. Dystopique : SOS Racisme et l’État persécutent un citoyen de droite

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#webtube : Ne manquez pas ce texte ! Ce que raconte Maxime Jacob est une illustration effrayante de la réalité de l’anarcho-tyrannie. Un seul tweet a suffi pour que sa vie bascule. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’État s’acharne autant contre X, anciennement Twitter, en ce moment. La perquisition ce jour au siège français du réseau social est un exemple flagrant de cette terrifiante dérive totalitaire de l’État. Pour Maxime Jacob, le jeune patriote qui a rédigé le texte ci-dessous, l’État, c’est le monstre froid qui arme le policier qui éborgne sa compagne par un recours disproportionné à la force contre les Gilets jaunes. C’est le parquet qui le poursuit pour un tweet anodin et qui lui demande de reconnaître un délit qu’il n’a pas commis. C’est le préfet qui le prive de ses armes de chasse. Ce sont les gendarmes qui s’exécutent avec zèle. Le tout en Isère, dont la capitale et les banlieues sont livrées aux narcotrafiquants. À lire pour comprendre.

28 décembre 2024

Québec, 6h du matin. Je suis réveillé par un appel de la gendarmerie. Me voilà convoqué à mon retour des Amériques pour « des propos tenus sur internet ».

13 février

À la brigade de Pontcharra, j’apprends que SOS Racisme a porté plainte contre moi pour incitation à la haine raciale et insulte en fonction de l’origine au sujet d’un commentaire sous la photo d’une équipe de football. Le tweet visé :

« Étonnant, ceux qui courent et ceux qui réfléchissent aux stratégies ne sont pas de la même couleur. »

Je refuse de m’expliquer face au gendarme, considérant que je n’ai pas à me justifier pour mes propos.

14 février

Retour à la gendarmerie : le procureur de la République de Grenoble, Cécile Delaure, abandonne les poursuites pour incitation à la haine raciale mais me convoque au tribunal pour le motif de l’injure raciste.

20 mars

Dans quatre jours je serai au tribunal, mais personne ne m’a envoyé de dossier. Quand je demande au substitut du procureur de me le communiquer, il me répond :

« Pourquoi faire ? »

Me défendre peut-être ?

24 mars

À Grenoble entre deux fusillades, me voilà au tribunal. Nous serons dix, dont sept Maghrébins, à passer devant le substitut du procureur M. Richard. Il me propose d’abandonner les poursuites, en échange d’un don de 150€ à une association. Je résiste et refuse de payer pour avoir simplement écrit ce que j’ai vu. Il me menace d’un procès où je risque 1 an de prison et 45 000€ d’amende. Je lui rétorque que je risque surtout la relaxe et me permets une question :

« Avez-vous vu la photo, car c’est le cœur de l’affaire ? »

La réponse est négative. Travail bâclé, ils n’ont pas pris la peine de l’intégrer au dossier et il ne l’a pas cherchée.

1er mai

Le tintement de la sonnette de mon domicile interrompt ma lecture. J’ai le pressentiment qu’il s’agit des gendarmes. Je ne me trompe pas, ils sont deux et viennent me remettre une convocation pour m’auditionner sur l’achat de ma nouvelle arme de chasse. Je demande si c’est le préfet qui les envoie. La réponse est positive. Je vois rouge, je comprends que mes armes seront saisies dans un futur proche.

Immédiatement, je contre-attaque en prenant mon téléphone pour les filmer en leur rappelant que je n’ai pas d’autorisation à leur demander pour acheter une arme de chasse. La vidéo fera des dizaines de milliers de vues. Ils veulent que je sois dans leurs bureaux dans l’heure qui suit ! Je refuse et leur dis dans trois semaines. Le soir même, dans une commune proche, une fusillade fait quatre victimes. Madame le préfet de l’Isère, Catherine Séguin, a donc envoyé ses forces de l’ordre chez un honnête père de famille ; pendant ce temps, les vrais criminels couraient les rues.

Les moyens de l’État, encore une fois, sont bien utilisés…

21 mai

Convocation à la gendarmerie pour savoir si je suis apte à détenir des armes. Je dois prouver mon activité assidue de chasseur. Je suis donc accompagné de ma chienne de chasse Thaïs, championne de travail. Quand les deux gendarmes voient le braque de 30 kilos entrer dans leur bureau, ils comprennent que ce ne sera pas un entretien comme les autres. La machine administrative est en branle ; qu’importe le résultat de l’enquête diligentée, je sais que le préfet Séguin saisira mes armes.

J’aurais pu choisir de faire profil bas, mais j’ai préféré garder la tête haute, défendre la libre possession d’armes et dire ce que je pensais au préfet et aux gendarmes. Je ne vais pas vous conter tout l’entretien, seulement le premier et le dernier instant. Pour débuter, une question m’est posée ; je n’y réponds pas et déclare d’emblée :

« Il s’agit là d’une opération d’intimidation, orchestrée par la préfecture de l’Isère, visant un opposant politique. »

Le ton est donné. Les gendarmes seront secoués tout du long, et ils n’apprécieront guère. Pour conclure l’entretien, je remets des photos destinées au préfet. Sur ces photos, on y voit une femme dans une mare de sang, un œil en moins, le visage brisé. Il s’agit de ma femme, Fiorina Lignier, grande blessée du mouvement des Gilets jaunes, victime d’un tir policier dans la tête. Je rappelle au préfet que ce ne sont pas mes armes qu’elle veut saisir qui mutilent d’honnêtes gens, mais bien celles de ses fonctionnaires.

20 juillet

Une lettre recommandée de la préfecture m’arrive. C’est Sarah Guillon, la directrice des sécurités publiques, qui m’informe qu’elle envisage de faire saisir mes armes. Le motif ? Je serais « dangereux pour moi ou pour autrui ». J’envoie un courrier à la préfecture pour faire valoir mes observations. J’écris aussi au ministre de l’Intérieur Retailleau, supérieur hiérarchique du préfet, et à son directeur de cabinet, Franck Robine, qui n’est autre que l’époux du préfet Séguin. Je leur demande d’intervenir pour aider un militant de droite victime des agissements des militants de SOS Racisme. Alors qu’ils sont censés représenter la droite dure des Républicains, ils ne m’aideront pas. Les parlementaires Émilie Bonnivard, Martine Berthet, Vincent Rolland, jurant pourtant la main sur le cœur être du côté des chasseurs, ne répondront pas à mes sollicitations.

Aussi, les présidents Clapier et Chenavier des fédérations de chasseurs de Savoie et d’Isère, où je paye mes adhésions et censés me représenter, ne m’aideront pas non plus. Ce sont tous des lâches.

Enfin, j’appelle le procureur, lui demandant de me faire juger rapidement face à SOS Racisme. Mon but : obtenir la victoire judiciaire prouvant que la procédure de la préfecture est infondée.

10 octobre

17h, je boucle mes dossiers au bureau quand ma femme m’appelle. Les gendarmes sont à mon domicile, ils m’attendent. Le préfet Séguin, avec sa directrice de cabinet Pauline Girardot, a pris un arrêté préfectoral à mon encontre. Mon permis de chasse m’est retiré et j’ai trois mois pour me dessaisir de toutes mes armes, alors même que je n’ai jamais été condamné dans aucun domaine et que je suis présumé innocent.

Devant moi, ce n’est pas n’importe quel gendarme, c’est le major, le commandant de la brigade. Il a reçu consigne du préfet de venir prestement chez moi me remettre l’arrêté. Visiblement, c’est une procédure inhabituelle ; il en est surpris et me demande ce que j’ai bien pu faire pour mériter qu’on le fasse déplacer. Mon seul tort ? Avoir été entendu dans ses locaux pour la plainte de SOS Racisme. Voilà le major encore plus étonné de l’action du préfet.

12 décembre

Je rappelle le substitut du procureur, lui demandant où en sont ses poursuites avec SOS Racisme. Il me promet réponse… mais ça ne viendra jamais.

10 janvier

4h30, je couche dans la banlieue de Grenoble et, à partir de ce jour, je n’ai plus le droit d’avoir d’armes. Je suis réveillé par des détonations. Ça mitraille en bas de l’immeuble. Les événements sont taquins avec ces employées de la préfecture chargées d’assurer notre sécurité. Le jour où elles désarment un honnête père de famille, des criminels tirent à l’arme de guerre dans nos rues. Il est plus facile de faire grimper les statistiques de saisies d’armes en venant chez moi, car quand elles essayent de s’en prendre aux criminels, c’est 400 policiers mobilisés pour saisir 1 arme.

