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#webtube : À quelques jours des élections municipales de 2026, la campagne se durcit à Rennes. Julien Masson, candidat du Rassemblement National, fait de la sécurité, de l’immigration et de la rupture avec “50 ans de gestion de gauche” l’axe central de son projet.
Dans un long entretien qu’il nous a accordé ci-dessous, il dresse un constat sévère de la situation rennaise, évoque une “dérive vertigineuse” de la capitale bretonne et détaille les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour rétablir l’ordre, stopper “l’appel d’air migratoire” et repenser en profondeur le modèle urbain rennais.
Breizh-info : Rennes a longtemps été présentée comme une « ville modèle », mais les Rennais évoquent aujourd’hui insécurité, trafic de drogue omniprésent, agressions, nuisances. Quel est pour vous le point de rupture qui a fait basculer la capitale bretonne dans ce que vous appelez « la dérive vertigineuse ?
Julien Masson (RN) : Le point de rupture, ce n’est pas un fait isolé, c’est l’accumulation. Il y a encore 10 ans, une fusillade à Rennes suscitait la stupéfaction de tout le monde. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : c’est devenu une routine. Oui la dérive vertigineuse est bien là, les coups de couteau et les coups de feu, non seulement c’est devenu habituel mais Rennes est maintenant pointée du doigt dans toute la France pour son insécurité. Malheureusement on entend du fatalisme chez certains Rennais : « C’est comme ça, on ne peut rien y faire, c’est pareil ailleurs… ». Pour ma part, il est hors de question d’accepter l’inacceptable.
Pendant qu’à Rennes de nombreux habitants vivent l’enfer au quotidien, il existe des grandes villes, des capitales en Europe où il est tout à fait possible de mener une vie paisible, en sécurité, où l’on peut sortir le soir et rentrer sans le moindre problème. Ce que nous voyons à Rennes c’est la conséquence de choix politiques : c’est 50 ans de gauche à la mairie, 50 ans d’immigration massive, de laxisme judiciaire, de culture de l’excuse, d’effondrement de l’autorité de l’Etat. Au Rassemblement National nous alertons depuis des décennies. Quand une ville s’habitue à l’inacceptable, tout s’enclenche : les habitants changent d’itinéraires, les commerçants baissent le rideau plus tôt, les femmes cherchent à devenir invisibles dans l’espace public dans l’espoir de se déplacer tranquillement… Globalement, la mairie de gauche a été en-dessous de tout sur l’insécurité, elle est dans le déni, le laxisme et même dans le mépris de bon nombre de Rennais abandonnés à l’insécurité.
A Rennes, il y a bien sûr le narcotrafic qui fait la une des médias et qui pourrit l’image de la ville mais je n’oublie pas aussi la délinquance du quotidien dont on parle moins et qui s’accentue également. En 2020, un journaliste de Ouest-France avait osé titrer son article « Rennes, terrain de chasse des mineurs étrangers isolés ». Les vols, agressions, cambriolages, arrachages de téléphones continuent même si on en parle moins.
Pendant que le duo Compagnon-Gandon attaque à raison la gauche rennaise au conseil municipal, la gauche rennaise renvoie la faute au gouvernement. Ce ping-pong dure depuis des années et les Rennais le subissent au quotidien. Ils ne comptent pas les points mais ils comptent les fusillades et les coups de couteau.
En réalité, les Rennais savent bien que l’explosion de l’insécurité à Rennes est une coproduction : c’est à la fois le déni et le laxisme de la gauche rennaise mais aussi l’échec total des macronistes au pouvoir depuis bientôt 10 ans, représentés à Rennes par Charles Compagnon et Carole Gandon. Ils gouvernent différemment mais ils échouent ensemble.
La Macronie a aussi été incapable de stopper les milices d’extrême gauche qui agressent des étudiants, cassent et pillent habituellement le centre-ville et ses commerces. Sur ce sujet comme sur la sécurité, l’immigration, les moyens donnés à la Police nationale…c’est un échec flagrant de la Macronie à Rennes.
On ne peut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.

