++ WEBTUBE : Rentrée scolaire sous Haute tension, l’abaya toujours au centre des débats.
J-5 avant la rentrée scolaire. Si, l’an passé, le manque de professeurs – qui reste un problème majeur de l’Éducation nationale – et les inquiétudes sur la pédagogie de Pap Ndiaye avaient occupé l’essentiel des débats, la rentrée 2023 est placée sous le signe de l’abaya. Gabriel Attal, qui prend ses marques rue de Grenelle, a annoncé, ce 27 août, son intention d’interdire le port de l’abaya (longue et ample tunique communautaire) au sein des établissements scolaires. Une annonce confirmée lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée… au grand dam de l’extrême gauche. Depuis, des jeunes femmes musulmanes, poussées sur les réseaux sociaux par des prédicateurs et influenceurs, s’encouragent à braver l’interdiction.
Fronde des jeunes filles sur les réseaux sociaux
Avec ce mot de ralliement, #Faistarentréeenabaya, très présent sur les réseaux sociaux, des jeunes filles assument leur intention de contourner l’interdiction de porter une abaya pour se rendre en cours. « Imaginez que toutes les jeunes femmes viennent en abaya à la rentrée, commente l’une d’elles sur X (ex-Twitter). Ça serait un échec pour Gabriel Attal… » Une autre ajoute, sur le réseau TikTok : « On devrait toutes aller en abaya à la rentrée, juste pour leur montrer qu’on n’est pas soumise. […] Faut pas se laisser faire. » Une troisième a bien l’intention de défier sa direction, le 4 septembre prochain, jour de la rentrée des classes : « Maintenant, on ne baisse plus la tête ! », surenchérit-elle aussi sur TikTok. Les jeunes frondeuses espèrent être nombreuses afin de rendre difficile, voire impossible, la mise en œuvre de cette interdiction vestimentaire. « Ils ne pourront pas toutes nous virer », se rassure ainsi l’une d’elles, toujours sur le réseau TikTok.
D’autres, sans doute moins téméraires, partagent des conseils pour contourner la nouvelle législation : « Mets une chemise large sur ton abaya », suggère l’une de ces collégiennes à sa comparse. « Achète ton abaya dans une marque de grande distribution, comme ça, ils ne pourront pas dire que ce n’est pas laïc », commente une autre.
Sans le savoir, ces jeunes adolescentes sont en réalité les instruments d’une stratégie d’entrisme islamiste au sein de l’école. Si elles apparaissent si motivées, c’est qu’elles peuvent compter sur le soutien d’influenceurs et de prédicateurs reconnus sur les réseaux sociaux. À la tête de ce mouvement de fronde informel, on trouve ainsi Elias d’Imzalène, un influenceur communautaire connu pour ses positions sulfureuses. Cet « artiste », comme il aime à se définir, multiplie les appels à la « résistance » depuis l’annonce de Gabriel Attal. « Je pense qu’il est temps que les petites sœurs montrent qu’elles ne sont pas leurs jouets, écrit-il, sur son compte X (anciennement Twitter). Il faut porter l’abaya et le hijab. Rosa Parks n’aurait pas fait autrement. » Contrairement à 2004, où les provocations contre la loi d’interdiction des signes religieux ostentatoires au sein de l’école n’avaient eu que peu de conséquences, Elias d’Imzalène avertit, au micro d’Europe 1 : « Cette fois, elles seront nombreuses et déterminées. […] Elles ne se soumettront pas. »
Je pense qu'il est temps que les petites sœurs montrent qu'elles ne sont pas leurs jouets.
Maelys, une influenceuse communautaire qui compte plus de 310.000 abonnés sur TikTok, s’engage dans le même combat. Elle encourage, elle aussi, ses « sœurs » à « aller à l’école en robe longue ». Tous ces influenceurs appellent à la « désobéissance civile ». Plus subtilement, des imams, dont Ismaïl, imam de la mosquée des Bleuets à Marseille – qui a déjà fait parler de lui à de nombreuses reprises –, crient à l’islamophobie. Une stratégie victimaire efficace pour mobiliser des adolescents avides de combat.
Des directeurs d’établissement optimistes
Face à cette fronde, certains directeurs d’établissement se sentent souvent impuissants. « L’application et la mise en œuvre de cette décision vont être difficiles à faire respecter dans certains établissements », confie ainsi un proviseur au micro d’Europe 1. Mais le Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), contacté par BV, se montre davantage confiant. « Nous attendions une décision, nous répond le SNPDEN. Nous saluons le courage de Gabriel Attal qui a pris une décision claire et courageuse. » À quelques jours de la rentrée, Didier Georges, proviseur et secrétaire national de ce syndicat, nous assure que les directeurs sont dans l’ensemble optimistes. « S’il y a des craintes, elles ne sont pas exprimées », constate-t-il. Et d’ajouter : « Quand on regarde ce qu’il s’est passé en 2004, on voit bien que les frondes et manifestations qui nous avaient été promises n’ont pas eu lieu. » Le SNPDEN mise donc sur le bon sens des élèves et de leurs familles pour respecter la nouvelle règle. Un sentiment partagé par le Syndicat des directrices et directeurs d’écoles (S2Dé), qui compte sur un « dialogue constructif » avec les familles.
