. L’inexorable déclin des sociétés libérales

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#webtube : Il n’a échappé à personne que l’économie française se dégrade. On accuse les dirigeants en place, on espère que les prochaines élections porteront au pouvoir des hommes d’État à la hauteur. Sans vouloir blanchir les dirigeants actuels, il est tout de même une question à se poser : et si la lente érosion des économies libérales n’était pas liée à une mauvaise gestion, mais était structurelle, donc inexorable ?

La meilleure définition du monde moderne est sans doute la suivante : le système techno-capitaliste. Notre monde est celui de l’argent et des machines. C’est un système, car l’argent et les machines s’appellent l’une l’autre. Les profits sont réalisés grâce à l’innovation, mais ces innovations demandent des investissements toujours plus importants. Il faut toujours plus de croissance pour toujours plus de technologie, et toujours plus de technologie pour toujours plus de croissance. Pas d’argent sans machines, pas de machines sans argent.

La conjonction des machines et de l’argent définit la révolution industrielle. On investit dans des usines, des machines, des infrastructures, lesquelles produisent des marchandises dont la vente génère des profits qui sont réinvestis dans des machines plus perfectionnées, qui produisent encore plus de marchandises et de profits, etc. C’est fondamentalement la même chose dans le secteur primaire (l’agriculture et ses tracteurs), secondaire (les usines et leurs chaînes robotisées) comme tertiaire (les bureaux et leurs ordinateurs).

Calcul de la valeur

Le système repose donc sur des marchandises qu’il faut vendre. Or, cette opération est assez mystérieuse quand on y songe : d’où vient la valeur d’une marchandise ? Pourquoi une baguette vaut-elle moins cher qu’une chemise ? Ce n’est pas la rareté :  les baguettes ne sont pas moins rares que les chemises, et l’on trouve bien des marchandises archi-banales qui coûtent cher, comme les voitures. Ce n’est pas non plus l’utilité ou le besoin. On a autant besoin de chemises que de pain, et des biens indispensables comme l’air ou l’eau sont gratuits ou presque, tandis que des gadgets inutiles peuvent coûter une fortune.

Si une chemise coûte plus cher qu’une baguette, c’est tout simplement parce que la chemise est plus longue à fabriquer. Il faut cent fois plus de temps de travail pour faire une chemise que pour faire une baguette, la première vaut 100 euros et la seconde 1 euro. La valeur d’une marchandise c’est la quantité de travail qu’elle contient, étant entendu qu’un travail qualifié vaut comme un travail simple multiplié : une heure de récital de piano vaut autant que dix heures de ménage. Il y a bien sûr bien des cas particuliers, par exemple des disettes où les prix explosent, mais en règle générale et dans les conditions de fonctionnement normal du marché, c’est le travail qu’elles contiennent qui fait la valeur des marchandises.

Le capitalisme recherche le profit. Il veut produire le plus de valeur possible, donc augmenter le temps de travail : l’avenir appartient à ceux dont les employés se lèvent tôt. Nous travaillons aujourd’hui beaucoup plus que dans les sociétés pré-capitalistes. Le capitalisme va également intensifier le travail grâce à l’organisation scientifique du travail et au management : l’avenir appartient à ceux dont les employés sont efficaces et motivés. Enfin et surtout, le capitalisme va démultiplier la productivité du travail grâce aux machines : l’avenir appartient à ceux qui innovent. La révolution industrielle débute avec l’apparition des métiers à tisser anglais.

C’est ici qu’il faut être vigilant et distinguer les effets ponctuels de l’innovation technique de ses effets à long terme. Les effets immédiats de l’innovation sont évidents. Dans un monde où les chemises valent 100 €, le premier qui installe des machines permettant de les fabriquer deux fois plus vite fait de gros profits : ses chemises valent en réalité 50 € (abstraction faite de l’amortissement des machines) puisqu’elles sont fabriquées deux fois plus vite, mais il les vend au prix du marché, 100 €, ou un peu moins pour terrasser ses concurrents. Au plan macroéconomique cependant, il n’y a pas création de valeur, il n’y a pas de croissance, puisque le succès de l’entreprise innovante se paie de la faillite de ses concurrents. L’entreprise innovante prospère, mais le PIB n’a pas changé.

Rapidement la concurrence va jouer : tous les fabricants de chemise vont s’équiper des mêmes machines. Et tout naturellement, le prix des chemises va baisser jusqu’à correspondre au temps de travail désormais nécessaire pour les produire. Désormais, une chemise ne vaut plus 100 €, mais 50 €. C’est le mécanisme du marché et le mouvement inévitable de la révolution industrielle qui nivelle les prix vers le bas. Lorsque la valeur d’une chemise baisse, les profits de l’usine également : on fait évidemment moins de marge sur un produit qui vaut moins cher. On va donc se rattraper sur la quantité. On gagnera moins par chemise puisqu’elles valent moins cher à cause des machines, mais on en produira plus grâce aux machines.

C’est là que le système s’emballe. Car tout le monde a compris que le premier à innover fera de beaux profits avant d’être rejoint par les autres, et que ceux qui n’innoveront pas disparaîtront. Chacun innove donc en permanence, les machines se perfectionnent sans cesse, il faut toujours moins de temps pour produire les marchandises, leur valeur diminue toujours, il faut produire toujours plus.