Breizh-info : Vous faites de la sécurité et de l’immigration l’axe central de votre campagne. Concrètement, quelles sont les mesures qu’un maire peut appliquer localement pour contenir le trafic de drogue et rétablir l’ordre, malgré des compétences limitées ?
Julien Masson (RN) : Sur la sécurité, on entend souvent à tort qu’un maire ne peut rien faire. Evidemment la police nationale est du ressort du gouvernement macroniste mais le maire peut et doit lui aussi agir ! La loi le dit explicitement : « Le maire concourt par son pouvoir de police à l’exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance » et ici l’échec de la gauche rennaise est très clair.
J’ai à mes côtés Luca Togni, il était le Commissaire central de la police de Rennes jusqu’en 2023 et Directeur départemental de la Sécurité publique d’Ille-et-Vilaine, il était le patron de 1000 policiers. Son expérience du terrain, son autorité et sa connaissance des réalités rennaises sont des atouts déterminants. Quoi de mieux que d’envoyer à la Mairie le Commissaire de police de Rennes pour enfin rétablir l’ordre et la tranquillité à Rennes ?
Nous prévoyons de doubler les effectifs de police municipale et de les armer : le refus d’armer la police municipale est complètement irresponsable.
A ce sujet je me souviens très bien d’une fusillade en mars 2021 à Cleunay : en plein après-midi devant le Carrefour City, le jeune Khamzat Labazanov est tué par balles par Saraba Diane et son complice Lansana Diakhaby. Ils viennent d’être condamnés par la Cour d’assises. A l’époque Nathalie Appéré avait donné l’ordre aux policiers municipaux de ne plus patrouiller à Cleunay. Donc la situation serait trop dangereuse pour des policiers non armés, mais pas pour les habitants du quartier ? Cet abandon des habitants par la mairie de gauche est une honte absolue !
Nous, nous voulons le déploiement d’une vraie police municipale de proximité dans les quartiers, présente 7j/7 dans des points d’appui et de contact pour que les riverains puissent facilement rencontrer l’équipe de police municipale spécialement dédiée à leur quartier. Je veux que le lien soit fort, quotidien, que les habitants et commerçants du quartier connaissent parfaitement leurs policiers municipaux. Avec ces équipes déployées au Blosne, à Maurepas, à Villejean, à Cleunay et à Bréquigny je veux harceler les dealers et tous ceux qui pourrissent la vie des habitants. Ces points d’appui de police municipale dans les quartiers peuvent être mis en place rapidement contrairement à la solution des commissariats proposée par Charles Compagnon. Les commissariats nécessitent d’attendre des décisions du gouvernement, on l’a vu à Cesson où le commissariat mixte Police Nationale/Police municipale a mis plusieurs années à s’ouvrir avec au final aucun policier national sur le terrain…Les Rennais dans les quartiers n’ont pas le temps d’attendre.
Nous proposons aussi une vraie brigade de nuit : la brigade de Nathalie Appéré qui rentre chez elle à 2h30 et qui ne travaille que 3 jours par semaine, ce n’est pas une brigade de nuit.
Il faut bien évidemment aussi une vraie stratégie de déploiement de la vidéo-protection, des contrôles ciblés, appuyer les procédures d’expulsion des délinquants des logements sociaux, la fermeture administrative des commerces-complices, la fin des recoins propices au deal, la sécurisation des halls, la tolérance zéro sur les “petites” incivilités parce que c’est elles qui installent le climat d’impunité…
Quant à l’immigration, là aussi le maire agit, en particulier à Rennes !
Comme le dit lui-même Didier Leschi, Directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, Rennes est prise au piège de ses choix : la ville met en place des dispositifs attractifs et cette information passe auprès des migrants. La gauche rennaise ne cesse d’encourager d’immigration et dépense chaque année entre 4 et 6 millions d’euros pour prendre en charge des migrants. La conséquence ce sont tous ces campements indignes qui se multiplient chaque année dans les parcs et gymnases rennais au détriment des riverains qui se plaignent des nuisances (rixes, seringues, déchets…)
Nous sommes les seuls à proposer de stopper cet appel d’air, l’argent des Rennais doit profiter aux Rennais. Quand j’entends, en octobre dernier, le candidat macroniste Charles Compagnon oser dire sur la radio Bretagne 5 que l’immigration n’est pas un sujet à Rennes, je pense que la déconnexion est totale… Bien évidemment que l’immigration est un sujet à Rennes !
