’il brasse du vent, ose déclarer :
« L’escalade en cours est dangereuse pour tous et doit cesser. »
Mais ce russophobe enragé prêche l’escalade contre la première puissance nucléaire du monde. C’est cela la politique débile du « en même temps » !
Évidemment, si cette opération contre Téhéran est parfaitement justifiée pour la sécurité d’Israël, elle est porteuse de risques. Mais un embrasement régional est peu probable. Ni les monarchies du Golfe, ni l’Arabie ne veulent la guerre. Le Hamas et le Hezbollah sont hors-jeu. La Russie et la Chine n’interviendront pas. Quant au nain politique et militaire européen, ignoré superbement par Moscou et Washington dans le dossier ukrainien, Netanyahou et Trump le laissent aboyer dans son coin, avec un mépris total.
Mais il faut s’attendre à des représailles iraniennes d’envergure contre Israël et les bases américaines régionales, objectifs qui sont tous à portée des missiles de Téhéran dans un rayon de 3 000 km. Équipés de matériels russes et chinois, les Iraniens ont les moyens de porter des coups sévères à l’ennemi. Reste à savoir jusqu’où ira le jusqu’au-boutisme des mollahs. Car si Trump joue les élections de mi-mandat, les barbus jouent leur survie.
Oseront-ils bloquer durablement le détroit d’Ormuz où transitent environ 40% du trafic pétrolier mondial ? C’est une arme à double tranchant, l’Iran étant lui-même producteur d’or noir.
Il n’y aura pas d’intervention terrestre américaine comme en Irak ou en Afghanistan, deux fiascos monumentaux restés dans les mémoires. Par conséquent, les bombardements n’ayant jamais suffi à éliminer un régime en place, c’est au peuple iranien qu’il appartient de prendre le relais et de renverser le régime honni, que ses grands-parents ont porté au pouvoir en chassant le Chah en 1979. Et comme dans toutes les révolutions, le prix du sang sera sans doute très lourd. Le peuple applaudit aujourd’hui aux bombardements, mais c’est lui seul qui décidera de sa liberté et de son avenir.
Tout va dépendre du positionnement de l’armée régulière qui basculera ou non du côté du peuple. Les Gardiens de la révolution sont acquis aux mollahs, ce qui n’est pas le cas de l’armée, émanation du peuple qui décidera du sort du pays. Nul n’est devin.
Par ailleurs, si le conflit s’éternise, la déstabilisation du Moyen-Orient risque d’aggraver les flux migratoires et d’intensifier la menace terroriste en Europe. Mais à terme, c’est la paix régionale que visent Trump et Netanyahou, rappelant qu’au temps du Chah, donc avant 1979, Israël et l’Iran étaient amis.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