Fuite en avant, course à l’abîme

Telle est la fameuse fuite en avant du capitalisme, qui a trois conséquences au moins. Bien sûr, cela produit un désastre écologique, puisqu’il faut fabriquer ces marchandises. Bien sûr, cela produit la société de consommation, puisqu’il faut écouler ces marchandises. Mais surtout, et c’est moins connu, cela produit un essoufflement du système. Au bout d’un moment, on ne peut plus produire et vendre toujours plus de marchandises. Arrive nécessairement une saturation des marchés. Il devient de plus en plus difficile de compenser la baisse de la valeur de chaque marchandise par la quantité de marchandises vendues. Les profits s’amenuisent.

Et pourtant on ne peut pas renoncer à l’innovation perpétuelle, sous peine d’être aussitôt dévoré par la concurrence. On augmente donc toujours la productivité du travail grâce aux machines sans pouvoir augmenter d’autant le volume de marchandises produites puisqu’on n’augmente pas les ventes autant qu’on le souhaiterait. En d’autres termes, on a besoin de moins en moins de salariés pour produire à peu près autant : voilà le chômage. Pendant longtemps, le mécanisme de destruction créatrice a fonctionné : les paysans chassés des champs par les tracteurs ont trouvé du travail dans les usines naissantes, puis les ouvriers chassés des usines par la robotisation ont trouvé des emplois dans le secteur tertiaire alors émergeant. Mais il n’y a pas de quatrième secteur économique, et les employés chassés par la révolution informatique ne retrouvent pas de travail. Si l’on prend en compte toutes les catégories de chômeurs ainsi que les temps partiels subis, il y a en France comme dans tous les pays dits développés environ 20% de chômeurs depuis des décennies. Nul doute que l’IA va fortement amplifier ce phénomène. Le taux de chômage fait pression sur les salaires, le pouvoir d’achat diminue, les ventes des entreprises s’affaissent au moment où elles font moins de marge par marchandise.

Le problème est insoluble. Il faut de l’innovation pour faire des profits, mais la mécanisation de la production fait baisser la valeur des marchandises et crée un chômage structurel. Il faut des machines pour faire de l’argent et de l’argent pour faire des machines, mais plus il y a de machines moins il y a d’argent. Au cœur même de l’articulation entre les machines et l’argent, au cœur du système techno-capitaliste, dans l’ADN du monde moderne si l’on préfère, se niche un grain de sable qui grippe le mécanisme, un ver qui ronge le fruit, diagnostiqué depuis longtemps déjà par les théoriciens de la critique de la valeur comme Anselm Jappe.

Voilà pourquoi plus le temps passe plus la croissance faiblit en dépit de quelques enrichissements indécents et ponctuels. C’est le mécanisme implacable d’une lente et inexorable dépression économique. Personne ni aucune élection n’y changera rien – à moins que l’on ne sorte du système techno-capitaliste. Il semblerait que ce ne soit pas encore au programme, surtout pas à droite.

Nicolas Degroote, Revue Eléments

. Après Khamenei, la fin de l’illusion post-1945

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#webtube : La mort confirmée de l’ayatollah Ali Khamenei, à la suite d’une frappe israélo-américaine d’une précision inédite, ne constitue pas seulement un tournant iranien. Elle marque un basculement d’époque. L’opération, patiemment préparée, a visé le sommet même du régime réuni en un seul lieu. Ce n’était pas une campagne aérienne classique, mais une décapitation stratégique. La cible n’était pas une infrastructure, mais une cohésion. L’effet recherché ne relevait pas seulement du militaire, mais du politique au sens le plus schmittien du terme : celui de la désignation de l’ennemi et de la décision souveraine. Balbino Katz

La fin de la primauté du droit ?

Il serait réducteur de voir dans cet événement la simple clôture de la parenthèse ouverte en 1979 par la révolution islamique. Le véritable cadre historique est plus ample. Il remonte à 1945, à la construction d’un ordre international fondé sur la primauté du droit, la centralité des organisations multilatérales et la conviction, typiquement wilsonienne, que l’institutionnalisation progressive des relations internationales neutraliserait la logique tragique de la puissance.

L’Organisation des Nations unies, les architectures de sécurité collective, le maillage des traités et des conférences permanentes traduisaient cette ambition. Hans Morgenthau, pourtant théoricien du réalisme, rappelait déjà que les institutions n’abolissent jamais la nature conflictuelle des relations internationales : elles n’en sont que l’expression provisoire. Raymond Aron, dans Paix et guerre entre les nations, soulignait que la diplomatie et la stratégie demeurent inséparables, même lorsque les formes juridiques semblent dominer la scène.

L’opération qui a coûté la vie au Guide suprême iranien consacre le retour explicite de cette vérité. Elle signifie que la puissance technologique, le renseignement et la décision politique convergent désormais sans le filtre paralysant d’un consensus international. L’ordre procédural s’efface devant l’acte. Le monde ne bascule pas dans l’anarchie : il retrouve une hiérarchie fondée sur la capacité d’agir.

