. 1 000 milliards pour casser du Russe : Merz veut-il sa revanche sur Barbarossa ?


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°° WEBTUBE : À croire que la russophobie est gravée dans l’ADN des Teutons ! Ils sont tous devenus fous. Merz, Macron, Starmer, Tusk, tous sont fous à lier. La russophobie qui envahit l’Europe est porteuse de guerres suicidaires. Merz veut engager 1000 milliards sur dix ans en armements et infrastructures. Il en a les moyens mais il se trompe d’ennemi. L’ennemi de l’Europe, c’est l’islamisme.

Le réarmement de l’Allemagne n’a jamais été bon signe pour l’Europe, mais quand ils survient en pleine hystérie collective antirusse, cela annonce des lendemains tragiques.

Comme quoi, la réunification allemande a été la pire des décisions post-URSS. Elle n’a fait que stimuler l’esprit de revanche chez les nostalgiques de l’Allemagne nazie, plus nombreux qu’on ne le croit.

Pourquoi avoir fait une fleur au pays inventeur des chambres à gaz ? Je me le demande. Ce pays restera le plus grand criminel de l’Histoire pour avoir planifié l’extermination d’un peuple à l’échelle industrielle. Le monde a oublié un peu vite ce génocide barbare.

Les Allemands restent un peuple dominateur, belliqueux et dangereux. Après la domination économique de l’UE, Berlin se pose en leader du projet « Réarmer l’Europe », mais avec un seul ennemi : la Russie. Voici ce que déclare Merz, qui n’a pas encore pris ses fonctions de chancelier. Comme Macron, il surfe sur la peur.

« La guerre de Poutine est dirigée non seulement contre l’Ukraine mais contre l’Europe. Mais c’est aussi une guerre contre notre pays, quotidienne, avec des attaques contre nos réseaux de données, la destruction de lignes d’approvisionnement, des incendies criminels, des meurtres commandités au cœur de notre pays, de l’espionnage, des campagnes de désinformation… Contre ces attaques, nous allons nous défendre avec tous les moyens à notre disposition dans les décennies à venir »

https://www.lopinion.fr/international/merz-justifie-laugmentation-des-depenses-de-lallemagne-en-raison-de-la-guerre-contre-leurope-de-poutine

Medvedev lui a répondu dans son style habituel :

« Le futur chancelier Merz a évoqué la guerre d’agression que la Russie mène quotidiennement en Europe, sous forme d’incendies criminels, de meurtres commandités, de vandalisme et de désinformation. Il n’a pas encore travaillé un jour et il ment déjà comme Goebbels. Oui, c’est exactement le genre de guerre que votre pays nazi, Merz, a menée contre le nôtre en 1941-1945. On sait comment cela s’est terminé victorieusement. Tu commences mal, Fritz ! Et j’espère que tu finiras aussi bien… »

Rappelons à ce fou furieux de Merz que si Berlin, tout comme Paris, avait respecté les accords de Minsk, il n’y aurait jamais eu de guerre. L’agresseur, c’est avant tout Kiev qui persécute les Russes du Donbass depuis 2014, avec le soutien de Berlin et de Paris. Si Merz feint de l’ignorer, Merkel l’a reconnu publiquement.

Quant à la destruction de NordStream 2, tout le monde sait très bien que Poutine n’y avait aucun intérêt. Mais le Tsar a le dos large. Il est même responsable du réchauffement climatique ou de la disparition des abeilles.

Les euromondialistes sont de dangereux russophobes, prêts à faire la guerre à la Russie blanche et chrétienne, qui combat le wokisme, les folies LGBT et défend les valeurs conservatrices, dont la famille traditionnelle, pilier essentiel d’une nation.

Seul le Premier ministre hongrois Viktor Orban a les idées claires

Son veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE est parfaitement justifié. L’Ukraine, pays mafieux et corrompu, qui a détourné des milliards de l’aide occidentale, sera le tombeau de l’UE.

Non seulement ce pays nous ruine, mais il nous entraîne dans la guerre contre Moscou, parce qu’une poignée de fous furieux veut en découdre avec ce pays invincible.

Orban refuse la guerre, car il sait que l’UE la perdra et finira anéantie :

« L’Europe doit soutenir les efforts du président américain pour établir la paix plutôt que de s’engager dans des aventures militaires. Ce n’est qu’alors que la paix viendra. »

L’arrogance de Zelensky qui veut imposer sa loi est insupportable. Qu’il rende au peuple ukrainien tous les millions volés sur le dos du contribuable occidental. Sa fortune colossale, il l’a bâtie sur le dos des millions de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins, tous sacrifiés  en pure perte. Et l’Occident se tait car tout ce joli monde a été bien servi avec de juteuses rétrocommissions. Les Rapetou sont légion.

