#webtube : Municipales : Incident en direct hier soir sur France Info, quand la journaliste politique Nathalie Saint-Cricq surnomme Eric Ciotti, « Benito (Mussolini) » – Elle a présenté ses excuses dans la nuit – Regardez
#webtube :La dernière journée du Tournoi des 6 nations 2026 a tenu toutes ses promesses, et même davantage. Il y a eu du suspense jusqu’à la dernière seconde, des retournements de situation, des essais à la pelle, des défenses héroïques, des espoirs qui se lèvent puis s’effondrent, et au bout de cette journée d’une intensité rare, une équipe de France sacrée dans un vacarme presque irréel. Les Bleus ont arraché le titre face à l’Angleterre au terme d’un match dément, tandis que le pays de Galles a enfin brisé sa longue série noire contre l’Italie et que l’Irlande, victorieuse d’une Écosse joueuse et courageuse, a longtemps cru pouvoir coiffer tout le monde sur le fil.
France-Angleterre : un final insensé pour un sacre au bout du souffle
Il fallait un sommet pour refermer ce Tournoi. Paris a eu droit à un brasier. Entre Français et Anglais, l’affrontement a basculé dans une forme de folie offensive presque impossible à résumer tant les deux camps ont frappé fort. Les Bleus ont fini par l’emporter 48-46, au bout du temps additionnel, grâce à une pénalité de Thomas Ramos, frappée avec le sang-froid des très grands au dernier souffle de la rencontre.
Ce succès offre le titre à la France, mais il dit aussi beaucoup de la nature de ce match : rien n’a été simple, rien n’a été linéaire, et rien n’a été donné. L’Angleterre, pourtant mal embarquée dans ce Tournoi, a livré sans doute sa prestation la plus aboutie de la compétition. Les hommes de Steve Borthwick ont attaqué avec ambition, mis de la vitesse, de la densité, de la variété dans leur jeu. Ils ont longtemps fait vaciller les Bleus et ont cru tenir un exploit majeur à quelques secondes de la fin.
En face, la France a répondu avec ses armes du moment : sa puissance, sa capacité à punir dans le dos, son sang-froid au pied, et surtout l’extraordinaire Louis Bielle-Biarrey. L’ailier tricolore a encore éclaboussé la soirée de son talent avec quatre essais, confirmant qu’il est aujourd’hui l’un des grands phénomènes du rugby mondial. À seulement 22 ans, il a porté le danger à chaque ballon, donnant à cette équipe de France une arme létale presque permanente.
Mais ce sacre ne tient pas seulement à l’inspiration. Il tient aussi à la précision. Thomas Ramos a été parfait face aux perches, et dans un match aussi ouvert, aussi débridé, cette maîtrise a fait la différence. Dans un duel où la France a marqué six essais et l’Angleterre sept, c’est bien la lucidité du buteur français qui a fini par offrir le trophée.
Une équipe de France championne, malgré la souffrance
Ce titre récompense une équipe de France qui n’a pas survolé ce dernier rendez-vous mais qui a su rester debout dans la tempête. Après sa défaite à Murrayfield, le XV de France était attendu. Il a répondu présent, non pas dans la facilité, mais dans la résistance, dans cette capacité à tenir quand tout vacille.
Antoine Dupont a encore pesé à la mêlée, Matthieu Jalibert a bien conduit le jeu, et l’ensemble du groupe a montré une force mentale évidente. Cette victoire n’a rien d’un sacre froid ou mécanique. Elle ressemble davantage à une conquête au forceps, à un titre saisi à pleines mains dans un match où l’on pouvait tout perdre en une action.
C’est aussi ce qui rend cette dernière journée si marquante. La France n’a pas simplement gagné. Elle a survécu à une Angleterre enfin libérée, enfin inspirée, et elle a trouvé les ressources pour conclure au moment où l’histoire pouvait lui échapper.
Irlande-Écosse : un grand match, du rythme, du combat, et des regrets irlandais
Avant le choc parisien, Dublin avait déjà offert un morceau de bravoure. L’Irlande s’est imposée 43-21 face à l’Écosse, mais le score final ne raconte pas tout. Pendant une bonne partie du match, les Écossais ont tenu tête aux Irlandais dans une rencontre vivante, nerveuse, souvent brillante.
Le début de partie a donné le ton, avec trois essais très rapides et un rythme très élevé. L’Écosse a montré de belles séquences, du mouvement, de la patience, cette capacité à faire vivre le ballon qui la rend toujours dangereuse. Finn Russell, ciblé par l’agressivité défensive irlandaise, a tout de même réussi à remettre son équipe dans la partie au retour des vestiaires, symbolisant la résistance écossaise.
Mais l’Irlande a fini par imposer ce qu’elle sait faire de mieux : l’impact, la maîtrise des zones de combat, la constance. Plus solide dans les rucks, plus dense dans les collisions, plus rigoureuse dans les moments clés, elle a progressivement étouffé les Écossais. Les Verts ont ainsi décroché le Triple Crown, preuve qu’ils ont su rebondir après leurs frustrations précédentes.
Pendant quelques heures, ce succès a même laissé croire à un possible titre, au point de voir des supporters irlandais pousser derrière l’Angleterre dans le match suivant, scène presque irréelle au regard de l’histoire des deux nations. Mais le coup de pied final de Ramos a fermé cette parenthèse. L’Irlande termine forte, mais elle termine frustrée.
