On se souvient de la martiale déclaration du Commissaire européen Thierry Breton, le 10 juillet dernier. Il annonçait ni plus ni moins sa volonté de couper Twitter en France et dans tous les pays de l’Union européenne si Elon Musk ne se soumettait pas aux règles européennes.
Le commissaire européen Thierry Breton annonce qu'à partir du 25 août les réseaux sociaux vont être dans l'obligation d'effacer immédiatement les "contenus haineux" ou "qui appellent à la révolte" sous peine d'être coupés sur le territoire. pic.twitter.com/4F8zkl76i4
Ce qu’il faut comprendre quand Breton, soutenu par Macron, parle de règles européennes, cela signifie que seule la version estampillée politiquement correcte a droit de citer. Toutes les autres, sur l’immigration, l’islam, le climat, le sanitaire, l’Ukraine et autres, doivent être bannies des réseaux sociaux, car jugées complotistes ou d’extrême droite.
On aura remarqué que ces paroles scandaleuses n’auront pas suscité beaucoup de protestations dans la caste politicienne, et encore moins dans la mafia journalistique, qui ne pense qu’à dégommer le nouveau JDD, trop libre à son goût, et donc qualifié d’extrême droite.
Mais on aura remarqué également que, pendant la dictature covidiste, l’ensemble de la gauche était aux abonnés absents, ou pire complice, et qu’elle a laissé les réseaux sociaux, notamment Youtube, Facebook et Twitter, censurer à tour de bras ceux qui osaient contester la version officielle.
De même, cette gauche est aux manettes quand nous sommes submergés de plaintes et de procès, parce que nous osons dire des vérités sur l’islam et l’immigration, alors qu’ils mentent aux Français pour leur cacher la gravité de la situation, et la possible disparition de notre pays et de sa civilisation.
Personne n’a protesté quand Darmanin a publié une circulaire honteuse, mise en application par Nunez, interdisant de fait à la mouvance patriotique de manifester, voire même de rendre hommage, dans un lieu privé, dix ans après son suicide, à Dominique Venner.
L’épisode du Journal du Dimanche, qui a duré quarante jours, a montré, là encore, la conception de la gauche, mais aussi de pans de la droite, sur la liberté d’expression, dont fait partie la liberté de la presse. Une vision totalitaire de la parole libre, ou tout propos dissident est nazifié, rien de moins. Il se trouve même un crétin, président du groupe parlementaire Renaissance, qui paraît prêt à sanctionner le député Karl Olive, ancien maire de Poissy, pour avoir répondu aux questions de l’hebdomadaire dirigé par Geoffroy Lejeune.
Dans ce contexte, la date du 25 août sera capitale. Breton et Macron oseront-ils priver des millions de Français du droit d’utiliser le réseau social Twitter, sous le prétexte que celui-ci défend la liberté d’expression de ses abonnés, et laisse s’exprimer des opinions différentes de celle de la doxa du politiquement correct ?
Sans doute trop occupée par la gestion de leur nouvel ami Médine, les écolos et les Insoumis (de pacotille) ne paraissent pas s’intéresser aux enjeux du 25 août.
Pas grave, nous suivrons de très près ce dossier, et tiendront naturellement informés nos lecteurs de la suite du feuilleton du commissaire Breton et du traître Macron…
Cette nouvelle tendance qui gagne en popularité consiste à briser un œuf sur la tête d’un enfant en bas âge, délibérément conçu pour le faire pleurer. Les vidéos de ces actions sont ensuite diffusées sur TikTok, attirant l’attention et les vues. Il est difficile de ne pas être choqué par ces images, où l’on peut voir des tout-petits innocents en détresse tandis que leurs parents rient aux éclats.
Ce dernier défi rappelle celui du Cheese Challenge qui consistait à prendre une tranche de fromage (du cheddar, principalement) et la jeter au visage d’un bébé, tout en filmant sa réaction. Le but étant que la lamelle colle en plein milieu du visage de l’enfant.
L’impact de cette tendance va au-delà de simples vidéos virales. Elle soulève des préoccupations plus profondes quant à l’évolution des valeurs occidentales en ce qui concerne la protection et le respect des enfants. Jadis considérés comme sacrés et protégés, les enfants semblent désormais être utilisés comme des objets de divertissement à des fins d’audience en ligne. Cette évolution est symptomatique d’une culture qui pourrait graduellement perdre de vue l’importance fondamentale d’assurer le bien-être et la sécurité des générations futures.
++ WEBTUBE :C’était le 21 septembre 2021. On ne l’a pas oublié. Ci-dessous une scène culte de l’homme de Rio (où il a failli mourir lors de la cascade où il marche sur un fil) et la deuxième vidéo, la musique du professionnel d’Ennio Morricone. Inoubliable « Bebel » !
Breizh-info : Thierry Mariani, pourquoi êtes-vous venu en Roumanie prendre part, au nom du Rassemblement National, à cet événement organisé par le parti roumain AUR ?
Thierry Mariani : Ce qui se passe dans l’est de l’Europe est toujours intéressant et j’ai déjà participé en Roumanie à une rencontre organisée par l’AUR, le parti dirigé par George Simion et qui est désormais donné à 22 % dans les sondages en vue d’élections législatives. La Roumanie est caractéristique de ce qui se produit dans l’est de l’Europe. Après avoir beaucoup rêvé d’entrer au sein de l’Union Européenne, une fois que ces pays y sont, ils découvrent le revers de la médaille. L’Union Européenne fonctionne par l’attribution de subventions, de plus en plus soumises à des conditions dont certaines heurtent l’identité et les traditions d’un pays et je suis présent à Bucarest car l’AUR est un parti avec lequel nous avons envie de travailler. Nous ne savons pas si nous serons présents dans le même groupe ou dans deux groupes différents, mais ce qui est certain, c’est que nous nous retrouverons lors des votes au Parlement européen.