100 milliards se sont évaporés en trois ans. Mais l’aide se poursuit car tout le monde y trouve son compte, sauf le contribuable occidental. Il parait que nous défendons les valeurs occidentales et que l’Ukraine est notre rempart contre l’Ours russe !

Nous défendons aussi la démocratie, c’est à dire un régime mafieux antirusse mis en place par un coup d’Etat de la CIA en 2014. Ca vaut bien 400 milliards de soutien !

Et rappelons aussi que nos élites défendent l’intégrité des frontières d’un Etat souverain. Mais on ne les entend pas sur le dépeçage de la Serbie ou sur  la partie Nord de Chypre illégalement occupée par les Turcs depuis 1974.

Tout cela n’a que trop duré. La tragédie et les mensonges ça suffit. La guerre pour sauver un régime pourri, on n’en veut plus.

Quant à Merz, il devrait se souvenir que l’opération Barbarossa s’est soldée par la perte de 3,2 millions de soldats engloutis dans les steppes russes. Est-il prêt à en aligner autant pour tenter la revanche ? Un peu de sérieux et de bon sens en Europe ne seraient pas superflus.

Les peuples européens veulent la paix, d’autant plus que l’Occident a systématiquement perdu toutes ses expéditions coloniales depuis 1945.

Cet Occident qui prétend représenter le camp du Bien a tout fait pour provoquer une guerre fratricide et l’attise quotidiennement depuis trois ans. Mais comme toujours il est dans le camp des perdants.

Terminons avec une énormité proférée par Macron, champion toutes catégories de l’endettement perpétuel. Une fois de plus il ment et trompe le peuple

« L’Union européenne a un sous-endettement par rapport aux Etats-Unis d’Amérique qui nous donne beaucoup d’espace »

Il feint d’oublier que la dette américaine est financée par toute la planète grâce au privilège du dollar qui domine 70 % du commerce mondial.

Rappelons que la dette française dépasse 3 400 milliards et que les intérêts dus à nos créanciers atteignent 60 milliards en 2025, en hausse constante.

C’est deux fois plus que notre maigre croissance.

Quand Macron partira, il nous laissera une ardoise de 4 000 milliards, avec un fardeau annuel de 70 milliards d’intérêts. Du jamais vu depuis 1945

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. La chanson du jour, Blackfield – Blackfield *


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°° WEBTUBE : Quelle belle chanson, malheureusement un peu courte. Je pense qu’on aurait pu développer un peu plus le thème. A part cela cette chanson est réussie. J’aime toujours quand l’instrumentation d’une chanson à elle seule peut me provoquer des émotions. C’est la cas ici !

°° WEBTUBE : What a beautiful song, unfortunately a bit short. I think the theme could have been developed a little more. Other than that, this song is a success. I always like it when the instrumentation of a song alone can provoke emotions in me. This is the case here!

. L’actrice Émilie Dequenne meurt à 43 ans d’un cancer rarissime


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°° WEBTUBE : Âgée seulement de 43 ans, l’actrice Émilie Dequenne est décédée ce dimanche 16 mars à l’hôpital Gustave Roussy, dans le Val-de-Marne, au terme d’un long combat contre un cancer particulièrement agressif, mais aussi très rare.

Quel mystère.

L’Internaute :

Âgée seulement de 43 ans, l’actrice Émilie Dequenne est décédée ce dimanche 16 mars à l’hôpital Gustave Roussy, dans le Val-de-Marne, au terme d’un long combat contre un cancer particulièrement agressif, mais aussi très rare.

Émilie Dequenne est morte. Son décès est survenu dimanche 16 mars 2025. L’actrice belge s’est éteinte dans une chambre de l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Elle était âgée de seulement 43 ans. Émilie Dequenne souffrait depuis de longs mois d’un cancer du système endocrinien. Un corticosurrénalome qui touche seulement une à deux personnes sur un million d’habitants par an en France. Alors que son décès a provoqué une véritable onde de choc dans l’Hexagone, et plus particulièrement dans le petit milieu du 7e Art, ses proches ont annoncé ce lundi que ses obsèques se tiendront dans une dizaine de jours, le 26 mars, à 15h30. Elles auront lieu au crématorium du Père-Lachaise. Sa famille a d’ores et déjà demandé à ce qu’aucune fleur ou couronne ne soit achetée. Elle a en revanche lancé un appel aux dons. L’argent récolté sera reversé à la recherche contre le cancer.

L’interprète de Rosetta dans le film éponyme des frères Dardenne ne faisait pas un secret de sa maladie. Émilie Duquenne avait annoncé l’arrivée du cancer dans sa vie en octobre 2023 dans un message posté sur Instagram : « Depuis la mi-août, où j’ai subi une lourde opération en urgence, je continue à me soigner. Ce n’est pas tous les jours facile, mais je suis déterminée à vaincre ce cancer rare qui a décidé de venir bouleverser ma vie. Je ne me laisserai pas faire », avait-elle assuré. Et le temps lui a d’abord donné raison : quelques mois plus tard, en avril 2024, l’actrice annonçait être en rémission.

