. « À Bruxelles, plus personne n’écoute Macron ! » – Thierry Mariani

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#webtube : Tout est dans le titre. La France a perdu tout prestige et crédibilité au niveau international. Il nous faut vite un président soucieux du rayonnement de la France pour défendre nos intérets.

Source : Youtube – Tocsin

. Le cri de Francis Lalanne dans un monde en ébullition – Bistro Libertés & TVL

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#webtube : Auteur, compositeur, interprète mais aussi acteur, écrivain et poète : assurément Francis Lalanne est un artiste pluridisciplinaire. Mais pas seulement, c’est aussi un personnage engagé qui se sert de sa notoriété pour combattre le wokisme et les dérives du monde actuel. Il est politiquement inclassable. Il a la fibre sociale et écologiste.

Il est tour à tour candidat écologiste ou divers gauches comme en 2007 pour le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter. Son nom est associé aux grandes contestations de ces 10 dernières années. Les Gilets Jaunes pour lesquels il monte la liste Alliance Jaune aux européennes de 2019. Il qualifie de tyrannique, la politique sanitaire lors de la crise du COVID et appelle à la désobéissance civile. Aux législatives de 2022, il est candidat « animaliste, écologiste, souverainiste » de la liste « France Libre ». Il prend position publiquement pour appeler à une « union sacrée » contre Emmanuel Macron en faveur de Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle de 2022. Un président dont il souhaite la destitution. Ses prises de position sur le conflit Ukrainien dérangent également. En 2025, il se rend en Russie pour les commémorations du Jour de la Victoire. Pas de doute, c’est un artiste engagée que nous avons ce soir ! Régis Le Sommier, Béatrice Rosen, Martial Bild et Charbel Lakisse sont les sociétaires choisis par Eric Morillot pour ce premier « Bistro Libertés » de 2026. Une année qui commence comme 2025 avec toujours plus d’Europe, toujours moins de souveraineté, un monde régi de plus en plus par la violence et un Mercosur qui augure la faillite de nos agriculteurs en colère.

Source : Youtube – TVL

. La chanson du jour, This Never Happened Before – Paul Mc Cartney

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#webtube : Cette pépite romantique de Paul McCartney (tirée de Chaos and Creation in the Backyard en 2005) reste l’une de ses plus belles déclarations d’amour simples et touchantes… Et ce piano qui coule comme une évidence.
Un petit bijou sous-estimé qui donne envie de serrer quelqu’un très fort.

#webtube : his romantic gem from Paul McCartney (taken from Chaos and Creation in the Backyard in 2005) remains one of his most beautiful, simple, and touching declarations of love… And that piano playing flows so naturally.
A little-known gem that makes you want to give someone a big hug.

Source : Youtube – Weboomedia

. Mercosur : deux motions de censure pour quel avenir ? Le RN excédé

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#webtube : Le parti de Marine Le Pen compte revenir sur l’accord commercial s’il arrivait au pouvoir. Alors que le traité du Mercosur a été voté par le Conseil de l’Union européenne ce vendredi 9 janvier, le Rassemblement national annonçait la veille le dépôt de deux motions de censure, à Paris et à Bruxelles. Une opposition est-elle encore possible à l’accord de libre-échange ? Ce dernier pourra-t-il disparaître si le RN s’empare demain de l’exécutif ?

Le sort en est jeté, ou presque. Sans surprise, alors qu’Emmanuel Macron annonçait in extremis son vote contre, l’accord UE-Mercosur a été approuvé par les États membres de l’Union européenne à la majorité qualifiée.

Alors que les agriculteurs ont réussi leur coup de force en pénétrant dans Paris l’espace de 24h, à l’issue d’une journée sous haute tension, le Rassemblement national annonçait par la voix de Jordan Bardella le dépôt de deux motions de censure. « La France ne peut pas se contenter d’un simple vote « contre » le traité de libre-échange avec le Mercosur » a déclaré Marine Le Pen alors que le président de son mouvement dénonce l’attitude du chef de l’État : « En prétendant aujourd’hui s’y opposer, après des années de négociations sans jamais défendre les intérêts français, il tente une manœuvre de communication aussi tardive qu’hypocrite ». « Cette mise en scène est une trahison des agriculteurs français qui subiront directement les conséquences de cet accord » a ajouté  Jordan Bardella en annonçant « le dépôt de deux motions de censure : à l’Assemblée nationale contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen. »

« Ce gouvernement pratique l’enfumage »

La France Insoumise a annoncé elle aussi le dépôt d’une motion de censure. « Nous sommes le parti qui a dénoncé le traité le plus tôt » rappelle auprès de Boulevard Voltaire l’eurodéputé Gilles Pennelle. Il en veut pour preuve, ce tweet  de « soutien aux éleveurs »daté de 2017,  où Marine Le Pen fustigeait déjà un accord qui allait mettre ces derniers « à genoux ».