Le pays de Galles retrouve enfin le sourire
À Cardiff, l’autre grand moment émotionnel de cette journée est venu du pays de Galles. En battant l’Italie 31-17, les Gallois ont mis fin à une série noire qui devenait un fardeau national. Quinze défaites de rang dans la compétition : il fallait bien que cela cesse un jour, et cette victoire a eu des allures de libération.
Le pays de Galles a frappé fort d’entrée, avec une première période maîtrisée de bout en bout. Aaron Wainwright s’est offert un doublé, Dewi Lake a également marqué, et Dan Edwards a mené les siens avec efficacité, avant d’inscrire lui aussi un essai. À la pause, le score de 21-0 traduisait une domination nette.
L’Italie a tenté de revenir, profitant notamment d’une infériorité numérique galloise, et les Azzurri ont bien cru pouvoir relancer totalement la partie. Mais plusieurs essais leur ont été refusés, et leur réveil est arrivé trop tard. Le pays de Galles, lui, a tenu. Et cela, pour un rugby gallois en souffrance depuis des mois, vaut plus qu’un simple succès comptable.
Cette victoire ne gomme pas les problèmes accumulés, ni les difficultés structurelles traversées par le rugby gallois, mais elle offre enfin un motif d’espoir à un peuple qui en manquait cruellement.
Une dernière journée à l’image d’un Tournoi exceptionnel
Ce qui restera de cette conclusion du Tournoi des 6 nations 2026, c’est sans doute ce sentiment de trop-plein. Trop d’émotions, trop de rebondissements, trop de scénarios entremêlés pour une seule soirée. L’Irlande gagnait et espérait. Le pays de Galles se relevait. L’Angleterre jouait son meilleur rugby du Tournoi. Et la France, au milieu de ce tumulte, a fini par arracher la couronne.
Rarement une dernière journée aura autant ressemblé à l’essence même du rugby : un sport de calcul et d’instinct, de brutalité et de finesse, de logique et de pure absurdité. Les Bleus y ont trouvé un titre, les Gallois une bouffée d’air, les Irlandais des regrets, les Écossais la confirmation qu’ils savent enflammer un match, et les Anglais, paradoxalement battus, quelques raisons de croire encore à des jours meilleurs.
Pour la France, l’essentiel est là. Le trophée est au bout. Et il a fallu aller le chercher dans la douleur, dans le vacarme, dans un final dont on parlera encore longtemps.
#webtube : Chaque semaine, Philippe Lacoche nous donne des nouvelles de Picardie…La nostalgie et un bon vieux flipper font-ils bon ménage ?
La Sauvageonne et moi avions besoin de changement. Par une fin d’après-midi noire comme l’humeur bluesy de Jimmy Reed, nous décidâmes de franchir la porte de L’English Pub, situé au 18, port d’Amont, en bordure du quartier Saint-Leu, à Amiens. C’est étrange que, jamais, je ne fusse entré dans ce bar ; j’ai pourtant résidé à quelques centaines de mètres de celui-ci lorsque je suis arrivé dans la capitale picarde, en 2003. Considérais-je alors que ce lieu se situait trop près de mon appartement ? Peut-être. A l’époque, j’aimais baguenauder, me rafraîchir l’esprit en marchant, après avoir ingurgité, tel un Mac Orlan amiénois, des bières en compagnie de compagnons d’infortune. Mais ce soir-là, j’avais envie d’une Guinness. La tentation était trop forte. « Viens ! Entrons ! », fis-je, péremptoire à l’endroit de ma Sauvageonne. Devant le ton autoritaire que j’employai (la soif m’a toujours rendu mauvais), elle ne broncha pas. A peine arrivés devant le zinc, l’atmosphère se détendit. Nous fûmes accueillis par deux jeunes hommes fort sympathiques, souriants, pas de ces mufles renfrognés que la modernité imbécile prend un malin plaisir à produire (ces jeunes crétins qui font reposer sur votre tête de septuagénaire et de boomer tous les malheurs du monde actuel : réchauffement climatique, guerres diverses, pollutions, société patriarcale, etc.). Bref : ces jeunes gens tolérants savaient vivre et ne reprochaient rien au vieux yak que je suis. Au contraire, l’un des deux s’appliqua à servir ma Guinness dans la règle de l’art, lentement, avec la grâce nécessaire qui rend joyeux le dipsomane que je suis aussi. La Sauvageonne, bien plus jeune que moi, ne craignait rien ; tout de suite elle attira sur elle les regards bienveillants de la clientèle juvénile, et certainement étudiante. Alors que je dégustais la Guinness, je me revoyais, cinquante ans plus tôt, dans un pub du Connemara, près de Galway, en Irlande, en compagnie de mon bon copain Jean-Luc Péchinot, étudiant, comme moi, de l’Ecole de journalisme de Tours. Tous deux fils de cheminots, donc bénéficiant de tarifs de transports ferroviaires très abordables, nous nous étions accordé un voyage touristique au pays (natal) de Rory Gallagher et (d’adoption) de Michel Déon. Je me mis à rêver de cette Irlande qui me manque. Mordu par la nostalgie, j’étais sur le point de verser une larme quand j’aperçus le flipper. Un flipper dans un café. Cela faisait des années que je n’en avais pas vu. Incroyable ! « Oui, décidément, ces jeunes gens savent vivre ! », songeai-je, abasourdi par la joie. Après avoir fait de la monnaie, je fonçai vers le jeu et m’adonnai à plusieurs parties. La Sauvageonne m’observait, amusée. Elle