Le cancer avait cependant regagné du terrain en décembre dernier plongeant l’actrice multirécompensée dans la rechute. Émilie Dequenne avait fait part de son état sur TF1 prévenant qu’avec cette maladie de plus en plus agressive elle ne vivrait « pas aussi longtemps que prévu ». La Belge faisait contre mauvaise fortune bon cœur en gardant le sourire sur ses réseaux sociaux, mais restait lucide : « On ne parlera jamais de guérison. »

Une chance sur un million, c’est jouer de malchance.

Quel facteur pourrait l’expliquer ?

Les gens se posent beaucoup de questions et personne n’a la réponse.

. USA: le retour de la forteresse America par Charles et Emmanuelle Gave


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°° WEBTUBE : Au travers cette vidéo, Emmanuelle et Charles vous expliquent ce qui se passe dans le monde depuis que Trump a été élu à la tête des Etats-Unis. Pas de langue de bois dans cette vidéo à la différence des médias « mainstream ».


02:24
le gouvernement Mondial 06:16 qu’est ce que l’Empire? 08:13 America first 14:00 L’UE a eté crée par qui? 18:32 Le NASDAQ en ce moment 23:21 les magnificient seven 24:00 une récession au USA? vraiment? 36:00 L’écroulement de toutes les sociétés ONG 54:00 Pourquoi les marchés laissent passer la dette à chaque fois?

. Le profil très inquiétant du violeur présumé de Claire


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°° WEBTUBE : « L’instruction est enfin terminée… Mon agresseur va être jugé devant la cour criminelle. » Ce 20 mars, Claire Geronimi est mitigée. D’un côté, la jeune femme se dit « soulagée de voir que son dossier avance ». Seize mois après le terrible viol qu’elle a subi dans le hall de son immeuble, elle vient d’apprendre que son agresseur présumé, un clandestin sous OQTF, allait être renvoyé devant une cour criminelle pour viols commis sous la menace d’une arme et viols en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes. De l’autre, explique-t-elle, « c’est frustrant de voir qu’il faut autant de temps pour boucler une instruction alors que le suspect avait avoué les faits ». Si aucune date de procès n’a, pour l’heure, été fixée – au grand damn de Claire -, l’enquête a déjà permis d’éclairer le profil très inquiétant du suspect.

11 mentions sur son casier judiciaires

Les éléments révélés par Le Figaro dressent le portrait d’un homme dont la violence était malheureusement connue de tous. Né à Bangui (Centrafrique), Jordy G. arrive en France en 2009. D’abord logé chez un oncle, il est rapidement confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) et placé dans une famille d’accueil après une violente dispute. Déjà, ses proches le décrivent comme agressif. A 13 ans, il est accusé d’avoir agressé sexuellement et violé une jeune fille du même âge. Entre octobre 2011 et octobre 2012, il se serait introduit plusieurs fois dans la chambre de l’adolescente et lui aurait imposé des attouchements et pénétrations. Entendue dans le cadre de l’instruction du viol de Claire, la jeune fille a récemment déposé plainte contre son agresseur. Fin 2012, Jordy G. est ensuite envoyé dans un foyer. Là, il aurait agressé sexuellement une autre adolescente. La victime décide de porter plainte mais l’affaire est classée sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée ».

Son oncle, une mère de famille d’accueil, des experts psychologiques… Tous confirment la dangerosité du ressortissant centrafricain. « Un expert souligne même que son cas relève du pénal et non de l’éducatif » rappelle Claire, indignée. Et par onze fois, Jordy G. comparait devant les juges pour des affaires de violences, menaces, ports d’armes et stupéfiants. Pour autant, l’homme, visé par trois OQTF, se promène libre en France dans les rues de Paris en novembre 2023.

À ce sujet — Violée par un migrant, Claire dénonce auprès de BV l’inaction de l’État

Et le 11 novembre 2023, Jordy G., alors sans domicile fixe et sans profession, suit Claire dans le hall de son immeuble, dans un quartier cossu de la capitale, et la viole en la menaçant d’une lame artisanale. Un peu plus tôt dans la journée, l’individu avait déjà violé une autre jeune femme. Interpellé quelques heures plus tard, il finit par reconnaitre le viol de Claire et explique avoir été « en manque » sur le plan sexuel. Placé en détention provisoire, il continue de faire parler de lui. En décembre 2023, le Centrafricain est ainsi condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour violence et agression sexuelle sur une surveillante pénitentiaire. Au cours de l’année 2024, il se fait remarquer pour des faits de violences, menaces, crachat contre des gardiens, début d’incendie dans sa cellule, exhibition sexuelle, propos à connotation sexuelle…

« Un traumatisme de plus »

« Apprendre tous ces éléments, forcément ça remue…, confie Claire, contactée par BVIl y a plein de signes qui montrent sa dangerosité, il a été condamné par le passé. La justice n’a pas du tout surveillé ce profil violent ». « Pour une victime, c’est forcément très compliqué d’accueillir tous ces éléments » poursuit la jeune femme qui dénonce « une justice totalement laxiste ». D’autant plus qu’avec son association Éclats de femmes, qui vient en aide aux victimes, Claire est toujours confrontée à des agresseurs aux « profils similaires ». Que fait la justice ?

