. Municipales : l’antisémitisme ne pénalise pas l’extrême gauche, malheureusement…

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Les élections municipales sont l’occasion de prendre la température politique du pays. Analyse des premiers résultats par Pierre Boisguilbert.

Le RN et LFI progressent

Le premier tour des élections municipales françaises aura été marqué par une avancée de l’enracinement du Rassemblement national — c’était attendu — et par des percées de LFI ; cela l’était moins. La stratégie de la nouvelle France de Mélenchon a remporté des succès. Le plus emblématique et médiatisé sera sans doute l’élection en Seine-Saint-Denis. C’est déjà le cas dans Libération : « Énorme surprise dans la deuxième ville d’Île-de-France. La France insoumise décroche la première grande victoire de son histoire, ce dimanche 15 mars, à Saint-Denis, dès le premier tour. Bally Bagayoko, le candidat mélenchoniste, soutenu par les communistes et le collectif La Seine-Saint-Denis au cœur, s’empare de la ville aux mains du socialiste Mathieu Hanotin depuis 2020. Avec 50,9 % des suffrages, il devance l’édile sortant, allié entre autres aux écologistes, à Place publique et à Génération·s, qui ne recueille que 32,49 % des voix. »

En fait, le journal aurait dû écrire « divine surprise ». C’est en effet la nouvelle France de Mélenchon qui s’impose dans la ville de la basilique où reposent nos rois. D’ailleurs, à l’annonce du résultat, on a entendu dans un public enthousiaste : « Nous sommes tous des enfants de Gaza. »

On comprend bien que l’électorat de LFI se moque des municipales françaises — une partie de son électorat, en tout cas. Cet électorat racialisé n’est absolument pas sensible à la diabolisation antisémite, et parfois même au contraire. Mais, au regard des résultats, celui — plus franchouillard — de Mélenchon non plus.

Ce qui avait marché pour le Front national pendant des décennies — avant, pendant, après, et même encore maintenant contre le Front national devenu Rassemblement national — ne marche pas pour l’extrême gauche. C’est une leçon de ces municipales.

La gauche et l’antisémitisme

On peut se demander pourquoi un parti souvent qualifié d’antisémite progresse. Les médias, notamment ceux pro-Israël, ont commis une erreur en voulant, pour soutenir l’État juif indiscutablement menacé, assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme. Les électeurs d’extrême gauche pro-palestiniens et antisionistes ne se sentent pas concernés par le label antisémite, ou s’en moquent.

Ils considèrent qu’on les accuse d’antisémitisme parce qu’ils sont contre Israël, État occidental colonisateur. On pourrait même dire que c’est devenu pour eux un point de détail du débat politique.

C’est en tout cas une nouvelle preuve du divorce entre l’opinion et ceux qui croient encore la faire, ainsi que de la détestation de la moraline médiatique, de l’extrême gauche à la droite extrême. Cela marche encore un peu cependant pour le RN, et l’on va voir, entre les deux tours, le PS (dans la nasse) accepter sa soumission, pour sauver ses sièges, à LFI au nom de la lutte antifasciste.

Un front antifasciste et antisémite à la fois : il fallait le faire. LFI le fait, et c’est possible là où la France aspire à devenir avant tout autre chose que ce qu’elle a été.

Les municipales ont fixé le cap des présidentielles : la France historique face à ses fossoyeurs, fiers de l’être. Les enfants de Jeanne face aux enfants de Gaza.

Pierre Boisguilbert, Polémia

. Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Après le premier tour de ces élections municipales 2026, des premiers enseignements peuvent être tirés. Jean-Yves Le Gallou revient sur plusieurs d’entre eux qui permettent de mieux saisir les enjeux politiques du moment et de demain.

1/ Les macronistes, qui n’avaient pas réussi leur implantation en 2020, ne la réussissent pas davantage en 2026. Ils n’existent souvent qu’alliés aux LR, eux-mêmes en déclin. De profundis.

2/ La politique de clivage et de radicalisation de LFI lui réussit électoralement, au moins dans les 20 grandes villes les plus importantes, où ses candidats passent de 7 % à 14 %. Immigrés d’un côté, petits fonctionnaires et étudiants blancs frustrés de l’autre, étant mobilisés par la démarche de Mélenchon.

3/ Pour le deuxième tour, la diabolisation n’est pas un handicap pour LFI. L’alliance à gauche va se faire là où elle est nécessaire pour gagner : à Toulouse, Lille ou Besançon. La « fermeté » socialiste à Marseille ou Paris s’explique : ils n’ont pas besoin de LFI pour garder ces villes.

4/ Le RN poursuit son implantation et remporte de nombreux premiers tours et de nombreuses mairies, 23 dès le premier tour.

5/ Pour autant, sa politique de dédiabolisation ne fonctionne toujours pas : le cordon sanitaire est toujours là, du moins au sommet. Les barrages se mettent en place, notamment à Toulon et à travers les consignes de LR.

6/ Les « divers extrêmes droites », selon la terminologie de Nunez, se portent bien : Reconquête, UDR et dissidents divers prospèrent. Ciotti est en passe de l’emporter à Nice. Knafo est la seule candidate du camp national à dépasser la barre des 10 % dans les très grandes métropoles.