Breizh-info : Comment avez-vous découvert l’AUR ?
Thierry Mariani : Nous avions été invités par l’AUR à un colloque en Roumanie l’année dernière. Au départ, bien peu de gens auraient misé un euro sur l’AUR. Il est désormais le parti qui monte en Roumanie et constitue probablement un élément durable de la vie politique roumaine car les Roumains découvrent la face cachée de l’Union Européenne, c’est-à-dire une administration et une Commission qui désirent imposer des dictats qui n’ont rien en commun avec l’Europe des nations. Je dis toujours : « Au début, l’Europe faisait rêver, désormais, elle fait chanter. » Nous le voyons aujourd’hui en Pologne et en Hongrie, mais aussi en Italie avec l’évolution de l’attitude de Madame Meloni : si vous n’êtes pas dans la ligne, les dotations européennes seront versées plus tard, … ou jamais. À mon avis, il s’agit de l’évolution la plus inquiétante de l’Union Européenne. Je suis, au sein du Parlement européen, avec le Rassemblement National, de ceux qui se battent contre ce qui est appelé « les ressources propres » de l’Union Européenne. Ces dernières sont des fonds que perçoit ou percevrait directement l’Union Européenne et que, après, elle répartirait en fonction de ses critères. Cela s’est déjà un peu passé avec le plan Covid qui constitue la première ressource propre à grande échelle. La ressource propre à cette époque était un prêt alimenté par des recettes d’États. Si je prends l’exemple de la France, nous devrions recevoir, lorsque ce sera fini, au mieux, 40 milliards et payer, au pire, 75 milliards. Nous les recevrons aux conditions fixées par l’Union Européenne.
Souvenez-vous que lorsque Madame Meloni est devenue Premier ministre d’Italie à la suite des élections législatives que son parti a gagnées, la presse italienne titrait « Recevrons-nous les 130 milliards manquants ? » Je constate que Madame Meloni est très conciliante avec l’Union Européenne, car elle est tenue par ces 130 milliards.
Nous devons aussi éviter tous les chantages que l’Union européenne veut faire à tous les États, petits ou grands. Madame von der Leyen et sa commission se conduisent comme des maîtres-chanteurs. Lors des prochaines élections européennes, nous devons les mettre dehors !
Breizh-info : La Roumanie actuelle, c’est un peu la France des années 1960 ?
Thierry Mariani : J’avais deux ans en 1960, donc c’est un peu délicat à dire (rire), mais oui, il y a peut-être une certaine nostalgie d’une France qui n’existe plus, et même d’une Europe de l’Ouest qui a disparu. Il suffit de se balader dans les rues de Bucarest, comme dans celles de Varsovie et de Budapest, pour comprendre que ce n’est pas le même monde car l’immigration non contrôlée, et de plus en plus encouragée par l’Union Européenne, a déjà fait des ravages depuis des années en France, avec une immigration qui ne s’intègre plus, nous l’avons vu encore dernièrement avec les émeutes dans les banlieues, alors que l’Europe de l’Est, qui est entrée plus tard dans l’Union Européenne, et qui est moins attractive du point de vue des aides sociales et des revenus, est moins touchée par ce phénomène. Il s’agit d’un autre visage de l’Europe. Vous avez peut-être raison. Si j’avais connu cette époque, et d’après ce que j’en vois dans les photos, on pourrait penser être en France dans les années 1960.
Breizh-info : Votre position, considérée comme favorable à la Russie, et celle de l’AUR, plutôt défavorable à ce pays, ne constituent-elles pas un point de divergence ?
Thierry Mariani : Oui, mais la Roumanie, si une guerre généralisée a lieu, sera en première ligne. Avant qu’il n’y ait des dégâts à Brest, dans le Finistère ou à Biarritz, la Roumanie sera détruite. Et donc je pense que la position de Marine Le Pen, qui est aussi bien sûr la mienne, est de dire qu’il est temps d’arrêter cette guerre, que la guerre que nous conduisons est de la part de l’Europe assez lâche, assez minable, assez méprisable. En effet, j’entends dire, de la part de dirigeants européens, que nous nous battons pour la civilisation, pour nos libertés, … Dans ce cas, qu’ils s’engagent ! Vous vous souvenez de la guerre d’Espagne. Des personnalités politiques de tous bords, par exemple communistes, des intellectuels français comme André Malraux, ou bien d’autres qui étaient en première ligne sur le front. Les intellectuels européens, qui poussent les autres à se battre, qui sont prêts à se faire tuer jusqu’au dernier Ukrainien, font la guerre sur les plateaux des chaînes de télévision. Et, en réalité, nous donnons de l’argent pour que les Ukrainiens aillent se battre.
