. Suffrage universel : quand la démocratie devient un formulaire

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La commune était le berceau de la démocratie française. Elle risque d’en devenir le tombeau silencieux — non par la violence des régimes, mais par l’effacement du choix. Le premier tour des élections municipales s’est tenu ce dimanche 15 mars 2026. Partout en France, des millions de nos concitoyens se sont rendus aux urnes. Et pourtant, sur une grande partie du territoire, le résultat était connu d’avance.

Le suffrage universel est l’un des fondements de notre République. Depuis 1848, il repose sur un principe simple et puissant : chaque citoyen compte pour un, et personne ne compte pour plus d’un. C’est ce principe qui donne leur légitimité à nos institutions et qui fait de la politique autre chose qu’une simple administration des hommes.

Érosion du système

Mais comme beaucoup de grandes conquêtes démocratiques, le suffrage universel peut s’éroder sans être frontalement remis en cause. Il suffit pour cela de l’enfermer peu à peu dans la procédure, de le transformer en mécanique administrative, de remplacer la confiance dans les citoyens par la multiplication des règles.

Le scrutin du 15 mars en apporte une illustration saisissante. Car derrière les résultats, un fait majeur s’impose : dans près de 68 % des communes, une seule liste était en lice dès le premier tour. Autrement dit, dans une majorité de cas, les électeurs n’ont pas choisi — ils ont validé ou se sont abstenus.

Ce constat éclaire d’un jour nouveau les chiffres de participation. Si celle-ci devait mécaniquement remonter par rapport à 2020 — année marquée par la crise sanitaire —, elle reste profondément affectée par un phénomène plus silencieux : l’absence de choix.

Car la participation ne dépend pas seulement du civisme. Elle dépend aussi de l’utilité perçue du vote. Lorsque l’issue d’un scrutin est certaine, ce bénéfice tend vers zéro — et l’abstention progresse. Pendant longtemps, dans les petites communes françaises, la démocratie municipale reposait sur une mécanique simple et profondément démocratique : le panachage. L’électeur pouvait rayer un nom, en ajouter un autre, composer lui-même son conseil municipal. Même en présence d’une seule liste, le vote conservait un sens. L’électeur pouvait corriger, ajuster, sanctionner. Il participait réellement à la désignation des élus. Ce système avait une vertu essentielle : il faisait confiance aux citoyens.

À ce sujet — [ÉDITO] Cinquante ans après sa création, le RN réussit son implantation locale

La réforme du mode de scrutin issue de la loi du 21 mai 2025 a profondément modifié cet équilibre. Désormais, partout, il faut constituer des listes complètes, paritaires, administrativement conformes. Dans les grandes villes, cela ne pose guère de difficulté. Mais dans les villages — où l’engagement repose sur le bénévolat et le sens du devoir civique —, ces contraintes deviennent un obstacle.

Avertissement silencieux

Le résultat est sous nos yeux : moins de listes, moins de candidats et, mécaniquement, moins de choix. La numérisation devait simplifier l’État. Elle a souvent produit l’effet inverse. Pour se présenter, il faut aujourd’hui accumuler formulaires, justificatifs, signatures — alors même que l’administration détient déjà ces informations. La République des citoyens devient peu à peu la République des formulaires.

À cette complexité s’ajoute une inégalité silencieuse. Dans les grandes villes, les campagnes électorales bénéficient de financements publics et d’avantages fiscaux. Dans les petites communes, les candidats financent eux-mêmes leur engagement. Ainsi, plus la commune est petite, plus l’engagement est bénévole… et plus les contraintes sont fortes.

Or, ce sont précisément ces communes qui sont les plus touchées : la grande majorité des situations de liste unique concerne des communes de moins de 1.000 habitants. Le danger n’est pas seulement administratif. Il est profondément politique. Car la démocratie ne se mesure pas seulement au droit de vote. Elle se mesure à la possibilité réelle de choisir. Lorsque le choix disparaît, le vote perd de sa substance. Il devient un geste formel, parfois une simple validation, souvent une abstention. La démocratie ne manque pas d’électeurs. Elle commence à manquer de candidats. Et cela devrait nous inquiéter.

Car la vitalité de notre République repose sur ces milliers de femmes et d’hommes qui s’engagent dans leur commune, souvent sans rémunération, toujours avec dévouement. Décourager cet engagement serait une faute politique majeure.

Au XIXᵉ siècle, Alexis de Tocqueville écrivait : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science. » Encore faut-il que ces institutions restent vivantes. La démocratie ne s’améliore pas toujours en ajoutant des règles. Parfois, elle s’améliore en en retirant. Antoine de Saint-Exupéry le rappelait avec justesse : « La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retrancher. »

Le suffrage universel n’est pas une procédure. C’est une confiance. Le scrutin du 15 mars 2026 nous adresse un avertissement silencieux : une démocratie sans choix est une démocratie qui s’éteint, non dans le fracas, mais dans l’indifférence. La commune fut le berceau de notre démocratie. Elle ne doit pas en devenir le lieu où elle s’efface à bas bruit.

Yves d’Amécourt, dans BV

. Municipales : un « Malien » élu à la mairie de Saint-Denis ?

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#webtube : Pour SeneNews, média sénégalais, la victoire de Bally Bagayoko est une « conquête » hautement symbolique. Une victoire aux allures de prise de guerre. Dimanche 15 mars, le candidat LFI Bally Bagayoko a remporté l’élection municipale à Saint-Denis avec 50,8 % des voix. Cet ex-basketteur de 52 ans est parvenu à ravir la ville au Parti socialiste dès le premier tour. Une performance qu’il s’était donnée comme objectif, quelques jours avant le scrutin : « Le 15 mars, nous pouvons gagner, et nous allons gagner ! », prédisait-il, mardi, à l’occasion d’un meeting avec Jean-Luc Mélenchon. Quelques instants après son sacre, le nouveau maire a été porté en triomphe dans l’une des salles de l’hôtel de ville sous les acclamations de ses soutiens.

La France insoumise a remporté la mise alors qu’elle affrontait quatre listes de gauche et d’extrême gauche. Deuxième au classement, le maire socialiste sortant Matthieu Hanotin n’a recueilli que 32,7 % des suffrages. Loin derrière suivent Elsa Marcel pour Révolution permanente avec 7,12 %, Pascal Kouppé de Kermartin (UDI) avec 3,54 %, le centriste Quentin Gutierrez avec 3,45 %, Lutte ouvrière représentée par Agnès Renaud avec 1,50 % et, enfin, Jérémie Daire (extrême gauche) avec 0,91 %.