À ce sujet — [POINT DE VUE] Mercosur : finalement, de Mitterrand à Macron, tout était écrit

Pour le parlementaire breton, « ce gouvernement pratique l’enfumage ». La responsabilité du président de la République est pleine et entière selon le Rassemblement national, alors qu’à aucun moment une minorité de blocage a été constitué. Il fallait rassembler quatre états rassemblant 35 % de la population de l’UE. Alors que l’Irlande, la Pologne et l’Autriche ont également refusé de ratifier le traité, force est de constater que le potentiel était là. L’accord qui doit être voté par le Parlement européen avant sa validation ultime est toutefois entré en vigueur. En effet, la présidence chypriote a retiré du vote du conseil la déclaration qui suspendait l’application du Mercosur jusqu’au vote des députés européens. Sur X, l’eurodéputée LR, Céline Imart s’est émue d’ « un déni de démocratie pur et simple après plusieurs passages en force ». Contactée par BV, Mathilde Androuët, eurodéputée RN constate quant à elle que le premier acte de la présidence de Chypre, qui a débuté le 1er janvier, succédant au Danemark, aura été « de passer au-dessus du Parlement européen, sous pression de l’Allemagne notamment» Cette manœuvre devrait permettre à Ursula von der Leyen de s’envoler dès lundi pour le Paraguay afin de signer le traité commercial avec nos nouveaux partenaires d’Amérique latine.

Au Parlement européen, même si les espoirs sont minces, on veut croire, dans le camp national qu’il est possible de constituer une majorité parlementaire d’opposition. « Ca va être très serré » assure Gilles Pennelle alors que le RN multiplie à cette fin les échanges auprès de ses partenaires européens, notamment italiens. « Les fractures traversent les groupes » explique le député mariniste. Exemple, au sein du PPE, groupe politique de la présidente de la Commission rappelons-le, les députés français LR, voteront contre le traité alors que leurs collègues allemands voteront pour.

Changer l’Europe

Une autre étape sera la décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui devra déterminer si la Commission avait le droit de procéder ainsi, notamment en scindant l’accord en deux.

Concernant la motion de censure qui sera déposée par le RN contre Ursula von der Leyen, elle n’a pas de chances d’aboutir. En revanche le jeu peut être plus ouvert  à l’Assemblée nationale, pense-t-on au RN. En effet, alors que l’ensemble de la classe politique prend fait et cause pour les agriculteurs, face au mouvement agricole qui secoue la France, les Républicains assumeront-ils de ne pas censurer le gouvernement Lecornu ? Idem pour les socialistes ?

Néanmoins le parti de Jordan Bardella, s’appuie sur un argumentaire offensif, clamant que lorsqu’il sera aux manettes, la France s’opposera et reviendra sur le Mercosur. « On peut le renégocier dans les intérêts de l’agriculture française » explique Gilles Pennelle. Alors qu’il ne s’agit plus dans le programme de la formation nationaliste de quitter l’Union européenne, ce sera à la France de faire entendre sa voix. « Nous changerons l’Europe, car nous avons des armes » développe le parlementaire breton qui évoque « la politique de la chaise vide », ou cette fameuse « participation de la France au budget de l’UE » qui peut être « suspendue ». « Quand nous serons au pouvoir, nous enverrons notre exécutif négocier, ne pas être la variable d’ajustement des politiques allemandes » souligne Mathilde Androuët qui en veut pour preuve l’exemple de Meloni :  « tout est affaire de volonté politique ».  

. La gauche parisienne prête à pourrir la campagne Knafo par tous les moyens

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#webtube : À peine Sarah Knafo avait-elle annoncé sa candidature aux municipales de 2022 que la gauche polpotiste parisienne se mettait en place. Bien sûr, cela éructait que la député européenne ait pu le faire sur TF1, qui a été immédiatement accusé par LFI et la meute de rouler pour les fascistes, rien de moins.

Puis, comme Sarah a donné ce jour un entretien au Parisien, après avoir été salué les paysans devant l’Assemblée nationale, ils se sont déchaînés contre le journal qui appartient à Bernard Arnault, expliquant qu’il était logique que les milliardaires défendent les racistes. Ben voyons.

Puis, dans la foulée, France Inter, dont on connaît le sens de la neutralité et du service public, a reproché au nouveau site de campagne de Sarah Knafo de révéler toutes les informations privées des contributeurs, ce qui est faux, mais calomniez, calomniez.

Et enfin, nouvelle étape, alors que la candidate Reconquête a mis en ligne la possibilité pour les Parisiens de communiquer avec elle, ils ont utilisé une vieille stratégie à laquelle les modérateurs de Riposte Laïque sont souvent confrontés : de grossières insultes racistes, postées par des gauchistes pour permettre des plaintes et des signalements contre elle. Et bien sûr, sur les réseaux sociaux, cela va se déchaîner sur ce sujet. Bien sûr, toutes ces provocations ne sont parties que d’une seule IP, bien sûr, tous les messages ont été supprimées, mais le stalinien Ian Brossat, devenu sénateur, et qui veut quand même aller à la soupe des municipales, allié avec les socialistes et les écologistes, a fait ce qu’il fait faire le mieux : des signalements à la kommandantur, et il s’en vante.

On voit très bien, dans les deux mois qui vont suivre, ce qui va se mettre en place. Exactement la même chose que lors des présidentielles en 2021 et 2022, où Éric Zemmour a eu l’ensemble du système contre lui, de tous ses rivaux aux médias, mobilisés matin, midi et soir pour monter des cabales contre lui et le dégommer par tous les moyens. Le candidat de Reconquête n’a pas pu faire un seul meeting, pas un seul déplacement, pas une seule signature sans se voir attaqué, menacé, parfois agressé par des contre-manifestants de gauche. Même si les médias paraissent, pour le moment, plus complaisants avec Sarah, sur le terrain, tout ce que la gauche compte d’emplois fictifs à la Mairie de Paris (cela fait beaucoup), de politicards planqués, de permanents syndicaux et de fonctionnaires déguisés en présidents associatifs, sans oublier bien sûr les nazillons antifas, toujours impunis, va tout faire pour lui pourrir la vie et n’hésitera pas à multiplier les agressions, les provocations pour mettre Sarah dans des postures difficiles.