7/ Les campagnes de diabolisation sélective de Mediapart et StreetPress font de l’effet sur les états-majors émasculés, mais sûrement pas sur les électeurs : à Dunkerque, le candidat patriote privé de l’investiture RN progresse de 40 % par rapport à 2020 ; à Segré, Jean-Eudes Gannat rassemble 23 % des suffrages dans l’une des plus grandes communes fusionnées de France ; à Argenton-sur-Creuse, Pierre Gentillet rassemble plus de 35 % des suffrages ; à Bellabre, l’adversaire du foyer de migrants balaye le maire sortant ; à Salbris, le très brillant maire UDR, Alexandre Avril, cible privilégiée de l’extrême gauche, est réélu avec 72 % des suffrages. Les chiens aboient, la caravane passe.

8/ Reste que le décor est planté : l’opposition entre la France périphérique et celle des métropoles, entre ceux qui émargent et ceux qui paient. Comme le dit Pierre Boisguilbert dans son article sur les municipales, l’opposition entre la France de Jeanne d’Arc et celle de Gaza.

Jean-Yves Le Gallou, Polémia

. Municipales : l’accueil de migrants dans les villages a influencé le scrutin

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : A Bélâbre (Indre), le maire sortant qui avait tenté d’imposer un centre pour migrants n’a pas été réélu. Un scrutin passé inaperçu mais qui en dit long… Ce dimanche 15 mars, à l’instar de millions de Français, les habitants de Bélâbre, petite commune de l’Indre, se sont rendus dans leur bureau de vote pour désigner leur futur maire.

Cette fois-ci, deux listes se faisaient face : une première, « plutôt de centre gauche », portée par le maire sortant, Laurent Laroche, en course pour un troisième mandat ; la seconde, « plutôt de centre droit », menée par Emmanuel Moyrand, un spécialiste de l’intelligence artificielle. Si la campagne a d’abord porté sur des enjeux d’avenir (rénovation urbaine, lutte contre la désertification médicale, sécurité de la commune, développement du commerce local…), le débat autour de l’installation d’un centre pour demandeurs d’asile (CADA) au cœur de ce village de 900 âmes est toujours bien présent dans les esprits. En 2023, Boulevard Voltaire révélait ainsi que l’association Viltaïs envisageait d’ouvrir un centre pour migrants à Bélâbre avec le soutien du maire. Beaucoup d’habitants, mis devant le fait accompli, avaient eu le « sentiment d’avoir été trahis ». Au terme de plusieurs mois de lutte, le projet de CADA avait finalement été abandonné, laissant d’importants stigmates au sein de la population…

À Bélâbre, le maire sortant est évincé

Et ce dimanche 15 mars, la sanction est donc tombée. Emmanuel Moyrand et sa liste « qui compte dans ses rangs d’anciens opposants au CADA », rappelle la presse locale, remportent l’élection municipale au premier tour avec 50,97% des voix, soit neuf voix de plus que la liste menée par le maire sortant. Même si Emmanuel Moyrand n’a jamais pris publiquement position sur le sujet du centre pour migrants, il n’a pas manqué de dénoncer « la méthode utilisée » par l’ancien édile pour tenter d’imposer le CADA aux habitants de la commune. À la suite des résultats du scrutin, Laurent Laroche a annoncé sur ses réseaux sociaux son intention de « cesser l’ensemble de [s]es fonctions électorales et associatives ».

Pour les opposants de la première heure au projet de CADA, ce résultat est avant tout un « vote sanction » contre l’ancien maire. « Ce résultat permet d’évincer Monsieur Laroche qui méritait d’être face aux conséquences de ses décisions passées », note l’Union bélâbraise, l’une des principales associations d’opposition à l’ouverture du centre.

À ce sujet — [Exclu BV] Viltaïs se prépare à installer des migrants dans le Berry

Des listes qui réalisent de belles percées

À Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes) également, le débat autour du centre pour migrants dans cette commune de 1 500 habitants n’a pas manqué d’influencer la campagne des municipales. Dans ce village, le centre pour migrants, imposé à la municipalité, engendre, selon plusieurs témoignages, des craintes, des incivilités et des nuisances. Face à ce constat, Cyril Malbert, l’un des principaux opposants au centre, a décidé de créer une liste pour continuer son combat dans les urnes. Si le maire sortant, Emmanuel Delmotte, est réélu dès le premier tour avec 66,48% des voix, la liste menée par Cyril Malbert réalise une belle percée avec plus de 33% des suffrages et obtient quatre sièges au sein du conseil municipal. « Notre équipe siègera désormais au conseil municipal pour représenter les habitants qui nous ont fait confiance », promet le nouvel élu qui assure « rester mobilisé pour la commune ».

À Callac (Côtes-d’Armor), autre commune devenue un symbole de la lutte contre l’immigration en France, le maire sortant, qui avait porté un projet d’accueil de migrants – projet finalement abandonné suite à une large mobilisation -, n’a pas non plus été réélu. Une liste de « changement » lui succède. Dans cette ville bretonne, les tensions restent toujours vives. L’une des principales figures de l’opposition au projet Horizons explique ainsi ne pas avoir pu déposer de liste car ses colistiers recevaient, selon elle, des « pressions et menaces ».

