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#webtube : Mathilde Panot vient de lancer un appel à la guerre civile : « Nous n’accepterons jamais que dans notre pays le fascisme prenne le pouvoir par les urnes ». Ainsi parle Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, un poste clé qui en fait la porte-parole principale du mouvement au Parlement et la responsable de la coordination des députés insoumis.
Elle est également secrétaire nationale de LFI, aux côtés de Manuel Bompard :
Ce sont des propos de fascistes à l’état chimiquement pur. Quelques rappels historiques :
- Italie mussolinienne (1922-1943) : Dès son arrivée au pouvoir, Benito Mussolini a progressivement démantelé les institutions démocratiques. En 1925, il abolit le suffrage universel et instaure un régime à parti unique, où les élections deviennent une mascarade : les listes de candidats sont imposées par le Parti national fasciste, et les électeurs n’ont plus qu’à les approuver. Le Parlement est réduit à un rôle symbolique, et toute opposition est réprimée.
- Allemagne nazie (1933-1945) : Hitler, nommé chancelier en 1933, utilise l’incendie du Reichstag pour faire adopter la loi des pleins pouvoirs, mettant fin à la démocratie. Les élections de 1933 sont les dernières avant la guerre : le NSDAP obtient 44 % des voix, mais le régime interdit rapidement les autres partis. Le suffrage universel est remplacé par des plébiscites truqués, où les Allemands sont appelés à dire « oui » ou « non » à Hitler, sans alternative réelle.
- Espagne franquiste (1939-1975) : Après sa victoire dans la guerre civile, Franco instaure une dictature où le suffrage universel est aboli. Le régime organise des référendums, comme en 1947 pour la loi de succession, mais ceux-ci sont contrôlés et dépourvus de pluralisme. Les Cortès (Parlement) sont désignées, non élues, et le parti unique, la Phalange, domine la vie politique.
- France : Régime de Vichy (1940-1944) : Bien que moins radical que les régimes fascistes classiques, le régime de Pétain supprime la République et le suffrage universel. Les élections sont suspendues, les partis politiques dissous, et le pouvoir est concentré entre les mains du maréchal Pétain, qui gouverne par décrets. La « Révolution nationale » rejette explicitement la démocratie au profit d’un État autoritaire et hiérarchisé.
Panot appelle ses militants à prendre les armes pour imposer aux Français un pouvoir qu’ils auraient rejeté dans les urnes. Sédition armée, grève générale, appel aux « frères » des banlieues…
On rappellera ce jugement prémonitoire du réalisateur italien Pasolini, peu suspect de sympathie pour le fascisme mussolinien : « Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle antifascisme. » dans ses Lettres luthériennes (1976). Pasolini dénonçait ainsi un antifascisme de façade, qui se contenterait de combattre un fascisme historique et visible, tout en reproduisant les mêmes mécanismes de domination et d’oppression que son alter ego historique.
Depuis plusieurs années, des débats récurrents pointent une domination idéologique de l’extrême gauche dans certaines facultés françaises, en particulier à Sciences Po Paris et Lyon. Ces établissements, réputés pour leur rôle dans la formation des élites politiques et médiatiques, favorisent un climat intellectuel marqué par des idées radicales, voire une forme d’hégémonie culturelle de la gauche radicale ou « wokiste ». Des incidents répétés — annulations de conférences, pressions sur les enseignants, occupations de locaux — illustrent cette tendance, comme en témoignent les polémiques autour de l’annulation récente d’interventions de figures de droite ou du centre ou des intellectuels critiques du « progressisme », ainsi que la multiplication des motions et pétitions internes portées par des « collectifs militants ».
La porosité entre les élus de gauche (LFI, EELV, PS, PC) et les directions de Sciences Po est régulièrement avérée. Plusieurs responsables de ces établissements ont des liens étroits avec des partis de gauche ou des réseaux militants. Par exemple, des directeurs ou membres de conseils d’administration ont pu être proches de figures politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou des mouvements sociaux radicaux. Cette proximité est source de partialité dans la gestion des conflits idéologiques, notamment quand des sanctions contre des groupes de droite ou des interventions policières sont clairement disproportionnées, tandis que des actions violentes ou illégales de l’extrême gauche (blocages, intimidations) bénéficient d’une totale tolérance.
L’impunité de l’extrême gauche dans ces milieux s’explique par plusieurs facteurs : une culture institutionnelle systématiquement bienveillante envers les mouvements « progressistes », une crainte des conflits avec des militants de gauche par essence violents, et une stratégie de « pacification » des campus qui peut conduire à fermer les yeux sur des débordements. Les cas de violences ou d’entraves à la liberté d’expression commis par des groupes d’extrême gauche (comme Sud Étudiant ou des collectifs autonomes) sont rarement suivis de sanctions, contrairement aux réactions immédiates et médiatisées quand la droite est impliquée. Cette asymétrie illustre parfaitement le deux poids, deux mesures, et renforce la critique d’une université « militante » en totale opposition à la neutralité politique qui devrait être sa boussole.
Henri Dubost, Riposte Laïque