Les BRICS fragilisés ?

Ce tournant a des répercussions immédiates sur l’équilibre global. Les espoirs placés dans un ordre alternatif structuré autour des BRICS apparaissent fragilisés. La capacité de la Chine à convertir sa puissance économique en levier stratégique crédible se trouve mise à l’épreuve. La Russie, engagée sur d’autres fronts, constate les limites d’une coalition de circonstance. Le projet d’un système monétaire parallèle au dollar demeure embryonnaire. Le retour des États-Unis comme acteur déterminé, capable d’une coordination opérationnelle d’une telle ampleur, redistribue les cartes.

La question de la République de Chine (Taïwan), en ce sens, devient un test historique. Si Pékin s’abstient de toute initiative majeure malgré cette séquence, cela signifiera que la puissance chinoise reste contenue par des calculs de risque plus que par une volonté de rupture. Si elle agit, le monde entrera dans une phase d’instabilité ouverte. Dans les deux cas, le paradigme du monde post-guerre froide, fondé sur l’interdépendance économique comme facteur de pacification, se révèle insuffisant.

L’Europe face à son destin

Pour l’Europe, l’enjeu est décisif. Depuis 1945, le continent vit sous la double tutelle stratégique et intellectuelle de l’ordre atlantique. Cette dépendance ne fut pas seulement militaire : elle fut conceptuelle. L’Europe a progressivement internalisé les catégories normatives américaines, qu’il s’agisse des droits de l’homme érigés en étalon universel ou d’une conception procédurale de la souveraineté. Carl Schmitt, dans Le Nomos de la Terre, avait déjà analysé la transformation du droit international moderne en instrument de légitimation de certaines puissances dominantes.

Le problème n’est pas l’alliance en elle-même, mais la vassalité mentale. Guillaume Faye parlait d’« occidentalisation amputée » pour décrire une Europe réduite à l’état de périphérie morale de l’Atlantique Nord. Alain de Benoist a, quant à lui, insisté sur la nécessité pour l’Europe de redevenir sujet de l’histoire et non simple théâtre des stratégies d’autrui. Ces analyses, souvent caricaturées, retrouvent une acuité singulière à l’heure où l’ordre de 1945 se recompose.

La seconde entrave européenne est d’ordre psychologique. La repentance permanente, érigée en posture morale, est devenue un outil de désarmement symbolique. Oswald Spengler rappelait que les civilisations ne déclinent pas d’abord sous les coups extérieurs, mais par épuisement intérieur, lorsqu’elles cessent de croire en leur propre forme. Une Europe qui s’enferme dans l’auto-accusation systématique se prive de la légitimité nécessaire pour défendre ses intérêts.

Le moment actuel ouvre donc une fenêtre d’opportunité. La recomposition du système international offre au continent la possibilité de redéfinir sa doctrine stratégique, de renforcer son autonomie capacitaire, d’assumer une politique de puissance adaptée à ses intérêts propres. Cela suppose de sortir d’une posture purement normative pour renouer avec une pensée géopolitique structurée, au sens où l’entendait Ernst Jünger lorsqu’il évoquait le passage de l’ère bourgeoise à l’ère des titans technologiques.

La fin d’une illusion

Il ne s’agit pas de rompre avec les États-Unis, mais de cesser de s’y dissoudre. Il ne s’agit pas d’abandonner les principes, mais de les inscrire dans une vision cohérente de la souveraineté européenne. L’histoire récente rappelle que le droit ne protège que s’il est adossé à la puissance. Une Europe stratégiquement adulte doit être capable d’agir sans attendre l’autorisation morale d’autrui.

La mort de Khamenei et l’opération qui l’a rendue possible signalent la fin d’une illusion : celle d’un monde gouverné par la seule normativité. Le siècle qui s’ouvre réhabilite la décision, la cohérence stratégique et la volonté politique.

Dans cet environnement, les peuples qui survivront seront ceux qui accepteront de regarder la réalité sans fard. Les autres continueront à commenter l’histoire au lieu de la faire.

Balbino Katz, Polémia

. La chanson du jour, Thrill Me -Simply Red *

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#webtube : Sorti en 1991 sur l’album culte Stars, « Thrill Me » est l’exemple même du savoir-faire de Mick Hucknall : une voix soul impeccable, une production léchée et ce rythme qui vous donne instantanément envie de claquer des doigts. Ce n’est pas juste une chanson d’amour, c’est une invitation à l’évasion. Que vous soyez en train de conduire, de cuisiner ou simplement de décompresser après une longue journée, ce titre a ce « je-ne-sais-quoi » qui rebooste le moral.

#webtube : Released in 1991 on the cult album *Stars*, « Thrill Me » perfectly exemplifies Mick Hucknall’s artistry: an impeccable soul voice, polished production, and a rhythm that instantly makes you want to snap your fingers. It’s not just a love song; it’s an invitation to escape. Whether you’re driving, cooking, or simply unwinding after a long day, this track has that certain something that lifts your spirits.