L’État, totalement impuissant face aux narco-bandits, pour beaucoup originaires du Maghreb, s’en prend donc aux honnêtes gens. C’est l’anarcho-tyrannie.

23 janvier

Nouvel appel au tribunal. J’apprends que la plainte de SOS Racisme a été classée sans suite en novembre. Je ne serai donc jamais condamné dans cette affaire, mais le préfet retire quand même mes armes. Dystopie totale.

Je n’ai pas courbé l’échine. J’ai refusé de me soumettre à SOS Racisme et au procureur, j’ai contre-attaqué face à la préfecture avec vidéos, articles et procès. Il fallait le faire, toute cette affaire a débuté car on a voulu m’interdire de dire ce que j’ai vu et je ne pouvais l’accepter. Je n’ai qu’un regret : avoir supprimé le tweet incriminé.

Maintenant, place à la bataille judiciaire. J’ai assigné la préfecture au tribunal administratif. Là-bas, je gagnerai très sûrement. N’ayant jamais eu affaire à la justice, la jurisprudence va dans mon sens. D’ailleurs, cet été, la préfecture de l’Isère a été condamnée pour avoir désarmé injustement un chasseur. Il ne me faut débourser 3000€ de frais d’avocat et attendre trois ans avant que mon affaire soit jugée (comptez déjà dix-huit mois de procédures concernant des clandestins avant moi).

Aidez-moi ! Partagez ce papier pour faire connaître mon affaire.

Maxime Jacob; Polémia

. 21 points pour en finir avec le wokisme

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#webtube : Mère de famille et riche d’expériences professionnelles diverses dans la police, l’armée et le journalisme, la Suissesse Lena Rey explore les arcanes des Études de genre dans un premier essai prometteur, Déwox — 21 réflexions pour se détoxifier du wokisme (Éditions Une autre voix, 243 pages, 34,90 euros). Son livre, qui relève avec érudition et humour le défi représenté par cette idéologie, propose aux lecteurs un « manuel de détoxification intellectuelle » destiné à ne plus la subir, tout en assumant quelques anglicismes pour être en harmonie avec le sujet. – Johan Hardoy

Du côté des wokes

« Les contours du wokisme ne sont pas définis, il s’agit d’un concept aussi fluide que versatile. » Apparu pour la première fois dans les années 1930 dans le contexte des luttes afro-américaines pour les droits civique, le terme est dérivé du verbe « to wake » (se réveiller). En 2014, ce qualificatif est revenu en force avec le mouvement Black Lives Matter, avant d’être surtout employé par ses opposants depuis lors.

Les wokes peuvent être définis ironiquement comme des « guerriers de la justice sociale avec un godemiché à la place d’une épée, des super héros.ines.x-non-genrés dont le drapeau flotte au vent tel une cape pour voler au secours des opprimés ».

Au-delà de ses aspects les plus caricaturaux, leur idéologie est capable de s’infiltrer dans les structures sociales et culturelles de manière presque imperceptible, en « devenant une partie intégrante du discours dominant ».

Les wokes sont entrés à Genève

« Genève fait partie des villes arc-en-ciel (Rainbow Cities Network), un réseau international qui regroupe des villes engagées dans la lutte contre les discriminations à l’égard des personnes LGBTIQ+ et dans la promotion de l’inclusion. »

En 2022, le Secrétariat général du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse a édicté une brochure visant à « établir les conditions favorables aux élèves transgenres et/ou non binaires ». Ce document, qui souligne le droit à l’autodétermination de l’enfant par-delà l’autorité parentale, encourage vivement les enseignants à accueillir les demandes des élèves sans porter de jugement sur leur bien-fondé. Ces derniers peuvent utiliser le prénom de leur choix, en adéquation avec leur identité de genre y compris en l’absence de changement d’état civil (une procédure peu coûteuse qui ne requiert aucune justification médicale), employer le pronom « iel » à leur convenance et se rendre dans les toilettes et les vestiaires où ils se sentent « en confiance ». Leurs parents en seront informés « selon la temporalité discutée avec l’élève ».

Toute une littérature enfantine ouvertement woke est accessible dans les bibliothèques publiques. Pour les plus âgés, des ouvrages de théoriciens queer (« étrange, bizarre », pour désigner les minorités sexuelles et de genre) s’inspirent d’un des penseurs de la French Theory, « Michel Foucault, sadomasochiste notoire qui, souvenons-nous, s’était joint à des dizaines d’autres intellectuels pour signer une pétition visant à légaliser les relations sexuelles entre adultes et enfants ».

Concernant le vocabulaire et la grammaire, les hôpitaux universitaires utilisent une rédaction « non sexiste » et les policiers genevois ne disent plus « Bonjour Madame » ou « Bonjour Monsieur », mais simplement « Bonjour » pour ne pas risquer de « mégenrer » leurs interlocuteurs.

De leurs côtés, les politiciens, y compris les conservateurs, emploient régulièrement des expressions comme « Mesdames et Messieurs, chères électrices et chers électeurs, nous sommes toutes et tous… ».

Le « Philanthrocapitalisme »

Dans le monde de l’entreprise, les critères ESG (« Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance ») sont utilisés par des agences spécialisées pour évaluer leur image publique, en fonction de leur soutien à des « causes progressistes promouvant l’égalité, la diversité et l’inclusion comme un levier pour améliorer leur score ».

« Si les grandes entreprises adoptent des discours wokes sur l’inclusion ou l’écologie, ce n’est pas par conviction et encore moins pour transformer la société, mais pour vendre davantage et renforcer leur image de marque. En amplifiant les divisions identitaires, le wokisme empêche une critique unifiée du système économique global et maintient le capitalisme intact en se positionnant comme sa façade morale. » Ce « philanthrocapitalisme » est parfaitement incarné par une fondation comme l’Open Society de George Soros, entre autres.

L’écologisme woke

L’écologie, inventée en 1866 par le biologiste, zoologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel qui défendait des thèses eugénistes et racistes, est devenue un outil de contrôle pour les wokes : « Les systèmes de “pass carbone”, envisagés dans certaines régions, pourraient restreindre la consommation ou les déplacements individuels sous prétexte de limiter l’empreinte carbone. Ainsi, sous couvert de justice sociale, les partis écologistes reproduisent des logiques oppressives tout en revendiquant le contraire ». Certains renoncent même à avoir des enfants pour réduire leur empreinte carbone… pour garantir une planète habitable aux générations futures !

« Pourtant, le climat et la biodiversité ont toujours fluctué, bien avant notre apparition. […] Croire que nous pourrions stopper ces dynamiques ou les contrôler à l’échelle planétaire est d’une arrogance déconcertante. »

Que faire ?

« Si vous n’en pouvez plus du wokisme, vous pourrez annuler votre abonnement à Netflix, fini les Cléopâtres noires et les dessins animés dotés de bisons non binaires et pharaons gays… Sauf que ce ne sera absolument pas suffisant pour vous prémunir de l’omniprésence de ce phénomène. » En effet, « le wokisme est partout et si ça continue, bientôt en vous ».

Confrontée à une véritable « urgence de santé publique », Lena Rey entend œuvrer en vue d’une « détoxification », en donnant des clés pour contrer les arguments fallacieux. Elle propose ainsi 21 mesures pour contrer cette idéologie mortifère.

L’accent est mis d’emblée sur l’empathie nécessaire pour tenter d’échanger avec ce type d’interlocuteurs : « Les wokes ne sont pas nos ennemis, ils sont nos amis, nos enfants, nos collègues. Ils sont juste engagés dans la fuite en avant d’un progressisme qui s’emballe, et ont peut-être besoin d’une oreille attentive, d’un amour suffisamment solide pour des discussions honnêtes, de la patience nécessaire au retour sur le chemin de la raison. »

Il conviendra ensuite de « déconstruire » impitoyablement l’idéologie woke, en s’orientant vers un désinvestissement massif des réseaux sociaux et des médias qui lui servent de caisse de résonance.

« Le wokisme repose largement sur des narratifs émotionnels, simplifiés ou biaisés qui peuvent séduire rapidement. » En conséquence, « la contre-réaction ne peut pas être un simple rejet émotionnel ou réactionnaire, mais doit s’appuyer sur une information rigoureuse et pédagogique », de façon à permettre aux individus de développer une pensée critique et de faire face aux effets de la désinformation.

L’argumentation rationnelle ne sera pas toujours facile car la pensée critique autrefois enseignée dans les universités a souvent fait place à ce qui ressemble à un véritable « lavage de cerveau ». En outre, l’idéologie woke considère que les idées de rationalité pure et d’objectivité renforcent les structures de domination parce qu’elles sont définies par les détenteurs du pouvoir au détriment des minorités opprimées.