Enfin, à Uzerche (Corrèze), commune vantée par les médias pour son accueil « réussi » de demandeurs d’asile depuis près de dix ans, une liste portée par le Rassemblement national, qui pose la question du maintien ou non de ce centre pour migrants, a réussi à se qualifier pour le second tour (10,71%), une première ! Preuve que le débat n’est pas encore totalement clos dans cette ville…

Clémence de Longraye, dans BV

. Horizon et LR classés fascistes par Sophia Chirikou. Bienvenue au club !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Près de son téléphone à manivelle, Sophia Chikirou attend un appel d’Emmanuel Grégoire. Au soir du premier tour d’élections municipales à Paris, lors de sa conférence de presse, Sophia Chikirou candidate LFI assimile l’ensemble des partis de droite présents dans la course à la mairie de Paris à des fascistes contre lesquels il faut faire front.  

Près de son téléphone à manivelle, Sophia Chikirou attend un appel d’Emmanuel Grégoire. LFI lui a fourni cette antiquité pour qu’elle soit au plus près du personnage qu’elle a incarné au cours de sa conférence de presse. Drelin drelin… sera le signal d’une capitulation du candidat PS. Cela signifiera qu’il accepte dans ses rangs la France Insoumise afin d’ériger un rempart antifasciste. A défaut de scores suffisants du RN et de Reconquête pour agiter l’épouvantail des heures les plus sombres, la dénicheuse de talents obscurs a vu dans le parti Horizon un péril de même nature : « Et si Emmanuel Grégoire ne veut pas d’une telle convergence pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite au second tour, pour faire un front anti fasciste… » Gare à lui ! LFI n’occupera pas moult places au sein du Conseil de Paris. Pour les besoins de la cause, Edouard Philippe et Rachida Dati viennent de passer avec mèches et moustaches dans le camp du mal. Bienvenue au club.

Face à cet arrivage de fascistes fraîchement labellisés : « Emmanuel Grégoire ne peut pas jouer avec l’avenir de Paris » Les mots sont à la hauteur du téléphone de 1943 auprès duquel Sophie Chikirou attend l’appel qui sauvera les Parisiens. « Car c’est une droite dont l’agenda politique épouse l’agenda de l’extrême droite ». Le mariage entre agendas qui fut autorisé sous le quinquennat de François Hollande donne lieu aujourd’hui à cette alliance qui fait trembler la candidate antifa. « Je vais attendre son appel » avait-elle indiqué lors de sa conférence de presse. Sans le moindre drelin drelin pour redonner espoir aux créateurs de fascistes :« Je déposerai la liste du nouveau Paris populaire, demain soir ». Le temps sera alors venu de « battre le pavé » pour dire aux Parisiens : « Oui, il y aura des élus Insoumis au Conseil de Paris ». Des valises bourrées de charcutailles, et en avant pour la traversée de la capitale ! Déjouer la vigilance des milices du parti Horizon et des molosses de LR sera l’enjeu de cette seconde offensive électorale. La défense de l’emploi des cadres de LFI passe par ce simulacre d’une menace fasciste. A la quarantième diffusion du film, l’électeur bobo s’émerveille comme au premier jour. Une arrivée massive de conseillers LFI au sein de la municipalité fera l’objet d’une descente des Champs Elysées. L’hymne « Ils ont trouvé du boulot » sera interprété par le chœur des pétitionnaires de gauche dirigé par Jean-Pierre Darroussin. Si l’émotion n’y est pas, Sophia Chirikou rend sa carte d’adhérent à la société des auteurs.

Jany Leroy, dans BV

. Eglises de France : pendant les élections, le pillage continue

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Pendant que les Français choisissaient leurs nouveaux élus, de nombreuses églises étaient profanées et cambriolées. Pendant que les regards étaient tournés vers les bureaux de vote, plusieurs cambriolages et profanations d’églises ont eu lieu à travers le pays : l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine en Seine-Saint-Denis ou encore l’église de Chèvremont dans le Territoire de Belfort ont notamment été touchées. Ces actes surviennent dans un contexte déjà préoccupant pour le patrimoine religieux français, une semaine seulement après le vol d’une précieuse relique de saint Vincent de Paul à Paris. Une nouvelle fois, ces crimes semblent se répéter irrémédiablement sans que rien ne soit véritablement enrayer cette terrible spirale.

En Seine-Saint-Denis, on vole les églises

Le samedi 14 mars 2026, l’église Sainte-Thérèse de Joncherolles à Pierrefitte-sur-Seine, commune rattaché à Saint-Denis depuis 2025, a donc été cambriolée. Les malfaiteurs se seraient introduits dans l’édifice en forçant la porte de la sacristie entre 14 heures et 17 heures. À l’intérieur de l’église, plusieurs objets liturgiques essentiels au culte ont disparu. Les voleurs ont emporté un calice, trois patènes et un ostensoir, soit un ensemble de pièces d’orfèvrerie utilisées lors de la célébration de l’Eucharistie et de l’adoration du Saint-Sacrement. Le tabernacle, lieu sacré destiné à conserver et à protéger les hosties consacrées, a également été dégradé au cours de l’intrusion. Une enceinte acoustique a aussi disparu. Une religieuse a déposé plainte auprès du commissariat local et une enquête pour vol avec effraction et dégradations a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Pour l’heure, aucune déclaration publique n’a été faite par le nouveau maire élu, Bally Bagayoko (LFI). Celui-ci semble davantage préoccupé de déclarer que Saint-Denis serait « la ville des Noirs » plutôt que la ville des rois, tandis que certains de ses partisans scandaient « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». La question de la sécurité des églises et l’apport de son soutien aux catholiques de sa commune ne semblent pas, à ce stade, être la priorité du nouvel édile.

