. Sarah Knafo chez @BourdinMedia !

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Vif, intéressant, accroché, et même drôle par moments. Un vrai moment de débat sans filtre, en direct avec les Parisiens. C’est à tout le peuple de Paris que je veux parler. Merci à Jean-Jacques Bourdin ! Sarah Knafo, candidate pour être la prochaine Maire de Paris, était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin le mercredi 25 février 2026.

Source: Youtube – Sarah Knafo

. Quentin : quand les médias transforment une victime en coupable / I-Média

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Quand Quentin est mort, malgré un casier vierge, il a été criminalisé, et nazifié par des médias qui choisissent leurs mots et leurs experts… 75 % des spécialistes de l’extrême droite » invités dans les médias ont des liens avec LFI ou la Jeune Garde. Ugo Palheta (proche LFI, préfacier du livre de Raphaël Arnault), Isabelle Sommier (financée par l’Agence Nationale de la Recherche, présente aux universités d’été LFI), Nicolas Lebourg (ancien militant antifa), Thierry Vincent (journaliste Blast filmé en train de sniffer de la cocaïne en direct sur twitch)… Une belle brochette de vainqueurs, partout sur vos écrans !

Les pastilles de l’info :

  • L’Arcom ouvre la chasse aux influenceurs et aux podcasts : le cas du « Raptor » 28:5831:28
  • LFI contre la liberté de la presse mais pour les “nouveaux médias” aux ordres 31:2833:25
  • Jean-Noël Barrot, l’ennemi de la liberté : il veut mettre les réseaux sociaux au pas 33:2534:16
  • Merz un « Pinocchio » : un retraité poursuivi pour avoir traité le chancelier 34:1635:30
  • Municipales en roue libre ethniques : opération poulet et Vespa volée 35:3037:11

🔴 Conclusion 37:1137:47 Portrait piquant : Charline Vanhoenacker – l’humoriste de France Inter 37:4740:46

Source : Youtube – TVL

. Mutualisation de la bombe française : vers une hégémonie allemande en Europe

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Emmanuel Macron a prononcé ce lundi un discours à la Sorbonne sur la contribution de la dissuasion nucléaire française à la sécurité de l’Europe. Il a réaffirmé sa volonté d’« ouvrir le débat » sur la mutualisation des armes nucléaires françaises avec les autres États de l’Union européenne, sans pour autant préciser de modalités concrètes. Selon lui, l’offre française d’étendre sa dissuasion nucléaire au reste de l’Europe ne concurrencerait pas le parapluie américain, mais viendrait en complément.

Macron a également confirmé avoir entamé un « dialogue stratégique » avec le chancelier allemand Friedrich Merz et d’autres dirigeants européens sur la manière d’articuler la doctrine nucléaire française avec une approche européenne. Il a souligné que la France reste attachée à son indépendance stratégique, mais que le contexte actuel (prolifération nucléaire, développement de nouveaux missiles russes et chinois) rend nécessaire une réflexion sur le rôle de la dissuasion à l’échelle européenne.

Ses déclarations ont suscité un rejet unanime au sein de la classe politique française, sauf, sans surprise, du bloc central et des écologistes qui y voient une opportunité pour une défense européenne commune. La gauche rejette fermement le projet, soit par attachement à la souveraineté française (PS), soit par opposition de principe à l’arme nucléaire (LFI). 

Le Rassemblement National s’est fermement opposé à toute remise en cause de l’indépendance de la dissuasion nucléaire française, qu’il considère comme un héritage gaullien et un pilier de la souveraineté nationale. Le parti a lancé une pétition intitulée « Pour que la dissuasion nucléaire reste française », appelant l’Assemblée nationale à veiller à ce que Macron ne franchisse aucune ligne rouge sur ce sujet

Depuis 1964, la dissuasion nucléaire française incarne la volonté intransigeante de la France de ne dépendre que d’elle-même pour sa sécurité. Le général de Gaulle, visionnaire et stratège, avait compris une vérité intangible : « Puisqu’un homme et un pays ne peuvent mourir qu’une fois, la dissuasion existe dès lors qu’on a de quoi blesser à mort son éventuel agresseur, qu’on y est très résolu et que lui-même en est bien convaincu. » Cette doctrine, forgée dans l’humiliation de 1940, de Dien Bien Phu et de Suez, reposait sur trois piliers :

  • L’autonomie absolue : La France maîtrise l’intégralité de la chaîne nucléaire, de la conception à la réalisation, sans dépendre d’aucun allié.
  • La liberté d’action : La dissuasion protège les intérêts vitaux de la France, délibérément non définis pour maintenir l’adversaire dans l’incertitude.
  • L’égalité par l’atome : Peu importe la taille de l’arsenal, l’arme nucléaire est un égalisateur absolu.

Cette doctrine a permis à la France de se hisser au rang de puissance indépendante, capable de tenir tête aux États-Unis, à l’URSS, puis à la Russie. Elle a aussi évité à l’Europe de devenir un protectorat américain ou un satellite soviétique. Pourtant, aujourd’hui, Emmanuel Macron s’apprête à sacrifier cet héritage sur l’autel d’une Europe dominée par l’Allemagne.

La mutualisation : un abandon déguisé de la souveraineté

Emmanuel Macron, dans son discours sur la « contribution de la dissuasion française à la sécurité de l’Europe », prépare le terrain pour une mutualisation de l’arme nucléaire. Sous couvert de « solidarité européenne », il s’agit en réalité d’une abdication : la France accepterait de partager sa force de frappe avec des partenaires qui n’ont ni contribué à son financement, ni supporté les sacrifices scientifiques et budgétaires nécessaires à son développement.

Un effort historique ignoré : Entre 1961 et 1967, la France a multiplié par cinq son effort financier pour la dissuasion, passant de 0,2 % à 1 % du PIB. En 2025, 7 milliards d’euros y étaient encore consacrés. Aucun autre pays européen n’a consenti un tel sacrifice.

Une technologie maîtrisée : Contrairement au Royaume-Uni, dépendant des États-Unis, la France contrôle toute sa chaîne nucléaire. La mutualisation signifierait ouvrir les portes de nos secrets stratégiques à des États qui n’ont ni la volonté ni les moyens de les développer eux-mêmes.

L’Allemagne, future hyperpuissance européenne

L’Allemagne, déjà maîtresse économique de l’Europe, cherche à devenir une puissance militaire. Avec une armée en pleine expansion et une influence croissante sur les décisions européennes, elle n’a qu’un obstacle : l’absence d’arme nucléaire. En mutualisant la bombe française, Macron lui offre la clé de la domination continentale.

Berlin, qui dicte déjà les politiques économiques et migratoires, pourrait bientôt imposer sa volonté stratégique. La France deviendrait un simple fournisseur de services nucléaires, perdant toute autonomie.

L’Allemagne, sans avoir à supporter le coût ou les risques de la dissuasion, en récolterait les bénéfices. Elle pourrait ainsi neutraliser la France comme rival stratégique, tout en consolidant son hégémonie.

La fin de l’avertissement nucléaire français

La doctrine française prévoit un « avertissement » nucléaire en cas de menace sur ses intérêts vitaux. Mais si la dissuasion devient européenne, qui décidera du déclenchement ? Berlin ? Bruxelles ? Une commission technocratique ?

Une décision diluée : La rapidité et la crédibilité de la riposte nucléaire, essentielles à la dissuasion, seraient remises en cause par des débats interminables entre 27 États.