Il s’agit donc de mettre du sens dans les matières enseignées, en expliquant leurs liens avec la vie quotidienne des jeunes et les valeurs de la société.

Face à des interlocuteurs endoctrinés, il faut s’attendre à devoir énoncer des évidences telles que « même si une personne transgenre subit une transition complète (chirurgicale, hormonale), son patrimoine génétique reste celui de son sexe biologique : un homme ne peut pas être enceint ! En outre, les analyses ADN et les caractéristiques morphologiques des os sont des marqueurs biologiques utilisés en archéologie ou en médecine légale ».

« Vous avez la science de votre côté. Il faudra s’armer de patience face à quelqu’un qui pense que la réalité est raciste. N’oubliez pas que pour eux, même les mathématiques sont racistes… » Quand ils utiliseront pour la énième fois la reductio ad hitlerium comme argument, « laissez-les face au miroir qu’ils essaient de vous renvoyer. Après tout, les miroirs aussi sont fascistes car ils ne leur renvoient pas la réalité qu’ils voudraient »…

Parmi les différentes tendances néo-féministes, un courant dit « femelliste », qui associe la condition féminine à la biologie, est qualifié péjorativement de « TERFs » (« Trans-exclusionary radical feminists ») et associé à l’extrême droite parce qu’il exclut les femmes trans des luttes féministes et des espaces féminins.

Par ailleurs, les choix de consommation permettent de ne pas laisser le champ libre au wokisme. La marque de bière Bud Light a été boycottée par des consommateurs après avoir lancé une campagne de promotion mettant en avant une personne transgenre.

L’engagement politique et/ou associatif est également efficace. À Annecy, une association de défense des droits hétérosexuels défend les valeurs familiales traditionnelles.

L’auteur suggère de créer des groupes de parole inspirés des Alcooliques anonymes pour « se libérer des pressions idéologiques et retrouver une réflexion personnelle » : « Il peut nous sembler inutile de parler entre convaincus mais c’est faux. Cela permet de se rassurer, de se défouler aussi, de rigoler sur l’absurdité de la situation. La parole est libératrice. »

In fine, Lena Rey en appelle à un sursaut spirituel destiné à échapper aux « vertus chrétiennes devenues folles », comme disait Chesterton : « Pour redonner du sens à sa vie, il s’agit de retrouver le chemin de la transcendance, non pas comme un retour à des dogmes figés, mais comme une ouverture à un ordre supérieur qui nous dépasse. […] Ce recentrage spirituel offre une boussole dans un monde en perte de repères, où chaque vie peut retrouver sa place dans un ensemble plus vaste et harmonieux. »

Johan Hardoy, Polémia

. LFI, la Jeune Garde et les antifas violents ne seraient pas fascistes ?

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#webtube : Chaque fois que des antifas cognent ou tuent, que LFI menace ou que quelque membre de la gauche appelle à la censure, ils sont désignés par certains comme des « véritables fascistes ». Comme si la violence politique provenait uniquement de la droite et du camp national dans son ensemble. C’est là une parfaite erreur, puisque la Terreur, les assassinats – de masse ou ciblés –, les déportations, les exécutions sommaires et les camps de travail forcé sont intrinsèques à la gauche et font partie de son histoire. Dès son commencement. Sans réaction.

Au lendemain du meurtre de Quentin, Yvan Rioufol a qualifié les antifas de « nouveaux fascistes ». Jean Messiha a, quant à lui, comparé « Raphaël Arnault, chef de la milice antifa la Jeune Garde impliquée dans le massacre de Quentin » à un officier nazi. Le journaliste et l’homme politique de Reconquête se sont laissés piéger par une erreur aussi ancienne que la Révolution française, qui soutient que la violence politique proviendrait de la droite et que les gauchistes ne feraient rien d’autre qu’imiter leur comportement. Or, c’est totalement faux, puisque la violence est inscrite dans l’ADN de la gauche depuis sa genèse.

L’Histoire regorge littéralement d’exactions de la gauche. Cette dernière naît même dans le sang : les flots de sang des 40 000 personnes exécutées – nobles, prêtres, Girondins, sans-culottes récalcitrants, royalistes et.. simples suspects – par la gauche révolutionnaire. C’est en son sein que Saint-Just théorise le « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », une maxime vouée à une sombre postérité, puisqu’elle justifiera tous les massacres successifs.

Il est donc complètement erroné d’affirmer que la gauche radicale agirait seulement en réaction, c’est là une posture que quiconque peut endosser : les révolutionnaires décapitent en réaction aux abus de la monarchie, les islamistes massacrent en réaction des mécréants qui corrompent le monde, les antifas assassinent en réaction de la menace d’extrême droite qui pullule dans les rues (sic). Que cette réaction soit largement fantasmée ou réelle, elle peut servir de légitimation à absolument tous les comportements.

Alors, avant d’invoquer les skinheads ou les nazis morts et enterrés depuis 75 ans, peut-être serait-il pertinent de montrer le vrai visage d’une gauche qui n’est pas exempte de violence et qui a, elle aussi, offert au monde ses heures les plus sombres de l’Histoire, de 1793 à la Vendée, de l’immeuble de la Loubianka à la prison de Pitești, de Lénine à Pol Pot, des millions de morts de famines volontairement organisées au martyre tibétain, etc. Les exemples sont légion.

Il serait grand temps de les rappeler et de rendre à César ce qui est à César.

Audrey D’Aguanno, breizh-info.com

. Des Antifas appellent à perturber l’hommage pour Quentin prévu samedi à Lyon

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
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#webtube : Le rassemblement s’élancera ce samedi à 15 heures de la place Jean-Jaurès. Depuis la mort de Quentin Deranque, jeune patriote catholique lynché à Lyon le 13 février par des militants antifas, remonte sur le devant de la scène médiatique la honteuse connivence qui a lié, durant des années, certains partis politiques à la frange la plus radicale et violente de l’ultra-gauche.

Soutien électoral, militantisme, stages et postes à l’Assemblée nationale, cours de sports de combat… Qu’ils soient écologistes, communistes ou, surtout, insoumis, il y a bien longtemps que l’extrême gauche politique tient par la main les militants antifascistes les plus violents, notamment ceux du collectif de la Jeune Garde, qui pourrait être impliqué de très près dans le meurtre du jeune Quentin.

Autant de raisons qui poussent aujourd’hui un nombre croissant de personnalités à réclamer la dissolution de La France insoumise, laquelle continue d’apporter un soutien indéfectible aux “antifascistes”. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est encore au nom de cette même connivence que des groupuscules d’extrême gauche, appuyés par des élus politiques, cherchent désormais à faire annuler ou à perturber l’hommage à Quentin, prévu à Lyon ce samedi 21 février.

Le goût pour la violence des antifas…

Un rassemblement qui pourrait attirer environ 2.000 manifestants, selon l’organisatrice de l’événement, Aliette Espieux, mais dont « le nombre est amené à évoluer en fonction des appels circulant sur les réseaux sociaux », indique à Boulevard Voltaire la préfecture du Rhône. Cette dernière nous précise par ailleurs que « la manifestation est toujours en cours d’évaluation des risques » par ses services. Selon Aliette Espieux, la préfecture prendrait au sérieux les « les menaces de l’extrême gauche », disait-elle au micro de Radio Courtoisie.

Comme le rapporte Lyon Mag, des affiches ont fleuri dans le 7ᵉ arrondissement de Lyon dans la nuit du 17 au 18 février. Un appel sans ambiguïté à la mobilisation qui exhorte à ne pas « laisser les racistes prendre le quartier », à « tenir tête » non seulement aux militants visés, mais aussi à « la police qui les protégera ». Le message se conclut par une invitation à l’« autodéfense populaire ».

Sur X, le Groupe Antifa Lyon a, lui aussi, cru devoir tirer la sonnette d’alarme en appelant implicitement à la riposte physique. L’hommage prévu samedi y est présenté comme un « rassemblement néo-nazi en mémoire d’un fasciste », face auquel « aucun espace ne doit être laissé à l’extrême droite ». Le collectif appelle à ne pas céder à la peur, à se mobiliser, à rester unis, affirmant que « la lutte antifasciste continue ».

Même chose du côté de Lyon antifasciste qui relayait ce jeudi un communiqué de la Caisse de solidarité appelant à s’« organiser avec des moyens sécurisés du point de vue de la surveillance afin de résister à l’offensive en cours », une référence transparente au déchaînement de violence ayant conduit à l’interpellation de onze personnes dans le meurtre de Quentin. Lyon antifasciste martèle sa volonté de ne laisser « ni la rue, ni l’histoire » à ses adversaires, avant d’invoquer à son tour la même « autodéfense populaire » face aux offensives menées, selon eux, contre leurs communautés et leur camp social.