La jeune femme dénonce également l’inaction de l’État sur les OQTF et les dysfonctionnements dans l’instruction. « Ces seize mois ont été extrêmement éprouvants. J’ai parfois eu l’impression d’être sur le banc des accusés. Je comprends qu’il y ait des procédures à respecter, mais il faudrait sûrement un peu plus d’humanité dans le traitement de ces dossiers » souligne la nouvelle vice-présidence du parti d’Eric Ciotti (UDR) qui regrette les expertises intrusives et le manque de tact des autorités. « Ça peut être un traumatisme de plus pour les victimes » ajoute celle qui depuis son agression, est passée par le burn-out, la perte d’un emploi et les difficultés avec l’administration pour faire reconnaître son statut de victime.

Aujourd’hui, Claire redoute et attend le procès de son agresseur. « J’espère qu’il écopera de la peine maximale » conclut-elle.

Clémence de Longraye, dans BV

. Trump a jeté Macron dans un piège redoutable ! 


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°° WEBTUBE : Mais que nous fait Macron ? Un gros délire ! Je ne sais pas où va la France mais ce qui est sûr : elle fonce dans le mur sans « airbag »

. La facture salée d’Autolib’, dernier cadeau d’Hidalgo aux Franciliens


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°° WEBTUBE : « Changeons le système, pas le climat. » C’était le slogan écolo inscrit sur le capot des petites voitures grises, ces électriques en libre-service qui devaient nous changer la vie : les Autolib’. Lancé en 2011 par Bertrand Delanoë, qui se vantait d’inaugurer là « une première mondiale », le service Autolib’ s’est arrêté à Paris le 31 juillet 2018, la mairie de Paris rompant le contrat qui la liait au groupe Bolloré jusqu’en 2023. Comme il faut un coupable, on l’a accusé de mauvaise gestion, n’ayant « pas trouvé son modèle économique dans la capitale », disait pudiquement l’entourage d’Anne Hidalgo. Comme nous l’écrivions alors ici, « avec un déficit cumulé de 300 millions d’euros, dont 233 revenaient aux communes au terme du contrat », la facture allait être salée. Sept ans plus tard, la Justice vient de trancher : les communes vont devoir payer. Et cher.

Le vandalisme m’a tuer

Pas question, pour les écolos parisiens, de se remettre en question. Pas question de s’interroger sur ces autres fiascos nommés Vélib’, le héros malchanceux du « vélo-partage », et la très éphémère Zity, petite voiture verte de Renault Mobilize, elle aussi en « auto-partage ». Fin de la plaisanterie le 15 janvier 2024. Comme l’écrit alors Le Parisien, « face à un nombre croissant d’incivilités, mais aussi de manque de maintenance, la start-up Zity vient d’annoncer qu’elle quittait la capitale ». Et d’expliquer, alors : taux de dégradation de 72 % supérieur aux autres villes, mauvaise qualité du service et absence de maintenance. Comme pour les Autolib’ et les Vélib’, en somme.

Pour celles qui pouvaient encore rouler, les Autolib’ ont fini dans la zone industrielle de Romorantin-Lanthenay, sur le parking des anciennes usines Matra Automobile, espérant trouver à la campagne une seconde vie plus paisible.

Mais aujourd’hui, il faut régler les dettes, et ce sont les banlieusards qui vont s’y coller. Au terme de sept années de procédure, la Justice a rendu son verdict le 21 février dernier : il faut payer au groupe Bolloré les 75,5 millions d’euros d’indemnités qui lui sont dues. Sommes à répartir entre les communes adhérentes du syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM), rebaptisé aujourd’hui Agence métropolitaine des mobilités partagées.

À ce sujet — Vandalisme partagé : après Autolib’ et Vélib’, Zity jette l’éponge

Déjà endettées par le cataclysme des émeutes de 2023, les communes prises à la gorge

Sachant que le couperet tomberait, le syndicat avait déjà provisionné, entre 2019 et 2023, une partie des sommes, mais il reste 43 millions à trouver avant le 25 avril 2025. Les sommes sont colossales, pour des communes dont les finances sont parfois durablement plombées par le coût des émeutes de 2023, et le recours entrepris devant le Conseil d’État ne sera de toute façon pas suspensif, nous dit Le Parisien.