Sur le plan sécuritaire puisqu’il y a évidemment un lien immigration/insécurité, sur le développement du narcotrafic, le dernier rapport de l’OFAST pointe très clairement le lien immigration/narcotrafic, on sait aussi que des MNA (mineurs étrangers) sont recrutés par les dealers. L’immigration est aussi un sujet sur la multiplication des campements de migrants et sur la métamorphose de certains quartiers en quelques années.
L’Insee indique que la part des immigrés à Rennes a bondi de 68% entre 2006 et 2021, chiffre repris par le magazine Marianne. France Stratégie, service rattaché au Premier ministre, montrait déjà qu’en 2017 51% des 0-18 ans étaient des enfants d’immigrés extra-européens, 50% à Villejean, 45% à Bréquigny…Alors bien sûr l’extrême gauche s’en réjouit puisqu’elle y voit un nouvel électorat qu’elle excite à la détestation de la France, de son histoire, ses traditions…mais la conséquence c’est le développement du communautarisme dans les quartiers. C’est par exemple ce boucher agressé puis chassé il y a une dizaine d’année par des barbus du quartier Italie parce qu’il « osait » vendre des galettes-saucisses. Ce sont ces Rennaises qui habitent le Blosne depuis plus de 30 ans et qui déplorent qu’au kébab, qui fait maintenant office de café du coin, il n’y a que des hommes. Les témoignages sont identiques à Maurepas, le lien social du quartier s’érode année après année. C’est cette maman Rennaise qui me dit que lorsqu’elle va chercher sa fille a l’école, elle est presque la seule qui parle français à ses enfants. Non ce n’est pas normal. Toutes ces tranches de vie rennaises sont le résultat d’une immigration massive depuis 50 ans qui a profondément changé Rennes au point que des Rennais se sentent étrangers dans leur propre quartier. Des Rennais d’origine étrangère qui bossent et aiment le pays qui les a accueillis le constatent aussi. Toute la gauche s’en réjouit et Charles Compagnon, lui, ne le voit pas.
Breizh-info : Rennes est historiquement l’une des villes où le RN réalise ses plus faibles scores. Pourquoi, selon vous, les Rennais ont-ils mis autant de temps à basculer, et qu’est-ce qui vous fait dire que 2026 pourrait être l’année du déclic ?
Julien Masson (RN) : Rennes vit dans une bulle : gauche installée depuis 50 ans, vote automatique, réflexe culturel, impunité des violences d’extrême-gauche qui préparent tranquillement leurs actions à Rennes 2…Cependant, « le réel c’est quand on se cogne ». De plus en plus de Rennais ouvrent les yeux au quotidien à la fois sur les alertes que nous exprimons depuis des années et sur la réalité de nos propositions, bien loin des caricatures stupides et grotesques utilisées par la gauche pour faire peur, dans l’unique but de garder ses postes. Les électeurs jugent sur leur quotidien et voient bien que la situation à Rennes s’est fortement dégradée sur l’insécurité, la qualité de vie, l’attractivité économique, le commerce, le rayonnement de la ville… 2026 peut être l’année du déclic parce que les Rennais ne jugeront plus sur des slogans, mais sur une question simple : est-ce que la ville est mieux gérée qu’il y a 12 ansquand Nathalie Appéré est devenue maire ? Beaucoup voient que non.
Et puisque Nathalie Appéré développe une obsession du RN, en multipliant les sorties sur nous, en disant qu’elle veut nous combattre « jusqu’à son dernier souffle » plutôt que de rétablir la sécurité et la tranquillité dans sa ville, alors j’invite les Rennais à lui répondre directement en glissant dans l’urne le bulletin de vote du Rassemblement Pour Rennes les 15 et 22 mars prochains…
Breizh-info : Vous visez 10 % minimum pour accéder au second tour. Sur quoi repose cet objectif ? Et surtout : comment comptez-vous convaincre un électorat urbain qui, depuis 1977, vote massivement pour la gauche municipale ?