Source : Youtube – Oriana

. MUNICIPALES – Petit tour de France des listes d’un RN en pleine ascension

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#webtube : Un record historique de listes déposées pour des municipales, mais aussi quelques déceptions. Ça y est ! Depuis ce jeudi 26 février, il n’est plus possible de déposer sa liste en préfecture pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars. Et dans quelques jours, le ministère de l’Intérieur sera en mesure de nous fournir un décompte précis des listes par affiliation politique. Ces municipales s’annoncent historiques, dans un paysage politique en plein bouleversement, avec l’ascension continue du RN à tous les scrutins et les polémiques concernant LFI. Pour le RN, l’enjeu est considérable : il s’agit de montrer que la dynamique nationale se décline aussi au niveau local, avec en ligne de mire les sénatoriales de septembre pour la moitiés des sièges et la présidentielle. La victoire se lira à plusieurs niveaux : basculement d’une ou plusieurs grandes villes (Toulon, voire Marseille et Nice), présence au second tour ou pas dans certaines agglomérations, conquête dans des villes moyennes.

2026 : un nombre record de listes pour le RN

Dès la préparation de la campagne, le RN avait mis la barre haut, annonçant un record historique de listes RN : sur france Info, le 14 janvier dernier, Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale, déclarait : « On va déposer 650 listes, à peu près, aux élections municipales, ce qui est du jamais-vu. » D’après nos propres décomptes, malgré les incertitudes sur les étiquettes (RN, UDR, divers droite, etc.) et les désistements de colistiers de dernière minute, le pari devrait être à peu près tenu, même si on sera plus proche de 600 que de 650. En 2020, le Rassemblement national alignait 392 listes dans les communes de plus de 3.500 habitants. Ce chiffre marquait une baisse de 28 % par rapport au scrutin municipal de 2014 où le FN était parvenu à monter 545 listes, permettant l’élection de près de 1.500 conseillers municipaux. Avec 600 listes et une dynamique électorale, le RN peut raisonnablement tabler sur plusieurs milliers d’élus, au soir du 22 mars.

En Gironde : 55 listes RN !

Si les listes RN se concentrent d’abord dans ses bastions historiques (nord et sud de l’Hexagone), il a réussi à les multiplier dans des régions qui ne lui étaient pas forcément favorables, et c’est un signe d’esprit conquérant. L’exemple de la Gironde est révélateur. Dans ce département historiquement de gauche ou de droite très modérée, il a déposé près de quatre fois plus de listes, cette année, par rapport aux dernières municipales : 55 ! Il y a un an, l’état-major local misait sur « 45-50 » communes où trouver assez de candidats pour se présenter. « On est bien au-dessus », se félicite Jimmy Bourlieux, le patron départemental du RN, interrogé par Sud-Ouest, ce vendredi 27 février, au lendemain de la date limite de dépôt des listes. « On doit être dans le top 3 des départements en France avec le plus de listes. Le symbole de ce que l’on mesure dans les urnes depuis quelques années, quand on ne perd qu’à 49,5 % aux législatives, dans le Médoc ou dans l’Entre-deux-Mers : la Gironde devient une place forte du RN. C’est une lame de fond. » Le Médoc, donc, mais pas seulement. Même dans la Métropole de Bordeaux, on compte quinze listes RN, cette année, contre six en 2020. Et même sur le Bassin, huit listes RN à Arcachon, La Teste, Le Teich, Gujan-Mestras, Biganos, Lanton, Andernos et Lège-Cap-Ferret, contre deux candidats en 2020. Plus au nord, belle implantation aussi, en Seine-et-Marne, où le sénateur Aymeric Durox pouvait se réjouir de la constitution de quinze listes.

À ce sujet — [MUNICIPALES] À J-20, faites vos jeux, rien ne va plus !

Le résultat du travail de fond des élus locaux RN et, sans doute, aussi, un effet Bardella.

Il reste encore des terres de mission pour le RN…

Mais, paradoxalement, c’est aussi dans la France périphérique, où le RN domine à tous les scrutins nationaux, qu’il a le plus de mal à proposer des listes : ainsi, à Périgueux, préfecture de la Dordogne, où le RN détient trois postes de députés sur quatre, il n’y aura pas de liste RN malgré les espérances du parti jusqu’à la dernière minute. Pas de liste RN, non plus, à Montluçon, dans l’Allier. De même, dans l’Aveyron, aucune liste RN ! En Haute-Vienne, le RN ne se présentera qu’à Limoges. Là aussi, des désitements de dernière minute ont empêché de finaliser des listes dans des villes comme Condat ou Isle. En Charente-Maritime, le RN n’alignera que douze listes. Certes, c’est mieux qu’il y a six ans, mais cela reste en deça des prévisions dans un département porteur pour lui. Souvent, c’est la même histoire qui se répète : le RN avait bien investi une tête de liste, comme à Issoire, mais elle n’est pas parvenue à constituer une liste. Les terres de mission ne le sont pas au niveau de l’électorat, qui est bien présent, et parfois même majoritaire, mais des cadres. Ces municipales constituent indéniablement un tournant positif pour le RN, mais montrent également que la structuration et l’implantation locales ne sont pas encore à la hauteur des attentes des Français vis-à-vis du premier parti de France. Une dernière étape de normalisation que les succès du 22 mars devraient permettre.