On lit ainsi que la facture sera soit réglée intégralement aujourd’hui, soit échelonnée sur cinq ans avec des intérêts complémentaires. La dette, fonction du nombre de stations Autolib’ qui avaient été installées sur la commune, s’élève au moins à 38.640 euros par station. En tête, Nanterre : 1,275 millions d’euros, 2,6 millions pour le territoire de Grand Paris Seine Ouest (GPSO, huit villes) ; en Seine-Saint-Denis, Drancy doit verser 548.000 euros, Saint-Ouen 463.000, Saint-Denis 126.000, Bagnolet 253.000. Dans le Val-de-Marne, c’est 380.000 euros pour Alfortville, 210.000 à Fontenay-sous-Bois et 800.000 pour Créteil…

Manuel Aeschlimann, actuel maire LR d’Asnières, ne décolère pas : « La facture d’Autolib’ est le dernier cadeau que nous a laissé la municipalité socialiste », dit-il au Parisien. Il n’était pas aux manettes lorsque la commune a adhéré au syndicat d’autopartage. Créé, au départ, autour d’une quinzaine de collectivités, celui-ci a été rapidement étendu à 412 communes, cela, d’une manière qui n’a pas manqué d’alerter la Cour des comptes.

Dans son rapport de 2019 – au lendemain de la mort d’Autolib’ –, celle-ci dénonçait « la gouvernance dominée par la mairie de Paris », le « périmètre d’adhésion et d’intervention étendu sans tenir compte des services rendus ni de l’évolution institutionnelle en Île-de-France », de même que « des règles de fonctionnement confuses » et, au bout du compte, « un établissement public à la nature incertaine ».

Non contente d’entraver la circulation des Franciliens sur le périphérique et de vouloir leur interdire de pénétrer dans Paris intra-muros, Anne Hidalgo leur laisse, comme aux Parisiens eux-mêmes, une dette abyssale en guise de cadeau d’adieu.

Marie Delarue, dans BV

. Contre les ZFE : une offensive parlementaire et une pétition


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°° WEBTUBE : Progressivement mais sûrement, la fronde engagée contre les zones à faibles émissions (ZFE) monte en puissance. Le 18 mars, le député RN du Gard, Pierre Meurin, s’est fendu d’une question au gouvernement pour en demander l’abrogation, profitant de l’occasion pour relayer une pétition parlementaire lancée par Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, désormais associé dans ce combat à l’écrivain Alexandre Jardin, fondateur du mouvement protestataire Les Gueux.

À ce sujet — ZFE : Alexandre Jardin nous raconte comment il a soulevé Les Gueux

Des premières victoires prometteuses

BV avait signalé, le 13 février dernier, que les anti-ZFE avaient déjà remporté une première victoire. Laurent Jaoul, maire sans étiquette de Saint-Brès, avait réussi à entraîner ses collègues de la métropole montpelliéraine pour faire pression sur le maire de Montpellier et obtenir finalement un moratoire sur la ZFE locale. Le 3 mars, c’est à Bruxelles que les anti-ZFE gagnaient à distance et indirectement un nouveau combat. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, renonçait en effet aux très lourdes amendes qui auraient dû frapper les constructeurs automobiles ne respectant pas les niveaux d’émission de gaz carbonique prévus au calendrier de suppression progressive des véhicules thermiques. Un recul historique, justifié par un écroulement des ventes de véhicules électriques rendant impossible le respect des objectifs, et indispensable afin d’éviter que les pénalités encourues ne mettent la plupart des constructeurs européens en quasi-faillite sur un marché déjà très difficile.

Coup de frein à Strasbourg

Autant dire que la situation commence à se débloquer, comme le confirme Pierre Meurin à BV : « Des dérogations ont déjà été accordées par quelques collectivités, y compris Paris et Lyon. » Et l’exemple de Strasbourg est intéressant, puisque « les véhicules Crit’Air 3 auraient dû y être interdits au mois de janvier, mais finalement, ils ont repoussé cette mesure à 2027 et seuls les Crit’Air 4 et 5 restent concernés. » Pour le député du Gard, « ce sont des petits exemples, tout cela se fait à bas bruit, mais en fait, tout le monde a compris. D’ailleurs, je ne fais pas de débat télévisé pour une raison simple, c’est que je n’ai pas de contradicteur en face de moi. Les journalistes m’ont expliqué que plus personne ne veut venir défendre les ZFE sur un plateau télé. »