En 1956, la France a déjà payé le prix de l’indécision collective lors de la crise de Suez. Une Europe nucléaire serait condamnée à la même impuissance.

Les conséquences géopolitiques : une France affaiblie, une Europe vassalisée

La dissuasion gaullienne garantissait à la France une marge de manœuvre indépendante des États-Unis et de l’OTAN. En mutualisant, Macron aligne la France sur une Europe atlantiste, où Washington et Berlin dicteront les règles.

Un alignement sur l’OTAN : Les États-Unis, qui ont toujours vu d’un mauvais œil la force de frappe française, y gagneraient une Europe nucléaire sous leur contrôle indirect.

Sans autonomie nucléaire, Paris perdrait son statut de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, où sa voix ne pèserait plus que celle de l’Italie ou de l’Espagne.

Un signal de faiblesse envoyé aux adversaires de l’Europe

Le monde entier ne manquerait pas de voir dans cette mutualisation un signe de décadence française

Moscou craint avant tout une Allemagne revancharde en train de forger un outil militaire de grande ampleur. Que cette Allemagne dispose à son tour de la dissuasion nucléaire est un très mauvais signal que nous lui envoyons. La France, qui malgré la politique belliciste de Macron, jouit d’un capital de sympathie en Russie, serait considérer au Kremlin comme un ennemi stratégique sur le même plan que l’Allemagne.

Pékin, qui mise sur la fragmentation de l’Occident, y verrait quant à lui une confirmation de l’affaiblissement européen.

Un précédent dangereux pour la prolifération

En partageant son arsenal, la France légitimerait la prolifération nucléaire en Europe. Pourquoi l’Allemagne, l’Italie ou la Pologne ne développeraient-elles pas leurs propres armes, si la mutualisation devient la norme ?

Une Europe multi-nucléaire serait bien plus instable qu’une Europe où la France, puissance responsable, assure seule la dissuasion.

La mutualisation pourrait être interprétée comme une violation de l’esprit du traité de non-prolifération, ouvrant la voie à de nouvelles puissances nucléaires.

Macron, fossoyeur de la grandeur française

Emmanuel Macron, en proposant la mutualisation de la bombe atomique, trahit l’héritage gaullien et livre la France à une Europe dominée par l’Allemagne. La dissuasion nucléaire n’est pas un service public européen, mais l’outil ultime de la souveraineté française.

Henri Dubost, Riposte Laïque

. Après 4 ans de déni, l’UE découvre le marché noir des armes en Ukraine

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Alors que le nabot souffreteux de Kiev reçoit à flux continu du matériel militaire depuis 2020, plus d’un million d’armes de guerre offertes à son régime mafieux ont échappé totalement aux registres officiels. Ainsi que d’innombrables munitions, grenades, obus.

Une étude suisse, relayée par plusieurs médias libres hors tutelle de l’Eurocrature, révèle l’ampleur d’un phénomène incontrôlable de marché noir des armes. Fournissant aussi bien les réseaux criminels des narcotrafiquants et du crime organisé, que des organisations terroristes et des groupes de mercenaires plus ou moins encadrés par des États-voyous d’Afrique, d’Amérique latine, du Proche et Moyen Orient.

Des définitions extensives des armes légères

L’étude en question énonce pudiquement que l’arsenal de guerre détourné serait difficile à tracer. Et pour cause. Puisque ces opérations frauduleuses sont menées par les caciques d’un État corrompu avec la complicité de ses généreux donateurs. Francarabia, Anglicistan et quatrième Reich ont décidé de ne rien voir. Peu importe les armes revendues. Du moment qu’il en reste assez pour zigouiller des Russes.

Lex experts auraient pu préciser que ces armes sont aussi difficiles à définir qu’à suivre. En effet, est-ce raisonnable de qualifier de « légères » toutes les armes individuelles telles que drones, fusils d’assaut et de snipers, lance-roquettes portatifs et missiles antichars ?

Ces équipements fournis par les complices occidentaux du dictateur barbichu circulent au vu et au su de tout le monde. Comme un commerce légitime dont toute la nomenklatura profite. En quantités rarement observées dans un pays en guerre. Même pendant la seconde guerre mondiale et les conflits de Corée et du Viet Nam, la « coule » de matériels et marchandises organisée par des rufians en uniforme n’atteignit pas un tel niveau. Et la cour martiale attendait les maladroits.

Guerre ou pas, les affaires continuent et les Ukrainiens revendent aux Russes une partie de leurs cadeaux !

À commencer par les canons automoteurs Caesar fournis en abondance au début du conflit et dont on ne parle plus. Évaporés dans la nature, détruits ou vendus après avoir vidé nos arsenaux. Les Russes en ont acheté au poids de la ferraille. Depuis, nos stocks sont à sec.

Même observation pour les missiles MICA neufs à 600.000 euros pièce chargés sur des Mirage-2000. Du matos à peine sorti des emballages d’usine, cédé à prix d’ami à Moscou.Vladimir se frotte les mains et dit en privé : « Un traître comme ce guignol de Macron, on l’aurait déjà fusillé trois fois en Russie ! Mais je ne vais pas en dire du mal. Cette demoiselle nous aide à gagner la guerre. »

Le propos peut surprendre, mais sous ses airs austères, Vlad a le sens de l’humour et aime bien rigoler. Simplement les médias rampants ont reçu l’ordre de cacher cet aspect-là de sa personnalité. Il ne faudrait surtout pas que les blaireaux conditionnés à le détester, le trouvent sympathique.

À part ça, Fripounette est tellement obnubilé par son farfadet de Kiev qu’il fermait les yeux et se bouchait les oreilles quand des militaires, vite rétrogradés ou mis à la retraite d’office, l’alertaient sur le détournement de matériel aérien stratégique. Et cette fois, il ne s’agissait plus de pistolets à bouchons !

Nos avions sont très appréciés à Moscou et c’est moins cher de les acheter au clown Zygomyr du cirque de Kiev que de trouver de bonnes occasions en Inde.

Des Russes dotés de faux passeports allemands ont pu examiner à loisir, sous toute les coutures et rivets, nos « Mirage » et autres aéronefs offerts au nabot turco-mongol. Il ont pu en retracer des plans détaillés des moindres composants par rétro-ingénierie, et en évaluer les atouts et les faiblesses lors d’essais en vol. Généreux avec l’argent de ses dupes, le Zygomyr offrait le carburant au décollage et la vodka au retour des pilotes. S’ils revenaient.

Car au cours de ces vols de découverte, des pilotes non formés à ce genre de machine ont crashé trois ou quatre appareils. Pour la propagande reprise mot pour mot par nos médias menteurs, ils ont été abattus en héros lors de combats aériens après avoir détruit chacun au moins dix vieux Mig ou cinq Soukhoï de dernière génération.

Mais qu’on se rassure, nos amis Russes ont sauté à temps en parachutes. Seuls leurs ailiers ukrainiens d’une nullité affligeante ont été ferraillés. En tout cas, les Russes savent désormais où taper en cas de conflit direct. Ils attendent avec impatience la livraison des « Rafale » promise par Fripounette. Les Chinois qui ont aidé les enturbannés du Pakistan à envoyer au tapis de prière quelques exemplaires du meilleur avion du monde, ne demanderaient qu’à aider. Mais rien ne remplace l’expérience acquise aux commandes.

C’est un euphémisme de dire que la Défense des pays européens observe la situation avec une inquiétude croissante.