Frédéric Sirgant, dans BV

. La libération de l’Iran a commencé

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#webtube : Comme on l’avait prévu dans de récents articles (et il n’était pas difficile de le prévoir pour quiconque connait Trump et le respecte), la libération de l’Iran a commencé.

Comme je l’avais écrit, les négociations n’étaient qu’un leurre et un moyen de montrer aux Américains réticents que Trump avait tout tenté avant d’agir, et l’action est en cours. Il a fallu du temps pour tout mettre en place et pour préparer les opérations, mais Trump est en train de tenir sa promesse : Help is on the way, a-t-il dit aux Iraniens, et c’est exact, l’aide est en route.

Des frappes israéliennes et américaines ont commencé samedi matin et se poursuivront jusqu’à ce que tout ce qui doit être détruit le soit, et Trump l’a dit, Netanyahou l’a dit aussi : il s’agit de faire tomber le régime des mollahs, le régime le plus abject et le plus dangereux du Proche-Orient, et comme Trump l’a dit encore : ce qui aurait dû être fait par les présidents américains qui l’ont précédé sera fait par lui. C’est aux décisions indispensables et courageuses qu’on reconnait les très grands présidents des Etats-Unis, et je n’ai cessé de le dire, Trump est un très grand président des Etats-Unis.

Il fallait que les frappes soient foudroyantes et décisives, et c’est pour cela qu’il a fallu acheminer les forces américaines présentes aujourd’hui au Proche-Orient et les munitions requises. Il fallait aussi acheminer et préparer les moyens de défense des bases américaines et d’Israël.

L’armée américaine est l’armée la plus puissante du monde. L’armée israélienne est la première armée du Proche-Orient, et armée américaine et armée israélienne sont les armées les plus avancées technologiquement au monde aujourd’hui. L’armée iranienne ne fait pas le poids : c’est une armée du tiers-monde qui dispose de missiles grâce à l’aide de la Chine et de moyens nucléaires (pour l’essentiel anéantis depuis les frappes américaines de juin 2025 sur Natanz, Fordow et Isfahan, mais l’Iran avait placé ailleurs quatre cents kilos d’uranium enrichi à 60%).

Les frappes ont touché les têtes du régime, et Ali Khamenei a été éliminé, ce qui est un coup presque fatal pour le régime. Mohammad Pakpour et les autres dirigeants des Gardiens de la Révolution, la branche répressive du régime, celle qui faisait régner la terreur au sein de la population, celle qui tenait les leviers de commande de l’économie, celle qui organisait la terreur dans la région et celle qui utilisait et contrôlait le Hezbollah, le Hamas, les milices Houthi et les milices chiites en Irak, ont été tous éliminés, et c’étaient les remplaçants des dirigeants des Gardiens de la Revolution en place en juin 2025 qui avaient déjà été éliminés à l’époque, donc des gens de second rang. Mohseni Ejei, responsable de tout le secteur judicaire a été éliminé lui aussi, et le ministère de la justice (celui dont émanaient les condamnations à mort par milliers) a été entièrement détruit. Amir Hatami, ministre de la Défense, et responsable de toutes les opérations militaires du régime a été éliminé, là encore, et le ministère de la défense a été entièrement détruit. D’autres hauts responsables du régime ont été éliminés aussi, et le régime est très largement décapité.

Les casernes et les baraquements des Gardiens de la Revolution ont été largement détruits et il y a vraisemblablement des milliers de morts dans les rangs des Gardiens de la Revolution et du Bassij. Des stocks d’armes et de missiles ont été anéantis ou profondément détériorés, ainsi que de nombreuses rampes de lancement de missiles. L’agence de presse du régime, l’ISNA, avant de cesser d’émettre, a elle-même reconnu la mort d’un nombre très élevé de Gardiens de la Revolution et la destruction de nombreux postes d’opération militaires dans tout le pays. Les moyens de communication du régime ont, pour l’essentiel, été neutralisés et ne sont plus opérationnels. Tous les lieux stratégiques du pays, dans toutes les grandes villes, ont été détruits ou détériorés. Le terminal pétrolier de Kharg, d’où part l’essentiel du pétrole iranien a été gravement endommagé et n’est plus opérationnel. Les infrastructures navales du régime ont été elles aussi endommagées et ne sont plus opérationnelles non plus Le complexe de Parchin, où l’Iran met au point ses diverses armes et ses missiles est détruit. Tous les tirs effectues sont très précis, très ciblés, et aucun édifice civil n’a été visé (je l’écris car la propagande iranienne pénètre certains organes de presse français, ce qui est lamentable). Internet est à nouveau coupé pour que le régime n’ait plus aucun moyen de communiquer, mais des images venant de Téhéran ont montré des Iraniens dansant de joie dans les rues en regardant les explosions et en criant « merci Trump », et « Vive le shah ».