m’avoua, qu’elle aussi, avait joué au flipper alors qu’elle était lycéenne. (« Ce qui n’est pas si vieux », songeai-je, un brin concupiscent.) Une fois encore, des souvenirs me tarabustèrent le ciboulot. Je me revoyais, collégien, à Tergnier, après les cours, au café des Quatre-Chemins. Avec moi, des copains d’adolescence : Gilles Gaudefroy, dit Fabert (RIP), Michel Laurent (RIP ; je le surnomme Rico dans mon roman Des petits bals sans importance), Jean-Paul Déchappe, Yves Locqueneux. Nous disputions des parties acharnées de flipper en buvant nos premières bières pression. (Il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres par la suite…) On fumait aussi des Gauloises et des Baltos. Entre mecs, nous roulions des mécaniques en regrettant que Béatrice, Marie-Christine, Régine, nos copines collégiennes ne pussent nous admirer. Il me fallut ingurgiter une autre Guinness pour revenir dans la réalité de ce jour du 25 février 2026, à 20h12. Puis, l’ébouriffée et moi quittâmes les lieux pour cheminer dans une nuit plus noire que la bière de Dublin.
#webtube : Face aux maires RN élus dès le premier tour, LFI déterre le spectre du fascisme. Le duel se met en place. Ce premier tour des élections municipales de 2026 porte avec lui un bouleversement profond, une vague d’espoir et une source d’inquiétude pour les patriotes français. Le RN, jusqu’ici très faible dans ce scrutin local, avait déposé 763 listes ! Bien plus que lors des dernières municipales. Les électeurs ont transformé l’essai. D’abord parce que de nombreux maires RN sont reconduits dès le premier tour, ce dimanche soir. Le suspens est clos à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) où Ludovic Pajot est réélu avec plus de 81 % des voix ! Record à battre dans six ans… Le maire RN d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Steve Briois écrase le match avec une réélection dès le premier tour à 78 % des voix. Le maire RN de Morières-lès-Avignon (Vaucluse), Grégoire Souque, est reconduit avec plus de 66 % des suffrages. Le maire RN du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard, comme le maire de Beaucaire (Gard), Nelson Chaudon, obtiennent plus de 60 % des voix. Toujours dans le Vaucluse, le maire de Camaret-sur-Aigues, Philippe de Beauregard, est réélu avec 72,99 % ! À Perpignan, Louis Aliot a plié le match avec 51,4 % dès ce dimanche soir. À Fréjus, David Rachline l’emporte aussi définitivement avec 51,3 % des voix. À Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le député Bryan Masson passerait dès le premier tour avec un peu plus de 50 %, délogeant le maire LR en place. La liste n’est pas limitative…
En reconduisant leur maire RN, ces Français ruinent le discours selon lequel la gestion du RN provoquerait le rejet massif des électeurs horrifiés. Dans ces villes, les administrés du RN ont essayé la potion et en redemandent. De même, le patron de Reconquête Eric Zemmour s’est réjoui sur X : « J’ai le plaisir de vous annoncer que Reconquête! a remporté dès le premier tour plus d’une centaine de mairies partout en France ». On ne connait pas encore alors que nous publions les résultats de Sarah Knafo à Paris. Nicolas Dupont Aignan, lui, a été réélu facilement avec 80% des voix à Yerres. Citons enfin l’élection de Tony Leprêtre, Les Patriotes, à Harfleur, commune de 8 000 habitants en Seine-Maritime, avec 50,21 % des voix contre la maire communiste sortante.
Alliances à gauche
Pour le RN, la moisson n’est évidemment pas terminée. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella est en position très avantageuse à Toulon avec Laure Lavalette qui obtient 42 % des suffrages, doublant le score obtenu par le parti voilà six ans. À Nice, le patron de l’UDR Éric Ciotti dispose d’une longueur d’avance de plus de dix points avec 41,9 % face à son meilleur adversaire Christian Estrosi (31 %). C’est une certitude : le RN dépêchera dans les conseils municipaux de toute la France des centaines de conseillers municipaux. Cinquante quatre ans après l’émergence du FN devenu RN, on assiste (enfin !) à l’émergence d’une véritable implantation locale du premier parti de France. Il était temps…
Mais l’affaire est loin d’être pliée. D’abord parce que le deuxième tour sera soumis à l’incertitude des alliances à gauche. Le PS a promis qu’il ne nouerait pas d’alliances avec LFI, sauf au plan local. Ce qui, au moment d’élections municipales, signifie qu’il nouera des alliances partout où il en aura besoin. Au diable les principes ! « Je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vive les rats ! », écrivait La Fontaine. Ensuite, la gauche va tenter de mobiliser le ban et l’arrière-ban des abstentionnistes. On va voir surgir à nouveau, comme à chaque fois que la gauche risque de perdre ses mandats ou tente d’accélérer une dynamique, le spectre gonflé à l’hélium médiatique du fascisme renaissant, ce monstre du Lochness fictif, prêt à terroriser sur commande les bonnes consciences, à faire sortir de leur canapé les abstentionnistes de gauche des grandes villes et même à mobiliser les banlieues parfaitement indifférentes au sort de la France.