C’est qu’elle a un programme très dangereux pour tous les planqués du système : 10 milliards d’économies pour diviser par deux la taxe foncière des Parisiens, qui a explosé sous Hidalgo. Et pour les planqués de gauche, c’est un casus belli, faut pas toucher au bifteck, faut pas toucher au grisbi !

Vous comprendrez bien qu’il faut que Riposte Laïque suive cette campagne, et pour cela, aidez-nous à trouver les 5 000 euros qui nous manquent encore pour boucler la campagne, qu’on passe aux choses sérieuses avec les moyens de continuer le combat !

Cyrano, Riposte Laïque

. Ce jour où les agriculteurs sont entrés dans Paris

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#webtube : Devant l’Assemblée nationale s’est fait entendre le « cri de désespoir » des manifestants. « Les loups sont entrés dans Paris » chantait Serge Reggiani. Cette fois ce sont les tracteurs du monde agricole qui ont infiltré la capitale, dans la nuit du mercredi au jeudi 8 janvier. De cette armée de fourches et de paysans, un seul tracteur a réussi à atteindre l’Assemblée nationale, en bravant les barrages de police et l’interdiction de circuler de la Préfecture. Tomy est le héros du jour.

Avec son tracteur, il est parti d’Aveyron mardi matin pour monter à Paris. « On a beau foutre le bordel à Rodez, il ne se passe rien, alors on vient à Paris, là où les décisions sont prises », nous explique-t-il. Deux jours de route à esquiver les forces de l’ordre et déjouer les embûches. La nuit, il s’assoupissait dans son tracteur, caché dans les bois. « Moi j’ai dormi cinq heures en deux jours » raconte Séverine à côté de lui. Une femme interrompe notre échange en apportant des victuailles aux manifestants. « Je suis parisienne, j’avais un grand-père aveyronnais » claironne-t-elle. « J’ai roulé sans phare, ni giro, rien, pour ne pas me faire chopper » raconte Tomy qui a roulé la nuit « éclairé par la neige ». Alors que ses camarades décident de filer vers le centre de Paris, lui seul vise l’Assemblée nationale. Dans la nuit, il parvient à son but et se gare devant le Palais Bourbon. De l’autre côté de la Seine, trône l’obélisque de la Concorde. Sur le socle de sa monture, une banderole a été installée au petit matin sur laquelle on peut lire : « Ursula, tu nous prends vraiment pour des cons ».

« Sortez bande de charognards »

« On tue nos vaches ». Jérôme appartient lui aussi au syndicat de la coordination rurale. Il ne décolère pas contre l’inefficacité du gouvernement et les contradictions d’un « protocole aberrant » dans la gestion de la DNC« Des troupeaux entiers vaccinés ont été supprimés, se désespère-t-il, des troupeaux d’une valeur sentimentale inestimable qui ont été constitués par nos grands-parents qui sont aujourd’hui au cimetière ». Eleveur de 90 limousines, il parle avec amour de ce métier qui lui permet aujourd’hui à peine de survivre. « Quand on voit ce qu’il nous reste à la fin du mois, ce n’est plus tenable » entend-on derrière nous. Jérôme aime ses bêtes, « tous les matins, je me lève et je pense à elles, souvent même avant ma famille » glisse-t-il non sans émotion.

Plus loin dans Paris, des dizaines de tracteurs stationnent sur la place de l’Etoile, ou sont retenus porte d’Auteuil. Tout au long de la journée, les  Parisiens viennent se joindre au compte-goutte aux agriculteurs. Parmi eux, Henri d’Anselme, soucieux de soutenir ce « mouvement populaire ». « On est en train de signer l’arrêt de mort de l’artisanat de la paysannerie française » explique le jeune homme connu pour son tour des cathédrales et son morceau de bravoure à Annecy. « On a remplacé le beau par l’utile, le bon par le rentable, le vrai par l’efficace » médite-t-il en nous montrant son cœur : « le problème il est là. Il est philanthropique, il faut sortir de nos mentalités, nous assistons à l’essoufflement d’un système ultracapitaliste ». Soudain, un mouvement de foule se créé autour de la présidente de l’Assemblée nationale qui opère, sous les huées, une brève tentative de discussion avec les manifestants « il est où l’argent », « démission », lance la foule d’où se distingue une adresse aux élus de la nation : « Sortez bande de charognards ». Bousculée, Yaël Braun Pivet écourte son échange.

À ce sujet — [ÉDITO] Si l’UE était bonne pour la France, nos agriculteurs seraient riches et heureux

« La vraie écologie c’est le monde rural »

A 22 ans, Gabriel veut croire qu’il est encore possible d’exercer le métier d’éleveur : « je ne veux pas galérer comme mes parents ». Devant l’Assemblée nationale, il vient pousser un « cri de désespoir avant la mort ». Comme ses camarades, il veut de la « reconnaissance » et compare le traité du Mercosur à du « mépris » vis-à-vis du monde agricole. « Le problème c’est la mondialisation, je comprends que les gens achètent moins cher, mais la solution c’est pas d’acheter des trucs de l’autre bout du monde ». Tous ici ont le sentiment de se battre contre l’inexorable, la fin d’un monde. Mais il n’y a pas de résignation, la détermination ne les quitte pas, comme la boue qui colle à leurs bottes. « On nous impose des normes écologiques que les autres n’ont pas », tous ont le même bon sens, tiennent le même discours, le même langage de la terre. L’honneur a un visage ce jour-là.