Je suis souvent accusé d’être proche de la Russie. Je vais vous faire une confidence. Le seul groupe d’amitié que j’ai présidé à l’Assemblée nationale est le groupe France-Ukraine. J’ai autant d’amis d’un côté que de l’autre et cette guerre est stupide. Cette guerre est attisée par un pays qui n’a plus de conflit armé sur son territoire depuis un siècle et demi. Je pense bien sûr aux États-Unis. Et dans cette guerre, l’Union Européenne sera une des grandes perdantes. Déjà notre énergie a quasiment doublé, voire triplé de coût. Quelle bonne nouvelle pour l’industrie américaine, quelle bonne nouvelle pour ceux qui vendent du gaz de schiste – sous l’appellation GNL, gaz naturel liquéfié –, que personne ne veut produire en Europe, nous l’achetons désormais à tout va, en nous félicitant ! Nous refusons de payer certaines énergies, notamment le gaz, à une « démocratie défaillante », la Russie, mais nous l’achetons à une « démocratie triomphante et exemplaire », l’Arabie Saoudite. Tout cela est une vaste comédie dans laquelle l’Europe est la première victime. Et d’autre part, pensant aux Ukrainiens, je dis : attention, vous risquez d’être demain les Kurdes de l’Europe ! J’ai connu la situation au Moyen-Orient. Pendant les combats contre les islamistes, les Kurdes étaient en première ligne dans les combats de rues. Ils sont ceux qui ont eu le plus de pertes, à Mossoul, à Raqqa. Vous vous souvenez de cette propagande, même en France, qui sanctifiait les régiments de femmes kurdes. Quel exemple ! Quel beau peuple qui méritait un pays, une nation ! Puis, une fois que nous avons gagné la guerre, nous les avons laissés se faire massacrer par les Turcs. Nous les avons abandonnés. Plus personne ne parle aujourd’hui du Kurdistan indépendant. Toutes les promesses de l’Occident ont été oubliées. Je crains que les Ukrainiens soient demain les Kurdes de l’Europe. Ils se voient promettre l’appartenance à l’OTAN, à l’Union Européenne. Ils auront un État défoncé, dévasté, et une population qui aura reculé de manière phénoménale, parce que, par exemple, la plupart des réfugiés ukrainiens que j’ai rencontrés en France ne veulent plus retourner dans leur pays et aujourd’hui je pense que nous conduisons ce pays à la catastrophe et nous verrons le bilan dans quelques années. Attendons un peu de voir avant de juger. Tous ceux qui désignent déjà l’avenir ferait bien de faire attention. Nous verrons, dans le futur, qui est le grand gagnant de cette guerre et qui est le grand perdant. Je prends le risque d’affirmer que les États-Unis compteront parmi les premiers et l’Europe dans les deuxièmes.
Breizh-info :Vous qui avez connu l’ancien système politique, que pensez-vous de ce que l’UMP est devenue ?
Thierry Mariani : L’UMP n’a jamais changée : « L’UMP, c’est Monsieur Muscle avant les élections et la dégonflette après les élections. » Un poisson japonais s’appelle le poisson globe. Dès qu’il se sent menacé, il se gonfle et devient énorme afin de tenter d’effrayer l’adversaire, puis après, dès que l’adversaire est parti, il se dégonfle et devient une carpette. Si vous dégustez ce poisson en sushi et que son poison n’a pas été enlevé, il est mortel. C’est pour cela que j’ai quitté cette formation politique. Nous devons écouter ce que les ancêtres de ce parti – résultant d’une fusion en 2002 de diverses formations politiques – disaient en 1990. Selon eux, il fallait changer le code de la nationalité et être ferme sur l’immigration. 33 ans plus tard, force est de constater que l’UMP n’a rien fait à chaque fois qu’elle a été au pouvoir. Et c’est même pire, car elle s’est soumise à toutes les décisions de l’Union Européenne en matière d’immigration. Et nous voyons un peu la même chose de nos jours. Éric Ciotti nous explique que nous allons voir ce que nous allons voir en matière d’immigration et que nous sommes fermes. J’entendais l’autre jour Rachida Dati dire que la Justice des mineurs doit être réformée, mais je me souviens que lorsqu’elle était ministre du gouvernement auquel j’appartenais, elle a créé une commission afin de réformer la justice des mineurs, mais elle n’est pas allée plus loin.
Donc, j’ai quitté l’UMP et ce parti est en train d’agoniser, parce que les électeurs se rendent compte que ce parti n’a jamais mis en pratique ses promesses. L’UMP, c’est un peu l’UDF finissante, si vous connaissez l’histoire politique française. L’UDF, à la fin, avant d’être absorbée par le RPR, était un parti de notables, qui étaient tout à fait respectables, qui dirigeaient des villes, des départements, des régions. Cette formation politique n’avait plus d’importance nationale. Qui dirige de nos jours Les Républicains ? Ce n’est pas Éric Ciotti. Il est déjà tellement embourbé dans ses batailles avec Monsieur Estrosi. Éric Ciotti est un bon symbole. Je l’ai fréquenté car j’ai été tête de liste. Nous nous connaissons depuis longtemps. Nous étions ensemble dans le même parti. Au-delà des étiquettes politiques, nous avons toujours entretenu de bons rapports personnels. Le meilleur exemple de ce qu’il est aujourd’hui et de ce que sont Les Républicains, c’est ce qui a eu lieu lors des élections régionales en PACA. Jusqu’à la dernière semaine, Éric Ciotti a dit « Jamais je ne soutiendrai la liste de Monsieur Muselier ! » Dans cette liste, on retrouve la formation politique La République en marche et les gens de gauche qui la soutiennent. « Nous sommes une droite authentique. Nous sommes une droite qui ne change pas, qui a des principes ! » Puis, le mercredi, il a appelé à voter pour lui ! Voilà ! Alors je ne vais pas dire que l’UMP est un parti qui fait de la gonflette, mais que ce parti s’est souvent dégonflé une fois au pouvoir.
Breizh-info :Comment percevez-vous le président de la République Emmanuel Macron ?
Thierry Mariani : Macron n’est plus l’adversaire. Dans quatre ans, en vertu de la Constitution française, il disparaîtra. Le problème, c’est sa majorité. Il poursuit la même politique et mise sur l’oubli des Français. Qui se souvient qu’après la révolte des gilets jaunes, Macron était donné archi-perdant aux élections présidentielles ? Et, il a été réélu. Alors, quand, aujourd’hui, j’entends certains de mes amis m’expliquer qu’il ne peut pas se redresser après la réforme des retraites qui a été réglée de manière légale mais non-démocratique, je les mets un peu en garde car Macron ne sera plus candidat et des candidats ripolinés seront mis en piste. Sera-ce Édouard Philippe repeint en nouveau candidat ? Il a géré les premières années Macron et, de manière désastreuse, la Covid. Je ne sais pas qui sera le candidat symbole de la macronie, mais je pense qu’il ne faudra pas oublier que quelque soit le candidat soutenu par la majorité de Macron, ce sera quelqu’un qui aura participé à ces années au cours desquelles la France recule, recule, recule. On disait « La France est la quatrième puissance du monde. » Je constate que désormais la plupart des politiques s’accordent sur le fait que nous sommes la septième puissance du monde. Mais surtout, notre niveau de vie est désormais entre la vingtième et la vingt-cinquième place. Il a reculé au cours des dix dernières années. Les services publics s’effondrent. L’endettement a explosé. Je crois qu’il n’y a plus grand-chose à attendre de Macron, si ce n’est le pire.