À ce sujet — Affaire Quentin : Bardella accuse médias et politiques d’indulgence envers l’extrême gauche

Difficile, dès lors, de balayer d’un revers de main les alertes sur les risques entourant l’hommage rendu à Quentin. La menace de voir converger des groupes antifas déterminés à en découdre apparaît, au contraire, parfaitement tangible.

… entretenu par les élus de la ville

De son côté, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a demandé l’interdiction pure et simple de la marche. Les proches de Quentin, eux, assurent vouloir un hommage qui « respecte sa mémoire » et « ne tombe pas dans un excès de violence », précise l’organisatrice de l’événement. L’édile de la capitale des Gaules invoque, selon Le Figaro, un « risque réel de débordements violents ».

La députée socialiste du Rhône, Sandrine Runel, a pour sa part estimé au micro de RTL qu’il fallait en demander « l’annulation », considérant qu’il ne s’agirait pas d’« une marche de recueillement » et redoutant des « affrontements dans la rue ».

N’aurait-il pas été plus cohérent – plus décent aussi – d’exiger de ceux qui appellent à « l’autodéfense populaire » qu’ils se tiennent à distance d’un hommage qui se veut pourtant « très solennel », selon les amis du jeune homme ? Mais à Lyon comme ailleurs, la violence des milices comme la Jeune Garde ne surgit pas par accident : elle prospère grâce à la tolérance de la gauche institutionnelle vis-à-vis des appels à la confrontation. C’est par son soutien assumé, ses silences ou ses indignations à géométrie variable que cette dernière continue d’offrir une protection morale à ceux qui font de la rue un champ de bataille. Une complaisance ancienne, solidement installée, que la mort de Quentin Deranque ne suffit visiblement pas à remettre en cause.

Alienor de Pompignan, dans BV

. Banque de France : la police du like a (encore) frappé. Toujours à droite, bien sûr !

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#webtube : La police tue, clame l’extrême-gauche. C’est SA police du like qui tue socialement. La CGT a ciblé un cadre dirigeant. La Banque de France ouvre une enquête interne. On imagine des dossiers stratégiques subtilisés, des informations sensibles livrées à l’ennemi, une trahison d’État. On ouvre Libération, on consulte Mediapart, on tend l’oreille du côté de BFM TV. Et là, stupéfaction : le crime ? Des « likes » sur LinkedIn.

Un dirigeant de la Banque de France aurait approuvé des publications de Sarah Knafo, de Mathieu Valet – et, comble de l’horreur, des posts « à la gloire de Napoléon ». Oui, Napoléon. Il vrai qu’eu égard aux antécédents du monsieur, on peut craindre un coup d’état. Il faudra prévenir Saint-Cyr d’urgence : célébrer Austerlitz mettrait désormais en péril la République.

La CGT a « alerté la direction » et exige une procédure disciplinaire. On parle d’atteinte à l’image, de neutralité bafouée. La gauche n’aime pas la police, sauf la sienne : celle du Like de travers. Une police idéologique, méticuleuse, capture d’écran à l’appui. On y trouve aussi un « Vive l’empereur » sur un post du général Bruno Clermont, un hommage à Napoléon relayé par Christine Kelly, un message saluant Vincent Bolloré, la présence d’Alice Cordier dans une vidéo. Nous voilà face à une conspiration impériale, industrielle et médiatique.

Certains posts critiquaient l’Union européenne ou la bureaucratie. Sacrilège suprême pour une institution membre de la BCE ! On découvre au passage que la CGT défend avec ardeur l’orthodoxie européenne : voilà qui ne manque pas de sel.

La CGT n’aime pas les « j’aime »… de droite

Mais parlons de neutralité. Les agents de la Banque de France ne sont pas des fonctionnaires stricto sensu ; leur statut est sui generis, la déontologie élastique. Le gouverneur est nommé par le président de la République : un détail parfaitement apolitique. Ses positions publiques laudatives sur l’immigration (il la vante notamment en Espagne où selon lui elle aurait favorisé la croissance économique) et la finance verte, sans doute aussi. Rappelons au passage que ce gouverneur, François Villeroy de Gallhau, annoncé sa démission anticipée en juin 2026, avant la fin de son mandat officiel prévue en octobre 2027. Faut-il y voir le souhait ardent, tellement ardent qu’il ne peut pas y résister plus longtemps, de rejoindre son prochain poste à la Fondation des Orphelins Apprentis d’Auteuil, ou un service rendu à Emmanuel Macron qui l’a nommé en 2021 (la deuxième fois, après François Hollande), et qui verrouille toutes les institutions, les unes derrières les autres, avant l’arrivée possible du RN à la prochaine présidentielle.

Plus piquant encore : Laurent Baumel, cadre de direction à la Banque de France sur LinkedIn, est député socialiste du Nouveau Front populaire sur X. Artisan des accords d’union de la gauche, hier Nupes, aujourd’hui NFP. À cette aune de la neutralité, le like sur Napoléon semble bien dérisoire.…Mais il est vrai que le rouge bénéficie d’une indulgence chromatique.

La CGT, poreuse à l’extrême gauche

Quant à la CGT, elle gagnerait à plus de discrétion. Le 7 mai 2025, elle exprimait sa « vive inquiétude » après la procédure de dissolution visant la Jeune Garde. On apprend par ailleurs que ce groupuscule aurait dispensé des formations d’autodéfense à des militants de LFI, d’EELV… Il ne serait pas inintéressant de tirer le fil : on dédouane toujours la CGT, organisatrice des manifs syndicales, quand il y a des débordements liés aux antifas et aux blackblocs, normalement les organisateurs sont responsables mais là on dit qu’ils n’y peuvent rien. On découvre, ou en tout cas on a la confirmation, qu’ils se connaissent et donc que la porosité est extrême.

Ce qui se joue ici dépasse un cadre et son profil LinkedIn. La Banque de France, en prenant très au sérieux cette affaire, entérine un principe : vos likes (quand bien même vous n’auriez rien dit, rien écrit…) sont publics, donc politiques, donc punissables. Vous n’avez rien écrit ? Peu importe. Vous avez approuvé. En silence. C’est suffisant.

Philippe Carli, patron du groupe EBRA, a déjà payé pour des likes jugés infréquentables. Toujours du même côté de l’échiquier, curieusement. La police du like ne regarde qu’à droite. À gauche, c’est de l’engagement ; à droite, c’est de la dérive.

Il existe, on vient de le voir tragiquement, la mort physique. Et puis il y a la mort sociale : réputation entachée, nom associé sur pour l’éternité numérique à un clic infamant. Pour tuer socialement, la gauche excelle. Avec pour seule arme une capture d’écran.


Gabrielle Cluzel
, dans BV

. La grossièreté d’Emmanuel Macron à l’égard de Giorgia Meloni nous fait honte

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
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#webtube : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », ose dire E. Macron à G. Meloni. Franchement, Emmanuel Macron est drôlement gonflé. Alors qu’il est en voyage en Inde, comme chacun sait, le président de la République n’a visiblement pas apprécié les propos de Giorgia Meloni au sujet du meurtre de Quentin. La présidente du Conseil italien a en effet posté sur X un court message. Citons-le in extenso :

Le message de Giorgia Meloni

« Le meurtre du jeune Quentin Deranque en France est un événement qui nous choque profondément et nous attriste. La mort de ce jeune homme d’une vingtaine d’années, agressé par des groupes liés à l’extrême de gauche et submergé par un climat de haine idéologique qui touche plusieurs nations, est une blessure pour toute l’Europe. Aucune idée politique, aucune opposition idéologique ne peut justifier la violence ou transformer le débat en agression physique. Lorsque la haine et la violence remplacent le dialogue, c’est toujours la démocratie qui perd. »

Un message sobre, digne pour exprimer la solidarité d’un pays voisin, ami et frère, qu’il est de coutume d’envoyer lorsqu’un pays voisin, ami et frère, est frappé par un terrible malheur : accident, catastrophe naturelle ou attentat causant de nombreuses victimes. Dans le cas du drame de Lyon, il n’y a certes qu’un mort. Mais tout le monde a bien compris, en France comme ailleurs, que la mort de Quentin n’est pas un simple fait divers. Que c’est aussi un fait politique et peut-être plus.