Plusieurs députés viennent apporter leur soutien. Beaucoup sont du Rassemblement national. Jacobelli, Laporte, Diaz, Sicard, Ballard, ils sont nombreux. Sarah Knafo est présente aussi. Lorsqu’une délégation de La France Insoumise pointe son nez, parmi les agriculteurs beaucoup sont écœurés. La foule grommelle. « Ils cherchent des voix », « ils nous ont entubés pendant des années » , « ils sont alliés avec les écolos qui veulent notre peau », « la vraie écologie c’est le monde rural ». Lorsqu’un cri se détache, « nous on attend Jordan ! ».

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. USA/ Venezuela : géopolitique et retour aux réalités oubliées

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#webtube : « J’avais l’impression de regarder une série télévisée », aurait affirmé Donald Trump en regardant, en direct, l’équipée américaine au Venezuela. Passé l’effet de sidération médiatique, un état des lieux s’impose.

Le moins qu’on puisse prétendre est, qu’en France comme en Europe, les réactions demeurent de convenance, à l’exception de La France insoumise, résolument contre, et de Giorgia Meloni, présidente italienne du Conseil des ministres, résolument pour. Si les autres autorités, de l’Élysée au Rassemblement national, en passant par Les Républicains et le Parti socialiste, condamnent cette violation manifeste du droit international, le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne s’indignent guère plus que ça. À quoi bon, d’ailleurs ? Certes, le discours de Dominique de Villepin à la tribune de l’ONU, en 2003, s’il avait sauvé l’honneur du Vieux continent, n’avait en rien empêché les USA de partir en guerre contre l’Irak avec le succès qu’on sait. Comme quoi le pouvoir de la parole ne compte que si sous-tendu par le pouvoir véritable, celui des armes. Si Villepin fut entendu ; Trump, lui, est écouté. La nuance est de taille.

Ne pas confondre Maduro et Chávez…

Autre nuance ayant manifestement échappée à nombre de nos confrères : Nicolás Maduro n’est pas Hugo Chávez. Le second fut un leader charismatique, populiste et nationaliste, doublé d’un bâtisseur, ayant été le premier chef d’État vénézuélien à vouloir sortir son pays du piège d’une rente pétrolière confisquée par les oligarchies locales en tentant de diversifier l’économie locale et en mettant tout en œuvre pour extirper le peuple d’une pauvreté structurelle. Une lutte qui s’inscrivait dans celle de son compatriote Simón Bolívar, l’homme qui, après avoir rompu avec la couronne espagnole, refusait la tutelle yankee sur l’Amérique latine. Une sorte de troisième voie d’alors, en quelque sorte.

Le parcours du premier est tout autre. Issu de la petite bourgeoisie de Caracas, il adhère tôt à La Ligue socialiste, un groupuscule marxiste, où il officie comme garde du corps avant d’être envoyé à Cuba, à l’école des cadres communistes. Un apparatchik sans réelle envergure donc, coupé des réalités d’un peuple qu’il ne connait finalement pas tant que ça. D’où cette dérive de plus en plus autoritaire qui répugnait à son auguste prédécesseur. Pour s’en convaincre, il suffit de relire Que la bête meure, l’un des meilleurs SAS consacrés au sujet, à l’occasion duquel Gérard de Villiers explique comment la CIA a protégé Hugo Chávez contre des tentatives d’assassinat ourdies par la haute société vénézuélienne, blanche il va de soi, contre celui qu’elle tenait pour un communiste à moitié Indien. La Maison-Blanche semblait alors tenir cet autocrate pour une personnalité respectable avec laquelle il fallait, bon an mal an, compter. Manifestement, cette époque n’est plus depuis longtemps.

La prégnance de la doctrine Monroe…

Après, comment dire, on s’étonne que nos confrères puissent faire mine de s’étonner devant un tel coup de force. Les plus érudits évoquent le retour de cette doctrine Monroe, développée dès 1823 par le président James Monroe qui annonçait que le Sud du continent américain avait vocation à être la chasse gardée de Washington. Depuis, les gouvernements ont pu changer d’étiquette, mais Démocrates et Républicains ont toujours appliqué la doctrine en question ; avec des gants, parfois, le plus souvent sans. Dès 1901, Cuba est occupé par les USA, alors que l’île vient tout juste de s’émanciper de Madrid, passant, de fait, d’une tutelle à une autre. Inutile de rappeler l’épisode tragicomique de la Baie des cochons, en 1961, quand la CIA tente de débarquer Fidel Castro, qui avait préalablement lui-même débarqué Fulgencio Batista, son prédécesseur installé au pouvoir par la Maison-Blanche. Hormis les putschs à répétition organisés en Amérique latine par les services secrets américains, on se souviendra de deux autres expéditions préfigurant celle qui vient d’avoir lieu au Venezuela.

