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#webtube : Le « made in Europe » selon Bruxelles… c’est à géographie variable. Bruxelles décide de l’instauration d’un label « made in Europe » à géométrie variable. La réciprocité des échanges commerciaux avec le pays exportateur pourra justifier que la mention figure sur ses produits.
Des voitures japonaises « made in Europe », du bois canadien bénéficiant du même label. L’UE se lance dans la certification capillotractée. A défaut de produits sur lesquels apposer la preuve que l’Europe n’est pas en perdition, Bruxelles se propose d’élargir le concept. Baptisés « partenaires de confiance » en raison de la réciprocité des échanges commerciaux, une quarantaine de pays exportateurs pourront attribuer à l’Europe le mérite de la fabrication.
Sur ce principe, l’envoi de Champagne étiqueté « made in Japan » montrera la bonne volonté du vice-président de la Commission chargé de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné. Les amis de mes amis sont mes amis. L’UE lance son opération de protectionnisme par ricochet. La Papouasie qui nous acheta un lot de 40 Tours Eiffel miniatures peut désormais indiquer « made in Europe » sur les sarbacanes qu’elle fournit à Francis Cabrel. C’est à ces petits riens que l’on reconnaît les grands stratèges de l’économie européenne. L’Inde, l’Australie ou le Nicaragua sont appelées à ravitailler l’Europe en produits dont la mention d’origine certifie l’efficacité d’Ursula van der Leyen. A nos « partenaire de confiances » de jouer. L’Australie ne tarit plus d’éloge sur la Haute couture française : le kangourou typiquement parisien saute dès lors dans les parc animaliers.
Par alliance… et par raccroc
Les énergies propres sont, bien entendu, dans le viseur de cette mesure. De l’éolien garanti européen par le beau-frère du constructeur dont l’épouse réside à Berlin lors des années bissextiles ne manquera de recevoir le prestigieux label. A l’image des familles, le principe du « par alliance » s’appliquera à l’origine du produit. Le casse-tête réside dans la recherche du lien qui unit l’Europe au pays exportateur. Une amitié, un clin d’œil lors d’une réunion internationale et voilà des étiquettes « made in Europe » qui lui sont envoyées dans un écrin tendu de velours. La romance industrielle peut commencer.
L’appellation du produit se doit également d’être adapté aux exigences de Bruxelles. Un sourire de Poutine à Emmanuel et c’est un caviar baptisé « de poisson rouge » qui déferle sur le monde. Des quatre coins d’Asie, des cargos arrivent chargés de panneaux solaires fraîchement repeints aux couleurs du drapeau étoilé. La gloriole accumulée dans ces capteurs de fierté dépasse de très loin les capacités du matériel chinois. Débordé par ce triomphe, le parlement européen s’installe à Pékin d’où il exporte quantités de babioles certifiées « made in Europe ». Stéphane Séjourné travaille d’arrache-pied à l’écriture en lettres gothiques de la fameuse provenance. En chinois, en français, en esperanto, le consommateur doit savoir le nom du génie qui inventa cette filiation indirecte avec le pays producteur. Le « made in n’importe où » attend son heure.
#webtube : Mais rien n’est joué. Il reste un peu plus d’un an pour organiser un front républicain XXL. Premier sondage présidentiel de 2026, signé IFOP-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro. Dix configurations testées. Et un résultat qui, sans l’actualité internationale, ferait tout un tintouin.Le RN est très largement en tête. Marine Le Pen autour de 35 %, Jordan Bardella plutôt entre 36 et 38 %. Autrement dit : quelle que soit la chèvre en face — pour reprendre la formule élégante d’Aurore Lalucq —, ça ne passe pas.
Qu’importe la chèvre !
La légère avance de Jordan Bardella, deux explications : soit Bardella a réussi à élargir son socle vers la droite dite classique et les milieux libéraux. Et dans ce cas, ceux qui rêvaient de décapiter le RN avec le procès des assistants parlementaires se seront tiré une balle dans leur propre pied. Soit les électeurs ont déjà intégré l’hypothèse de l’inéligibilité de Marine Le Pen.