Sans appel, la victoire de Bally Bagayoko ? Il faut nuancer. La participation à ce scrutin a été historiquement faible – 15 points sous la moyenne de participation à une élection municipale entre 1959 et 2014 – de manière générale en France, mais en particulier à Saint-Denis : 42,8 % de participants seulement. Le candidat d’extrême gauche a ainsi été élu par 13.500 résidents d’une ville qui se targue par ailleurs de compter plus de 150.000 habitants…

La victoire du communautarisme

Dans l’euphorie de la victoire, M. Bagayoko a tenu quelques propos fort instructifs. Il a vanté les mérites des populations immigrées vivant à Saint-Denis – « celles et ceux qui ont quitté des continents énormes pour pouvoir bâtir une société humaniste » – et a exclu toute « gentrification » de la population locale. Interrogé plus tard sur l’expression « nouvelle France » largement employée par des élus LFI, l’édile n’a pas tergiversé : « Ce sont celles et ceux qui sont héritiers de l’immigration », a-t-il affirmé, sur RMC, ce mardi matin. Est-ce donc le sens de cette élection ? La victoire des communautés importées sur le peuple historique ? Il faut croire que oui.

Certains médias étrangers vont même plus loin et voient dans le succès de Bally Bagayoko la prise de pouvoir d’un Africain en France. « Municipales à Saint-Denis : le Malien Bally Bagayoko élu maire dès le premier tour », titre ainsi SeneNews, média « n° 1 de l’actualité sur Mobile au Sénégal ». Dans l’article en question, le candidat LFI n’est pas présenté comme un Français mais comme un « Malien » dont la « conquête » de la plus grande ville d’Île-de-France derrière Paris représente « un symbole politique important ». On ne saurait mieux dire.

À ce sujet — [EDITO] « Nouvelle France » : le Grand Remplacement, c’est LFI qui en parle le mieux

Il est sûr que la dimension ethno-culturelle de sa candidature est difficile à ignorer. On se souvient du discours que Sébastien Delogu avait donné en décembre 2025, alors qu’il était venu spécialement à Saint-Denis pour appuyer la candidature de la tête de liste LFI locale. « Vous avez aujourd’hui une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige cette ville et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », avait-il lancé, devant un public acquis aux thèses racialistes.

Le fruit du basculement démographique

Face à cette nouvelle donne identitaire qui pèsera de manière croissante à chaque élection, certains préfèrent mettre la tête dans le sable. « Comment expliquer la percée historique de La France insoumise au premier tour des municipales ? », se demande, en vain, France Info, qui énumère à peu près toutes les explications secondaires (la multiplication des réunions publiques, la diabolisation de LFI après la mort de Quentin Deranque, une forte mobilisation des jeunes) mais évite soigneusement la raison première.

Et si les bons scores de LFI à Saint-Denis, Roubaix ou La Courneuve étaient liés à l’augmentation de la population d’origine étrangère qui y réside ? Et si le « Grand Remplacement » vanté par Jean-Luc Mélenchon était une réalité qui avait des conséquences, non seulement en matière d’insécurité, mais aussi sur le plan électoral ? Allez savoir.

Jean Kast, dans BV

. Grâce au retrait de Sarah et au maintien de Chikirou, les socialauds peuvent perdre Paris…

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#webtube : Alors que dimanche soir, la partie paraissait pliée, tout tourne mal pour la gauche parisienne. Contrairement à Marseille, où Delogu s’est retiré, sans doute contre la promesse de quelques maires d’arrondissement, contrairement à partout ailleurs, où les socialauds, écolos et communistes se couchent devant LFI, à Paris, Sophia Chikirou a attendu un coup de téléphone qui n’est jamais venu et a maintenu sa candidature.

La discussion a été très animée, toute la journée, dans la rédaction de Riposte Laïque. Nous savions tous que Sarah Knafo allait avoir un choix difficile à assumer : se maintenir ou se retirer. Les deux solutions avaient des avantages et des inconvénients. La discussion a donc fait rage, entre ceux qui, majoritaires dans l’équipe, souhaitaient qu’elle se maintienne, encore davantage en apprenant que c’est la clique Édouard Philippe, Bournazel et Marlène Schiappa qui avaient mis leur veto à une union allant jusqu’à Sarah, et ceux qui estimaient que la meilleure façon pour la candidate de sortir par le haut était de se retirer, pour faire barrage à la gauche.

Dans une lettre très touchante (voir ci-dessous), envoyée à tous ses amis et militants, Sarah Knafo a expliqué les raisons pour lesquelles elle a choisi de se retirer. Elle les a développées sur CNews, pendant une demi-heure, invitée par Pascal Praud. Elle a très clairement ciblé Édouard Philippe et Bournazel, qui ont mis leur veto contre se personne, ce qui, par ailleurs, n’est guère surprenant quand on connaît les oiseaux.

Alors que dimanche soir, la partie paraissait pliée, tout tourne mal pour la gauche parisienne. Contrairement à Marseille, où Delogu s’est retiré, sans doute contre la promesse de quelques maires d’arrondissement, contrairement à partout ailleurs, où les socialauds, écolos et communistes se couchent devant LFI, à Paris, Sophia Chikirou a attendu un coup de téléphone qui n’est jamais venu et a maintenu sa candidature. Donc, pour Dati, c’est inespéré car elle se retrouve seule représentante de la droite, face à une gauche divisée. Dimanche soir, tout était perdu, et mardi soir, tout redevient possible, même si la messe est loin d’être dite.

Car elle pense qu’elle va pouvoir récupérer les 85.000 voix des électeurs de Reconquête, tout en leur claquant la porte au nez. Le rejet de la gauche est tel que nombre d’électeurs de Sarah se reporteront sur la candidate LR, mais il va forcément en manquer. Mais ce retrait fait cauchemarder Grégoire, Belliard et Brossat, qui voient se profiler le sceptre d’une possible défaite. On peut donc dire qu’en cas de victoire de Rachida Dati, cela sera grâce à Sarah, et qu’en cas de défaite de la droite, cela sera à cause de la candidate, bien sûr, mais aussi des duettistes Bournazel-Philippe et de la marionnette Marlène Schiappa.

Sinon, partout ailleurs le spectacle de la caste politicienne, aux antipodes de la classe d’une Sarah Knafo qui se bat pour des valeurs et une certaine idée de la France, est pathétique, mais guère surprenant. Pendant que l’ensemble de la gauche se soumet aux Insoumis, toute honte bue, les LR multiplient les magouilles et les lâchetés avec un seul objectif : faire perdre le RN en espérant échapper au qualificatif de « fasciste » qui leur serait attribué s’ils faisaient alliance avec le parti de Marine et de Jordan Bardella.