LFI ressuscite l’éternelle ficelle du fascisme
Enfin, LFI vantera toute la semaine ses bons résultats, réels. Le parti de Mélenchon progresse : il est en tête à Roubaix où il a de bonnes chances de l’emporter, comme à Limoges. Il est au coude à coude à Lille. Il a emporté Saint Denis. Le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard l’a dit : LFI, jeune parti, sera aussi présent dans des centaines de conseils municipaux, avec « une nouvelle génération féminisée, jeune », une « nouvelle France », vantait Bompard ce 15 mars après le scrutin, avant de basculer, comme prévu dans une violente diatribe contre les méchants, « l’extrême droite » bien sûr. Il entend « empêcher leur victoire », en appelant aux urnes « la jeunesse et les quartiers populaires ». Il veut « protéger le peuple français de ce danger » et en appel à la constitution d’un « front anti-fasciste ». La bataille se joue « entre l’extrême droite et nous », menace-t-il. En face, Bardella en appelle aussi à un front contre « l’extrême gauche et le macronisme ». Tiens, on l’avait oublié le macronisme, durant cette campagne des municipales. Ce dimanche soir, la France se polarise à nouveau, mais cette fois, c’est net : la droite nationale fait face à l’ultra-gauche. Le paradoxe est là : les Français ont choisi un maire essentiellement pour des motifs locaux mais les commentateurs et les leaders politiques interprètent dès ce soir leurs votes comme le résultat d’une première bataille dans la course aux présidentielles. Qui s’annonce violente.
#webtube : Dans cet ouvrage fondamental paru en 2025 aux éditions Odile Jacob, Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue et chargée de recherche au CNRS, spécialiste reconnue des questions de normes religieuses, livre une analyse des mécanismes par lesquels l’islam radical s’est emparé du marché halal. Forte de vingt-cinq années de recherches sur le terrain, l’auteure déconstruit avec une rigueur scientifique exemplaire ce qu’elle nomme le « djihad par le marché » – une stratégie discrète mais redoutablement efficace d’infiltration des sociétés occidentales par la voie consumériste.
La thèse centrale : le cheval de Troie du halal
L’argument principal de Bergeaud-Blackler est solidement étayé : le halal, traditionnellement conçu comme une pratique religieuse individuelle relevant de la conscience personnelle des musulmans, a été progressivement transformé en un instrument géopolitique et idéologique. L’auteure démontre comment des mouvements se réclamant d’un islam rigoriste, principalement issus de la mouvance des Frères musulmans, ont méthodiquement investi les instances de normalisation, les organismes de certification et les grandes surfaces pour imposer leur définition restrictive du halal comme la seule légitime.
Cette conquête ne s’est pas faite par la violence ou la confrontation frontale, mais par une infiltration patiente des rouages économiques et administratifs – une stratégie bien plus pernicieuse car silencieuse et difficile à combattre.
Les mécanismes de la normalisation rigoriste
L’enquête met en lumière avec une précision chirurgicale les différentes étapes de cette entreprise de captation. Bergeaud-Blackler montre comment des fédérations islamiques bien organisées ont réussi à s’imposer comme les interlocuteurs obligés des pouvoirs publics, des abattoirs et des grandes surfaces. Leur objectif ? Faire prévaloir une conception du halal exigeant l’absence totale d’étourdissement des animaux, contre l’avis de nombreux musulmans modérés et de vétérinaires soucieux du bien-être animal.
L’auteure documente notamment le rôle clé joué par ces organisations au sein de l’ACN (Association de certification halal) qui est devenue, sous leur influence, la référence normative en France. Cette mainmise sur la certification a des conséquences considérables : elle permet de contrôler un marché estimé à plusieurs milliards d’euros, mais aussi et surtout de normaliser socialement une pratique religieuse radicale.
Une modification silencieuse des équilibres culturels
Ce qui rend l’analyse de Bergeaud-Blackler particulièrement précieuse, c’est sa capacité à montrer comment cette offensive économique produit des effets profonds sur le tissu social. En transformant une obligation religieuse en produit de consommation courante labellisé, les mouvements islamistes parviennent à diffuser leurs normes dans l’ensemble de la société, y compris auprès de musulmans peu pratiquants ou de culture musulmane mais sécularisés.
Le supermarché 1devient ainsi un vecteur discret mais puissant de réislamisation. Le consommateur qui achète un produit estampillé « halal » par ces organismes rigoristes intègre, sans nécessairement en avoir conscience, une norme religieuse stricte dans sa vie quotidienne. C’est ce que l’auteure nomme « l’islamisation par les pratiques » – un processus d’autant plus efficace qu’il échappe au débat public et à la controverse idéologique.