En 1983, sous le premier mandat de Ronald Reagan, les forces spéciales américaines sont parachutées sur l’île de la Grenade, dont le gouvernement, mené par un Conseil militaire révolutionnaire, tend à se rapprocher du régime castriste. Si l’heure n’est pas encore aux séries télévisées, la dimension hollywoodienne de l’événement pousse Clint Eastwood à réaliser l’un de ses films les plus crétins, Le Maître de guerre (1986). En 1989, c’est au tour de George Bush d’envahir le Panama et d’y kidnapper son président, Manuel Noriega, pourtant agent quasi-officiel de la CIA, mais narcotrafiquant officieux. En 1992, il est condamné à quarante ans de prison par le tribunal de Miami.

Bref, et tel que plus haut rappelé, rien de bien neuf sous le soleil. Les nations fortes imposent leur loi aux pays faibles. D’ailleurs, que fut la Françafrique ? Des coups d’état à l’occasion desquels l’Élysée se débarrassait de potentats devenus encombrants pour les remplacer par d’autres, plus accommodants. Mais, autrefois, on y mettait les formes, de façon plus ou moins hypocrite. Le véritable changement, c’est que Donald Trump n’a que faire de ces bonnes manières. Il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit. Au contraire d’un Woodrow Wilson par exemple qui, président américain de 1913 à 1921, fut à l’origine de la Société des Nations, cette instance internationale censée mettre fin à toutes les guerres, sans parvenir à empêcher aucune. Un humanisme qui ne l’encombre pas, en 1914, quand il s’agit d’envahir le Mexique et de s’y installer trois ans. Dans le même temps, il intervient militairement à Haïti et en République dominicaine, au motif que les intérêts américains y étaient menacés. Pas mal pour un pacifiste ; même si par ailleurs il était grand admirateur du Ku-Klux-Klan et à l’origine de la Prohibition. À ta santé, Woodrow…

L’effacement diplomatique de la France…

Il y a deux sortes de satrapes. Ceux qui se comportent comme tels et qui l’assument. Et ceux qui font de même tout en administrant des leçons de morale à la terre entière. À tout prendre, il n’est pas interdit d’opter pour les premiers. Donald Trump correspond assez bien à cette définition. Tout comme ses homologues russes et chinois, Vladimir Poutine et Xi Jinping. Après, on est en droit de préférer Bernard Kouchner : tous les mauvais goûts sont dans la nature. Fortuitement, ce sont ceux des instances européennes, encore persuadées qu’une loi contre la guerre suffit à mettre la guerre hors la loi, alors la guerre a ses propres lois depuis que l’homme est homme ; celle du plus fort prévalant, généralement. En revanche, le génie de la diplomatie a longtemps consisté à les éviter, non point au nom d’un manichéisme infantile (défendre les gentils contre les méchants), mais en raison d’intérêts réciproques bien compris. Ainsi, la guerre d’Ukraine aurait pu être évitée si le Quai d’Orsay était devenu autre chose qu’une officine néoconservatrice sous influence américaine. Car ce sont bien les USA qui ont acculé la Russie à la guerre, tout comme ils l’avaient autrefois fait, en 1990, avec l’Irak, poussant Saddam Hussein à envahir le Koweït.

En ce sens, l’équipée américaine au Venezuela participe d’une toute autre logique, puisque, franchise trumpesque oblige, il affirme que ses armées sont là pour s’enrichir avec le pétrole local. Une telle honnêteté est proprement désarmante, si l’on peut dire en la circonstance. Idem pour ce Groenland qui pourrait bientôt connaître le même sort. Car malgré ses allures de brute inculte, Donald Trump semble avoir quelques lettres en matière historique. À ce titre, faut-il savoir qu’en 1867, les États-Unis proposaient déjà au Danemark de leur acheter ce fichu Groenland, offre renouvelée en 1946 par le président Harry Truman et, en 2019 par… Donald Trump, lors de son premier mandat. À croire que notre homme a de la suite dans les idées et que ce qui pourrait passer pour l’une de ses énièmes lubies, est de longue date ancrée dans la politique de la Maison-Blanche.

Après, objectent les derniers tenants de l’ordre international, ce qu’a fait Trump au Venezuela dédouane en quelques sorte ce que Poutine fait en Ukraine ou que Jinping pourrait faire à Taïwan. Ce n’est pas faux. Mais l’un ne ressent plus guère le besoin de se justifier, pas plus que l’autre n’aura éventuellement envie de faire de même, sachant qu’il estime que cette île fait partie intégrante de la Chine. Ce qui est d’ailleurs conforme au fameux “droit international”.

Mais, après la politique étrangère, quid de la politique intérieure ? Donald Trump a précisément été réélu pour pleinement s’y consacrer. D’où la colère d’une partie de son électorat MAGA à tendance isolationniste, qui voit mal l’intérêt qu’il y a à bombarder l’Iran pour le compte d’Israël et à maintenant envahir le Venezuela, en attendant que vienne le tour de Cuba ou de la Colombie. Ce d’autant plus que si ce raid éclair a été couronné de succès, avec sûrement des complicités intérieures au plus haut niveau, qui de la suite ? Il n’y a pas que les Arabes à savoir mener des guérillas, les Sud-Américains s’y connaissant plus qu’un peu. Soit un problème qui risque de bientôt se poser en termes électoraux, sachant que l’électorat hispanique, de plus en plus incontournable aux USA, a en partie fait sa victoire en 2025, pourrait le défaire à l’occasion des élections de mi-mandat qui s’annoncent. À force d’avoir trop de fers on feu, il peut arriver qu’on puisse se brûler. Une préoccupation qui, manifestement, n’encombre pas plus que ça les cervelles de nos technocrates bruxellois, incapable de comprendre que leur nouvel ordre international, ce chaos organisé, ne fut qu’une parenthèse hypocrite et que le réel reprend aujourd’hui ses droits. En admettant toutefois qu’il les ait un jour oubliés. Le passé a encore de l’avenir, dit-on.