Breizh-info :Pensez-vous qu’un candidat du Rassemblement National pourrait passer lors du deuxième tour, au scrutin majoritaire, d’élections présidentielles ?
Thierry Mariani : Aujourd’hui, oui. Car, franchement la dernière arme qui est restée à Emmanuel Macron, pour être élu, a été la peur et la culpabilisation. Vous vous souvenez lors du débat, avant le deuxième tour : « Madame Le Pen, si vous êtes élue, ce sera le KO. » Vous avez vu ce qu’il en a été au cours des dernières semaines au sein de la France dirigée par Emmanuel Macron. Et aussi : « En votant pour Madame Le Pen, vous choisissez des extrémistes. » Les Français découvrent que, à l’Assemblée nationale, les 88 députés du Rassemblement National ont une conduite exemplaire. Et, moi qui ai siégé durant 25 ans au sein de cette assemblée, je dirais même qu’ils ont une conduite extrêmement rare à l’Assemblée nationale. En effet, celle-ci est la même que celle adoptée avec la volonté de Jordan Bardella au sein de l’Assemblée européenne. Si un texte est présenté par une personne de gauche, de droite ou de la majorité présidentielle, si celui-ci est bon pour la France, nous le votons. Lorsque j’étais chez Les Républicains, un texte présenté par un opposant n’était jamais voté. Ou alors, la suprême hypocrisie consistait à le réécrire en changeant une virgule et une apostrophe, pour pouvoir voter le nôtre. Et chacun votait le sien. Donc, en conclusion, même lorsqu’un texte était bon, il n’obtenait jamais la majorité. Donc, il s’agit un peu d’une nouvelle manière de faire de la politique, d’un changement révolutionnaire, dans le bon sens. En effet, depuis que je suis au Parlement européen, j’ai aussi voté des textes venant de la gauche ou du Parti Populaire Européen – de centre-droit – et je suis très content car nous sommes arrivés à faire basculer la majorité et ces textes étaient bons. En conséquence, revoter pour les candidats du système en place pour continuer à pratiquer la politique de manière sectaire, comme le font la plupart des partis politiques de France, que ce soit au sein de l’Assemblée nationale ou du Parlement européen ?
Breizh-info :Désirez-vous ajouter quelque chose ?
Thierry Mariani : Oui, à mon avis, deux menaces peuvent apparaître lors de la prochaine élection présidentielle, car il est évident que l’Union Européenne actuelle veut détruire ou vider de tous pouvoirs les nations. Les deux menaces sont : la fin de la règle de l’unanimité, ce qui constitue un danger mortel pour les nations, et les ressources propres. La règle de l’unanimité signifie qu’un jour une coalition de pays pourrait imposer à des petits pays, ou à de grands pays comme la France, des décisions allant à l’encontre de leur intérêt. Et donc le fait de maintenir la règle de l’unanimité est, à mon avis, primordiale. Cela avait été voulu à l’époque de la construction européenne par le général de Gaulle et je constate que, là aussi, le Rassemblement National est un des très rares à se battre pour dire qu’on ne peut pas accepter de revoir cette règle. Tous les États seront soumis à la Commission européenne parce que le deuxième danger, ce sont les ressources propres, c’est-à-dire qu’en mettant par exemple la main sur la taxe carbone – l’Union Européenne ne manque jamais d’imagination –, un magot sera à la disposition des successeurs de Madame von der Leyen. Et comme avec tous les maîtres-chanteurs, cet argent sera réparti entre ceux qui sont dans la ligne et sera supprimé ou sera bloqué pour ceux qui ne suivent pas cette politique de l’Union Européenne au sein de laquelle cette commission dispose de toujours plus de pouvoir. Voilà pourquoi il faut s’opposer absolument, si nous voulons une Europe des nations, à ces ressources propres qui sont un « piège à cons ». Vous vous entendez dire « À 27, l’impôt sera mieux ramassé ! » Sauf, qu’à 27, un seul répartira les impôts. Je préfère que les 27 collectent chacun leurs impôts et les redistribuent eux-mêmes. C’est cela la souveraineté nationale. Voilà pourquoi, je me battrai, derrière Jordan Bardella, lors des prochaines élections européennes et j’espère qu’un parti comme l’AUR restera fidèle à sa conception d’une Europe des nations, c’est-à-dire ne cédera rien face à ce qui peut remettre en cause notre identité et notre avenir.
Breizh-info :Certaines décisions sont déjà prises à la majorité !
Thierry Mariani : Oui, mais ce sont des décisions extrêmement techniques ! Franchement, elles ne sont pas majeures. Lors de la précédente cession parlementaire, une motion totalement inodore et incolore sur les clauses passerelles a été votée. Je me suis demandé ce que signifie ce terme. Et ceux qui siègent dans la commission concernée ont expliqué qu’il s’agit d’une méthode de plus afin de remettre en cause la règle de l’unanimité. En conclusion, je dis que l’Union Européenne est devenue une religion. Tous ceux qui refusent cette religion sont traités comme des hérétiques. Et en réalité, une religion apporte toujours le bien. Les Britanniques ont rejeté le bien et donc, forcément, ils doivent être ostracisés. Et tous ces partis politiques qui refusent de communier à cette religion qui apporte le bien à tous les citoyens européens sont forcément coupables et sont des hérétiques qui doivent être éliminés et combattus. Nous sommes face à un nouveau totalitarisme et ceux qui viennent, comme la Roumanie, de l’ancien bloc soviétique doivent faire attention à ne pas passer de la tutelle de Moscou à celle de Bruxelles.