Le meilleur exemple n’est-il pas Marseille, où Delogu, moyennant l’assurance d’avoir quelques maires d’arrondissement, retire sa liste, tandis que Martine Vassal, au lieu de se retirer, se maintient, espérant ainsi priver le RN Franck Allisio d’une victoire qui transformerait la donne à Marseille.

S’il y a une vie après la mort, qu’est-ce qu’il doit rigoler, Mitterrand, quand il constate, 40 ans après l’avoir mis en place, que son cordon sanitaire contre le FN devenu RN fonctionne toujours, grâce à la couardise de la droite la plus lâche et bête du monde, quant à gauche, ils s’émancipent allègrement de tous les beaux principes qu’ils exigent de leurs adversaires.

Cyrano, Riposye Laïque

LE MESSAGE DE SARAH KNAFO

Chère amie, Cher ami,

Je vous écris du fond du cœur. Et pas seulement du fond de mon cœur, mais en parlant directement au vôtre, avec gravité, et en plaçant en vous toute la confiance et toute l’amitié qui nous unit, malgré les pièges que la politique nous tend, et malgré les moments de doute et d’inquiétude inhérents à notre mission. La sincérité et l’engagement ne vont pas sans risques, et la victoire finale n’appartiendra jamais aux frileux.

Vous savez comme moi, et mieux que personne, ce que nous avons vécu depuis deux mois. Vous savez la beauté de notre campagne municipale. Nul ne l’ignore. Toute la France en a parlé, tous les médias, tout le peuple parisien, et le peuple français tout entier : même nos adversaires les plus acharnés, même nos ennemis les plus hypocrites, ont rendu hommage à la qualité de notre travail, notre sérieux hors-normes, notre clarté, notre créativité. Dès le jour de notre lancement, nous avons changé le visage de cette compétition. Chaque jour, et jusqu’à la dernière minute de la course, nous avons été des modèles de transparence, de générosité et de professionnalisme. Vous avez été exemplaires et je vous suis tellement reconnaissante, de votre travail, de votre engagement, de vos efforts. MERCI ! Oserai-je dire que vous avez été les meilleurs ? J’ose, sans hésiter. Je sais que c’est également votre sentiment profond. Je sais que nous avons raison et que rien ni personne ne pourra jamais nous en faire douter. Cette campagne fut bel et bien, en tous points, extraordinaire et exemplaire.

10,40% des suffrages. Comme vous, je me suis dit que nous méritions un résultat encore bien supérieur : gagner la Mairie de Paris. Et puis, bien vite, nous nous sommes rendus compte que 10,40% étaient en réalité une formidable félicitation : en à peine deux mois de campagne, nous avions réussi à imposer notre brillante présence dans le paysage politique, nous avons rallié à notre cause un très grand nombre de Parisiens, nous avons démontré que nous avions le meilleur programme, le meilleur chiffrage (le seul digne de ce nom !), les plus belles intentions pour la ville : les plus démocratiques et les plus crédibles. Sans démagogie, sans agressivité, sans vulgarité, sans jamais être médiocres. En somme, je me suis dit que nous avions réussi, et que ces 10,40% étaient une fantastique victoire sur le mensonge ambiant et la paresse généralisée. C’est même la plus grande des victoires : celle de l’intégrité. Mais, pour que cette victoire soit parfaite, il nous reste encore à la confirmer au second tour. C’est la raison de ce message que je vous adresse.

J’ai décidé, en mon âme et conscience, et après en avoir débattu avec tant de monde et vous avoir lus et écoutés, de ne pas nous faire concourir au second tour. Je sais la peine que cette décision occasionne en beaucoup de vos cœurs. C’est donc avec le plus grand respect que je veux vous expliquer ce choix douloureux.

Nous nous sommes engagés à chasser la gauche de Paris. Ce n’est pas un slogan destiné à séduire, ce n’est pas un élément de langage destiné à convaincre, c’est l’expression pure et simple d’un devoir politique, idéologique et moral. Le socialisme ne passera pas par nous : ni en pensée, ni par action, ni par omission. Si le malheur voulait que socialistes et communistes finissent par l’emporter, ce ne sera en aucun cas être de notre faute. Parce que ce combat ne tolère aucune tricherie, aucun zigzag idéologique ou moral, aucun petit arrangement personnel. Quels que soient les erreurs ou les fautes des autres formations de droite, ou supposés de droite, c’est à nous-mêmes que nous devons désormais rendre des comptes, et le seul critère à l’aune duquel nous devons nous juger est : avons-nous tout, réellement tout, absolument tout fait pour chasser la gauche de la mairie de Paris ? D’autres question se posent à coup sûr dans vos esprits, mais celle-ci doit toutes les dominer. La réponse à cette question décidera de notre destin dans les mois et les années à venir.

Ma réponse et donc simple : dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui, il n’existe aucune autre solution honorable, conforme à ce que nous sommes, que de nous désister. Ma décision, je le sais, fera débat. Certains d’entre vous auront l’impression qu’on les force à baisser les bras, voire à capituler. Je veux leur dire que c’est tout le contraire ! Pour deux raisons. D’une part, rien ne serait pire que, par orgueil, de nous maintenir au risque de faire gagner la gauche. Car, les résultats du premier tour l’ont démontré : ce risque est immense, plus encore que ne le pensaient les sondeurs et les analystes. Chacune de vos voix jouera un rôle crucial.

D’autre part, parmi les mensonges qui nous avons été lancés au cours de cette campagne, « Sarah Knafo va faire gagner la gauche » a été le plus vicieux et le plus dangereux. Nous allons définitivement y mettre fin, avec toute l’autorité qui nous caractérise. Personne n’a le droit de nous salir. Personne ne nous salira. L’avenir du pays compte sur nous, et nous ne le décevrons en aucune manière. Nous ne laisserons rien, ni personne, ni à gauche, ni à droite, ni sur les plateaux de télévision, ni dans le QG des partis, ni dans les rues de la capitale, dire que nous sommes aussi bassement calculateurs que nos concurrents. Nous sommes debout, nous sommes droits, et nous le resterons. Bientôt, croyez-moi, nous nous en féliciterons.

J’espère vous avoir montré que nous ne devons pas hésiter, et que nous tirerions fierté de nous situer du bon côté du combat dimanche prochain. Nous montrerons que la droite ne peut pas se passer de nos 85 000 voix. Et que c’est bien là qu’il faut, cette semaine, placer notre espoir. Je me tiendrai à la disposition de ceux qui en doutent encore pour les convaincre. Je n’économiserai pas mon énergie pour leur rendre le sourire. Je suis là, je suis à vos côtés, dans les merveilleux moments que nous avons passés, comme dans les plus douloureux : ce n’est ni la première ni la dernière fois que nous aurons des décisions difficiles à prendre.