Une rigueur scientifique au service de la clarté
L’un des grands mérites de cet ouvrage est son ancrage dans une méthodologie irréprochable. Bergeaud-Blackler ne se contente pas d’affirmations péremptoires : elle multiplie les sources, croise les données, analyse les textes normatifs, les rapports d’activité des fédérations, les procès-verbaux de réunions. Son travail de terrain, mené sur plusieurs décennies, lui permet de retracer avec une acuité rare l’évolution des discours et des pratiques.
L’auteure évite soigneusement tout amalgame ou généralisation hâtive. Elle prend soin de distinguer les différentes sensibilités de l’islam, les pratiques traditionnelles et les innovations radicales, les musulmans pratiquants ordinaires et les militants islamistes. Cette finesse d’analyse rend son propos d’autant plus convaincant : ce n’est pas l’islam en tant que religion qui est mis en cause, mais bien l’instrumentalisation politique de certaines de ses pratiques par des mouvements idéologiques.
Un angle mort du débat public éclairé
L’ouvrage remplit également une fonction civique essentielle en éclairant un aspect du débat public trop souvent négligé. Alors que les questions de voile, de mosquées ou de prédications font régulièrement la une des médias, le marché halal est resté longtemps dans l’ombre, considéré comme une simple affaire commerciale sans portée politique.
Bergeaud-Blackler montre au contraire que ce marché est devenu un champ de bataille idéologique majeur. La bataille pour la définition du halal est aussi une bataille pour le contrôle de l’islam européen : qui aura le pouvoir de dire ce qu’est un « bon musulman » ? Les rigoristes qui imposent une lecture littéraliste et exclusive des textes, ou les musulmans modérés qui défendent une pratique compatible avec les valeurs des sociétés ouvertes ?
Une contribution décisive à la compréhension des défis contemporains
Au final, Le Djihad par le marché s’impose comme une contribution majeure à la compréhension des défis que posent les stratégies d’influence islamistes dans les démocraties occidentales. L’ouvrage a le mérite rare de conjuguer exigence académique et accessibilité, rendant intelligibles des mécanismes complexes sans jamais sacrifier la rigueur.
Florence Bergeaud-Blackler offre ainsi au lecteur les clés pour comprendre un phénomène dont on perçoit les effets sans toujours en saisir les ressorts. Son livre arme intellectuellement celles et ceux qui souhaitent défendre une conception ouverte et pluraliste de l’islam, compatible avec les principes républicains.
C’est pourquoi cette lecture est non seulement recommandable mais nécessaire – pour tous ceux qui veulent comprendre les transformations silencieuses de notre société, pour les décideurs publics en quête d’analyses, pour les citoyens soucieux de ne pas laisser les radicaux définir seuls les contours de l’islam de France.
Jean Lamolie, Riposte Laïque
1 De nombreuses enseignes alimentaires proposent désormais des rayons halal
#webtube : Si ce premier tour a été hélas marqué par une progression très nette du vote LFI, consécutif à un changement notable de la population dans un certain nombre de villes (dont Roubaix et Lille…), le vote RN et alliés a également enregistré une belle percée. Le RN confirme son ancrage local, gagnant de nouvelles villes, et se positionnent comme une force dominante dans plusieurs régions. Bompard ne s’y est pas trompé : il a visé le RN comme l’ennemi à abattre, appelant sans craindre le ridicule à un… « barrage antifasciste » !
Réélections massives dès le premier tour
Perpignan : Louis Aliot (RN) est réélu maire dès le premier tour avec 51,4 % des voix, confirmant la ville comme le plus grand bastion du RN en France
Fréjus : David Rachline, sans étiquette mais proche du RN, est réélu dès le premier tour avec 51,33 %
Hénin-Beaumont : Steeve Briois (RN) est réélu avec 77,71 % des voix, un score écrasant qui confirme l’ancrage du RN dans le Nord-Pas-de-Calais
Beaucaire : Nelson Chaudon (RN) a été réélu dès le premier tour, comme en 2020
Bruay-la-Buissière : Ludovic Pajot (RN) est réélu maire dès le premier tour
Hayange : Fabien Engelmann est réélu maire dès le premier tour, comme en 2020, mais avec cette fois 73 %.
Ces réélections précoces montrent une fidélisation de l’électorat local et une gestion municipale efficace.
Progression dans de nouvelles villes
Toulon : Laure Lavalette (RN-UDR) arrive en tête du premier tour avec 39,5 % à 42 % des voix, devant la maire sortante. Le RN-UDR est en position de reconquérir la mairie, 25 ans après le mandat de Jean-Marie Le Chevallier (FN). Durant la campagne, la gauche s’est montrée sous son véritable jour, avec cette polémique ignominieuse au sujet de la fille handicapée de Laure Lavalette. Une saloperie pure et simple qui s’est sans doute retournée contre ses promoteurs.
Menton : Alexandra Masson (RN-UDR) arrive en tête avec 33,66 %, devant Louis Sarkozy (LR-Renaissance). Le RN-UDR est en passe de gagner une nouvelle ville emblématique de la Côte d’Azur.
Bédarrides, Morières-lès-Avignon, Mazan (Vaucluse) : Le RN progresse fortement dans ces communes.