Partout en France

Bien loin de l’Île-de-France, dans le Territoire de Belfort, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars, c’est l’église de Chèvremont qui a été prise pour cible par des cambrioleurs. Ces derniers ont forcé les portes de l’édifice et fouillé l’intérieur à la recherche d’objets précieux. La découverte a été faite le dimanche matin vers 9h par un habitant du village qui revenait du bureau de vote. La porte du tabernacle a été forcée, le couvercle d’un ciboire a été retrouvé par terre, au milieu d’hosties dispersées, tandis que dans la sacristie plusieurs ciboires et calices ont disparu.

À ce sujet — [ÉDITO] Vol à Saint-Vincent-de-Paul, effondrement à Saint-Roch : nos églises sont martyrisées

Les objets liturgiques volés sont souvent réalisés en argent ou en métal doré, ce qui peut expliquer l’intérêt des voleurs dans un contexte de flambée des prix des métaux. Cependant, pour les paroissiens, la perte est avant tout spirituelle.

La gendarmerie a été prévenue dans la matinée mais elle intervenait déjà à l’église de Méroux où des traces de forçage de la porte ont également été relevées. Selon RCF, la municipalité va déposer plainte pour la porte fracturée, tandis que la paroisse déposera plainte pour vol et profanation. Non loin de là, au sud de Montbéliard, dans la commune de Bourguignon, une église aurait aussi été ciblée au cours du même week-end. La gendarmerie y a constaté la disparition de plusieurs objets liturgiques.

Que font nos élus ?

Ces événements surviennent à peine une semaine après le vol d’un médaillon contenant une relique de saint Vincent de Paul dans l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris. La répétition de ces actes pose une nouvelle fois la question de la protection des églises en France.

Présentes dans presque toutes les communes, elles recèlent un patrimoine à la fois historique, architectural et spirituel. Pourtant, beaucoup d’entre elles demeurent insuffisamment protégées contre les intrusions et les vols. Les élections municipales devraient être l’occasion de replacer la question de leur sécurité au cœur des débats locaux. Les maires sont en effet les premiers responsables de la protection des édifices communaux, dont fait partie la majorité des églises construites avant 1905. L’église constitue souvent, après la mairie, le deuxième bâtiment le plus emblématique des villes et des villages, si ce n’est souvent le premier.

Assurer leur sécurité, préserver leurs trésors liturgiques et garantir le respect de ces lieux de culte devrait figurer parmi les priorités des politiques publiques locales. C’est loin d’être le cas pour tous nos responsables politiques. Il revient donc aussi aux citoyens de sensibiliser leurs anciens et nouveaux élus sur cette question. A chaque calice volé, chaque tabernacle brisé, chaque relique disparue, c’est une part de l’identité et de l’histoire de la France qui est attaquée.

. « Nouvelle France » : le Grand Remplacement, c’est LFI qui en parle le mieux

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : La population de Saint-Denis, profondément modifiée depuis 50 ans, vient d’élire un maire selon son cœur. Les résultats du premier tour des municipales se sont exprimés en pourcentages, ce dimanche soir, mais aussi par des mots. Ceux-ci sont révélateurs d’une victoire autre qu’électorale : des indices d’une nouvelle réalité. Bally Bagayoko, LFI élu maire de Saint-Denis (93), et Lahouaria Addouche, LFI qui sera présente au second tour à Lille, en sont la démonstration.

S’imaginant déjà victorieuse, Lahouaria Addouche l’affirme : « Dans une semaine, la Nouvelle France rentre au beffroi. ». Des mots très applaudis par les militants. La Nouvelle France ! La référence est ouvertement coloniale, le terme désignant nos territoires du Québec entre 1534 et 1763. Transposé à Lille, il désigne un remplacement : celui d’une ancienne France par une nouvelle. Changées, la population, les mœurs, la culture… Quant au beffroi, Lahouaria Addouche l’emploie par métonymie pour désigner la mairie, mais on ne peut s’empêcher de penser au rôle essentiel qu’avaient ces tours en matière de guet. Nos beffrois ne protègent plus des invasions.

Saint-Denis, ville séparatiste

À Saint-Denis, Bally Bagayoko l’a emporté dès le premier tour, avec 50,77 %, face au maire sortant PS Mathieu Hanotin (32,7 %). Exit celui que Jean-Luc Mélenchon qualifiait, il y a quelques jours, de « petit bourgeois visqueux ». Place à un natif de Levallois-Perret qui a grandi à Saint-Denis. Gilbert Collard parle de « séparatisme », tandis que la journaliste Isabelle Saporta, recommandant de « ne pas faire semblant de ne pas voir » le résultat du scrutin, en conclut que « c’est la Nouvelle France contre la France blanche ». La Nouvelle France chère à Lahouaria Addouche.