Le mufle élyséen

Réaction de Macron à ce message de Giorgia Meloni ? Il l’invite « à ne pas commenter ce qui se passe chez les autres ». De la part de Macron, cela ne manque pas de sel, lui, qui pense, agit, nous dit-on, nous dit-il, en Européen ! Tout le monde est chez soi chez tout le monde, même ceux qui ne sont pas européens, d’ailleurs… Mais le pompon vient ensuite : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a tout simplement ajouté Macron. Petite délicatesse du mufle élyséen : les moutons remplacent les vaches. On a échappé aux chèvres. On dit que Donald Trump est grossier. Peut-être. Mais, lui, au moins, il assume. Et il ne joue pas au bourgeois-gentilhomme. Emmanuel Macron, qui donne du baise-main à tour de bras lorsqu’il fait sa tournée des cours européennes, vient de démontrer à travers ses propos qu’il peut-être d’une rare grossièreté qui ne fait pas honneur à notre pays.

Alors quelle mouche indienne a bien pu piquer Macron ?

Qu’est-ce qu’il n’a pas aimé dans le message de Giorgia Meloni ? Que l’Europe – « notre Europe », comme il dit -, découvre, tout d’un coup, que son beau village Potemkine, après bientôt neuf ans de pouvoir, est en fait un coupe-gorge où un jeune de vingt-trois ans peut être battu à mort par des nervis d’extrême gauche, en plein jour, dans la rue, parce qu’il est de droite ? Sans doute.

Au fait, Emmanuel Macron ignore-t-il, comme l’a fait justement remarquer Marion Maréchal ce que signifie pour l’Italie la violence politique. Sans remonter très loin : les années 70-80 qu’on appelle les Années de plomb où attentats d’extrême droite et attentats de l’extrême gauche frappèrent durement l’Italie. Souvenons-nous des Brigades rouges qui enlevèrent le président du Conseil Aldo Moro et l’assassinèrent en 1978. Au passage, rappelons, d’ailleurs, que la France de Mitterrand (et bien après) donna refuge à plusieurs membres des Brigades rouges. Mais ça, c’est une autre histoire…

À ce sujet — Pour Emmanuel Macron, la liberté d’expression, c’est du « bullshit »

Nous évoquions, il y a deux jours, les propos du ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul. Propos peu amènes à l’égard de la France et d’Emmanuel Macron. Sauf erreur de notre part, on n’a pas entendu Emmanuel Macron inviter son « cher Friedrich » à demander à son ministre de modérer un peu ses propos à l’égard d’un voisin, d’un ami, un frère. Curieusement…

Dans la soirée du 19 février, la présidente du Conseil italien a réagi au cours d’une interview aux propos d’Emmanuel Macron. Selon elle, sa déclaration sur la mort de Quentin n’était pas de l’ingérence. L’ingérence, pour Giorgia Meloni, « c’est quand un dirigeant est élu chef du gouvernement par ses citoyens et qu’on entend un État étranger dire :  » Nous surveillerons l’application de l’État de droit ». Une petite piqure ironique en guise de rappel de la déclaration de Laurence Boone, alors secrétaire d’État chargée de l’Europe, lorsqu’en 2022, Giorgia Meloni venait de gagner les élections. Bon, en France, Laurence Boone a disparu du paysage politique ; en Italie, Giorgia Meloni est toujours là, de même, semble-t-il, que l’État de droit.

Georges Michel, dans BV

. La chanson du jour, Driving the Last Spike – Genesis

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#webtube : Un bijou sous-estimé de l’album We Can’t Dance. Phil Collins raconte l’histoire poignante d’un ouvrier des chemins de fer britanniques du 19e siècle (les fameux « navvies »), ceux qui ont risqué et souvent perdu leur vie pour poser les rails. Fatigue, danger, familles laissées derrière, accidents… et à la fin, le moment symbolique où on plante le dernier crampon (le « last spike »). Épique, mélancolique, avec cette montée instrumentale qui te prend aux tripes vers la fin.

#webtube : An underrated gem from the album We Can’t Dance. Phil Collins tells the poignant story of a 19th-century British railway worker (the famous « navvies »), those who risked and often lost their lives laying the tracks. Fatigue, danger, families left behind, accidents… and finally, the symbolic moment of driving in the last spike. Epic, melancholic, with that gut-wrenching instrumental crescendo towards the end.

Source : Youtube – Genesis

. L’affaire Epstein/Maxwell et ses zones d’ombre

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#webtube : En septembre 2023, le livre du criminologue Xavier Raufer, Jeffrey Epstein — L’âme damnée de la IIIe culture (Les Éditions du Cerf, 278 pages, 22 euros), proposait au public français une enquête fouillée sur ce scandale hors norme dont de nombreux aspects demeurent inexpliqués.
L’auteur reste sur le plan des faits, sans se prononcer sur les multiples théories avancées pour combler les pièces manquantes du puzzle : intermédiation en faveur de financiers très influents, liens étroits avec les services de renseignement américains ou israéliens dans le cadre d’un kompromat à l’échelle internationale, gouvernance mondiale de dirigeants pédophiles…
Johan Hardoy

Un couple digne du Marquis de Sade

« Commençons par La Philosophie dans le boudoir pour les personnages : Jeffrey Epstein, l’abuseur, en Dolmancé, prototype s’il en est du pédocriminel ; Ghislaine Maxwell, l’entremetteuse, en madame de Saint-Ange, ainsi nommée par antiphrase l’on s’en doute ; les jeunes filles, les esclaves, en autant d’Eugénie de Mistival, captations, initiations et punitions comprises. »

« Dans sa déposition à la police de Palm Beach, un ancien employé d’Epstein compte une centaine d’adolescentes attirées, soudoyées ou menacées pour la seule villa de Floride et pour la seule décennie 1990-2001, les méfaits de son employeur dépassant largement ce cadre et cette période. »

« Le nombre de décès brutaux autour d’Epstein ou de ses proches, qu’il s’agisse de maladies incurables, de suicides inattendus, de disparitions inexpliquées, n’a pas manqué d’alimenter les adeptes du soupçon. […] Là encore, le trait est sadien : en parallèle du culte d’Éros s’institue le sacrifice à Thanatos. »

« Pendant au moins dix ans, de 1994 à 2005, mais sans doute au-delà malgré ses dénégations, Ghislaine Maxwell va être l’éminence grise et le pivot logistique du réseau criminel d’Epstein : elle gère le recrutement des filles, le programme de leur soumission physique et psychologique, les carnets de leurs rendez-vous avec les “amis de Jeffrey”. »

Les victimes, qui viennent d’Europe, d’Asie ou d’Afrique, sont le plus souvent des adolescentes fragiles et vulnérables qui ont connu la rue ou la drogue après des problèmes scolaires et familiaux. En échange de leurs services sexuels, des rémunérations variables leur sont attribuées. Les récalcitrantes se voient confisquer leur passeport et menacées de mort.

« Après avoir été esclavagisées, elles sont chassées le jour où Epstein les juge “trop vieilles”, c’est-à-dire à l’entour de leurs 18 ans. » Le majordome d’une propriété de Floride dénombre pour ce seul lieu 500 victimes, tandis que l’enquête finale en enregistre 80. Dans deux autres propriétés des Îles Vierges, elles se comptent par centaines, « pour la plupart âgées de 12 à 17 ans » selon la justice locale. Les plus jeunes avaient 11 ans lors des faits. Certaines, plus âgées, jouent également le rôle d’enrôleuses.

Les quelques « abuseurs » qui pourraient avoir quelques scrupules se voient menacés par Ghislaine Maxwell de révélations publiques de leurs ébats. Des systèmes d’espionnage sont, en effet, disséminés dans les chambres, les salles de bains et les toilettes des propriétés.

Un itinéraire mystérieux

Jeffrey Epstein est né en 1953 à Brooklyn dans une famille juive ashkénaze de la classe moyenne inférieure. À l’âge de vingt ans, après une scolarité où il n’a obtenu aucun diplôme, il devient enseignant stagiaire en maths et physique dans un lycée privé et huppé de New York, avant d’en être renvoyé deux ans plus tard pour résultats insuffisants. Durant les cinq années suivantes, il exerce comme trader en s’initiant à la gestion de fortune.

En 1982, il crée sa propre société et monte des opérations financières avec l’aide d’ex-collègues. Un de ses associés sera ultérieurement condamné à 18 ans de prison en raison d’une « escroquerie géante » et dénoncera Epstein comme « l’architecte de l’anarque » sans que celui-ci soit inquiété.

« Dans ces années 1980, Epstein vit dans un petit appartement de Manhattan et mène une vie modeste. »

En 1989, il se lie avec le milliardaire Leslie « Les » Wexner, qui lui confie deux ans plus tard une procuration de gestion totale et illimitée sur l’ensemble de ses avoirs et activités !