L’été : l’occasion pour beaucoup de se plonger enfin dans ce livre dévoré des yeux toute l’année sans pour autant avoir eu le temps de le lire. À cette occasion, BV vous propose une sélection de ses meilleures recensions. Aujourd’hui, Climat, la part d’incertitude, de Steven Koonin.
Alors que le dernier rapport du GIEC vient de sortir, avec son résumé pour les décideurs toujours aussi alarmiste, Steven Koonin, physicien-théoricien professeur à l’université de New York, membre de l’Académie des sciences américaine, était en visite en France pour la promotion de son livre à succès, traduit en français sous le titre Climat, la part d’incertitude (Éd. L’Artilleur). Invité par l’Association des climato-réalistes à donner une conférence, ses positions contestées sur la question climatique ont été critiquées par L’Express ou Le Huffington Post qui le qualifient de climato-sceptique, et de manière plus favorable par Judith Waintraub dans Le Figaro ou par l’European Scientist.
Cet ancien conseiller scientifique d’Obama réfute clairement l’alarmisme ambiant, aspire à un débat public transparent et note une approche scientifique absente, par exemple, du rapport pour les décideurs édité par le GIEC. Concernant ce rapport censé être une synthèse du trop volumineux rapport scientifique, il dénonce les présentations trompeuses qui y sont faites. Il prend pour exemple l’augmentation qui est donnée du nombre de décès résultant de températures plus élevées et souligne que la diminution plus importante du nombre de décès due à des températures moins froides y est complètement occultée.
Il remarque, cependant, que ce nouveau rapport est moins alarmiste que les précédents et qu’il revient à une fourchette d’augmentation plus réaliste. Elle serait inférieure à 2,7 °C globalement. Il en profite pour dénoncer l’alarmisme imposé en Europe et il précise, dans son interview pour l’European Scientist, « que ce n’est pas forcément la ligne de conduite la plus sage que d’opérer des réductions importantes et rapides des émissions ». Il fait, là, allusion à la stratégie du « net-zéro » imposée par l’Union européenne à ses États membres qui vise à obtenir une économie neutre en émission de CO2 en 2050. La récente interdiction de la vente des véhicules thermiques neufs à partir de 2035 en découle. Rappelons qu’en 2030, l’Union européenne ne sera responsable que de 7 % des émissions de gaz à effet de serre et que 60 % des émissions viendront du continent asiatique où la Chine, l’Indonésie, le Pakistan et l’Inde continuent de construire des centrales à charbon en grand nombre.
Concernant les événements extrêmes et leur origine systématiquement imputée à l’influence humaine, il rappelle que le passé n’en est pas dépourvu et qu’il est donc difficile de nous les imputer. Il rappelle également que l’influence des émissions anthropiques de gaz à effet de serre et aérosols ne représente qu’un pour cent de la perturbation du système énergétique de la Terre et que la variabilité naturelle de l’intensité du rayonnement solaire est également de 1 %. Il est donc difficile de modéliser tout cela et il précise que plus on avance dans la prise en compte des paramètres d’influence, plus l’incertitude des prévisions s’accroît. D’où le titre de son livre. Selon lui, si ces modèles sont utiles aux scientifiques, il n’est pas judicieux de s’appuyer sur eux pour prendre des décisions économiques concernant, notamment, le système énergétique.
Enfin, Steven Koonin rêve de ce qu’il appelle une « équipe rouge » qui pourrait, en toute impartialité, évaluer les rapports du GIEC.
En ouverture de ce journal : l’intervention du chef de l’Etat dans le Var à Bormes-les-Mimosas. Nous resterons dans le sud, à Marseille, où le ministre de l’Intérieur va encore envoyer la CRS 8. Et enfin, une page sport avec la coupe du monde de rugby qui débutera en septembre.
++ WEBTUBE : Beaucoup de questions se posent par rapport à cette énergie qui nous fait encourir de grands dangers face à un accident ou au terrorisme.Regarder ce reportage pour bien comprendre la situation.
Dans la Généalogie de la morale (1887), Nietzsche évoque une forme de nihilisme caractérisé par « une aversion de la vie, une révolte contre les conditions fondamentales de la vie ». C’est une volonté de néant. « Mais cela est et demeure une volonté ! » indique-t-il. « L’homme aime mieux vouloir le néant que ne pas vouloir… » (Généalogie…, III, 28). Voilà qui éclaire les émeutes nihilistes que nous avons connues en France (juin 2023). Nous le savons : le phénomène n’a cessé de s’amplifier depuis son apparition, vers la fin des années 1970. Moment d’accélération de l’immigration, en parallèle à notre désindustrialisation. C’est tout sauf un hasard. Immigration devenue familiale et chômage de masse produisent des vies que déserte le sens.
D’une manière générale, la jeunesse veut la vie, c’est pourquoi elle peut aussi bien être héroïque que mettre son énergie au service de ce qu’il y a de plus médiocre. Dans notre époque, où l’horizon proposé n’est plus la grandeur d’un pays, ni les cimes du dépassement de soi, où les classes dirigeantes ne se cachent pas pour exprimer leur mépris du peuple, une certaine jeunesse se tourne vers le consumérisme et la médiocrité d’une société marchande sans culture. Les mariages dans certains milieux communautaires sont caractéristiques : locations de voitures de luxe, conduite sauvage, occupation physique et sonore du domaine public, drapeaux étrangers, mépris affiché pour les classes laborieuses, elles-mêmes pourtant en bonne partie immigrées. En un mot : appropriation du territoire et démonstration de force. Goût de la spectacularisation et consumérisme forcené. Le pire de l’Occident. Les pires des malchances pour la France.