Nicolas Gauthier, Revue Eléments

. À Berlin, l’extrême gauche attaque et sabote… dans l’impunité ?

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#webtube : Berlin, capitale d’un des pays les plus puissants du monde, a été frappée par un groupe d’extrême gauche le lundi 3 janvier 2026 vers 3 heures du matin. 45 000 ménages et 2 200 entreprises ont été privés d’électricité suite à un sabotage reconnu par un groupe d’extrême gauche, le Vulkangruppe.
Jean Hemera, officier de cavalerie

Un groupe violent de gauche

Déjà en 2024, ce groupe d’extrême gauche avait, suite à un autre sabotage visant l’usine Tesla, provoqué une coupure de courant de plusieurs jours qui avait impacté plusieurs milliers de ménages.

D’après l’Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesverfassungsschutz), le groupe est actif depuis bien plus longtemps. « À Berlin et dans le Brandebourg, des groupes surnommés “groupes volcan” commettent des attentats incendiaires contre des infrastructures critiques à intervalles réguliers depuis 2011, souvent avec des conséquences importantes pour la population », indique le dernier rapport.

Il s’agit donc en 2026 de la poursuite d’une logique dévastatrice et les services de sécurité allemands ne citent aucune arrestation, aucune dissolution : rien. Les politiques ne parlent que d’augmenter le nombre de groupes électrogènes, de demander l’aide de l’État fédéral et l’aide de l’armée.

Comme d’habitude, quand on montre la lune à ces politiques en charge de la sécurité des populations, ils ne regardent que le doigt.

Un bilan lourd

Sur le terrain, des dizaines de milliers de foyers, ainsi que des supermarchés, des commerces, des restaurants et des entreprises du sud-ouest de Berlin, sont privés d’électricité depuis samedi matin. Une grande partie de Steglitz-Zehlendorf est touchée par la panne. Police, pompiers, protection civile et organisations humanitaires sont mobilisés en nombre. Mais avec quelle réelle efficacité ? Quelques gymnases ont été transformés en centre d’accueil, mais il ne s’agit que de quelques centaines de lits de camp face à 45 000 foyers sans chauffage. Ceux qui le peuvent ont quitté la ville et se sont réfugiés dans la famille ou chez des amis. Il neige à Berlin et la température descend jusqu’à – 10 degrés la nuit.

Les points clés lundi 05 janvier 2026

  • Le groupe d’extrême gauche Vulkan a revendiqué l’incendie criminel d’un pont à haubans de la centrale électrique de Lichterfelde. La police confirme l’authenticité de cette reconnaissance.
  • 30 000 foyers et 1 700 entreprises sont toujours privés d’électricité ce lundi, 3 jours après le sabotage. Le rétablissement complet du courant est prévu au plus tôt pour jeudi. Les pertes pour les entreprises se montent à plusieurs centaines de millions d’euros. Il est clair que de nombreuses personnes mourront du fait de ce sabotage.
  • Les communications téléphoniques et les appels d’urgence sont limités. Plusieurs centres d’hébergement d’urgence, centres d’accueil et points de contact sont ouverts pour alerter les pompiers et la police en cas d’urgence. Dix-sept écoles resteront fermées jusqu’à mercredi ; un service de garde d’urgence sera mis en place. Les crèches concernées seront également fermées lundi, avec un service de garde d’urgence dès mardi.

Les mesures

Le maire de Berlin, Kai Wegner, brille par sa compétence, ainsi que son conseil municipal (chrétiens-démocrates plus socialistes) : il a qualifié l’attaque contre le réseau électrique d’« acte terroriste », la candidate tête-de-liste du parti Die Linke, Elif Eralp, a exigé un renforcement de la préparation aux crises, la sénatrice chargée des Affaires économiques, Franziska Giffey (SPD), a demandé l’aide du gouvernement fédéral pour l’enquête.

Le maire (CDU, chrétien-démocrate) souhaite consolider les infrastructures critiques. « Cela prouve une fois de plus qu’une sécurité à 100 % est impossible », a déclaré l’élu CDU. L’État reste vulnérable à des attaques de ce type.

« Nous devons éliminer cette vulnérabilité », a-t-il ajouté. Il a toutefois précisé que cela prendrait du temps et que des zones critiques demeurent pour l’instant à protéger. « Dois-je poster un policier à chaque endroit ? » Seule une petite partie du réseau électrique est aérienne. Cette portion nécessite une protection renforcée, par exemple par la vidéosurveillance et des services de sécurité.

Autant de logorrhées verbales qui aident efficacement les sinistrés. Il sera intéressant de constater ce que les urnes diront aux prochaines élections.