Pluie de PV en perspective

Aujourd’hui, dans toutes les ZFE, des amendes sont déjà prévues pour les contrevenants – 68 euros pour les véhicules légers (moins de 3,5 tonnes) et 135 euros pour les poids lourds – mais les verbalisations restent, semble-t-il, très rares. « En effet, c’est en 2026 que l’on va assister à un sérieux durcissement, puisque l’interdiction du Crit’Air 3 entrera en vigueur dans la plupart des agglomérations », prévient Pierre Meurin. « Mais surtout, on verra apparaître les radars à lecture automatique de plaques d’immatriculation. Et là, les effets réels des ZFE seront effectifs pour environ un tiers des Français, comme l’a justement fait remarquer Alexandre Jardin. » Et les particuliers ne sont pas les seuls touchés. « Les ZFE sont un vrai problème, pour les professionnels. J’en ai parlé avec des industriels, et notamment avec des représentants du BTP. Des milliers d’entreprises et artisans du BTP qui travaillent avec des camionnettes roulant au diesel qui ne pourront plus accéder aux chantiers. J’envisage, d’ailleurs, d’acquérir une camionnette et de la floquer « #StopZFE ». »

Une pétition à succès

Comme l’a bien noté le magazine Auto Moto, la pétition lancée par 40 millions d’automobilistes et Alexandre Jardin, et demandant l’abrogation des ZFE, « connaît un succès fou ». Lancée le 14 mars, elle a déjà recueilli plus de 22.000 signatures, à l’heure où nous écrivons. Le principe de cette pétition « parlementaire » est le suivant : dès 100.000 signatures, la pétition est mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale afin de gagner en visibilité. Et « la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut décider d’organiser un débat en séance publique sur une pétition ayant recueilli au moins 500.000 signatures, issues d’au moins 30 départements ». Se confiant à BV, Pierre Chasseray s’est réjoui des premiers résultats obtenus : « C’est le meilleur départ obtenu, jusqu’à présent, pour une pétition parlementaire. Et c’est d’autant plus encourageant que la procédure est spécifique : pour voter, il faut s’identifier via France Connect, ce qui peut rebuter nombre de pétitionnaires. » L’autre bonne nouvelle, ajoute le délégué général de 40 millions d’automobilistes, « c’est la rencontre avec Alexandre Jardin. Nous étions très seuls, quand nous avons commencé le combat contre les ZFE. Son arrivée nous a fait du bien et j’ai découvert quelqu’un d’exceptionnel, dont l’engagement est totalement désintéressé car il n’a rien à gagner. »

Prise de conscience

« J’ai beaucoup apprécié l’intervention de Pierre Meurin à l’Assemblée nationale et, au-delà, son engagement fort sur la question des ZFE. Il appelle à la prise de conscience et sur une proposition transpartisane, et cela, c’est vraiment bien », remarque Pierre Chasseray, qui rappelle être tombé d’accord, dans le passé, avec un parlementaire sur le fait que la solution au problème posé par les ZFE passe par le contrôle technique automobile : « Aujourd’hui, cet ancien sénateur est le ministre des Transport. J’ai confiance en Philippe Tabarot. Il doit, certes, tenir compte d’opinions divergentes au sein du gouvernement, car j’ai entendu les propos d’Agnès Pannier-Runacher, hier, et je n’ai pas de mots. Mais lui veut trouver une solution et ne se reniera pas. » Affaire à suivre, donc.

Etienne Lombard, dans BV

. Succès de Destin d’exception sur CNews : la Villiersmania ne faiblit pas


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°° WEBTUBE : « C’est moi qui essuie les plâtres », lâchait Philippe de Villiers, dans les premières secondes de l’émission Destin d’exception, ce mardi 18 mars à 21 heures, sur CNews. Cette première émission d’un nouveau format magazine sur la chaîne du groupe Canal+, avec la présence d’un public en plateau et la diffusion d’images d’archives, a allègrement enjambé l’étape de l’essuyage des plâtres. Animée par Sonia Mabrouk et consacrée à Philippe de Villiers, figure de CNews, elle signe une audience exceptionnelle. Entre 21h00 et 22h20, Destin d’exception a rassemblé 687.000 téléspectateurs de moyenne, selon Médiamétrie et Ozap, soit 3,7 % du public qui regardait la télévision. L’émission a culminé à 809.000 téléspectateurs, participant au feu d’artifice d’une journée folle. CNews affiche 4,7 % de part d’audience sur les quatre ans, et plus, ce mardi 18 mars, soit le… record de la saison ! La chaîne honnie par les élus LFI s’installe au rang de première chaîne d’information ce même jour, de première chaîne de la TNT et de cinquième chaîne nationale. Le tout assorti d’une cerise sur le gâteau : la chaîne signe le plus grand écart de son histoire avec sa poursuivante et ancienne leader du secteur, BFM TV.

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Une renaissance en trois temps

Ce mardi, CNews a donc profité des retombées d’un phénomène médiatique qu’elle a elle-même en partie contribué à construire et à peaufiner. Son nom ? Philippe de Villiers. Le Vendéen incarne, aujourd’hui, la figure du patriotisme, auréolée d’une dimension poétique ou romanesque : celle du conteur et de l’écrivain. Une figure appuyée sur les innombrables souvenirs et anecdotes d’un homme politique qui a longuement œuvré au plan national.