« Un nihiliste, disait Nietzsche, est un homme qui juge que le monde tel qu’il est ne devrait pas exister, et que le monde tel qu’il devrait être n’existe pas » (Fragments posthumes, 1887, IX, 60). Pour les émeutiers et casseurs, le monde tel qu’il est leur convient. La loi de la jungle est leur loi et leur convient. C’est aussi la loi de l’argent, par quoi ils sont jumeaux de l’oligarchie d’en haut, à laquelle mille liens les rattachent, dont la même vue du monde, une vue postnationale avec l’argent comme seul étalon de référence. Certains gagnent de l’argent avec de la drogue non autorisée, d’autres avec des spéculations financières autorisées ou de faux vaccins autorisés. La différence est de forme et de style. Mais ce que veulent détruire les casseurs nihilistes, c’est ce qui résiste encore à la marchandisation du monde. Ce sont les services publics. Ce sont les vestiges d’une France qui fut assimilatrice (mais quand les immigrés étaient dix fois moins nombreux et ne pouvaient venir sans travailler) et dont ils ne veulent plus.
Le désert des émeutiers
Une partie de cette jeunesse se caractérise par un mélange de sadisme, d’infantilisme et d’ivresse de toute-puissance. La volonté de puissance devient une volonté de détruire. « La vie est à mes yeux instinct de croissance, de durée, d’accumulation de forces, de puissance : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin », dit encore Nietzsche dans L’Antéchrist. Un instinct de croissance, mais de quoi ? Il s’agit pour les émeutiers de faire croître le désert. Le désert du rien, le désert de toutes les institutions, par destruction des écoles, des gymnases, des médiathèques. Le désert des bédouins. Seules les institutions communautaires en réchappent : les mosquées ne brûlent pas. Et si les émeutiers brûlent plus volontiers les écoles que les églises, c’est que, bien que fort peu cultivés, ils ont compris que l’État français laïque se contrefiche de la destruction des églises (voire s’en réjouit. Belle occasion de les transformer en musée, en office de tourisme, en lieu de création culturelle « inclusive » !), mais pas de celle des écoles.
Qui bascule dans le nihilisme ? Une certaine jeunesse, en majorité issue de l’immigration, qui est surtout celle qui vient des pays les plus dépourvus de culture nationale (États artificiels issus de la colonisation plutôt qu’originaires de vieux pays comme l’Égypte, la Turquie, l’Inde, la Chine, etc.). Plus on est dans le doute sur son identité, plus on ressent la fragilité de celle-ci (fragile ne veut pourtant pas dire médiocre), plus on est dans le ressentiment, « le plus contagieux des sentiments » (François Bousquet). Plus on est, aussi, dans la destruction. Une certaine jeunesse ne se sent pas chez elle, ici, et elle hait le pays d’accueil qu’est la France, qui offre pourtant (trop) généreusement sa nationalité et de toute façon a effacé toutes les frontières entre citoyens et non citoyens. Mais la générosité par faiblesse ne vaut rien. Plus la conscience est fausse conscience, plus la haine est forte. Ceux qui ont tous fait pour venir en France alors qu’ils ont tout fait pour chasser les Français de chez eux sont ceux qui la haïssent le plus : sans cette haine, ils se rendraient compte qu’ils sont dans une position de schizophrènes, consistant à vouloir vivre absolument dans un pays qu’ils haïssent. Et consistant à se réclamer d’un pays qu’ils ont fui parce qu’il n’y avait pas d’avenir dans celui-ci. Le choix de ces gens dans une situation folle est simple : soit la haine de la France, soit la haine de soi.
La haine de la France
Une certaine jeunesse n’est pas la majorité de la jeunesse de banlieue, ni de la jeunesse immigrée, majorité qui travaille ou étudie et est rendue invisible par les casseurs et agresseurs de gens paisibles, comme le rappelle Christophe Guilluy dans un entretien à Marianne (6 juillet 2023). Mais il y a une fraction de la jeunesse qui déteste la France, et y est encouragée par les rappeurs et autres « artistes » financés et promus par l’oligarchie. Cette fraction de jeunesse est une minorité, mais pas une infime minorité. Restera-t-elle une minorité, ou deviendra-t-elle majoritaire, l’impunité des jeunes mineurs, notamment, faisant basculer la majorité de la jeunesse issue de l’immigration vers la délinquance et le saccage ? C’est l’un des aspects de la question. C’est pourtant de la population immigrée que viennent les condamnations les plus nettes de cette violence, dont elle est la première victime, car ce ne sont pas les quartiers de Neuilly-Auteuil-Passy qui sont dévastés (encore qu’ils soient parfois marginalement touchés). Un paradoxe que cette condamnation des émeutes non par les bobos parisiens, ancrés dans la « culture de l’excuse », mais par les immigrés d’un certain âge ? Non, c’est une contradiction culturelle. Les gens issus d’une culture traditionnelle sont les plus offusqués par des émeutes et destructions gratuites. Les jeunes sans culture représentent une génération perdue, sans autre valeur que l’argent, et l’argent facile, celui de la drogue. Qu’il amène une partie de leur famille à jouir de cet argent facile, cela ne fait pas de doute, et c’est pourquoi, comme le dit justement Gabrielle Cluzel, les parents devraient être tenus responsables sur leurs deniers des dégradations faites par leurs enfants mineurs. Encore faudrait-il au moins qu’il n’y ait pas la possibilité d’une grève des greffiers à un moment aussi crucial que celui que nous vivons !