Le cas exemplaire de Nice
Les résultats du premier tour à Nice ont été marqués par une victoire claire d’Éric Ciotti (UDR-RN), qui arrive largement en tête avec entre 41,5 % et 43,5 % des voix, selon les estimations des instituts (Ipsos, Ifop, Elabe). Il devance le maire sortant Christian Estrosi (Horizons-LR), qui obtient environ 30-32 % des suffrages, alors qu’il a été donné favori pendant une grande partie de la campagne. Concernant cette contre-performance, on n’aura pas la cruauté d’épiloguer sur cette pitoyable histoire de tête de porc…
Le second tour pourrait être l’occasion d’une quadrangulaire, dans laquelle Éric Ciotti a toutes ses chances. Cette victoire symbolise la réussite de la stratégie d’alliance entre l’UDR et le RN, testée pour la première fois à grande échelle à Nice.
Le taux de participation a dépassé 50 %, un niveau élevé pour des municipales, signe d’une mobilisation forte des électeurs.
Marseille gagnable
À Marseille, les résultats du premier tour ont été très serrés entre les deux principaux candidats : Benoît Payan (coalition de gauche, maire sortant) et Franck Allisio (RN) sont arrivés au coude à coude, chacun obtenant environ 35,4 % des suffrages. Ils devancent largement la candidate de droite et du centre, Martine Vassal (12,3 %), et l’insoumis Sébastien Delogu (12,3 %).
Une quadrangulaire est probable : quatre candidats (Payan, Allisio, Vassal, Delogu) pourraient se maintenir pour le second tour, selon les règles électorales. Dans ce cas, le match sera très serré entre Payan et Alisio.
Marseille, deuxième ville de France, est un objectif majeur pour le RN. Une victoire de Franck Allisio marquerait une avancée historique pour le parti. Comme nous avons eu l’occasion de le dire à de nombreuses reprises dans ces colonnes, l’état de Marseille après six années de gestion de gauche est effroyable : immigration, corruption, saleté, narcotrafic… Il faut dire que les 25 années du « mou de la droite » Gaudin avaient largement préparé la catastrophe. Si Frank Alisio prend les rênes de la cité phocéenne, il lui faudra une volonté de fer pour redresser la barre. On peut compter sur la fausse droite et la vraie gauche pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Un tremplin pour 2027
Jordan Bardella et Marine Le Pen ont salué ces victoires locales, soulignant qu’elles légitiment l’ambition nationale du parti. Le RN contrôle désormais plusieurs villes moyennes ou grandes (Perpignan, Fréjus, Hénin-Beaumont…) et est en position de force dans d’autres (Toulon, Menton, Marseille…).
La gestion municipale du RN est souvent présentée comme un modèle de « bon sens » avec pour points forts la sécurité, une gestion rigoureuse, une attractivité économique et la proximité avec les habitants. Hénin-Beaumont et Beaucaire ont explicitement adhéré à la charte « Ma commune sans migrants ». À Beaucaire, sous Julien Sanchez (RN, maire de 2014 à 2024), le porc a été imposé tous les lundis dans les cantines scolaires. L’opposition, de droite et de gauche, a naturellement poussé des cris d’orfraie…
Sécurité et vidéo-surveillance : Les villes gérées par le RN ont souvent mis l’accent sur la sécurité, avec une augmentation des effectifs policiers municipaux et de la vidéo-surveillance. Perpignan et Fréjus sont citées en exemple.
Réduction des dépenses : Les maires RN mettent en avant une gestion « économe » des deniers publics, avec une baisse des dépenses de fonctionnement.
Restrictions aux associations : Plusieurs villes RN ont réduit les subventions aux associations culturelles ou militantes, engagées à gauche ou communautaristes. Les budgets alloués à la culture – un bastion de l’extrême gauche – sont souvent réduits, au profit de la sécurité ou des infrastructures sportives.
Le RN a réussi à fidéliser la population locale, notamment dans les villes où il est installé depuis longtemps (Hénin-Beaumont, Beaucaire). Les réélections massives dès le premier tour en 2026 en sont la preuve.
#webtube : Les résultats du 1er tour des élections municipales 2026 sont en train d’arriver au fur et à mesure du déroulement de la soirée. Même si tout n’est pas réglé et que les résultats définitifs ne sont pas encore connus, des tendances indiscutables peuvent déjà être relevées.
On notera tout d’abord que la participation a été faible, mais cela s’explique entre autres par les modifications récentes du déroulement des élections municipales. Lors de ces élections, et pour la première fois, dans les petites villes (2/3 des communes) le scrutin de liste complète et respectant la parité a été imposé. Les listes avec un, deux ou seulement quelques candidats n’étaient plus possibles. Tout comme le panachage (rayer un ou plusieurs noms et/ou rajouter un ou plusieurs noms sur une liste) appartient au passé. Résultat : de nombreuses petites villes n’avaient qu’une liste lors de ce 1er tour. Donc de nombreux électeurs ne se sont pas déplacés et de non moins nombreux maires ont été élus dès le 1er tour puisqu’il n’y avait qu’une liste. Peu de monde a relevé cette évolution pourtant dramatique pour la démocratie. Rappelons que c’est encore une brillante invention du macronisme, que la gauche a trouvé positive. C’est pourquoi la loi électorale a été modifiée ainsi pour ce scrutin.