Courage, amis, nous avons franchi un immense pas depuis deux mois. Continuons. Ni pas de côté, ni reculade : en avant toute ! Soyons irréprochables, comme toujours, et nous serons récompensés. Nous le sommes déjà et il faut vouloir l’être encore. Ces 10,40% sont un trésor auquel nous allons donner une dimension nouvelle. Il n’appartient qu’à nous, à vous.

Je vous remercie, je vous applaudis et je vous embrasse.

Sarah

. En 2027, toute la gauche se soumettra à Mélenchon

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : J’ai vu pas mal de situations politiques dans ma vie, mais rarement la politique n’est tombée à un niveau aussi bas que ce à quoi nous assistons à l’occasion de ce scrutin municipal. Franchement, si je mets de côté la légitime colère qui anime tant de gens et votre serviteur, le personnel politique actuel fait vraiment pitié.

L’immense majorité de ceux qui réclament les suffrages des Français n’ont aucune conviction. Ils portent une étiquette et prétendent défendre des valeurs alors qu’ils n’en ont pas et sont totalement interchangeables. C’est d’ailleurs pourquoi on en voit un nombre si élevé commencer leur carrière dans un parti, la poursuivre dans un autre, en changer encore un peu plus tard et finir par rejoindre Pierre, Paul ou Jacques, fut-il à l’exact opposé des convictions de départ de notre voyageur politique. Il en va exactement de même des opinions défendues que cela ne gênent nullement ces caméléons politiques de faire changer en fonction de ce que dit le buzz du moment. C’est d’autant plus vrai qu’on constate maintenant et à chaque élection que le programme est parfaitement secondaire pour celui qui veut être élu. Ce qui compte c’est de conquérir le poste et surtout… de le garder. Ce qui amène à des scènes où vraiment l’odieux le dispute au misérable. Ainsi en est-il des élections municipales que nous vivons actuellement.

J’ai indiqué hier la pitoyable mascarade qui se donnait en spectacle à droite, ce qui au reste lui interdit dans de multiples endroits de gagner. Mais qu’en est-il à gauche ? Les forces qui s’en réclament sont-elles frappées par les mêmes travers que la droite ? Et de fait, aujourd’hui, l’un des principaux sujets de discussion concernant la gauche est de savoir si la gauche « de gouvernement », comprenez le PS, est dans une logique de résistance et même de rupture avec LFI et que cette attitude de prise de distance du PS serait partagée par les autres courants notamment les écologistes et le PCF. Comme toujours en politique, on apprend plus en quelques heures voire en peu de jours qu’en plusieurs années, dans certaines circonstances. Et c’est bien le cas avec le municipales. Reprenons.

Depuis de longs mois, LFI ne cesse de taper sur ceux qui, sur le papier, sont ses alliés. C’est ainsi que lors du défilé du 1er mai, Raphaël Glucksmann (Place Publique) a été pourchassé à St-Étienne par les petites frappes de LFI et a échappé de peu à une bonne raclée. À Paris, il y a 2 ans, c’est Fabien Roussel (PCF) qui a du être exfiltré du cortège pour là aussi éviter une agression physique. Ce qui ne l’empêchera pas de se faire traiter de « Jacques Doriot », c’est à dire de fasciste, par Sophia Chikirou (LFI). L’an dernier Jérome Guedj (PS), qui est par ailleurs juif, est obligé de quitter le cortège parisien frôlant le cassage de gueule là aussi par LFI. En réponse il déclarera « j’accuse LFI de brutaliser la vie publique » et dénoncera « les décérébrés » qui l’ont attaqués. Quant à Mélenchon pour toutes ses prises de positions depuis le 7 octobre 2023, Guedj le qualifiera de « salopard antisémite ». Je pourrais continuer longtemps, les exemples de ce type étant innombrables, mais cela n’apporterait rien de plus à la démonstration. Par contre cela pose à juste titre la question de la rupture politique avec LFI qui est une organisation dans laquelle il n’y a aucune démocratie (pas de congrès, pas de débat interne sur le ligne politique, pas d’élection des responsables, exclusions brutales à la moindre divergence sur ce que dit Mélenchon,… etc) et qui pratique, vis à vis des autres partis de gauche, un relationnel uniquement basé sur le rapport de force, sans oublier le recours à la violence et les agressions verbales ainsi que la calomnie. Et pour ceux qui n’auraient toujours pas compris, Mélenchon a déclaré récemment : « Ce ne sont pas les autres partis de gauche qui dictent leurs conditions à LFI, c’est LFI qui leur dicte ses conditions ». Fermez le ban et circulez.

Tout cela s’explique, d’abord par les caractéristiques de LFI, mais aussi parce que récemment certains ont cru bon d’annoncer des primaires de la gauche en octobre, pour désigner le candidat pour la présidentielle. De même on a entendu des rodomontades du côté socialiste annonçant la rupture avec LFI du fait de ses prises de positions et actions trop sulfureuses. Le plus pitoyable dans ce numéro de claquettes étant François Hollande qui a déclaré qu’il fallait que le PS se maintienne ou se retire au 2e tour mais qu’en aucun cas il ne fallait s’allier à LFI. Ce type est un sinistre pitre. Nous lui rappelons au passage que lorsqu’il s’est présenté aux élections législatives de 2024 à Tulle, il portait la casaque NFP et donc n’avait aucun autre concurrent, notamment LFI face à lui. À l’époque il n’a nullement annoncé qu’il refusait toute cohabitation avec LFI. Sinon il aurait eu un candidat NFP contre lui et aurait été battu. C’est tellement vrai que ce tocard en étant le seul candidat de gauche a certes gagné mais en n’obtenant que 43,10 % au 2e tour. Imaginez à combien il aurait fini s’il avait refusé la casaque NFP pour celle du seul PS et avait eu en face de lui un candidat NFP. Quant à Olivier Faure (chef du PS) il a déclaré dès l’annonce des résultats « il n’y aura aucun accord national avec LFI »… et tout le monde a compris qu’il y aurait des accords locaux. À ce sujet, voyons ce qui s’est passé sur le terrain.