Il n’y a pas que les cadeaux de Fripounette à son bien-aimé qui alimentent le marché noir de l’armement. Selon des services spécialisés qu’il est préférable de ne pas nommer, en plus du million d’armes légères escamotées des hangars et ignorées des registres, on considère qu’au moins 15.000 systèmes lance-missiles sol-air et autant de missiles antichars fournis par les États-Unis au temps du grabataire Biden se sont aussi évaporés.

La version officielle est qu’ils auraient été détruits au cours de combats héroïques pour ralentir l’avance des Russes. Mais le maillage satellite serré qui surveille en permanence le théâtre des opérations ne fait pas état d’échanges de tirs significatifs. Les Ukrainiens restent bien planqués dans leurs souterrains et leurs bunkers, comptant sur les mines à fragmentation disséminées partout alentour pour décimer les assaillants

Le version officielle bis est que les armes non détruites au combat ont été abandonnées parce qu’elles ne fonctionnaient plus. Quel gâchis ! Dans toutes les guerres, on récupère des pièces détachées encore utilisables sur les armes ou appareils endommagés. Cette « cannibalisation » soulage l’intendance et aide les ateliers de campagne.

Mais les Ukrainiens sont trop balourds pour entretenir le matos et éventuellement le réparer. Tandis que les belligérants honteux ont réduit le contingent de leurs mercenaires chargés de faire fonctionner ces systèmes. Avec l’approche des élections, ça pourrait faire désordre si le nombre de cercueils rapatriés trahissait notre participation à un guerre qui ne nous concerne pas. Déjà qu’il est assez difficile au pouvoir, malgré ses tribunaux et son bras séculier l’ARCOM, de museler tous les témoins.

Faute de pouvoir reconnaître leur mélange d’impéritie, de crapulerie, de complaisance et de complicité, les démocrassouilles évoquent une « zone grise » indéfinissable qui constituerait un sujet d’inquiétude prioritaire pour les experts européens. Seulement maintenant ?

Les oligarques corrompus de Kiev évoquent des offensives massives, qu’ils affirment couronnées de victoires… Alors où est le problème ? Pourquoi est-ce que chez eux, les protocoles habituels de suivi et d’inventaire militaire utilisés par tous les pays du monde dans tous les conflits seraient inapplicables ? Comme s’il n’y avait qu’en Ukranazia que les troupes se dispersent et se redéploient au gré des combats dans une certaine pagaille.

Plusieurs analystes rappellent que l’Ukraine était un territoire vivant du trafic d’armes, bien avant la guerre de 2022, offrant un sanctuaire aux djihadistes du Caucase et du Proche Orient. Les autorités ukrainiennes ont elles-mêmes admis que la situation était difficile à maîtriser. Le ministre de l’Intérieur reconnaît un écart significatif entre les livraisons reçues et le matériel enregistré et déployé. Ce constat fait, il s’en lave les mains. Il a une famille et ne tient pas à finir dans un charnier.

Si la situation ressemble aux trafics dans les Balkans après l’agression de l’OTAN contre la Serbie, les stocks détournés et livrés par l’Ukraine dépassent au centuple les magouilles de la criminalité organisée des Albano-Kosovars. Les services de renseignement français craignent que la circulation d’armes de guerre sur le marché clandestin constitue un risque majeur pour la sécurité intérieure. Et c’est seulement maintenant qu’ils y pensent, cette bandes de pignoufs ?

Christian Navis, Riposte Laïque

. Salon de l’Agriculture : Bardella et Le Pen triomphent, Zemmour convainc

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Salon de l’Agriculture : raz-de-marée autour du tandem Bardella-Le Pen. Éric Zemmour séduit lui aussi. Ils étaient attendus et n’ont pas déçu. C’est ainsi que nous pourrions décrire la visite de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, réunis pour la première fois pour une telle visite en tandem, ce jeudi 26 février 2026, au Salon International de l’Agriculture.

Les deux leaders du RN ont été accueillis par un public conquis, dans une atmosphère très familiale. Ils ont enchaîné de nombreux bains de foule et ont multiplié les selfies avant d’échanger à de multiples reprises, avec les éleveurs, les exploitants et les syndicats agricoles de la Coordination Rurale, de Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA. Une journée gagnante donc à l’approche des futures échéances électorales.

De son côté, Eric Zemmour a lui aussi arpenté les allées du salon. Le président de Reconquête a multiplié les haltes et les échanges tout au long de sa visite. Lui aussi a eu de multiples occasions de faire des selfies.

Il s’est notamment arrêté auprès des boulangers et s’est essayé aux commandes d’engins agricoles, dont une moissonneuse-batteuse, sous l’oeil amusé des professionnels présents. Une visite studieuse qui témoigne de l’attachement qu’a Eric Zemmour pour le monde agricole.

. Marion rétablit les faits : il y a dix fois plus d’attentats d’extrême gauche que d’extrême droite

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Depuis l’affaire Quentin et l’ignoble assassinat de ce jeune homme sans histoire ni casier judiciaire, généreux, empathique et fervent catholique, assassinat perpétré par les membres de la Jeune Garde dont les liens avec LFI ne sont plus à démontrer, le climat politique ne cesse de se pourrir. La Jeune Garde, organisation d’extrême gauche aux méthodes hyper-violentes et fascistes a tué sauvagement dans les rues de Lyon. Pour y faire face, la gauche bien embarrassée par cette tuerie, a décidé d’allumer des contre-feux afin de tenter de se blanchir en faisant diversion. Et cette diversion est montée crescendo pour atteindre ces derniers jours des proportions incroyables avec la complicité et le soutien des médias bien-pensants et des partis de gauche. L’objectif étant d’une évidence indiscutable : dire que l’extrême droite tue beaucoup plus en France, afin de relativiser totalement la mort de Quentin dont l’extrême gauche est responsable et ses tueurs en prison.

Pendant près de 48 heures, la gauche était KO debout, ne sachant trop comment réagir tellement les faits étaient accablants pour elle. À ce moment on a vu et entendu des déclarations outragées du pitoyable Raphaël Arnault (fondateur de la JG et député LFI) assurant qu’aucun membre de la Jeune Garde n’était mêlé à la mort de Quentin. Il a rapidement fait silence ne sachant plus quoi dire devant les preuves indiscutables puis les aveux de son propre attaché parlementaire. Quant à la presse, elle a immédiatement ressorti son célèbre « c’est une rixe qui a mal tourné » comme elle le fit pour l’assassinat de Thomas à Crépol et à de multiples autres occasions. Puis Mélenchon est entré en scène et a ouvertement soutenu la Jeune Garde et ses membres sonnant le début de la contre-attaque en commençant par salir Quentin. Et ce fut le point de départ à gauche d’un véritable concours de déclarations et d’actions plus pourries les unes que les autres. Un bon exemple étant le tweet de Ségolène Royal (PS) politicienne qui ne représente plus rien ni personne mais s’est illustrée dernièrement – en sa qualité de présidente de l’association France-Algérie – en allant se prosterner devant le dictateur d’Alger, Tebboune, alors qu’il détient encore un journaliste français dans ses geôles sans aucune raison. Et c’est cette femme sans morale ni éthique qui a osé dire de Quentin, qu’elle ne connaît même pas, qu’il s’agissait d’un « présumé nazi antisémite ». Cette immonde déclaration n’était que le début de ce qui allait être une véritable curée.