Faisant l’éloge de sa ville, le nouveau maire Bally Bagayoko en revendique le passé, non pas royal, qu’il abhorre, mais ouvrier, ainsi que l’immigration, avec 150 nationalités revendiquées. Il entend défendre et protéger cet état de fait. « Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nos populations historiques quittent le territoire. » La gentrification ? C’est l’appropriation bourgeoise de quartiers populaires. Mais les ouvriers ne sont plus dominants, dans la ville. Saint-Denis est aujourd’hui une ville de cadres (32,4 %) et d’employés (22,7 %), loin devant les ouvriers (15,5 %).

Un changement de population établi par l’INSEE

Sous la vieille antithèse communiste bourgeois/peuple ou patrons/ouvriers, c’est en fait l’opposition entre autochtones et immigrés qui s’exprime, encore. En 2020, l’INSEE comptait dans la ville de Saint-Denis 69.800 non-immigrés et 43.000 immigrés. Ces derniers sont venus d’Europe, pour une toute petite part. D’Afrique, bien davantage. On compte près de 16.000 habitants dyonisiens du Maghreb, 13.600 d’Afrique noire.

Or, ces populations sont tout sauf « historiques ». La réalité de la Seine-Saint-Denis et de la ville de Saint-Denis était fort différente, il y a cinquante ans. Sur la période 1968-2021, le département a connu une hausse migratoire de 20 points, aboutissant à une part de population immigrée d’un tiers (la moyenne nationale est d’un dixième). C’est une recomposition de population récente, avec des ouvriers français et d’origine européenne remplacés par une immigration extra-européenne et très peu ouvrière.

En qualifiant cette population d’historique et en se portant garant de son « indéboulonnabilité », le maire de Saint-Denis lui donne une légitimité où s’agrègent racisme anti-Blanc, racialisation du débat public, remplacement de population… et partition du pays. Ce n’est pas un candidat, qui parle, mais un élu de la République française, ès qualités. On est prévenus.


Samuel Martin
, dans BV

. Pendant la guerre Iran/Irak, la France déployait 33 navires dans le Golfe

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Ce que demande Trump aux marines européennes et asiatiques, c’est un remake de l’opération Prométhée, qui avait mobilisé plusieurs marines de guerre pour sécuriser le golfe Persique, déjà sous la menace de Téhéran, alors en guerre contre l’Irak.

De 1987 à 1988, durant 415 jours, la France a largement participé à la mission d’escorte des navires commerciaux naviguant dans le Golfe miné et empruntant le détroit d’Ormuz.

https://lignesdedefense.ouest-france.fr/promethee-1987-1988-415-jours-de-deploiement-francais-dans-le-golfe-persique

« Cette mesure agressive a justifié un déploiement accru des flottes occidentales (USA avec un porte-avions et une cinquantaine de navires de surface, Italie, Royaume-Uni, France pour ne citer que les principaux pays intervenants) à partir de 1987 pour garantir la liberté de navigation. »

« L’attaque du porte-conteneurs Ville d’Anvers, le 17 juillet 1987, a convaincu le gouvernement français de rompre les relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran et à engager l’épreuve de force. »

Le porte-avions Clemenceau et son escorte sont alors déployés sur la zone, ainsi que des avisos-escorteurs, une frégate anti-sous-marine et des chasseurs de mines. Au total, 33 navires participèrent à cette mission, bénéficiant du soutien logistique de la base de Djibouti.

À cette époque, la France vit sous la cohabitation, avec Mitterrand à l’Élysée et Chirac à Matignon. Le président Mitterrand prévient que « toute agression contre un bâtiment français serait évidemment suivie d’une riposte légitime ».

« Pendant la durée de l’opération, soixante-dix bâtiments sous pavillon national ont été escortés dans le golfe Persique sans incidents. »

Souhaitons le même succès à nos marins et à nos pilotes embarqués, qui vont participer à cette coalition navale. Évidemment, tout comme les armements, la menace a changé, exigeant les moyens de protection les plus performants contre les missiles, les drones et les mines de dernière génération. Une expertise que nos marins possèdent.

Le « Clem » est devenu le Charles-de-Gaulle, mais la mission reste la même : assurer la sécurité des navires commerciaux dans cette zone à haut risque.

Combien de pays accepteront cette mission difficile et dangereuse ? Très peu sans doute. La France semble néanmoins s’y préparer. A suivre…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Municipales à Nice, Marseille, Paris : les honteuses pratiques de la droite LR

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Décidément Nice est un drôle d’endroit. Cette ville avait déjà largement défrayé la chronique à l’époque de Jacques Médecin. Depuis cette période Nice a régulièrement pataugé dans des affaires glauques et des combats politiques d’où les magouilles et les coups bas n’étaient pas absents. La campagne municipale en cours qui oppose Eric Ciotti (UDR) et Christian Estrosi (Horizon) ne fait pas exception et tous les coups sont permis, spécialement en provenance du camp d’Estrosi (31 %) qui est largement en difficulté à l’issue du 1er tour qui voit Eric Ciotti caracoler en tête (42 %).