Entretemps, Epstein rencontre à Londres Ghislaine Maxwell, que son père, le magnat de la presse Robert Maxwell (de son vrai nom Jan Ludvik Hyman Benyamin Hoch), lui a présenté comme « l’un de ses partenaires en affaires ».

Cette femme, qui est née en 1961 à Maisons-Laffitte (Yvelines) et dont la mère est française, a suivi des études supérieures au distingué Marlborough College avant de devenir « une coqueluche de la haute société londonienne ». En 1991, son père est retrouvé noyé dans l’Atlantique, dans des circonstances telles que sa fille récuse obstinément la thèse officielle de l’accident. [Robert Maxwell a été enterré au cimetière juif du mont des Oliviers à Jérusalem, en présence du Président, du Premier ministre et de six actuels ou anciens chefs de services secrets israéliens, ce qui ne manque pas d’alimenter la thèse de sa proximité avec lesdits services.]

Par la suite, le couple apparaît « mille fois photographié sur les cinq continents en compagnie de monarques et de milliardaires, de chefs de gouvernement, de présidents d’institutions internationales ou d’universités prestigieuses ».

Une fortune inexpliquée

En 2019, les propriétés de grand luxe situées à Manhattan, au Nouveau-Mexique, en Floride, aux Îles Vierges et au 22, avenue Foch à Paris, ainsi que sa flotte aérienne (hélicoptères et avions, dont le fameux Boeing 727 Lolita Express, véritable « lupanar volant »), permettent d’évaluer le patrimoine d’Epstein à plus de 550 millions de dollars.

« Consultés en 2006-2007, les meilleurs connaisseurs du Stock Exchange déclarent n’avoir aucune idée de la façon dont Epstein gagne son argent. »

« Aux États-Unis, l’État fédéral dispose de l’appareil de lutte contre la criminalité financière le plus compétent et le plus agressif au monde. […] Comment Epstein a-t-il pu échapper à ce laminoir en termes de fraude et de blanchiment ? Jusqu’à sa mort, il va conserver des comptes dans de grandes banques internationales qui ignorent pourtant d’où vient et où va son argent. »

Une étrange impunité

En 1995, Epstein fait l’objet de plaintes pour violences sexuelles, classées sans suite, de la part d’une jeune adulte et de sa sœur de 16 ans qui décrivent comment Ghislaine Maxwell les a contraintes à participer à des orgies.

En 2005, la mère d’une adolescente l’accuse d’avoir violé sa fille de 14 ans. L’enquêteur en charge de l’affaire constitue un dossier solide mentionnant une quarantaine de jeunes filles victimes, mais le procureur Alex Acosta émet des doutes tandis que des ténors du barreau assurent la défense de l’accusé. Dans le même temps, les agents ont la nette impression que ce dernier est informé à l’avance de leurs investigations. Le FBI, qui succède au service de police local, identifie à son tour plus de 30 victimes mineures sur une durée de huit ans, mais le procureur Acosta décide de renvoyer cette affaire criminelle devant un simple tribunal de police pour « sollicitation de prostituées » !

Condamné à 18 mois de prison, Epstein est détenu dans une véritable « chambre d’hôte » dont la porte reste constamment ouverte. Il est libre de se rendre où bon lui semble dans l’établissement jusqu’à 23 heures. Il a lui-même choisi ses gardiens, qui restent en civil (contrairement au règlement) et qu’il gratifie de primes, et reçoit de nombreuses visites de jeunes femmes dont certaines sont mineures ! Après quelques semaines de détention, « les magistrats de Floride, qui n’inclinent guère habituellement à la mansuétude, lui accordent de pouvoir quitter la prison sur la base hebdomadaire de 6 jours sur 7 jusqu’à complétion de sa peine », à condition de porter un discret bracelet électronique. Il peut ainsi se rendre à New York ou dans les Îles Vierges pour ses affaires, avant d’être « libéré » de manière anticipée dix mois après sa condamnation.

Le procureur Acosta sera nommé secrétaire du Travail au début du premier mandat de Donald Trump mais devra démissionner après la révélation de ce scandale. Pour se justifier, il expliquera avoir notamment été informé d’« en-haut » que le cas d’Epstein relevait « du monde du renseignement » et que celui-ci devait être protégé…

En janvier 2015, une femme, identifiée ultérieurement sous le nom de Virginia Giuffre, épouse Roberts, incrimine Ghislaine Maxwell en l’accusant de l’avoir subornée alors qu’elle était mineure, en 1999 à Palm Beach en Floride, pour « servir de jouet sexuel » à Epstein.

Les poursuites pénales n’aboutissent pas à cause d’un « blocage à la fois juridique et financier » provenant à la fois d’une absence d’instructions de l’autorité centrale du FBI et du placement sous scellés, sans motif ou motivation, des documents versés par l’accusation. En 2017, Ghislaine Maxwell verse à la victime un dédommagement estimé à plusieurs millions de dollars, tout en affirmant qu’elle ne fréquente plus Epstein depuis 2004 (ce que des échanges de courriels et des témoignages démentiront).

Virginia Giuffre accuse également le prince Andrew de l’avoir violée à plusieurs reprises alors qu’elle était mineure. Celui-ci sera déchu de son titre d’altesse royale mais évitera de comparaître devant un tribunal après le versement d’un dédommagement de 12 millions de livres en faveur de la victime (qui se suicidera en 2025).

Durant toutes ces années, des adolescentes venues de l’étranger se déplacent sur les lignes intérieures américaines, en passant les contrôles de sécurité, sans être signalées par les services normalement compétents. En tout cas, « zéro trace n’en subsiste ». Une victime raconte que les officiels des Îles Vierges accueillaient Epstein « comme une star à l’aéroport », sans prêter attention au groupe de filles qui l’accompagnait.

L’intéressé aime à se rendre avenue Foch, « accompagné de son usuelle escorte de jeunes filles plus ou moins majeures ». « Après deux décennies d’impunité », ce n’est qu’en 2016 que des policiers et des magistrats commencent à s’intéresser à l’entrepreneur français en mannequinat Jean-Luc Brunel, qui est finalement arrêté en 2020 pour complicité de trafic international de jeunes femmes avant d’être retrouvé pendu dans sa cellule de la prison de la Santé en 2022.

Ghislaine Maxwell est également interpellée en 2020, dans le New Hampshire. Deux ans plus tard, elle est condamnée à 20 ans de prison. Aucune photo ou vidéo provenant des systèmes de surveillance installés dans les propriétés, ni aucun des enregistrements collectés par les micros du Lolita Express, n’ont été versés au dossier ou présentés à l’accusée, qui pratique « un insigne mutisme depuis sa réclusion carcérale »…

Un suicide douteux

En juillet 2019, Epstein est arrêté dans un aéroport du New Jersey par la brigade de répression des crimes pédophiles. 36 jours plus tard, il est retrouvé mort dans sa cellule, les légistes concluant à un suicide par pendaison effectué au moyen d’un drap accroché à un barreau de lit.

Incarcéré dans un quartier de haute sécurité du Manhattan Correctional Center, le détenu était censé faire l’objet d’une vigilance accrue en tant que « prisonnier le plus sensible d’Amérique ». La nuit de sa mort, il était seul dans sa cellule (contrairement au règlement) et les deux caméras de surveillance étaient malheureusement en panne (les bandes de celle du couloir se révèleront « inutilisables »). De leurs côtés, les deux gardiens affectés à sa surveillance se sont abstenus de faire les rondes prescrites toutes les 30 minutes et ont passé la nuit dans leur bureau à surfer sur Internet et à dormir, à moins de cinq mètres de la cellule du détenu. Malgré la falsification du registre de surveillance (une infraction criminelle pour un fonctionnaire fédéral) et leur complet mutisme lorsque les policiers leur demanderont de décrire l’état ou la position d’Epstein au moment où ils ont pénétré dans sa cellule, aucun des fonctionnaires défaillants ne fera un jour de prison et leur supérieur hiérarchique bénéficiera même d’une promotion !

Jugeant cette mort suspecte, son frère cadet Mark engage un ancien médecin légiste de grand renom pour effectuer une contre-enquête. Celui-ci constate de multiples manquements aux normes criminalistiques : le corps a été immédiatement retiré de la cellule, sans examen, recueil d’indices ou photographies, les lieux ont été souillés par des intervenants non autorisés, aucun prélèvement n’a été effectué sur le drap qui est d’ailleurs passé par de multiples mains. En examinant la dépouille, le praticien note plusieurs incohérences qui laisse penser à une strangulation manuelle plutôt qu’à une pendaison. Sa conviction finale est qu’« Epstein a été assassiné et vraisemblablement “étranglé avec un fil de fer” », mais le FBI a déjà refermé le dossier…

Johan Hardoy, Polémia

. Quentin, Lyon et la fracture française : la violence politique annonce la barbarie

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#webtube : Il y a des morts qui ne sont pas seulement des drames. Ce sont des symptômes. La mort tragique de Quentin a agi comme un révélateur brutal. Une génération découvre que la violence politique n’est plus une relique des années 70, ni une parenthèse marginale. Elle est là. Filmée. Partagée. Commentée. Justifiée.

