#webtube : L’intrusion a été détectée dans la nuit du 11 au 12 décembre 2025. Les pirates ont pénétré les systèmes pendant plusieurs jours. Les hackers ont compromis des boîtes mail professionnelles d’agents (via phishing ou échange imprudent de mots de passe en clair). Cela leur a permis de récupérer des identifiants et d’accéder à des applications internes sensibles.
Données concernées :
Accès confirmé au Traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et au Fichier des personnes recherchées (FPR), deux bases très sensibles contenant des infos sur des mis en cause, victimes, témoins, et personnes surveillées pour raisons de sécurité nationale.
Selon le ministre Laurent Nuñez, seuls quelques dizaines (ou une centaine) de fiches confidentielles ont été extraites. Il dément formellement une exfiltration massive de millions de données.
Revendication des hackers : Un groupe (lié au forum BreachForums) a revendiqué l’attaque sur le dark web, affirmant avoir volé les données de plus de 16 millions de personnes. Ils ont posé un ultimatum pour une rançon (non payée) et menacé de tout publier. Aucune preuve solide n’a été fournie initialement, et aucune diffusion massive n’a eu lieu à ce stade. Plus tard, ils ont publié des données liées à la CAF (allocataires), mais pas directement issues des fichiers police.
Conséquences :
Le ministre qualifie l’attaque de « très grave », mais assure qu’elle ne met pas en danger la vie des citoyens ni des enquêtes en cours.
Mesures prises : Renforcement de la sécurité (double authentification obligatoire, révocation d’accès, etc.).
Enquête : Menée par l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et le parquet de Paris. La CNIL a été saisie.
Arrestation : Le 17 décembre 2025, un suspect de 22 ans (né en 2003, déjà condamné pour des faits similaires de cybercriminalité) a été interpellé à Limoges et placé en garde à vue. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il est le principal auteur ou lié à un groupe.
L’ampleur exacte reste en cours d’évaluation, mais les autorités minimisent l’impact par rapport aux revendications des pirates.
#webtube : Le Sénat a adopté, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, la création d’une surprime obligatoire dite « émeutes » intégrée aux contrats d’assurance dommages. Inspirée du régime des catastrophes naturelles, cette mesure vise à mutualiser les coûts liés aux dégradations provoquées par les violences urbaines. Particuliers comme entreprises pourraient être concernés, avec un prélèvement évoqué d’environ 5 %, selon les modalités retenues par le texte budgétaire.
Un dispositif introduit dans le budget 2026
La mesure résulte d’un amendement gouvernemental déposé au Sénat. Elle prévoit la création d’un fonds spécifique destiné à indemniser les dégâts matériels causés lors d’émeutes. L’émeute est définie comme une action collective occasionnant des violences, dirigée contre l’autorité publique, exprimant une protestation ou visant à obtenir la satisfaction de revendications d’ordre politique ou social. Une commission de qualification serait chargée de déterminer si les faits entrent dans ce cadre, en tenant compte notamment du nombre de participants, de l’ampleur des dommages matériels et des dispositifs de maintien de l’ordre engagés.
Le mécanisme reprend la logique de solidarité nationale appliquée aux catastrophes naturelles, mais l’étend à des faits de violences humaines. Les hypothèses évoquées prévoient une application prioritaire aux contrats d’assurance dommages grands risques, avec la possibilité d’une extension aux contrats d’assurance habitation, selon les arbitrages budgétaires.
La facture des émeutes de 2023 en arrière-plan
Cette réforme s’inscrit dans le contexte du coût inédit des émeutes de juin et juillet 2023, évalué à 1 milliard d’euros de dommages matériels. Le bilan fait état de 2 508 bâtiments endommagés, dont 273 commissariats et gendarmeries, 105 hôtels de ville et 273 établissements scolaires, ainsi que 12 031 véhicules incendiés. Les assureurs ont traité 16 400 dossiers de sinistres, pour un coût estimé à 793 millions d’euros.
Le dispositif envisagé permettrait au fonds d’intervenir dès le premier euro de dégâts, avec un plafond annuel d’indemnisation fixé autour de 775 millions d’euros. Il pourrait également s’appuyer sur la Caisse centrale de réassurance, bénéficiant d’une garantie de l’État.
Une logique économique et politique contestée
La mesure suscite de fortes inquiétudes chez les entreprises et les professionnels de l’assurance. L’Amrae estime qu’elle « envoie un signal économique préoccupant » et suggère que le risque social serait désormais « durable et structurel ». L’association souligne l’empilement des taxes et surprimes pesant déjà sur les contrats d’assurance dommages, sans amélioration tangible de la prévention.