Nous avons ensuite eu droit à de multiples initiatives pour empêcher la tenue d’une manifestation en hommage à Quentin. Le Maire de Lyon, Grégory Doucet, complice avéré de la Jeune Garde tentant de la faire interdire au motif de « risques d’atteintes à l’ordre public ». Las. Devant les conséquences probables d’une interdiction de cet hommage, le ministre de l’Intérieur Nuñez l’autorisa. Cet hommage fut l’occasion d’un déchaînement hystérique contre ceux qui osaient organiser et faire un hommage à Quentin. Rien ne leur fut épargné. Ainsi, trois personnes furent vues faisant un salut nazi… immédiatement stoppées par le service d’ordre ou des participants. Qui peut garantir que ces tarés n’étaient pas des gauchistes présents pour faire ce type de provocation afin de salir et discréditer l’hommage et le cortège ? Toujours est-il que le préfet a fait trois signalements au titre de l’article 40 au procureur de Lyon. Et la gauche et les médias bien-pensants n’ont parlé que de cela et surtout pas du fait que l’hommage s’est déroulé sans aucun incident. De même aucun de ceux qui se sont réjouis de ces trois saluts nazis n’a relevé les nombreuses agressions perpétrées par des gauchistes et des tarés qui jetaient par les fenêtres des bouteilles d’eau et objets divers sur les manifestants. Personne dans tous ces bien-pensants n’a relevé les insultes, les doigts et bras d’honneur adressés aux manifestants du haut des fenêtres sur le parcours.

Mais même ces déclarations et actions honteuses n’étaient pas suffisantes. Il fallait encore plus. Il fallait que la gauche reprenne la main et s’engage dans une véritable campagne d’inversion accusatoire à grande échelle et cela n’a pas manqué. C’est encore Mélenchon qui a donné le signal du départ. Dans un point presse, une journaliste du média (le média de LFI) lui pose une question sur Quentin. Il s’agace et répond : « Quentin qui ??? » et la journaliste de présenter ses excuses à Mélenchon tout en reprenant sa question sur « Quentin, le néo-nazi… ». Manuel Bompard, coordinateur de LFI, dira pour sa part : « LFI n’a aucune responsabilité politique, morale ni judiciaire et il est hors de question que Raphaël Arnault soit exclu de LFI ». Mathilde Panot de son côté ira encore plus loin. Elle affirmera que « le vrai danger, c’est le RN et tous les groupes d’extrême droite qui gravitent autour ». Et la même d’asséner : « Nous ne céderons pas d’un mètre face à l’extrême droite. Nous n’accepterons jamais dans notre pays que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes. Nous n’accepterons jamais une victoire du RN ». En clair, non seulement LFI se félicite d’avoir dans ses rangs des tueurs mais en plus annonce ouvertement que si LFI perd les élections, ils ne respecteront pas le verdict des urnes. Ce qui est la confirmation de ce que j’écrivais le 19 février 2026 : « Mélenchon a deux fers au feu. Le premier se propose de conquérir le pouvoir par les urnes. (…) Il y a un second fer au feu, pour le cas ou la voie électorale ne fonctionnerait pas. Ce second fer, c’est le recours à une insurrection qui lui permettrait d’arriver au pouvoir ». Mais c’est nous qui défendons la France, son identité, sa culture et sa souveraineté qui sommes accusés d’être le plus grave danger pour la démocratie. J’avoue que pour défendre les positions de LFI et de ses dirigeants, il faut vraiment avoir un sacré pète au casque.

C’est d’autant plus vrai que chaque jour amène son nouveau lot d’outrances toujours plus grossières, sectaires et même vulgaires. Il n’est qu’à entendre les dernières déclarations de Sophia Chikirou (Mme Mélenchon pour ceux qui ne le sauraient pas) pour s’en convaincre, qui insulte et traite de tous les noms ses adversaires électoraux la campagne municipale à Paris.

Reste qu’avec tout ce qui précède, nous n’avons pas encore atteint les sommets. Pour faire bonne mesure, une véritable campagne est en train de se développer. Campagne qui est un authentique enfumage puisqu’elle affirme que c’est l’extrême droite qui tue le plus de monde en France depuis 20 ans, tandis que l’extrême gauche n’a quasiment aucun mort sur la conscience. Prétendre cela est une contre-vérité absolument évidente et indiscutable pour quiconque est simplement honnête intellectuellement. Par exemple la mort de Clément Méric, un antifa officiel, et celle de Quentin baptisé « néo-nazi antisémite » par la gauche, les médias et l’extrême gauche, alors qu’il n’a jamais été une telle personne. Il a été assassiné par de vrais antifas d’extrême gauche, lynché à plus de 10 contre 1. Par contre, Clément Méric était une véritable petite frappe antifa. Il a attendu avec plusieurs de ses amis pendant plus d’une demi-heure devant un magasin où se trouvaient des militants identitaires pour leur sauter dessus à la sortie. Ce qui fut fait (scénario confirmé par la justice). Pas de chance, il a sauté par derrière sur Esteban Morillo qui s’est retourné et sachant se battre lui a collé un bon coup de poing dans la figure. Méric est tombé en arrière et s’est fracassé le crâne contre un poteau. Il en est mort. Là c’était bien une rixe dont les antifas portent l’entière responsabilité mais ce sont Esteban Morillo et un de ses amis qui ont été jetés en prison, pas leurs agresseurs. Ce n’était nullement le cas pour Quentin qui n’a sauté sur personne ni agressé personne et a été lâchement assassiné par des nervis d’extrême gauche. Pourtant la gauche présente la mort de Méric comme l’un des meurtres attribués à l’extrême droite.

Autre exemple qui est un impensable mensonge : la mort de Aboubakar Cissé vendredi 25 avril 2025, d’origine malienne, tué de plusieurs dizaines de coups de couteau alors qu’il était en train de prier dans la mosquée Khadidja, à La Grand-Combe, commune de 5000 habitants au nord d’Alès, dans le Gard. Le tueur était Olivier Hadzovic, un Bosniaque, qui s’est finalement rendu (en Italie) à la police après avoir tenté de lui échapper en France. Selon le procureur de Nîmes, Cécile Gensac, ce meurtre a eu lieu en raison d’une « envie obsessionnelle de tuer une personne ». Olivier Hadzovic a « agi dans un contexte isolé, sans revendication idéologique ou lien avec une organisation (…). Les ressorts pour agir de l’agresseur sont très vite apparus comme profondément personnels, l’envie de tuer quelqu’un, quelle que soit la cible ». Ce qui confirme que ce meurtre n’a aucun rapport avec une idéologie ou une organisation selon la procureur. Pourtant ce meurtre est attribué par la gauche à l’extrême droite avec comme mobile l’islamophobie. Un énorme mensonge donc.

Autre bobard, la mort du rugbyman Aramburou est également attribuée à l’extrême droite, sous le prétexte que le tueur, Loïk Le Priol, a milité au GUD. Il avait totalement rompu avec ses anciens amis, et ce crime s’apparente davantage à une rixe de sortie de boite de nuit entre deux fêtards qu’à une exécution politique, comme l’affirme la gauche. Ils évoquent aussi la mort de trois Kurdes, tués par un homme, William Mallet, conducteur de TGV à la retraite, qui n’a jamais milité nulle part, et a seulement avoué voter Rassemblement national. Rien à voir avec un crime politique organisé ! Sinon, on va interroger tous les prisonniers incarcérés pour savoir pour qui ils votent !

Je ne vais pas passer en revue tous ceux que la gauche invoque, mais tous sont des mensonges complètement fous. Souvenons-nous de ce que disait Goebbels : « Un mensonge répété mille fois devient une vérité », et comme l’immense majorité des gens ne sont guère informés ou croient les fadaises qu’on leur raconte à longueur de journée dans les médias bien-pensants, la gauche a d’autant plus de facilité à faire passer ses mensonges et inventions les plus tordues.