Il ne se passe plus une semaine sans qu’apparaissent sur les réseaux sociaux des vidéos où l’on voit des groupes s’acharner à coups de pied et de poing sur un homme déjà à terre. Les images circulent, alimentent la rage des uns, la satisfaction des autres, l’effroi silencieux du reste.

Et chacun reste dans sa bulle.

Nous vivons dans une civilisation fracturée. Non pas divisée — fracturée. Ce n’est plus un désaccord, c’est une incompatibilité croissante.

Les réseaux sociaux n’informent plus : ils enferment. Ils construisent des univers parallèles. Chaque camp lit sa propre actualité, interprète les faits à travers son filtre, renforce ses certitudes. On ne confronte plus ses idées : on les consomme.

Il y a désormais plusieurs réalités simultanées dans un même pays.

Certains voient un climat d’agressions politiques unilatérales. D’autres ne voient que des “rixes” entre extrêmes. Certains parlent d’ultra-violence organisée. D’autres dénoncent la “récupération”.

La vérité importe moins que l’appartenance.

Quand les faits deviennent secondaires face à l’adhésion tribale, la société entre dans une zone dangereuse.

Le symbole d’une époque

Un détail pourrait sembler anecdotique : le MMA est aujourd’hui infiniment plus populaire chez les jeunes que la boxe anglaise.

La boxe classique était un affrontement codifié, debout, avec des règles strictes. Le MMA, lui, autorise le combat au sol, l’étranglement, l’écrasement, la domination physique totale de l’adversaire.

Ce n’est pas un jugement moral. C’est un symbole.

Notre époque ne valorise plus la confrontation réglée. Elle valorise la neutralisation. La soumission. L’anéantissement de l’autre.

La violence n’est plus une transgression. Elle devient un spectacle.

Et quand la violence devient spectacle, elle devient contagieuse.

L’impossibilité croissante du “vivre ensemble”

Le mot est usé. Mais le problème demeure.

Peut-on vivre ensemble lorsque les différences ne sont plus négociées, mais exacerbées ? Lorsque les identités deviennent des blocs étanches ? Lorsque chaque camp considère l’autre non comme un adversaire, mais comme une menace existentielle ?

Nous sommes entrés dans une ère d’hyper-sensibilité identitaire et de radicalité émotionnelle.

On ne discute plus : on accuse.
On ne débat plus : on disqualifie.
On ne tolère plus : on exclut.

Les réseaux amplifient cette mécanique. Les algorithmes récompensent l’indignation, pas la nuance. La colère, pas la complexité. La dénonciation, pas la confrontation argumentée.

Chaque jour, des milliers de personnes s’éveillent dans une réalité soigneusement calibrée pour conforter leur vision du monde.

Comment s’étonner ensuite que l’incompréhension dégénère en violence ?

Une génération saturée

Les jeunes générations grandissent dans un climat d’images permanentes : émeutes, affrontements, humiliations filmées, combats clandestins, “expositions” publiques d’adversaires.

La frontière entre militantisme, hooliganisme et guérilla symbolique devient floue.

Quand l’action politique s’exprime d’abord par l’intimidation physique, quand la rue redevient un théâtre de démonstration de force, la démocratie s’érode silencieusement.

La violence ne surgit pas du néant. Elle est préparée, normalisée, légitimée par des discours qui transforment l’adversaire en ennemi absolu.

Le risque d’une escalade

La guerre civile ne commence jamais par une déclaration officielle. Elle commence par des ruptures successives : sociales, culturelles, informationnelles.

Elle commence quand des groupes ne partagent plus aucun récit commun.
Quand ils ne reconnaissent plus les mêmes autorités.
Quand ils ne reconnaissent plus les mêmes faits.

Nous n’y sommes pas encore.

Mais nous avançons sur une pente dangereuse.

La mort d’un jeune homme, les vidéos de lynchages politiques, les discours de justification implicite ou de relativisation sont autant de signaux faibles qui, additionnés, dessinent un paysage inquiétant.

Une société qui ne sait plus réguler ses conflits par la parole finit toujours par les régler autrement.

Retrouver le sens du réel

La barbarie ne vient pas seulement de la rue. Elle vient du refus du réel.

Refus de voir la fragmentation.
Refus de reconnaître l’exaspération mutuelle.
Refus d’admettre que l’accumulation des haines nourrit une dynamique autonome.

Si chacun continue à vivre dans sa bulle, à considérer l’autre comme irrécupérable, à alimenter la radicalité comme un carburant identitaire, alors oui, l’escalade deviendra probable.

Le vivre ensemble n’est pas un slogan. C’est une discipline.

Et aujourd’hui, cette discipline s’effondre.

La question n’est pas de savoir qui a commencé. La question est de savoir si quelqu’un veut encore arrêter.

Parce qu’une civilisation ne meurt pas seulement d’attaques extérieures. Elle peut aussi se dissoudre dans ses propres fractures.

La barbarie ne surgit pas toujours avec fracas. Elle s’installe d’abord dans les esprits.

Et c’est là qu’elle devient irréversible.

YV

 breizh-info.com 

En complément :

https://www.polemia.com/meurtre-de-quentin-la-guerre-civile-qui-vient

. Javier Gil Guerrero, historien, sur l’Iran : « C’est le moment le plus délicat de l’histoire de la République islamique, et ils en sont conscients »

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
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#webtube : Javier Gil Guerrero est titulaire d’un doctorat en histoire de l’université de Navarre et enseigne actuellement les relations internationales à l’université Francisco de Vitoria. Spécialiste de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient et de l’histoire contemporaine de l’Iran, il est l’auteur de The Carter Administration and the Fall of Iran’s Pahlavi Dynasty (L’administration Carter et la chute de la dynastie Pahlavi en Iran) et de La sombra del Ayatolá. Una historia de la República Islámica de Irán (L’ombre de l’ayatollah. Une histoire de la République islamique d’Iran).

Notre confrère Álvaro Peñas l’a interviewé pour The European Conservative, traduction par nos soins.

Comment définiriez-vous le régime iranien ?

Javier Gil Guerrero : Il s’agit d’un régime autoritaire, cela ne fait aucun doute, mais à certains égards, il est indescriptible. Nous avons un parlement et un président élus directement par le peuple, un guide suprême, le Conseil des gardiens, l’Assemblée des experts… toute une série d’institutions qui assurent l’équilibre des pouvoirs au sein de l’appareil étatique, mais le peuple ne peut choisir que parmi un nombre très limité de candidats autorisés par le régime. Ces élections ne sont pas libres et la véritable opposition ne peut y participer.

Au cœur du système se trouve le guide suprême, une fonction à vie, dont il y a eu deux titulaires : Khomeini, jusqu’à sa mort en 1989, et Khamenei, depuis lors. Et c’est le guide suprême qui fait pencher la balance d’un côté ou de l’autre, qui soutient telle ou telle faction, qui accorde plus de liberté électorale ou la restreint. Ce qui est frappant dans ce système, c’est que les débats et les affrontements entre les factions au sein du régime se déroulent dans les médias, ce qui est impensable en Chine, par exemple. Cela crée une image confuse de l’endroit où se trouve réellement le pouvoir, mais la clé est le guide suprême, qui décide de ce qui peut et ne peut pas être fait à un moment donné.

Ainsi, lorsque nous entendons dire que l’Iran a élu un président ouvert d’esprit, cela ne signifie pas grand-chose.

Javier Gil Guerrero : Lorsqu’un président est élu, il est parfois qualifié d’« ouvert d’esprit », de « réformiste », de « modéré » ou de « pragmatique ». Au cours des 30 dernières années, il y en a eu trois : Khatami, Rouhani, bien qu’il ne l’ait pas été entièrement, et Pezeshkian. Au final, c’est une histoire d’impuissance, car les gens placent en eux l’espoir d’élargir le cadre des libertés, d’assouplir l’appareil répressif de l’État et de se rapprocher des États-Unis et de l’Occident, espoirs qui ne se réalisent pas. Cependant, ce sont des réformistes sous la tutelle du régime et il ne faut pas les confondre avec la véritable opposition. Ils ne cherchent pas à détruire la République islamique, mais à la rendre plus efficace à long terme.