En toile de fond, le débat pose une question centrale : faut-il faire supporter aux citoyens respectueux des lois le coût des émeutes, ou appliquer strictement le principe du casseur-payeur ? Au-delà de son habillage technique, cette surprime entérine une logique de collectivisation des pertes typiquement inspirée d’un esprit communiste, où la responsabilité individuelle disparaît au profit d’une mutualisation forcée faisant payer à tous les conséquences des violences de quelques-uns.
#webtube :Et pour cela, les pays de l’UE lèveront un emprunt sur les marchés internationaux… L’inénarrable Jean-Noël Barrot claironne : « Historique. L’Europe s’accorde sur un emprunt commun : 90 milliards d’euros qui seront prêtés à l’Ukraine pour lui permettre de résister à l’agression russe. Alors que la sécurité européenne est en jeu, nous prenons notre destin en main. » Le Premier ministre danois Mette Frederiksen, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’Union européenne, lui aussi, embouche sa trompette : « Garantir 90 milliards d’euros à un autre pays pour les deux prochaines années, je ne crois pas que cela se soit jamais vu dans notre histoire. » De son côté, Antonio Costa, président du Conseil européen, a publié dans la nuit de jeudi à vendredi ce message : « Nous avons conclu un accord. La décision d’accorder une aide de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026-2027 a été approuvée. » Est-ce à dire que dans l’esprit des dirigeants européens, cette guerre a vocation à se poursuivre jusqu’en 2027 ? Au passage, a-t-on d’ailleurs réalisé que, si ce conflit devait malheureusement se prolonger jusqu’en juin 2026, sa durée dépasserait alors celle de la Grande Guerre, tombeau de la Vieille Europe ?
C’est quoi, au fond, 90 milliards ?
Les besoins de l’Ukraine pour poursuivre la guerre ont été estimés à 137 milliards et l’Union européenne s’est donc engagée à en financer la plus grande partie : 90 milliards. Quelques chiffres, pour avoir une idée de ce que cette somme représente. 90 milliards, c’est notamment la moitié du budget annuel de l’Union européenne (192,8 milliards), dont 64 % des ressources proviennent de la contribution des États membres. C’est, par exemple, près du double du budget de la défense de la France en 2026 (57,1 milliards) et un peu moins du double de la charge de notre dette publique (55 milliards en 2025). C’est aussi 40 milliards de plus que le déficit de l’État français en 2025 (131,6 milliards)… Alors, va pour 90 milliards. Pendant ce temps, la France va sans doute s’offrir le luxe, pour la deuxième année consécutive, de ne pas avoir de budget de l’État voté pour 2026 et elle s’achemine probablement vers un déficit public qui dépassera les 5 % du produit intérieur brut. Mais ça, c’est de la petite soupe.
Un don à l’Ukraine déguisé en prêt
L’impératrice von der Leyen avait posé l’alternative : soit l’Union s’emparait des avoirs russes déposés sur les places européennes (environ 210 milliards) pour financer ce prêt à l’Ukraine, soit l’Union faisait elle-même appel à l’emprunt sur les marchés internationaux pour, ensuite, prêter à l’Ukraine. La première solution, qui avait la faveur allemande, a fait face à l’opposition de la Belgique, pays où la majorité de ses avoirs russes (70 %) sont placés. On imagine les conséquences qu’une telle option pourrait avoir sur les marchés financiers mondiaux, qui reposent sur la confiance. Donc, l’Union européenne va prêter à 0 % à l’Ukraine, qui ne remboursera qu’après d’éventuelles réparations versées par la Russie. Autrement dit, on appelle ça un don. Et pour mobiliser ses 90 milliards, l’UE va lever un prêt sur les marchés internationaux qui ne prêteront sans doute pas à taux zéro, cette époque étant révolue. Ce prêt sera garanti sur le budget de l’Union. La contribution de la France étant, en gros, de 18 %, on peut donc considérer que la France va s’endetter indirectement de 16 milliards de plus. On n’est plus à ça près. Notons que la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont refusé de s’associer à cette démarche sans pour autant s’y opposer, sous réserve de ne pas avoir à subir de quelconques répercussions financières. Orbán n’y est d’ailleurs pas allé par quatre chemins en qualifiant cette mesure de « gaspillage d’argent ».
