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#webtube : Évidemment, tous les relais locaux que l’Iran a implantés dans les pays de la région font entendre leur colère. Ce 28 février au matin, des explosions importantes ont frappé Téhéran. Assez rapidement, les frappes, revendiquées par Israël puis par les États-Unis, ont visé plusieurs installations, dans l’ensemble du pays. Ça y est : l’opération conjointe, baptisée « Fureur épique » par les Américains et « Lion rugissant » par les Israéliens, fait vaciller l’équilibre (toujours très précaire) du Moyen-Orient.
Aux communiqués vindicatifs mais austères des deux États alliés a succédé la colère presque aveugle du régime des mollahs. Des vagues de drones et de missiles, dont certains sont probablement balistiques, ont frappé les installations américaines mais aussi des bâtiments civils, dans presque tous les pays du golfe Persique. En Irak, l’aéroport d’Erbil, situé au Kurdistan, a été visé : il abrite depuis longtemps la base avancée des opérations américaines dans le nord du pays. Au Koweït, en Jordanie, au Qatar, mais aussi aux Émirats arabes unis, les islamistes iraniens frappent tous azimuts, comme des bêtes féroces qui sentent venir la fin.
Évidemment, tous les relais locaux que l’Iran a implantés dans les pays de la région font entendre leur colère. Le Hezbollah en Irak (Kataëb Hezbollah) et les forces de la Mobilisation populaire, deux entités à la solde du régime de Téhéran, ont déjà annoncé qu’ils n’en resteraient pas là. Au Liban, malgré la décapitation du Hezbollah « historique », les Américains demandent à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite. Israël, anticipant les événements à venir, a décrété l’état d’alerte. Les pays de la région comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats appellent à « un retour à la table du dialogue afin de préserver la sécurité régionale ». L’Irak condamne, mettant « en garde contre les conséquences ». La Turquie estime que « les événements sont de nature à mettre en péril l’avenir de notre région ainsi que la stabilité globale ». Bref, le Moyen-Orient compliqué s’inquiète.
Le fils du chah se tient prêt
En parallèle, Téhéran a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) une réunion d’urgence. On ignore encore si les frappes conjointes, dont certaines ont directement visé la résidence de l’ayatollah Khamenei, ont tué des leaders iraniens, ni combien. On n’a cependant guère de doute sur le bilan dévastateur que vont provoquer ces explosions ciblées. Trump ne s’y est pas trompé, qui a appelé les Iraniens à prendre leur destin en main, leur soufflant même qu’il s’agit de la seule possibilité « pour des générations ». Le fils du dernier chah d’Iran se tient prêt et a prononcé une allocution. Peu importe que sa légitimité ne repose que sur les liens du sang d’une dynastie qui ne régna finalement qu’un demi-siècle sur la Perse multimillénaire : les Américains sont pragmatiques, et sont donc monarchistes quand ça les arrange. Peu importe, également, que le prince soit un pur produit de l’université américaine et que certains puissent assez facilement le suspecter, sans preuves, d’être « traité » par la CIA.
En attendant la sortie des éléments de langage officiels, le monde entier retient son souffle. Ce qui est en train de se passer va peut-être redéfinir les équilibres régionaux. Si le régime iranien tombe, le Moyen-Orient, très majoritairement sunnite, devra se recomposer sans une puissance chiite dont l’ombre portée a façonné une partie des relations internationales. Les pays arabes seront sommés de choisir leur camp : avec les États-Unis et Israël (ce qui, pour certains, est de l’ordre du blasphème) ou contre eux (ce qui pourrait signer leur arrêt de mort). Si on s’en tient à un cessez-le-feu, Trump aura tout de même remporté une victoire symbolique en tordant le bras de l’un de ses principaux ennemis. En attendant, des missiles iraniens sont en train de tomber sur Dubaï, instrumentalisant la diaspora occidentale pour contraindre Trump à négocier avant l’heure qu’il a prévue.
Mort de l’ayatollah Ali Khamenei
Samedi soir, Donald Trump a annoncé la mort de l’ayatollah Ali Khamenei : « Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort ». Le Guide suprême de la révolution iranienne a été tué lors de l’attaque aérienne menée sur Téhéran, le 28 février.
"Khamenei, one of the most evil people in History, is dead. This is not only Justice for the people of Iran, but for all Great Americans, and those people from many Countries throughout the World, that have been killed or mutilated by Khamenei…" – President Donald J. Trump pic.twitter.com/oXZTFGg5pS
— The White House (@WhiteHouse) February 28, 2026
À ce sujet — Guerre en Iran : l’ayatollah Ali Khamenei éliminé
- Arnaud Florac, dans BV