Haine de la France : c’est bien de cela qu’il s’agit. Un banlieusard, 40 ans, origine maghrébine, dit à son voisin dans un autobus : « Ce n’est pas le Coran qui est en question, c’est la haine de la France. » Bien vu. Ces jeunes n’ont pas lu le Coran. Ils ne connaissent rien non plus à la France. Rien non plus de leur pays d’origine, sauf, parfois, la propagande débile de leur gouvernement, se défaussant de sa corruption et de son incapacité sur un soi-disant « héritage colonial », plus de soixante ans plus tard ! À cette jeunesse, on ne dit rien de fort. On lui parle de la « république », sans même préciser la République française.
Ce que cette jeunesse déteste, c’est la France et tout ce qui la représente, les mairies, les commissariats, les pompiers, y compris les équipements construits pour eux, les centres sociaux, les équipements sportifs, etc. S’il y a une France qu’une certaine jeunesse trouve méprisable, c’est bien celle qui ne s’affirme pas comme France, mais comme « pays des droits de l’homme » et « pays de la laïcité ». La négation officielle de la violence comme fait anthropologique inévitable à canaliser mais non à supprimer, le fait que plus d’émeutes se traduisent toujours par plus de subventions et de déclarations d’amour à ces « jeunes en souffrance » (sic) et autres « petits anges » fait que la violence devient hystérique. On parlera à juste titre, avec Léon Bloy, de « mendiants ingrats ». Faut-il s’en étonner ? Le misérabilisme n’entraîne que le mépris. « C’est la société, notre société policée, médiocre, castrée, qui, fatalement, fait dégénérer en criminel un homme proche de la nature, venu des montagnes, ou des aventures en mer. Ou plutôt, presque fatalement : car il est des cas où un tel homme se révèle plus fort que la société », disait Nietzsche (Crépuscule des idoles, « Divagation d’un inactuel », 45). Et de fait, ces jeunes, qui ne viennent plus des montagnes mais des zones de trafic de drogues, imposent leur loi à la société. Car s’il y a nihilisme destructeur, il y a aussi l’expression d’un rapport de force, et quand l’affaire prend des proportions excessives, l’ordre est ramené dans les quartiers par les caïds (ceux qui détiennent les armes, les moyens pour acheter les mortiers d’artifice, etc.), de façon à ce que le trafic reprenne « normalement », si on peut dire. Le caïdat n’a pas d’intérêt à chercher l’affrontement avec un pouvoir qui tolère parfaitement le trafic. Celui-ci permet de payer les loyers, et il empêche tout mouvement social face au chômage de masse et aux emplois précaires, chômage qui serait accru si un certain nombre de gens ne vivaient pas du trafic de drogue. Cet anesthésiant social et psychologique fait très bien les affaires de l’oligarchie qui, pour partie, est en outre dans sa bonne clientèle.
Les nomades qui mettent en coupe réglée les sédentaires
Reste qu’il y a des émeutes malgré cet anesthésiant. Pourquoi ? Parce qu’une société médiocre ne fait plus peur. Elle devient l’enjeu d’un défi qui lui est lancé par cette jeunesse. Parce qu’il est régulièrement nécessaire aux bandes de rappeler que ce sont elles, et non l’État, qui fait la loi en banlieue, les émeutes sont ainsi l’expression d’un rapport de force que l’on veut imposer, et non une révolte sincère devant un décès dramatique. Car la mort ne révolte pas les jeunes : s’il y a des victimes de bavures policières – et assurément, l’enquête devrait être menée par une autorité totalement indépendante –, il y a beaucoup plus de victimes de la violence des bandes de jeunes parmi d’innocents voisins : passants écrasés en traversant la rue par un conducteur sans permis ou fuyant les forces de l’ordre, victimes de fusillade ayant eu le seul tort d’être présent au mauvais endroit et au mauvais moment, etc. Plus encore, les affrontements entre « jeunes » (et moins jeunes) à propos de dettes de trafic ou de conflits de territoire font beaucoup plus de morts que les fameuses bavures policières. Il n’y a de pire conflit de territoires qu’entre les hors sol. Chassez la nature, elle revient au galop ! L’homme a un instinct territorial. Et quand on ne connaît pas grand-chose à l’histoire, il ne reste que les bagarres au couteau entre bandes de Maisons-Alfort contre celle d’Alfortville. Un conflit de civilisation, cela ? Pourquoi pas une querelle théologique tant que vous y êtes ! Laissez-moi rire.
Si la faiblesse de l’État, et celle de la justice, appelle au rapport de forces contre l’État, rien ne serait possible sans un climat, sans un état d’esprit métapolitique, qui est le nôtre. C’est l’ethno-masochisme qui nous gouverne. C’est la haine de soi sous la forme de la haine de notre nation qui est devenue la doctrine officielle de la post-gauche wokiste (la « droite » des Pécresse et autre Copé ou Darmanin n’étant qu’une gauche un peu en retard). Cette idéologie est la suite logique de l’égalitarisme. Car ce dernier n’est pas seulement l’égalité des chances. Il est l’égalité de nature de tous les hommes. Il est l’identité de nature. Pour être sûr qu’il y a égalité, le plus simple n’est-il pas qu’il y ait identité ? Voulons-nous vraiment l’égalité entre hommes et femmes ? Affirmons, pour être certain de l’atteindre, que les hommes et les femmes, c’est la même chose !
« La doctrine de l’égalité ! Mais c’est qu’il n’y a pas de poison plus toxique : car elle semble prêchée par la justice même, alors qu’elle est la fin de toute justice… Aux égaux, traitement égal, aux inégaux, traitement inégal : telle serait la vraie devise de la justice. Et ce qui en découle : ‘’Ne jamais égaliser ce qui est inégal’’ », écrit Nietzsche (Crépuscule des idoles, 48). Mais qui peut croire que les émeutiers casseurs veulent vraiment l’égalité. Ils ne rêvent que de domination. « Niquer la France » : c’est un mot d’ordre de prédateur et de violeur. Ils veulent dominer. Ils veulent être les nouveaux caïds. Ils sont les nomades qui mettent en coupe réglée les sédentaires. Les Anywheres contre les Somewheres (David Goodhart). Les casseurs qui ne veulent comme socle social qu’une connexion internet contre les gens de quelque part qui veulent la sécurité culturelle et deviennent populistes contre des élites qui les privent de celle-ci.