Julien Masson (RN) : En l’espace de seulement 4 ans, nous multiplions par 3 notre score à Rennes. Aux législatives de 2024, nous atteignons près de 12% sur les bureaux de vote rennais, du jamais vu. L’espérance est là ! Il y a incontestablement une dynamique de notre côté, associée à une fatigue de l’équipe en place et une demande d’ordre et de tranquillité par les Rennais.
Comme vous le savez nous avons proposé localement au parti LR (qui a obtenu un peu plus de 4% à Rennes en 2024) de travailler ensemble pour ces municipales. Malheureusement nous avons appris par la presse que le candidat LR refusait, puis il a tenté en vain une alliance avec le duo macroniste Charles Compagnon/Carole Gandon. Nous présentons donc une liste Rassemblement National avec nos alliés de l’Union des Droites pour la République d’Éric Ciotti et nous avons aussi le soutien de Marion Maréchal et de son parti IDL. La grande union attendue par beaucoup, nous la menons concrètement à Rennes !
De plus en plus de Rennais ouvrent les yeux, c’est encourageant. Alors oui il y a encore un électorat urbain qui vote massivement à gauche parce qu’il a la chance de vivre dans des coins préservés. C’est de moins en moins le cas.
Je rajouterais pour les Rennais attachés à la culture qu’il y a de gros manques à Rennes notamment sur le théâtre populaire et parce qu’il n’existe pas de Zénith, mais aussi parce que les coupes budgétaires récentes sur la culture, c’est la gauche. La mairie de Rennes a réduit le festival Transat en ville quand le département socialiste vient de réduire de moitié les aides au sport et à la culture, soit 32 millions d’euros…A Rennes le festival Quartiers d’été a disparu, les salles de l’Antipode et du Jardin Moderne, les festivals XL’Air, Court Métrange sont fragilisés.
32 millions d’euros, on n’est pas loin de ce que le département dépense chaque année pour prendre en charge intégralement 765 migrants « mineurs » et majeurs envoyés par leurs familles restées au pays…
Breizh-info : Vous dénoncez une « socialie rennaise installée depuis trop longtemps ». Qu’est-ce qui, selon vous, dans la politique municipale actuelle, symbolise le mieux cet essoufflement ou cette confiscation du pouvoir ?
Julien Masson (RN) : Ce qui symbolise l’essoufflement, c’est l’écart entre les discours et la réalité. Une majorité laisse s’installer des quartiers sous pression, des nuisances répétées, une ville plus sale et plus anxiogène, une politique urbaine vécue comme imposée, verticale, et une culture de l’excuse : “ce n’est pas de notre faute”, “c’est complexe”. Quand une équipe est en place trop longtemps, elle ne se remet plus en question. Elle gère son image, sa com’, elle vit dans une bulle et cet entre-soi génère des décisions et prises de paroles idéologiques délirantes…
C’est par exemple cette élue écolo, vice-présidente de Rennes Métropole, responsable nationale de l’association séparatiste « Front de Mères », qui affirme tranquillement qu’elle veut que l’écologie « ne soit pas que blanche », c’est cet adjoint communiste qui affirme au Conseil municipal « On vit plutôt pas mal à Rennes, et si la ville est agréable à vivre, la gauche qui est là depuis près de 50 ans y est un peu pour quelque chose »…C’est aussi un élu de la majorité de Nathalie Appéré qui va rendre visite aux époux Barbier, ces restaurateurs chassés par les dealers aux Almadies, et qui ose leur dire « Oh vous savez, moi aussi je peux perdre mon job et mon toit… »…On est pire que dans le déni, on est dans un mépris insupportable !