Dans une multitude de villes la question se posait : fusionner les listes de gauche (PS -écolos – PCF) avec LFI ou pas ? Et bien sûr en commençant, la position de la gauche surtout au PS était de garder des listes à part. Sauf que ça n’a pas duré longtemps. Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, les élections municipales LFI, c’est à dire Mélenchon, s’en moque. Ils ramasseront quelques villes au passage, mais l’enjeu principal, le cœur du problème, c’est de faire de la pédagogie électorale avec l’existence de ces listes LFI. Et que veut faire passer Mélenchon comme message ? Un message tout simple : « si vous ne faites pas d’union avec LFI pour les élections, nous vous ferons perdre ». Et tout le monde a très bien compris le message. Comme en 2024 pour les législatives, alors que la plupart de ces gens ne peuvent pas se voir en peinture et se détestent cordialement, en moins de 24H, ils sont tombés d’accords. Et dans plein d’endroits la magie a fait son œuvre. Comme par exemple à Toulouse, le fief de Carole Delga (PS) présidente de la région, et surtout l’une des plus acharnés de la ligne pour la rupture avec LFI. Et à Toulouse le miracle s’est accompli. Une liste d’union LFI – PS dirigée par l’insignifiant François Piquemal (LFI) qui dès qu’il ouvre la bouche montre qu’il n’est pas un aigle de la politique. Pour l’instant Carole Delga ne soutient pas la liste, mais cela ne durera pas très longtemps, sinon elle le payera d’une manière ou d’une autre. Mélenchon a la rancune tenace. Il a 74 ans aujourd’hui. Il en aura 75 en 2027. C’est donc sa dernière occasion de pouvoir être élu président. Il ne permettra à personne de lui faire obstacle. Sinon il y aura du sang sur les murs. Idem à Marseille. Payan payera son refus d’alliance et l’obligation de retrait de Delogu (LFI) afin qu’il ne soit pas accusé d’avoir contribué à l’élection du RN. Mélenchon doit d’autant plus en vouloir à Payan qu’il s’était fait élire député à Marseille et qu’il est assez attaché à cette ville. Il en va de même à Strasbourg où Catherine Trautmann peut compter ses abatis en cas d’élection puisqu’elle a refusé de se plier à cette politique d’alliance gauche – LFI. On notera que Trautmann vient d’être suspendue par le PS pour avoir voulue fusionner sa liste avec celle d’Horizons. Donc pour le PS faire alliance avec des antisémites, soutenant la violence et refusant toute démocratie, c’est parfait. Mais faire une fusion avec Horizons c’est inacceptable et mérite d’être suspendu. Tout cela confirme dramatiquement ce que j’écris.

Au final les « accords de la honte » sont devenus la norme un peu partout en France. PS, PCF, et écologistes ont bien compris que sans accord avec LFI leur avenir politique se trouverait derrière eux. N’oublions pas que le PS a eu 60 députés élus en 2024. Résultat inespéré si l’on se réfère au résultat de la présidentielle où Hidalgo (PS) avait réussi le score historique de 1,75 %. Du temps de la SFIO le record était à 5 % ce qui avait précipité la disparition de la SFIO et son remplacement par le PS dont Mitterrand prit la tête en 1971 (congrès d’Épinay). Record pulvérisé par Hidalgo. Et aujourd’hui le PS est gardé en vie sous respirateur artificiel par LFI car cela lui sert pour ratisser plus large. Si le PS ne joue plus le jeu comme il faut, LFI a les moyens d’appuyer sur le bouton et dans ce cas débrancher le PS qui disparaîtra dans le néant. Situation exactement identique pour le PCF qui ne doit sa survie qu’à l’accord de LFI et en conséquence ne réagit guère quand son chef se fait traiter de Doriot. En conclusion, ces élections municipales permettent de dire qu’il n’y aura pas de primaires de la gauche en octobre. Mélenchon sera le candidat de la gauche à la présidentielle et LFI arbitrera les investitures aux législatives de 2027. Et pour mettre les points sur les i et les barres aux t Mélenchon a déclaré à propos des socialistes « C’est des gros combinards, ils ne nous coûteront pas trop cher à acheter pour le second tour ». Quelqu’un n’a pas compris ?

C’est cela la vérité et le reste n’est que du baratin pour des enfants de 5 ans.

Bernard GERMAIN, Riposte Laïque

. Municipales : l’antisémitisme ne pénalise pas l’extrême gauche, malheureusement…

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#webtube : Les élections municipales sont l’occasion de prendre la température politique du pays. Analyse des premiers résultats par Pierre Boisguilbert.

Le RN et LFI progressent

Le premier tour des élections municipales françaises aura été marqué par une avancée de l’enracinement du Rassemblement national — c’était attendu — et par des percées de LFI ; cela l’était moins. La stratégie de la nouvelle France de Mélenchon a remporté des succès. Le plus emblématique et médiatisé sera sans doute l’élection en Seine-Saint-Denis. C’est déjà le cas dans Libération : « Énorme surprise dans la deuxième ville d’Île-de-France. La France insoumise décroche la première grande victoire de son histoire, ce dimanche 15 mars, à Saint-Denis, dès le premier tour. Bally Bagayoko, le candidat mélenchoniste, soutenu par les communistes et le collectif La Seine-Saint-Denis au cœur, s’empare de la ville aux mains du socialiste Mathieu Hanotin depuis 2020. Avec 50,9 % des suffrages, il devance l’édile sortant, allié entre autres aux écologistes, à Place publique et à Génération·s, qui ne recueille que 32,49 % des voix. »

En fait, le journal aurait dû écrire « divine surprise ». C’est en effet la nouvelle France de Mélenchon qui s’impose dans la ville de la basilique où reposent nos rois. D’ailleurs, à l’annonce du résultat, on a entendu dans un public enthousiaste : « Nous sommes tous des enfants de Gaza. »

On comprend bien que l’électorat de LFI se moque des municipales françaises — une partie de son électorat, en tout cas. Cet électorat racialisé n’est absolument pas sensible à la diabolisation antisémite, et parfois même au contraire. Mais, au regard des résultats, celui — plus franchouillard — de Mélenchon non plus.

Ce qui avait marché pour le Front national pendant des décennies — avant, pendant, après, et même encore maintenant contre le Front national devenu Rassemblement national — ne marche pas pour l’extrême gauche. C’est une leçon de ces municipales.

La gauche et l’antisémitisme

On peut se demander pourquoi un parti souvent qualifié d’antisémite progresse. Les médias, notamment ceux pro-Israël, ont commis une erreur en voulant, pour soutenir l’État juif indiscutablement menacé, assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme. Les électeurs d’extrême gauche pro-palestiniens et antisionistes ne se sentent pas concernés par le label antisémite, ou s’en moquent.

Ils considèrent qu’on les accuse d’antisémitisme parce qu’ils sont contre Israël, État occidental colonisateur. On pourrait même dire que c’est devenu pour eux un point de détail du débat politique.