Peut-être vous souvenez-vous de cette affaire qui a fait le buzz à Nice et dans tout le pays ? En matière de coup bas, c’en est un beau. Le 27 février 2026, Christian Estrosi découvrait en rentrant à son domicile une tête de cochon accrochée à son portail. Sur cette tête était accrochée une affiche avec son portrait arborant sur le front une étoile de David et au dessus une mention « connard ». Immédiatement les regards se tournent vers son principal concurrent, Eric Ciotti, d’autant qu’Estrosi lui-même s’interrogea s’agissant des auteurs pour se demander s’il s’agissait « d’opposants capables du pire ? ». Évidemment, cela rendit immédiatement l’atmosphère absolument irrespirable. À cela Eric Ciotti répondit qu’il n’était nullement impliqué dans ce qui ressemblait à une mise en scène digne du faux « attentat de l’Observatoire » (référence à l’attentat visant François Mitterrand qu’il avait sans doute monté de toutes pièces afin de gagner les faveurs de l’opinion publique). Dans cette affaire, les choses avancent vite, notamment l’enquête et dès le début mars, 6 personnes ont été mises en cause. Or ces personnes en cause sont dans l’entourage direct d’Estrosi, ce qui a été confirmé par le procureur. Ce qui veut aussi dire que Ciotti n’a rien à voir avec cette barbouzerie dont Estrosi laissait entendre qu’il en était le responsable.

Sur le plan politique, à proprement parler, les choses ne se passent pas mieux. Rappelons qu’à un moment Ciotti et Estrosi (qui est le maire sortant) étaient tous les deux à LR, avant de bifurquer l’un vers l’UDR (Ciotti) et l’autre (Estrosi) vers Macron puis vers Horizons, le parti d’Édouard Philippe. À l’issue du 1er tour, Ciotti est largement en tête avec plus de 10 % d’avance sur Estrosi. Alors Estrosi tombe le masque et en appelle à la mise en place d’un « front républicain ». En clair Estrosi appelle la gauche à voter pour lui afin d’empêcher l’extrême droite de conquérir la mairie de Nice. Interrogé ce jour sur Cnews, Estrosi a égrené une longue liste de situations durant lesquelles il s’est allié avec la gauche afin de s’opposer d’abord au FN puis au RN. Et s’agissant d’Eric Ciotti, avec lequel il a travaillé pendant plus de 20 ans, il déclara tranquillement : « Ciotti est l’image de la trahison de la droite républicaine qui est passée chez Mme Le Pen ». En conséquence Estrosi a annoncé qu’il comptait sur les socialistes, les écologistes et les communistes pour rattraper ses 15.000 voix de retard, au motif que Ciotti serait un affreux fasciste. Ce qui est tout simplement totalement délirant.

De ce fait, on voit de manière éclatante à quel point LR est une fausse droite qui ne manque jamais aucune occasion de démontrer qu’aux moments importants ils ne sont que des politiciens totalement soumis à la gauche, ses principes, ses valeurs et son magistère moral. Incontestablement, tout citoyen se voulant de droite, ne peut voter pour LR que s’il n’a rien dans la tête ou accepte de se coucher devant la gauche, y compris l’extrême gauche comme l’ont prouvé les élections comme députés de Darmanin et Borne en juillet 2024 grâce aux désistements de LFI au 2e tour. Cette politique totalement folle est apparue à droite lorsque Charles Pasqua a essayé de convaincre Jacques Chirac de faire alliance avec le FN de Jean-Marie Le Pen. Chirac refusa et inventa la fable de la droite républicaine, opposée au FN qui deviendra RN. Position qui n’était qu’une misérable copie de la fable sur le danger fasciste inventée par Mitterrand dès 1983 afin de détourner la légitime colère du peuple avec le virage de la rigueur qui était l’exact inverse de ce qu’il avait promis lors des élections. Et tous les abrutis de cette droite dite républicaine répètent aujourd’hui ce que Chirac a initié et qui a torpillé la droite et en a fait les dhimmis de la gauche. L’élection de Nice est là pour nous en faire une nouvelle démonstration. Reste que si les politiciens LR sont à ce point stupides et soumis, on reste pantois de constater qu’il y a encore autant de gens qui semblent ne rien voir ni comprendre et continuent à leur apporter des suffrages.

Un autre exemple particulièrement éclairant du rôle des LR nous est donné par la situation à Marseille. Le maire sortant Benoît Payan (gauche) est arrivé en tête du 1er tour. De très peu puisqu’il est talonné à 1,70 % par le candidat du RN, Franck Allisio. Le LFI Delogu, petite racaille locale, n’a fait que 11,94 %. Il a quand même proposé à Payan de faire liste commune au 2e tour. Refus de Payan qui a été insulté par Delogu durant toute la campagne. Toute personne raisonnant normalement ne peut en conclure qu’une chose : Marseille peut basculer et cesser d’être une ville dirigée par la gauche et l’extrême gauche. C’est d’autant plus vrai qu’il y a des voix pouvant faire mouvement vers le RN au 2e tour : les voix de la candidate LR Martine Vassal qui n’a obtenu que 12,41 % au 1er tour et celles d’un petit candidat de droite Erwan Davoux (Divers droite) qui a obtenu 1,85 %. Le total de ces voix RN – LR – Divers droite représentant presque 50 %. Et l’annonce d’une liste commune de la droite créerait certainement une dynamique qui ferait dépasser largement la barre des 50 % à Franck Allisio. Mais voilà… la candidate LR vient d’annoncer qu’elle maintenait sa liste au 2e tour. Ce que l’on peut traduire d’une manière fort simple : Martine Vassal (LR) n’a aucune chance d’être élue maire donc sa candidature n’a qu’une fonction : sauver Benoît Payan et lui permettre de conserver son poste de maire de Marseille. LR a donc choisi son camp. LR fait le nécessaire pour faire élire la gauche et empêcher Franck Allisio qui pourtant a milité avec elle pendant des années à LR avant qu’il ne passe au RN.