Marion Maréchal a fait un gros travail sur le sujet et a démontré la véracité des informations qui précèdent. Et pour prouver que ses déclarations n’étaient pas partiales, elle a même basé sa démonstration sur les chiffres d’Europol. Chiffres qui sont extrêmement clairs et tout simplement l’inverse de ce qu’affirme de manière péremptoire la gauche. Ainsi entre 2022 et 2024 Europol indique qu’il y a eu 44 attentats djihadistes, 71 de l’extrême gauche et 7 de l’extrême droite. Donc 10 fois moins que ceux de l’extrême gauche. Pourtant la gauche et l’extrême gauche inversent ces chiffres et prétendent qu’il y a 10 fois plus de morts causés par l’extrême droite. Mais est-ce bien étonnant quand on sait qui sont les experts présents sur les plateaux télés, et qui répandent leurs mensonges sous couvert d’expertise. On en trouve régulièrement trois vraiment gratinés : la sociologue Isabelle Sommier, « spécialiste des violences d’extrême droite », participait aux universités d’été de LFI et de la Jeune Garde. Ugo Palheta, soi-disant sociologue et « spécialiste des violences d’extrême droite » , a participé à des ateliers de formation LFI aux côtés de Raphaël Arnault (information donnée par l’institut La Boétie – centre formation de LFI). Ou encore le journaliste de Blast, Thierry Vincent, présenté comme l’un des « spécialistes des violences d’extrême droite » sur LCI. Mais, alors que l’émission est une émission de fact-checking, la chaîne a juste oublié de préciser que ce monsieur a participé à des conférences de la Jeune Garde. Voilà trois exemples de « spécialistes des violences d’extrême droite » qui écument les plateaux télé pour commenter la mort de Quentin. Avec de tels spécialistes, on peut être certain que l’information généreusement donnée sera objective et honnête.

Reste qu’en ce domaine, le pompon est décroché avec mention spéciale et félicitations du jury par le… PCF. À ce niveau de mensonge et d’enfumage, on ne peut guère faire mieux. Le PCF vient d’inventer une provocation qui fait péter tous les curseurs. Tenez-vous bien, le PCF affirme que les manifestantes de Némésis (7 jeunes femmes) qui ont déployé une banderole devant Sciences Po Lyon « islamo-gauchistes hors des facs » n’étaient en fait qu’un appât pour piéger les antifas, ce qui s’est passé avec la mort de Quentin. En conséquence le PCF demande la dissolution de… Némésis. Il fallait oser et le PCF qui s’y connaît en matière de provocations et de coups tordus n’a pas hésité. Vous l’aurez deviné, LFI a sauté sur l’occasion pour également demander la dissolution de Némésis. À ce rythme on va bientôt apprendre que Quentin est mort à cause de Némésis.

Dernière provocation de la meute : le député Antoine Léaument se félicite qu’en une semaine, après l’assassinat de Quentin, le parti a enregistré 2.500 adhésions. A quand le prochain assassinat ?

La gauche et l’extrême gauche sont devenues des courants politiques absolument abjects, menteurs, provocateurs et adeptes inconditionnels de la violence la plus noire. Sincèrement, j’espère de mon vivant assister à la disparition de ce courant politique qui ne mérite qu’une chose : finir dans les poubelles de l’histoire.

Bernard Germain, Ripostr Laïque

. Crise financière: immobilier, or… protégez votre patrimoine – Politique & Eco avec Stéphane Bussière

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Inflation persistante, dette publique record, fragilité bancaire : les signaux d’alerte se multiplient. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise financière ? Depuis la fin de l’étalon-or et la décision de Richard Nixon en 1971 de suspendre la convertibilité du dollar en or, la création monétaire massive a profondément transformé le capitalisme. Déréglementation bancaire, suppression du Glass-Steagall Act, explosion des produits financiers complexes : les crises sont-elles devenues structurelles ?

Après la faillite de Lehman Brothers en 2008, les États ont renfloué les banques avec l’argent public. Mais aujourd’hui, avec un endettement historique, pourraient-ils encore le faire ? Les dépôts bancaires sont-ils réellement protégés en cas de choc systémique ? Un nouveau krach bancaire est-il possible ? Dans cet épisode de « Politique & Eco », Stéphane Bussière, juriste immobilier et auteur de « C’est la crise, investissez ! » (préfacé par Charles Gave), analyse les causes profondes des crises financières et expose les stratégies concrètes pour bâtir un patrimoine résilient face à l’instabilité économique et monétaire. Au programme :

  • Pourquoi les crises sont-elles inhérentes au capitalisme ?
  • Pourquoi investir en temps de crise ?
  • L’Etat pourra-t-il sauver l’épargne en cas de crise bancaire ?
  • Comment investir dans l’or ?
  • Immobilier : quelle est la bonne stratégie ?
  • Assurance-vie, actions, cryptomonnaies : quels risques réels ?

Comprendre les mécanismes des crises n’est plus un débat théorique. C’est une question de protection patrimoniale. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Ils nous préparent un futur inquiétant… ».

Source : Youtube – TVL

. Entrevue avec Adriano Scianca : le monde occidental est-il au bord de la guerre civile ?

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : jusqu’à une période récente, l’harmonie sociale était considérée comme fondamentale à la réussite de l’État. Rome en avait même fait une déesse – Concordia – symbole de paix et d’unité entre les classes sociales. De nos jours, on a plutôt l’impression que c’est l’inverse qui est vrai : la dissension qui fait rage semble être savamment cultivée. En France, la fracture apparaît de nature civilisationnelle et se manifeste particulièrement dans le culte des morts avec, d’un côté des prénoms devenus symboles – Lola, Thomas, Élias – de l’autre, ceux qui dénoncent une « instrumentalisation des faits divers ». En Italie, c’est autour des politiques publiques du gouvernement de Giorgia Meloni et d’une justice très politisée que le corps social se divise. Les tensions augmentent partout et le schisme se renforce, laissant peu de place pour la nuance ou les terrains d’entente.

Pour y voir plus clair, nous avons interrogé le philosophe et journaliste italien Adriano Scianca, fin observateur des sociétés occidentales. Il est notamment l’auteur de Casapound, tout se réapproprier (Éditions Némésis), d’Ezra Pound et le sacré (Nouvelle Librairie), d’Europe versus Occident, La fin d’une ambiguïté (Nouvelle Librairie).

Breizh-Info : Depuis l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche, une certaine violence parcourt la société américaine. Plus récemment, les événements de Minneapolis semblent avoir accéléré cette réalité et creusé outre mesure le fossé entre les sensibilités politiques. De l’autre côté de l’Atlantique, nous sommes sommés de prendre parti, de choisir notre camp entre d’un côté, des manifestants pro-immigration pratiquant la désobéissance civile et, de l’autre, une police des frontières dont le travail est aussi nécessaire que brutal. Mais la réalité des États-Unis et celles des différents pays du Vieux Continent sont-elles comparables ?