Selon Frédéric Dabi, de l’IFOP, le vote Bardella devient « attrape-tout ». Aux bases historiques du parti — ouvriers, jeunes, non-diplômés — s’ajoutent désormais les classes moyennes et les retraités. La France du travail. Celle qui se lève tôt. Celle qui, manifestement, ne lit plus beaucoup L’Humanité. Car à l’extrême gauche, le déni tient lieu d’analyse. Fabien Gay, directeur de L’Humanité et sénateur communiste (c’est ce que l’on appelle une presse indépendante), explique que « le capital » aurait basculé vers l’extrême droite. On imagine le cliché : cigare, coffre-fort et rente. Problème : dans la réalité, ce sont surtout les travailleurs qui votent RN. Le monde ouvrier, longtemps fierté de la gauche, a été remplacé par un prolétariat de substitution : l’immigration. Et l’on s’étonne ensuite du résultat. Le rentier, avec l’argent public, c’est surtout L’Humanité, journal le plus subventionné au numéro.
Pendant ce temps, toutes les attaques glissent sur le RN comme l’eau sur les plumes d’un canard. Procès, scandales, tweets de jeunesse, vie privée, jeunesse supposée, reproches contradictoires — hier trop sulfureux, aujourd’hui trop lisse. Rien n’y fait.
Opposition dispersée
Derrière, le paysage est en miettes. Pas un leader : une opposition façon puzzle, comme dans Les Tontons flingueurs.
À gauche, c’est simple : Mélenchon et Glucksmann plafonnent à 10 %. Mélenchon, malgré ses sorties de route à répétition, conserve un noyau dur impressionnant.
Du côté du bloc central, Édouard Philippe arrive second, à 16 %. Bruno Retailleau tourne autour de 10 %, ce qui, après le naufrage Pécresse en 2022, ressemble presque à un succès. Traduction : les électeurs de droite semblent vouloir… davantage de droite.
Et si l’on additionne les électeurs opposés à l’insécurité, l’immigration, l’islamisation, le wokisme… que l’on convient souvent d’appeler… la droite — RN, Reconquête, Debout la France, LR —, on dépasse les 50 %. La gauche, elle, peine à atteindre 28 %. La fameuse « France progressiste » ne progresse plus. C’est tout le contraire.
Le sondage teste aussi un candidat unique centre droit. Philippe ferait 23 %, Retailleau 17 %. Arithmétiquement, l’idée fonctionne. Intellectuellement, c’est la carpe et le lapin : d’un côté, l’immigration comme nécessité, de l’autre, l’immigration comme problème majeur. Ce n’est pas tout à fait un désaccord négligeable sur la couleur du papier peint.
Front républicain XXL ?
Faut-il en conclure que le RN est déjà à l’Élysée ? Évidemment non. Il reste un peu plus d’un an pour organiser un front républicain XXL : politiques, médias, artistes, universitaires — embrassons-nous, Folleville, oublions toutes les saillies douteuses de LFI l’espace d’une élection.
Mais une chose est certaine : même dans ce scénario, la France risquerait de sortir encore plus ingouvernable. Une coalition de circonstance le soir du second tour, et la foire d’empoigne dès le lendemain.
La seule condition de maintien dans le temps de cette cohésion négative serait… une victoire du RN. Emmanuel Macron, qui entrave déjà la possibilité de gouverner potentielle du RN par le haut — en avançant ses pions à des postes stratégiques de nos institutions : nous parlions récemment de la Cour des comptes et de la Banque de France… —, y travaille aussi sans doute par le bas : de l’aveu même du gouvernement, sur les 25 groupuscules dissous, seuls 5 sont d’extrême gauche (et encore, sans compter les annulations au Conseil d’État pour la moitié d’entre eux) quand il y en a 20 « d’extrême droite ». Pourquoi ménage-t-on la France du Grand Soir ? Pour lui laisser, le cas échéant, la bride sur le cou dans la rue si, d’aventure, la France du petit matin — celle qui se lève tôt — arrivait aux affaires ? On a le droit de se poser la question.
#webtube : Alors que les Suisses voteront sur la limitation de l’immigration, Berne impose une nouvelle règle aux policiers. La Suisse s’apprête à franchir une étape dans le débat européen sur l’immigration et la sécurité. Le Parlement fédéral a approuvé, ce début mars, une initiative visant à obliger la police à mentionner la nationalité des suspects dans ses communications. La décision a été adoptée au Conseil des États par 23 voix contre 16, après un premier vote du Conseil national.