Et puis n’oublions pas la situation à Paris. Rachida Dati faisait semblant, modeste comme elle est, de pouvoir gagner haut la main sur son seul nom. Avec les résultats du 1er tour, elle a déchanté se rendant compte à cette occasion qu’elle ne pouvait gagner seule. Il serait donc logique que Rachida Dati (25,46 %) fusionne avec Sarah Knafo (10,4 %) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons) qui a obtenu 11,34 %. Le total de ces 3 scores étant à plus de 47 %. Là aussi, une liste unique de la droite aurait créé une dynamique qui aurait permis à la droite d’envisager une victoire dans la capitale. Mais voilà… le candidat (Horizons) ex-LR, Pierre-Yves Bournazel a indiqué qu’il avait 3 conditions pour fusionner avec Rachida Dati, dont l’une est le refus absolu de s’allier avec Sarah Knafo qu’il considère être d’extrême droite. Donc il n’y aura pas d’alliance avec Sarah Knafo. Ce qui permet d’affirmer sans aucun risque de se tromper que c’est la garantie pour Emmanuel Grégoire (PS) de se faire élire maire et donc à la gauche de continuer sa politique de destruction de la capitale, même s’il a refusé de faire liste commune avec Chikirou (LFI). Quant à Sarah Knafo, il m’apparaît souhaitable qu’elle maintienne sa liste au 2e tour, puisqu’elle est rejetée, et obtienne donc des élus municipaux dans le prochain conseil, vu la qualité de sa campagne et de ses argumentations et chiffrages sur de nombreux sujets.

Au final, ces 3 exemples démontrent que LR n’est qu’un parti de traîtres et de nuisibles qui ne ratent aucune occasion de montrer le peu d’intérêt qu’ils ont pour la France, son peuple, sa culture et son identité. LR reste prisonnier de cette stratégie débile initiée par Chirac qui condamne la droite à la défaite. LR est un parti qui ne mériterait qu’une chose si les électeurs réfléchissaient un peu : terminer dans les poubelles de l’histoire. Malheureusement trop d’électeurs sont totalement décérébrés et s’obstinent à mettre dans l’urne des bulletins de vote pour cette fausse droite, principalement LR, qui nous oblige à continuer de subir les conséquences de ces votes. Sans oublier qu’une part de ces électeurs ne sont pas seulement décérébrés mais savent parfaitement ce qu’ils font et travaillent ouvertement à la destruction de la France.

Quant à la gauche, cela me désole de le dire mais ce que j’écris depuis des mois sur ce qui va se passer à gauche se confirme sans la moindre ambiguïté. Pas plus tard qu’hier, le chef du PS, Olivier Faure avait déclaré qu’il n’y aurait aucun accord national. J’ai immédiatement dit dans mon article d’hier soir que cela voulait dire qu’il y aurait donc des accords locaux. Et ce fut largement le cas, puisqu’à l’heure où cet article est écrit, il y aura des accords dans un nombre considérable de villes entre la gauche et LFI, à l’exception de 4 villes : Paris, Lille, Marseille et Strasbourg.

Autre affirmation que j’ai indiquée dans d’autres articles antérieurs, la stratégie imaginée par Mélenchon fonctionne parfaitement bien. Il se moque des élections municipales, mais pour lui c’est la répétition générale de 2027 (présidentielle et législatives). Cela lui sert à envoyer un message. Ce message est simple et s’adresse à toute la gauche (PS, PCF et écolos) : « Si vous vous dressez sur la route de LFI, nous présenterons des candidats contre tous ceux qui se sont opposés à nous. Et dans ce cas vous perdrez votre siège ». Message parfaitement entendu. La conclusion s’impose d’elle-même : Mélenchon est le seul et le vrai chef de la gauche. Il sera le candidat de la gauche à la présidentielle (bien sûr il n’y aura pas de primaire en octobre) et c’est LFI qui donnera les investitures pour les législatives à ceux qui fileront droit car, comme l’a dit Mélenchon, « aucun parti de gauche ne dictera ses conditions à LFI, seule LFI dictera ses conditions ». Tout cela était plié d’avance. Je l’avais annoncé et seuls ceux qui ne savent pas ce qu’est la gauche ont exprimé des désaccords avec cette analyse.

Ce qui nous amène à une ultime question qui est un peu la question super banco pour ceux qui ont connu cette période. Comment se fait-il que la gauche qui n’est d’accord sur rien, qui s’insulte copieusement voire s’agresse régulièrement, y compris physiquement, comment se fait-il qu’au moment des élections chaque fois et en une seule nuit (comme en 2024), ils trouvent des solutions, se rabibochent et font listes communes à travers tout le territoire ?