Le régime sait que sa survie est en jeu et tire ce que sont sans doute ses dernières cartouches, et des tirs vers Israël ont eu lieu, des tirs vers les bases américaines de la région ont eu lieu aussi, mais ce n’ont pas été, à quelques exceptions près, des tirs vers les pays arabes sunnites de la région, et il n’y a pas de régionalisation du conflit : les pays arabes sunnites touchés, cela dit, parce qu’ils ont été touchés alors qu’ils avaient fermé leur espace aérien aux avions de chasse et aux bombardiers américains, font preuve d’une hostilité redoublée envers l’Iran, chiite, et si le conflit devait se régionaliser, ce serait contre le régime des mollahs. Le Hezbollah a tiré sur le nord d’Israël, mais il a été très affaibli par Israël au cours des mois précédents et n’est plus du tout aussi nuisible qu’il y a trois ans. Les milices Houthi ont dit vouloir tirer aussi, mais elles sont elles aussi très affaiblies. Le Hamas reste présent dans la moitié de la bande de Gaza, mais est hors d’état de nuire en dehors de cette moitié de la bande de Gaza.

Tout ce qu’ont accompli les armées américaine et israélienne l’a été en quelques heures seulement.

Les opérations vont se poursuivre, mais elles ne devraient pas durer longtemps : quelques semaines peut-être, pas quelques mois.

Il est très difficile d’imaginer que le régime des mollahs puisse survivre, et le but est qu’il ne survive pas. Il ne survivra pas.

Plusieurs options sont possibles. Des militaires iraniens sont-ils susceptibles d’assurer un pouvoir de transition ? Trump a dit que s’ils le décidaient ils auraient la vie sauve et que s’ils ne le décident pas ils seront bientôt morts. Les militaires ne sont pas les Gardiens de la Revolution et ne sont pas nécessairement aussi fanatiques que ces derniers. Le pays connaitra-t-il un moment de chaos. Y aura-t-il un autre moyen d’assurer une transition ? Il est trop tôt pour apporter des réponses.

Nombre d’informations ne sont pas données en France. C’est pourquoi je les donne ici.

Les réactions de Macron et de l’Europe sont lamentables, comme d’habitude, Macron a toujours été lamentable et l’Europe sort de l’histoire par une très petite porte. « L’escalade en cours est dangereuse pour tous, elle doit cesser », a jappé le roquet de l’Élysée. Personne ne l’écoute et personne ne l’entend, sauf Ursula von der Leyen et Kaja Kallas. Il n’y a aucune « escalade », mais une action d’élimination d’un régime qui a vécu bien trop longtemps, et rien ne cessera avant la victoire des Etats-Unis et d’Israël. Ursula von der Leyen appelle à une « retenue maximale » et au respect du droit international. Faut-il se retenir de détruire le régime des mollahs ? Vraiment ? Quant au droit international, par quoi est-il incarné ? Par l’ONU ? L’ONU est un machin inutile et presque toujours ignoble et peuplé d’antisémites. Kaja Kallas a dit : « Les derniers développements au Moyen-Orient sont périlleux ». Quelle parole lumineuse ! Elle aurait dû ajouter que l’eau ça mouille et le feu ça brule, elle aurait fait preuve ainsi de davantage d’originalité.

Quasiment aucun dirigeant européen n’est capable de prendre position et de se placer du côté de deux démocraties, les Etats-Unis et Israël et de se définir comme hostile à l’abject régime des mollahs. Ces gens n’ont aucune valeur éthique.

Le changement enclenché va totalement transformer la donne géopolitique au Proche-Orient, et l’Europe n’y sera pour rien. L’Iran au temps du shah était allié des Etats-Unis et Israël. Cette alliance peut et doit renaitre.

Trump est en train de changer le monde, pour le meilleur. L’effacement civilisationnel de l’Europe, lui, se poursuit.

Guy Millière, Riposte Laïque

. Macron n’a pas été prévenu pour l’attaque en Iran parce qu’il n’est pas digne de confiance !

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#webtube : Occupé qu’il était à exciter Zelinsky à poursuivre une guerre inéluctablement perdue pour l’Ukraine, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure d’une autre guerre qui se jouait au Moyen-Orient, opposant l’Occident à l’obscurantisme islamique, rien de moins.

Il faut dire que le locataire indélicat de l’Élysée – pour rester poli ! – n’a jamais fait mystère de son attirance pour le monde musulman aux pieds duquel, même pas encore élu, en février 2017, il était allé ramper pour dire tout le mal qu’il pensait de la colonisation – un « crime contre l’humanité », avait-il expliqué. C’était à Alger où, à force de lécher les babouches du pouvoir algérien corrompu et stérile, il avait chopé des aphtes sur la langue ! Un peu plus tôt, à Lyon, il affirmait doctement : « Il n’y a pas de culture française. »

Avec de telles sorties, Macron préparait donc le terrain pour l’islam qui ne fut jamais aussi virulent que sous ses deux quinquennats. Et même si les attentats de masse furent réservés à son prédécesseur – citoyen d’honneur de Nutellaland ! –, la multiplication des crimes islamiques divers et variés sous son mauvais règne est impressionnante. Des crimes qui s’apparentent désormais à un racisme anti-Blancs chrétiens décomplexé et qui ne suscitent pas autant de larmes de la part de Macron que la mort du délinquant Nahel Merzouk en juin 2023 ; encore un musulman, tout se tient.