La seconde grande leçon du scrutin c’est que la gauche nous joue une comédie absolument pitoyable et méprisable. Qui n’a pas entendu le PS, les écolos et même le PCF prétendre prendre leurs distances avec LFI dont les positions (antisémitisme, etc.) et les relations sulfureuses avec des groupuscules ultra-violents (La Jeune Garde qui a tué Quentin) sont inacceptables… du moins c’est ce qu’ils disent. Mais ce ne sont que des paroles et lorsqu’on passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire ce qui se passe sur le terrain, la réalité apparaît au grand jour et est bien différente des discours.
Ainsi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a déclaré ce soir qu’il n’y aurait aucun accord NATIONAL notamment avec LFI. Super ! Cela tombe bien, les élections municipales sont des élections locales, et comme cela ne relève pas du national, donc le PS fera des accords avec LFI. Ces gens sont d’incroyables Tartufe. La question va, pour ne prendre qu’un exemple, se poser avec acuité à Marseille où le maire sortant Benoît Payan (PS) est devant d’une courte tête face à Franck Allisio (RN). Delogu, la racaille locale (LFI), n’a fait que 11 %, mais ces 11 % Payan en aura besoin pour être réélu. Il a été insulté durant toute la campagne par Delogu. Mais Delogu vient de lui proposer un « front antifasciste » pour barrer la route au RN. Il m’étonnerait que Payan refuse bien longtemps. Il se mettra sans doute une pince à linge sur le nez et fera liste commune avec LFI.
C’est exactement ce qu’on verra en 2027. Mélenchon imposera sa candidature à toute la gauche. Pourquoi ? Parce qu’il a prévenu tout le monde. S’il n’est pas accepté comme candidat de toute la gauche, tous ceux qui se seront opposés à lui, s’ils sont candidats pour les législatives 2027, auront un candidat LFI face à eux qui sera là pour les faire perdre. Le PS, le PCF et les écologistes ont bien compris le problème. Ils font des déclarations mais quand ils sont et seront au pied du mur, ils se couchent et se coucheront devant LFI parce que ce qui prime pour eux, c’est de garder leurs gamelles et leurs postes. Les élections municipales ne sont pas essentielles pour LFI, mais les positions que prendront les partis de gauche auront des conséquences l’an prochain. Reste que dans plusieurs villes importantes LFI sera faiseur de roi : Marseille, Toulouse, Limoges, etc. Et c’est en cela que la poussée LFI importe et se veut pédagogique pour les autres partis de gauche.
Autre leçon à méditer suite aux résultats de ce premier tour, la percée de LFI dans certaines villes, comme à Roubaix. Une ville qui avait fait le buzz avec des commerces vendant des poupées sans visage pour être conformes aux conceptions des islamistes. Des islamistes de plus en plus nombreux dans cette ville en relation avec la modification incroyable de la population qui est composée d’un nombre toujours plus grand de personnes venues de l’autre côté de la Méditerranée. Et dans cette ville celui qui est arrivé en tête, c’est David Guiraud. L’une des pires personnes de LFI. Pour ceux qui l’auraient oublié, c’est ce salopard qui avait déclaré alors qu’il était en Tunisie que le 7 octobre 2023 (lors de l’attaque du Hamas contre Israël) ce n’était pas le Hamas qui avait mis vivant un nourrisson dans un four et l’avait fait cuire. Pour lui, c’était Israël qui avait fait cela à ce nourrisson israélien et accusait mensongèrement les Palestiniens. Depuis, il s’est aussi fait remarquer pour ses déclarations antisémites toujours plus délirantes. Dès lors comment s’étonner qu’il soit en tête du premier tour à Roubaix où le Grand Remplacement, que souhaite Mélenchon, est devenu une réalité indiscutable ?
On est également en droit de s’interroger sur le nombre important de citoyens qui ont voté pour la gauche, notamment LFI, malgré ses prises de positions politiques de plus en plus incroyables mais surtout totalement liberticides. Positions que l’on peut résumer ainsi : il faut faire taire tout opposant, qualifié de fasciste afin de le salir et le discréditer. Cette manière d’agir a un nom : le « barrage républicain », invention démoniaque de Mitterrand, qui continue à faire ses ravages au sein du personnel politique et risque de conduire notre pays vers un inévitable naufrage. La gauche ne cesse d’invoquer ce fameux barrage pour justifier ses positions liberticides. Pourtant il n’y a aucune menace fasciste dans le pays, ni en Europe d’ailleurs. Jospin l’a dit très officiellement sur France Culture en 2007. Rien n’a changé depuis. Pourtant la gauche répète ces fadaises comme un orgue de Barbarie. Mais pourquoi les citoyens accordent-ils du crédit à ces déclarations ? Parce que depuis des décennies l’école intoxique des générations de jeunes avec l’idéologie de gauche véhiculée par une très grande majorité de professeurs qui sont les propagandistes de la gauche. Lorsque ces jeunes deviennent adultes, après avoir eu le cerveau formaté par ces propagandistes de gauche, ils sont confrontés aux médias bien-pensants et aux discours politiques qui prennent le relais et leur bourrent le crâne d’âneries dites progressistes. Après plusieurs générations ayant eu droit à ce traitement, est-il étonnant que les citoyens cautionnent ces délires sur le danger fasciste et acceptent en conséquence de mettre dans les urnes des bulletins de vote pour la gauche ?