Facit

Ce sabotage est malheureusement encore une fois le résultat de l’incurie des politiques allemands de tous bords, qui ne connaissent qu’une cible dans leurs trahisons répétées : quelles mesures concrètes contre ces groupuscules connus des services, antifas et autres, mais profitant d’une impunité totale ?

Il serait bon que les politiques de notre pays en tirent un enseignement et prennent, eux aussi, des mesures de salut public contre les acteurs de la même mouvance qui pillent, brûlent, détruisent à intervalles réguliers dans nos villes et nos villages.

Comme le disait Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».

Jean Héméra, dans Polémia

. Polémique : un livre islamique controversé disparaît discrètement de la Fnac et d’Amazon

Articles : Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025Oct. 2025
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#webtube : Si cet ouvrage a disparu des rayons, il n’est pas le seul en vente à diffuser des préceptes d’un islam rigoriste. Il aura fallu moins de 48 heures pour que la polémique enfle et produise ses premiers effets. Est-ce parce que plusieurs personnalités ont réclamé le retrait de la vente du livre islamique Péchés et Guérison qu’on ne le retrouve plus, depuis ce mardi 6 janvier, ni sur les plateformes de la Fnac ni sur Amazon ? Quoi qu’il en soit, à peine deux jours après que l’influenceur et fondateur du collectif Eros, Yoan Pawer, a révélé la présence dans les rayons de la Fnac de cet ouvrage contenant de violents préceptes à l’égard des femmes, des homosexuels, mais aussi des apostats, des juifs et des chrétiens, les plateformes mises en cause affichent une soudaine rupture de stock. Pourtant, selon nos vérifications, il était encore possible de se le procurer en ligne la veille. Même constat du côté du dispositif gouvernemental du pass Culture, qui permettait jusqu’alors l’achat de ce livre paru aux éditions Tawbah en 2018.

Polémique face à des appels explicites à la violence

Si aucune communication officielle n’a, pour l’heure, été faite par les sites de vente concernés ni par le ministère de la Culture, la polémique est remontée jusqu’à une partie de la classe politique. Du côté du RN, les députés Guillaume Bigot, Julien Odoul, Laurent Jacobelli et Philippe Ballard, ainsi qu’Anne Sicard, du mouvement Identité et Liberté, ont interpellé Rachida Dati afin d’obtenir le retrait de l’ouvrage du pass Culture. Le vice-président du parti et de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu, a par ailleurs saisi ce lundi le procureur de la République pour signaler le livre, dont les propos, estime-t-il, « constituent une atteinte majeure à nos lois ».

« L’homosexualité est pire que le meurtre », « on doit chercher la plus haute construction de la ville et en précipiter sur la tête l’homosexuel, puis le lapider », « il n’est pas permis de verser le sang du musulman sauf […] pour l’apostat qui quitte la Communauté », ou encore « la femme se présente et s’en va sous l’apparence d’un démon. Si l’un de vous voit une femme et qu’elle lui plaît, qu’il assouvisse son désir avec son épouse ». Tels sont quelques-uns des préceptes que le mufti du XIVᵉ siècle, Ibn al-Qayyim, propose au fidèle musulman. Des enseignements qui, près de 700 ans plus tard, semblent encore trouver un écho, à en croire le succès de l’ouvrage auprès d’une partie des croyants en France.

Un ouvrage en vogue dans le monde musulman français

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui vantent les mérites de ce livre que d’autres jugent incompatible avec les lois et les mœurs françaises. Sur Instagram notamment, plusieurs influenceuses adeptes d’un islam rigoriste mêlent la promotion d’un mode de vie islamique strict grâce à des conseils religieux, des recommandations de lectures, le port du voile intégral, à la mise en avant de Péchés et Guérison. Sur plusieurs de ces comptes, plus ou moins populaires, l’ouvrage est présenté comme un incontournable de la foi, à l’image de certains commentaires encore visibles sur le site de la Fnac : « Très enrichissant à lire absolument ». Ou encore : « J’ai acheté ce livre dans la quête du savoir et je le trouve instructif, il m’aide dans mon chemin spirituel ».

…loin d’être un cas isolé

Pour autant, la disparition de Péchés et Guérison des plateformes mises en cause ne signe pas la fin de la présence d’ouvrages relevant d’un islam rigoriste dans les rayons des librairies françaises. Ainsi, L’Essentiel des enseignements et des sagesses d’Ibn Rajab, publié aux éditions Albouraq en 2022, demeure disponible à la vente sur les sites de la Fnacd’Amazon, mais aussi Cultura, ainsi que via le pass Culture. L’ouvrage reprend des extraits issus d’un registre comparable, par leur teneur et leur violence, à ceux qui ont probablement valu à Péchés et Guérison d’être retiré.

À l’intérieur, le lecteur peut notamment trouver une liste des personnes qu’il serait licite de tuer selon certaines interprétations de la loi islamique, parmi lesquelles l’homosexuel, l’adultère, l’apostat ou encore celui qui « manque de respect à un exemplaire du Coran ou conteste un élément religieux notoire ». À l’inverse, le musulman qui tue un « mécréant » n’y est pas présenté comme passible de poursuites.

Faudra-t-il une nouvelle polémique pour que le ministère de la Culture s’interroge sur la présence de tels ouvrages dans les librairies françaises ?

Alienor de Pompignan, dans BV

. Rumeurs d’effondrement du régime iranien : l’hypothèse d’une restauration royale

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#webtube : Alors que le pouvoir semble vaciller, les slogans pro-Pahlavi se font entendre dans les rues de Téhéran. La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis va-t-elle déclencher une réaction en chaîne, dont le régime islamiste iranien serait la première victime ?