Les politiques profitent rarement d’une seconde carrière. L’histoire de Philippe de Villiers figure médiatique, c’est celle d’une renaissance qui s’est construite en trois temps. En 2010, Villiers laisse sa place de président du conseil général de la Vendée à un certain Bruno Retailleau. Contraint et forcé, après 22 ans de présidence succédant à 23 ans de mandat de conseiller général de la Vendée. Quatre ans plus tard, en 2014, Philippe de Villiers quitte Strasbourg : il en a terminé avec son dernier mandat de député européen. En 2018, il dissout son parti, le Mouvement pour la France, créé en 1994. C’en est fini : Villiers se retire de la politique sur la pointe des pieds, après une carrière nationale riche en débats, en combats, en succès et en échecs. Il approche des 70 ans, l’âge d’une retraite méritée. Villiers se replie sur le Puy du Fou, sa grande œuvre de jeunesse, dont il a laissé les rênes à son fils. Et entame une deuxième vie. Le tempérament de conteur qui avait fait le succès du Puy du Fou va construire un nouveau Villiers, un Villiers écrivain. Il a déjà signé de nombreux livres, plutôt politiques, sur l’Europe de Maastricht dont il fut un des rares à décrire très tôt la dangerosité et la perversité, sur la corruption, la Justice, l’islam ou le politiquement correct.

Débarrassé de son vêtement politique, Villiers prend un virage net, en 2012, avec la publication, chez Albin Michel, d’une biographie du Vendéen qui l’inspire depuis toujours : c’est Le Roman de Charette (Albin Michel). Il ouvre une veine qui fait la synthèse entre le conteur des spectacles du Puy du Fou et le héraut de la France éternelle, celle qu’on aime jusqu’au sacrifice suprême. Dans cette veine, le succès ira grandissant avec Le Roman de Saint LouisLe Roman de Jeanne d’ArcLe Mystère ClovisLa Valse de l’adieu ou Le Roman du Roi-Soleil. Une production intense entrecoupée de quelques essais plus politiques (J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, publié chez Fayard en 2019, ou Mémoricide, toujours chez Fayard en 2024).

Tout pour échouer

Lorsqu’il revient sur CNews, le 15 septembre 2023, avec une émission qui porte son nom (Face à Philippe de Villiers), le politique sans mandats est une valeur sûre, en librairie. Le patron de Canal+, Vincent Bolloré, a senti le potentiel du personnage. Le goût de la patrie revient dans le public, la mémoire aussi, la demande de clés de compréhension du passé est croissante. Villiers coche toutes les cases. L’émission Face à Villiers, cousue sur mesure, n’a d’équivalent sur aucune autre chaîne. Minutieusement préparée, elle fait la part de l’actualité, de l’histoire, des souvenirs et des récits historiques anciens. Elle a tout pour échouer : c’est un quasi-monologue, long (une heure…), sans débat, autour d’un personnage qui n’est plus jeune, ne représente pas tout à fait les idées branchouilles et s’est retiré de la politique depuis longtemps. Le succès est immédiat. Face à Villiers est une valeur sûre de la grille de CNews, avec 700 à 800.000 téléspectateurs à chaque édition.

Alors que les anciens papes de la mondialisation si sûrs d’eux – Alain Minc, Jacques Attali ou Bernard-Henri Lévy – font plonger les audiences avec une régularité de métronome dès qu’ils apparaissent à l’antenne, Villiers croule sous les invitations, séduit, intéresse, vend ses ouvrages par dizaines de milliers et fait salle comble à chaque déplacement en province. La Villiersmania fait rage. Au point que, pour lancer sa nouvelle émission, CNews a fait le choix de cette valeur sûre, unique en son genre. Ce succès en dit long sur l’évolution de l’opinion hexagonale.

Marc Baudriller, dans BV

. Guerre ou paix en Ukraine : Macron hors jeu


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°° WEBTUBE : Finalement, on ne sait pas grand-chose, de ce que se sont dit Trump et Poutine, mardi après-midi, sauf que la trêve n’est pas pour tout de suite. Le président américain a qualifié ces discussions de « difficiles ». On l’a connu plus loquace. Elles sont difficiles parce que, comme on dit aux échecs, le président russe a les blancs et que, sur le terrain, il dispose de toutes ses pièces maîtresses pour avancer sur l’échiquier diplomatique : région de Koursk en passe d’être reconquise, occupation de la centrale nucléaire de Zaporijjia, etc. Parce qu’il a pour lui le rapport de force militaire et qu’il ne joue pas dans la même « temporalité » que Trump : ce dernier est pressé, pas le maître du Kremlin. Mais les discussions vont se poursuivre dimanche, en Arabie saoudite. C’est un souhait de Trump : que ces négociations se tiennent hors de l’Europe afin de ne pas être « sous l’influence et les exigences des membres de l’Union européenne ». Le sort de l’Europe va se discuter hors d’Europe, qui plus est en Arabie saoudite, c’est-à-dire dans un pays qui, dans l’ancien monde, était un simple enjeu stratégique – pétrole oblige.