Ces directeurs d’école attendent la note de service qui devrait être délivrée par le ministère de l’Éducation nationale dans le courant de la semaine : indispensable pour connaître les moyens concrets mis à leur disposition afin de faire respecter cette interdiction.
Il se dépeint prodige des mathématiques, spécialiste en neurosciences biologie, géopolitique, informatique, philosophie, développement personnel et, plus récemment, en photographie, pour laquelle il propose des « masterclasses » à 60 euros. Mais Idriss Aberkane se présente en priorité comme « l’Hyperdoctor » qui a obtenu « trois doctorats » à 29 ans et qui signe « Ph. D, Ph. D & Ph. D ». Un argument massue qu’il brandit au nez de ses critiques. En réalité, son premier doctorat en diplomatie et « noopolitique » [NDLR : un terme qu’il a inventé] a été délivré par le Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris en 2013, dont les diplômes ne sont pas reconnus par l’Etat français. Sa thèse en littérature comparée, réalisée à l’université de Strasbourg en 2014 est valide. Mais celle en science de gestion et épistémologie appliquée, obtenue à l’université Paris-Saclay et préparée à l’Ecole polytechnique, ne tient plus qu’à un fil.
Cette dernière a été obtenue en 2016. Dès sa validation, Idriss Aberkane a demandé qu’un embargo de cinq ans soit appliqué afin de protéger « des lignes de codes » présentes dans le document. En 2021, la thèse est enfin consultable. Des curieux la lisent et découvrent les fameuses lignes dans le chapitre XIII, long de 47 pages. Surprise, pas de secret industriel, mais un copier-coller quasi intégral de la documentation d’un logiciel diffusée gratuitement sur Internet en 2015, comme L’Express l’a révélé en 2022. Alertées, l’université Paris-Saclay et l’Ecole polytechnique chargent le comité d’éthique de Polytechnique de mener l’enquête. Après plus de deux ans de délibérations, ponctuées de dizaines d’e-mails insultants et d’innombrables menaces de procès, Benoît Deveaud, à l’époque directeur de la recherche et président du comité d’éthique de Polytechnique, récemment parti à la retraite, accepte de dévoiler le résultat des investigations. Idriss Aberkane, lui, a toujours nié toute forme de plagiat et accuse M. Deveaud de mensonges. Entretien.
Certaines personnes nient rarement avoir commis des fautes même quand celles-ci sont avérées !
L’Express : Quel est le verdict de l’enquête pour soupçons de plagiat de la thèse d’Idriss Aberkane ?
Benoît Deveaud : Nous avons rendu notre verdict, à l’unanimité, le 2 septembre 2022. Nous avons d’abord constaté l’évidence, à savoir qu’Idriss Aberkane a plagié la quasi-totalité des 47 pages du chapitre XIII de sa thèse. Nous avons également pris acte du fait qu’Idriss Aberkane n’avait pas eu la moindre intention de discuter avec nous ni de reconnaître ses torts. Nous avons donc décidé, à l’unanimité, de proposer l’annulation de sa thèse. Cette décision a été transmise à la fois à l’Ecole polytechnique et à l’université Paris-Saclay. A ce jour, l’application de la sanction est encore en suspens.
Avant de revenir sur ce dernier point, pouvez-vous nous expliquer le processus qui a mené à votre décision ?
Nous sommes contactés en mars 2021 par un lanceur d’alerte qui suspecte un plagiat dans le chapitre XIII. Je réunis immédiatement la commission d’éthique et nous épluchons la thèse. Nous constatons le plagiat, évident, mais nous nous posons des questions. Pierre-Jean Benghozi, docteur en sciences des organisations, que j’avais nommé à la commission d’éthique des années avant toute cette affaire et qui a été le directeur de la thèse d’Idriss Aberkane, ne comprend pas que cet ancien élève, avec qui il entretenait d’excellentes relations, ait pu se livrer à un plagiat aussi grossier, voire qu’il ait tenté de le couvrir grâce à un embargo. Le 20 juin 2021 à midi, j’envoie donc un premier e-mail autoritaire, mais cordial, à Idriss Aberkane. A ce moment, nous pensions possible qu’il reconnaisse ses erreurs et se confonde en excuses, comme tout étudiant de bonne foi l’aurait fait, et nous nous préparions à trouver une solution à l’amiable.
Le mot excuse n’existerait-il pas en arabe dialectal marocain ?
Retirer sa thèse n’était donc pas la première solution envisagée ?
Les universités ne sont pas des organes de punition des doctorants. S’il avait fait amende honorable, s’il s’était excusé et avait accepté de modifier sa thèse, d’inscrire un erratum mentionnant le plagiat et de placer le chapitre XIII en annexe, la commission se serait sans doute montrée clémente. Nous sommes plus un organe de médiation que de sanction.
Pourtant, cela n’a pas été le cas. Pourquoi ?