Quant à la droite « classique », spécialement représentée par LR, là on touche le fond. Ce soir Retailleau a déclaré qu’il fallait barrer la route aux extrêmes (RN et LFI), donc qu’il n’y aura pas d’alliance avec le RN pour battre la gauche. Ce type est incroyable et prend vraiment les gens pour des débiles. En 2024, lors des élections législatives les exemples n’ont pas manqué qui prouvent que les LR n’ont nullement refusé les accords, y compris avec LFI, pour garder leurs postes. Aujourd’hui, Retailleau a repris à son compte l’antienne du « Front républicain ». En agissant ainsi il ne fait que confirmer ce qui gangrène la droite depuis des décennies : la droite « classique » est à plat ventre devant le magister moral de la gauche. Ce qui rend impossible de battre la gauche. Et c’est sans doute au nom de cette politique totalement stupide qu’à Marseille, Martine Vassal (LR) qui n’est qu’à 12 % va sans doute se maintenir et donc assurer l’élection de Benoît Payan (Gauche) au lieu de faire alliance avec les « fascistes » du RN. Idem à Paris où Rachida Dati est en mauvaise posture mais ne semble guère intéressée par les 9,9 % de Sarah Knafo, qualifiée aussi d’être à l’extrême droite. Pourtant Sarah Knafo a fait une excellente campagne, une des seules à être sérieusement chiffrée et à proposer une vraie politique de rupture avec la gestion de la gauche. Sans oublier que Sarah Knafo s’est prononcée sans ambiguïté pour l’union des droites. En fait tout cela prouve que nous avons vraiment la droite la plus con du monde. Et ce sera ainsi tant que ce courant politique gardera ce point de vue. Éric Ciotti qui était le chef des LR a rompu avec ce parti et officialisé une alliance avec le RN en créant l’UDR. La meilleure preuve qu’il a eu raison de faire ce choix, c’est que ce soir il est largement en tête (42 %) du premier tour à Nice devant Christian Estrosi (31 %). Il gagnera sans doute les élections à Nice dimanche prochain.
Reste le RN. Indiscutablement le RN progresse. Il a obtenu de nombreux élus et surtout des réélus dès le premier tour comme par exemple Louis Alliot à Perpignan. Plusieurs de ses candidats sont en situation d’être élus, comme Laure Lavalette à Toulon. Mais ils ne le seront qu’à une condition : faire alliance avec les candidats de droite qui ne veulent pas pratiquer le « barrage républicain ». Malheureusement le RN reste arc-bouté sur une position que je qualifie de sectaire. Le RN accepte l’union mais seulement si l’allié se soumet à lui. Sauf que ce n’est pas cela l’union. S’il y a des candidats dans différents partis, c’est bien qu’ils ne sont pas d’accord sur tout. L’union c’est de reconnaître que de manière globale on est d’accord, mais que chacun garde son identité et son profil. Exiger la soumission, c’est exiger l’effacement de l’allié. C’est-à-dire rendre quasi impossible l’alliance et c’est pourtant ce qu’exige invariablement le RN, au motif qu’il entend arriver seul au pouvoir. Le risque est donc grand de voir le RN rater de nombreuses occasions de gagner des villes pourtant largement gagnables. C’est indiscutablement une incroyable faiblesse du RN. Et la raison de rater de nombreux élus, au profit de la gauche. Ce qui est plus que regrettable.
Au final, ces élections municipales auront eu l’avantage d’éclairer la scène politique et de nous permettre de mieux comprendre ce que nous risquons de vivre en 2027. La France est au bord du gouffre et ne pourra pas continuer pendant encore de nombreuses années à subir ce qu’elle endure depuis si longtemps. Si la gauche alliée avec la droite molle continuent sa politique de destruction, le pays n’y survivra pas. Il est donc de la responsabilité de tous ceux qui se réclament de la droite, la vraie, de se rassembler sans sectarisme ni exigence de soumission à tel ou tel programme mais dans le respect de l’identité de chacun et autour d’objectifs essentiels. Ne pas le faire, c’est donner les moyens à la gauche de se maintenir alors que les Français ne veulent plus d’eux ni de leur politique. C’est d’ailleurs pour cela que la gauche et la droite molle ne veulent absolument pas organiser de référendum comme par exemple sur l’immigration, sujet pourtant essentiel pour le pays. Le RN a donc une énorme responsabilité et s’il continue à être si peu favorable à une stratégie d’alliance, cela pourrait coûter cher au pays et au peuple français. Raison de plus pour exiger à tous les niveaux que l’union des droites se fasse. Faute de quoi nous vivrons très vite le naufrage de notre pays. Nous allons dès la semaine prochaine mesurer la réalité et l’ampleur de ce problème. Nous devrons rapidement en tirer toutes les leçons. En gardant à l’esprit que 2027, c’est demain et qu’il n’y a donc pas une seconde à perdre pour faire bouger les lignes dans le camp national et patriote.
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#webtube : Que s’est-il passé ? Comment expliquer qu’en 2026 près des trois quarts des Français aient un jugement si sévère sur Emmanuel Macron, ce jeune président qu’ils ont pourtant élu en 2017 et réélu en 2022 ? Les Français n’expriment-ils pas un ressentiment exagéré ? Ne sont-ils pas incohérents, voire contradictoires ?
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