On pourrait multiplier les exemples de dhimmitude macroniste, mais comme tout le monde les connaît, allons directement dans le vif du sujet, à savoir que Manu n’a pas été prévenu de l’intervention américano-israélienne contre l’Iran des mollahs, et il en était bien marri. Mais prévenir Macron c’eût été comme dire à un chouf que la police va arriver pour démanteler un point de deal ! Voilà peut-être la raison pour laquelle ni Trump ni Netanyahou n’ont mis Manu dans la confidence.

Parce que, aussi, Manu, il a, par le passé, volontiers serré les pognes des mollahs, même s’il promettait beaucoup de fermeté, pareille à celle qu’li déploie contre la délinquance diversitaire !

Alors, pour se donner une importance qu’il n’a pas, Macron – en plus de réunir un deuxième conseil de Défense et de Sécurité nationale dimanche en fin de journée, notamment en présence du dingue halluciné Jean-Noël Barrot – a réclamé, en tapant très fort des pieds sur un tapis persan, que le Conseil de Sécurité de l’Onu se réunisse : « Quelques heures après les frappes visant l’Iran lancées par Israël et les États-Unis, le chef de l’État français a appelé ce samedi 28 février à ce que le Conseil de sécurité de l’ONU tienne une réunion urgente. Ledit conseil se réunit le jour même à 22 heures (heure de Paris). »

https://www.lopinion.fr/international/iran-lescalade-en-cours-est-dangereuse-pour-tous-previent-emmanuel-macron

Mieux encore, Manu a endossé son costume de maître d’école – qu’il range à côté de celui de pilote de chasse ! – pour sermonner toute la classe : « L’escalade en cours est dangereuse pour tous, elle doit cesser »… !

D’autre part, dans un communiqué mou, conjointement avec le Royaume-Uni et l’Allemagne – deux autres pays à fort potentiel islamique –, la France a déclaré : « Nous n’avons pas participé à ces frappes et sommes en contact étroit avec nos partenaires internationaux, y compris les États-Unis, Israël et les partenaires de la région. Nous réaffirmons notre engagement en faveur de la stabilité régionale et de la protection des vies civiles. » Autrement dit, nous n’avons fait aucun mal au régime des mollahs !

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/02/28/declaration-conjointe-des-dirigeants-de-la-france-de-lallemagne-et-du-royaume-uni-sur-liran

Macron et ses petits camarades semblent toutefois oublier – ou feindre de – que de l’instabilité de la région n’a pas été provoquée par n’importe qui ces derniers temps : par le Hamas d’abord, le 7 octobre 2023, puis par le Hezbollah et les Houthis, tout un petit monde téléguidé par l’Iran islamique. Par ailleurs, ce mot de « stabilité » revêt quelque chose d’indécent, pour ne pas dire obscène : fallait-il maintenir cette « stabilité » au prix de dizaines de milliers d’Iraniens massacrés par un régime théocratique tyrannique ? Fallait-il encore laisser l’Iran obtenir l’arme nucléaire, avec tout ce que cela comportait de risques pour la sécurité de plusieurs pays, dont la France ? Déjà qu’avec ce qu’elle possède d’uranium enrichi, l’Iran est en capacité de fabriquer des bombes sales, c’est-à-dire une arme conventionnelle à laquelle on ajoute de la matière radioactive.

De tout cela Macron ne se soucie guère parce qu’il est, comme beaucoup de dirigeants occidentaux hélas, sous influence islamique. Par exemple, son refus de participer à la Marche contre l’antisémitisme en novembre 2023, sur les conseils de Yassine Belattar – un humoriste d’appellation islamique contrôlée –, l’atteste. Cela dit même si Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement mignonnette qui est la voix de son maître, a déclaré que tout le monde était content de la mort d’Ali Khamenei, mais ça c’est pour la forme.

Mais tout le monde n’a pas le goût de la soumission à l’islam, et ce que les Américains et les Israéliens ont accompli samedi, c’est un avertissement clair et net à toutes les puissances islamiques – États ou organisations – qui seraient tentées de mettre le souk, ou foutre le bordel, pour parler comme chez nous !

Dit autrement, tout le monde n’est pas obligé d’appliquer la lâcheté européenne quand il s’agit d’islam, et Les États-Unis et Israël, quelles que soient leurs motivations, ont sauvé l’honneur de l’Occident…

(PS : on attend avec impatience un reportage objectif d’Élise Lucet sur « l’attaque génocidaire et islamophobe » perpétrée contre l’Iran !)

Cyrano, Riposte Laïque

. Iran : à vouloir rayer Israël de la carte, les mollahs ont signé leur arrêt de mort

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Ceux qui dénoncent les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran se font les complices d’un régime barbare qui a pris le pouvoir par la révolution et règne sans partage depuis 1979. Une théocratie sanguinaire qui arme les entités terroristes du Hamas et du Hezbollah et les milices chiites du Moyen-Orient, qui asservit le peuple iranien et n’a qu’un seul objectif : rayer Israël de la carte. Ce n’est donc pas une guerre américaine, c’est une guerre israélienne existentielle soutenue par Trump.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce dernier a stoppé Netanyahou dans son élan en juin 2025, alors que la « guerre des douze jours » avait fragilisé le régime des mollahs comme jamais. C’était reculer pour mieux sauter, car cette fois il faudra aller jusqu’au bout : à savoir chasser les mollahs du pouvoir, en finir avec les programmes nucléaire et balistique iraniens, et libérer le peuple de la folie meurtrière des enturbannés. Les premières frappes ont d’ailleurs été dévastatrices.