Idriss Aberkane a répondu moins de deux heures après notre premier e-mail. A ma grande surprise, il a fait preuve d’une incroyable agressivité. Il a brandi des documents administratifs et affirmé que je n’étais pas compétent pour mener les investigations, oubliant que j’étais le directeur de la recherche de Polytechnique et qu’à ce titre j’étais parfaitement légitime à poser des questions d’éthique à n’importe quel chercheur des laboratoires de l’école. Il estimait encore que nos questions étaient des « élucubrations approximatives », le tout en mettant son avocat en copie et en nous menaçant de poursuites judiciaires et en concluant : « Messieurs, vous avez un devoir en retard à me rendre. »
Face à cette réponse inacceptable, Pierre-Jean Benghozi tombe de haut. Deux évidences s’imposent alors. La première est de réunir une commission chargée de prononcer une sanction. La deuxième est de se préparer aux menaces de procès et de s’assurer que le dossier est inattaquable. L’Ecole polytechnique et l’université Paris-Saclay s’accordent pour que nous prenions l’affaire en charge. Nous nous réunissons pour remettre les textes en forme – à cette époque, les juristes de Polytechnique sont surchargés par des affaires autrement importantes, et c’est seulement un an plus tard que des textes ficelés et signés par la direction de Polytechnique sont produits.
La commission se réunit donc le 2 septembre 2022 de manière officielle et incontestable. M. Benghozi, qui est une personne profondément honnête, annonce qu’il se retire des délibérations, afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Le reste des membres se penchent sur la thèse et constatent le plagiat intégral du chapitre XIII, mais aussi qu’il y a très peu de copier-coller dans les autres parties de la thèse. Raison pour laquelle nous serions parvenus sans la moindre difficulté à une solution à l’amiable si nous avions pu calmement entrer en discussion avec lui.
Mais, entre juin 2021 et septembre 2022, j’ai échangé une trentaine d’e-mails avec Idriss Aberkane. Ses réponses ont été systématiquement agressives et insultantes à mon encontre et envers le président de l’Ecole polytechnique, qu’il a menacé de traîner en justice. Mais, surtout, il n’a jamais répondu sur le fond de l’affaire, c’est-à-dire le plagiat. J’ai présenté ces échanges à la commission d’enquête. Nous avons unanimement décidé d’écarter l’accord à l’amiable et de proposer l’annulation de sa thèse et de son doctorat.
Idriss Aberkane s’est donc tiré une balle dans le pied en refusant de s’expliquer et de répondre aux questions qui lui étaient posées ?
Tous les échanges étaient compliqués. Il a, par exemple, utilisé son ancienne adresse e-mail de l’Ecole polytechnique pour une publication dans laquelle il prétend avoir résolu la conjecture de Syracuse, un problème mathématique sur lequel les plus grands cerveaux de la planète butent [NDLR : ces travaux ne démontrent pas qu’il l’a résolue]. Je l’avais contacté afin de lui rappeler qu’il n’avait pas le droit d’utiliser une adresse d’une institution dont il n’était plus membre depuis des années, sans compter que les chercheurs voulant le contacter ne seraient pas en mesure de le faire (ce qui montre l’importance qu’il accorde au fait qu’on puisse débattre avec lui). Sa réponse par e-mail indiquait : « Votre intérêt pour cette ligne de mon article ne saurait m’étonner. Il s’agit bien de la seule ligne de cette publication que vous soyez en mesure de comprendre. »
Le plagiat a donc été officiellement constaté et la décision de lui retirer sa thèse a été prise. Pourquoi la sanction n’a-t-elle pas été appliquée ?
Il faut rappeler qu’Idriss Aberkane soutient sa thèse le 3 février 2016, un mois seulement après la fusion entre l’école doctorale de l’Ecole polytechnique et celle de l’université Paris-Saclay. Il a donc préparé sa thèse à Polytechnique, mais l’a obtenue à Paris-Saclay. A Polytechnique, toute la direction – le président, la générale et le provost – était prête à appliquer la sanction. Mais, dans le cas d’un manquement à l’intégrité scientifique, une procédure doit être suivie et un organe précis doit appliquer la sanction. Or, quand Idriss Aberkane soutient sa thèse, l’Ecole polytechnique possède des textes pour prononcer des sanctions contre les employés, les professeurs, les élèves en master… mais pas ceux en doctorat. Cet organe a été, depuis, mis en place. Mais de telles décisions ne sont pas rétroactives. Polytechnique n’ayant pas la capacité de rendre le jugement, elle a renvoyé le dossier à l’université Paris-Saclay, qui possédait un tel organisme, en février 2016. Mais la direction de Paris-Saclay n’a pas encore statué.
Pour quelle raison ?
Les juristes de Paris-Saclay estiment que c’est à Polytechnique d’appliquer la sanction parce qu’Idriss Aberkane n’a rejoint l’université qu’un mois seulement avant sa soutenance. Or Polytechnique n’a pas les moyens juridiques d’appliquer la sanction. Depuis, chacun reste sur ses positions et rien ne se passe.
Ont-ils peur de perdre un éventuel procès ?
Ils semblent avoir cédé face à la stratégie d’intimidation de M. Aberkane, qui se montre insultant aussi bien dans ses e-mails que sur les réseaux sociaux, où il saute sur n’importe quel prétexte pour faire croire que la procédure n’est pas légitime. Les services juridiques redoutent probablement que tous les arguments possibles soient utilisés et publiés sur Internet, ce dont ils ont horreur. Ils craignent sûrement le procès et estiment qu’ils ont d’autres affaires plus graves à traiter. Il faut aussi souligner que les équipes juridiques des universités ont peu de moyens et ne sont pas forcément outillées pour de tels procès. Mais je pense que cette affaire est importante et mériterait d’être traitée.
En mai dernier, Idriss Aberkane affirmait que vous aviez été « discrètement dégagé de la direction de la recherche de Polytechnique ». Vous a-t-on renvoyé à cause de l’enquête menée à son encontre ?