En juillet dernier, le montant de l’aide de l’Union à l’Ukraine était déjà estimé à 167,4 milliards d’euros, dont 84,6 milliard d’aide financière et économique et 59,6 milliards d’aide militaire. À cela, il faut ajouter l’aide des États membres de l’Union. Au total, 78,1 milliards d’euros, dont 7,5 de la part de la France. Des chiffres qui datent de juillet et qui sont sans doute à actualiser. D’aucuns estiment que l’Union européenne court comme un somnambule ou un canard sans tête vers la guerre. En tout cas, la fuite en avant financière est indéniable.
#webtube : Stoppons cette folie guerrière qui nous entraîne tous par le fond. Ce qui se profile à l’horizon, c’est la capitulation de l’Ukraine et l’effondrement économique de l’UE déjà lourdement plombée par ses dettes et sa perte de compétitivité. Car l’Ukraine ne pouvant couvrir que la moitié de son budget de guerre réévalué à 120 milliards par an, l’UE doit financer tout le fonctionnement du pays : salaires du secteur public (enseignants, médecins, fonctionnaires), pensions, allocations sociales, infrastructures énergétiques etc. Et les caisses sont vides. D’où la tentation pour les Rapetou de Bruxelles de voler les 210 milliards d’avoirs russes gelés en Europe.
Cet acharnement thérapeutique pour sauver une Ukraine en phase terminale est suicidaire. Tous les faits donnent raison aux partisans de la paix, que ce soit sur le terrain où l’armée ukrainienne épuisée ne cesse de reculer, ou sur le plan économique qui mène l’Europe à la ruine, tandis que la Russie s’adapte aux sanctions et se métamorphose sur le plan économique, devenant de plus en plus autonome.
Depuis 2022, 50 nations soutiennent l’Ukraine à bouts de bras, États-Unis, UE, FMI, G7 et autres pays embarqués imprudemment dans cette guerre ingagnable. S’acharner est suicidaire.
550 milliards de dollars ont déjà été engloutis en pure perte en Ukraine, dont 220 en armements. Trump ayant mesuré l’ampleur du désastre préfère laisser le fardeau à l’Europe désemparée, qui espère concrétiser son projet de hold-up sur les avoirs russes gelés, au mépris du droit international et au risque majeur de plomber l’euro et de saborder la confiance dans les institutions financière européennes.
Un bloc d’opposition à la politique belliciste de Bruxelles s’oppose au soutien militaire et financier sans fin accordé à l’Ukraine. Hongrie, Slovaquie et Tchéquie refusent tout financement supplémentaire.
Pourquoi cette guerre est-elle ingagnable pour l’Occident ?
D’abord parce que l’Ukraine est à bouts de forces. Son armée a été saignée avec plus de 2 millions de morts et blessés. Les désertions atteignent des sommets et se chiffrent en centaines de milliers de déserteurs depuis 2022. Au-delà de la propagande mensongère de Zelensky, dont l’avenir se joue sur l’issue de cette guerre après avoir tant promis la victoire à son peuple, la réalité est que plus de 300 villages ont été pris par l’armée russe en 2025, bien que le gain territorial ne soit pas très visible. Ensuite parce que la Russie, loin d’être la proie facile que les naïfs Occidentaux pensaient, militaires et économistes, a montré des capacités d’adaptation et de résistance insoupçonnées.
Voici ce que dit l’Ifri :
« La machine militaire russe reste puissante et compétente. Elle est capable d’endurer des épreuves inhérentes à un conflit armé prolongé et peut continuer à mobiliser des ressources humaines et financières ». On est loin des moqueries de nos arrogants généraux de plateaux TV, qui prenaient les officiers russes pour des attardés mentaux.
En pleine guerre contre la coalition occidentale, la Russie ne consacre que 6,6 % de son PIB à la défense. Poutine n’a jamais voulu décréter une mobilisation massive qui pénaliserait l’économie par manque de main-d’œuvre. En comparaison, l’Ukraine engloutit la moitié de son PIB à l’effort de guerre. L’Occident comble le trou financier.
Les sanctions ont fait plus de dégâts en Europe qu’en Russie.
Diabolisée par l’UE, Moscou s’est tournée vers la Chine et l’Inde pour écouler son pétrole. L’Iran et la Corée du Nord lui ont apporté un soutien militaire en matériels et en hommes. L’économie russe s’est diversifiée pour pallier le retrait des sociétés occidentales de Russie. Une vraie débâcle économique pour ces entreprises qui ont cédé aux pressions politiques des va-t-en-guerre.
Le résultat de cette politique irresponsable est que si l’armée française peut tenir au mieux trois semaines dans un choc frontal avec la Russie, l’armée du Tsar peut tenir 10 ans face aux 50 nations du format Ramstein.
Il est donc temps d’en finir avec cette guerre insensée et d’enterrer les illusions d’une paix aux conditions du vaincu, avec un retour aux frontières de 1991. La guerre ne se nourrit jamais de rêves…
Poutine a les moyens de ses ambitions, l’Europe désarmée et ruinée ne les a pas.
#webtube : Dans cet entretien de l’Economie expliquée par mon père, Charles et Emmanuelle Gave reviennent en détail avec des graphiques sur l’evolution de l’Economie interne Chinoise et sur ce qu’il est à attendre du Yuan.
#webtube : Conformément à ses habitudes de communication, la Commission européenne enveloppe le projet d’un message positif. Ce 16 décembre, à la tribune du Parlement européen, la députée RN Pascale Piera, membre de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, s’est vigoureusement opposée, comme tout son groupe, au texte « Paquet réseaux » présenté par la Commission européenne. Un texte qui, selon elle, vend « l’illusion d’une promesse qui ne sera pas tenue : celle de la baisse du prix de l’électricité ».
#webtube : À la fois valeur refuge et métal industriel, le cours de l’argent ne cesse de battre des records. Tirée par la transition énergétique et l’industrie photovoltaïque ainsi que la demande des particuliers, la demande dépasse l’offre, faisant grimpant les cours. Moins cher que l’or, l’argent reste une aubaine pour les investisseurs.
#webtube : Le rapport parlementaire se penche sur les stratégies électorales et les compromis des Insoumis en vue des élections. Ce n’est ni un fantasme d’extrême droite, ni une théorie complotiste. C’est un rapport parlementaire. À l’approche des élections municipales de 2026, la Commission d’enquête sur l’islamisme politique, qui remet son rapport cette semaine, tire la sonnette d’alarme. Et La France insoumise apparaît, une fois encore, au centre du jeu… ou plutôt du danger. Le constat est clair : LFI est aujourd’hui le parti le plus exposé aux stratégies d’entrisme communautariste, en particulier à l’échelon local. Là où se jouent les vraies batailles : mairies, associations, subventions, salles municipales, équipements sportifs. Le pouvoir du quotidien.
Le pari du vote communautaire
Reçu devant la commission le 5 novembre, Cédric Brun, figure de la lutte syndicale dans le Nord depuis plus de vingt ans et ancien conseiller régional LFI dont il a claqué la porte, lâche une phrase lourde de sens : « J’ai eu confirmation de Jean-Luc Mélenchon et d’autres cadres » de la stratégie du parti insoumis d’aller capter le vote musulman lors des prochaines élections. Cette communauté est devenue une cible électorale assumée, quitte à fermer les yeux sur la nature des relais utilisés pour l’atteindre. Une stratégie payante à court terme, explosive à long terme.
Les municipales, terrain idéal de l’entrisme
Interrogé par BV, Matthieu Bloch, député UDR de l’Ain et rapporteur de la commission, le rappelle : « Les prochaines municipales seront le point d’entrée privilégié de l’entrisme islamiste. Les maires sont en première ligne, souvent mal informés, parfois isolés ». Le rapport alerte sur le risque de pressions communautaires ciblées, d’influences discrètes et de captation progressive du pouvoir local. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, auditionné par la commission le 18 novembre précise que « la probabilité de voir de l’entrisme dans les listes électorales est assez forte, puisque la stratégie est celle de l’infiltration ». Pas besoin de listes ouvertement communautaires. Il suffit de quelques compromis, de quelques silences, de quelques investitures mal contrôlées, précise le rapport de la commission.
En témoignent les dernières élections municipales à Villeneuve-Saint-Georges en janvier 2025 avec la présence d’un candidat pro-hamas sur la liste insoumise conduite par Louis Boyard. Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, auditionné le 4 novembre, fait même état d’un « cas d’école en matière d’entrisme municipal dans la ville de Colombes où l’actuel directeur de cabinet du maire cumulait […] ses fonctions avec celles de secrétaire général d’une mosquée considérée d’intérêt par les services compétents et de directeur d’une école coranique dans laquelle nous avons trouvé des éléments témoignant d’un enseignement islamiste ». Rien que ça !