Un pouvoir de plus en plus fragile

Si l’incapacité de ce dernier à faire face aux graves difficultés économiques auxquelles il est confronté a fourni à ses opposants un prétexte supplémentaire pour profiter d’une grève des commerçants d’un bazar de Téhéran pour descendre dans les rues, réduire les récentes manifestations à une simple protestation « contre la vie chère », comme l’ont fait de nombreux médias français, n’est guère sérieux. L’accentuation des tensions dans le pays suffit d’ailleurs à montrer que les Iraniens ne réclament pas tant des « soldes » que la fin du régime des mollahs. Après deux soulèvements importants en 2019 et 2022, le pouvoir iranien avait engagé un bras de fer armé avec Israël, lequel avait alors fini par décider Washington à intervenir pour bombarder et détruire en grande partie les sites nucléaires iraniens. Téhéran perdait ensuite, coup sur coup, ses deux alliés au Proche-Orient : le Hamas, neutralisé pour un temps au moins à Gaza, et le Hezbollah, écrasé par les Israéliens au Liban. Autant de secousses, sur les fronts intérieurs et extérieurs, qui ont fragilisé les positions du pouvoir iranien et enhardi ses oppositions.

Le régime en mode « survie »

Depuis une semaine, de nouvelles manifestations ont eu lieu, occasionnant des affrontements qui auraient fait entre 12 et 16 morts à Téhéran et dans quelques autres villes, selon l’AFP, mais Iran International, média qui serait proche de l’Arabie saoudite, avance de son côté un bilan de 20 morts et des troubles dans plus de 220 localités. Le pouvoir iranien semble par ailleurs divisé sur la conduite à tenir face aux émeutiers. Si le président Masoud Pezeshkian a admis n’avoir « aucune idée » pour résoudre la crise en cours et dit faire la distinction entre les appels au soulèvement et des revendications économiques « légitimes », le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est montré beaucoup moins conciliant : « Les manifestants doivent être remis à leur place », a-t-il déclaré, accusant des forces étrangères d’avoir provoqué un effondrement du cours du rial. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Aragchi, évoquant la situation du pays devant la presse, a quant à lui parlé de « lutte pour la survie du régime ».

À ce sujet — Vénézuéliens, Iraniens : ces peuples qui n’intéressent pas la gauche française

À Londres, on voit Khamenei bientôt à Moscou

Et pour ajouter à la confusion générale, après la capture de Nicolás Maduro par les Américains et la menace d’intervention adressée par Donald Trump au pouvoir iranien si ce dernier tuait d’autres « manifestants pacifiques », les services de renseignement britanniques ont déclaré que l’ayatollah Ali Khamenei envisagerait de fuir en Russie. Une information à prendre évidemment avec prudence, mais pour le prince Davoud Pahlavi (cousin du prince héritier Reza Pahlavi), qui a accepté de répondre à BV« à 86 ans, ce dernier disposerait d’un plan d’urgence pour fuir vers Moscou, accompagné d’un cercle restreint de proches, afin de rejoindre Bachar el-Assad en cas d’effondrement du régime. Ces informations, fondées sur des sources de renseignement, paraissent tout à fait plausibles et logiques. » La situation actuelle, qui pourrait évoluer très vite, fait évidemment penser à celle de 1979, qui avait vu la chute du régime impérial, mais « contrairement à 1979, où deux forces idéologiques structurées s’affrontaient et dominaient la scène », explique le prince Davoud Pahlavi, « les soulèvements récents révèlent une réalité bien différente : le changement, s’il doit advenir, naîtra probablement de la rue iranienne elle-même ».

Une « monarchie constitutionnelle, modernisée » ?

La révolution khomeiniste avait été brutale et sanglante, la contre-révolution pourrait-elle l’être aussi ? « Contrairement à ce que certains imaginent, le passage d’un régime autoritaire à une démocratie durable ne saurait s’accomplir dans le chaos ou par des ruptures brutales. Il nécessite au contraire une période de stabilité, un temps de respiration collective, afin de poser les fondations solides d’un avenir libre et apaisé », juge Davoud Pahlavi. « C’est précisément pourquoi je considère qu’un gouvernement de transition, représente la voie la plus sage », plaide le prince, pour qui « une telle instance aurait pour mission essentielle de garantir la sécurité du pays, de restaurer l’ordre public sans répression, de protéger les institutions vitales et, surtout, de préparer le terrain pour des élections libres et transparentes. » De même considère-t-il que le retour des Pahlavi ne constituerait pas une restauration pure et simple de « l’ancien régime » : « Il est temps de réinventer notre monarchie, de l’adapter aux exigences de l’ère contemporaine, en puisant avec sagesse dans les meilleures pratiques des autres monarchies du globe, tout en préservant jalousement notre identité iranienne et notre riche héritage culturel. » Partisan d’une « monarchie constitutionnelle, dans sa forme modernisée », le prince confirme qu’il se tiendrait à disposition de son cousin si celui-ci faisait appel à lui.

Reste à savoir si le régime des mollahs tombera. Si oui, quand il tombera. Et si l’Iran choisirait, alors, la voie républicaine ou une nouvelle voie royale.

Etienne Lombard, dans BV