Américains et Israéliens ont décapité le régime en quelques heures samedi matin, éliminant le guide suprême Ali Khamenei ainsi qu’une dizaine de hauts dignitaires de Téhéran. Le renseignement israélien a une fois de plus prouvé sa redoutable efficacité.

On fait la guerre ou on ne la fait pas. Couper la tête du serpent dès le premier jour des hostilités, c’est une option que Poutine a toujours écartée. Moyennant quoi, la Russie s’épuise en Ukraine depuis quatre ans. Refusant de faire de Zelensky un martyr, Poutine en a fait un héros, le Churchill ukrainien ovationné par toute la planète et une idole adulée par les médias occidentaux, toujours biberonnés à la russophobie de l’ère soviétique malgré la fin de la guerre froide.

Trump s’est donné les moyens de ses ambitions. Avec un budget défense de 1 000 milliards de dollars, le contraire serait décevant : une quinzaine de navires de guerre ont été déployés, dont deux groupes aéronavals, et les multiples bases américaines disséminées dans la région ont été mobilisées. Aux  F-22 et aux bombardiers B-2 censés détruire les sites nucléaires de Natanz, Ispahan ou Fordo, s’ajoutent les missiles Tomahawk chargés de l’élimination des défenses antiaériennes iraniennes. Tout cela s’ajoute aux forces aériennes israéliennes déjà très conséquentes. Le renseignement israélien, dont l’expertise n’est plus à démontrer, a bien évidemment préparé le terrain en amont.

Dans le fracas des bombes et des missiles qui secoue la région, Macron n’a pas tardé à dénoncer les frappes, jouant les pacificateurs alors qu’il est le premier à attiser les braises contre Moscou, dans une guerre qui n’est pas la nôtre. Otage de nos millions de musulmans, toute sa politique est dictée par la rue arabe ennemie jurée d’Israël. C’est pitoyable. Notre narcissique Président qui s’obstine à vouloir exister sur la scène internationale alors qu’il brasse du vent, ose déclarer :

« L’escalade en cours est dangereuse pour tous et doit cesser. »

Mais ce russophobe enragé prêche l’escalade contre la première puissance nucléaire du monde. C’est cela la politique débile du « en même temps » !

Évidemment, si cette opération contre Téhéran est parfaitement justifiée pour la sécurité d’Israël, elle est porteuse de risques. Mais un embrasement régional est peu probable. Ni les monarchies du Golfe, ni l’Arabie ne veulent la guerre. Le Hamas et le Hezbollah sont hors-jeu. La Russie et la Chine n’interviendront pas. Quant au nain politique et militaire européen, ignoré superbement par Moscou et Washington dans le dossier ukrainien, Netanyahou et Trump le laissent aboyer dans son coin, avec un mépris total.

Mais il faut s’attendre à des représailles iraniennes d’envergure contre Israël et les bases américaines régionales, objectifs qui sont tous à portée des missiles de Téhéran dans un rayon de 3 000 km. Équipés de matériels russes et chinois, les Iraniens ont les moyens de porter des coups sévères à l’ennemi. Reste à savoir jusqu’où ira le jusqu’au-boutisme des mollahs. Car si Trump joue les élections de mi-mandat, les barbus jouent leur survie.

Oseront-ils bloquer durablement le détroit d’Ormuz où transitent environ 40% du trafic pétrolier mondial ? C’est une arme à double tranchant, l’Iran étant lui-même producteur d’or noir.

Il n’y aura pas d’intervention terrestre américaine comme en Irak ou en Afghanistan, deux fiascos monumentaux restés dans les mémoires. Par conséquent, les bombardements n’ayant jamais suffi à éliminer un régime en place, c’est au peuple iranien qu’il appartient de prendre le relais et de renverser le régime honni, que ses grands-parents ont porté au pouvoir en chassant le Chah en 1979. Et comme dans toutes les révolutions, le prix du sang sera sans doute très lourd. Le peuple applaudit aujourd’hui aux bombardements, mais c’est lui seul qui décidera de sa liberté et de son avenir.

Tout va dépendre du positionnement de l’armée régulière qui basculera ou non du côté du peuple. Les Gardiens de la révolution sont acquis aux mollahs, ce qui n’est pas le cas de l’armée, émanation du peuple qui décidera du sort du pays. Nul n’est devin.

Par ailleurs, si le conflit s’éternise, la déstabilisation du Moyen-Orient risque d’aggraver les flux migratoires et d’intensifier la menace terroriste en Europe. Mais à terme, c’est la paix régionale que visent Trump et Netanyahou, rappelant qu’au temps du Chah, donc avant 1979, Israël et l’Iran étaient amis.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque