#webtube : Parfois, une chanson te tombe dessus 20 ans après et te met KO. « Missing » de Bruce Springsteen (tirée de l’album The Rising, 2002) en est une. Une simple photo dans un journal, un café qui refroidit, un lit trop grand… Et Springsteen, avec sa voix rauque et tendre, raconte le vide laissé par quelqu’un qui n’est plus là. Pas de grand discours, pas de pathos excessif : juste la vie qui continue, mais en boitant. « Everything is everything But you’re missing »
#webtube : Some songs hit you like a freight train… 20 years late. “Missing” by Bruce Springsteen (from The Rising, 2002) is one of those. A photograph in the paper, coffee getting cold, a bed too big… With that raw, tender voice, Bruce tells the story of the hole someone leaves behind. No big speeches, no over-the-top drama—just life limping along without them. “Everything is everything But you’re missing”
#webtube : Un groupe de 29 sénateurs, piloté par la sénatrice LR du Val-d’Oise Jacqueline Eustache-Brinio, vient de produire un rapport de 107 pages qui liste 17 mesures sur la manière de lutter contre l’entrisme islamique en France.
« L’islamisme est un obstacle à notre cohésion nationale. » « L’ensemble de ces mesures converge vers la nécessité d’un réarmement républicain global face à l’offensive islamiste. Ce réarmement doit être à la fois intellectuel, juridique, administratif et politique. » affirme le rapport.
Pour la sénatrice : « L’islamisme constitue une idéologie qui vise la transformation de la société française selon des normes religieuses radicales, constituant ainsi un projet séparatiste systématique de long terme. » C’est contre cela et non contre l’islam qu’elle lutte, tient-elle à préciser, pour ceux qui voudraient l’accuser d’amalgame.
Un amalgame que les spécialistes de l’islam pratiquent en toute connaissance de cause. Rappelons cette sentence de Ferhat Meheni, président du gouvernement kabyle en exil : « L’islam, c’est l’islamisme au repos. L’islamisme, c’est l’islam en mouvement. C’est une seule et même affaire. »
Les 17 mesures proposées par le rapport sont certes intéressantes, mais nos gentils sénateurs semblent avoir oublié une chose : quand la baignoire déborde, rien ne sert de disposer d’une armada de seaux, d’écopes, de serpillières, d’éponges. La première chose à faire est d’arrêter le robinet d’arrivée d’eau.
Prétendre lutter contre l’islamisation de notre société sans stopper l’immigration, essentiellement musulmane, et mettre un terme à ses nombreuses pompes aspirantes, c’est aller au-devant d’un échec évident. C’est toute la différence entre droite molle et droite de conviction. Cette dernière aurait placé l’arrêt de l’immigration en 1. Les LR n’en font même pas état…
Voici quelques-unes des 17 mesures du rapport :
L’interdiction du voilement des fillettes et jeunes filles avant l’âge de 16 ans dans l’espace public
Un peu difficile à appliquer sur le terrain… Les policiers vont-ils verbaliser la jeune fille ou ses parents ? Comment apprécieront-ils l’âge des jeunes filles, surtout si elles sont voilées ? De son côté, le patron des LR à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, devait déposer ce lundi une proposition de loi visant à interdire le port du voile pour les mineures. Le député de Haute-Loire cite notamment une étude de l’Ifop, selon laquelle 44 % des jeunes filles musulmanes de 15 à 24 ans portent aujourd’hui le voile, contre 16 % en 2003. Le rapport ajoute que les sénateurs du groupe « sont également favorables à l’interdiction du port du voile par les accompagnatrices scolaires afin de maintenir un espace éducatif neutre et cohérent avec les principes de l’école publique ». Il explique que « cette mesure vise à préserver la neutralité de l’environnement scolaire. Elle avait été votée par le Sénat à l’occasion de l’examen de la proposition de loi tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes concourant au service public de l’éducation, le 29 octobre 2019. L’Assemblée nationale n’a pas choisi d’inscrire le texte à son ordre du jour. Une nouvelle disposition législative est donc nécessaire ».
Interdiction du jeûne pour les moins de 16 ans
Une recommandation qui apparaîtra encore plus lunaire. Comment empêcher quelqu’un de faire le jeûne sinon en le forçant à manger ? On attend les courageux policiers qui viendront gaver de force les mineurs qui entendent jeûner à l’image de leurs parents…
Lutter contre les mariages forcés
Le groupe de travail recommande que soit systématisée la procédure d’audition des époux avant la transcription du mariage par les autorités consulaires françaises afin d’éviter les mariages forcés. On attend que la loi française, qui met le mariage civil avant le mariage religieux, soit enfin respectée : l’Église catholique la respecte scrupuleusement, alors que les imams s’en jouent royalement. Ainsi Salah Abdeslam s’est marié religieusement dans sa prison, devant les autorités de l’établissement d’arrêt, et n’a même jamais procédé au mariage civil.
Rattacher la délivrance des visas au ministère de l’Intérieur
Cette mesure de bon sens permettrait d’assurer une cohérence entre entrée, séjour et contrôle des étrangers, en regroupant sous une même autorité les décisions relatives aux visas, aux titres de séjour et aux éloignements. Selon les sénateurs, cette mesure « constituerait un levier stratégique, en adaptant les critères de visas selon la coopération des pays d’origine ou de transit et en consolidant l’impact coercitif de la politique migratoire. Une telle centralisation contribuerait par ailleurs à la prévention de l’infiltration d’individus liés à l’islamisme radical, en permettant un contrôle plus strict des entrées sur le territoire national. »
Traçabilité du financement des mosquées et des associations
Il est nécessaire, pour la sénatrice et ses collègues, « de tracer les financements des mosquées et associations en vue de prévenir l’utilisation des structures religieuses à des fins de propagande politique. Cela implique un renforcement des obligations déclaratives des associations recevant des financements étrangers ainsi qu’un contrôle effectif du respect de ces obligations. »
Assurer la neutralité dans le sport
Dans le sport, Jacqueline Eustache-Brinio assure qu’il faut agir en veillant au respect de la « neutralité ». Les sénateurs de son groupe de travail « appellent de leurs vœux l’adoption définitive de la proposition de loi de Michel Savin visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport. Ils souhaitent, par ailleurs, inciter les fédérations sportives, comme l’a déjà fait celle du football, à modifier leurs règlements pour aboutir à une neutralité totale dans chaque discipline. »
Rendre obligatoire la neutralité des élus dans l’exercice de leur mandat et l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires
Une mesure proposée depuis plusieurs années par les sénateurs LR. « Cette mesure, qui concernerait en particulier les élus locaux, notamment les maires et conseillers municipaux, paraît cohérente avec la neutralité déjà imposée aux élèves des écoles publiques, aux fonctionnaires et agents publics, aux magistrats, aux forces de l’ordre ou aux militaires ».
Rallonger jusqu’à sept mois la durée maximale de rétention des étrangers les plus dangereux
Cette mesure vise à se donner davantage de chances de réussir leur éloignement. Déjà présentée à l’Assemblée et censurée, le 7 août dernier, par le Conseil constitutionnel, au grand dam de Bruno Retailleau, alors membre du gouvernement, qui soutenait cette initiative.
Maintien de l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les écoles
Le rapport souligne « les effets positifs de la circulaire Attal de septembre 2023 ». Selon les auteurs, « ce texte a permis de réduire les incidents liés aux revendications religieuses, ce qui montre l’efficacité de la fermeté républicaine quand elle s’exprime clairement ». Ils pointent cependant encore du doigt ce qui, à leurs yeux, constitue certaines anomalies, comme la gestion du Crous, établissement public lié au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, lorsqu’ils écrivent dans leur rapport : « En infiltrant les structures chargées de l’alimentation étudiante, les réseaux islamistes peuvent imposer leurs normes (alimentation halal) et créer des habitudes qui normalisent leurs exigences. »
Le rapport a été précédé de l’audition de nombreuses personnalités politiques et de la société civile
Parmi les dix-huit intervenants de la société civile, longuement auditionnés par le groupe (hauts fonctionnaires, représentants des cultes, sociologues, juristes, représentants d’associations d’élus, universitaires, lanceurs d’alerte), on trouvait des personnalités comme Bertrand Chamoulaud, actuel directeur du renseignement territorial (les ex-RG), Matthieu Ghadiri, ancien agent d’infiltration au sein des services de contre-espionnage, Mohamed Louizi, ancien membre des Frères musulmans, mais aussi l’ancien préfet Michel Aubouin, l’essayiste Céline Pina, connus pour leurs écrits sur ces sujets délicats, ou encore l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, et l’anthropologue, chercheur au CNRS, Florence Bergeaud-Blackler, qui a accompagné ces travaux pas à pas.
L’intervention de Florence Bergeaud-Blackler a particulièrement frappé les sénateurs
Selon Florence Bergeaud-Blackler, « les organisations islamistes en France, dont celle des Frères musulmans, s’articulent autour d’une structure pyramidale secrète comptant une centaine de membres assermentés, influençant environ 100.000 fidèles à travers 100 à 200 mosquées ». Elle décrit un « écosystème completde 280 associations satellites, 21 établissements scolaires, 114 écoles coraniques. Les membres prêtent un serment d’allégeance (bay’a) engageant à “faire le djihad” et à une obéissance absolue aux dirigeants. » Des éléments qui nourrissaient déjà largement un rapport officiel explosif sur la mouvance frériste, en partie déclassifié et publié en mai 2025.
Stratégies d’infiltration des réseaux fréristes
Le groupe de travail LR assure que ses propres auditions « ont révélé que les stratégies d’infiltration islamistes reposent sur le double discours systématique, l’entrisme dans les institutions publiques (administration, éducation, sport) et l’instrumentalisation des libertés démocratiques ». Selon le rapport, « les réseaux islamistes exploitent également les failles juridiques de l’État Français. Les terrains particulièrement visés sont l’école (contestations pédagogiques, voilement des fillettes) et le sport (notamment les arts martiaux). Le voile devient alors l’étendard de l’apartheid sexuel, instrument de contrôle social et de marquage territorial ». Selon ce document, « des territoires entiers connaissent une ghettoïsation avec la création de sociétés parallèles échappant aux normes républicaines ».
Proposition de loi constitutionnelle sur la prééminence des lois républicaines
Face à ces menaces, les 29 sénateurs demandent l’examen rapide par l’Assemblée nationale de la proposition de loi constitutionnelle visant à garantir la prééminence des lois de la République, adoptée en première lecture par la Haute Assemblée le 20 octobre dernier, qui prévoit que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune ».
Développer un « contre-discours républicain » constitue selon les sénateurs une exigence
Ils préconisent notamment « la réaffirmation de la mixité filles-garçons dans tous les espaces éducatifs, culturels, sportifs, associatifs, sans exception possible ». Ils réclament aussi « la restauration d’une politique de soutien aux femmes des quartiers grâce à des associations indépendantes des groupes religieux, avec des moyens dédiés à leur autonomie, leur expression et leur formation ». Les pouvoirs publics doivent, selon eux, adopter des « mesures de protection pour les femmes qui prennent le risque de résister aux pressions communautaires ».
Encore une fois, ces 17 mesures sont nécessaires, mais elles sont largement insuffisantes tant que ne sera pas prise la mesure princeps, à savoir un arrêt total de l’immigration. Le nombre fait la force : dans certains quartiers, de plus en plus nombreux, et maintenant jusque dans les petites villes voire les villages, ce ne sont plus les lois de la République qui sont appliquées, mais la charia, la loi islamique, en tandem avec la loi des gangs ethniques.
#webtube : Borloo vient de découvrir l’eau chaude : « La France est en train de s’effondrer » nous dit-il, oubliant qu’il fait partie des politiciens ratés, de tous ces bras cassés qui ont dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, se contentant depuis quarante ans de combattre JMLP et le RN.
Comme le dit Alain Falento, tous ces nuisibles, on les a assez vus et entendus.
Je rappelle qu’en 1975, la France caracolait en tête des nations européennes et se plaçait juste derrière les États-Unis au plan mondial. Nous avions le 5e niveau de vie au monde, derrières les USA, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. La France gaullienne était un paradis respecté, envié et admiré, en pointe dans tous les domaines scientifiques. Le coût financier de Mai 68, quand la gauche hystérique prétendait nous vendre son contre-modèle de société, fut résorbé en six mois, tant la croissance était au beau fixe. Puissance nucléaire par la volonté du Général, la France rayonnait aux quatre coins du monde, méritant amplement son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.
L’Allemagne n’était pas encore réunifiée, le Japon commençait à vendre ses montres au kilo, la Chine sommeillait encore, l’Inde ramassait ses cadavres chaque matin dans les quartiers pauvres, l’Amérique du Sud vivait au rythme de ses révolutions et l’Afrique retournait peu à peu vers l’ère précoloniale, ravagée par les coups d’État et le retour des guerres tribales.
Pas besoin de remonter à Louis XIV pour louer le rayonnement passé de la France. De Gaulle a réalisé en une seule décennie le redressement de notre malheureux pays emporté dans le tourbillon de la folie hitlérienne. Mais ses successeurs, de gauche comme de droite, se sont acharnés à tout détruire, ne consacrant leur énergie qu’à leur maintien au pouvoir, en s’alliant néanmoins systématiquement contre le FN lors de chaque élection.
En cinquante années d’immigration et de mondialisme débridé, tout a été détruit. Macron s’étant montré particulièrement zélé dans le démantèlement de la France, en liquidant son histoire, son école, ses services publics et en bradant son industrie ainsi que son agriculture aux intérêts américains ou européens. Il a la haine des nations mais prétend aujourd’hui défendre les frontières ukrainiennes.
Nous sommes ruinés et au bord de la guerre civile, incapables de résister aux assauts de l’islam politique, autant par lâcheté que par ignorance, pour ne pas dire par trahison. Car c’est bien le gaullisme que nos politiciens trahissent depuis le départ du grand homme.
Mais il serait injuste de n’accuser que les politiciens dans la destruction de la nation.
Par ses votes irréfléchis, reconduisant systématiquement les fossoyeurs de la France, le peuple est le premier artisan de son malheur. Plus il se plaint de l’immigration, plus il vote pour des immigrationnistes. Plus il se plaint de la mondialisation et plus il se dit européen, restant hostile au Frexit. La responsabilité du désastre incombe à tous.
Le grand patronat a toujours exigé une immigration de masse pour peser sur les salaires et développer la consommation. Mais où sera le bénéfice quand le pays sera devenu un champ de ruines ? Cette immigration, constituée en majorité de déshérités sans diplômes, nous coûte plus de 100 milliards par an selon l’Observatoire de l’identité et de la démographie (OID), soit 3,4 points de PIB. Avec notre croissance inférieure à 1 %, on voit mal comment l’immigration de pauvres pourrait nous enrichir.
Les enseignants, majoritairement de gauche et qui façonnent les citoyens de demain, n’ont toujours pas compris que la gauche de 2025 n’est plus celle de Georges Marchais qui protégeait les travailleurs et s’opposait farouchement à l’immigration. La gauche de 2025, c’est celle de Mélenchon et de l’islamo-gauchisme qui a lâché l’électorat ouvrier. Certains enseignants exercent la peur au ventre, mais n’ont-ils pas fermé les yeux sur l’islamisation de l’école, au nom du droit à la différence et de l’accueil de l’Autre ?
Et que dire des médias subventionnés pour distiller la bonne parole du politiquement correct, que dire des juges qui ont pris l’ascendant sur les politiques et défendent davantage les malfrats que notre droit élémentaire à la sécurité, que dire de certains généraux irresponsables qui agitent le spectre d’une invasion russe totalement imaginaire, en évacuant le véritable danger qui menace le pays, à savoir l’islamisme ? On cherche vainement une figure patriote et courageuse capable de redresser notre nation millénaire, capable d’agir au lieu de se contenter de constats sans lendemain.
La France paie le prix de sa lâcheté, de son inconscience face aux véritables dangers, elle paie le prix de sa naïveté face au lavage de cerveau permanent entretenu par les ayatollahs du politiquement correct.
Par conséquent, si notre pays a encore une petite chance de s’en sortir et d’éviter la sortie de l’histoire, ce sera avec du sang neuf, en écartant sans état d’âme tous ceux qui ont eu une parcelle de pouvoir depuis cinquante ans, aussi bien les partis politiques que les personnalités. Les partis traditionnels sont disqualifiés à jamais.
N’accordons notre confiance qu’à des figures nouvelles comme Sarah Knafo, Marion Maréchal ou Jordan Bardella, en exigeant d’eux la réconciliation sans conditions pour une union salvatrice des droites patriotes et identitaires, à l’exclusion de cette maléfique droite LR socialo-centriste qui ne sait que mentir et trahir.
L’heure des constats est passée, 2027 sera l’ultime bataille des patriotes et amoureux de la France pour la sauver des griffes des mondialistes qui veulent sa disparition. Il n’y aura pas de deuxième chance.
#webtube : Cette dame s’est plainte de nombreuses fois à ses enfants pendant un an. Tout paraissait si bien à l’Ehpad. Tout le monde était si gentil. Ses enfants ont cru que si leur mère avait des hématomes sur le visage, c’est qu’elle se cognait à la barrière du lit. Ou alors, qu’elle perdait un peu la tête. Jusqu’au jour où ses hématomes étaient si graves que ses filles ont décidé de mettre une caméra cachée dans sa chambre.
Leur mère se plaignait d’être battue par un homme mais la direction disait qu’il n’y avait pas d’homme. C’est en regardant les vidéos que les enfants ont découvert qu’il y avait bien un homme dans l’Ehpad, la nuit. Elles l’ont dit à la direction.
La direction a avoué que oui, il y avait bien un homme, la nuit. Mais « si gentil, si dévoué, si aimé de tout de monde ! Et même, il adore votre mère !… » Ben voyons. C’est comme ces terroristes dont les voisins affirment ensuite qu’ils étaient si gentils, si serviables qu’on n’aurait jamais cru qu’ils agiraient de manière aussi horrible.
Au même moment, la dame est tombée de son lit, elle est restée plus d’une heure par terre, elle s’était cassé le col du fémur. Et sur une vidéo, on voit « l’homme » la tirer par les cheveux, la traîner par terre en l’insultant puis la jeter sur son lit sans ménagement.
Pour couronner le tout, il la traitait de sale pute.
La dame ne pourra plus jamais marcher de sa vie, en raison de ces mauvais traitements.
Il y a eu un procès, au cours duquel on n’a pas pu visionner la vidéo car c’était trop violent. La cour a juste fait écouter les sons. L’homme a écopé de cinq ans de prison dont trois ferme, et a été interdit définitivement de travailler dans un Ehpad. C’est un peu doux comme sanction. On aurait pu espérer plus sévère.
Sous l’Ancien Régime, on lui aurait arraché les ongles un à un, on l’aurait sévèrement battu et on l’aurait jeté dans un cul-de-basse-fosse. Mais sous l’Ancien Régime, il n’y avait pas d’Ehpad. Les vieux vivaient rarement très vieux et leurs familles les gardaient chez elles, la plupart du temps avec joie et affection et dans la simplicité. Mais les temps ont changé, comme on dit.
Et il y a tous les jours des affaires comme celle-ci qui sortent. Dans toute la France des pensionnaires d’Ehpad sont maltraités, insultés et des femmes sont agressées sexuellement.
Comme cette femme de 94 ans qui se plaint d’avoir été agressée sexuellement et qui n’est pas en état de donner les détails.
Ou cette autre femme qui a eu accès à un escalier qui aurait dû être fermé et ne l’était pas. Elle s’est cassée en mille morceaux.
Cette femme encore qui, tombée, a vomi au sol. Quand le soignant est venu, il a essuyé par terre avec la couverture et… a remis la couverture sur le lit. Après, on dit que les personnes âgées sentent mauvais.
À croire que des diversitaires ou des gens rendus malades d’un syndicalisme outrancier veulent faire payer la vie dorée que ces personnes sont supposées avoir eue avant d’entrer en Ehpad.
Et il n’y a pas que les coups et les gifles. L’impossibilité de s’occuper comme il se doit d’un pensionnaire faute de personnel équivaut à de mauvais traitements.
Par exemple cette femme âgée qu’on n’a pas eu le temps de coucher. Elle a passé toute la nuit dans son fauteuil. Surtout, elle est restée treize heures dans une couche répugnante.
Ou cette autre à laquelle on avait mis une minerve, on se demande bien pourquoi. Sans sa fille venue la voir et qui a desserré la minerve, elle aurait pu s’étouffer.
On devrait contraindre les Ehpad à prendre le personnel en nombre suffisant. Car on ne peut pas, hors mauvais traitements bien sûr, jeter la pierre entièrement aux aides-soignants.
Certains Ehpad sont gérés comme des boîtes à fric. Au dépens de nos anciens, qui deviennent victimes du plus vite, plus vite, à l’heure de leur vie où ils sont moins rapides en raison de leur âge et aimeraient prendre un peu de temps. Et avoir si ce n’est de l’affection, au minimum du respect.
Les aides-soignants ont très peu de minutes pour changer les pensionnaires trop nombreux, les laver, les coucher. L’un d’eux raconte qu’il a treize minutes pour enlever le pyjama, laver sommairement, mettre une couche, habiller, descendre pour le déjeuner.
Ils ont peu ou pas de temps pour les faire manger ou les aider à manger. Au bout d’un moment, on enlève les assiettes, même pleines. Beaucoup de pensionnaires sont donc déshydratés, dénutris. Tout le monde se souvient de cet Ehpad très cher, qui faisait des économies sur la nourriture… notamment sur le nombre de biscottes au petit-déjeuner !
Pour leur faire prendre leurs remèdes, on écrase souvent ceux-ci avec la nourriture, la rendant infecte.
La rentabilité dans les Ehpad est un concept détestable. Le pensionnaire devient un numéro dans la boîte à fric, il doit tout supporter sous peine d’être tapé, et ne pas coûter trop cher. La famille est souvent loin et, malgré elle, inefficace.
Sans parler de ces Ehpad où les « clients » sont piqués définitivement, ni vu ni connu je t’embrouille.
Et il y aurait en France 700 000 personnes âgées seules, sans amis, sans famille. Leurs derniers jours risquent fort de ne pas être drôles du tout.
D’ailleurs, nous avons tous du souci à nous faire. Pour les nôtres et pour nous-mêmes. Car nous sommes tous menacés par ces fins de vie misérables, tout à fait sordides, totalement dépourvues d’humanité.
#webtube : Quand les points de vue et les perspectives s’opposent sur la guerre en Ukraine, peut-on croire les médias milliardaires comme LCI étant donné leur passif compliqué dans la couverture d’autres conflits comme les guerres d’Irak et d’Afghanistan ou les révélations de Julian Assange, Edward Snowden ou Chelsea Manning? Nous en parlons en direct avec deux intervenants réguliers de la chaîne, M.M Aurélien Duchêne et Xavier Tytelman
#webtube : La France à l’heure d’un basculement économique majeur. Dans cette interview exceptionnelle, l’économiste @MarcTouatiTV alerte sur un cocktail explosif : dette publique incontrôlable, tensions monétaires en zone euro, et surtout… menace directe sur l’épargne des Français.
Pourquoi l’écart de taux entre la France et l’Allemagne est-il si inquiétant ?
Jusqu’où peut aller la pression fiscale pour combler les déficits ?
Et que risque réellement votre épargne placée sur des supports dits « sûrs », mais “improductifs” ?
Livrets réglementés, assurance vie traditionnelle : ces placements sont-ils encore adaptés à un monde en mutation ? Découvrez comment les actifs tangibles, comme l’or, peuvent offrir une protection réelle dans un contexte de crise prolongée.
#webtube : Dissolution française La fin du macronisme est un journal intime écrit entre 2022 et 2024 qui décrit les débats parlementaires les négociations secrètes et les échecs d’une majorité fragile. L’auteur y expose comment les réformes imposées sans concertation comme celle des retraites ont miné la cohésion sociale. Il dépeint un pouvoir qui privilégie les intérêts privés et les influences étrangères au détriment de l’intérêt général. Enrichi d’une préface d’un ancien leader et d’une postface familiale ce récit se lit comme un réquisitoire contre un système qui dissout les fondements de la nation. Il insiste sur l’abandon de la souveraineté économique avec la vente de fleurons industriels et critique les illusions d’une élite qui ignore les réalités du peuple. Ce livre posthume offre une introspection sur la droite traditionnelle appelant à un retour aux valeurs gaullistes pour contrer les extrêmes et restaurer une France indépendante.
CONTEXTE DE PUBLICATION Publié le 13 novembre 2025 chez Robert Laffont cet ouvrage était initialement prévu pour octobre mais sa sortie posthume en fait un événement symbolique. Achevé juste avant le suicide présumé de l’auteur le 7 juillet 2025 il capture l’essence d’une période chaotique marquée par la dissolution de l’Assemblée en juin 2024 et la censure du gouvernement la première depuis 1962. Ce timing renforce son impact révélant les fractures internes d’une République affaiblie par des décisions arbitraires et des alliances opportunistes. L’auteur ancien président d’un groupe parlementaire clé y exprime son désarroi face à un régime qui accélère la désintégration nationale. Dans un climat de crise post-réélection ce témoignage devient un testament politique alertant sur les dangers d’une globalisation qui érode la souveraineté. Les événements récents comme les tensions géostratégiques et les crises économiques soulignent la pertinence de ces critiques écrites dans l’urgence d’une fin tragique.
POURQUOI ATTAQUE-T-IL LE MACRONISME ? Les attaques virulentes s’expliquent par une conviction profonde que ce régime trahit les intérêts français. Il accuse une corruption systémique où les lobbies et puissances étrangères dictent les politiques menant à une dissolution non seulement parlementaire mais aussi culturelle et industrielle. Le macronisme est vu comme l’artisan d’un déclin lent imposant des réformes mal préparées sans dialogue véritable favorisant les débauchages individuels et les compromis douteux. L’auteur dénonce une dérive idéologique qui affaiblit les mœurs nationales permettant à des révolutions sociétales de prospérer sur un terrain moralement fragilisé. En privilégiant une Europe fédéraliste et une économie libérée des contraintes souveraines ce système vend l’âme de la France aux intérêts globaux. Ces critiques ancrées dans un refus des extrêmes appellent à une renaissance nationale pour contrer l’effacement progressif de l’identité française face à des menaces internes et externes. Il s’agit d’un cri d’alarme pour préserver l’héritage républicain contre un pouvoir évanescent qui priorise le court terme.
CONCLUSION Ce livre représente un appel à la résistance contre un système qui a échoué à protéger la nation. En adoptant une perspective qui valorise l’indépendance et la fierté nationale il invite à réfléchir sur les voies pour reconstruire une France forte et unie. Son impact pourrait inspirer un renouveau politique loin des dérives actuelles.
#webtube : Peut-on couper la France de ses racines chrétiennes ? Quelle place occupe aujourd’hui l’héritage chrétien dans la société française ? Le pays connaît une évolution rapide de ses pratiques culturelles et religieuses, tandis que la laïcité, l’immigration et les changements démographiques alimentent de nombreux débats publics.
Dans cette émission, Élise Blaise reçoit Éric Zemmour, essayiste et président fondateur de Reconquête !, pour échanger autour de son dernier ouvrage « La messe n’est pas dite – Pour un sursaut judéo-chrétien », publié chez Fayard et disponible ici (https://boutiquetvl.fr/accueil/eric-z… ) Ensemble, ils reviennent sur : – les déclarations de Fabien Mandon, le chef d’état-major des Armées (CEMA) – l’identité chrétienne de la France – l’influence des démographies sur la civilisation chrétienne – les transformations de la société française – le rapport entre identité, culture et histoire, et civilisation – les perspectives d’avenir dans un contexte en mutation. Un entretien axé sur l’analyse, les tendances de long terme et les enjeux culturels qui traversent la France.
#webtube : Nous sommes dirigés par des crétins qui détruisent l’Europe et sacrifient le peuple ukrainien pour sauver le régime de Zelensky, le plus mafieux, le plus corrompu et nazifié du continent.
Nous connaissons tous le mépris de J.D. Vance pour cette Europe faible et décadente, incapable de se protéger de l’islam conquérant, incapable de protéger ses frontières alors qu’elle prétend préserver celles de l’Ukraine, incapable de défendre ses racines judéo-chrétiennes et sa culture gréco-latine, incapable de dire non au wokisme et aux délires LGBT pour protéger la famille traditionnelle et les valeurs conservatrices, incapable de surmonter ses divisions, incapable de peser militairement et politiquement sur l’échiquier mondial, etc. L’Europe n’est plus qu’un nain politique et militaire mais qui veut quand même jouer dans la cour des grands. C’est pathétique.
Et c’est cette Europe avachie, sur le déclin économique et moral, totalement dépassée par la situation depuis 2022, qui prétend imposer son propre plan de paix pour l’Ukraine, évacuant naïvement tous les objectifs de guerre de Poutine. Un tel modèle d’amateurisme et d’incompétence est tout simplement sidérant. Vance a bien raison, c’est un ramassis de ratés qui dirige l’Europe.
Trump et Vance se fichent de l’Ukraine, mais aux États-Unis, deux courants s’affrontent, les isolationnistes partisans de larguer Zelensky pour se consacrer à la Chine et les russophobes biberonnés au discours otanien, restés scotchés à la guerre froide et qui refusent toute victoire de Poutine. Trump godille entre ces deux positions, tout en penchant du côté du vainqueur par réalisme.
Dans le narratif européen tout n’est que mensonge et illusion. L’Europe réalise un peu tard qu’en suivant Biden, elle a choisi le camp des perdants, donc celui qui sera jugé par l’histoire comme le coresponsable d’un conflit qu’on pouvait éviter, ayant provoqué le plus grand massacre depuis 1945.
Côté américain, Trump s’en lavera les mains, mettant tout sur le dos de Biden et des démocrates.
Mais l’Europe devra expliquer au peuple ukrainien, victime d’un régime mafieux et corrompu qui vénère Stepan Bandera, un boucher nazi aux mains rouges du sang juif, pourquoi on lui a promis la victoire face à la plus puissante armée terrestre du moment.
Refusant d’assumer cette écrasante responsabilité, l’Europe fait tout pour saboter les accords de paix, choisissant la fuite en avant au prix d’une hécatombe sans précédent.
Comme le dit Vance :« Davantage d’argent, d’armes et de sanctions ne garantissent pas la victoire. »
En réalité, l’Europe paie le prix de ses illusions, de son incompétence et de ses mensonges.
– Elle paie les 35 ans de dividendes de la paix, qui en ont fait un nain politique
– Elle paie le prix de sa soumission à Washington depuis 1945
– Elle paie le prix de son refus d’arrimer la Russie à l’Europe, comme l’espérait Gorbatchev
– Elle paie le prix de sa complicité dans le renversement en 2014 du régime prorusse en place à Kiev
– Elle paie le prix de son refus de faire appliquer les accords de Minsk par Kiev
– Elle paie le prix de sa complicité dans la guerre du Donbass, alors que les populations russes d’Ukraine ont été persécutées pendant 8 ans
– Elle paie le prix de son obstination à poursuivre une guerre qui n’est pas la sienne
– Elle paie le prix de son arrogance initiale et de son mépris pour l’armée russe en 2022
– Elle paie le prix de son refus des réalités et ne sait que mentir en renversant les responsabilités du désastre
Le plan de paix de l’Europe est un conte de fées, dans un monde imaginaire.
– Elle veut un plan qui met le vainqueur et le vaincu sur un même pied d’égalité
– Elle refuse de modifier les frontières de l’Ukraine, évacuant les objectifs de guerre russes
– Elle réclame un potentiel militaire illimité pour l’Ukraine alors que Poutine veut son désarmement
– Elle veut un cessez-le-feu immédiat qui permettrait aux Britanniques et aux Français de se positionner en Ukraine pour interdire toute reprise des combats
– Elle espère la poursuite du soutien américain
– Elle prépare un hold-up de 140 milliards des avoirs russes pour poursuivre la guerre
Tout cela est irresponsable et dénote un désarroi certain. Vance a raison :
« Il existe une illusion selon laquelle il suffirait de donner plus d’argent, plus d’armes ou d’imposer plus de sanctions pour que la victoire soit à portée de main. La paix ne sera pas obtenue par des diplomates ou des politiciens ratés vivant dans un monde imaginaire. Elle pourrait être obtenue par des personnes intelligentes vivant dans un monde réel. »
Que dire de plus ?
Toutes ces illusions européennes relèvent de la psychiatrie. Comment cette bande d’illuminés peut-elle ignorer la puissance de feu de l’armée russe qui ne cesse de progresser ? Chaque jour, des villages ukrainiens tombent et la cadence s’accélère. Chaque jour des centaines de soldats meurent parce que des fous furieux refusent l’inéluctable défaite de l’Ukraine et du camp occidental.
La France peut aligner 20 000 soldats au maximum. C’est oublier que l’Ukraine en a perdu en 1367 jours de guerre, plus de 2 millions, morts et blessés.
Stop au carnage. Le prix à payer pour les Européens, c’est celui de leur russophobie maladive, alors que les Russes ne demandaient qu’à se rapprocher de l’Europe en 1990. Quant au malheureux peuple ukrainien, il est sacrifié sur l’autel des illusions de l’Occident qui veut la peau de l’Ours russe.
Toutes les gesticulations européennes ne mèneront à rien. Poutine atteindra ses objectifs de guerre, que lui seul connait vraiment, et le peuple ukrainien aura été sacrifié en pure perte, parce que des illuminés occidentaux vivent dans leur monde imaginaire, ce qui les rend extrêmement dangereux pour la paix du monde. C’est Poutine qui décidera s’il y aura négociations ou poursuite de la guerre. L’Europe, qui a choisi le camp des perdants, serait bien avisée d’oeuvrer à la paix, car personne ne volera sa victoire à l’Ours russe.
«La Russie est prête pour des négociations de paix, mais elle se satisfait également de la dynamique actuelle dans la zone de conflit, qui mène à la réalisation des objectifs par la voie armée».
#webtube : À l’heure où les plateformes uniformisent les récits et où les séries captent l’essentiel de l’attention, Philippe-Henri Rambaud prend le contrepied et signe un hommage passionné au polar français. Avec Les 100 films policiers à voir absolument (Mareuil), il revendique une filiation assumée : celle d’un cinéma du verbe, de la langue ciselée, des gueules et des atmosphères, héritier de Clouzot, Melville, Becker ou Verneuil.
Un pan du patrimoine national trop souvent réduit à quelques titres-phares, mais dont la richesse stylistique et littéraire mérite, selon lui, d’être revisitée. Pourquoi ce genre plutôt qu’un autre ? Comment choisir une centaine de films parmi des décennies foisonnantes ? Quels trésors oubliés ressusciter, et que reste-t-il aujourd’hui de l’esprit Audiard ? Dans cet entretien, l’auteur dévoile les lignes directrices de son travail, ses coups de cœur, ses regrets et son regard sur l’évolution d’un genre qui, entre réalisme moderne et héritage littéraire, tente encore de préserver ce qui fait sa singularité.
Breizh-info.com : Pourquoi avoir choisi de consacrer un livre entier au polar français plutôt qu’à un panorama plus large du cinéma ?
Philippe-Henri Rambaud : Amoureux du cinéma de genre, et en particulier du polar, il me paraissait naturel de me lancer dans le projet d’un livre portant ce sujet-là. De très bons livres ont été écrits sur le cinéma en général, mais peu sur le cinéma policier français. Nous avons, certes, l’excellent livre de François Guérif, Le Cinéma policier français, mais qui, sorti en 1981, a déjà plus de quarante d’ans d’existence. Plus récemment, Jean Ollé-Laprune a sorti, en 2020, chez Hugo Éditions, Le Cinéma policier français ; 100 films 100 réalisateurs. Le livre est très bon, mais l’obligation de sélectionner qu’un seul film par réalisateur me semblait un peu frustrante. Quel Melville choisir parmi Le Cercle rouge, Un flic, Le Doulos, Le Deuxième souffle… ? Idem pour Duvivier, Clouzot, Verneuil, Deray, Corneau, Deray… Je me suis donc dit qu’il fallait écrire le livre qu’il m’aurait plu de lire.
Breizh-info.com : Comment avez-vous sélectionné ces 100 films : sur la base de leur importance historique, de leur popularité ou de votre propre coup de cœur ?
Philippe-Henri Rambaud : Les trois mon général. Une belle réponse de normand. En sélectionnant ces 100 films, l’envie était de brosser un panorama de ce que la France a pu et propose en matière de polar selon les époques. Évidemment, je souhaitais parler des grands classiques du polar français : Quai des Orfèvres, Touchez pas au grisbi, Le Trou, Le Clan des Siciliens... Il est d’ailleurs tout naturel que certaines décennies soient plus représentées que d’autres. Les années 1950, 1960 et 1970 représentent, à elles seules, la moitié des films présentés. En revanche, j’ai fait le choix de ne présenter que des films facilement disponibles sur les plateformes de VOD, en Blu-ray ou DVD. Rien de plus agaçant que de s’entendre parler des mérites d’un film introuvable ! Enfin ces 100 films sont aussi naturellement un choix du cœur, car il est difficile d’évoquer un film avec lequel vous n’avez aucune affinité, malgré des qualités indéniables. Les 100 films que je présente m’ont donc tous ravi d’une façon ou d’une autre.
Breizh-info.com : Parmi les films retenus, lesquels vous semblent injustement oubliés ou sous-estimés par le grand public ?
Philippe-Henri Rambaud : Il y en a plusieurs qui me viennent à l’esprit :
– La Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-Deferre, une sorte de Tontons flingueurs sous acide. Sorti deux ans après l’immense succès de Lautner, le film présente un casting en or massif : Ventura, Aznavour, Maurice Biraud, Pierre Brasseur, Georges Géret, Françoise Rosay… Les dialogues sont signés d’Audiard. Pierre Granier-Deferre est un très bon metteur en scène. Mais le film ne rencontre pas son public. Le genre du pastiche de films de gangsters lasse un peu. Et puis, il est trop cynique, trop grinçant par rapport aux Tontons flingueurs. Bref, une pépite oubliée ! Et qui mériterait d’ailleurs une belle restauration.
– Un si joli village (1979) réalisé par Étienne Perier, avec Victor Lanoux et Jean Carmet. Un polar chabrolien sur un patron meurtrier qui prend une ville en otage, un formidable duo d’acteurs. Il est récemment sorti dans une version restaurée en Blu-ray. À ne pas louper !
– Symphonie pour un massacre (1963) de Jacques Deray avec Jean Rochefort dans un rôle totalement à contre-emploi. Le film est une mécanique brillante, un jeu de massacre, comme l’indique son titre, réjouissant !
– Je pense aussi au Corps de mon ennemi (1976) de Verneuil avec Belmondo. Ce polar sociologique et politique qui se passe dans une ville imaginaire du nord de la France est un très grand film. Là aussi, des dialogues signés Audiard et de très grands acteurs : Belmondo, Marie-France Pisier, Bernard Blier, Daniel Ivernel, Claude Brosset…
– Plus récemment, un film comme Braqueurs (2016) de Julien Leclercq est passé sous les radars du grand public, comme Frères ennemis (2018). Pourtant, les deux sont bien fichus, à l’os, et méritent qu’on s’y attarde un peu.
Breizh-info.com : Quelles sont, selon vous, les grandes étapes de l’évolution du polar à la française, de Clouzot à Marchal ?
Philippe-Henri Rambaud : Question très intéressante qui mériterait à elle seule une conférence voire un livre… Le polar est un genre qui épouse les évolutions de la société, sa noirceur intrinsèque, ses démons… Sa fabrication nous révèle aussi beaucoup de vérités de l’époque. Je dirai au premier abord que de Clouzot à Marchal, on est passé d’un polar littéraire à un polar de sensations, de l’abstraction au réel (et ce n’est pas forcément une bonne chose). Clouzot, Duvivier, Jacques Becker, Pierre Granier-Deferre, Claude Sautet, René Clément, José Giovanni, Michel Audiard, Francis Veber, Chabrol… pour ne citer qu’eux, tous ces artisans de la pellicule lisaient beaucoup. Ils étaient empreints d’une véritable culture littéraire. Et cette culture littéraire, on la retrouvait dans la construction des intrigues, des personnages, des dialogues. Il est d’ailleurs intéressant de constater que lorsqu’on parle à quelqu’un de film policier français, vient presque instantanément dans la conversation, une réplique de tel ou tel film ! Car le cinéma policier français c’était du verbe, du beau verbe.
Le point de basculement ce sont les années 1980. On a voulu faire du réaliste. Or le réel à l’écran, ça n’existe pas mais c’est un autre débat. Ce réel a fait fortement baisser la qualité des intrigues et surtout des dialogues. Quand Marchal a relancé brillamment le polar en France, il l’a fait avec ses influences : Verneuil, Corneau pour la France et Michael Mann pour les États-Unis. Or Michael Mann, que j’apprécie énormément, point de référence indétrônable (bien avant Scorsese) de tous les cinéastes français de notre temps, n’est pas un cinéaste du dialogue, comme peut l’être Scorsese, c’est un cinéaste de la sensation, du symbolisme. Comme l’était Melville d’ailleurs. Mais lui est un OVNI dans le polar français. Le mal du polar français actuel c’est que tiraillé entre Hollywood et ses origines, il n’arrive pas à retrouver sa singularité littéraire.
Breizh-info.com : Les dialogues d’Audiard sont souvent cités comme une marque de fabrique du genre. Que reste-t-il aujourd’hui de cet esprit ?
Philippe-Henri Rambaud : Bien peu de chose hélas. Nous manquons dans le cinéma français de bons dialoguistes. Inutile de chercher le nouvel Audiard, il n’y en avait qu’un, mais de bons dialoguistes, qui savent donner du corps à une histoire, nous en manquons. C’est d’ailleurs symptomatique de voir que le métier de dialoguiste n’existe plus. Pourtant c’est comme l’art de la sauce dans la gastronomie. Sans bons dialogues, tout est plat. Prenez Les Spécialistes (1985) de Patrice Leconte. La contribution de Michel Blanc aux dialogues apporte la touche d’humour, de légèreté, voire de panache qui porte le film dans une autre dimension. Force est de constater donc que le bât blesse cruellement de ce côté. C’est une tendance de fond, il faut privilégier la forme au détriment du fond. Cependant, le tableau n’est pas si noir. Car des gens comme Alexandre Astier (qui apprécie énormément Audiard) perpétue cet esprit, avec notamment la série Kamelott et puis maintenant les films. Autre série « audiardesque », Caméra café (mais qui a déjà plus de vingt ans), Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h perpétuaient cet esprit du mot gouailleur, roublard et littéraire. Plus loin, Bernie Bonvoisin avec Les Démons de Jésus (1997) faisait du Audiard très réussi.
Breizh-info.com : Qu’est-ce qui distingue fondamentalement le polar français des polars américains ou italiens (giallo, film noir) ?
Philippe-Henri Rambaud : Je pense justement que chez nous, le polar est littéraire. La langue est très importante. Cette langue est servie par de très grands acteurs et de très grands réalisateurs. Quai des Orfèvres, Touchez pas au grisbi, Le Trou, Série noire, Garde à vue… sont des polars littéraires. Le matériau de base est souvent un livre, beaucoup de Simenon par exemple (mais quel immense écrivain !) mais pas que : Albert Simonin pour la trilogie de Max le menteur, Steeman pour les premiers Clouzot, Félicien Marceau, Alphonse Boudart, Raf Vallet, Jean-Patrick Manchette, Sébastien Japrisot… Derrière, ce livre est retravaillé par des hommes de lettres. Audiard disait que Simenon était magnifique à lire mais impossible à dire. Il fallait donc retravailler. Et ensuite, des immenses acteurs avaient la capacité technique de dire ce texte. Louis Jouvet est sidérant de justesse technique dans Quai des Orfèvres. C’est une leçon de comédien. Bernard Blier, qui fut son élève, est aussi, dans le film, époustouflant.
Breizh-info.com : Le polar français a-t-il encore ses « figures mythiques », à l’image de Jean Gabin, Lino Ventura ou Alain Delon à l’époque ?
Philippe-Henri Rambaud : Je ne pense pas. Et puis il est peut-être encore trop tôt pour le dire. Nous n’avons peut-être pas assez de recul. Sauf qu’il y a une chose qui ne trompe pas : personne aujourd’hui ne se déplace pour voir un acteur. Personne. À l’époque, on allait voir le dernier Gabin, le dernier Belmondo, Le dernier Ventura, le dernier Delon… Qu’importait l’histoire, le thème proposé. Aujourd’hui, dans le cinéma mondial, rares sont les acteurs qui font déplacer les foules. Léonard DiCaprio ? Oui, je pense que c’est un des derniers. Car chacune de ses performances est exceptionnelle. Et ces films sont toujours choisis avec beaucoup de soin. Il ne tourne qu’avec les plus grands. Mais en France, même un Jean Dujardin ne déplace pas les foules. Son dernier film, L’homme qui rétrécit réalisé par Jan Kounen ne marche, malheureusement, pas.
Breizh-info.com : Le polar français attire-t-il encore les foules, à l’heure des plateformes et des séries télé qui ont pris le relais du suspense et de l’enquête ?
Philippe-Henri Rambaud : Si on regarde les chiffres des derniers polars en France : Anatomie d’une chute, Enquête d’un scandale d’état, Les Misérables, Bac Nord… Ils dépassent tous allégrement le million d’entrées. Quatre films, quatre sujets, quatre mises en scène exigeantes qui abordent le genre sous un prisme différent et très intéressant. Donc non, le genre policier dans son traitement cinématographique, n’est pas mort. Mais il doit se réinventer constamment.
Breizh-info.com : Le polar est-il condamné à se réinventer sous forme de séries, ou le cinéma reste-t-il son lieu d’expression naturel ?
Philippe-Henri Rambaud : La série est une forme d’expression narrative des plus intéressantes quand elle s’inscrit dans une forme limitée avec un début et une fin, à la manière, par exemple, de la première saison de True Detective (2014). Quand elle franchit le cap de plusieurs saisons, elle peut pâtir, hélas, de beaucoup de défauts : des intrigues qui n’en finissent pas, des rebondissements mécaniques pour garder le spectateur en piste, des sous-intrigues inintéressantes, un sentiment d’ennui durant cinquante minutes pour que dans les dernières secondes tout s’emballe… Je pense sincèrement que le film de cinéma par ses particularismes est le meilleur lieu d’expression. Le cinéma est une rencontre. Un moment hors du temps dans un lieu à part. La série, par ses conditions de visionnages souvent précaires, ne coupe pas du réel.
Breizh-info.com : Quel film de votre liste conseilleriez-vous à un jeune spectateur qui n’a jamais vu un polar français ?
Philippe-Henri Rambaud : Difficile d’en choisir un. Mais peut-être que pour donner à ce jeune spectateur le goût du polar français, il peut commencer par L’assassin habite au 21, Maigret tend un piège, Symphonie pour un massacre, Compartiments tueurs, Le clan des siciliens, Le Pacha, …. Des très bons films de facture classique dont certains sont des chefs-d’œuvre.
Breizh-info.com : Si vous deviez résumer en une phrase ce que le polar français apporte de singulier au patrimoine cinématographique mondial, que diriez-vous ?
Philippe-Henri Rambaud : Le polar français apporte un esprit, une langue, une ambiance résolument française, qui participent à une forme de lutte sous-jacente contre l’uniformisation du monde.