Cette question est d’autant plus importante qu’à droite, à l’inverse, les partis et les électeurs sont d’accords sur une multitude de sujets, mais contrairement à la gauche, lorsqu’arrivent les élections, la droite est incapable de s’unir et ainsi se donner les moyens de battre la gauche alors que la droite est majoritaire dans la population. Tant que la droite ne saura pas rompre avec cette attitude suicidaire, nous mériterons le sobriquet de « droite la plus con du monde ». Ce qui malheureusement fera qu’en 2027 la droite, une fois de plus, loupera le coche ce qui finira d’achever la France qui risque de ne pas se relever de cet ultime mauvais coup. Il ne faudra pas pleurer quand la France sera définitivement à terre. Ce sera trop tard. C’est maintenant et jusqu’en avril 2027 qu’il faut agir pour faire bouger les lignes. Après ce sera sans doute foutu.

Bernard GERMAIN, Riposte Laïque

. À quoi a servi d’élire Retailleau avec 75 % à la tête de LR ? À rien !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Nous étions en mai 2025, et les militants de LR devaient voter pour savoir qui allait diriger le parti. À l’époque, Bruno Retailleau était un ministre de l’Intérieur populaire, car l’homme paraissait sincère, honnête, avoir des convictions solides, et sur l’insécurité, utilisait des mots qui touchaient les Français. Il était opposé à l’ambitieux Laurent Wauquiez, qui avait quitté la direction de la Région pour revenir à l’Assemblée en 2024. Le résultat avait été sans appel. Sur une ligne droitière, avec un discours sécuritaire et anti-immigrationniste, Bruno Retailleau avait écrasé son adversaire, atteignant le score impressionnant de 75 %.

On parlait de lui comme le candidat légitime de LR pour les présidentielles, et certains le pensaient comme un adversaire sérieux pour Marine Le Pen, grande favorite des sondages. C’était avant que la juge Bénédicte de Perthuis et ses complices décident que les Français n’auraient pas le droit de voter pour elle. Certes, au lendemain de sa victoire, certains avaient remarqué, autour de la photo, l’ineffable Larcher, qui avait sans doute soutenu Retailleau, mais dont la ligne, très centriste, était beaucoup plus proche de celle de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, qui avaient d’ailleurs claqué la porte de LR quand Wauquiez en avait pris la direction.

On attendait surtout de Retailleau – qui en dehors des paroles n’eut guère une grande influence sur l’insécurité et l’immigration – qu’il brise enfin le cordon sanitaire imposé par la gauche et que la droite respecte stupidement depuis 40 ans. Mais on aurait dû se souvenir que quand Éric Ciotti avait renversé la table et décidé d’en finir avec cette mascarade et de se rapprocher du RN, personne ne l’avait suivi. Les mois ont passé, et on a rapidement compris que Retailleau ne s’était pas donné les moyens de taper du poing sur la table et d’imposer la fin de cette machine à perdre de la droite. Il a par ailleurs quitté le gouvernement Macron et est revenu au Sénat. On n’entend plus beaucoup parler de lui.

Mais un an plus tard, les choses sont claires. LR a sauvé, avec la complicité du PS, le régime de Macron-Lecornu, qui aurait dû sauter, ce qui aurait permis aux Français de retourner aux urnes. Retailleau a annoncé sa candidature à la tête de LR mais elle n’est même pas légitime, Wauquiez lui savonnant la planche avec l’organisation d’une primaire qui ressemble à la primaire Pinder de la gauche. Retailleau a réussi à dire hier qu’il fallait faire barrage à la gauche et au RN, tout en disant qu’il fallait barrer la route à LFI. S’il ne dirigeait pas un parti d’éternels traîtres, il aurait demandé à Martine Vassal à Marseille d’aider Franck Allisio à gagner la mairie, pour en virer la gauche. Il aurait demandé la même chose à Rachida Dati, à Paris, de faire alliance avec Bournazel et Sarah Knafo pour virer les socialauds, les écolos et les cocos. Et pareillement à Nîmes et dans des dizaines de villes où LR va permettre à la gauche de garder des mairies qui étaient gagnantes. S’il avait agi ainsi, Marine et Jordan Bardella auraient fait de même, et auraient retiré des candidats là où leur maintien au 2e tour risquait de faire gagner la gauche. Il n’en a rien été.

Alors que les socialauds, qui juraient le contraire quelques heures avant le scrutin, se vautrent dans les draps des antisémites assassins de LFI, tout en interdisant à LR de s’allier avec le RN, Retailleau et les siens obéissent docilement. Le nommé Geoffroy Didier, on ne sait à quel titre, se permettant même de menacer de sanctions les élus LR qui passeraient des alliances avec le RN.

Moralité : à quoi a servi l’éclatante victoire de Retailleau en 2025 ? À rien ! À quoi sert LR ? À rien, sauf à trahir les Français qui croient encore que c’est parti patriote, et à sauver régulièrement les macronistes et la gauche en s’alliant à eux pour barrer la route au RN.

Cyrano, Riposte Laïque