Une guerre contre la civilisation
Les « hors la loi » (HLL) sont ceux qui rançonnent ceux qui travaillent légalement (et qui peuvent, bien entendu, avoir, ou pas, les mêmes origines ethniques). Et comme les sédentaires et les travailleurs sont des hommes de la transmission, y compris celle des savoir-faire professionnels, les nouveaux barbares veulent la fin de toutes les transmissions. Moins qu’une guerre de civilisation, c’est une guerre contre la civilisation qui est la leur. Et qui est donc la nôtre puisqu’ils ont désigné la France comme ennemi. Refusant l’histoire, le passé, ne lisant pas (sauf les notices des explosifs), ces jeunes vivent dans ce que Karl Heinz Bohrer appelait « un présent absolu ». C’est un présent qui n’actualise ni le passé ni le futur – le contraire du présent chez Giorgio Locchi. Pour faire sortir cette jeunesse de ce « présent absolu », il faudrait que la France redevienne une terre et un peuple, et remette au premier plan le récit d’une transmission. Bernanos écrit à propos d’une époque qui annonçait les désastres moraux de la nôtre : « Non seulement ce malheureux pays n’avait plus de substance grise, mais la tumeur s’était si parfaitement substituée à l’organe qu’elle avait détruit, que la France ne semblait pas s’apercevoir du changement, et pensait avec son cancer ! » (La grande peur des bien-pensants).
Pour renouer avec un récit français, il faudrait pour cela sortir d’une définition universaliste de la France. Chaque territoire est une voie d’accès à l’universel, mais précisément, il faut en passer par un territoire et une culture singulière. Comme le note Alain de Benoist, « il n’y a pas d’accès à l’universel sans médiation ». Nous ne sommes pas loin de l’idée que développait Hegel, comme quoi le concret est toujours supérieur à l’abstrait. Or, le concret, c’est notamment le charnel, le matériel au sens de ce qui a uns substance physique, ce qui se touche, et non pas l’abstraction de mots d’ordre comme « pays des droits de l’homme », « progrès », « vocation universelle de la France », qui est la version moderne de la « fille aînée de l’Église », et autres calembredaines, etc. Aimer une terre, c’est être capable de trouver, à partir d’elle, un horizon, être capable de définir un but à sa vie, de tracer un sillon, et de s’y tenir. La vita activa dont parle Hannah Arendt, c’est ce rapport à la terre, qui inclut à la fois le travail, l’œuvre, l’action. À la fois la peine des hommes, le dur labeur, et la création (l’œuvre), et la participation à la vie publique, communale d’abord, locale, nationale ensuite. Cette vie active nécessite de se reconnaitre dans plusieurs cercles d’appartenance. Elle nécessite la territorialisation de nos vies. Mais une certaine jeunesse peut-elle aimer la terre de France ? Sa place est là où est son cœur. Et si le cœur de cette jeunesse n’est pas en France, nous n’y pouvons rien. Si ce n’est en tirer des conclusions. Par exemple en termes de déchéance de nationalité pour ceux, nombreux, qui sont Français par les papiers et ne se sentent visiblement pas Français.
++ WEBTUBE : Qui en doutait ? C’est la même chanson en Europe et notamment en France où chaque informations ou fait-divers est immédiatement rattaché au réchauffement climatique. Ce sujet est pourtant important, il devrait y avoir un vrai débat avec des scientifiques sur ce sujet…. Malheureusement on le laisse à des « journaleux » qui passent leur temps à nous faire peur sur ce sujet. On sent tout de même que plus ça va moins les gens sont dupes. Ils ont compris que c’était un nouveau prétexte pour nous contrôler en permanence et pour nous faire consommer autrement des biens et services pour faire « marcher » le commerceet surtout taxer tout ce qui peut l’être afin de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat. Résistons !
L’article sur CNN
Cette vidéo tournée en caméra cachée annonce la suite du plan de l’État profond. Après la chute orchestrée de Donald Trump, la peur du covid fabriquée, la prochaine étape sera l’instrumentalisation du réchauffement climatique.
En avril 2021, les journalistes d’investigation de Project Veritas, ont filmé en caméra cachée Charlie Chester, qui n’est autre que le directeur technique de la chaîne CNN. Piégé lors de plusieurs faux « dates » amoureux, Chester admet que son réseau fait de la propagande journalistique pour pousser les récits anti-Trump : « Je vais le dire, et je le pense à cent pour cent, sans CNN, je ne sais pas si Trump aurait été viré. »
La propagande ne s’arrête pas là, elle vient aussi renforcer la peur du covid-19 et préparer le prochain plan d’asservissement en se servant du changement climatique : « Vu que le public est réceptif, nous allons commencer à nous concentrer sur le climat et le réchauffement climatique. On diffusera des vidéos sur la fonte des glaciers, les effets économiques, nous allons nous concentrer là-dessus. Ce n’est pas la fin de la pandémie mais ça finira par perdre de l’importance et le problème climatique prendra des années et ils seront en mesure d’exploiter ça pendant un bon moment. » A la question de savoir qui prend les décisions, Charlie Chester nous assure qu’il s’agit du directeur de CNN Jeff Zucker — remplacé en mai 2022 par Chris Licht — qui se réunit avec d’autres personnalités haut placées.
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Difficile de ne pas terminer complotiste quand les comploteurs en parlent…