Le texte est porté par le conseiller national UDC (Union du centre) Benjamin Fischer, qui défend une logique de transparence. « Il n’y a aucune raison de cacher la nationalité de l’auteur d’un délit », explique-t-il à SwissInfo, estimant que le public doit disposer d’informations complètes sur les faits criminels.
🇨🇭🚔 FLASH – Les polices cantonales devront bientôt communiquer systématiquement l’âge, le sexe et la nationalité des auteurs ou suspects lorsqu’elles informent le public. (20 Minutes) pic.twitter.com/Y5hxiaaylU
Dans la Confédération helvétique, les pratiques varient encore selon les cantons. Certains communiquent déjà la nationalité des suspects, tandis que d’autres préfèrent s’en abstenir. La réforme vise donc à harmoniser les pratiques policières au niveau national.
Une criminalité largement étrangère
Le débat s’appuie sur des chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Les étrangers représentent environ 25 % de la population suisse, l’un des taux les plus élevés d’Europe. Pourtant, ils sont impliqués dans 58 % des crimes et délits enregistrés dans le pays. La surreprésentation apparaît également dans les statistiques pénitentiaires. Dans certaines prisons suisses, la proportion d’étrangers dépasse largement 70 % des détenus.
Ancien ministre de la Sécurité du canton du Valais et ancien conseiller d’État, Oscar Freysinger, interrogé par BV, estime que ces données doivent être connues du public. « Les gens doivent savoir qu’on importe de la criminalité », explique-t-il. Selon lui, sans cette criminalité importée, « la criminalité en Suisse n’est pas un grand problème : vous avez environ les trois quarts de la criminalité, voire les deux tiers, qui disparaissent ».
Certaines données détaillées montrent également des écarts importants selon les origines. Le taux de condamnation pour 1.000 habitants atteint ainsi 34,4 ‰ pour les ressortissants d’Afrique du Sud-Ouest et 30,9 ‰ pour ceux d’Afrique de l’Ouest, des niveaux bien supérieurs à ceux observés pour la population suisse, de l’ordre de 2,7 ‰.
Freysinger insiste toutefois sur un point : l’immigration n’est pas en soi le problème. « Vous pouvez faire entrer tous les gens que vous voulez ; s’ils se comportent correctement, moi je n’ai aucun problème », explique-t-il. Mais une immigration incontrôlée entraîne, selon lui, « des effets secondaires très néfastes », dont l’augmentation de la criminalité.
La votation sur la « Suisse à 10 millions »
Dans le prolongement de la décision sur la communication des nationalités, les Suisses se prononceront sur l’initiative populaire « Non à une Suisse à 10 millions », le 14 juin 2026, visant à plafonner la population du pays à 10 millions d’habitants d’ici 2050. Avec plus de 9 millions d’habitants aujourd’hui, la croissance démographique liée à l’immigration alimente déjà le débat sur la capacité d’accueil du pays.
L’ancien conseiller d’État du Valais estime que les infrastructures ne suivent plus : « Nous avons une infrastructure dimensionnée pour environ sept ou huit millions d’habitants et nous sommes maintenant au-delà de neuf millions », explique-t-il, rappelant qu’une grande partie du territoire suisse, occupée par les Alpes, reste difficilement habitable.
Un débat qui touche aussi la France
L’initiative suisse pourrait aussi résonner en France, où la question des statistiques sur l’immigration et la délinquance reste particulièrement sensible. Pour Oscar Freysinger, la transparence permet justement d’éviter que les statistiques ne soient disqualifiées pour des raisons idéologiques et « que les faits soient considérés comme fascistes ». Selon lui, lorsque les chiffres contredisent le discours dominant, ils sont trop souvent rejetés, non pour leur inexactitude, mais parce qu’ils dérangent.
L’ancien ministre valaisan, auprès de BV, cite un exemple français : « Éric Zemmour a été condamné pour avoir révélé les chiffres de l’État français lui-même sur la criminalité. Mais révéler ces chiffres, ce n’est pas inciter à la haine : c’est simplement la transparence. »
À l’heure où la Suisse débat de sa démographie, la question dépasse donc la communication policière. Elle touche à un débat européen central : faut-il taire certaines statistiques au nom du risque de stigmatisation ou, au contraire, les publier pour éclairer le débat démocratique ?