La raison des manifestations qui secouent actuellement l’Iran est en grande partie due à l’incapacité du régime à résoudre des problèmes tels que la pénurie d’eau, tout en cherchant à devenir une puissance mondiale.

Javier Gil Guerrero : L’Iran ressemble un peu à la Russie en ce sens qu’il tente de créer un empire au-delà de ses moyens économiques. Il projette une image très forte vers le monde extérieur, mais l’économie et le système lui-même ne sont pas préparés au rôle mondial auquel il aspire. L’Iran a tenté de projeter une hégémonie au-delà de ses moyens parce que c’est un système miné par la corruption, la mauvaise gestion économique et les fuites de toutes parts : coupures d’électricité, sécheresses, manque de compétitivité, inflation galopante, etc. Il est vrai que de nombreux problèmes économiques ont été exacerbés par la politique de pression maximale de Trump, mais cette politique n’est pas la cause profonde de ces problèmes, et l’Iran n’a jamais retrouvé la croissance économique dont il bénéficiait pendant les années du Shah.

À l’exception du cas de Masha Amini, ces manifestations ont généralement une origine économique : coupures d’électricité, réduction des subventions sur le diesel ou inflation. Mais au final, l’important est que ces manifestations ne restent pas au niveau économique, mais finissent par faire boule de neige, prenant des revendications politiques et des appels au changement de régime. Le peuple iranien ne voit aucun avenir pour lui-même ou pour son pays, et estime que la République islamique est idéologiquement et administrativement épuisée.

Quelle est la cause des problèmes économiques chroniques de l’Iran ?

Javier Gil Guerrero : Il y a une certaine incompétence économique, mais aussi un manque de volonté politique. De nombreux secteurs ont profité de cette économie clientéliste, basée sur la contrebande et marquée par le népotisme, et ils craignent une économie plus libéralisée. C’est pourquoi des intérêts ont été créés, tels que ceux des Gardiens de la révolution ou des fondations religieuses, qui sont finalement toxiques pour l’économie du pays. Cela a conduit à la destruction du tissu industriel privé et à la croissance d’un tissu industriel parallèle, essentiellement parapublic, qui n’a aucun intérêt à créer une économie compétitive ou ouverte.

Vous avez mentionné tout à l’heure les manifestations autour de Masha Amini, qui a été tuée pour ne pas avoir porté son voile « correctement ». Selon certaines informations, le voile ne serait plus obligatoire en Iran. Est-ce vraiment le cas ?

Javier Gil Guerrero : Après la mort de Masha Amini, le régime, toujours aussi astucieux, a compris que la situation pouvait dégénérer et qu’il serait sage d’assouplir quelque peu les normes sociales. Cela ne signifie pas la fin de l’appareil juridique qui oblige les femmes à porter le voile, mais plutôt que, ces dernières années, il n’a pas été appliqué avec la sévérité dont il a fait preuve pendant des décennies. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’un changement d’opinion de la part des autorités, mais simplement d’une mesure visant à réduire la frustration et la lassitude de la population. L’ensemble de l’appareil répressif et la législation sont toujours en place, mais afin d’éviter une escalade des protestations, la police des mœurs n’est plus aussi rigoureuse et véhémente qu’auparavant. Bien sûr, tout cela pourrait changer dès que le régime reprendra le contrôle de la situation.

Il faut comprendre que l’une des raisons de la longévité du régime est qu’il a très bien géré le timing et [joue] de la politique étrangère et intérieure comme d’un accordéon. Lorsqu’il le juge opportun, il accorde plus de libertés et s’ouvre au monde extérieur, et à d’autres moments, il fait exactement le contraire.

Malgré la répression brutale du régime, il a fallu trois semaines aux Nations unies pour convoquer une réunion du Comité des droits de l’homme, et une grande partie de la société occidentale semble indifférente à ce qui se passe. Quelle en est la raison, selon vous ?

Javier Gil Guerrero : En général, la gauche occidentale éprouve une sympathie naturelle pour la République islamique en raison de son discours anti-mondialisation, anti-américain, antisioniste, anticapitaliste et antilibéral. Toute cette rhétorique et cette propagande sont chargées d’images qui sont essentiellement très gauchistes. La contradiction concernant la situation des femmes, des homosexuels et des minorités demeure en Iran, et, pour le bien commun, la gauche choisit de l’ignorer.

Les États-Unis déploient des forces militaires et Israël appelle à la chute du régime, mais des négociations sont en cours. Pensez-vous qu’il soit possible que la République islamique cède à la pression et parvienne à un accord avec les États-Unis ?

Javier Gil Guerrero : La République islamique d’Iran est, au fond, un acteur rationnel ; ce ne sont pas des fanatiques prêts à se sacrifier. Toute cette rhétorique qui effraie tant l’Occident, selon laquelle un pays serait prêt à se sacrifier et à déclencher une apocalypse s’il était attaqué, n’est rien d’autre qu’une stratégie. La réalité est que lorsque l’Iran a été attaqué, rien de tel ne s’est produit. Pensez à l’époque où Reagan a lancé l’opération Praying Mantis et coulé une partie de la flotte iranienne, lorsque Trump a ordonné l’élimination de Soleimani, ou lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué les installations nucléaires iraniennes. À tous ces moments-là, l’Iran ne s’est pas comporté comme l’État islamique et n’a pas embrassé le martyre. La République islamique a montré que si, pour survivre, elle se trouve entre le marteau et l’enclume et doit négocier avec le « Grand Satan », elle est prête à le faire. Pendant la guerre avec l’Irak, elle a acheté de nombreuses armes à Israël et aussi secrètement aux États-Unis. À l’époque, il n’y avait aucun problème à conclure des accords avec les ennemis d’Allah.

L’erreur dans ces négociations, selon les informations qui filtrent, est qu’elles semblent se concentrer sur le programme nucléaire. Je crains que l’Iran, pour survivre, n’offre des concessions importantes, mais après les bombardements américains et israéliens, ce programme est gravement endommagé.

Ce qu’ils ne semblent pas prêts à abandonner, c’est le programme de missiles balistiques et le soutien aux milices par procuration en Irak, au Liban et au Yémen, qui sont les points d’intérêt pour Israël. Si Trump ne se préoccupe que du programme nucléaire, il répétera l’erreur d’Obama, qui a également ignoré les missiles balistiques et l’aventurisme militaire.

En cas d’intervention, pourrait-on assister à une répétition du modèle vénézuélien, c’est-à-dire permettre au régime de survivre et de démanteler progressivement son appareil répressif, en s’orientant vers une sorte de transition, ou y a-t-il un risque de guerre civile ?

Javier Gil Guerrero : Il s’agit de deux sociétés, cultures et idéologies différentes, donc un résultat similaire n’est pas possible. Je pense que la République islamique est à son niveau le plus faible et le plus vulnérable depuis l’invasion de Saddam Hussein en septembre 1980. C’est le moment le plus délicat de ses 47 ans d’histoire, et ils en sont conscients. Ils craignent beaucoup une opération américaine visant à déstabiliser l’appareil d’État et que cela, combiné aux manifestations, provoque l’effondrement du régime. La question est de savoir s’il existe quelqu’un capable de combler le vide du pouvoir une fois que la République islamique aura implosé. Il est vrai que la figure du prince héritier, Reza [Pahlavi] Shah, jouit d’une certaine légitimité parce qu’il est le fils de son père et que l’héritage de ce dernier a été largement réévalué en Iran ces dernières années, les gens regardant avec nostalgie les années 1960 et 1970. C’est une figure qui se situe au-dessus de la politique et qui pourrait jouer le rôle d’arbitre dans une transition. Le problème est qu’il vit hors d’Iran depuis 47 ans et qu’il ne dispose pas de l’infrastructure ni de l’organisation nécessaires dans le pays pour prendre le contrôle du gouvernement.

En ce qui concerne la possibilité d’un scénario similaire à celui de la Libye ou de la Syrie, je pense que la République islamique joue avec l’idée « c’est nous ou le chaos ». Cependant, j’ai du mal à imaginer un tel scénario, car contrairement à l’Irak, au Yémen ou à la Syrie, l’Iran est un État qui a conservé plus ou moins ses frontières actuelles depuis des siècles, et la tradition historique de l’identité et du gouvernement iraniens remonte à 2 500 ans. Il est vrai qu’il existe une menace provenant des minorités ethniques et linguistiques à la périphérie de l’Iran et qu’en cas d’effondrement institutionnel, celles-ci pourraient tenter de revendiquer leur indépendance ou leur autonomie, mais la société iranienne est beaucoup plus cohésive que celle d’autres pays du Moyen-Orient.

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