C’est en tout cas une nouvelle preuve du divorce entre l’opinion et ceux qui croient encore la faire, ainsi que de la détestation de la moraline médiatique, de l’extrême gauche à la droite extrême. Cela marche encore un peu cependant pour le RN, et l’on va voir, entre les deux tours, le PS (dans la nasse) accepter sa soumission, pour sauver ses sièges, à LFI au nom de la lutte antifasciste.

Un front antifasciste et antisémite à la fois : il fallait le faire. LFI le fait, et c’est possible là où la France aspire à devenir avant tout autre chose que ce qu’elle a été.

Les municipales ont fixé le cap des présidentielles : la France historique face à ses fossoyeurs, fiers de l’être. Les enfants de Jeanne face aux enfants de Gaza.

Pierre Boisguilbert, Polémia

. Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Après le premier tour de ces élections municipales 2026, des premiers enseignements peuvent être tirés. Jean-Yves Le Gallou revient sur plusieurs d’entre eux qui permettent de mieux saisir les enjeux politiques du moment et de demain.

1/ Les macronistes, qui n’avaient pas réussi leur implantation en 2020, ne la réussissent pas davantage en 2026. Ils n’existent souvent qu’alliés aux LR, eux-mêmes en déclin. De profundis.

2/ La politique de clivage et de radicalisation de LFI lui réussit électoralement, au moins dans les 20 grandes villes les plus importantes, où ses candidats passent de 7 % à 14 %. Immigrés d’un côté, petits fonctionnaires et étudiants blancs frustrés de l’autre, étant mobilisés par la démarche de Mélenchon.

3/ Pour le deuxième tour, la diabolisation n’est pas un handicap pour LFI. L’alliance à gauche va se faire là où elle est nécessaire pour gagner : à Toulouse, Lille ou Besançon. La « fermeté » socialiste à Marseille ou Paris s’explique : ils n’ont pas besoin de LFI pour garder ces villes.

4/ Le RN poursuit son implantation et remporte de nombreux premiers tours et de nombreuses mairies, 23 dès le premier tour.

5/ Pour autant, sa politique de dédiabolisation ne fonctionne toujours pas : le cordon sanitaire est toujours là, du moins au sommet. Les barrages se mettent en place, notamment à Toulon et à travers les consignes de LR.

6/ Les « divers extrêmes droites », selon la terminologie de Nunez, se portent bien : Reconquête, UDR et dissidents divers prospèrent. Ciotti est en passe de l’emporter à Nice. Knafo est la seule candidate du camp national à dépasser la barre des 10 % dans les très grandes métropoles.

7/ Les campagnes de diabolisation sélective de Mediapart et StreetPress font de l’effet sur les états-majors émasculés, mais sûrement pas sur les électeurs : à Dunkerque, le candidat patriote privé de l’investiture RN progresse de 40 % par rapport à 2020 ; à Segré, Jean-Eudes Gannat rassemble 23 % des suffrages dans l’une des plus grandes communes fusionnées de France ; à Argenton-sur-Creuse, Pierre Gentillet rassemble plus de 35 % des suffrages ; à Bellabre, l’adversaire du foyer de migrants balaye le maire sortant ; à Salbris, le très brillant maire UDR, Alexandre Avril, cible privilégiée de l’extrême gauche, est réélu avec 72 % des suffrages. Les chiens aboient, la caravane passe.

8/ Reste que le décor est planté : l’opposition entre la France périphérique et celle des métropoles, entre ceux qui émargent et ceux qui paient. Comme le dit Pierre Boisguilbert dans son article sur les municipales, l’opposition entre la France de Jeanne d’Arc et celle de Gaza.

Jean-Yves Le Gallou, Polémia

. Municipales : l’accueil de migrants dans les villages a influencé le scrutin

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : A Bélâbre (Indre), le maire sortant qui avait tenté d’imposer un centre pour migrants n’a pas été réélu. Un scrutin passé inaperçu mais qui en dit long… Ce dimanche 15 mars, à l’instar de millions de Français, les habitants de Bélâbre, petite commune de l’Indre, se sont rendus dans leur bureau de vote pour désigner leur futur maire.

Cette fois-ci, deux listes se faisaient face : une première, « plutôt de centre gauche », portée par le maire sortant, Laurent Laroche, en course pour un troisième mandat ; la seconde, « plutôt de centre droit », menée par Emmanuel Moyrand, un spécialiste de l’intelligence artificielle. Si la campagne a d’abord porté sur des enjeux d’avenir (rénovation urbaine, lutte contre la désertification médicale, sécurité de la commune, développement du commerce local…), le débat autour de l’installation d’un centre pour demandeurs d’asile (CADA) au cœur de ce village de 900 âmes est toujours bien présent dans les esprits. En 2023, Boulevard Voltaire révélait ainsi que l’association Viltaïs envisageait d’ouvrir un centre pour migrants à Bélâbre avec le soutien du maire. Beaucoup d’habitants, mis devant le fait accompli, avaient eu le « sentiment d’avoir été trahis ». Au terme de plusieurs mois de lutte, le projet de CADA avait finalement été abandonné, laissant d’importants stigmates au sein de la population…

À Bélâbre, le maire sortant est évincé

Et ce dimanche 15 mars, la sanction est donc tombée. Emmanuel Moyrand et sa liste « qui compte dans ses rangs d’anciens opposants au CADA », rappelle la presse locale, remportent l’élection municipale au premier tour avec 50,97% des voix, soit neuf voix de plus que la liste menée par le maire sortant. Même si Emmanuel Moyrand n’a jamais pris publiquement position sur le sujet du centre pour migrants, il n’a pas manqué de dénoncer « la méthode utilisée » par l’ancien édile pour tenter d’imposer le CADA aux habitants de la commune. À la suite des résultats du scrutin, Laurent Laroche a annoncé sur ses réseaux sociaux son intention de « cesser l’ensemble de [s]es fonctions électorales et associatives ».

Pour les opposants de la première heure au projet de CADA, ce résultat est avant tout un « vote sanction » contre l’ancien maire. « Ce résultat permet d’évincer Monsieur Laroche qui méritait d’être face aux conséquences de ses décisions passées », note l’Union bélâbraise, l’une des principales associations d’opposition à l’ouverture du centre.

À ce sujet — [Exclu BV] Viltaïs se prépare à installer des migrants dans le Berry

Des listes qui réalisent de belles percées

À Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes) également, le débat autour du centre pour migrants dans cette commune de 1 500 habitants n’a pas manqué d’influencer la campagne des municipales. Dans ce village, le centre pour migrants, imposé à la municipalité, engendre, selon plusieurs témoignages, des craintes, des incivilités et des nuisances. Face à ce constat, Cyril Malbert, l’un des principaux opposants au centre, a décidé de créer une liste pour continuer son combat dans les urnes. Si le maire sortant, Emmanuel Delmotte, est réélu dès le premier tour avec 66,48% des voix, la liste menée par Cyril Malbert réalise une belle percée avec plus de 33% des suffrages et obtient quatre sièges au sein du conseil municipal. « Notre équipe siègera désormais au conseil municipal pour représenter les habitants qui nous ont fait confiance », promet le nouvel élu qui assure « rester mobilisé pour la commune ».

À Callac (Côtes-d’Armor), autre commune devenue un symbole de la lutte contre l’immigration en France, le maire sortant, qui avait porté un projet d’accueil de migrants – projet finalement abandonné suite à une large mobilisation -, n’a pas non plus été réélu. Une liste de « changement » lui succède. Dans cette ville bretonne, les tensions restent toujours vives. L’une des principales figures de l’opposition au projet Horizons explique ainsi ne pas avoir pu déposer de liste car ses colistiers recevaient, selon elle, des « pressions et menaces ».

Enfin, à Uzerche (Corrèze), commune vantée par les médias pour son accueil « réussi » de demandeurs d’asile depuis près de dix ans, une liste portée par le Rassemblement national, qui pose la question du maintien ou non de ce centre pour migrants, a réussi à se qualifier pour le second tour (10,71%), une première ! Preuve que le débat n’est pas encore totalement clos dans cette ville…

Clémence de Longraye, dans BV

. Horizon et LR classés fascistes par Sophia Chirikou. Bienvenue au club !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Près de son téléphone à manivelle, Sophia Chikirou attend un appel d’Emmanuel Grégoire. Au soir du premier tour d’élections municipales à Paris, lors de sa conférence de presse, Sophia Chikirou candidate LFI assimile l’ensemble des partis de droite présents dans la course à la mairie de Paris à des fascistes contre lesquels il faut faire front.  

Près de son téléphone à manivelle, Sophia Chikirou attend un appel d’Emmanuel Grégoire. LFI lui a fourni cette antiquité pour qu’elle soit au plus près du personnage qu’elle a incarné au cours de sa conférence de presse. Drelin drelin… sera le signal d’une capitulation du candidat PS. Cela signifiera qu’il accepte dans ses rangs la France Insoumise afin d’ériger un rempart antifasciste. A défaut de scores suffisants du RN et de Reconquête pour agiter l’épouvantail des heures les plus sombres, la dénicheuse de talents obscurs a vu dans le parti Horizon un péril de même nature : « Et si Emmanuel Grégoire ne veut pas d’une telle convergence pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite au second tour, pour faire un front anti fasciste… » Gare à lui ! LFI n’occupera pas moult places au sein du Conseil de Paris. Pour les besoins de la cause, Edouard Philippe et Rachida Dati viennent de passer avec mèches et moustaches dans le camp du mal. Bienvenue au club.

Face à cet arrivage de fascistes fraîchement labellisés : « Emmanuel Grégoire ne peut pas jouer avec l’avenir de Paris » Les mots sont à la hauteur du téléphone de 1943 auprès duquel Sophie Chikirou attend l’appel qui sauvera les Parisiens. « Car c’est une droite dont l’agenda politique épouse l’agenda de l’extrême droite ». Le mariage entre agendas qui fut autorisé sous le quinquennat de François Hollande donne lieu aujourd’hui à cette alliance qui fait trembler la candidate antifa. « Je vais attendre son appel » avait-elle indiqué lors de sa conférence de presse. Sans le moindre drelin drelin pour redonner espoir aux créateurs de fascistes :« Je déposerai la liste du nouveau Paris populaire, demain soir ». Le temps sera alors venu de « battre le pavé » pour dire aux Parisiens : « Oui, il y aura des élus Insoumis au Conseil de Paris ». Des valises bourrées de charcutailles, et en avant pour la traversée de la capitale ! Déjouer la vigilance des milices du parti Horizon et des molosses de LR sera l’enjeu de cette seconde offensive électorale. La défense de l’emploi des cadres de LFI passe par ce simulacre d’une menace fasciste. A la quarantième diffusion du film, l’électeur bobo s’émerveille comme au premier jour. Une arrivée massive de conseillers LFI au sein de la municipalité fera l’objet d’une descente des Champs Elysées. L’hymne « Ils ont trouvé du boulot » sera interprété par le chœur des pétitionnaires de gauche dirigé par Jean-Pierre Darroussin. Si l’émotion n’y est pas, Sophia Chirikou rend sa carte d’adhérent à la société des auteurs.

Jany Leroy, dans BV

. Eglises de France : pendant les élections, le pillage continue

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Pendant que les Français choisissaient leurs nouveaux élus, de nombreuses églises étaient profanées et cambriolées. Pendant que les regards étaient tournés vers les bureaux de vote, plusieurs cambriolages et profanations d’églises ont eu lieu à travers le pays : l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine en Seine-Saint-Denis ou encore l’église de Chèvremont dans le Territoire de Belfort ont notamment été touchées. Ces actes surviennent dans un contexte déjà préoccupant pour le patrimoine religieux français, une semaine seulement après le vol d’une précieuse relique de saint Vincent de Paul à Paris. Une nouvelle fois, ces crimes semblent se répéter irrémédiablement sans que rien ne soit véritablement enrayer cette terrible spirale.

En Seine-Saint-Denis, on vole les églises

Le samedi 14 mars 2026, l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine, commune rattaché à Saint-Denis depuis 2025, a donc été cambriolée. Les malfaiteurs se seraient introduits dans l’édifice en forçant la porte de la sacristie entre 14 heures et 17 heures. À l’intérieur de l’église, plusieurs objets liturgiques essentiels au culte ont disparu. Les voleurs ont emporté un calice, trois patènes et un ostensoir, soit un ensemble de pièces d’orfèvrerie utilisées lors de la célébration de l’Eucharistie et de l’adoration du Saint-Sacrement. Le tabernacle, lieu sacré destiné à conserver et à protéger les hosties consacrées, a également été dégradé au cours de l’intrusion. Une enceinte acoustique a aussi disparu. Une religieuse a déposé plainte auprès du commissariat local et une enquête pour vol avec effraction et dégradations a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Pour l’heure, aucune déclaration publique n’a été faite par le nouveau maire élu, Bally Bagayoko (LFI). Celui-ci semble davantage préoccupé de déclarer que Saint-Denis serait « la ville des Noirs » plutôt que la ville des rois, tandis que certains de ses partisans scandaient « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». La question de la sécurité des églises et l’apport de son soutien aux catholiques de sa commune ne semblent pas, à ce stade, être la priorité du nouvel édile.

Partout en France

Bien loin de l’Île-de-France, dans le Territoire de Belfort, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars, c’est l’église de Chèvremont qui a été prise pour cible par des cambrioleurs. Ces derniers ont forcé les portes de l’édifice et fouillé l’intérieur à la recherche d’objets précieux. La découverte a été faite le dimanche matin vers 9h par un habitant du village qui revenait du bureau de vote. La porte du tabernacle a été forcée, le couvercle d’un ciboire a été retrouvé par terre, au milieu d’hosties dispersées, tandis que dans la sacristie plusieurs ciboires et calices ont disparu.

À ce sujet — [ÉDITO] Vol à Saint-Vincent-de-Paul, effondrement à Saint-Roch : nos églises sont martyrisées

Les objets liturgiques volés sont souvent réalisés en argent ou en métal doré, ce qui peut expliquer l’intérêt des voleurs dans un contexte de flambée des prix des métaux. Cependant, pour les paroissiens, la perte est avant tout spirituelle.

La gendarmerie a été prévenue dans la matinée mais elle intervenait déjà à l’église de Méroux où des traces de forçage de la porte ont également été relevées. Selon RCF, la municipalité va déposer plainte pour la porte fracturée, tandis que la paroisse déposera plainte pour vol et profanation. Non loin de là, au sud de Montbéliard, dans la commune de Bourguignon, une église aurait aussi été ciblée au cours du même week-end. La gendarmerie y a constaté la disparition de plusieurs objets liturgiques.

Que font nos élus ?

Ces événements surviennent à peine une semaine après le vol d’un médaillon contenant une relique de saint Vincent de Paul dans l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris. La répétition de ces actes pose une nouvelle fois la question de la protection des églises en France.

Présentes dans presque toutes les communes, elles recèlent un patrimoine à la fois historique, architectural et spirituel. Pourtant, beaucoup d’entre elles demeurent insuffisamment protégées contre les intrusions et les vols. Les élections municipales devraient être l’occasion de replacer la question de leur sécurité au cœur des débats locaux. Les maires sont en effet les premiers responsables de la protection des édifices communaux, dont fait partie la majorité des églises construites avant 1905. L’église constitue souvent, après la mairie, le deuxième bâtiment le plus emblématique des villes et des villages, si ce n’est souvent le premier.

Assurer leur sécurité, préserver leurs trésors liturgiques et garantir le respect de ces lieux de culte devrait figurer parmi les priorités des politiques publiques locales. C’est loin d’être le cas pour tous nos responsables politiques. Il revient donc aussi aux citoyens de sensibiliser leurs anciens et nouveaux élus sur cette question. A chaque calice volé, chaque tabernacle brisé, chaque relique disparue, c’est une part de l’identité et de l’histoire de la France qui est attaquée.

. « Nouvelle France » : le Grand Remplacement, c’est LFI qui en parle le mieux

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La population de Saint-Denis, profondément modifiée depuis 50 ans, vient d’élire un maire selon son cœur. Les résultats du premier tour des municipales se sont exprimés en pourcentages, ce dimanche soir, mais aussi par des mots. Ceux-ci sont révélateurs d’une victoire autre qu’électorale : des indices d’une nouvelle réalité. Bally Bagayoko, LFI élu maire de Saint-Denis (93), et Lahouaria Addouche, LFI qui sera présente au second tour à Lille, en sont la démonstration.

S’imaginant déjà victorieuse, Lahouaria Addouche l’affirme : « Dans une semaine, la Nouvelle France rentre au beffroi. ». Des mots très applaudis par les militants. La Nouvelle France ! La référence est ouvertement coloniale, le terme désignant nos territoires du Québec entre 1534 et 1763. Transposé à Lille, il désigne un remplacement : celui d’une ancienne France par une nouvelle. Changées, la population, les mœurs, la culture… Quant au beffroi, Lahouaria Addouche l’emploie par métonymie pour désigner la mairie, mais on ne peut s’empêcher de penser au rôle essentiel qu’avaient ces tours en matière de guet. Nos beffrois ne protègent plus des invasions.

Saint-Denis, ville séparatiste

À Saint-Denis, Bally Bagayoko l’a emporté dès le premier tour, avec 50,77 %, face au maire sortant PS Mathieu Hanotin (32,7 %). Exit celui que Jean-Luc Mélenchon qualifiait, il y a quelques jours, de « petit bourgeois visqueux ». Place à un natif de Levallois-Perret qui a grandi à Saint-Denis. Gilbert Collard parle de « séparatisme », tandis que la journaliste Isabelle Saporta, recommandant de « ne pas faire semblant de ne pas voir » le résultat du scrutin, en conclut que « c’est la Nouvelle France contre la France blanche ». La Nouvelle France chère à Lahouaria Addouche.

Faisant l’éloge de sa ville, le nouveau maire Bally Bagayoko en revendique le passé, non pas royal, qu’il abhorre, mais ouvrier, ainsi que l’immigration, avec 150 nationalités revendiquées. Il entend défendre et protéger cet état de fait. « Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nos populations historiques quittent le territoire. » La gentrification ? C’est l’appropriation bourgeoise de quartiers populaires. Mais les ouvriers ne sont plus dominants, dans la ville. Saint-Denis est aujourd’hui une ville de cadres (32,4 %) et d’employés (22,7 %), loin devant les ouvriers (15,5 %).

Un changement de population établi par l’INSEE

Sous la vieille antithèse communiste bourgeois/peuple ou patrons/ouvriers, c’est en fait l’opposition entre autochtones et immigrés qui s’exprime, encore. En 2020, l’INSEE comptait dans la ville de Saint-Denis 69.800 non-immigrés et 43.000 immigrés. Ces derniers sont venus d’Europe, pour une toute petite part. D’Afrique, bien davantage. On compte près de 16.000 habitants dyonisiens du Maghreb, 13.600 d’Afrique noire.

Or, ces populations sont tout sauf « historiques ». La réalité de la Seine-Saint-Denis et de la ville de Saint-Denis était fort différente, il y a cinquante ans. Sur la période 1968-2021, le département a connu une hausse migratoire de 20 points, aboutissant à une part de population immigrée d’un tiers (la moyenne nationale est d’un dixième). C’est une recomposition de population récente, avec des ouvriers français et d’origine européenne remplacés par une immigration extra-européenne et très peu ouvrière.

En qualifiant cette population d’historique et en se portant garant de son « indéboulonnabilité », le maire de Saint-Denis lui donne une légitimité où s’agrègent racisme anti-Blanc, racialisation du débat public, remplacement de population… et partition du pays. Ce n’est pas un candidat, qui parle, mais un élu de la République française, ès qualités. On est prévenus.


Samuel Martin
, dans BV