Adriano Scianca : Je pense que ce qui s’est passé aux USA avec l’Ice doit être considéré comme une dynamique typiquement américaine. La violence endémique aux États-Unis, qu’il s’agisse de la criminalité ou des forces de l’ordre, est difficile à comprendre pour un Européen. De plus, la force étatique américaine se laisse emporter facilement. Dans les années 1990, il y avait l’ATF, le Bureau de l’Alcool, du Tabac, des Armes à feu et des Explosifs, qui était souvent utilisé contre des groupes religieux, séparatistes ou patriotes (c’est-à-dire contre des mondes généralement classables à droite). Les produits les plus célèbres de cette époque sont Ruby Ridge et Waco. L’Ice n’est pas du tout la « Gestapo de Trump », mais elle a déployé dans les rues de Minneapolis du personnel pris directement de la guerre aux narcos, sans expérience dans la gestion de l’ordre public, commettant de graves erreurs qui ont fait des victimes. Mais au final, le spectre de la guerre civile me semble avoir été  plus évoqué par les observateurs européens que par les Américains, si bien que le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, après avoir vivement protesté, a recommencé à collaborer aimablement avec Trump comme si de rien n’était.

Je serais tenté de dire qu’en Europe, la situation est différente. Mais il est vrai que les conséquences néfastes de l’immigration de masse augmentent considérablement le niveau de violence de la société, et surtout celui de la violence gratuite, destinée à humilier et à opprimer la victime. De plus, l’état d’urgence permanent dont se nourrit l’hystérie antifasciste conduit l’extrême gauche à la violence, comme en témoigne la mort tragique de Quentin Deranque. Si le fascisme est éternellement « aux portes » et s’il est « le mal absolu », n’importe quel moyen employé pour lui faire barrage est licite. Y compris le lynchage.

Breizh-Info : Il n’en reste que le clivage au sein des populations occidentales, que ce soit aux États-Unis, en Italie ou en France, est toujours plus profond, les antagonismes sont toujours plus exacerbés. Les sensibilités politiques apparaissent irréconciliables et totalement fermées aux dialogues. Comment l’expliquez-vous ?

Adriano Scianca : Quand je regarde des comédies italiennes des années 1950 et 1960, cela me frappe beaucoup de voir le fasciste représenté comme un personnage peut-être un peu ridicule ou hypocrite, mais au fond inoffensif, et tacitement accepté par tous comme faisant partie du paysage anthropologique italien. Et nous parlons de films tournés quelques années seulement après une guerre civile sanglante. Aujourd’hui, 80 ans plus tard, cette représentation serait impossible. C’est comme si la violence et l’intolérance augmentaient à mesure que l’on s’éloignait de ces faits. Et pour une raison précise : l’antifascisme viscéral, paranoïaque, est la seule source de légitimité du pouvoir. Il doit donc être alimenté en permanence, sinon le château de cartes s’effondre.

En outre, la polarisation ne touche plus aujourd’hui seulement les interprétations du monde, mais notre propre sens de la réalité. Nous ne sommes plus en désaccord seulement sur la manière d’améliorer la réalité, mais sur la réalité elle-même : pour certains d’entre nous, il se passe des choses dans le monde qui, pour d’autres, ne se produisent pas. Le négationnisme quant à la substitution de population en cours est à cet égard éloquent : on peut tenter de réfuter avec des données objectives ceux qui considèrent que l’immigration de masse est une chance pour l’Europe, mais comment trouver la moindre base pour une confrontation dialectique avec ceux qui nient simplement le phénomène ?

Breizh-Info : Pensez-vous que cette polarisation soit artificiellement alimentée, ou peut-elle être vue comme une libéralisation de la parole, le contre-coup naturel après des années de domination culturelle et médiatique de la gauche, comme si la droite, après des années de mutisme s’assumait enfin ?

Adriano Scianca : Je pense que nous assistons à une phase de réorganisation des classes dirigeantes occidentales, qui comporte une (relative) marginalisation de certaines instances de gauche, comme les extrémismes woke ou les radicalismes antifas. Les dynamiques déclenchées par la crise de Gaza ont accéléré tout cela. Et cela ouvre certainement des espaces plus importants à droite.

Mais attention : il pourrait s’agir d’un cadeau empoisonné. La droite qui s’impose est celle à la Tommy Robinson, la droite conçue par Steve Bannon sur l’île d’Epstein, un monstre occidentaliste et anti-européen. Dans cette phase, il faut être fort pour parvenir à se glisser dans les espaces qui s’ouvrent, mais sans porter le costume que nos ennemis ont confectionné pour nous.

Breizh-Info : À la suite du saccage de la ville de Turin par des antifas, le gouvernement de Giorgia Meloni a été accusé « d’instrumentaliser » les faits pour instaurer un décret sécuritaire. Comme aux États-Unis, on retrouve ceux qui ne tolèrent plus le laxisme judiciaire et ceux qui crient au retour du fascisme des années 30. Les deux camps sont gonflés à bloc par le ton employé par les médias et les responsables politiques. Certains évoquent même un retour des années de plomb… Ne devrait-on pas, plutôt, atténuer ces tons et chercher à apaiser les sensibilités ? Est-ce, selon vous, possible ?

Adriano Scianca : Le retour du fascisme n’est bien sûr qu’un fantasme agité de manière rhétorique. Rien de tel ne se produit en Italie. Les nouvelles mesures mises en place par le gouvernement Meloni ne conduisent à aucun bouleversement de la démocratie libérale, même s’il est vrai que des mesures peuvent avoir une incidence importante sur l’efficacité politique des mouvements radicaux : cela vaut pour l’extrême gauche qui joue à l’insurrection, mais cela pourrait aussi valoir pour les mouvements identitaires.

Je ne crois pas non plus au retour des années de plomb. Par rapport aux années 70, tout a changé en Italie : la composition sociale et culturelle de la société, son rapport à la violence et au conflit, la droite et la gauche ont changé. Un seul élément est resté le même : l’infamie de la classe journalistico-intellectuelle, composée d’hommes d’âge moyen qui n’ont jamais pris la moitié d’un risque dans leur vie, mais qui prennent plaisir à enflammer les esprits et à envoyer des jeunes au massacre. Or, cet unique élément ne peut suffire à reproposer les années de plomb.

Quant à la nécessité d’apaiser les esprits, je crois que ce qu’il faut, c’est la responsabilité. La confrontation des idées doit pouvoir être libre et vivace, quant au conflit social, il ne peut pas non plus être totalement réprimé. Mais chacun doit prendre ses responsabilités. L’extrême gauche, avec ses protecteurs dans les médias et dans les institutions en semble malheureusement incapable et raisonne toujours selon un double standard : elle prône le recours à la bagarre quand elle est l’agresseuse, mais elle soutient l’État de droit quand elle est agressée. Elle voudrait faire la révolution avec le soutien des institutions et combattre des ennemis qui ont les mains attachées derrière le dos. Et cette façon de penser devient dangereuse.

Breizh-Info : Vous évoquez souvent la dimension civilisationnelle du conflit politique contemporain. La bataille autour de la mémoire des victimes et du récit des faits divers est-elle devenue un champ stratégique de cette guerre culturelle ?

Adriano Scianca : De ce point de vue, la France semble malheureusement ouvrir la voie. Il y a une partie du pays qui garde en mémoire la petite Lola ou Thomas de Crépol, et une autre qui ne tient qu’à la mémoire de Nahel. Ces deux sentiments tracent des lignes qui ne se croisent pas. Lors des manifestations de l’extrême gauche ou des révoltes des banlieues, on voit souvent des monuments aux morts vandalisés. Ce n’est pas tant pour des raisons idéologiques (cancel culture) mais parce qu’une partie de la société ne ressent aucun lien avec ces morts. Le même mécanisme se produit aussi sur des terrains plus « pop » et moins politisés : aux funérailles de Johnny Hallyday ou d’Alain Delon, une seule partie de la société française est présente. Il y en a une autre qui vit de références totalement différentes, qui est détachée de tout sentiment commun avec ses compatriotes.