Ce message m’a beaucoup fait rire. Encore plus quand une personne lui a répondu que j’avais 70 ans, et que c’était peut-être normal que je prenne ma retraite. [Rires.] Et, effectivement, j’ai pris ma retraite à la fin de mon mandat, prévu pour six ans.
Toujours au mois de mai, il affirmait avoir porté plainte pour « faux en écriture publique (un crime passible de la cour d’Assises) » et pour « escroquerie en bande organisée ». Il vous accusait d’avoir « menti brutalement en inventant une fausse histoire de plagiat », le tout en n’excluant « pas la possibilité » que vous soyez « essentiellement faible d’esprit ou manipulé ». Qu’en pensez-vous ?
Encore une fois, nous n’avons en aucun cas considéré Idriss Aberkane comme a priori coupable. Ce sont ses réponses qui nous ont montré très clairement qu’il y avait de sa part une volonté de tromper le lecteur, et c’est bien ce que la commission d’éthique a décidé de sanctionner. Pour ce qui est du reste, je ne pense pas que de tels propos méritent la moindre réponse.
A priori, la presse n’aime pas beaucoup Aberkane, mais il n’en demeure pas moins un escroc (…) pour autant.
Quant à ces doctorats, ils ne valent rien. Les universités françaises en distribuent à des quantités énormes dans le cadre de leur politique de discrimination antiblanche officieuse. Une fois ces diplômes au rabais distribués, l’État et ses pseudopodes disséminent ces diplômés partout, dans les entreprises comme dans les administrations. Une fois installés, ils mettent en place d’extensifs systèmes de clientèles ethniques hermétiquement racistes.
C’est ainsi qu’inexorablement la France devient un état dysfonctionnel du type « Etat africain » comme les autres.
Cette sanction n’aura d’ailleurs aucune utilité, Aberkane se dira victime d’une cabale et ça suffira.
J’avais récemment regardé Lugan lors de son interview avec le susnommé et c’était affreux. Ce faisan n’arrêtait pas de couper Lugan pour faire du « name dropping » niveau 1ère année d’histoire. J’étais très en colère contre Lugan qui écoutait complaisamment ce fat se donner en spectacle.
Lugan étant pro-Maroc et très anti-Algérie, il y a évidemment des petits arrangements puisque Aberkane est un marocain extrêmement anti-algérien.
Lugan doit arrêter d’être pro-Maroc. Qu’il soit au moins neutre.
++ WEBTUBE :Comment dire les choses simplement. Peut on mélanger l’huile et l’eau ? vous connaissez la réponse alors vous connaissez mon avis sur cette information. De la stratégie électoraliste et de la communication c’est tout.
L’article de D.P.
J’ai mal à mon djihad.
Le 18 juillet dernier, on accueillait @iambilalhassani et @Medinrecords dans nos locaux, pour une belle interview croisée à paraître jeudi dans l'@humanite_fr magazine. Tous deux cibles de l'extrême-droite pour leurs messages comme leur identité, les deux artistes ont partagé.. pic.twitter.com/V07JfTn3Re
++ WEBTUBE : Sans cautionner l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il faut de temps en temps parler avec respect au peuple Russe même s’il est considéré comme un ennemi à l’heure actuelle. Dans le cas présent, le Pape n’a fait que réaffirmer que le peuple Russe était un grand peuple avec une grande histoire, ce qui est vrai. Si on veut un jour apaiser les esprits et trouver une voie vers la paix, c’est la seule stratégie à adopter. Les occidentaux feraient bien de s’en souvenir avant de souffler sur les braises du conflit entre les Russes et les Ukrainiens.
L’article dans Riposte Laïque :
Dans un éclair de lucidité inattendu, le pape François exalte la grande Russie. Remarquable !
S’adressant par vidéo à des jeunes catholiques russes réunis dans une église de Saint-Pétersbourg, le pape a lancé un message de vérité, qui a eu l’effet d’une bombe compte tenu du climat russophobe qui règne dans le monde occidental.
Un message qui fait chaud au cœur du peuple russe mais qui consterne Kiev, qui ne s’attendait pas à cette flèche après la visite de Zelensky au Vatican. Même les plus ardents russophiles n’auraient pas trouvé des mots aussi forts et aussi justes pour enflammer et réconforter la jeunesse russe :
“Vous êtes les enfants de la grande Russie, des grands saints, des rois, de Pierre le Grand, de Catherine II, d’un peuple russe de grande culture et de grande humanité. N’oubliez jamais ce grand héritage. Vous êtes les héritiers de la grande mère Russie, allez de l’avant avec cela.”
Difficile de trouver message plus exaltant et motivant pour le peuple russe, qui se bat seul contre tous, parce que les États-Unis ont réussi à inoculer dans le cœur des Européens leur haine de la Russie.
Emportés par leur russophobie irraisonnée, les Européens n’ont rien trouvé de mieux que de boycotter la culture russe, de supprimer toutes les manifestations artistiques russes, d’interdire aux athlètes russes de participer aux compétitions internationales.
L’Europe, berceau de la civilisation gréco-latine et des valeurs humanistes, n’a rien trouvé de mieux que de se comporter en barbare, n’ayant rien à envier aux talibans détruisant les Bouddhas géants de Bâmiyân ou aux jihadistes saccageant les vestiges de Palmyre. La honte absolue. L’Europe se vautre dans la bassesse la plus ignoble.
Les Européens, devenus incultes et ignares, ont tout simplement oublié que le peuple russe les avait sauvés de la barbarie nazie en sacrifiant 26 millions des siens. Sans les Russes, les camps de concentration fleuriraient dans toute l’Europe.
La pire tragédie est que c’est le monde blanc et chrétien qui se fait la guerre, parce que l’Amérique en a décidé ainsi. Et pas un seul leader européen n’a le courage de s’opposer à l’Oncle Sam. La bassesse et la lâcheté des Européens est sans limite.
Bien entendu, Kiev a jugé les propos du pape profondément regrettables. Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré :
“C’est précisément avec cette propagande impérialiste, les liens spirituels, le besoin de sauver la grande mère Russie, que le Kremlin justifie le meurtre de milliers d’Ukrainiens et la destruction de villes et de villages…”
Quant au porte-parole du Kremlin, il a qualifié les paroles du pape François de “gratifiantes” et s’est félicité que celui-ci connaisse “le riche héritage russe”.
Si, pour beaucoup de russophobes et d’atlantistes intégristes, les propos du pape sont consternants et injustifiés, il ne faut pas oublier que le rapprochement entre l’Église catholique et l’Église russe est une priorité pour le Vatican. On n’unira pas les chrétiens d’Orient et d’Occident sans le patriarcat de Moscou.
Ce pape, qui n’a pas toujours été bien inspiré pour protéger le monde chrétien, a pour une fois transmis un message de vérité. Puissent les leaders européens méditer ses paroles avant de poursuivre aveuglément une guerre entre peuples blancs et chrétiens, par soumission suicidaire à Washington. L’avenir de l’Europe va se jouer avec la Russie, pas avec l’Amérique qui rêve déjà de nous entraîner dans une guerre contre la Chine.
++ WEBTUBE :Nous les « bof » on aime bien la chanson « Les lacs du Connemara » même si ce n’est pas la chanson du siècle et que Michel Sardou n’est pas l’artiste que l’on écoute au quotidien. Juliette Armanet a voulu se faire remarquer en s’attaquant à cette chanson et à Michel Sardou… et c’est réussi. Par contre je ne suis pas sûr que cette remarque ait été intelligente…. à son image ? A elle de le prouver à l’avenir.
L’article de Riposte Laïque :
Depuis quelques jours, une polémique semble faire du bruit dans le landernau du petit monde de la musique française.
Une certaine Juliette Armanet, paraît-il chanteuse française, a déclaré dans un entretien qu’une des raisons qui lui ferait quitter immédiatement une soirée serait qu’on y passe la célèbre chanson « Les lacs du Connnemara » de Michel Sardou qui, d’après elle, serait une chanson de droite…
L’affaire fait grand bruit sur les plateaux de télévision et dans la presse, la Nouvelle vague de la chanson française se rebelle.
La première question qui nous vient à l’esprit est la suivante : comment peut-il y avoir une polémique entre un éléphant et un moustique ?
D’un côté du ring nous avons Michel Sardou, étoile incontestable de la chanson française, 50 ans de carrière, 65 millions d’albums vendus et ses titres que tout le monde connaît.
De l’autre, Juliette Armanet, 40 ans, dont personnellement je n’ai jamais entendu parler. Une rapide recherche sur Internet à son sujet décrit le parcours d’une femme qui a loupé trois fois le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, devenue par la suite journaliste (sans être diplômée d’une école de journalisme) sur Arte, France Culture et TF1.
Juliette Armanet a commencé sa carrière de chanteuse en 2014 et elle est encensée par toute la presse de gauche (France Culture, France Inter, Les Inrocks) et même récompensée aux Victoires de la Musique en 2018 et promue Chevalier des Arts et des Lettres en 2022.
Son père, Jean-Pierre Armanet, est un décrit comme « un compositeur post-moderne ». Tout est dit.
Avec la famille Armanet, nous sommes au cœur du système français de la production subventionnée aux frais du contribuable : films sans spectateurs, concerts et pièces de théâtre sans public, journaux sans lecteurs.
Elle aurait paraît-il vendu 100 000 albums. Il faut vraiment ne pas connaître ce milieu pour s’imaginer que cela correspond à 100 000 acheteurs privés. En effet, les maisons de disque les achètent elles-mêmes discrètement pour gonfler artificiellement les ventes. Ensuite, un matraquage médiatique est orchestré sur les ondes de certaines radios, et c’est ainsi que l’on crée de toute pièce un artiste.
Par respect pour les lecteurs de Riposte laïque, je me suis tout de même, par acquis de conscience, infligé quelques minutes de la production de Juliette Armanet.
On ne peut même pas dire que c’est mauvais, c’est tout simplement insignifiant. Aussitôt écouté, aussitôt oublié.
Ce n’est ni plus ni moins que de la production pour bobo trentenaire parisien, comme l’industrie musicale française en produit à foison.
Alors pour quelle raison s’en est-elle pris à la chanson Les lacs du Connemara, qui se contente de décrire un mariage irlandais ?
En réalité, Armanet, qui souhaite exister pour encore quelques années, a tout simplement voulu consolider son public politiquement orienté à gauche et devenir ainsi une artiste engagée. C’est donc tout naturellement qu’elle a pris pour cible Michel Sardou, artiste connu pour être pour le moins conservateur de droite.
Ce dernier n’a même pas daigné riposter à l’attaque, se contentant de mentionner, non sans une certaine cruauté, qu’il n’avait jamais entendu parler d’elle, ce qui est l’affront suprême quand on a un melon comme Armanet.
Le plus amusant dans le dénouement de cette histoire, c’est qu’Armanet, comble de la lâcheté, s’est vue contrainte d’envoyer un e-mail d’excuse à Michel Sardou.
La raison de ce revirement réside très certainement dans le fait qu’elle a très probablement oublié qu’ils appartiennent tous les deux au label Barclay.
Il n’est donc pas interdit de penser que la maison de disque ait fait revenir Armanet à la réalité financière de la production musicale. Il n’est jamais trop tard pour apprendre les règles du milieu des affaires.
Quoi qu’on puisse penser de Michel Sardou, ce dernier serait probablement en mesure de remplir le Stade de France, alors qu’Armanet doit se contenter de La Cigale, avec ses 954 places. Un concert intimiste, comme on dit pudiquement.
Dans quelques décennies, on parlera encore très certainement de Michel Sardou et de ses chansons, alors qu’il n’est pas certain que Juliette Armanet soit encore là dans 6 mois.
Il n’est d’ailleurs pas exclu que nous la retrouvions un jour dans un hypermarché, faisant la promotion d’un fromage de chèvre local, comme bon nombre de stars déchues de la télévision et du spectacle.
++ WEBTUBE :M. Caron nous prend vraiment pour des truffes ! Comment peut-on mettre sur le même plan le port d’un bandana et celui de l’abaya. La définition de l’abaya est claire :vêtement traditionnel porté par les femmes, qui consiste en une longue robe, ample et couvrante. Il est principalement porté dans les pays arabes, notamment en Arabie saoudite, dans les pays du golfe Persique, ainsi qu’au Maghreb.Alors que le bandana a des origines multiples (Inde, Angleterre, Amérique). L’objectif du bandana n’est pas de couvrir une partie du corps par rapport à un précepte religieux. Que ce monsieur retourne à l’école et qu’il laisse les grandes personnes débattre ensemble. A bon entendeur salut.
Aymeric Caron (LFI-NUPES) : « Je ne suis pas au courant d'une stratégie des islamistes pour infiltrer l'école publique à travers l'abaya (…) Moi je mettais des bandanas »pic.twitter.com/0UplUWDjZH
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 30, 2023
Aymeric Caron, député Révolution Écologique pour le Vivant (REV) de la 18ème circonscription de Paris, est l’invité de BFM Story ce mercredi 30 août 2023.
++ WEBTUBE :Toujours ce bon vieil adage : « Faites ce que je dis pas ce que je fais ». Je croyais que l’Allemagne était le bon élève de l’Europe ? Non seulement on paie notre électricité beaucoup plus cher à cause des Allemands mais en plus ils vont polluer encore un peu plus avec l’utilisation du lignite pour produire leur électricité… Et on laisse faire sans rien dire !C’est sûr l’Union Européenne c’est trop bien… Surtout pour les Allemands.
Le géant allemand de l’énergie RWE a commencé le démantèlement d’un parc éolien pour permettre l’expansion d’une mine de lignite à ciel ouvert dans la région occidentale de la Rhénanie du Nord-Westphalie.
Une éolienne a déjà été démantelée, et sept autres devraient l’être pour extraire 15 à 20 millions de tonnes supplémentaires de ce qu’on appelle le « lignite », la source d’énergie la plus polluante.
++ WEBTUBE :Politicard ringard issu du parti socialiste aujourd’hui moribond et qui cherche à se refaire une beauté en allant chercher des voies du côté des musulmans. Mélenchon est loin d’être bête mais il sacrifie les fondamentaux qui font de la France ce qu’elle est pour laisser la culture musulman nous envahir. Cet homme est à combattre.
L’article de BV :
Quelques esprits taquins exhument des archives télévisuelles un Jean-Luc Mélenchon remonté contre le voile intégral. Traitement dégradant, provocation, obscène. Le plaidoyer se déroule sur le plateau de Laurent Ruquier en 2010.
« Le voile est dégradant et c’est une provocation de certains intégristes contre la République. Je suis pour son interdiction ».
Treize ans plus tard, ne dites pas à Jean-Luc Mélenchon qu’il milite pour le port d’un signe religieux à l’école. Les dirigeants de la station-service où La France insoumise fait le plein d’électeurs ont déclaré que l’abaya n’était qu’une « espèce de mode ». En ces temps fragiles de préélections, la parole du Conseil français du culte musulman est d’or. En treize années, le tissu enveloppant les jeunes lycéennes s’est mué en une robe tendance, voire méga-branchée, limite olé olé. Epaté par cette révélation, le chargé de clientèle de LFI a décroché son téléphone pour interroger un imam : « Pensez-vous qu’il existe un lien entre une mosquée et l’islam ? » Pétri d’inquiétude, Manuel Bompard s’est saisi de l’appareil : « La collection automne-hiver est-elle plutôt fourrure ou dentelles ? » Les archéologues des médias en sont pour leurs frais. À l’époque de l’épisode anti-voile chez Ruquier, la soumission n’était pas à la mode. L’heure n’est plus aux convictions républicaines. Jean-Luc Mélenchon sera le Karl Lagerfeld de la gauche. L’indicateur infaillible des tendances vestimentaires aux portes des lycées. L’épingle de couturier a remplacé le couteau entre les dents. Voici venir le tailleur de programme et sa machine à coudre les allégeances aux religions montantes.
À l’unisson, Mathilde Panot et Clémentine Autain dénoncent l’interdiction du port de l’abaya en milieu scolaire. Il s’agit d’une stigmatisation des « musulmans. Plus précisément des musulmanes. » Ouf ! La laïcité est sauve. Il ne s’agit que de « musulmanisme ». Une pratique fortement répandue chez les porteuses de robes longues. Un hobby passager comme le fut le Yo-Yo™ et dont Mélenchon est resté l’un des fervents adeptes. Dans sa version politique, le principe est amusant : la grosse ficelle s’enroule autour du parti et le voilà ligoté par son électorat.
Au sein de la boutique macroniste, la manœuvre anti-abaya fait son petit effet. L’hameçon calibré pour attraper du poisson hostile aux signes religieux à l’école est lancé. De ce côté de l’échiquier politique, la mode est à la pêche à la ligne. Les spécialistes assis au bord de l’eau sont formels : plus l’appât est gros, plus ça mord !
++ WEBTUBE : En matière de déplacement de population on ne peut pas faire tout et n’importe quoi. Il aura fallu plus de 40 ans pour s’en rendre compte…. et encore tout le monde n’est pas encore convaincu du problème. Qu’il est long le chemin….
Des décennies durant, le Canada a été donné en exemple pour sa politique migratoire ; pour le microcosme politico-médiatique s’entend. Pays de cocagne et miroir aux alouettes à la fois, cet ancien morceau de France préfigurait donc l’avenir, inclusif et bienveillant à la fois. Seulement voilà, malgré son immense surface, a priori propre à accueillir toute la misère du monde, le modèle babélien censé incarné la société à venir tendrait plutôt à avoir du plomb dans l’aile.
En effet, nous confirme Le Figaro du 28 août, l’immigration de masse ne serait pas forcément une chance pour nos lointains cousins. Le nombre d’immigrés y aurait doublé en dix ans, « passant de 259.000 en 2013 à 437.000 en 2022 ». Derrière cette véritable invasion, il y a évidemment des têtes « pensantes », soit le think tank L’Initiative du siècle, équivalent local de notre très socialiste Terra Nova, qui estime que « la croissance de la population canadienne est essentielle à la prospérité économique, l’inclusivité sociale et l’influence mondiale du pays ».
De fait, il serait donc question de « porter la population du Canada à 100 millions de personnes d’ici 2100, contre 39 millions actuellement ». Il va sans dire que Justin Trudeau, l’actuel Premier ministre, applaudit des deux mains. Certes, l’immigration de masse est désormais devenue phénomène planétaire. Chassés par la faim, les guerres civiles et les dérèglements climatiques, les habitants du sud de la planète vont se réfugier au nord de cette dernière. Devant un tel tsunami, il y a plusieurs manières d’envisager la question.
La première est celle des USA, dont l’afflux de population étrangères est quasiment gravé dans le marbre constitutionnel, puisque nation fondée sur cette même immigration ; fût-ce au prix du massacre des populations autochtones.
La seconde est celle des nations européennes, France et Angleterre, pour ne citer que des deux exemples emblématiques, qui payent aujourd’hui le tribut de l’ancien colonisateur aux peuples jadis colonisés. Mais, hormis chez quelques esprits enfiévrés, plus personne n’y estime que cette immigration puisse être une chance, étant depuis longtemps devenue problème à résoudre.
Canada, laboratoire expérimental ?
En revanche, le Canada, n’est pas entravé par ce passé colonial délicat à digérer, pas plus qu’il n’a les visées messianiques propres à son voisin états-unien. Et pourtant, il insiste et s’entête. Comme si le Canada était l’antichambre de ces dingueries sociétales à venir et déjà survenues. Comme s’il était le laboratoire du wokisme universitaire américain, cette minorité traînant plus bas que terre la majorité du pays. Pourtant, il y a aux USA des Donald Trump et des Ron DeSantis pour tirer la sonnette d’alarme. Mais dans la Belle Province, rien. Hormis un Mathieu Bock-Côté, essayiste québécois, mais dont le tocsin ne résonne qu’en nos contrées.
En attendant le réveil de conservateurs ?
L’ironie de toute cette affaire, c’est que les populations importées par millions n’ont que faire du traditionnel « vivre ensemble » canadien. C’est un défilé de turbans hindouistes et de voiles islamiques. Mais aussi de drogués et de mendiants, d’aliénés mentaux et de marginaux rendant la vie impossible, même au plus progressiste des Canadiens. C’est encore une hausse des loyers interdisant aux plus humbles des autochtones de se loger décemment. Victimes collatérales de cette bienveillance inclusive, les commerces du Village, le quartier homosexuel de Montréal, doivent fermer les uns après les autres, victimes d’une insécurité de plus en plus galopante, les nouveaux arrivants ne manifestant pas toujours une empathie contagieuse vis-à-vis de ceux dont les mœurs mériteraient fouet ou peine de mort en leurs pénates d’origine.
On dit que le Parti conservateur local aurait une confortable avance sondagière face à son homologue libéral. La prochaine échéance électorale aura lieu en 2025. De quoi voir venir. Et aussi de voir pourrir.
++ WEBTUBE :Cela fait plusieurs années qu’on en parle. On en voit déjà les effets…. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’on est au début d’un cycle. Le pire est à venir. Bon courage.
« La vérité, c’est pas mangeable », disait Louis-Ferdinand Céline. Le tsunami migratoire qui emporte la France finit tout de même par émerger de l’incroyable chape de plomb vissée sur l’opinion publique par les médias de masse français et les responsables des partis de gouvernement pendant des décennies. Dernier à se pencher sur le phénomène, l’Institut Montaigne vient de publier une étude intitulée Démographie en France : conséquences pour l’action publique de demain. Un rapport clair, à quelques semaines du débat sur la loi en préparation.
Pour une fois, pas de faux-semblants, d’idéologie à la Hervé Le Bars et autres sociologues à la crédibilité plus qu’entamée. « La France va changer, explique le court résumé du rapport. […] Dans les premières décennies du siècle, sa population ne croîtra sans doute que par l’immigration. » L’auteur, Bruno Tertrais, expert associé à l’Institut Montaigne et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, admettait déjà l’importance de la démographie dans l’avenir d’un pays dans son livre Le Choc démographique (Odile Jacob, 2020).
Bruno Tertrais enterre l’épaisse couche de communication qui a permis de biaiser durablement le vote des Français.
Il pointe d’abord le danger démographique qui menace la France : « Le vieillissement de la population prend depuis quelques années une trajectoire ascendante alors que le taux de natalité des Français est en berne. » Un défi dont les responsables politiques ne parlent jamais et que, contrairement à un Orbán en Hongrie, ils ne relèvent pas. Pour eux, l’immigration est la solution à tout. Le phénomène s’aggrave depuis les années 2000. « L’excédent naturel en 2022 (différence entre naissances et décès : +56.000) était ainsi le plus faible depuis 1945 », écrit Tertrais. Notre pays « est désormais, en Europe, l’un des pays pionniers du vieillissement ». À qui la faute ?
La France vieillit et ce n’est pas de la faute des populations immigrées et d’origine immigrée : « En 2022, l’immigration a compté pour près des trois quarts de l’accroissement de la population, une proportion inédite », écrit-il.
L’immigration n’est plus un « fantasme ». « Les « immigrés étrangers » (soit les personnes nées à l’étranger, vivant en France mais non naturalisées françaises) sont 4,5 millions, compte Bruno Tertrais. Le total des « résidents français nés à l’étranger » additionne les immigrés (7 millions dont 2,5 millions de naturalisés) et les personnes nées françaises à l’étranger (1,7 million), soit 8,7 millions. » L’Institut Montaigne, qui ne compte pas les familles d’origine étrangère de première ou seconde génération, tire un constat qu’on n’entend jamais : « Il n’y a jamais eu autant d’étrangers en France depuis le Second Empire. » Et sans doute bien avant… À l’époque de Napoléon III, en 1851, la France comptait 1 % d’étrangers ; nous avons passé la barre des 10 %. Sans compter les millions d’étrangers naturalisés.
Surtout, 4 millions d'étrangers ont acquis la nationalité FR depuis 1982 dont 2 millions depuis 2005.
Pour cela, on regarde d'abord les données relatives aux immigrés (= personnes nées étrangères à l'étranger).
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) August 29, 2023
Tout concorde : « Le stock de titres de séjour valides a augmenté significativement depuis trente ans et est désormais proche de quatre millions, poursuit Tertrais. Les flux annuels d’entrée d’étrangers de pays tiers (premiers titres de séjour) sont eux aussi en augmentation constante depuis trente ans. Ils sont supérieurs à 200.000 depuis dix ans et 2022 a été une année record avec plus de 320.000 premiers titres délivrés (hors Britanniques). Les personnes concernées sont majoritairement africaines (Maghreb notamment). »
Comment ne pas penser à l’immense cohorte des sachants qui ont nié le phénomène, accusant des pires turpitudes ceux qui l’annonçaient, puis l’ont minimisé pour, enfin, aujourd’hui, le présenter comme inéluctable. L’histoire de cette manipulation reste à écrire depuis l’époque où un certain Jean-Marie Le Pen, à « L’Heure de vérité », le 13 février 1984, prévenait de « la véritable vague déferlante de l’immigration en provenance du tiers-monde dans un pays comme le nôtre frappé par la dénatalité, (vague venue) de pays qui sont à la fois pauvres et connaissent une véritable explosion démographique ».
Enfin, un coup de chapeau à ceux qui – et ils sont nombreux – affectionnent la position de l’autruche, la tête profondément enfoncée dans le sable : « La France est, du fait de son héritage migratoire, au premier rang des États d’Europe de l’Ouest en ce qui concerne la population totale d’origine immigrée selon les critères de l’OCDE. » Un modèle, en quelque sorte, de ce qu’il ne faut pas faire.
« La démographie, c’est le destin », répète à juste titre Éric Zemmour, à la suite d’Auguste Comte. Combien l’ont nié ? Sur la réalité de l’immigration, le nombre de contre-vérités, de « fake news », de unes de presse mensongères parues depuis quarante ans, y compris dans les titres aujourd’hui chargés de faire la police de la vérité, reste à étudier.