On peut aussi parler du choix de cette majorité d’accorder des subventions plus importantes aux associations dès lors qu’elles ont des membres « non-binaires », l’interdiction de la pêche dans les eaux communales pour protéger la personnalité des poissons (malheureusement avec le vote favorable des élus macronistes Charles Compagnon et Carole Gandon sur la « Charte rennaise sur la condition des animaux le 15 mai 2023), le refus du Tour de France à Rennes notamment parce qu’il « nuirait à l’image de la femme »…par les mêmes élus qui autorisent le burkini dans les piscines municipales…On croit rêver ! C’est aussi l’insupportable politique anti-voiture menée par la municipalité, le rejet de Safran par les élus écolos…Vraiment il est temps de rompre avec cette idéologie néfaste pour Rennes et les Rennais.
Breizh-info : Le tissu associatif, largement subventionné, est l’un des piliers politiques de la majorité sortante. Le considérez-vous comme nécessaire ou comme une forme de clientélisme verrouillant la vie démocratique et l’alternance ?
Julien Masson (RN) : Les associations sont nécessaires pour l’épanouissement de chacun sur le plan sportif, culturel, la vie de quartier, etc. Cependant elles ne doivent jamais devenir une courroie politique. Je souhaite la transparence la plus totale sur les subventions. Une subvention n’est pas une rente de situation, elle doit être réinterrogée sur les objectifs qu’elle atteint ou pas et à qui. Elle ne doit pas être la réponse démagogique ou clientéliste destinée à satisfaire des petits estomacs qui se pensent intouchables. Aider les associations, oui. Financer des structures inefficaces ou des relais idéologiques qui donnent des consignes de vote la veille des élections, c’est non.
Nous voulons d’ailleurs supprimer les subventions aux associations qui encouragent l’immigration clandestine (SOS Méditerranée, Anvita, Projet Aquarius…), celles du CRIDEV anti-police ou encore les subventions à l’association déCONSTRUIRE avec son colloque islamo-indigéniste organisé dans les locaux de Rennes Métropole et ses ateliers interdits aux blancs. Charles Compagnon a voté main dans la main avec la gauche pour près de 19 000€ de subventions à cette association…
Il est temps d’envoyer des élus du Rassemblement Pour Rennes à la mairie pour soulever ces scandales.
Breizh-info : Vous proposez un moratoire sur les immeubles de grande hauteur et une prolongation du métro au-delà de la rocade. Quelle vision urbaine opposez-vous à celle de Nathalie Appéré : Rennes doit-elle grandir ou respirer ?
Julien Masson (RN) : Rennes doit respirer et se développer intelligemment, pas grossir n’importe comment.
Sur le métro, on paie l’erreur originelle de la gauche d’avoir conçu un métro qui ne sort pas de la rocade. Voir par exemple que l’aéroport n’est même pas desservi par une station de métro, c’est incompréhensible pour une capitale régionale qui doit rayonner à l’international. Cela n’explique pas toutes les difficultés de l’aéroport mais c’est un sérieux frein. Le métro intra-rocade est une faute grave que la gauche essaie aujourd’hui de compenser par des gros bus, appelés « trambus » pour la com’…
Quant au moratoire sur les immeubles de grande hauteur, c’est une pause de bon sens : on réévalue l’impact (cadre de vie, densité, écoles, stationnement, services, sécurité) et surtout on écoute les habitants ! Depuis des années, la gauche rennaise a enlaidi la ville par des tours de béton imposées aux riverains, une bétonisation qui détruit l’équilibre de quartiers entiers ! On a désormais des effets canyon sur certains axes, des privations de lumière et de vue pour les riverains…la gauche rennaise nuit gravement à la qualité de vie ! Bon nombre de Rennais se sont réunis dans des collectifs pour tenter de préserver leur quartier, leurs espaces verts, et ils ont parfaitement raison ! Rennes mérite mieux qu’une architecture déracinée, fade et sans âme, cet urbanisme austère, minéral et vertical. On voit aussi malheureusement aujourd’hui beaucoup de constructions neuves qui ressemblent à des boites à chaussures et qui sont identiques que l’on soit à Rennes, Limoges ou Vesoul… Il n’est pourtant pas interdit de construire du beau qui respecte l’identité locale…
Rennes doit rester cette ville à taille humaine, qui respire, une capitale régionale qui rayonne, pas une grande banlieue de Paris desservie par la LGV. Rennes paie aussi le choix de la classe politique en faveur de la métropolisation, c’est-à-dire le choix de tout concentrer à Rennes. C’est une politique mortifère aussi bien pour les Rennais qui subissent la bétonisation, l’hyper densification que pour la ruralité qui voit, elle, disparaitre sa jeunesse, ses emplois, ses habitants, ses médecins, ses salles de classe…Quand on concentre tout à Rennes, on ne peut pas s’étonner de voir une ville bétonnée, des trajets domicile-travail de plus en plus longs et des bouchons quotidiens sur la rocade. Cette forte croissance démographique voulue par la gauche à la Métropole nourrit également la hausse des prix de l’immobilier dans le cœur de Rennes. Il devient urgent de rompre avec ce modèle pour une vision d’aménagement du territoire équilibrée qui désengorge le « nœud » rennais et crée les conditions du développement économique dans la ruralité.