Cela est inévitable avec l’immigration de masse, y compris celle qui ne pose pas de problèmes. Il m’arrive souvent de m’entretenir avec des citoyens d’origine étrangère qui sont parfaitement intégrés, qui aiment cette nation et qui sont des personnes absolument respectables. Pourtant, en nous parlant, on se rend compte que pour eux l’Italie commence le jour de leur arrivée. Il y a aucune continuité culturelle : ils ne savent rien de ce qu’il y avait avant, que ce soit en termes de références « hautes », comme notre histoire la plus glorieuse, les héros qui ont construit cette nation, ou en termes plus « bas », comme les habitudes les plus banales. Et je parle de personnes qui, à leur manière, aiment l’Italie. Imaginez ce qui se passe avec les nouvelles générations, qui, ici comme en France, développent une hostilité explicite envers le pays qui les a accueillis, eux et leurs familles.

Breizh-Info : Enfin, existe-t-il encore un espace commun possible ? Ou bien sommes-nous entrés dans une phase où chaque camp construit son propre univers moral, médiatique et symbolique, au point de rendre toute réconciliation illusoire ?

Adriano Scianca : La polarisation de nos sociétés et les mécanismes du web risquent de créer de nombreuses « bulles » qui ne communiquent pas entre elles. Et en effet, je ne vois pas quel espace commun nous pourrions partager avec les milices antifascistes ou avec la racaille des banlieues. Mais il faut se rappeler que la société est composée pour la plupart de personnes normales, qui veulent vivre leur vie tranquillement et en sécurité, qui ne connaissent pas Evola ou Venner mais perçoivent instinctivement certains des dangers que ces auteurs dénonçaient. Il faut retrouver la capacité de parler à ce peuple majoritaire, même si cela nous met souvent en colère. L’espace commun doit être reconstruit pas à pas, en laissant dehors ceux qui nous détestent, ceux qui détestent cette civilisation, cette identité, en marginalisant les fanatiques de la haine, en les faisant apparaître pour ce qu’ils sont : des élitistes pleins de complexes et de rancœurs.

Propos recueillis par Audrey D’Aguanno

breizh-info.com

. La chanson du jour, Paul Weller – You do something to me 

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Cette voix rauque, cette guitare acoustique toute simple… et ces mots qui te prennent direct au tripes : « You do something to me, something deep inside ». Une des plus belles chansons d’amour… qui parle en fait d’un amour impossible, d’après Paul lui-même.

#webtube : That raspy voice, that simple acoustic guitar… and those words that hit you right in the gut: “You do something to me, something deep inside.” One of the most beautiful love songs… which, according to Paul himself, is actually about an impossible love.

Source : Youtube – KeeFHQVideos

. Ce que le livre de Ferghane Azihari peut apprendre à Éric Zemmour

Articles : Fev 2026Jan 2026Dec. 2025Nov. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Islamisation, déchristianisation : le penseur et l’homme politique estiment que l’humanisme athée a échoué. Dès lors, faudra-t-il choisir entre Zemmour et les Lumières ?

Deux hommes brillants, deux livres remarquables, qui ont en commun d’être portés par l’intelligence et la lucidité, un style magnifique, un souffle presque prophétique, une riche érudition couplée au souci constant de se mettre à la portée de tous, et la passion sincère de leurs auteurs. Ils partagent une même approche, à la fois chrétienne : « un bon arbre porte de bons fruits, un mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Matthieu 7:17) et scientifique : la méthode expérimentale. L’islam contre la modernité, de Ferghane Azihari, est une déclaration d’amour à l’Orient pré-islamique, celui de Pétra, des Sassanides et de Volubilis ; La messe n’est pas dite, d’Éric Zemmour, est une déclaration d’amour à l’Occident pré-islamique, celui de Thomas d’Aquin, de l’idéal chevaleresque et de la conquête spatiale.

Tous deux, en effet, ont une même inquiétude : « l’islamisation de nos sociétés est le plus grand défi auquel elles sont confrontées, tant ce processus entraîne avec lui des dommages difficilement réversibles » écrit Ferghane Azihari ; « les formes islamiques imprègnent peu à peu l’espace européen, tandis que les formes chrétiennes s’effacent et disparaissent » constate Éric Zemmour. A l’appui de leurs observations, rappelons que même la CEDH a dû conclure à « l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie », c’est l’arrêt Refah Partisi vs Turquie du 13 février 2003, et reconnaissons qu’il y a de nombreuses raisons de penser que cette idéologie est un danger pour toute société, que ce soit en Orient ou en Occident.

Faut-il s’inquiéter de l’islamisation de l’Europe, ou de sa déchristianisation ?

J’ajoute que Ferghane Azihari apporte trois arguments majeurs : un bilan de l’islamisation comparant l’Orient musulman (Maghreb compris) à ce qu’il était avant son islamisation ; un comparatif statistique (il parle sur-représentation, prévalence, etc) de l’état du monde musulman par rapport au reste de la planète (liberté de conscience, droits des femmes, libertés publiques, découvertes scientifiques, capacité à l’auto-critique, capacité à apprendre des autres cultures) ; enfin et c’est très bien trouvé, il fait de la pluralité même des interprétations de l’islam, souvent brandie pour interdire toute critique de l’islam en prétendant qu’il serait un objet à l’essence insaisissable, un argument contre celui-ci, puisque malgré leur pluralité aucune de ses interprétations n’a été capable d’inspirer une société réellement acceptable. « C’est en effet la question essentielle que pose mon livre : pourquoi y a-t-il si peu de démocraties et de sociétés prospères dans ce monde musulman qui a pris racine dans les provinces les plus opulentes de l’Antiquité tardive ? »

Les deux ouvrages – et leurs auteurs – divergent cependant sur un point : Éric Zemmour appelle à une rechristianisation culturelle, Ferghane Azihari place son espérance dans l’humanisme des Lumières, et de ce qu’on appelait l’idéal républicain avant que la République soit dévoyée par la gauche et l’extrême-centre. Pour Éric Zemmour, « l’Europe survivra au péril que fait peser sur elle l’ombre de Mahomet si elle reste conforme à ce qu’elle est ; et seul le christianisme peut l’y aider, car lui seul se souvient de quoi elle est faite » ; pour Ferghane Azihari, « la détermination avec laquelle la IIIè République – que l’on crédite d’avoir instauré les grandes libertés publiques – a combattu l’influence de l’Eglise sur la société fait passer les plus anticléricaux d’entre nous pour de doux agneaux. « Mon but, proclamait Jules Ferry, est d’organiser l’humanité sans Dieu ni rois. » (….) La lutte contre l’islamisation doit retrouver la vigueur du républicanisme d’antan. »

A lire aussi, Eric Zemmour: « Mon parti représente un judéo-christianisme conservateur et identitaire! »

Je ne peux qu’inviter chacun à lire ces deux livres, dont vous aurez compris qu’ils m’ont enthousiasmé, et à se faire son propre avis. A titre personnel, il y a dix ans je partageais sans réserve la position de Ferghane Azihari, mais je me suis depuis rapproché de celle d’Éric Zemmour, pour des raisons qui sont, peu ou prou, celles qui ont conduit l’ex-musulmane Ayaan Hirsi Ali à se convertir au christianisme après avoir longtemps défendu l’athéisme, et qui font que même Richard Dawkins se dit désormais « culturellement chrétien. » « Si je devais choisir entre le christianisme et l’islam, je choisirais le christianisme à chaque fois » déclare le biologiste et militant athée britannique, dont l’honnêteté le conduit à rejeter la posture pseudo-laïque qui renvoie toutes les religions dos à dos. 