La commission ne mâche pas ses mots. Auditionnée à huis clos le 21 octobre, Nicolas Lerner, directeur général de la Sécurité Extérieure évoque « une forme de proximité idéologique très forte entre certains élus nationaux et certains courants de pensée défendus par les courants fréristes ». Le rédacteur adjoint au Point, Erwan Seznec, auteur du livre Nos élus et l’Islam paru en 2020 aux éditions Robert Laffont, précise que les Insoumis « sélectionnent des intermédiaires qui me paraissent extrêmement sulfureux », choisis pour leur capacité à mobiliser une communauté précise, notamment à l’occasion des prochaines élections locales.
Contrairement à la ligne de défense habituelle de LFI, il ne s’agirait pas d’initiatives isolées. Le rapport souligne que la direction du parti est informée de ces alliances locales. Cédric Brun affirme même qu’on lui a expliqué « qu’il fallait composer avec eux ». Composer, donc. Avec qui, sinon les tenants d’un islam radical ? Et à quel prix pour la laïcité et la neutralité républicaines ?
Des signaux faibles… qui deviennent forts
Certes, aucun lien institutionnel ou formel direct entre LFI et l’islamisme ne semble établi par la commission. Mais le problème est ailleurs. Il réside dans une accumulation de comportements individuels troublants : soutiens publics à des individus proches de mouvances radicales, complaisances répétées depuis le 7 octobre 2023, ambiguïtés permanentes entre défense de causes légitimes et relativisation de l’islamisme politique. Ainsi le rapport précise qu’il « semble s’installer un jeu dangereux conduisant certains élus de la Nation à cautionner, par leur présence ou leur silence, la mouvance islamiste et des discours portant atteinte aux principes de notre République ». Pris séparément, ces faits peuvent sembler anecdotiques. Ensemble, ils dessinent une ligne politique.
Un avertissement sans détour
Interrogé par BV, le rapporteur préconise « d’imposer une charte et un contrôle des investitures par les partis », des mécanismes internes de vigilance. Même s’il précise ne pas vouloir « uniquement mettre en cause les insoumis, l’entrisme concernant l’ensemble des partis politiques », le message est clair, mais implicite : LFI joue avec le feu. À force de transformer le communautarisme en variable électorale, le parti de Jean-Luc Mélenchon prend le risque de fragiliser durablement les institutions locales.
Les municipales approchent. Le terrain est prêt. Les réseaux sont en place. Cette fois, l’alerte est officielle. Reste à savoir qui choisira encore de détourner le regard.
#webtube : Selon le bilan du comité de suivi de mars 2024, la réforme d’Affelnet a entraîné une forte diminution de la « ségrégation sociale » (–49 %) et de la « ségrégation scolaire » (–39 %) dans les lycées publics parisiens depuis 2021. Cette mixité accrue, présentée positivement par le rectorat, s’accompagne toutefois d’une baisse sensible des performances dans plusieurs établissements prestigieux.
Le lycée Condorcet illustre cette dégradation : 40 % de mentions « très bien » en 2022, 45 % en 2023, mais seulement 25 % en 2024. Les « félicitations du jury » y tombent à 3 %, contre 7 à 9 % auparavant. La chute se reflète aussi au classement du Figaro Étudiant, où l’établissement passe de la 14e place en 2024 à la 54e en 2025. Le lycée Sophie-Germain suit la même pente : de 95 % de mentions toutes catégories en 2022-2023 à 80 % en 2024, avec des mentions « très bien » ramenées de 27 % à 17 % et une rétrogradation d’une centaine de places au classement. Charlemagne subit un recul comparable : un quart de mentions « très bien » en 2024 contre environ 37 % avant la réforme, et des félicitations divisées par quatre. Lavoisier et Fénelon enregistrent également un net affaissement des meilleures mentions.
Une exception notable émerge néanmoins : Henri-IV et Louis-le-Grand. Leur intégration à Affelnet en 2022 avait suscité des inquiétudes quant à la fin de la sélection sur dossier. Face à la contestation, un système spécifique a été mis en place : accès ouvert à tous les collégiens parisiens, quotas selon les profils des collèges d’origine et atténuation du poids de l’IPS. Ce dispositif « sur mesure » permettait de renforcer la mixité sociale sans altérer la mixité scolaire. Selon le bilan 2023, les profils sociologiques y sont désormais plus variés, tandis que le niveau scolaire reste stable.
Les suites de la réforme continueront d’être suivies par le comité dédié, chargé d’observer l’évolution conjointe de la mixité et des performances des établissements.