Quel symbole, quelle humiliation aussi !

À l’issue de la Première Guerre mondiale, le sort de l’Europe fut réglé, dans la foulée du traité de Versailles, par toute une série de traités secondaires, signés pour la plupart d’entre eux en France : à Saint-Germain-en-Laye, Neuilly, Trianon, Sèvres ou Paris. En 1973, les accords d’armistice entre les États-Unis d’Amérique et la République démocratique du Vietnam furent signés dans la capitale française. En 1995, les accords de Dayton, qui mettaient fin aux combats en Bosnie-Herzégovine, étaient formellement signés à Paris. En 1999, le château de Rambouillet, à l’initiative de Jacques Chirac, accueillait la conférence pour tenter de trouver un accord entre Serbes et indépendantistes kosovars – négociations qui échouèrent. Et, aujourd’hui, l’Arabie saoudite. Quel symbole, quelle humiliation aussi ! L’Europe, et notamment la France, en pointe du soutien à l’Ukraine, sont donc hors jeu.

À ce sujet — [POINT DE VUE] Macron chez les aviateurs : du grand spectacle !

À contretemps

Et l’on a le cruel sentiment que plus Macron s’agite, parle, parade – son show sur la base de Luxeuil, ce mardi 18 mars, avant de filer à Berlin pour rencontrer les chanceliers sortant et entrant, est presque caricatural -, plus notre sort semble nous échapper. Et l’on se demande si, depuis le début de cette guerre, la France et l’Union européenne n’ont pas été en permanence à contretemps de l’Histoire. Dernier contretemps : les annonces confuses concernant le « réarmement » de l’Union européenne. Confuses car il y a, à l’évidence, confusion entre le court et le moyen terme. Le moyen terme : c’est évident, avec le désengagement américain de l’Europe et la menace russe, l’effort de défense des pays européens doit être significativement augmenté. C’est l’affaire de cinq, dix ans, pas moins. Le court terme : c’est le règlement du conflit russo-ukrainien qui compte sans doute déjà des centaines de milliers de morts de part et d’autre. Mais les propos des dirigeants européens comme von der Leyen, sur ce plan de réarmement, entretiennent une confusion délétère dans les opinions publiques sur sa capacité à mettre fin au conflit. Un réarmement qui devrait, en toute logique, s’accompagner d’un réarmement moral que la distribution de kits de survie à la population ne suffira pas à amorcer. Bâtir une nation en armes ne relève pas de la même « temporalité » que celle, chez un banquier, pour opérer une fusion-acquisition. De la déclaration de Léon Gambetta, le 26 juin 1871 (« Que, pour tout le monde, il soit entendu que, quand en France un citoyen est né, il est né soldat »), à l’ordre de mobilisation générale du 1er août 1914 : quarante-trois ans, deux générations…

Retour vers le réel pour Macron ?

À contretemps, disions-nous. Ou à la remorque. On voit, en effet, que le discours de Macron évolue quelque peu, au fil du temps. 17 février 2023, un an après le début de l’invasion russe : « La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre. » 7 mars 2024 : un soutien à l’Ukraine « sans limites ». 14 mars 2024 : « Il n’y aura pas de sécurité pour les Français sans paix en Ukraine. Or, la paix en Ukraine, ce n’est ni la capitulation ni l’amputation de l’Ukraine. » 16 mars 2024 : « Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre. » Tout, c’est-à-dire ? 1er mars 2025 : « Il ne peut y avoir de paix juste et durable avec un abandon de l’Ukraine. » 17 mars 2025 : « Les armes doivent se taire. » Et ce 18 mars, à Berlin : « Les premières étapes se mettent en place, mais l’objectif doit rester le même. Avoir un cessez-le-feu mesurable et vérifiable, pleinement respecté, lancer des discussions de paix détaillées et complètes qui permettront d’avoir une paix solide et durable. » En deux semaines, on est passé d’une « paix juste et durable » à une « paix solide et durable ». Nuance, car ce qui est juste n’est pas nécessairement solide, et inversement. Si Trump réussit son coup – rien n’est moins sûr -, cette paix, au plan du droit international, tel qu’il prévalait jusque-là, sera forcément injuste. Le prix à payer pour que s’arrête le bain de sang. Alors, retour vers le réel, pour Macron ? Là aussi, rien n’est moins sûr…

Georges Michel, dans BV