Ferghane Azihari en convient, d’ailleurs : « à tout prendre, une société de culture chrétienne vaut mieux qu’un pays islamisé. Il marque cependant un point lorsqu’il souligne que « le seul moment où les fondations de la civilisation islamique vacillent réellement coïncide avec la diffusion des idées séculières dans le monde arabo-musulman. (….) Deux siècles de modernisation sous la bannière du progrès ont davantage ébranlé les mentalités et les institutions des sociétés musulmanes que mille ans de confrontation avec la chrétienté, ses armées et sa littérature apologétique. » Pour autant, et même si la chrétienté a dans le passé dû reculer face aux conquêtes militaires de l’islam (mais n’a jamais succombé), c’est bien la déchristianisation qui coïncide avec le rejet radical des fondations de la civilisation occidentale (y compris l’humanisme) par ses « élites », et leur décision d’islamiser l’Occident au moyen de l’immigration massive et d’une propagande islamophile permanente (on songe aux institutions de l’UE faisant l’apologie du hijab, par exemple, ou aux services de santé britanniques promouvant les mariages consanguins).

L’humanisme athée a échoué

Voilà ce qu’explique Ayaan Hirsi Ali : l’humanisme athée prophétisait que la déchristianisation libérerait l’Occident des derniers restes de dogmes passéistes pour permettre le triomphe de la raison, de la liberté de pensée, du débat d’idées, de la science. Seulement, on observe qu’en réalité la déchristianisation n’a ouvert la voie qu’au fanatisme woke, à la censure permanente sous prétexte de ne pas « offenser » telle ou telle « minorité », à la « cancel culture » – et bien sûr aux génuflexions permanentes des « progressistes » devant l’islam, mais la question sur ce point précis n’est pas l’islam, c’est la dérive de l’Occident lui-même (notamment ses universités) vers l’obscurantisme. Or, la démarche scientifique impose de juger la validité d’un modèle à sa capacité prédictive. La conclusion inévitable est que puisque l’humanisme athée s’est radicalement trompé dans ses prévisions, alors il s’est également trompé, radicalement, dans la représentation qu’il se fait du monde. En outre, non seulement les valeurs humanistes de Richard Dawkins et Ferghane Azihari sont mieux servies dans une société de culture chrétienne que dans un pays islamisé, mais l’expérience actuelle montre qu’elles sont aussi mieux servies dans une société de culture chrétienne que dans un pays presque totalement sécularisé !

En somme, Ayaan Hirsi Ali applique à l’Occident déchristianisé la méthode que Ferghane Azihari applique à l’Orient islamisé : elle compare l’avant et l’après. Lui écrit : « Pendant que l’Europe sombrait dans les temps obscurs, que la culture classique s’érodait et que la connaissance du grec se perdait, les musulmans se saisissent, dès les débuts de l’islam, du « plus vieux carrefour d’hommes et de peuples civilisés qui soient au monde » (….) Dotés d’un legs exceptionnel, ils disposaient du plus précieux des patrimoines que l’humanité puisse concevoir. Qu’en ont-ils fait ? » On peut dire la même chose des sociétés occidentales post-modernes, qui sabordent méthodiquement le legs hélléno-judéo-chrétien. Passer de la Sainte Chapelle au Kermit gonflable (et dégonflé) de la place Vendôme, passer de G.K.Chesterton à Geoffroy de Lagasnerie, passer des petits pois du moine Gregor Mendel au dogme selon lequel une femme peut avoir des chromosomes XY et un pénis, ne plaide assurément pas en faveur de la déchristianisation…

On arrive donc à un dilemme : le christianisme n’a pas réussi à arracher l’Orient à l’emprise de l’islam, mais l’absence de christianisme livre l’Occident au wokisme et, in fine, à l’islamisation. Alors, est-ce insoluble ? Non. Non, car Eric Zemmour et Ferghane Azihari partagent autre chose : ils ont en réalité les mêmes valeurs, la liberté intellectuelle de Socrate et le plaidoyer de Grégoire de Nysse contre l’esclavage – on se souviendra qu’au cœur de son argumentaire il y avait l’idée que tout Homme est l’image de Dieu, et que mille ans plus tôt Homère chantait déjà « cet inconnu, tout comme toi, est enfant de Zeus. » Le christianisme que défend Éric Zemmour est un christianisme pétri de culture gréco-latine – on sait que l’un des grands combats de Benoît XVI fut précisément de lutter contre la déshellénisation. Il en va de même de l’humanisme universaliste de Ferghane Azihari, tout comme de cet Orient du Gandhara et de Cyrénaïque dont il déplore à juste titre la perte, lui qui rappelle que contrairement à une propagande répandue, la transmission des trésors culturels de l’Antiquité dans le monde musulman ne fut qu’utilitaire, sans que l’islam se laisse enseigner le regard que les Anciens portaient sur le Cosmos, et que ce qui en survit est surtout dû aux juifs et aux chrétiens vivant dans ce monde musulman, non à l’islam. Et lorsqu’il observe que le monde musulman actuel est statistiquement très en-dessous de l’Occident en termes de valeurs humanistes et de résultats, Ferghane Azihari parle des accomplissements d’un Occident dont l’art de vivre, le rapport au monde, les manières de penser étaient encore profondément imprégnées de christianisme – mais pas n’importe lequel : un christianisme intimement hellénisé.

A lire aussi, Elisabeth Lévy et Jean-Baptiste Roques: La fille gênée de l’Église

Disons-le donc simplement : le christianisme déshellénisé, c’est François qui n’a eu de cesse de vouloir offrir l’Europe à l’islam ; la modernité déshellénisée, c’est le wokisme qui fait alliance avec l’islamisme contre la civilisation occidentale ; l’Orient déshellénisé, c’est ce monde musulman prisonnier de l’islam.

Dès lors, la solution s’impose : puiser au miracle grec, prolongé dans le monde hellénistique puis gréco-latin, qui enfantera à la fois la chrétienté et l’Orient pré-islamique.

Il ne s’agit pas de trancher de manière univoque entre la proposition d’Éric Zemmour et celle de Ferghane Azihari, mais de se souvenir de la juste mesure d’Aristote – qui est tout sauf un « juste milieu », tout sauf un centre faussement au-dessus de la mêlée mais dont la prétendue neutralité cache mal le véritable relativisme, c’est-à-dire le nihilisme. Mêlons donc une juste mesure de l’héritage de Jeanne d’Arc et une juste mesure de celui de Cyrano de Bergerac, décence commune chrétienne et liberté de pensée humaniste. Elles sont aussi nécessaires l’un que l’autre, mais elles ont l’une et l’autre besoin, pour ne pas pervertir leur génie propre, de s’abreuver sans cesse à la source commune de leur grandeur : « l’actualité des grands principes et des grandes espérances que les Grecs nous ont légués, qui nous émeuvent, nous saisissent, et nous rappellent ce vers quoi nous aimerions aller, aussi fièrement qu’ils le faisaient, sous la conduite de la déesse Athéna » (Jacqueline de Romilly, L’Orestie d’Eschyle).

Aurélien Marq, Causeur