Breizh-info.com : La gauche vous accuse déjà de jouer la peur, de surévaluer l’insécurité, de caricaturer Rennes. Comment répondez-vous à ceux qui disent que le RN grossit les faits pour exister politiquement dans les grandes villes ?
Julien Masson (RN) : Je réponds que c’est bien la maire socialiste Nathalie Appéré qui agite sans cesse la « menace » du RN pour faire peur tout en nous caricaturant.
Les nombreux Rennais qui ne reconnaissent plus leur ville savent bien que ce n’est pas de la responsabilité du RN mais bien de cette gauche en place depuis 50 ans.
Sur l’insécurité je dis le réel, même si cela déplait. Je ne joue pas la peur, je refuse le déni. La vraie peur, c’est celle de ces Rennais qui ne peuvent plus rentrer chez eux sereinement, des commerçants qui subissent, des familles qui évitent certains lieux.
C’est cette grand-mère à Maurepas qui aimerait juste pouvoir faire ses courses sans crainte et qui explique que son fils a dû se déplacer accroupi dans l’appartement par crainte de balles perdues. Dans le même quartier, ce sont ces médecins menacés de mort et l’école Trégain régulièrement confinée à cause des fusillades en plus d’être infestée de rats. Au Blosne, c’est cette kinésithérapeute contrainte de déménager la mort dans l’âme parce qu’elle et ses patients n’étaient plus en sécurité au milieu d’un point de deal. Je pourrais multiplier ainsi les exemples de ce qu’est devenue Rennes. Les Rennais n’ont pas besoin des leçons de morale de la gauche, ils veulent qu’on les protège. Quand on nomme un problème, on nous accuse d’exagérer. Mais quand on ne le nomme pas et qu’on préfère garder ses œillères, il continue !
Breizh-info.com : Le RN progresse fortement aux européennes et aux législatives à Rennes, mais reste fragile aux municipales. Que manque-t-il encore pour transformer un vote national en implantation locale solide et durable ?
Julien Masson (RN) : C’est effectivement un long travail, convaincre jour après jour les Rennais que ce qu’ils vivent n’est pas une fatalité, que le quotidien peut changer, que nous alertons depuis des années et qu’il serait temps d’écouter nos propositions. Les municipales, c’est le concret : propreté, sécurité, écoles, urbanisme, fiscalité. Je souhaite transformer un vote national en confiance locale, par une équipe identifiée, le travail de terrain, la proximité.
Breizh-info.com : Si vous entrez au conseil municipal — avec ou sans accession au second tour — quelle serait votre première bataille, le premier dossier à ouvrir, celui qui pour vous conditionne tous les autres ?
Julien Masson (RN) : La première bataille, c’est la tranquillité publique : sécurité, vraie lutte contre les points de deal et reprise en main de l’espace public. Sans sécurité, pas de vie quotidienne sereine, pas de quartiers apaisés, pas d’attractivité, pas de commerce dynamique, et une ville qui fait fuir bon nombre de Rennais et détourne les autres. L’autre sujet capital c’est de couper l’appel d’air migratoire. Les 15 et 22 mars prochains, le choix des Rennais sera crucial : Stop ou encore ?
Propos recueillis par YV
Breizh-info.com
